[0001] La présente invention se rapporte à une porte ou fenêtre comportant :
- un cadre dormant et au moins un ouvrant monté en coulissement dans ledit cadre dormant,
suivant un plan de coulissement, et destiné à se déplacer entre une position d'ouverture
et une position de fermeture dans ledit plan de coulissement,
- des moyens d'étanchéité interposés entre ledit cadre dormant et ledit au moins un
ouvrant, ou entre un premier et un deuxième ouvrants,
- ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant sur sa traverse inférieure
deux surfaces horizontales disposées respectivement de part et d'autre d'au moins
un rail de guidage sur lequel est guidé ledit au moins un ouvrant durant son déplacement
dans ledit plan de coulissement, et perpendiculaires au dit plan de coulissement dudit
au moins un ouvrant,
- ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant en outre sur sa traverse
inférieure deux surfaces parallèles au dit plan de coulissement, interceptant respectivement
lesdites deux surfaces horizontales pour former avec celles-ci deux surfaces en angle
droit de part et d'autre dudit rail de guidage,
[0002] L'art antérieur enseigne plusieurs châssis de ce type. On connaît par exemple un
châssis tel que représenté sur la figure 1 qui comporte un cadre dormant 101 et au
moins un ouvrant 102 coulissant sur un rail 120. La figure 1 représente la traverse
basse 122 de l'ouvrant montée sur le rail 120 et la traverse basse 123 du dormant
101. Les moyens d'étanchéité 104 interposés entre la traverse basse de l'ouvrant 102
et le dormant 101 comportent deux joints brosses 121 fixés respectivement aux deux
extrémités inférieures des deux ailes de la traverse basse 122 de l'ouvrant, en sorte
de prendre appui d'un côté et de l'autre du rail 120 comme représenté sur la figure
1. Chaque joint brosse 121 est sensiblement perpendiculaire à la surface d'appui sur
le rail, et peut comporter, comme représenté, un film plastique dans sa partie centrale,
disposé perpendiculairement à la surface d'appui sur le rail, afin d'accroître la
performance d'étanchéité à l'eau du joint brosse.
[0003] On connaît en outre une solution comme représenté sur la figure 2 qui comporte un
cadre dormant 201 et au moins un ouvrant 202 coulissant sur un rail 220. La figure
2 représente la traverse basse 222 de l'ouvrant 202 montée sur le rail 220 et la traverse
basse 223 du dormant 101. Les moyens d'étanchéité 204 interposés entre la traverse
basse 223 de l'ouvrant 102 et le dormant 101 comportent deux joints tubulaires 221
fixés respectivement aux deux extrémités inférieures des deux ailes de la traverse
basse 222 de l'ouvrant, en sorte de prendre appui d'un côté et de l'autre du rail
220 comme représenté sur la figure 2. Le joint d'étanchéité peut de manière alternative
adopter la forme d'un joint à lèvre (non représenté) dont la lèvre porte sur la surface
latérale du joint à l'instar du joint tubulaire. Le joint tubulaire ou à lèvre est
généralement réalisé dans une matière plastique souple de type TPE (Thermo Plastique
Elastomère) dont la surface extérieure qui est destinée à prendre appui sur le rail
est revêtue d'une bande rigide et glissante pour faciliter le glissement de l'ouvrant.
[0004] De tels châssis fonctionnent bien, mais peuvent présenter des insuffisances de performances
en matière d'étanchéité à l'air et à l'eau et également en matière d'isolation acoustique
au niveau du joint d'étanchéité.
