[0001] La présente invention concerne le domaine des dispositifs de protection, notamment
d'entrées telles que des portails ou des passages munis de bornes, contre l'effraction,
notamment par des véhicules bélier.
[0002] Un problème dans le domaine de la protection de l'accès à un lieu est que les dispositifs
de protection sont généralement insuffisamment résistants pour permettre d'empêcher
totalement une effraction et ne permettent que de la retarder. En effet, il est connu
dans l'art antérieur des dispositifs de protection, parfois munis de serrure, tels
que des portails, des bornes fixes ou escamotables. Ces solutions présentent les inconvénients
de ne pas résister à l'effraction au-delà d'une certaine force, par exemple lors d'une
utilisation d'un véhicule, dit véhicule bélier, pour enfoncer le dispositif de protection.
Il est connu dans l'art antérieur, notamment par les demandes
EP 1279771 A2 et
US 2005/135878A1, des barrières formées par des blocs reliés entre eux par une sécurité consistant,
respectivement, en deux crochets complémentaires fixés chacun sur un des blocs et
emboîtés l'un dans l'autre et en un crochet d'un bloc emboîté dans un logement d'un
autre bloc. Ces sécurités permettent d'empêcher que deux blocs ainsi reliés ne soient
désolidarisés lors d'une poussée exercée sur au moins l'un d'entre eux. Cependant,
ce type de solution n'est pas applicable à la protection d'entrées puisque les blocs
ne sont pas déplaçables indépendamment les uns des autres et forment une barrière
qu'il n'est pas possible de disposer devant une entrée sans en interdire l'accès.
La demande décrit
US 2005/135878A1 également une entrée formée par une porte barrière emboîtée sur des gonds d'un des
blocs de la barrière. Cependant, cette entrée n'est pas protégée contre l'effraction.
De plus, ces barrières restent vulnérables à certaines effractions, notamment avec
un véhicule bélier. Il est également connu de l'art antérieur, notamment par la demande
GB 1329411 A, des dispositifs de protection comportant un socle en béton dans lequel est coulé
une armature métallique interdisant l'accès à un lieu. Ce type de solution présente
néanmoins les mêmes inconvénients de ne pas résister à des assauts par des véhicules
bélier, notamment lorsque les assauts sont répétés. Un autre problème concerne le
fait que les conducteurs de véhicules bélier risquent de graves dommages lors de leurs
assauts. Les dispositifs de protection connus ne résolvent pas ce problème tout en
garantissant d'empêcher l'accès au lieu protégé.
[0003] Dans ce contexte, il est intéressant de proposer une solution qui permettre d'interdire
totalement l'accès en résistant à l'effraction, même lors d'assauts répétés par un
véhicule bélier.
[0004] La présente invention a pour but de pallier certains inconvénients de l'art antérieur
en proposant un dispositif de protection contre l'effraction qui soit efficace, même
lors d'assauts répétés par un véhicule bélier.
[0005] Ce but est atteint par un dispositif de protection contre l'effraction, notamment
par un véhicule bélier, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte au moins
un bloc fixe, ancré dans le sol, et au moins un bloc mobile comprenant une ossature
faisant saillie par rapport au sol et permettant de le rendre solidaire d'une borne
ou d'un portail, le bloc mobile étant en contact avec le bloc fixe par au moins une
surface de contact agencée de telle sorte que, lors d'un impact sur la borne, le portail
ou le bloc mobile, ce dernier absorbe l'impact en reculant et en s'élevant par rapport
au bloc fixe, ce déplacement du bloc mobile créant un fossé dans le sol et un muret
formé, au moins partiellement, par au moins une partie de la surface de contact entre
le bloc mobile et le bloc fixe.
[0006] Selon une autre particularité, au moins une partie de la surface de contact est inclinée.
[0007] Selon une autre particularité, une plaque solide relie deux blocs mobiles de telle
sorte que, lors de l'impact, elle forme le muret et crée le fossé lors du déplacement
des blocs mobiles par rapport à au moins un bloc fixe sur lequel ils sont disposés.
[0008] Selon une autre particularité, le bloc fixe et le bloc mobile sont équipés de moyens
de guidage facilitant le déplacement du bloc mobile par rapport au bloc fixe lors
de l'impact.
