Domaine technique
[0001] La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie mécanique et concerne
particulièrement une pièce d'horlogerie dotée d'un mécanisme de sonnerie capable de
fournir une information sonore relative au temps courant.
[0002] Un exemple de ce type de pièce d'horlogerie est connu sous le nom de répétition à
minutes. Elle comprend un dispositif permettant d'indiquer, sur demande, l'heure courante
à la minute près, au moyen de coups frappés par deux marteaux sur deux timbres différents.
Les marteaux sont actionnés par des levées qui sont soulevées par un mécanisme de
sonnerie. Celui-ci comprend une pièce des heures, une des quarts et une des minutes,
dotées respectivement de douze, trois et quatorze dents pour sonner les heures, les
quarts et les minutes.
[0003] Afin de régler le déplacement de ces pièces, un limaçon des heures est disposé sur
une étoile à douze dents, avançant d'un pas par heure, tandis qu'un limaçon des quarts
et un autre des minutes sont ajustés sur le tigeron de la chaussée. Trois bascules,
dotées chacune d'un palpeur coopérant avec ces limaçons, permettent de déterminer
la course des pièces des heures, des quarts et des minutes et d'ajuster le nombre
de coups sonnés.
[0004] Lorsqu'une sonnerie est enclenchée quelques secondes avant le changement d'un quart,
le palpeur des minutes est engagé à l'intérieur du limaçon des minutes au niveau de
l'échelon correspondant à la quatorzième minute du quart. Or, pendant le déroulement
de la sonnerie, le limaçon des minutes continue à tourner tandis que le palpeur des
minutes reste engagé, ce qui ferait buter l'échelon de 0 minute contre le palpeur.
Pour éviter ce risque, cet échelon est fortement diminué, laissant ainsi une place
suffisante pour permettre au palpeur de retrouver sa position de repos.
[0005] Toutefois, on comprend que, pour avoir une information exacte lorsqu'une sonnerie
est enclenchée à la première minute d'un quart, il est nécessaire de rétablir cet
échelon de 0 minute au moment du saut des quarts jusqu'à la fin de cette première
minute. Ceci est assuré par un mécanisme connu de l'homme du métier sous le nom de
surprise.
[0006] Ce mécanisme comprend une planche montée coaxiale avec le limaçon des minutes destiné
à être entraîné par le mouvement autour d'un axe AA. Cette planche comprend au moins
une portion extrémale dont un flanc est concentrique à l'axe AA et susceptible de
se déplacer par rapport au limaçon entre une première position dans laquelle elle
n'intervient pas dans le fonctionnement de la sonnerie et une deuxième position dans
laquelle elle prolonge l'extrémité du limaçon.
[0007] Le mécanisme de surprise comprend encore les pièces suivantes:
- un sautoir susceptible d'évoluer entre une première position blocable, dans laquelle
il ne coupe pas la trajectoire de la portion, et au moins une deuxième position dans
laquelle il coupe la trajectoire de la planche; ce sautoir est susceptible, en passant
de sa première à sa deuxième position, de coopérer, par une première extrémité, avec
la portion extrêmale de la planche pour amener cette dernière de sa première à sa
deuxième positions;
- un ressort exerçant une force sur le sautoir, tendant à l'amener de sa première à
sa deuxième position;
- des premiers moyens de blocage agencés pour maintenir le sautoir dans sa première
position lorsque la sonnerie ne fonctionne pas et pour le libérer lors de l'enclenchement
de la sonnerie.
Etat de la technique
[0009] Dans les mécanismes de sonnerie et particulièrement de répétition conventionnels,
tous les palpeurs tombent simultanément sur leur limaçon respectif, lors de l'enclenchement.
Or, dans certaines pièces, telles que celle décrite dans la demande
WO 06130267 au nom de la demanderesse, les palpeurs prennent leur information à des moments différents
et celui des minutes ne tombe sur son limaçon qu'à la fin de la sonnerie, c'est-à-dire
environ vingt secondes après le enclenchement de la sonnerie. Or, pendant ce laps
de temps, la minuterie continue à tourner, faisant bien sûr avancer le limaçon des
minutes.
