[0001] La présente invention concerne un organe de recouvrement destiné à être monté sur
une bague de fixation, la bague et l'organe de recouvrement formant ensemble un dispositif
de fixation pour fixer un système de distribution, tel qu'une pompe ou une valve,
sur le col d'un récipient. La présente invention concerne aussi un procédé pour fabriquer
cet organe de recouvrement. La présente invention concerne également un distributeur
de produit fluide comprenant un récipient, un système de distribution (pompe ou valve)
et un dispositif de fixation intégrant un organe de recouvrement de l'invention. De
tels distributeurs de produit fluide sont fréquemment utilisés dans les domaines de
la parfumerie, de la cosmétique ou encore de la pharmacie.
[0002] L'organe de recouvrement de la bague peut avoir des fonctions techniques et/ou esthétiques.
Une première fonction technique de l'organe de recouvrement est de maintenir ou de
bloquer la bague de fixation sur le col du récipient. En effet, on peut se servir
de l'organe de recouvrement pour empêcher la bague de se déformer vers l'extérieur
et ainsi de se désengager du col du récipient. Une autre fonction esthétique de l'organe
de recouvrement est d'habiller la bague de fixation de manière à lui conférer un aspect
esthétique. On réalise alors l'organe de recouvrement avec des matériaux et des formes
permettant de lui conférer un attrait esthétique. L'organe de recouvrement peut être
fabriqué en matière plastique ou en métal.
[0003] Que l'organe de recouvrement remplisse une fonction esthétique ou technique, il est
important qu'il soit fixement maintenu sur la bague de fixation. En effet, l'organe
de recouvrement ne doit pas pouvoir être arraché facilement de la bague en tirant
dessus. Il faut donc que la fixation entre l'organe de recouvrement et la bague présente
une haute résistance ou tenue à la traction. Pour améliorer la tenue de l'organe de
recouvrement sur la bague, il est déjà connu de réaliser la paroi interne de la frette
destinée à venir en contact serrant avec la bague avec des projections qui font saillie
vers l'intérieur. Ceci est notamment le cas dans les documents
EP-0 704 250 et
US-6 253 941. Dans le document européen précité, il est prévu de réaliser des reliefs obliques
sur la paroi interne de l'organe de recouvrement. Ces reliefs obliques permettent
de retirer facilement l'organe de recouvrement de la frette dans un but de recyclage.
Dans le document américain précité, il est prévu de réaliser des rainures ou des nervures
annulaires continues au niveau de la paroi interne de l'organe de recouvrement. Ces
rainures ou nervures confèrent une bonne résistance à la traction, mais sont totalement
inefficaces en ce qui concerne la tenue de l'organe de recouvrement en rotation. Le
document
US 2002/125270 décrit une frette dont la paroi interne est pourvue de projections verticales disposées
côte à côte sur la périphérie de la frette. Le document
EP 1764158, publié postérieurement, décrit également un organe de recouvrement.
[0004] La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients précités de l'art
antérieur en définissant un organe de recouvrement dont la tenue à la traction et
à la rotation est particulièrement importante.
[0005] Pour atteindre ce but, la présente invention propose un organe de recouvrement selon
la revendication 1. Les bords longs confèrent une tenue dans une direction donnée
et les extrémités confèrent une tenue dans la direction perpendiculaire. Les creux
participent amplement à la tenue à la traction. En d'autres termes, la paroi interne
de l'organe de recouvrement est pourvue de projections disposées en une ou plusieurs
ligne(s). Bien entendu, pour des raisons pratiques, il est plus facile de réaliser
les nervures sous la forme de lignes rectilignes qui s'étendent parallèlement les
unes aux autres. Les creux participent à la tenue du fait que la matière plastique
constitutive de la bague de fixation flue dans les creux et réalise ainsi autant de
points de blocage qui empêchent le retrait par traction ou le déplacement en rotation.
Les projections vont bien entendu mordre dans la matière plastique constitutive de
la bague de fixation. De ce fait, la multiplication de projections et de creux permet
d'obtenir une tenue importante. En d'autres termes, les creux confèrent une tenue
dans la direction sensiblement perpendiculaire à l'orientation des nervures.