[0005] On connaît en outre le document
WO 00/26494, qui s'écarte toutefois du domaine d'application défini plus haut, et se rapporte
à un système d'étanchéité pour châssis coulissant, basé sur la coopération de deux
éléments d'étanchéité, l'un monté sur l'ouvrant et l'autre sur la partie fixe du châssis,
en vue essentiellement de faciliter la fermeture de l'ouvrant. Le système d'étanchéité
selon ce document comprend un joint d'étanchéité comportant une double portée d'étanchéité
sur la partie fixe du châssis coulissant, composée de deux lèvres, une lèvre en forme
d'aile et une lèvre en forme de bulbe creux déformable, la lèvre en forme d'aile étant
destinée à appuyer sur une surface parallèle au plan de coulissement de l'ouvrant
et la lèvre en forme de bulbe étant destinée à appuyer, après déformation, sur une
surface qui forme un angle avec le plan de la face d'étanchéité de la lèvre en forme
d'aile. Ce document indique que la lèvre en forme de bulbe se déforme de telle sorte
qu'une zone de sa surface extérieure se conforme à la surface extérieure des profilés
du châssis fixe. La lèvre en forme de bulbe agit en deuxième barrière d'étanchéité
derrière la première barrière d'étanchéité constituée par la lèvre en forme d'aile
et en cas de défaillance de cette dernière. Le joint déformable selon ce document
fonctionne uniquement par déplacement transversal de l'ouvrant vers le dormant en
fin de coulissement, en vue d'adopter la position de fermeture de l'ouvrant sur le
dormant. Un tel fonctionnement nécessite un déplacement latéral ou transversal, soit
sensiblement perpendiculaire au plan de coulissement, de l'ouvrant vers le dormant,
provoquant la compression transversale du joint afin que l'étanchéité du châssis soit
assurée. Un tel mode de fonctionnement entraîne un frottement minimal du joint lors
du coulissement de l'ouvrant, l'étanchéité n'étant assurée qu'après déplacement latéral/transversal
de l'ouvrant en fin de coulissement vers la position de fermeture. On remarque que
le joint d'étanchéité à cet effet n'appuie pas, ou de façon minimaliste (pas de déformation
du joint), sur le dormant durant le coulissement. Une telle technologie, outre la
complexité qu'elle entraîne sur la cinématique de l'ouvrant, enseigne ainsi un joint
d'étanchéité présent sur un côté seulement du rail seulement minimisant également
l'efficacité de l'étanchéité.
[0006] La présente invention vise à pallier ces inconvénients et à apporter d'autres avantages.
Plus précisément, elle consiste en un châssis de porte ou fenêtre comportant :
- un cadre dormant et au moins un ouvrant monté en coulissement dans ledit cadre dormant,
suivant un plan de coulissement, et destiné à se déplacer entre une position d'ouverture
et une position de fermeture dans ledit plan de coulissement,
- des moyens d'étanchéité interposés entre ledit cadre dormant et ledit au moins un
ouvrant, ou entre un premier et un deuxième ouvrants,
- ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant sur sa traverse inférieure
deux surfaces horizontales disposées respectivement de part et d'autre d'au moins
un rail de guidage sur lequel est guidé ledit au moins un ouvrant durant son déplacement
dans ledit plan de coulissement, et perpendiculaires au dit plan de coulissement dudit
au moins un ouvrant,
- ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant en outre sur sa traverse
inférieure deux surfaces parallèles au dit plan de coulissement, interceptant respectivement
lesdites deux surfaces horizontales pour former avec celles-ci deux surfaces en angle
droit de part et d'autre dudit rail de guidage,
caractérisé en ce que
lesdits moyens d'étanchéité comportent :
- des premiers moyens d'appui sur lesdites deux surfaces de la traverse inférieure dudit
cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant, parallèles au plan de coulissement dudit
au moins un ouvrant,
- des deuxièmes moyens d'appui sur lesdites deux surfaces horizontales de la traverse
inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant, perpendiculaires au dit
plan de coulissement.
[0007] La solution consistant à doubler les moyens d'appui des moyens d'étanchéité sur deux
surfaces perpendiculaires de part et d'autre du rail, combiné à un ouvrant se déplaçant
simplement en translation dans un plan de coulissement entre ses positions d'ouverture
et de fermeture, permet d'accroître les performances d'isolation thermique et acoustique
des moyens d'étanchéité du châssis selon l'invention, tout en offrant plusieurs possibilités
fonctionnelles différentes comme cela sera expliqué plus loin, sans augmenter de manière
notable le coût du châssis.
[0008] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premiers et deuxièmes moyens d'appui
sont solidaires d'au moins une bande d'étanchéité fixée sur ledit cadre dormant ou
ledit au moins un ouvrant.
[0009] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premiers et deuxièmes moyens d'appui
comprennent respectivement des première et deuxième lèvres flexibles dont les racines
sont rattachées à ladite au moins une bande d'étanchéité.
[0010] Selon une caractéristique avantageuse, lesdites première et deuxième lèvres flexibles
s'étendent sensiblement suivant deux plans distincts sécants.
[0011] Selon une caractéristique avantageuse, lesdites première et deuxième lèvres flexibles
adoptent respectivement des formes courbes, et lesdits premiers moyens d'appui comprennent
une face extérieure convexe de ladite première lèvre, lesdits deuxièmes moyens d'appui
comprenant une face intérieure concave de ladite deuxième lèvre.