[0010] Si une sonnerie est enclenchée à la dernière minute d'un quart, plus particulièrement
dans les vingt dernières secondes de cette minute, le sautoir de surprise vient en
appui sur une zone neutre de la planche de surprise, comme il sera expliqué en détail
dans la suite de la demande. Cet appui n'a pas d'effet sur la surprise. Mais si, pendant
le déroulement de la sonnerie, le limaçon avance, le sautoir de surprise qui demeure
en appui sur la planche, peut alors pousser celle-ci et faire avancer la planche,
voire même, dans certains cas, faire avancer également le limaçon des quarts. Lorsque,
à la fin de la sonnerie, le palpeur des minutes tombe sur le limaçon, il prend appui
sur l'échelon formé par la planche, correspondant à la première minute du quart suivant,
au lieu de s'appuyer sur l'échelon de la quatorzième minute. L'heure sonnée est alors
fausse. Il est même possible, si la planche de surprise avance avant que le palpeur
des quarts ait pris son information, que la sonnerie des quarts soit également fausse.
[0011] La présente invention a pour but de résoudre ce problème.
Divulgation de l'invention
[0012] Pour y parvenir, le mécanisme de surprise selon l'invention comprend un organe de
verrouillage agencé de manière à maintenir le sautoir en position lorsque ce dernier
est en appui sur le flanc concentrique de la portion.
[0013] L'organe de verrouillage comporte une bascule sur laquelle agit un organe de commande
de la sonnerie et se déplaçant sous l'effet d'un deuxième ressort lors de l'enclenchement
d'une sonnerie. La bascule est dotée d'une première surface destinée à coopérer avec
le sautoir pour le maintenir en position lorsque ce dernier est en appui sur le flanc
concentrique de la portion.
[0014] Avantageusement, la bascule forme une butée définissant une position extrême du sautoir.
[0015] Selon un premier mode de réalisation, l'organe de verrouillage comprend
- un doigt disposé au niveau d'une deuxième extrémité du sautoir,
- un bec formant ladite première surface et disposé sur ladite bascule de l'organe de
verrouillage, ledit bec étant destiné à coopérer avec le doigt par ladite première
surface, et
- un ressort agencé de manière à appuyer la bascule contre l'organe de commande.
[0016] Selon un deuxième mode de réalisation, l'organe de verrouillage comprend:
- un flanc disposé au niveau de la première extrémité du sautoir,
- une fourchette montée pivotante et se terminant par un premier doigt définissant ladite
première surface, ledit doigt étant destiné à coopérer avec le flanc par ladite première
surface, et
- un ressort agencé de manière à appuyer la bascule contre l'organe de commande.
[0017] Dans ce mode de réalisation, la fourchette comprend un deuxième doigt définissant
une deuxième surface d'appui et destiné à coopérer avec un deuxième flanc du sautoir,
Le deuxième doigt et le deuxième flanc forment les moyens de blocage du sautoir.
Brève description des dessins
[0018] D'autres détails apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui
va suivre, faite en référence au dessin annexé dans lequel:
- les figures 1 à 5 illustrent différentes étapes du fonctionnement d'un premier mode
de réalisation d'un dispositif de surprise selon l'invention, et
- les figures 6 à 8 montrent le fonctionnement d'un deuxième mode de réalisation d'un
tel dispositif.
Mode(s) de réalisation de l'invention
[0019] On a représenté sur les figures les principaux éléments d'un mécanisme de surprise
selon l'invention. Le dispositif de sonnerie dans lequel il peut être intégré ne sera
pas décrit en détail et on pourra se référer à la demande de brevet précitée pour
en trouver une description détaillée.
[0020] Un limaçon des minutes 10 doté, conventionnellement, de quatre branches, est monté
pivotant dans le mouvement, autour d'un axe AA. Un limaçon des quarts 12 est également
pivoté autour de l'axe AA. Tous les deux sont entraînés par le mouvement à raison
d'un tour par heure, dans le sens des aiguilles d'une montre, en référence à la figure
1. Un palpeur des minutes 14, destiné à venir prendre appui sur le limaçon 10 lors
du fonctionnement de la sonnerie, est également représenté.
[0021] Une planche 16 est intercalée entre les deux limaçons 10 et 12 et pivote librement
autour de l'axe AA. La planche 16 comporte, de manière classique, quatre branches,
chacune étant disposée derrière une des branches du limaçon des minutes 10. Ce dernier
porte une goupille 18 qui prend place dans un trou long, non visible au dessin, disposé
dans la planche 16 et par l'intermédiaire de laquelle il la pousse. Un ressort de
rappel 20 est agencé de manière à maintenir la planche 16 derrière le limaçon des
minutes. Les bras de la planche se terminent en une portion extrémale dont un flanc
16a est concentrique à l'axe AA. Comme le sait l'homme du métier, cette planche 16
est susceptible de se déplacer par rapport au limaçon 10 entre une première position
dans laquelle elle n'intervient pas dans le fonctionnement de la sonnerie et une deuxième
position dans laquelle le flanc 16a prolonge l'extrémité du limaçon, de manière à
reconstituer l'échelon correspondant à la première minute d'un quart, autrement nommé
échelon de 0 minute.