[0006] Selon une autre forme de réalisation pratique, les creux sont réalisés par déplacement
de matière de sorte que chaque creux est bordé par des amas de matière déplacée. Ces
amas de matière déplacée constituent eux-mêmes des profils en relief ou en creux qui
participent encore davantage à la tenue de l'organe de recouvrement sur la bague de
fixation.
[0007] La présente invention définit également un premier procédé de fabrication d'un organe
de recouvrement tel que défini ci-dessus, comprenant les étapes successives suivantes
: a) réaliser un organe de recouvrement par emboutissage de métal de manière à former
des nervures continues sur la paroi interne, b) usiner les nervures par enlèvement
de matière pour former des creux divisant chaque nervure en plusieurs projections
séparées. Les projections et les creux sont ainsi réalisés au moyen de deux techniques
différentes. Le seul inconvénient avec la technique d'usinage par enlèvement de matière
est qu'elle génère des copeaux ou débris métalliques qu'il est difficile de retirer
totalement. Par conséquent, la présente invention propose un autre procédé de fabrication
dans lequel l'étape d'usinage se fait par déplacement de matière, et non pas par enlèvement
de matière. La technique d'usinage par déplacement de matière a l'avantage de ne générer
aucun copeau ou débris métallique. Dans ce cas, on peut par exemple réaliser cette
étape d'usinage par repoussage ou moletage. De plus, cette technique génère des amas
de matière déplacée qui vont encore améliorer la tenue de l'organe de recouvrement
sur la bague.
[0008] L'invention définit également un distributeur de produit fluide comprenant un récipient,
un système de distribution et un dispositif de fixation intégrant un organe de recouvrement
tels que définis ci-dessus.
[0009] Un principe intéressant de l'invention consiste à réaliser un réseau de projections
discrètes ou séparées au niveau de la paroi interne de l'organe de recouvrement, ces
projections étant séparées par des creux qui vont également participer, ensemble avec
les projections, à la tenue de l'organe de recouvrement sur la bague de fixation.
[0010] L'invention sera maintenant plus amplement décrite en référence aux dessins donnant
à titre d'exemples non limitatifs plusieurs modes de réalisation de l'invention.
[0011] Sur les dessins :
- la figure 1 est une vue éclatée partiellement en coupe et partiellement en plan d'un
distributeur de produit fluide mettant en oeuvre un organe de recouvrement selon un
premier mode de réalisation,
- la figure 2 est une vue très fortement agrandie d'un détail de la figure 1,
- la figure 3 est une vue correspondant à la figure 1 mais à l'état monté,
- la figure 4 est une vue très fortement agrandie d'un détail de la figure 3,
- les figures 5 et 6 sont des vues très fortement agrandies de deux projections séparées
par un creux selon deux variantes de réalisation, et
- les figures 7 et 8 sont des vues en coupe de deux organes de recouvrement selon encore
deux autres modes de réalisation.
[0012] Dans les exemples de réalisation utilisés pour illustrer la présente invention, l'organe
de recouvrement remplit des fonctions à la fois technique et esthétique. En effet,
l'organe de recouvrement constitue un organe visible de l'extérieur qui confère par
conséquent un aspect esthétique. C'est pourquoi l'organe de recouvrement sera désigné
dans la suite de la description par un terme fréquemment utilisé dans les domaines
de la parfumerie et de la cosmétique, à savoir « frette d'habillage ». Le terme d'habillage
est particulièrement bien approprié, étant donné que la frette habille la bague de
fixation, comme on le verra ci-après.
[0013] On se référera tout d'abord aux figures 1 à 6 pour expliquer en détail le premier
mode de réalisation d'une frette d'habillage. La frette a été désignée dans son ensemble
par la référence numérique 1. La frette peut être réalisée en matière plastique ou
en métal. Elle présente une configuration générale sensiblement cylindrique avec un
intérieur creux. Plus précisément, la frette comprend un fût sensiblement cylindrique
10 comprenant une extrémité inférieure 11 et une extrémité supérieure qui se prolonge
vers l'intérieur sous la forme d'un rabat rentrant 12. Le bord du rabat rentrant 12
définit une ouverture 13 qui s'étend à travers le fût 10. Le fût 10 comprend une paroi
externe visible 14 et une paroi interne 15.