[0009] Selon une autre particularité, le bloc fixe et le bloc mobile sont en béton.
[0010] Selon une autre particularité, l'ossature du bloc mobile est métallique.
[0011] Selon une autre particularité, l'ossature du bloc mobile comporte au moins une liaison
du bloc mobile à un portail, la liaison étant agencée pour absorber l'énergie d'un
impact sur le portail et la transmettre au bloc mobile.
[0012] Selon une autre particularité, le portail comporte deux battants reliés par au moins
une sécurité agencée pour offrir une mobilité distincte des 2 battants en situation
normale et pour verrouiller ensemble les deux battants lors d'un impact sur au moins
un des battants.
[0013] Selon une autre particularité, le portail comporte au moins un ventail comportant
au moins une sécurité agencée pour offrir, en situation normale, une mobilité du ventail
par rapport à l'ossature et pour solidariser le ventail avec l'ossature lors d'un
impact sur le portail.
[0014] Selon une autre particularité, le bloc mobile et le bloc fixe sont reliés électriquement
par au moins un contact agencé pour être interrompu lors du déplacement du bloc mobile
par rapport au bloc fixe et déclencher une alarme reliée au dispositif.
[0015] D'autres particularités et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description ci-après, faite en référence aux dessins annexés, dans
lesquels :
- la figure 1 représente une vue en coupe d'un mode de réalisation du dispositif de
protection,
- la figure 2 représente une vue de face d'un mode de réalisation du dispositif de protection
contre l'effraction d'un portail,
- la figure 3 représente une vue en coupe d'un mode de réalisation du dispositif de
protection après un choc,
- la figure 4 représente une vue de dessus d'un mode de réalisation du dispositif de
protection contre l'effraction d'un portail,
- la figure 5 représente une vue en coupe d'un mode de réalisation du dispositif de
protection après un choc par un véhicule bélier,
- la figure 6 représente une vue en coupe d'un mode de réalisation du dispositif de
protection.
[0016] La présente invention concerne un dispositif de protection contre l'effraction, notamment
par un véhicule bélier. La présente description détaille divers modes et variantes
de réalisation qui peuvent être mis en oeuvre seuls ou combinés entre eux, à moins
que l'inverse ne soit explicitement mentionné ou qu'ils ne soient incompatibles entre
eux. Ce dispositif comporte au moins un bloc (2) fixe, ancré dans le sol, et au moins
un bloc (1) mobile comprenant une ossature (10) faisant saillie par rapport au sol
et permettant de le rendre solidaire d'une borne ou d'un portail. Le dispositif est
particulièrement adapté pour la protection contre des véhicules agresseurs (connus
sous le nom de véhicule bélier) mais il peut équiper tout type d'entrée d'accès à
divers lieux, même autre que des bornes ou des portails, tant qu'une structure de
l'entrée est fixée sur l'ossature (10) du bloc (1) mobile. Par exemple, le dispositif
peut équiper des portes d'entrée, des portes de garage (de divers types), mais également
d'autres structures que des entrées, comme par exemple des barrières entourant un
lieu protégé ou toute structure à protéger. Les blocs mobile (1) et fixe sont en matériaux
solides, tels que du béton ou du métal par exemple, ou peuvent comporter une structure
métallique sur laquelle est coulée du béton. Bien entendu, divers matériaux solides
peuvent être combinés dans l'un et/ou l'autre bloc, comme par exemple avec un bloc
(1) mobile en métal reposant sur un bloc (2) fixe en béton ou avec des blocs mixtes
comportant une combinaison de plusieurs matériaux, notamment avec au moins un matériau
facilitant le déplacement du bloc (1) mobile. L'ossature (10) est également en matériau
solide (ou combinaison de matériaux), comme par exemple en béton également ou en métal,
de façon à faciliter sa fixation sur des portails ou des bornes. Dans certains modes
de réalisation, le bloc (1) mobile est formé d'un seul tenant sous un portail et le
bloc (2) fixe est formé d'un seul tenant sous le bloc (1) mobile. L'ossature (10),
à chacune des extrémités du bloc (1) mobile, est reliée à un portail. Dans d'autres
modes de réalisation, le dispositif comporte une plaque solide (par exemple métallique)
reliant entre eux deux blocs (1) mobiles reposant sur au moins un bloc (2) fixe (par
exemple, un bloc fixe d'un seul tenant s'étendant sous les deux blocs mobiles ou un
bloc fixe sous chaque bloc mobile). Ainsi, l'invention permet divers modes de réalisation,
par exemple dans lesquels les blocs mobile et fixe et/ou la plaque sont acheminées
en différents éléments séparés, qui sont assemblés sur place (par exemple lors de
la pose du portail) et éventuellement coulés avec du béton de manière à les rigidifier,
les blocs pouvant être coulés sur place, par exemple sur une structure métallique
et/ou dans un moule. La présente description réfère à un bloc (1) mobile et un bloc
(2) fixe mais on comprendra que les détails donnés ici sont le plus souvent transposables
aux modes de réalisation comportant plusieurs blocs fixes et mobiles.
