(19)
(11) EP 1 965 012 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
03.09.2008  Bulletin  2008/36

(21) Numéro de dépôt: 08352004.9

(22) Date de dépôt:  22.02.2008
(51) Int. Cl.: 
E06B 3/46(2006.01)
E06B 7/23(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MT NL NO PL PT RO SE SI SK TR
Etats d'extension désignés:
AL BA MK RS

(30) Priorité: 23.02.2007 FR 0701297

(71) Demandeur: Norsk Hydro ASA
0240 Oslo (NO)

(72) Inventeurs:
  • Portes, Mathieu
    31100 Toulouse (FR)
  • Leroy, Jérôme
    31190 Labruyère Dorsa (FR)
  • Clauzet, Robert
    31120 Roquettes (FR)
  • Rebollar, Manuel
    31400 Toulouse (FR)

(74) Mandataire: Morelle, Guy Georges Alain 
Cabinet Morelle & Bardou S.C. 9 Avenue de l'Europe B.P. 72253
31522 Ramonville Cedex
31522 Ramonville Cedex (FR)

   


(54) Châssis de porte ou fenètre coulissante comportant des moyens d'étanchéité agissant sur des surfaces parallèle et perpendiculaire au plan de coulissement


(57) Châssis de porte ou fenêtre comportant :
- un cadre dormant (1) et au moins un ouvrant (2,3) monté en coulissement dans le cadre dormant (1) suivant un plan de coulissement (9,10), et destiné à se déplacer entre une position d'ouverture et une position de fermeture dans le plan de coulissement (9,10),
- des moyens d'étanchéité (4) interposés entre le cadre dormant (1) et l'ouvrant (2,3),
- le cadre dormant (1) comportant sur sa traverse inférieure deux surfaces horizontales (25,26) disposées respectivement de part et d'autre d'un rail (20) de guidage sur lequel est guidé l'ouvrant (2,3) durant son déplacement dans le plan de coulissement (9,10), et perpendiculaires au plan de coulissement (9,10) de l'ouvrant (2,3),
- le cadre dormant (1) comportant en outre sur sa traverse inférieure deux surfaces (27,28) parallèles au plan de coulissement (9,10), interceptant respectivement lesdites deux surfaces horizontales (25,26) pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre du rail (20) de guidage,
lesdits moyens d'étanchéité (4) comportant:
- des premiers (5) moyens d'appui sur lesdites deux surfaces (27,28) de la traverse inférieure du cadre dormant (1), parallèles au plan de coulissement (9,10) de l'ouvrant (2,3),
- des deuxièmes (6) moyens d'appui sur lesdites deux surfaces horizontales (25,26) de la traverse inférieure du cadre dormant (1), perpendiculaires au plan de coulissement (9,10).




Description


[0001] La présente invention se rapporte à une porte ou fenêtre comportant :
  • un cadre dormant et au moins un ouvrant monté en coulissement dans ledit cadre dormant, suivant un plan de coulissement, et destiné à se déplacer entre une position d'ouverture et une position de fermeture dans ledit plan de coulissement,
  • des moyens d'étanchéité interposés entre ledit cadre dormant et ledit au moins un ouvrant, ou entre un premier et un deuxième ouvrants,
  • ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant sur sa traverse inférieure deux surfaces horizontales disposées respectivement de part et d'autre d'au moins un rail de guidage sur lequel est guidé ledit au moins un ouvrant durant son déplacement dans ledit plan de coulissement, et perpendiculaires au dit plan de coulissement dudit au moins un ouvrant,
  • ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant en outre sur sa traverse inférieure deux surfaces parallèles au dit plan de coulissement, interceptant respectivement lesdites deux surfaces horizontales pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre dudit rail de guidage,


[0002] L'art antérieur enseigne plusieurs châssis de ce type. On connaît par exemple un châssis tel que représenté sur la figure 1 qui comporte un cadre dormant 101 et au moins un ouvrant 102 coulissant sur un rail 120. La figure 1 représente la traverse basse 122 de l'ouvrant montée sur le rail 120 et la traverse basse 123 du dormant 101. Les moyens d'étanchéité 104 interposés entre la traverse basse de l'ouvrant 102 et le dormant 101 comportent deux joints brosses 121 fixés respectivement aux deux extrémités inférieures des deux ailes de la traverse basse 122 de l'ouvrant, en sorte de prendre appui d'un côté et de l'autre du rail 120 comme représenté sur la figure 1. Chaque joint brosse 121 est sensiblement perpendiculaire à la surface d'appui sur le rail, et peut comporter, comme représenté, un film plastique dans sa partie centrale, disposé perpendiculairement à la surface d'appui sur le rail, afin d'accroître la performance d'étanchéité à l'eau du joint brosse.