[0014] Selon l'invention, la paroi interne 15 est pourvue de projections qui font saillie
vers l'intérieur à partir d'une zone de base cylindrique 151. Les projections 17 sont
avantageusement disposées en nervures longilignes 16 qui s'étendent verticalement,
c'est-à-dire parallèlement à l'axe X du cylindre formé par le fût 10. La paroi interne
15 du fût 10 est ainsi pourvue de 24 nervures 16 dans le premier mode de réalisation.
Les nervures 16 s'étendent parallèlement les unes aux autres et sont réparties sur
la paroi de manière équidistante. Une autre disposition est également possible. Le
nombre de nervures peut également varier. En se référant à la figure 2, on peut voir
que chaque nervure 16 comprend plusieurs projections 17 qui sont séparées par des
creux 18. Les projections 17 présentent une configuration allongée qui va dans le
même sens longitudinal que les nervures 16. Ainsi, chaque projection forme deux extrémités
171 et deux bords longs 172, comme on peut le voir sur les figures 5 et 6 qui seront
décrites plus en détails ci-après. On peut également réaliser les projections avec
une configuration moins allongée de sorte que chaque projection présente une forme
plutôt ponctuelle. Chaque nervure peut être assimilée à une ligne pointillée ou discontinue
dont les pointillés sont constitués par des projections saillantes.
[0015] Une caractéristique de ce premier mode de réalisation réside dans le fait que les
nervures 16 sont verticales, c'est-à-dire qu'elles s'étendent parallèlement à l'axe
du cylindre formé par le fût 10. Les nervures 16 ne s'étendent avantageusement pas
jusqu'au niveau de l'extrémité inférieure 11, mais commencent un peu plus haut en
laissant un segment inférieur exempt de nervures. Il en est de même au niveau de l'extrémité
inférieure du fût 10 qui est également exempte de nervures.
[0016] La frette d'habillage 1 est destinée à coopérer avec une bague de fixation 2 qui
présente une configuration tout à fait conventionnelle pour le domaine de la parfumerie
et de la cosmétique. La bague 2 est de préférence réalisée en matière plastique. La
bague de fixation 2 comprend une jupe 20 définissant des pattes 21 séparées par des
fentes longitudinales verticales 22. Chaque patte 21 forme intérieurement des têtes
d'accrochage 23 qui font saillie vers l'intérieur. Les pattes 21 sont séparées par
les fentes 22 de manière à conférer une certaine capacité de déformation aux pattes
qui sera nécessaire pour engager la bague sur le col. La jupe 20 est raccordée à son
extrémité supérieure à un plateau 24 qui se prolonge vers l'intérieur en formant un
logement d'encliquetage 25 dont la fonction sera donnée ci-après. D'autre part, la
bague 2 comprend une paroi de guidage 26 qui s'étend avantageusement vers le haut
en alignement avec la jupe 20.
[0017] Un système de distribution 3, qui est l'occurrence une pompe, est engagé dans le
logement d'encliquetage 25 de la bague 2. La pompe 3 comprend un corps 31 définissant
à son extrémité inférieure une entrée 32 et à son extrémité supérieure une collerette
33 engagée par encliquetage à l'intérieur du logement 25. La pompe 3 comprend également
une tige d'actionnement 34 qui est déplaçable en va-et-vient à l'intérieur du corps
3. La tige d'actionnement 34 fait saillie hors du corps et reçoit une tête d'actionnement
35 qui se présente ici sous la forme d'un poussoir. Ainsi, en appuyant sur le poussoir
35, la tige d'actionnement 34 est déplacée à l'intérieur du corps 31, ce qui a pour
effet de distribuer une dose de produit fluide. Il s'agit là d'une pompe tout à fait
classique dans le domaine de la pharmacie ou de la cosmétique.