[0022] Un sautoir 22 situé au niveau de la planche 16 est monté basculant sur un pont ou
sur une platine. Il comporte une première extrémité 24 dotée de deux plans 24a et
24b inclinés se joignant en un sommet 24c et destinés à coopérer avec la planche 16.
[0023] Un premier ressort 26 est agencé de manière à exercer sur le sautoir 22 une force
tendant à amener sa première extrémité 24 en appui contre la planche 16. Pour une
meilleure lisibilité des éléments essentiels à l'invention, le ressort 26 n'est représenté
que sur la figure 1. En outre, le sautoir 22 coopère, au niveau d'une deuxième extrémité
28, avec des moyens de blocage 30 agencés de manière à maintenir la première extrémité
du sautoir 24 en dehors de la trajectoire de la planche 16. Ces moyens de blocage
30 peuvent avantageusement être une bascule de commande 32 reliée au dispositif d'enclenchement
de la sonnerie. Plus particulièrement, cette bascule 32 est munie d'un ergot 34 destinée
à coopérer avec le sautoir 22.
[0024] Lorsque la sonnerie ne fonctionne pas, la bascule de commande 32 exerce ainsi une
pression sur le sautoir 22, s'opposant au ressort 26 et éloignant la première extrémité
24 de la planche 16. Lorsque la sonnerie est enclenchée, la bascule 32 se déplace,
sous l'effet de l'action manuelle du porteur, permettant ainsi au ressort 26 de produire
son effet et d'amener le sautoir 22 en direction de la planche 16. On notera qu'un
deuxième ressort 36 est agencé de manière à ramener la bascule 32 à sa position de
repos. Tout comme le ressort 26, le ressort 36 n'est représenté que sur la figure
1.
[0025] Ainsi, le sautoir 22 peut évoluer entre une première position blocable, dans laquelle
il ne coupe pas la trajectoire des portions extrémales de la planche 16, et au moins
une deuxième position dans laquelle il coupe la trajectoire de la planche 16. Le sautoir
22 est susceptible, en passant de sa première à sa deuxième position, de coopérer,
par sa première extrémité 24, avec une des portions extrêmales pour amener la planche
16 de sa première à sa deuxième positions.
[0026] Plus particulièrement, le sautoir 22 est agencé de manière à appuyer sur une des
portions extrêmales de la planche 16 par son deuxième plan incliné 24b pour la faire
avancer. Ceci se produit lorsque la sonnerie est enclenchée pendant la première minute
d'un quart. On notera que, quand le sautoir 22 appuie par son sommet 24c sur le flanc
16a, la force qu'il exerce sur la planche 16 est dirigée vers l'axe AA et ne la fait
donc pas avancer par rapport au limaçon des minutes 10. Ceci se produit généralement
lorsque la sonnerie est enclenchée aux treizième et quatorzième minutes de chaque
quart.
[0027] Comme expliqué dans l'introduction de la présente demande, lorsqu'une sonnerie est
enclenchée vers la fin de la quatorzième minute d'un quart, il est peut arriver que
le limaçon des minutes 10 pivote avant que le palpeur des minutes 14 ait pris son
information. Pour assurer que le palpeur 14 va prendre la bonne information et éviter
que, dans un tel cas, le sautoir 22 fasse avancer la planche 16, le mécanisme de surprise
selon l'invention comprend un organe de verrouillage 38 de la position du sautoir.
[0028] Un premier mode de réalisation est illustré sur les figures 1 à 5. L'organe de verrouillage
38 comporte un doigt 40 disposé au niveau de la deuxième extrémité 28 du sautoir.
Ce doigt 40 présente deux zones d'appui 42a et 42b comme on le comprendra ci-après.