[0012] Selon une caractéristique avantageuse, la face extérieure convexe de ladite première
lèvre, et la face intérieure concave de la deuxième lèvre sont réalisées dans une
matière plastique dure en vue de faciliter un glissement longitudinal des lèvres sur
lesdites surfaces dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant respectivement
parallèle et perpendiculaire au plan de glissement.
[0013] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens d'étanchéité comportent des
deuxièmes moyens d'appui sur une surface verticale perpendiculaire au dit plan de
coulissement.
[0014] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit d'un exemple
de mode de réalisation d'un châssis selon l'invention, accompagnée des dessins annexés,
exemple donné à titre illustratif non limitatif.
La figure 1 représente une vue en coupe verticale d'un premier exemple d'un châssis
de l'art antérieur.
La figure 2 représente une vue en coupe verticale d'un deuxième exemple d'un châssis
de l'art antérieur.
La figure 3 représente une vue en coupe verticale d'un exemple de mode de réalisation
d'un châssis selon l'invention.
La figure 4 représente une vue en coupe horizontale du châssis selon l'exemple de
la figure 3.
La figure 5 représente un détail agrandi, suivant un schéma de principe général, de
l'exemple de la figure 3 ou 4.
[0015] Le châssis de porte ou fenêtre représenté sur les figures 3 et 4, et sur le détail
selon la figure 5, comprend :
- un cadre dormant 1 et par exemple deux ouvrants 2, 3 montés en coulissement dans le
cadre dormant 1, suivant deux plans de coulissement 9, 10 respectivement, et destinés
à se déplacer chacun entre une position d'ouverture et une position de fermeture dans
son plan de coulissement respectif,
- des moyens d'étanchéité 4 interposés entre le cadre dormant 1 et chacun des ouvrants
2, 3, et avantageusement interposés entre le premier 2 et le deuxième 3 ouvrants,
- le cadre dormant 1 comportant avantageusement sur sa traverse inférieure deux surfaces
horizontales 25, 26 disposées respectivement de part et d'autre de chacun des deux
rails 20 de guidage sur lequel sont respectivement guidés les premier 2 et deuxième
3 ouvrants durant leur déplacement dans leur plan de coulissement 9, 10 respectif,
les deux surfaces horizontales 25, 26 étant en outre perpendiculaires au plan de coulissement
9, 10 de chaque ouvrant considéré,
- le cadre dormant 1 comportant avantageusement en outre sur sa traverse inférieure
pour chacun des ouvrants 2, 3, deux surfaces 27, 28 parallèles au plan de coulissement
9, 10 considéré, interceptant respectivement les deux surfaces horizontales 25, 26
de part et d'autre de chacun des rails 20, pour former avec celles-ci deux surfaces
en angle droit de part et d'autre de chaque rail 20 de guidage,
- lesdits moyens d'étanchéité comportant comme plus particulièrement représenté sur
la figure 5 :
- des premiers 5 moyens d'appui sur les deux surfaces 27, 28 de la traverse inférieure
avantageusement du cadre dormant 1, parallèles au plan de coulissement 9, 10 des ouvrants,
- des deuxièmes 6 moyens d'appui sur les deux surfaces horizontales 25, 26 de la traverse
inférieure avantageusement du cadre dormant 1, perpendiculaires aux plans de coulissement
9, 10, ou sur deux surfaces verticales perpendiculaires aux plans de coulissement
9, 10 pour les moyens d'étanchéité interposés entre le premier 2 et le deuxième 3
ouvrants comme cela sera expliqué plus loin.
[0016] Par surfaces 27, 28 parallèles au plan de coulissement 9, 10 des ouvrants, on entend
des surfaces parallèles ou sensiblement parallèles, mais dans ce dernier cas, dont
une génératrice est strictement parallèle au plan de coulissement afin que l'appui
des premiers 5 moyens d'appui soit constant sur le déplacement de l'ouvrant.
[0017] Par surfaces horizontales 25, 26, on entend des surfaces horizontales ou sensiblement
horizontales, mais dans ce dernier cas, dont une génératrice est strictement horizontale,
soit parallèle au rail de guidage afin que l'appui des deuxièmes 6 moyens d'appui
soit constant sur le déplacement de l'ouvrant.