[0018] Comme susmentionné, la bague 2 est destinée à fixer la pompe 3 sur un récipient,
qui est ici désigné par la référence numérique 4. Ce récipient, qui n'est que partiellement
représenté, comprend un col 40 qui définit une ouverture faisant communiquer l'intérieur
du récipient avec l'extérieur. Le col 40 définit un bord d'extrémité supérieur annulaire
41 et un épaulement périphérique extérieur 42. La bague de fixation 2 coopère avec
ce col par engagement des têtes d'accrochage 23 en dessous de l'épaulement 42. Pour
réaliser l'étanchéité, un joint de col 27 est comprimé entre le bord supérieur 41
et le plateau 24 de la bague 2. Pour parvenir en dessous de l'épaulement 42, les têtes
23 doivent d'abord passer au-delà de l'épaulement 42. Ceci est possible du fait que
les pattes 21 peuvent se déformer radialement vers l'extérieur pour passer l'épaulement
42. Une fois l'épaulement passé, les têtes 23 peuvent au moins partiellement se loger
en dessous de l'épaulement 42. De manière tout à fait conventionnelle, la frette d'habillage
1 est montée sur la bague de fixation 2 de manière à bloquer les pattes 21 autour
du col 40. Pour ce faire, la paroi interne 15 de la frette d'habillage vient en contact
serrant avec la paroi extérieure de la bague, qui est ici formée par la jupe 20 et
la paroi de guidage 26.
[0019] Dans le cas de la frette selon le premier mode de réalisation, les projections 17
vont mordre dans la matière plastique constitutive de la bague 2. A cet effet, il
faut que le diamètre interne fictif défini ou sommet des projections 17 soit inférieur
au diamètre extérieur de la bague au niveau de la jupe 20 et/ou de la paroi de guidage
26. Sur la figure 3, on voit la frette d'habillage 1 engagée partiellement sur la
bague 2, à savoir uniquement au niveau de la paroi de guidage 26. En se rapportant
à la figure 4 qui montre de façon agrandie le détail de la figure 3, on peut voir
que les projections 17 mordent dans la matière constitutive de la bague 2. En position
finale non représentée, la frette 1 entoure complètement la bague 2 avec l'extrémité
inférieure 11 de la frette située en dessous de l'extrémité inférieure de la bague
et le rabat rentrant en appui sur l'extrémité supérieure de la paroi de guidage 26.
Dans cette position d'assemblage finale, les nervures 16 constituées par les projections
17 et les creux 18, mordent dans la jupe 20 et la paroi de guidage 26 pratiquement
sur toute leur hauteur.
[0020] La disposition verticale des nervures 16 facilite l'engagement de la frette autour
de la bague en pénétrant dans la matière constitutive de la bague à la manière d'une
lame. De préférence, la matière constitutive de la frette est plus dure que celle
de la bague. La disposition verticale des nervures empêche toute rotation de la frette
autour de la bague. Cette tenue en rotation est en majeure partie assurée par les
projections 17. Les creux 18 participent également à la tenue de la frette sur la
bague, principalement en ce qui concerne la tenue à la traction permettant d'empêcher
le retrait de la frette à partir de la bague en tirant sur la frette. Les qualités
de fluage de la matière plastique sont bien connues depuis longtemps. Ces caractéristiques
de fluage permettent à la matière plastique constitutive de la bague de fluer à l'intérieur
des creux 18 définis entre chaque projection 17. On peut également dire que la matière
plastique va fluer autour de chaque projection, c'est-à-dire autour de ses bords longs
172, mais également autour de ses extrémités 171. L'orientation sensiblement perpendiculaire
des extrémités par rapport aux bords assure ainsi une bonne tenue à la fois en traction
et en rotation.