[0003] On connaît en outre une solution comme représenté sur la figure 2 qui comporte un cadre dormant 201 et au moins un ouvrant 202 coulissant sur un rail 220. La figure 2 représente la traverse basse 222 de l'ouvrant 202 montée sur le rail 220 et la traverse basse 223 du dormant 101. Les moyens d'étanchéité 204 interposés entre la traverse basse 223 de l'ouvrant 102 et le dormant 101 comportent deux joints tubulaires 221 fixés respectivement aux deux extrémités inférieures des deux ailes de la traverse basse 222 de l'ouvrant, en sorte de prendre appui d'un côté et de l'autre du rail 220 comme représenté sur la figure 2. Le joint d'étanchéité peut de manière alternative adopter la forme d'un joint à lèvre (non représenté) dont la lèvre porte sur la surface latérale du joint à l'instar du joint tubulaire. Le joint tubulaire ou à lèvre est généralement réalisé dans une matière plastique souple de type TPE (Thermo Plastique Elastomère) dont la surface extérieure qui est destinée à prendre appui sur le rail est revêtue d'une bande rigide et glissante pour faciliter le glissement de l'ouvrant.

[0004] De tels châssis fonctionnent bien, mais peuvent présenter des insuffisances de performances en matière d'étanchéité à l'air et à l'eau et également en matière d'isolation acoustique au niveau du joint d'étanchéité.

[0005] On connaît en outre le document WO 00/26494, qui s'écarte toutefois du domaine d'application défini plus haut, et se rapporte à un système d'étanchéité pour châssis coulissant, basé sur la coopération de deux éléments d'étanchéité, l'un monté sur l'ouvrant et l'autre sur la partie fixe du châssis, en vue essentiellement de faciliter la fermeture de l'ouvrant. Le système d'étanchéité selon ce document comprend un joint d'étanchéité comportant une double portée d'étanchéité sur la partie fixe du châssis coulissant, composée de deux lèvres, une lèvre en forme d'aile et une lèvre en forme de bulbe creux déformable, la lèvre en forme d'aile étant destinée à appuyer sur une surface parallèle au plan de coulissement de l'ouvrant et la lèvre en forme de bulbe étant destinée à appuyer, après déformation, sur une surface qui forme un angle avec le plan de la face d'étanchéité de la lèvre en forme d'aile. Ce document indique que la lèvre en forme de bulbe se déforme de telle sorte qu'une zone de sa surface extérieure se conforme à la surface extérieure des profilés du châssis fixe. La lèvre en forme de bulbe agit en deuxième barrière d'étanchéité derrière la première barrière d'étanchéité constituée par la lèvre en forme d'aile et en cas de défaillance de cette dernière. Le joint déformable selon ce document fonctionne uniquement par déplacement transversal de l'ouvrant vers le dormant en fin de coulissement, en vue d'adopter la position de fermeture de l'ouvrant sur le dormant. Un tel fonctionnement nécessite un déplacement latéral ou transversal, soit sensiblement perpendiculaire au plan de coulissement, de l'ouvrant vers le dormant, provoquant la compression transversale du joint afin que l'étanchéité du châssis soit assurée. Un tel mode de fonctionnement entraîne un frottement minimal du joint lors du coulissement de l'ouvrant, l'étanchéité n'étant assurée qu'après déplacement latéral/transversal de l'ouvrant en fin de coulissement vers la position de fermeture. On remarque que le joint d'étanchéité à cet effet n'appuie pas, ou de façon minimaliste (pas de déformation du joint), sur le dormant durant le coulissement. Une telle technologie, outre la complexité qu'elle entraîne sur la cinématique de l'ouvrant, enseigne ainsi un joint d'étanchéité présent sur un côté seulement du rail seulement minimisant également l'efficacité de l'étanchéité.