[0017] Le bloc (1) mobile est en contact avec le bloc (2) fixe par au moins une surface
(12) de contact agencée de telle sorte que, lors d'un impact sur la borne, le portail
ou le bloc (1) mobile, ce dernier absorbe l'impact en reculant et en s'élevant par
rapport au bloc (2) fixe, comme visible en comparant les exemples illustré sur les
figures 1 et 3 (correspondant respectivement à un dispositif avant et après l'impact).
Ce déplacement du bloc (1) mobile dans le sens de l'impact et en hauteur crée un fossé
(20) dans le sol et un muret (21) formé, au moins partiellement, par au moins une
partie de la surface (12) de contact entre le bloc (1) mobile et le bloc (2) fixe.
Par exemple, dans l'exemple des blocs fixe et mobile chacun en un seul tenant, le
bloc (1) mobile monte au moins partiellement au-dessus du bloc (2) fixe et forme avec
lui un muret (21). Dans l'exemple des deux blocs (1) mobiles reliés par une plaque
solide et disposés sur un bloc (2) fixe d'un seul tenant, les deux blocs (1) mobiles
montent au moins partiellement au-dessus du bloc (2) fixe et la plaque forme un muret
(21) avec le bloc (2) fixe. Dans ces modes de réalisation, l'espace dégagé dans le
sol par le bloc(s) mobile(s) et/ou la plaque forme un fossé (20) qui forme avec le
muret (21) un obstacle difficile à franchir. Ce mécanisme permet d'interdire le passage
du véhicule bélier car celui-ci se retrouve dans l'impossibilité de franchir l'obstacle
ainsi formé. Selon la puissance du choc et le type du véhicule bélier, ce dernier
peut même se voir immobilisé lors de son impact sur le dispositif. De plus, le déplacement
du bloc (1) mobile absorbe l'énergie du mouvement du véhicule agresseur et offre une
résistance mesurée lors de l'impact, ce qui permet notamment de préserver éventuellement
l'intégrité du conducteur du véhicule agresseur. La surface (12) entre le bloc (1)
mobile de contact peut être formée d'une ou plusieurs surfaces. Dans certains modes
de réalisation, comme représenté par exemple sur les figures 1 et 3, au moins une
partie de la surface (12) de contact est inclinée. Cette inclinaison permet au bloc
mobile de se déplacer dans le sens de l'impact et de monter par-dessus le bloc (2)
fixe, au moins partiellement. Dans d'autres modes de réalisation, au moins une partie
de la surface (12) de contact est courbe et d'autres modes de réalisation peuvent
être diverses combinaisons de surfaces, tant que leur agencement permet le déplacement
du bloc (1) mobile comme décrit précédemment. Dans certaines variantes de réalisation,
le bloc (2) fixe et/ou le bloc (1) mobile sont équipés de moyens de guidage facilitant
le déplacement du bloc (1) mobile par rapport au bloc (2) fixe lors de l'impact. Ces
moyens de guidage pourront consister en tout moyen connus, par exemple adaptés au
poids et dimensions des deux blocs pour en faciliter le déplacement, tels que des
rouleaux, des roulettes, des rails de guidage ou tout autre type de dispositif permettant
un recul et une élévation plus facile du bloc (1) mobile, avec moins de résistance.