[0021] De telles nervures saillantes localement interrompues peuvent être réalisées de diverses
manières. On peut par exemple réaliser les projections au cours d'une seule et même
étape de fabrication, comme par exemple par moulage de matière plastique. Il suffit
de prévoir une empreinte de moule susceptible de réaliser les projections séparées
par les creux. Il est également possible de réaliser une telle frette en métal en
une seule et unique étape de fabrication, comme par exemple par moulage, bien que
ceci ne soit très pratique. Avantageusement, la frette de l'invention est réalisée
en deux étapes successives, à savoir une première étape consistant à réaliser une
frette par emboutissage de métal de manière à former des nervures continues sur la
paroi interne, puis d'usiner les nervures par enlèvement de matière ou déplacement
de matière pour former des creux divisant chaque nervure en plusieurs projections
séparées. En résumé, on fabrique une frette avec des nervures continues puis on modifie
les nervures pour obtenir des projections séparées. La technique d'usinage par déplacement
de matière est préférée étant donné qu'elle ne génère pas de copeaux ni de débris
de métal. On peut par exemple utiliser des techniques de repoussage ou de moletage
pour usiner les nervures par déplacement de matière. Les figures 5 et 6 sont des représentations
très fortement agrandies de nervures usinées par déplacement de matière. Ces figures
représentent deux projections 17 séparées par un creux 18. Comme précédemment mentionné,
chaque projection 17 comprend deux extrémités opposées 171 reliées par deux bords
172. Chaque projection s'étend à partir de la zone de base cylindrique 151 définie
par la paroi interne 15. La nervure 17 se projette ainsi vers l'intérieur en formant
deux flancs 174 qui convergent vers une crête 173. La projection 17 présente ainsi
une section sensiblement triangulaire à la manière d'un filet de vis. Cette forme
permet une meilleure pénétration par coupage dans la matière constitutive de la bague
de fixation. Les extrémités 171 de deux projections adjacentes 17 se font face et
définissent ainsi un creux 18. Le fond du creux 18 peut s'étendre au même niveau que
la zone de base 151 ou à un niveau différent supérieur ou inférieur. Etant donné que
le creux 18 a été ici obtenu par déplacement de matière, par exemple par repoussage
ou moletage, le creux 18 est bordé par des amas de matière déplacée qui se concentrent
principalement au niveau de la crête 173 et des bords 172. On peut notamment voir
sur les figures 5 et 6 que les projections 17 forment un bossage 175 au niveau où
les extrémités 171 se raccordent aux crêtes 173. Ce bossage est obtenu du fait que
la matière qui se trouvait auparavant au niveau du creux 18 a été déplacée sur les
côtés. Il en est de même pour les amas 176 qui s'étendent au niveau du bord 172 à
chaque extrémité du fond du creux 18. Ces amas de matière déplacée 175 et 176 forment
autant de profils saillants qui favorisent encore davantage la tenue de la frette
sur la bague. Dans le mode de réalisation de la figure 5, le creux 18 est sensiblement
symétrique de sorte que les extrémités 171 sont identiques. Dans le mode de réalisation
de la figure 6, le creux 18 est dissymétrique avec l'extrémité 171 de la projection
inférieure 17 qui s'étend pratiquement dans un plan horizontal, alors que l'extrémité
171 de la projection supérieure 17 s'étend dans un plan plus vertical. Ainsi, lorsque
l'on enfonce la frette sur la bague, le plastique de la bague va glisser sur l'extrémité
171 de la projection supérieure et lorsque l'on voudra retirer par traction la frette
de la bague, la matière de la bague va venir butée sur l'extrémité 171 de la projection
inférieure qui s'étend pratiquement perpendiculairement à l'axe de traction. Avec
ce creux dissymétrique 18 de la figure 6, on réalise une fonction d'accrochage par
harponnage, facilitant l'introduction et empêchant l'extraction. On peut bien entendu
imaginer encore d'autres formes pour les creux 18 séparant deux projections 17. En
fonction de la forme du creux, les amas de matière déplacée sont différents, comme
on peut le voir sur les figures 5 et 6.
[0022] En se référant à la figure 7, on voit un mode de réalisation d'une frette 1' selon
l'invention, dans laquelle les nervures 16' s'étendent horizontalement de manière
à former des nervures annulaires localement interrompues par des creux allongés 18,
qui peuvent être également réalisées par n'importe quelle technique. Les nervures
16' assurent une très bonne tenue à la traction, alors que les creux 18 empêchent
toute rotation. En d'autres termes, il y a une alternance régulière de projections
et de creux allongés.