[0006] La présente invention vise à pallier ces inconvénients et à apporter d'autres avantages. Plus précisément, elle consiste en un châssis de porte ou fenêtre comportant :
  • un cadre dormant et au moins un ouvrant monté en coulissement dans ledit cadre dormant, suivant un plan de coulissement, et destiné à se déplacer entre une position d'ouverture et une position de fermeture dans ledit plan de coulissement,
  • des moyens d'étanchéité interposés entre ledit cadre dormant et ledit au moins un ouvrant, ou entre un premier et un deuxième ouvrants,
  • ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant sur sa traverse inférieure deux surfaces horizontales disposées respectivement de part et d'autre d'au moins un rail de guidage sur lequel est guidé ledit au moins un ouvrant durant son déplacement dans ledit plan de coulissement, et perpendiculaires au dit plan de coulissement dudit au moins un ouvrant,
  • ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant en outre sur sa traverse inférieure deux surfaces parallèles au dit plan de coulissement, interceptant respectivement lesdites deux surfaces horizontales pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre dudit rail de guidage,
caractérisé en ce que
lesdits moyens d'étanchéité comportent :
  • des premiers moyens d'appui sur lesdites deux surfaces de la traverse inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant, parallèles au plan de coulissement dudit au moins un ouvrant,
  • des deuxièmes moyens d'appui sur lesdites deux surfaces horizontales de la traverse inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant, perpendiculaires au dit plan de coulissement.


[0007] La solution consistant à doubler les moyens d'appui des moyens d'étanchéité sur deux surfaces perpendiculaires de part et d'autre du rail, combiné à un ouvrant se déplaçant simplement en translation dans un plan de coulissement entre ses positions d'ouverture et de fermeture, permet d'accroître les performances d'isolation thermique et acoustique des moyens d'étanchéité du châssis selon l'invention, tout en offrant plusieurs possibilités fonctionnelles différentes comme cela sera expliqué plus loin, sans augmenter de manière notable le coût du châssis.

[0008] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premiers et deuxièmes moyens d'appui sont solidaires d'au moins une bande d'étanchéité fixée sur ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant.

[0009] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premiers et deuxièmes moyens d'appui comprennent respectivement des première et deuxième lèvres flexibles dont les racines sont rattachées à ladite au moins une bande d'étanchéité.

[0010] Selon une caractéristique avantageuse, lesdites première et deuxième lèvres flexibles s'étendent sensiblement suivant deux plans distincts sécants.

[0011] Selon une caractéristique avantageuse, lesdites première et deuxième lèvres flexibles adoptent respectivement des formes courbes, et lesdits premiers moyens d'appui comprennent une face extérieure convexe de ladite première lèvre, lesdits deuxièmes moyens d'appui comprenant une face intérieure concave de ladite deuxième lèvre.

[0012] Selon une caractéristique avantageuse, la face extérieure convexe de ladite première lèvre, et la face intérieure concave de la deuxième lèvre sont réalisées dans une matière plastique dure en vue de faciliter un glissement longitudinal des lèvres sur lesdites surfaces dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant respectivement parallèle et perpendiculaire au plan de glissement.

[0013] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens d'étanchéité comportent des deuxièmes moyens d'appui sur une surface verticale perpendiculaire au dit plan de coulissement.

[0014] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit d'un exemple de mode de réalisation d'un châssis selon l'invention, accompagnée des dessins annexés, exemple donné à titre illustratif non limitatif.

La figure 1 représente une vue en coupe verticale d'un premier exemple d'un châssis de l'art antérieur.

La figure 2 représente une vue en coupe verticale d'un deuxième exemple d'un châssis de l'art antérieur.

La figure 3 représente une vue en coupe verticale d'un exemple de mode de réalisation d'un châssis selon l'invention.

La figure 4 représente une vue en coupe horizontale du châssis selon l'exemple de la figure 3.