L'organe de verrouillage 38 comprend également une bascule 44 munie d'une première
portion se terminant, d'un premier côté, par un bec 46 définissant également deux
zones d'appui 48a et 48b, destinées à coopérer respectivement avec les première 42a
et deuxième 42b zones du doigt 40. D'un deuxième côté, la bascule 44 est munie d'une
protubérance 50 destinée à s'appuyer sur la bascule de commande 32, de manière préférée,
au niveau de son extrémité. Un ressort 52 est agencé de manière à appuyer la protubérance
50 contre la bascule de commande 32. L'extrémité de la bascule de commande 32 destinée
à coopérer avec la protubérance 50 est conformée de manière à ce que, lorsque la sonnerie
est au repos, l'organe de verrouillage 38 ne coopère pas avec le sautoir 22. En revanche,
lorsqu'une sonnerie est enclenchée, la bascule de commande 32 laisse le bec 46 se
déplacer, sous l'effet du ressort 52, pour venir coopérer avec le doigt 40. Comme
on le comprendra ci-après, soit les deux zones 42a et 48a butent l'une contre l'autre,
soit les zones 42b et 48b s'appuient librement l'une sur l'autre.
[0029] Afin d'illustrer la description qui vient d'être faite, nous allons maintenant décrire
le fonctionnement du mécanisme de surprise selon l'invention. Dans la position de
repos représentée sur la figure 1, la bascule de commande 32 maintient le sautoir
22 dans sa première position et le bec 46 de la bascule 44 éloigné du doigt 40.
[0030] Lors de l'enclenchement d'une sonnerie, la bascule de commande 32 se déplace dans
le sens de la flèche F, visible sur la figure 2. Respectivement sous l'effet des ressorts
52 et 26, la bascule 46 pivote, tandis que la première extrémité 24 du sautoir 22
se rapproche de la planche 16. Selon la position du limaçon 10, le sautoir 22 tombe
entre deux branches, sans toucher la planche 16, comme sur la figure 2. La bascule
44 reste appuyée sur l'ergot 34 de la bascule de commande 32, tandis que le doigt
40 et le bec 46 viennent au contact l'un de l'autre par leur deuxième zone d'appui
respective.
[0031] On notera que, dans cette position, la bascule 44 forme une butée définissant la
deuxième position extrême que peut occuper le sautoir.
[0032] Dans le cas illustré sur la figure 3, où l'enclenchement se produit aux environs
des douzième et treizième minutes d'un quart, la première extrémité 24 du sautoir
22 vient s'appuyer par son premier plan incliné 24a sur la planche 16 qui est en butée
sur le limaçon des minutes 10. Le bec 46 de la bascule 44 est alors simplement appuyé
par sa deuxième zone 48b sur la deuxième zone 42b du doigt 40. Cet appui constitue
une sorte de verrouillage libre, permettant de ne gêner aucun mouvement du sautoir
22 au cas où le limaçon 10 avance au cours de la sonnerie.
[0033] Lorsqu'une sonnerie est enclenchée à la quatorzième minute d'un quart, le sautoir
22 tombe en appui par le sommet 24c de sa première extrémité sur le flanc concentrique
16a, comme le montre la figure 4. Sous l'effet de l'action du porteur de la montre
sur la bascule de commande 32, celle-ci poursuit son mouvement dans le sens de la
flèche F montrée sur la figure 2. Le sautoir 22 quitte le contact de la bascule de
commande 32, tandis que la bascule 44 de l'organe de verrouillage 38 reste en appui
par la protubérance 50 sur la bascule 32. Le doigt 40 et le bec 46 sont dimensionnés
de manière à ce que, lorsque le sautoir 22 est en appui sur le flanc concentrique
16a, la bascule 44 puisse pivoter de manière à amener la première zone 42a du bec
46 en regard de la première zone 48a du doigt 40, comme le montre la figure 5.
[0034] Ainsi, si le limaçon des minutes 10 avance pendant le déroulement de la sonnerie,
le sautoir 22 reste en position, s'appuyant par la première zone 42a de son doigt
40 sur la première zone 48a du bec 46. Le ressort 52 assure le maintien de la bascule
44 et le verrouillage du sautoir 22.
[0035] A la fin de la sonnerie, la bascule de commande 32 revient à sa position de repos
sous l'effet du ressort 36. Elle fait pivoter la bascule 44 de l'organe de verrouillage
38 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (selon la représentation illustrée),
laissant libre le passage pour le doigt 40. Puis, la bascule de commande 32 appuie,
par son ergot 34, sur la deuxième extrémité 28 du sautoir 22 et ramène ce dernier
à sa position de repos. Le ressort 36 doit donc être plus fort que l'ensemble des
deux ressorts 26 et 52.
[0036] Selon un deuxième mode de réalisation représenté sur les figures 6 à 8, le mécanisme
de commande de la sonnerie est de type conventionnel, tel que décrit dans l'ouvrage
précité. Il comprend une crémaillère 60 actionnée depuis l'extérieur de la montre
par le porteur. Elle pivote autour d'un axe BB et arme directement un barillet de
sonnerie non représenté. Les éléments communs au premier mode de réalisation portent
les mêmes références.