[0018] Par surfaces verticales 25, 26 perpendiculaires aux plans de coulissement 9, 10,
on entend des surfaces verticales ou sensiblement verticales, mais dans ce dernier
cas, dont une génératrice est strictement parallèle au montant de l'ouvrant ou du
dormant ; et par perpendiculaires aux plans de coulissement 9, 10, on entend perpendiculaires
ou sensiblement perpendiculaires, mais dans ce dernier cas, dont une génératrice est
strictement verticale ou strictement parallèle au montant de l'ouvrant, afin que l'appui
des deuxièmes 6 moyens d'appui soit constant sur la hauteur de l'ouvrant.
[0019] Le cadre dormant 1 peut être tout cadre dormant de type connu, et celui qui est représenté
sur la figure 3 est un cadre à rupture de pont thermique et comporte ainsi avantageusement
sur sa traverse inférieure 23 deux surfaces horizontales 25 et 26 disposées respectivement
de part et d'autre de chaque rail 20 sur lequel est guidé chaque ouvrant 2, 3 par
l'intermédiaire de chariots de roulement (non représentés). Le cadre dormant 1 comprend
ainsi en outre deux surfaces 27 et 28 parallèles aux plans de coulissement 9 et 10
interceptant respectivement les deux surfaces horizontales 25 et 26 de part et d'autre
d'un rail pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre
de chaque rail 20, respectivement, sur chacune desquelles des premiers 5 et deuxièmes
6 moyens d'appui des moyens d'étanchéité 4 entrent en contact. Il est à noter que
sur l'exemple représenté, les surfaces 26 et 28 sur les côtés des rails se faisant
face peuvent être supportées par un profilé isolant 42 rapporté entre les rails et
clipés entre les parties extérieure et intérieure 40, 41 de la traverse basse du cadre
dormant 1. Il est également à noter que sur l'exemple représenté, les surfaces 25
et 27 sont disposées sur les parties extérieure et intérieure 40, 41 de la traverse
basse du cadre dormant 1, solidaires l'une de l'autre via des barrettes isolantes
39 comme représenté sur la figure 3.
[0020] Le cadre 1 dormant comporte avantageusement sur chaque montant vertical du cadre
1, deux nervures 29 et 30 s'étendant dans des plans parallèles aux plans de coulissement,
destinées à pénétrer entre les parois du montant vertical 31 de chaque ouvrant 2,
3 correspondant, comme représenté sur la figure 4. Chaque nervure 29, 30 présente
une surface 32 parallèle au plan de coulissement 9, 10 et une surface verticale 33
perpendiculaire au plan de coulissement, formée par la surface d'extrémité de la nervure,
les surfaces 32 et 33 d'une nervure formant une surface à angle droit ou sensiblement
à angle droit pour l'appui respectif des premiers 5 et des deuxièmes 6 moyens d'appui
des moyens d'étanchéité, comme représenté sur la figure 4. Une des nervures 29 ou
30, la nervure 30 dans l'exemple représenté, peut être associée aux barrettes isolantes
du profilé à rupture de pont thermique constituant les montants verticaux du cadre
dormant 1. Ainsi, les surfaces d'appui des premiers 5 et des deuxièmes 6 moyens d'appui
des moyens d'étanchéité peuvent être métalliques ou plastiques.
[0021] Chaque ouvrant 2, 3 peut être de type connu et comporte avantageusement sur chaque
montant vertical central 34 une surface 35 parallèle au plan de coulissement 9, 10
et une surface verticale 36 perpendiculaire au plan de coulissement, les surfaces
34 et 35 d'un montant formant une surface à angle droit ou sensiblement à angle droit
pour l'appui respectif des premiers 5 et des deuxièmes 6 moyens d'appui des moyens
d'étanchéité, comme représenté sur la figure 4. Dans l'exemple représenté, le montant
vertical de l'ouvrant destiné à entrer en contact avec le montant vertical du dormant
est un montant métallique avec un profilé 37 isolant destiné à assure la rupture de
pont thermique en combinaison avec une chambre 38 dans laquelle pénètre le montant
vertical de l'ouvrant. Un profilé plus classique à rupture de pont thermique peut
être utilisé de manière alternative en combinaison avec un profilé dormant également
plus conventionnel.
[0022] Il est à noter que la surface 7 de la figure schématique 5, parallèle aux plans de
coulissement 9, 10, correspond aux surfaces 27, 28, 32, et 35 des figures 3 et 4.