La figure 5 représente un détail agrandi, suivant un schéma de principe général, de l'exemple de la figure 3 ou 4.



[0015] Le châssis de porte ou fenêtre représenté sur les figures 3 et 4, et sur le détail selon la figure 5, comprend :
  • un cadre dormant 1 et par exemple deux ouvrants 2, 3 montés en coulissement dans le cadre dormant 1, suivant deux plans de coulissement 9, 10 respectivement, et destinés à se déplacer chacun entre une position d'ouverture et une position de fermeture dans son plan de coulissement respectif,
  • des moyens d'étanchéité 4 interposés entre le cadre dormant 1 et chacun des ouvrants 2, 3, et avantageusement interposés entre le premier 2 et le deuxième 3 ouvrants,
  • le cadre dormant 1 comportant avantageusement sur sa traverse inférieure deux surfaces horizontales 25, 26 disposées respectivement de part et d'autre de chacun des deux rails 20 de guidage sur lequel sont respectivement guidés les premier 2 et deuxième 3 ouvrants durant leur déplacement dans leur plan de coulissement 9, 10 respectif, les deux surfaces horizontales 25, 26 étant en outre perpendiculaires au plan de coulissement 9, 10 de chaque ouvrant considéré,
  • le cadre dormant 1 comportant avantageusement en outre sur sa traverse inférieure pour chacun des ouvrants 2, 3, deux surfaces 27, 28 parallèles au plan de coulissement 9, 10 considéré, interceptant respectivement les deux surfaces horizontales 25, 26 de part et d'autre de chacun des rails 20, pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre de chaque rail 20 de guidage,
  • lesdits moyens d'étanchéité comportant comme plus particulièrement représenté sur la figure 5 :
  • des premiers 5 moyens d'appui sur les deux surfaces 27, 28 de la traverse inférieure avantageusement du cadre dormant 1, parallèles au plan de coulissement 9, 10 des ouvrants,
  • des deuxièmes 6 moyens d'appui sur les deux surfaces horizontales 25, 26 de la traverse inférieure avantageusement du cadre dormant 1, perpendiculaires aux plans de coulissement 9, 10, ou sur deux surfaces verticales perpendiculaires aux plans de coulissement 9, 10 pour les moyens d'étanchéité interposés entre le premier 2 et le deuxième 3 ouvrants comme cela sera expliqué plus loin.


[0016] Par surfaces 27, 28 parallèles au plan de coulissement 9, 10 des ouvrants, on entend des surfaces parallèles ou sensiblement parallèles, mais dans ce dernier cas, dont une génératrice est strictement parallèle au plan de coulissement afin que l'appui des premiers 5 moyens d'appui soit constant sur le déplacement de l'ouvrant.

[0017] Par surfaces horizontales 25, 26, on entend des surfaces horizontales ou sensiblement horizontales, mais dans ce dernier cas, dont une génératrice est strictement horizontale, soit parallèle au rail de guidage afin que l'appui des deuxièmes 6 moyens d'appui soit constant sur le déplacement de l'ouvrant.

[0018] Par surfaces verticales 25, 26 perpendiculaires aux plans de coulissement 9, 10, on entend des surfaces verticales ou sensiblement verticales, mais dans ce dernier cas, dont une génératrice est strictement parallèle au montant de l'ouvrant ou du dormant ; et par perpendiculaires aux plans de coulissement 9, 10, on entend perpendiculaires ou sensiblement perpendiculaires, mais dans ce dernier cas, dont une génératrice est strictement verticale ou strictement parallèle au montant de l'ouvrant, afin que l'appui des deuxièmes 6 moyens d'appui soit constant sur la hauteur de l'ouvrant.