Dans ces modes de réalisation, les moyens de guidage peuvent être agencés pour offrir
une résistance mesurée au déplacement du bloc (1) mobile, par exemple ajustée en fonction
de la puissance prévue des impacts (pour amortir de façon optimale l'impact et préserver
l'intégrité du chauffeur tout en garantissant l'interdiction de l'accès).
[0018] Comme représenté sur la figure 5; le bloc mobile (1) et le bloc fixe (2) peuvent
avoir diverses formes, notamment différentes que celles illustrées sur les figures
1 et 3. Les blocs (ou massifs) fixe et mobile peuvent avoir des formes différentes
tant qu'ils sont agencés pour se déplacer comme décrit précédemment en absorbant l'inertie
du mouvement du véhicule agresseur. Sur la figure 5, on voit que le bloc (2) fixe
forme une pente sur laquelle est disposé le bloc (1) mobile et que la surface (12)
de contact entre les 2 blocs comporte une portion courbe. L'invention pourra donc
prévoir diverses formes des blocs pour faciliter le déplacement du bloc (1) mobile.
Par exemple, dans le cas d'une borne disposée à un angle d'un lieu protégé, il peut
être intéressant de prévoir un bloc (1) mobile dont la forme lui permet d'absorber
un impact quelle que soit la direction de la poussée exercée. Par exemple, le bloc
(1) mobile et le bloc (2) fixe pourront comporter 3 pentes (formant la surface (12)
de contact entre les blocs) pour permettre une élévation du bloc (1) mobile lors d'un
impact selon 3 directions différentes. Dans un autre exemple également adapté pour
absorber un impact dans plusieurs directions, la surface de contact (12) entre les
blocs fixe et mobile pourra former une portion de cône ou de corolle (c'est-à-dire
ayant une section courbe en coupe horizontale et une section plane ou courbe en coupe
verticale), ouvert sur sa hauteur et par exemple sur un quart de sa circonférence,
de façon à ce l'impact puisse être absorbé quelle que soit sa direction dans les trois
quarts de la circonférence.
[0019] La figure 1 représente une vue en coupe d'un mode de réalisation du dispositif. Dans
cet exemple, un bloc (2) fixe est solidement ancré dans le sol, en étant au moins
partiellement enfoui dans le sol. Un bloc (1) mobile repose sur le bloc (2) fixe,
en étant partiellement enfoui dans le sol également. La surface (12) de contact entre
le bloc (1) mobile et le bloc (2) fixe est inclinée en direction du sens de la poussée
qui sera exercée lors de l'impact, de façon à ce que le bloc (12) mobile monte au
moins partiellement par-dessus le bloc (2) fixe. La figure 3 représente un mode de
réalisation du dispositif après choc. Le bloc mobile (1) a reculé et s'est élevé en
s'appuyant sur le bloc fixe (2), en laissant place à un fossé (20), par exemple d'une
hauteur équivalente au bloc (1) mobile. Ainsi, ce dernier surplombe le fossé (20)
de sa hauteur et forme un muret (21) avec le bloc (2) fixe.
[0020] Le bloc (1) mobile peut être rendu solidaire d'un portail, d'une borne fixe ou une
borne escamotable ou tout type de dispositif agencé pour fermer au moins partiellement
l'accès à un lieu. Ainsi, le dispositif pourra équiper ce type de dispositif pour
sécuriser l'entrée et empêcher l'effraction du lieu. Par exemple, comme particulièrement
visible sur la figure 2 représentant un mode de réalisation du dispositif équipant
un portail, une ossature (10) du bloc (1) mobile est reliée à une ossature métallique
réceptionnant un portail (par exemple en l'entourant au moins partiellement ou en
étant fixée dessus). L'ossature (10) du bloc (1) mobile comporte au moins une liaison
(3) du bloc (1) mobile à un portail. Cette liaison (3) est agencée pour absorber l'énergie
d'un impact sur le portail et la transmettre au bloc (1) mobile. Cette liaison (3)
pourra comporter au moins une plaque ou patte fixée sur l'armature du portail (par
exemple sur ou à proximité de gonds du portail), ou tout type de fixation permettant
d'absorber l'énergie d'un impact sur le portail et de la transmettre au bloc (1) mobile.