II est également à noter que la surface 8 de la figure schématique 5, perpendiculaire
aux plans de coulissement 9, 10, correspond aux surfaces 25, 26, 33, et 36, verticales
ou horizontales, des figures 3 et 4.
[0023] Comme représenté sur la figure 5, les premiers 5 et deuxièmes 6 moyens d'appui sont
avantageusement solidaires d'une bande 11 d'étanchéité fixée sur le cadre dormant
1 ou l'ouvrant 2, 3 selon la zone entre le dormant et l'ouvrant ou entre les ouvrants
que l'on veut étancher.
[0024] La figure 5 représente donc la section transversale d'un joint d'étanchéité comportant
des premiers 5 moyens d'appui sur une surface parallèle au plan de coulissement 9,
10 des ouvrants, et des deuxièmes 6 moyens d'appui sur une surface 8 perpendiculaire
au plan de coulissement (9, 10). Selon la position, verticale ou horizontale, du joint
d'étanchéité sur le châssis, la surface 8 perpendiculaire au plan de coulissement
peut être verticale ou horizontale, respectivement. La bande d'étanchéité peut adopter
par exemple une forme de bande de section transversale plate ou en L comme représenté
sur la figure 5, aux extrémités de laquelle sont rattachés respectivement les premiers
5 et deuxièmes 6 moyens d'appui.
[0025] Les premiers 5 et deuxièmes 6 moyens d'appui comprennent avantageusement et respectivement
des première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles dont les racines sont rattachées à
la bande 11 d'étanchéité aux extrémités de la section transversale en I ou en L de
la bande 11, et adoptant de préférence une forme en aile pleine souple et légèrement
courbe comme plus particulièrement représenté sur la figure 5.
[0026] La bande 11 comporte des moyens 45 de fixation dans une rainure longitudinale du
cadre dormant ou de l'ouvrant 2, 3, comme représenté sur les figures 3 et 4 aux endroits
où le joint d'étanchéité formé par les lèvres 12 et 13 et la bande de liaison 11 est
placé. Ces moyens de fixation 45 peuvent être de type conventionnels, par exemple
dont la section transversale est en forme de T comme représenté sur la figure 5, apte
à être inséré dans une rainure en T de profilé.
[0027] Les première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles avantageusement en forme respective
d'aile pleine souple ainsi que la bande 11 de liaison et les moyens de fixation 45
peuvent par exemple être obtenus par extrusion d'une matière plastique de type TPE
pour former un profilé d'étanchéité souple par exemple de type monobloc.
[0028] Comme plus particulièrement représenté sur la figure 5, les première 12 et deuxième
13 lèvres flexibles s'étendent avantageusement et sensiblement suivant deux plans
distincts sécants, formant entre eux un angle sensiblement droit et correspondant
à l'angle droit formé par les surfaces perpendiculaires 7 et 8, décalé d'un angle
correspondant à l'angle d'incidence que forme une lèvre en forme d'aile pleine avec
la surface sur laquelle elle s'appuie.
[0029] De manière avantageuse, les première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles adoptent
ainsi respectivement des formes transversales courbes, et les premiers 5 moyens d'appui
comprennent une face extérieure convexe 14 de la première 12 lèvre, les deuxièmes
6 moyens d'appui comprenant une face intérieure concave 15 de ladite deuxième 13 lèvre,
comme représenté sur la figure 5. La face extérieure convexe 14 de la première 12
lèvre, et la face intérieure concave 15 de la deuxième 13 lèvre sont avantageusement
réalisées dans une matière plastique dure en vue de faciliter un glissement longitudinal
des lèvres sur les surfaces 7, 8 du cadre dormant 1 ou des ouvrants 2, 3 respectivement
parallèle et perpendiculaire au plan de glissement. Cette caractéristique de dureté
des surfaces du joint d'étanchéité, en contact avec les surfaces du cadre dormant
1 et des ouvrants 2, 3 est nécessaire lorsque le joint d'étanchéité 4 est destiné
à adopter une position longitudinale horizontale sur le châssis, par exemple comme
représenté sur la figure 3, et donc est destiné à glisser simultanément à l'ouvrant.
Lorsque le joint est destiné à être monté verticalement sur le châssis, par exemple
comme montré sur la figure 4, cette caractéristique de dureté des surfaces d'appui
du joint est seulement préférée car la zone de glissement du joint 4 sur le dormant
ou les ouvrants est réduite à une distance faible comprise entre les deux lèvres selon
un plan transversal, comme montré sur la figure 5.