[0019] Le cadre dormant 1 peut être tout cadre dormant de type connu, et celui qui est représenté sur la figure 3 est un cadre à rupture de pont thermique et comporte ainsi avantageusement sur sa traverse inférieure 23 deux surfaces horizontales 25 et 26 disposées respectivement de part et d'autre de chaque rail 20 sur lequel est guidé chaque ouvrant 2, 3 par l'intermédiaire de chariots de roulement (non représentés). Le cadre dormant 1 comprend ainsi en outre deux surfaces 27 et 28 parallèles aux plans de coulissement 9 et 10 interceptant respectivement les deux surfaces horizontales 25 et 26 de part et d'autre d'un rail pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre de chaque rail 20, respectivement, sur chacune desquelles des premiers 5 et deuxièmes 6 moyens d'appui des moyens d'étanchéité 4 entrent en contact. Il est à noter que sur l'exemple représenté, les surfaces 26 et 28 sur les côtés des rails se faisant face peuvent être supportées par un profilé isolant 42 rapporté entre les rails et clipés entre les parties extérieure et intérieure 40, 41 de la traverse basse du cadre dormant 1. Il est également à noter que sur l'exemple représenté, les surfaces 25 et 27 sont disposées sur les parties extérieure et intérieure 40, 41 de la traverse basse du cadre dormant 1, solidaires l'une de l'autre via des barrettes isolantes 39 comme représenté sur la figure 3.

[0020] Le cadre 1 dormant comporte avantageusement sur chaque montant vertical du cadre 1, deux nervures 29 et 30 s'étendant dans des plans parallèles aux plans de coulissement, destinées à pénétrer entre les parois du montant vertical 31 de chaque ouvrant 2, 3 correspondant, comme représenté sur la figure 4. Chaque nervure 29, 30 présente une surface 32 parallèle au plan de coulissement 9, 10 et une surface verticale 33 perpendiculaire au plan de coulissement, formée par la surface d'extrémité de la nervure, les surfaces 32 et 33 d'une nervure formant une surface à angle droit ou sensiblement à angle droit pour l'appui respectif des premiers 5 et des deuxièmes 6 moyens d'appui des moyens d'étanchéité, comme représenté sur la figure 4. Une des nervures 29 ou 30, la nervure 30 dans l'exemple représenté, peut être associée aux barrettes isolantes du profilé à rupture de pont thermique constituant les montants verticaux du cadre dormant 1. Ainsi, les surfaces d'appui des premiers 5 et des deuxièmes 6 moyens d'appui des moyens d'étanchéité peuvent être métalliques ou plastiques.

[0021] Chaque ouvrant 2, 3 peut être de type connu et comporte avantageusement sur chaque montant vertical central 34 une surface 35 parallèle au plan de coulissement 9, 10 et une surface verticale 36 perpendiculaire au plan de coulissement, les surfaces 34 et 35 d'un montant formant une surface à angle droit ou sensiblement à angle droit pour l'appui respectif des premiers 5 et des deuxièmes 6 moyens d'appui des moyens d'étanchéité, comme représenté sur la figure 4. Dans l'exemple représenté, le montant vertical de l'ouvrant destiné à entrer en contact avec le montant vertical du dormant est un montant métallique avec un profilé 37 isolant destiné à assure la rupture de pont thermique en combinaison avec une chambre 38 dans laquelle pénètre le montant vertical de l'ouvrant. Un profilé plus classique à rupture de pont thermique peut être utilisé de manière alternative en combinaison avec un profilé dormant également plus conventionnel.

[0022] Il est à noter que la surface 7 de la figure schématique 5, parallèle aux plans de coulissement 9, 10, correspond aux surfaces 27, 28, 32, et 35 des figures 3 et 4. II est également à noter que la surface 8 de la figure schématique 5, perpendiculaire aux plans de coulissement 9, 10, correspond aux surfaces 25, 26, 33, et 36, verticales ou horizontales, des figures 3 et 4.

[0023] Comme représenté sur la figure 5, les premiers 5 et deuxièmes 6 moyens d'appui sont avantageusement solidaires d'une bande 11 d'étanchéité fixée sur le cadre dormant 1 ou l'ouvrant 2, 3 selon la zone entre le dormant et l'ouvrant ou entre les ouvrants que l'on veut étancher.