[0037] La première extrémité du sautoir 22 comporte, en plus des deux flancs 24a et 24b,
un troisième flanc 24d définissant un deuxième sommet 24e. Le ressort 26 exerce sur
le sautoir une force tendant à le faire passer de sa première à sa deuxième positions.
[0038] Une fourchette 62 est montée pivotante sur une platine ou sur un pont. Elle se termine
par deux doigts 63a et 63b définissant une rainure en V 66 et qui forment une première
64a et une deuxième 64b surfaces d'appui. La fourchette 62 participe à l'organe de
verrouillage 38 et aux moyens de blocage 30. Les surfaces d'appui sont destinées à
coopérer respectivement avec les flancs 24a et 24d de la première extrémité 24 du
sautoir 22 pour assurer leur fonction.
[0039] La fourchette 62 est également dotée d'une goupille 67 traversant un oblong 68 ménagé
dans la platine ou dans un pont et limitant le mouvement de bascule de la fourchette
62. La goupille 67 est également destinée à coopérer avec le bord de la crémaillère
60, particulièrement lorsque le mécanisme de sonnerie est au repos. Un ressort 70
est agencé de manière à exercer une force tendant à amener la goupille 67 contre le
bord de la crémaillère 60. Ainsi, dans cette position illustrée sur la figure 6, le
sautoir 22 est en appui par son premier flanc 24a sur la deuxième surface 64b de la
fourchette 62. Les actions conjuguées des ressorts 70 et 26 mettent la goupille 66
en appui sur le bord de la crémaillère 60 qui maintient l'ensemble des pièces en position.
Les moyens de blocage comprennent donc, dans ce mode de réalisation, le doigt 63b,
la goupille 67, la crémaillère 60 et les ressorts 70 et 26.
[0040] Lorsqu'une sonnerie est enclenchée, la crémaillère 60 pivote. La fourchette 62, sous
l'effet de son ressort 70, pivote également jusqu'à ce que la goupille 67 vienne en
appui contre la paroi de l'oblong 68. Les formes respectives de la rainure en V 66
et du deuxième sommet 24e du sautoir 22 sont ajustées de manière à ce que ce dernier
puisse tomber librement, sous l'effet de son ressort 26, sur la planche 16. La figure
7 montre la position du dispositif à la sonnerie de la première minute d'un quart.
Le sautoir 22 fait avancer la planche 16 par son deuxième flanc 24b. Dans le cas où
le sautoir 22 tombe simplement entre deux branches de la planche 16, le deuxième doigt
63b coopère avec le deuxième sommet 24e du sautoir 22 pour définir sa position extrême.
Comme dans le premier mode de réalisation, cet appui constitue une sorte de verrouillage
libre, permettant de ne gêner aucun mouvement du sautoir 22 au cas où le limaçon 10
avance au cours de la sonnerie.
[0041] Comme le montre la figure 8, lorsqu'une sonnerie est enclenchée à la quatorzième
minute d'un quart, le sautoir 22 tombe sur un flanc 16a concentrique de la planche
16. La crémaillère 60 se déplaçant, la fourchette 62 pivote sous l'effet de son ressort
70. Le premier doigt 63a de la fourchette 62 et le troisième flanc 24d du sautoir
22 sont dimensionnés de manière à ce que, dans cette position, la fourchette 62 puisse
effectuer son mouvement complet jusqu'à ce que la goupille 67 vienne en appui contre
la paroi de l'oblong 68. Le doigt 63a est alors positionné en regard de la troisième
portion 24d et verrouille, par la conjugaison des forces des ressorts 26 et 70 et
de l'appui de la goupille 67 sur la paroi de l'oblong 67, la position du sautoir.
[0042] Ainsi, si le limaçon des minutes 10 avance pendant le déroulement de la sonnerie,
le sautoir 22 reste en position, s'appuyant par la troisième portion 24e de son extrémité
24 sur le premier doigt 63a de la fourchette 62. Les ressorts 26 et 70 assurent le
maintien de la fourchette et le verrouillage du sautoir.
[0043] A la fin de la sonnerie, la crémaillère 60 revient à sa position de repos sous l'effet
du barillet de sonnerie. Elle pousse, par son bord, la goupille 67 de la fourchette
62. Par son deuxième doigt 64b, celle-ci ramène le sautoir 22 à sa position de repos
illustrée sur la figure 6.