[0023] En se référant à la figure 8, on peut voir encore un autre mode de réalisation pour
une frette d'habillage. La frette d'habillage 1" comprend ici des nervures obliques
16" qui s'étendent parallèlement les unes aux autres. L'angle des nervures obliques
16" par rapport à l'axe longitudinal de la frette est d'environ 45°. On peut voir
sur la figure 7 que les nervures 16" sont formées à partir de projections 17 séparées
par des creux 18. Ces creux 18 peuvent être réalisés avec n'importe quelle technique
comme par exemple le moulage, l'enlèvement ou le déplacement de matière. Du fait de
l'orientation inclinée des projections 17, celles-ci sont disposées à la manière de
losange par rapport à l'axe longitudinal de la frette. Cette disposition en losange
assure une bonne tenue à la fois en rotation et en traction. Les creux 18 ont été
réalisés perpendiculairement à la direction longitudinale des nervures, mais on aurait
également pu réaliser les creux 18 perpendiculairement à l'axe longitudinal du cylindre
de sorte que chaque projection présente une forme de parallélogramme.
[0024] Un principe de l'invention peut être vu dans le fait de former des projections localisées,
ponctuelles ou discrètes au niveau de la paroi interne d'une frette d'habillage, ou
plus généralement d'un organe de recouvrement, destiné à être engagé autour d'une
bague de fixation de pompe ou de valve.
1. Organe de recouvrement (1 ; 1' ; 1") destiné à être monté sur une bague de fixation
(2), la bague et l'organe de recouvrement formant ensemble un dispositif de fixation
pour fixer un système de distribution (3), tel qu'une pompe ou une valve, sur un col
de récipient (40), l'organe de recouvrement présentant une configuration générale
sensiblement cylindrique et comprenant une paroi externe (14), et une paroi interne
(15) destinée à venir en contact serrant autour de la bague (2), la paroi interne
formant des projections (17) qui font saillie vers l'intérieur, à partir d'une zone
de base (151), ces projections étant disposées en nervure longiligne (16 ; 16' ; 16"),
chaque nervure étant formée de plusieurs projections (17) séparées par des creux (18),
de manière à former une nervure saillante localement interrompue, les projections
(17) d'une nervure sont allongées dans le sens longitudinal de la nervure, chaque
projection formant deux extrémités (171) et deux bords longs (172), les extrémités
adjacentes de deux projections étant séparées par un creux (18),
caractérisé en ce que les nervures (16') sont disposées sensiblement horizontalement en formant des nervures
annulaires interrompues.
2. Organe de recouvrement selon la revendication 1, dans lequel les creux (18) sont réalisés
par déplacement de matière de sorte que chaque creux est bordé par des amas de matière
déplacée (175, 176).
3. Procédé de fabrication d'un organe de recouvrement selon les revendications 1 ou 2,
comprenant les étapes successives suivantes :
a) réaliser un organe de recouvrement par emboutissage de métal de manière à former
des nervures continues sur la paroi interne,
b) usiner les nervures par enlèvement de matière pour former des creux divisant chaque
nervure en plusieurs projections séparées.
4. Procédé de fabrication d'un organe de recouvrement selon la revendication 2, comprenant
les étapes successives suivantes :
a) réaliser un organe de recouvrement par emboutissage de métal de manière à former
des nervures continues sur la paroi interne,
b) usiner les nervures par déplacement de matière pour former des creux divisant chaque
nervure en plusieurs projections séparées.
5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel l'étape d'usinage est réalisée par repoussage
ou moletage.
6. Distributeur de produit fluide comprenant un récipient, un système de distribution
et un dispositif de fixation intégrant un organe de recouvrement selon la revendication
1 ou 2.
1. Abdeckungsglied (1; 1'; 1") zur Montage an einem Befestigungsring (2), wobei der Ring
und das Abdeckungsglied zusammen eine Befestigungsvorrichtung zum Befestigen eines
Ausgabesystems (3), wie eine Pumpe oder ein Ventil, auf einem Behälterkragen (40)
bilden, wobei das Abdeckungsglied eine allgemeine, im Wesentlichen zylindrische Konfiguration
aufweist und eine Außenwand (14) und eine Innenwand (15) umfasst, dazu vorgesehen,
um den Ring (2) in schließenden Kontakt zu kommen, wobei die Innenwand Vorsprünge
(17) bildet, die von einer Basiszone (151) nach Innen vorstehen, wobei diese Vorsprünge
als langgliedrige Rippe (16; 16'; 16") angeordnet sind, wobei jede Rippe aus mehreren
Vorsprüngen (17) gebildet ist, die durch Hohlräume (18) getrennt sind, so dass sie
eine vorspringende, lokal unterbrochene Rippe bilden, wobei die Vorsprünge (17) einer
Rippe in Längsrichtung der Rippe langgestreckt sind, wobei jeder Vorsprung zwei Enden
(171) und zwei lange Ränder (172) bildet, wobei die an zwei Vorsprünge angrenzenden
Enden durch einen Hohlraum (18) getrennt sind,
dadurch gekennzeichnet, dass die Rippen (16') im Wesentlichen horizontal angeordnet sind, wobei sie unterbrochene
ringförmige Rippen bilden.