Cette liaison pourra également consister en des gonds du portail, dimensionnés de
façon à résister à un impact, notamment par un véhicule bélier. Cette liaison (3)
peut également comporter une pièce solidifiant l'armature du portail, de façon à éviter
que le portail ne se disloque, se déchire ou se rompe. Dans certaines variantes de
réalisation, cette liaison (3) pourra comporter des barres, tiges ou plaques montées
sur le bloc (1) mobile et agencées pour être mises en butée sur une partie du portail
et s'opposer à l'éloignement du portail par rapport au bloc (1) mobile, notamment
comme dans un exemple détaillé plus loin. De plus, le portail peut comporter au moins
un élément de rigidification (comme des croisillons ou des traverses par exemple)
rigidifiant le portail de façon à éviter que celui-ci ne se disloque, ne se déchire
ou ne se rompe lors d'un impact, notamment par un véhicule bélier. Ainsi, la force
de l'impact sera efficacement répercutée sur le bloc (1) mobile. Dans l'exemple représenté
sur la figure 2, et comme particulièrement visible sur la figure 4, le portail peut
comporter au moins une sécurité (4) permettant d'éviter l'ouverture du portail lors
de l'impact et de transmettre la poussée sur le(s) bloc(s) mobile(s). Le portail peut
comporter un seul ventail ou plusieurs ventaux de n'importe quel type (par exemple
coulissant ou pivotant) et la sécurité (4) permet de sécuriser le portail de façon
à ce que le dispositif selon l'invention subisse la poussée lors de l'impact au lieu
que le portail ne s'ouvre. On notera que cette sécurité (4) peut être utilisée en
combinaison avec un dispositif tel que décrit ici, mais elle peut également être utilisée
seule car elle forme déjà un dispositif de protection de portail (ou de porte ou autre).
Cette sécurité (4) peut également être utilisée avec en combinaison avec une liaison
solide, par exemple du type de la liaison (3), solidifiant la fixation du portail
ou de son armature. Cette sécurité (4) seule permet d'éviter que le portail ne cède
trop facilement à une poussée exercée sur au moins un ventail du portail. Ainsi, cette
sécurité tend à retarder l'effraction en obligeant l'agresseur à faire du bruit pour
forcer le portail. Cependant, combinée à l'invention, cette sécurité (4) solidarise
le portail ou la porte sur le dispositif selon l'invention qui empêche toute effraction.
La sécurité (4) est agencée, d'une part, pour offrir une mobilité normale du ventail
ou des ventaux du portail en fonctionnement normal (lors d'une ouverture normale du
portail, en l'absence de déformation, de choc, etc.) et, d'autre part, pour empêcher
l'ouverture du portail lorsque l'on tente de forcer l'ouverture du portail (si l'on
tente d'ouvrir les 2 ventaux à la fois ou si l'on tente d'ouvrir le mauvais ventail
ou si l'on pousse sur un ventail selon un sens qui ne correspond pas à son ouverture
normale ou si un choc déforme un ventail, etc.). L'exemple représenté sur la figure
4 montre une telle sécurité (4) agencée pour un portail à 2 ventaux pivotants. La
sécurité comporte 2 crochets qui sont agencés pour se faire face sans être ne prise
l'un avec l'autre en situation normale mais suffisamment proches l'un de l'autre pour
être mis en prise l'un avec l'autre lors d'une tentative d'ouverture anormale du portail.
Par exemple, sur la figure 4, le portail doit être ouvert en poussant d'abord le ventail
de droite, puis en poussant le ventail de gauche. Si l'on tente d'ouvrir les 2 ventaux
à la fois, la sécurité se verrouille grâce aux deux crochets qui se mettent en prise
l'un avec l'autre. De même, si l'on tente d'ouvrir d'abord le ventail de gauche, celui
entraîne le ventail de droite, grâce à un prolongement du ventail de gauche formant
une butée sur le ventail de droite ou, comme représenté sur la figure 4, grâce à la
sécurité formant une telle butée. Ainsi, la sécurité se met en prise par l'ouverture
du mauvais ventail. De même, les portails sont souvent équipés de serrures qui forment
une première sécurité. Si l'on tente d'ouvrir le bon ventail (celui de droite sur
la figure 4) mais que la serrure est verrouillé, ce ventail entraîne l'autre, ce qui
verrouille la sécurité (4) qui empêche l'ouverture du portail même si la poussée exercée
serait susceptible de faire céder la serrure. De plus, dans le cas de portails automatiques
comportant un mécanisme d'entraînement des deux ventaux pour leur ouverture, tel que
des vérins par exemple, un poussée exercé sur au moins un des ventaux (même le bon
ventail) tend à forcer sur le vérin, qui peut résister jusqu'à une certaine force.