[0024] La figure 5 représente donc la section transversale d'un joint d'étanchéité comportant des premiers 5 moyens d'appui sur une surface parallèle au plan de coulissement 9, 10 des ouvrants, et des deuxièmes 6 moyens d'appui sur une surface 8 perpendiculaire au plan de coulissement (9, 10). Selon la position, verticale ou horizontale, du joint d'étanchéité sur le châssis, la surface 8 perpendiculaire au plan de coulissement peut être verticale ou horizontale, respectivement. La bande d'étanchéité peut adopter par exemple une forme de bande de section transversale plate ou en L comme représenté sur la figure 5, aux extrémités de laquelle sont rattachés respectivement les premiers 5 et deuxièmes 6 moyens d'appui.

[0025] Les premiers 5 et deuxièmes 6 moyens d'appui comprennent avantageusement et respectivement des première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles dont les racines sont rattachées à la bande 11 d'étanchéité aux extrémités de la section transversale en I ou en L de la bande 11, et adoptant de préférence une forme en aile pleine souple et légèrement courbe comme plus particulièrement représenté sur la figure 5.

[0026] La bande 11 comporte des moyens 45 de fixation dans une rainure longitudinale du cadre dormant ou de l'ouvrant 2, 3, comme représenté sur les figures 3 et 4 aux endroits où le joint d'étanchéité formé par les lèvres 12 et 13 et la bande de liaison 11 est placé. Ces moyens de fixation 45 peuvent être de type conventionnels, par exemple dont la section transversale est en forme de T comme représenté sur la figure 5, apte à être inséré dans une rainure en T de profilé.

[0027] Les première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles avantageusement en forme respective d'aile pleine souple ainsi que la bande 11 de liaison et les moyens de fixation 45 peuvent par exemple être obtenus par extrusion d'une matière plastique de type TPE pour former un profilé d'étanchéité souple par exemple de type monobloc.

[0028] Comme plus particulièrement représenté sur la figure 5, les première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles s'étendent avantageusement et sensiblement suivant deux plans distincts sécants, formant entre eux un angle sensiblement droit et correspondant à l'angle droit formé par les surfaces perpendiculaires 7 et 8, décalé d'un angle correspondant à l'angle d'incidence que forme une lèvre en forme d'aile pleine avec la surface sur laquelle elle s'appuie.

[0029] De manière avantageuse, les première 12 et deuxième 13 lèvres flexibles adoptent ainsi respectivement des formes transversales courbes, et les premiers 5 moyens d'appui comprennent une face extérieure convexe 14 de la première 12 lèvre, les deuxièmes 6 moyens d'appui comprenant une face intérieure concave 15 de ladite deuxième 13 lèvre, comme représenté sur la figure 5. La face extérieure convexe 14 de la première 12 lèvre, et la face intérieure concave 15 de la deuxième 13 lèvre sont avantageusement réalisées dans une matière plastique dure en vue de faciliter un glissement longitudinal des lèvres sur les surfaces 7, 8 du cadre dormant 1 ou des ouvrants 2, 3 respectivement parallèle et perpendiculaire au plan de glissement. Cette caractéristique de dureté des surfaces du joint d'étanchéité, en contact avec les surfaces du cadre dormant 1 et des ouvrants 2, 3 est nécessaire lorsque le joint d'étanchéité 4 est destiné à adopter une position longitudinale horizontale sur le châssis, par exemple comme représenté sur la figure 3, et donc est destiné à glisser simultanément à l'ouvrant. Lorsque le joint est destiné à être monté verticalement sur le châssis, par exemple comme montré sur la figure 4, cette caractéristique de dureté des surfaces d'appui du joint est seulement préférée car la zone de glissement du joint 4 sur le dormant ou les ouvrants est réduite à une distance faible comprise entre les deux lèvres selon un plan transversal, comme montré sur la figure 5.

[0030] La partie plus dure du joint 4 décrite ci-dessus peut être obtenue selon tout procédé connu, par exemple par co-extrusion d'une matière plastique de type TPE comportant des duretés différentes pour les surfaces d'appui du joint et pour le reste de la structure du joint, ou encore par collage de bandes de dureté supérieure à celle du corps de joint 4, rapportées sur les lèvres 12, 13 aux endroits appropriés comme décrit plus haut. Les deux solutions de fabrication du joint 4, données ci-dessus en exemple, permettent avantageusement d'obtenir un joint monobloc souple, après séchage le cas échéant. Il est à noter qu'en cas de co-extrusion, les moyens de fixation peuvent également posséder une rigidité plus grande que celle des lèvres le cas échéant.