[0030] La partie plus dure du joint 4 décrite ci-dessus peut être obtenue selon tout procédé
connu, par exemple par co-extrusion d'une matière plastique de type TPE comportant
des duretés différentes pour les surfaces d'appui du joint et pour le reste de la
structure du joint, ou encore par collage de bandes de dureté supérieure à celle du
corps de joint 4, rapportées sur les lèvres 12, 13 aux endroits appropriés comme décrit
plus haut. Les deux solutions de fabrication du joint 4, données ci-dessus en exemple,
permettent avantageusement d'obtenir un joint monobloc souple, après séchage le cas
échéant. Il est à noter qu'en cas de co-extrusion, les moyens de fixation peuvent
également posséder une rigidité plus grande que celle des lèvres le cas échéant.
[0031] Il sera constaté sur les figures 4 et 5 que les moyens d'étanchéité 4, constitués
par le joint d'étanchéité formé de la bande 11 de liaison, des deux lèvres 12 et 13,
et des moyens de fixation 45 comportent des deuxièmes 6 moyens d'appui sur une surface
8 verticale perpendiculaire aux plans de coulissement 9, 10 eux-mêmes parallèles entre
eux, la surface verticale 8 étant représentée par les surfaces 33, 36 dans l'exemple
de la figure 4. Il est à noter que les surfaces 33, 36 peuvent être planes ou légèrement
arrondies, l'important étant d'assurer une ligne de contact longitudinal de la lèvre
13 avec la surface du dormant ou de l'ouvrant. Cette ligne de contact peut devenir
une surface longitudinale selon la pression exercée sur la lèvre.
[0032] Il sera également constaté sur les figures 3 et 5 que les moyens d'étanchéité 4,
constitués par le joint d'étanchéité formé de la bande 11 de liaison, des deux lèvres
12 et 13, et des moyens de fixation 45, comportent des deuxièmes 6 moyens d'appui
sur une surface 8 horizontale perpendiculaire au plan de coulissement 9, 10, la surface
horizontale 8 étant représentée par les surfaces 25, 26 dans l'exemple de la figure
3. Il est à noter que les surfaces 25, 26 peuvent être planes ou légèrement arrondies,
l'important étant d'assurer une ligne de contact longitudinal de la lèvre 13 avec
la surface du dormant ou de l'ouvrant. Cette ligne de contact peut devenir une surface
longitudinale selon la pression exercée sur la lèvre.
[0033] Le joint 4 à deux lèvres tel que décrit ci-dessus peut être utilisé à plusieurs endroits
du châssis à coulissant comme indiqué dans la description ci-dessus, verticalement
ou horizontalement, et il sera avantageusement le même dans toutes ces utilisations,
ce qui permet une polyvalence d'usage de ce joint.
[0034] Le joint 4 à deux lèvres décrit ci-dessus permet de traiter deux modes de fonctionnement
différents :
- un premier mode sur les verticales, et dans ce cas la première lèvre 12 du joint travaille
en compression fixe, la deuxième lèvre 13 travaillant quant à elle en compression
variable ;
- un deuxième mode sur les horizontales, et dans ce cas les deux lèvres 12 et 13 du
joint 4 travaillent en compression fixe, tout en étant compatibles avec le déplacement
en translation de l'ouvrant.
[0035] On appelle compression fixe une compression donnée par la structure même du châssis
et indépendante du mouvement de translation des ouvrants : c'est par exemple le cas
lorsque la lèvre du joint se comprime d'une valeur fixe dépendant du jeu entre l'ouvrant
et la paroi considérée du dormant ou entre les deux ouvrants. Ce principe est donc
retrouvé sur les montants centraux des ouvrants 2, 3 avec la première lèvre 12, ou
sur la traverse basse du dormant avec les surfaces 25 et 26 et la deuxième lèvre 13,
ou encore avec la première lèvre 12 avec les surfaces 27 et 28 du dormant. Dans ces
configurations, la valeur de compression de la lèvre 12 ou 13 correspond à une valeur
fixe dépendant du jeu entre les ouvrants, ou entre la traverse basse de l'ouvrant
et la traverse basse du dormant.
[0036] On appelle compression variable une compression d'une valeur variable qui sera ajustée
en fonction du réglage de la valeur de pénétration de l'ouvrant dans le montant du
dormant, ou du réglage de la valeur de pénétration entre les ouvrants, et qui peut
temporairement dépendre de la pression exercée sur l'ouvrant, par exemple comme dans
le cas d'application verticale du joint 4 avec la lèvre 13 entre l'ouvrant et le dormant
ou entre les deux ouvrants (figure 4).