Ainsi, les ventaux peuvent se déformer entre la partie où est exercée la poussée et
la partie sur laquelle est fixé le système automatique d'ouverture (le vérin dans
cet exemple). Ainsi, la déformation d'au moins un ventail met en prise les crochets
de la sécurité (4) qui empêche ainsi l'ouverture. En effet, dans ce cas, la force
exercée sur au moins un des 2 ventaux tend à ouvrir le portail en écartant les 2 ventaux
l'un de l'autre selon une direction anormale par rapport au pivotement normal des
2 ventaux pivotants (par exemple les 2 ventaux s'écartent l'un de l'autre sensiblement
en translation à cause de la déformation d'au moins un d'entre eux, approximativement
dans le plan vertical du portail lors d'un impact au centre du portail). Par le terme
crochet, on entend ici toute structure formant sensiblement une forme de crochet,
au moins en coupe, et il doit être évident que la fonction de crochet peut être assurée
par d'autres structures. D'une manière générale, la sécurité (4) comporte au moins
deux surfaces de butée (une sur chaque élément à verrouiller) agencées pour ne pas
coopérer ensemble en situation normale et pour être mises en contact lors d'un déplacement
anormal d'au moins un ventail, la mise en contact de ces surface de butée verrouillant
la sécurité pur empêcher cette ouverture anormale. Par exemple, toujours dans le cas
d'un portail à 2 ventaux pivotants, un ventail peut comporter une tige dont une extrémité
libre est plus large que le reste de la tige et l'autre ventail peut comporter une
plaque comprenant une encoche agencée pour recevoir la tige lorsque les ventaux sont
fermés et dont les dimensions sont inférieures à celle de l'extrémité libre (et élargie)
de la tige. Ainsi, au moins une partie de l'extrémité large de la tige et de la plaque
dans laquelle est réalisée l'encoche forment des surfaces de butée permettant de verrouiller
le portail. Cet exemple de réalisation de la sécurité, de même que l'exemple représenté
sur la figure 4, est agencé pour permettre l'ouverture du portail seulement selon
la séquence prévue (le ventail de droite, puis celui de gauche sur la figure 4) car
un pivotement simultané des 2 ventaux ou une translation d'au moins un des ventaux
provoque le verrouillage de la sécurité (par la mise en contact des butées formées
ici par la plaque autour de l'encoche et par l'extrémité large de la tige). Dans une
autre variante, une telle sécurité (4) peut comporter un seul crochet monté sur un
ventail et agencé pour s'accrocher, lorsque le portail est forcé, dans un logement
complémentaire disposé sur l'autre ventail, alors qu'il est sans contact avec ce logement
en situation normale. L'homme de métier comprendra également que, dans le cas d'un
portail à un seul ventail, le crochet ou le logement peut être disposé sur le ventail
ou sur une armature du portail (de façon à verrouiller ici le ventail sur l'armature)
mais la sécurité ne sera efficace que pour un portail comportant un mécanisme d'ouverture
automatique offrant une résistance suffisante à la poussée pour permettre une déformation
du ventail et le verrouillage de la sécurité (4). Dans le cas d'un portail à ouverture
coulissante, la sécurité pourra être réalisée comme décrit précédemment, mais tournée
de 90° par rapport au plan du portail, de telle sorte qu'elle laisse libre l'ouverture
du portail par coulissement (translation) mais empêche cette ouverture si le portail
est déformé par un choc et/ou subit une force orientée dans une direction anormale,
par exemple approximativement perpendiculaire au plan du portail. Dans ce cas, la
sécurité tend à offrir une résistance supplémentaire contre une poussée exercée de
telle sorte à déformer le portail coulissant et/ou à le faire céder dans une direction
anormale. Dans le cas d'un portail à un seul ventail équipé d'un dispositif à blocs
mobile et fixe, le ventail peut comporter au moins une sécurité (4) agencée pour offrir,
en situation normale, une mobilité du ventail par rapport à l'ossature (10) et pour
solidariser le ventail avec l'ossature (10) lors d'un impact sur le portail, sur l'ossature
(10) ou sur une partie du bloc (1) mobile. Dans ce cas d'une combinaison de la sécurité
(4) avec les blocs fixe et mobile, la translation du ventail (ou des ventaux dans
le cas d'un portail à plusieurs ventaux) peut résulter du fait que la poussée exercée
induit le déplacement du bloc (1) mobile. Dans le cas d'un portail à un seul ventail,
on pourra donc avoir, d'un côté du portail, une liaison (3) répercutant la poussée
sur le bloc (1) mobile, et de l'autre côté (là où le portail peut être ouvert), une
sécurité (4) verrouillant le portail sur l'ossature (10) du bloc mobile (et répercutant
aussi la poussée sur le bloc (1) mobile) lors d'une tentative d'ouverture anormale.