[0031] Il sera constaté sur les figures 4 et 5 que les moyens d'étanchéité 4, constitués par le joint d'étanchéité formé de la bande 11 de liaison, des deux lèvres 12 et 13, et des moyens de fixation 45 comportent des deuxièmes 6 moyens d'appui sur une surface 8 verticale perpendiculaire aux plans de coulissement 9, 10 eux-mêmes parallèles entre eux, la surface verticale 8 étant représentée par les surfaces 33, 36 dans l'exemple de la figure 4. Il est à noter que les surfaces 33, 36 peuvent être planes ou légèrement arrondies, l'important étant d'assurer une ligne de contact longitudinal de la lèvre 13 avec la surface du dormant ou de l'ouvrant. Cette ligne de contact peut devenir une surface longitudinale selon la pression exercée sur la lèvre.

[0032] Il sera également constaté sur les figures 3 et 5 que les moyens d'étanchéité 4, constitués par le joint d'étanchéité formé de la bande 11 de liaison, des deux lèvres 12 et 13, et des moyens de fixation 45, comportent des deuxièmes 6 moyens d'appui sur une surface 8 horizontale perpendiculaire au plan de coulissement 9, 10, la surface horizontale 8 étant représentée par les surfaces 25, 26 dans l'exemple de la figure 3. Il est à noter que les surfaces 25, 26 peuvent être planes ou légèrement arrondies, l'important étant d'assurer une ligne de contact longitudinal de la lèvre 13 avec la surface du dormant ou de l'ouvrant. Cette ligne de contact peut devenir une surface longitudinale selon la pression exercée sur la lèvre.

[0033] Le joint 4 à deux lèvres tel que décrit ci-dessus peut être utilisé à plusieurs endroits du châssis à coulissant comme indiqué dans la description ci-dessus, verticalement ou horizontalement, et il sera avantageusement le même dans toutes ces utilisations, ce qui permet une polyvalence d'usage de ce joint.

[0034] Le joint 4 à deux lèvres décrit ci-dessus permet de traiter deux modes de fonctionnement différents :
  • un premier mode sur les verticales, et dans ce cas la première lèvre 12 du joint travaille en compression fixe, la deuxième lèvre 13 travaillant quant à elle en compression variable ;
  • un deuxième mode sur les horizontales, et dans ce cas les deux lèvres 12 et 13 du joint 4 travaillent en compression fixe, tout en étant compatibles avec le déplacement en translation de l'ouvrant.


[0035] On appelle compression fixe une compression donnée par la structure même du châssis et indépendante du mouvement de translation des ouvrants : c'est par exemple le cas lorsque la lèvre du joint se comprime d'une valeur fixe dépendant du jeu entre l'ouvrant et la paroi considérée du dormant ou entre les deux ouvrants. Ce principe est donc retrouvé sur les montants centraux des ouvrants 2, 3 avec la première lèvre 12, ou sur la traverse basse du dormant avec les surfaces 25 et 26 et la deuxième lèvre 13, ou encore avec la première lèvre 12 avec les surfaces 27 et 28 du dormant. Dans ces configurations, la valeur de compression de la lèvre 12 ou 13 correspond à une valeur fixe dépendant du jeu entre les ouvrants, ou entre la traverse basse de l'ouvrant et la traverse basse du dormant.

[0036] On appelle compression variable une compression d'une valeur variable qui sera ajustée en fonction du réglage de la valeur de pénétration de l'ouvrant dans le montant du dormant, ou du réglage de la valeur de pénétration entre les ouvrants, et qui peut temporairement dépendre de la pression exercée sur l'ouvrant, par exemple comme dans le cas d'application verticale du joint 4 avec la lèvre 13 entre l'ouvrant et le dormant ou entre les deux ouvrants (figure 4).