[0037] Une telle solution accroît les performances d'étanchéité à l'air, à l'eau, ainsi
que les performances d'affaiblissement acoustique. On notera, comme cela apparaît
bien sur la figure 5, qu'un volume d'air reste prisonnier entre les lèvres du joint
4, plus particulièrement entre les deux lignes/surfaces de contact du joint 4 définies
par les deux lèvres.
[0038] On remarquera que dans l'exemple d'application représenté, l'étanchéité entre deux
profilés, par exemple entre un montant vertical de l'ouvrant et un montant vertical
du dormant, ou entre les deux montants verticaux centraux des ouvrants, ou encore
entre les traverses basses d'un ouvrant et du dormant, est avantageusement réalisée
au moyen de deux joints 4 tels que décrits plus haut, s'étendant le long des montants
ou des traverses considérés.
1. Châssis de porte ou fenêtre comportant :
- un cadre dormant (1) et au moins un ouvrant (2, 3) monté en coulissement dans ledit
cadre dormant, suivant un plan de coulissement (9, 10), et destiné à se déplacer entre
une position d'ouverture et une position de fermeture dans ledit plan de coulissement,
- des moyens d'étanchéité (4) interposés entre ledit cadre dormant et ledit au moins
un ouvrant (2, 3), ou entre un premier (2) et un deuxième (3) ouvrants,
- ledit cadre dormant (1) ou ledit au moins un ouvrant comportant sur sa traverse
inférieure deux surfaces horizontales (25, 26) disposées respectivement de part et
d'autre d'au moins un rail (20) de guidage sur lequel est guidé ledit au moins un
ouvrant durant son déplacement dans ledit plan de coulissement, et perpendiculaires
au dit plan de coulissement (9, 10) dudit au moins un ouvrant,
- ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant en outre sur sa traverse
inférieure deux surfaces (27, 28) parallèles au dit plan de coulissement, interceptant
respectivement lesdites deux surfaces horizontales (25, 26) pour former avec celles-ci
deux surfaces en angle droit de part et d'autre dudit rail de guidage,
caractérisé en ce que
lesdits moyens d'étanchéité comportent:
- des premiers (5) moyens d'appui sur lesdites deux surfaces (27, 28) de la traverse
inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant (2, 3), parallèles au
plan de coulissement (9, 10) dudit au moins un ouvrant,
- des deuxièmes (6) moyens d'appui sur lesdites deux surfaces horizontales (25, 26)
de la traverse inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant (2, 3),
perpendiculaires au dit plan de coulissement (9, 10).
2. Châssis suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits premiers (5) et deuxièmes (6) moyens d'appui sont solidaires d'au moins une
bande (11) d'étanchéité fixée sur ledit cadre dormant (1) ou ledit au moins un ouvrant
(2, 3).
3. Châssis suivant la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits premiers (5) et deuxièmes (6) moyens d'appui comprennent respectivement des
première (12) et deuxième (13) lèvres flexibles dont les racines sont rattachées à
ladite au moins une bande (11) d'étanchéité.
4. Châssis suivant la revendication 3, caractérisé en ce que lesdites première (12) et deuxième (13) lèvres flexibles s'étendent sensiblement
suivant deux plans distincts sécants.
5. Châssis suivant la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que lesdites première (12) et deuxième (13) lèvres flexibles adoptent respectivement
des formes courbes, et en ce que lesdits premiers (5) moyens d'appui comprennent une face extérieure convexe (14)
de ladite première (12) lèvre, lesdits deuxièmes (6) moyens d'appui comprenant une
face intérieure concave (15) de ladite deuxième (13) lèvre.
6. Châssis suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la face extérieure convexe (14) de ladite première (12) lèvre, et la face intérieure
concave (15) de la deuxième (13) lèvre sont réalisées dans une matière plastique dure
en vue de faciliter un glissement longitudinal des lèvres sur lesdites surfaces (7,
8) dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant (2, 3) respectivement parallèle
et perpendiculaire au plan de glissement.
7. Châssis suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens d'étanchéité (4) comportent des deuxièmes (6) moyens d'appui sur une
surface (8) verticale perpendiculaire au dit plan de coulissement (9, 10).