Dans le cas d'un portail à deux ventaux, les deux ventaux (pivotants ou coulissants)
sont reliés par au moins une sécurité (4) agencée pour offrir une mobilité distincte
des 2 ventaux en situation normale et pour solidariser (i.e., verrouiller, rendre
solidaires) ensemble les deux ventaux lors d'un impact sur au moins un des ventaux
ou sur l'ossature (10) ou sur le bloc (1) mobile. La sécurité (4) solidarise les deux
ventaux du portail (4), de manière à maintenir le portail fermé suite à l'impact.
Dans le cas d'un portail coulissant, celui-ci peut comporter deux poteaux reliés au(x)
bloc(s) mobile(s) (par exemple des poteaux de maçonnerie coulée à même le bloc mobile),
par exemple placés derrière le portail lorsque celui-ci est en position fermée (par
exemple avec une liaison (3) supplémentaire ou non). Ainsi, le portail transmet directement
l'énergie du mouvement du véhicule agresseur au bloc (1) mobile, qui en s'appuyant
sur le bloc (2) fixe, permet le recule et l'élévation de ce dernier de façon à créer
un fossé (20) et un muret (21) derrière celui-ci. Dans d'autres variantes, les ventaux
coulissants du portail sont reliés à l'ossature (10) du bloc (1) mobile par une liaison
(3) transmettant l'énergie du choc au bloc (1) mobile, comme dans le cas d'un portail
à ventaux coulissants (un ou plusieurs battants). Par exemple, dans le cas d'un portail
à deux ventaux coulissants, l'ossature (10) peut comporter, de chaque côté du portail,
une liaison (3) formant une butée destinée à être mise en contact avec une partie
des ventaux du portail en position fermée, cette butée étant agencée pour s'opposer
au coulissement des ventaux vers le centre, au-delà de la position fermée. Ainsi,
lors d'un impact, même si les ventaux tendent à sortir de leur encadrement, cette
liaison (3) peut les retenir et répercuter la force de l'impact sur le bloc (1) mobile.
[0021] Dans un autre exemple d'utilisation (non représenté), le dispositif peut équiper
une ou plusieurs borne(s) fixe(s) ou escamotable(s). L'ossature (10) du bloc (1) mobile
comporte alors une liaison (3) du bloc (1) mobile à au moins une borne, la liaison
(3) étant agencée pour absorber l'énergie d'un impact sur la borne et la transmettre
au bloc (1) mobile. Dans une variante de réalisation, au moins 2 bornes équipées du
dispositif peuvent être reliées entre elles par une sécurité ou une liaison (non représentée)
agencée pour solidariser les bornes, notamment pendant le recul et l'élévation de
leur(s) bloc(s) (1) mobile(s), de façon à répartir la poussée du véhicule sur le(s)
bloc(s) (1) mobile(s) et créer ainsi un cordon de sécurité qui déclenche la formation
du fossé (20) et du muret (21) lors d'un impact sur au moins une des bornes ou sur
cette sécurité ou liaison.