[0044] Ainsi est proposé un mécanisme de surprise permettant de maintenir le sautoir de
surprise en position lorsqu'une sonnerie est enclenchée à la quatorzième minute d'un
quart et que le limaçon des minutes est entraîné par le mouvement pendant le déroulement
de la sonnerie.
[0045] Bien que particulièrement adapté à un mécanisme de surprise pour limaçon des minutes,
l'invention pourrait également être adaptée à une sonnerie à quart. L'homme du métier
pourra, éventuellement, déterminer d'autres types de bascules ou d'autres organes
de verrouillage, sans toutefois sortir du cadre de l'invention.
1. Mécanisme de surprise pour sonnerie de mouvement d'horlogerie, comprenant
une planche (16) montée coaxiale avec un limaçon (10, 12) destiné à être entraîné
par le mouvement autour d'un axe AA, ladite planche (16) comprenant au moins une portion
extrémale dont un flanc (16a) est concentrique à l'axe AA et susceptible de se déplacer
par rapport audit limaçon entre une première position dans laquelle elle n'intervient
pas dans le fonctionnement de la sonnerie et une deuxième position dans laquelle elle
prolonge l'extrémité dudit limaçon (10, 12),
un sautoir (22) susceptible d'évoluer entre une première position blocable, dans laquelle
il ne coupe pas la trajectoire de ladite portion, et
au moins une deuxième position dans laquelle il coupe la trajectoire de la planche,
ledit sautoir (22) étant susceptible, en passant de sa première à sa deuxième position,
de coopérer, par une première extrémité (24), avec ladite portion pour amener cette
dernière de sa première à sa deuxième positions, et
un premier ressort (26) exerçant une force sur le sautoir (22), tendant à l'amener
de sa première à sa deuxième position,
des premiers moyens de blocage (30) agencés pour maintenir le sautoir (22) dans sa
première position lorsque la sonnerie ne fonctionne pas et pour le libérer lors de
l'enclenchement de la sonnerie,
caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, un organe de verrouillage (38) agencé de manière à maintenir
le sautoir (22) en position lorsque ce dernier est en appui sur le flanc concentrique
(16a) de la portion.
2. Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de verrouillage (38) comporte une bascule (44, 62) sur laquelle agit un
organe de commande de la sonnerie (32, 60) et se déplaçant sous l'effet d'un deuxième
ressort (52, 70) lors de l'enclenchement d'une sonnerie, ladite bascule (44, 62) étant
dotée d'une première surface (48a, 64a) destinée à coopérer avec le sautoir (22) pour
le maintenir en position lorsque ce dernier est en appui sur le flanc concentrique
(16a) de la portion.
3. Mécanisme selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ladite bascule (44, 62) forme une butée définissant une position extrême du sautoir.
4. Mécanisme selon l'une des revendications 2 et 3,
caractérisé en ce que l'organe de verrouillage (38) comprend
un doigt (40) disposé au niveau d'une deuxième extrémité (28) du sautoir (22),
un bec (46) formant ladite première surface (48a) et disposé sur ladite bascule (44)
de l'organe de verrouillage, ledit bec (46) étant destiné à coopérer avec le doigt
(40) par ladite première surface (48a), et
un deuxième ressort (52) agencé de manière à appuyer la bascule (44) contre l'organe
de commande (32).
5. Mécanisme selon la revendication 4, dans lequel l'organe de commande (32) occupe une
position de repos lorsque la sonnerie n'est pas en fonction, un ressort supplémentaire
(36) étant agencé de manière à ramener ledit organe de commande dans sa position de
repos à la fin d'une sonnerie, caractérisé en ce que la force du ressort supplémentaire (36) est plus forte que la force des premier (26)
et deuxième (52) ressorts réunis.
6. Mécanisme selon l'une des revendications 2 et 3,
caractérisé en ce que l'organe de verrouillage comprend:
un flanc (24e) disposé au niveau de la première extrémité du sautoir,
une fourchette (62) montée pivotante et se terminant par un premier doigt définissant
ladite première surface (64a), ledit doigt étant destiné à coopérer avec le flanc
par ladite première surface, et
un ressort (70) agencé de manière à appuyer la bascule contre l'organe de commande
(60).
7. Mécanisme selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite fourchette comprend un deuxième doigt (64b) définissant une deuxième surface
d'appui et destiné à coopérer avec un deuxième flanc du sautoir, ledit deuxième doigt
et ledit deuxième flanc formant les moyens de blocage.