2. Abdeckungsglied nach Anspruch 1, wobei die Hohlräume (18) durch Verlagern von Material
derart realisiert sind, dass jeder Hohlraum von verlagerten Materialansammlungen (175,
176) eingerahmt ist.
3. Herstellungsverfahren für ein Abdeckungsglied nach den Ansprüchen 1 oder 2, welches
die folgenden aufeinanderfolgenden Schritte umfasst:
a) Erstellen eines Abdeckungsglieds durch Ziehen von Metall, um durchgehende Rippen
auf der Innenwand zu bilden,
b) Bearbeiten der Rippen durch Abtragen von Material, um Hohlräume zu bilden, die
jede Rippe in mehrere getrennte Vorsprünge unterteilt.
4. Herstellungsverfahren für ein Abdeckungsglied nach Anspruch 2, welches die folgenden
aufeinanderfolgenden Schritte umfasst:
a) Erstellen eines Abdeckungsglieds durch Ziehen von Metall, um durchgehende Rippen
auf der Innenwand zu bilden,
b) Bearbeiten der Rippen durch Abtragen von Material, um Hohlräume zu bilden, die
jede Rippe in mehrere getrennte Vorsprünge unterteilt.
5. Verfahren nach Anspruch 4, wobei der Schritt der Bearbeitung durch Flachstanzen oder
Prägewalzen verwirklicht wird.
6. Fluidproduktspender, umfassend einen Behälter, ein Ausgabesystem und eine Befestigungsvorrichtung
mit einem Abdeckungsglied nach Anspruch 1 oder 2.
1. A covering member (1; 1'; 1") for mounting on a fastener ring (2), the ring and the
covering member cooperating with each other to form a fastener device for fastening
a dispenser system (3), such as a pump or a valve, on a receptacle neck (40), the
covering member presenting a general configuration that is substantially cylindrical
and that includes an outside wall (14) and an inside wall (15) for coming into clamping
contact around the ring (2), the inside wall forming projections (17) that project
inwards from a base zone (151), the projections being disposed as elongate ribs (16;
16'; 16"), each rib being formed by a plurality of projections (17) that are separated
by gaps (18) in such a manner as to form a projecting rib that is interrupted locally,
the projections (17) of a rib are elongate in the longitudinal direction of the rib,
each projection forming two ends (171) and two long edges (172), the adjacent ends
of two projections being separated by a gap (18),
the covering member being characterized in that the ribs (16') are disposed substantially horizontally, forming annular ribs that
are interrupted.
2. A covering member according to claims 1, in which the gaps (18) are made by displacing
material, such that each gap is bordered by lumps of displaced material (175, 176).
3. A method of manufacturing a covering member according to claims 1 or 2, the method
comprising the following successive steps:
a) making a covering member by stamping metal in such a manner as to form continuous
ribs on the inside wall; and
b) machining the ribs by removing material so as to form gaps that divide each rib
into a plurality of separate projections.
4. A method of manufacturing a covering member according to claim 2, the method comprising
the following successive steps:
a) making a covering member by stamping metal in such a manner as to form continuous
ribs on the inside wall; and
b) machining the ribs by displacing material so as to form gaps that divide each rib
into a plurality of separate projections.
5. A method according to claim 4, in which the machining step is performed by embossing
or by knurling.
6. A fluid dispenser comprising a receptacle, a dispenser system, and a fastener device
that integrates a covering member according to claim 1 or claim 2.