[0022] Dans certains modes de réalisation de l'invention, le bloc (1) mobile et le bloc
(2) fixe sont reliés électriquement par au moins un contact (5) agencé pour être interrompu
lors du déplacement du bloc (1) mobile par rapport au bloc (2) fixe et déclencher
une alarme (non représentée) reliée au dispositif. Par exemple, comme représenté sur
la figure 6, un câble d'alimentation (contact sec, par exemple) relié à une alarme
(non représentée) est solidaire d'une partie de chacun les deux blocs (en passant
au travers comme sur la figure ou en étant fixé dessus). Lorsque le bloc (1) mobile
se déplace sous l'impact, le contact est interrompu (débranché ou sectionné) est l'alarme
est déclenchée. On comprendra que le terme contact ne doit pas être interprété de
façon limitative et que le câble illustré n'est qu'un exemple. Le contact pourra être
de n'importe quel type, et pourra notamment être formé simplement par le contact entre
deux éléments conducteurs montés sur les blocs et reliés à une alarme.
[0023] A titre d'exemple non limitatif, le dispositif peut équiper un portail et avoir une
largeur d'environ 5 mètres pour un passage utile d'environ 4 mètres, pour une hauteur
de 2 mètres et, après impact et déplacement du (ou des) bloc(s) mobile(s), créer un
obstacle protection d'une hauteur d'environ 1,5 mètres.
[0024] Il doit être évident pour les personnes versées dans l'art que la présente invention
permet des modes de réalisation sous de nombreuses autres formes spécifiques sans
l'éloigner du domaine d'application de l'invention comme revendiqué. Par conséquent,
les présents modes de réalisation doivent être considérés à titre d'illustration,
mais peuvent être modifiés dans le domaine défini par la portée des revendications
jointes, et l'invention ne doit pas être limitée aux détails donnés ci-dessus.
1. Dispositif de protection contre l'effraction, notamment par un véhicule bélier, le
dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte au moins un bloc (2) fixe, ancré dans le sol, et au moins un bloc (1)
mobile comprenant une ossature (10) faisant saillie par rapport au sol et permettant
de le rendre solidaire d'une borne ou d'un portail, le bloc (1) mobile étant en contact
avec le bloc (2) fixe par au moins une surface (12) de contact agencée de telle sorte
que, lors d'un impact sur la borne, le portail ou le bloc (1) mobile, ce dernier absorbe
l'impact en reculant et en s'élevant par rapport au bloc (2) fixe, ce déplacement
du bloc (1) mobile créant un fossé (20) dans le sol et un muret (21) formé, au moins
partiellement, par au moins une partie de la surface (12) de contact entre le bloc
(1) mobile et le bloc (2) fixe.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie de la surface (12) de contact est inclinée.
3. Dispositif selon une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une plaque solide relie deux blocs (1) mobiles de telle sorte que, lors de l'impact,
elle forme le muret et crée le fossé lors du déplacement des blocs (1) mobiles par
rapport à au moins un bloc (2) fixe sur lequel ils sont disposés.
4. Dispositif selon une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le bloc (2) fixe et le bloc (1) mobile sont équipés de moyens de guidage facilitant
le déplacement du bloc (1) mobile par rapport au bloc (2) fixe lors de l'impact.
5. Dispositif selon une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le bloc (2) fixe et le bloc (1) mobile sont en béton.
6. Dispositif selon une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'ossature (10) du bloc (1) mobile est métallique.
7. Dispositif selon une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'ossature (10) du bloc (1) mobile comporte au moins une liaison (3) du bloc (1)
mobile à un portail, la liaison (3) étant agencée pour absorber l'énergie d'un impact
sur le portail et la transmettre au bloc (1) mobile.
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le portail comporte deux battants reliés par au moins une sécurité (4) agencée pour
offrir une mobilité distincte des 2 battants en situation normale et pour verrouiller
ensemble les deux battants lors d'un impact sur au moins un des battants.
9. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le portail comporte au moins un ventail comportant au moins une sécurité (4) agencée
pour offrir, en situation normale, une mobilité du ventail par rapport à l'ossature
(10) et pour solidariser le ventail avec l'ossature (10) lors d'un impact sur le portail.
10. Dispositif selon une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le bloc (1) mobile et le bloc (2) fixe sont reliés électriquement par au moins un
contact (5) agencé pour être interrompu lors du déplacement du bloc (1) mobile par
rapport au bloc (2) fixe et déclencher une alarme reliée au dispositif.