[0037] Une telle solution accroît les performances d'étanchéité à l'air, à l'eau, ainsi que les performances d'affaiblissement acoustique. On notera, comme cela apparaît bien sur la figure 5, qu'un volume d'air reste prisonnier entre les lèvres du joint 4, plus particulièrement entre les deux lignes/surfaces de contact du joint 4 définies par les deux lèvres.

[0038] On remarquera que dans l'exemple d'application représenté, l'étanchéité entre deux profilés, par exemple entre un montant vertical de l'ouvrant et un montant vertical du dormant, ou entre les deux montants verticaux centraux des ouvrants, ou encore entre les traverses basses d'un ouvrant et du dormant, est avantageusement réalisée au moyen de deux joints 4 tels que décrits plus haut, s'étendant le long des montants ou des traverses considérés.


Revendications

1. Châssis de porte ou fenêtre comportant :

- un cadre dormant (1) et au moins un ouvrant (2, 3) monté en coulissement dans ledit cadre dormant, suivant un plan de coulissement (9, 10), et destiné à se déplacer entre une position d'ouverture et une position de fermeture dans ledit plan de coulissement,

- des moyens d'étanchéité (4) interposés entre ledit cadre dormant et ledit au moins un ouvrant (2, 3), ou entre un premier (2) et un deuxième (3) ouvrants,

- ledit cadre dormant (1) ou ledit au moins un ouvrant comportant sur sa traverse inférieure deux surfaces horizontales (25, 26) disposées respectivement de part et d'autre d'au moins un rail (20) de guidage sur lequel est guidé ledit au moins un ouvrant durant son déplacement dans ledit plan de coulissement, et perpendiculaires au dit plan de coulissement (9, 10) dudit au moins un ouvrant,

- ledit cadre dormant ou ledit au moins un ouvrant comportant en outre sur sa traverse inférieure deux surfaces (27, 28) parallèles au dit plan de coulissement, interceptant respectivement lesdites deux surfaces horizontales (25, 26) pour former avec celles-ci deux surfaces en angle droit de part et d'autre dudit rail de guidage,

caractérisé en ce que
lesdits moyens d'étanchéité comportent:

- des premiers (5) moyens d'appui sur lesdites deux surfaces (27, 28) de la traverse inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant (2, 3), parallèles au plan de coulissement (9, 10) dudit au moins un ouvrant,

- des deuxièmes (6) moyens d'appui sur lesdites deux surfaces horizontales (25, 26) de la traverse inférieure dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant (2, 3), perpendiculaires au dit plan de coulissement (9, 10).


 
2. Châssis suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits premiers (5) et deuxièmes (6) moyens d'appui sont solidaires d'au moins une bande (11) d'étanchéité fixée sur ledit cadre dormant (1) ou ledit au moins un ouvrant (2, 3).
 
3. Châssis suivant la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits premiers (5) et deuxièmes (6) moyens d'appui comprennent respectivement des première (12) et deuxième (13) lèvres flexibles dont les racines sont rattachées à ladite au moins une bande (11) d'étanchéité.
 
4. Châssis suivant la revendication 3, caractérisé en ce que lesdites première (12) et deuxième (13) lèvres flexibles s'étendent sensiblement suivant deux plans distincts sécants.
 
5. Châssis suivant la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que lesdites première (12) et deuxième (13) lèvres flexibles adoptent respectivement des formes courbes, et en ce que lesdits premiers (5) moyens d'appui comprennent une face extérieure convexe (14) de ladite première (12) lèvre, lesdits deuxièmes (6) moyens d'appui comprenant une face intérieure concave (15) de ladite deuxième (13) lèvre.
 
6. Châssis suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la face extérieure convexe (14) de ladite première (12) lèvre, et la face intérieure concave (15) de la deuxième (13) lèvre sont réalisées dans une matière plastique dure en vue de faciliter un glissement longitudinal des lèvres sur lesdites surfaces (7, 8) dudit cadre dormant ou dudit au moins un ouvrant (2, 3) respectivement parallèle et perpendiculaire au plan de glissement.
 
7. Châssis suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens d'étanchéité (4) comportent des deuxièmes (6) moyens d'appui sur une surface (8) verticale perpendiculaire au dit plan de coulissement (9, 10).
 




Dessins













Rapport de recherche










Références citées

RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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