[0001] La présente invention concerne un appareil de coiffure ou de mise en forme des cheveux
comportant une poignée reliée à une partie de support et une partie chauffante entre
lesquelles peut être insérée une mèche de cheveux, plus particulièrement un appareil
comportant un dispositif prévu pour exercer une pression sur la mèche de cheveux à
traiter.
[0002] La plupart des appareils de mise en forme des cheveux, tels par exemple les lisseurs,
les fers à friser, à gaufrer, comportent une poignée supportant deux éléments mécaniques
dont au moins un est chauffé, l'autre étant prévu pour amener les cheveux en contact
avec le premier, notamment en passant d'une position d'ouverture permettant l'insertion
des cheveux à une position de fermeture pour leur mise en contact avec la partie chauffante.
Le passage de la position d'ouverture à celle de fermeture se fait manuellement en
pressant un levier d'ouverture d'une languette de pression des cheveux ou en pressant
deux bras articulés de l'appareil l'un vers l'autre pour amener la partie chauffante
au contact des cheveux. Le problème posé par ces appareils est qu'ils demandent à
l'utilisatrice d'exercer un effort pour passer de l'état ouvert à l'état fermé de
l'appareil ou vice versa afin de mettre en contact les cheveux avec les moyens de
mise en forme, l'effort étant d'autant plus important lorsqu'il doit être exercé en
continu pour maintenir l'appareil fermé pendant toute la durée du traitement.
[0003] Une solution a été proposée dans le document
JP2005-087629 qui décrit un fer à lisser comportant deux bras articulés, prévus pour passer de
l'état ouvert à l'état fermé et vice versa, chaque bras comprenant un élément chauffant
électrique monté en contact thermique avec une plaque de lissage. L'appareil comprend
par ailleurs deux verrous magnétiques composés chacun d'un aimant et d'une pièce métallique
attirée par l'aimant en vis-à-vis pour maintenir l'appareil en position fermée après
l'introduction d'une mèche de cheveux entre les plaques de lissage. Un dispositif
de déverrouillage est prévu par ailleurs pour écarter les plaques en fin de traitement
et pouvoir introduire une nouvelle mèche à traiter. Le problème rencontré avec cet
appareil est que, de par le pivotement de ses bras autour d'un axe de rotation éloigné
de la partie de traitement, il n'assure pas une pression de contact uniforme sur les
cheveux. De surcroît, son ouverture nécessite un dispositif d'ouverture supplémentaire,
ce qui complique la construction de l'appareil et rend sa manipulation moins aisée.
[0004] Les documents
US4479047 et
FR2600509 décrivent des appareils de mise en forme des cheveux introduits entre une partie
chauffante et une partie d'appui, l'appareil étant fermé au repos. Toutefois, ces
appareils font appel à des dispositifs de commande de leur ouverture qui sont non
seulement complexes, mais qui impliquent une manipulation supplémentaire du dispositif
de commande. Plus particulièrement dans l'appareil du document
FR2600509, il faut préalablement déplacer en coulissement longitudinal une bague montée à ressort
afin de pouvoir libérer les branches pivotantes transversalement pour ouvrir un interstice
d'introduction des cheveux entre les parties de traitement.
[0005] Le document
US6191387 décrit, quant à lui, un lisseur muni de deux patins chauffants fixés à l'extrémité
de deux branches de poignée montées à ressorts, l'appareil étant ouvert en position
de repos. Cet appareil assure, certes une introduction rapide des cheveux entre les
patins chauffants, mais il doit être amené et maintenu fermé par la personne l'utilisant
durant toute l'opération de lissage, ce qui a comme inconvénient l'inconfort en utilisation
et l'application d'une pression non constante et non uniforme sur les cheveux à traiter.
[0006] Le but de la présente invention est de remédier aux inconvénients précités et de
proposer un appareil de coiffure apte à réaliser une bonne mise en forme des cheveux,
uniforme et durable, tout en étant d'une utilisation rapide et aisée en fonctionnement.
[0007] Un autre but de l'invention est un appareil de coiffure efficace tout en étant apte
à réduire le temps de traitement des cheveux.
[0008] Un autre but de l'invention est de proposer un appareil de coiffure d'encombrement
réduit, apte à s'adapter à l'épaisseur de la mèche à traiter, tout en étant fiable
en fonctionnement et facile à manipuler.
[0009] Un autre but de l'invention est un appareil de coiffure qui soit efficace, de structure
simplifiée, compact et pouvant être industrialisé pour un faible coût.
[0010] Ces buts sont atteints avec un appareil de coiffure comportant au moins une partie
chauffante venant au contact des cheveux moyennant une partie d'appui en vis-à-vis,
au moins l'une des parties étant montée flottante en utilisant des moyens de suspension,
du fait que les parties sont maintenues ensemble dans un cadre fixe en étant poussées
l'une vers l'autre au repos et que l'appareil comporte des moyens d'introduction automatique
des cheveux entre la partie chauffante et la partie d'appui.
[0011] Un tel appareil de coiffure permet déjà de traiter par la chaleur les cheveux présents
entre une partie chauffante et une partie d'appui (ces parties formant les moyens
de mise en forme des cheveux), la partie d'appui les amenant au contact de la partie
chauffante pour obtenir ainsi leur mise en forme. Chaque partie, chauffante et d'appui
est montée sur l'un des bras ou mâchoire du boîtier de l'appareil, l'appareil comportant
généralement deux bras, ou, dans une variante, il peut comporter plusieurs parties
chauffantes coopérant avec une partie d'appui, par exemple du type pince à trois bras.
Au moins la partie chauffante ou la partie d'appui sont montées flottantes par rapport
au bras respectif ou mâchoire du boîtier de l'appareil afin de pouvoir s'écarter plus
au moins l'une de l'autre et s'adapter à différentes épaisseurs de mèche de cheveux
et/ou à des variations d'épaisseur d'une mèche, et ceci sur toute la longueur utile
des parties de traitement. Par montage flottant d'une partie par rapport à son bras
de boîtier ou par rapport à une partie de traitement en vis-à-vis, on comprend un
montage avec jeu et possibilité de déplacement, sous la poussée de moyens de rappel
(par exemple élastiques, magnétiques, etc.) lorsque la partie est soumise à un effort,
selon une direction opposée à celle sur laquelle est exercé l'effort. En l'occurrence,
l'effort étant exercé par la mèche de cheveux, les parties de traitement vont se déplacer
en s'écartant pour compenser l'épaisseur de la mèche introduite. Un tel montage flottant
laisse un ou plusieurs degrés de liberté à la partie d'appui, à la partie chauffante
ou aux deux, lorsque les deux sont flottantes.
[0012] Selon l'invention, les parties chauffante et d'appui sont maintenues ensemble dans
un cadre fixe en position fermée au repos, l'appareil comportant des moyens d'introduction
automatique des cheveux entre ces parties de traitement. La partie montée flottante
est poussée par la force des moyens de suspension en direction de la partie en vis-à-vis,
les parties en vis-à-vis étant montées de manière à ce qu'elles se touchent au niveau
de leurs surfaces de contact avec les cheveux, voire en présentant un faible jeu (d'environ
1 mm) au niveau de ces surfaces de contact avec les cheveux, même en l'absence des
cheveux. Par moyens d'introduction automatique des cheveux entre les parties de traitement
on comprend une gorge évasée à l'extrémité avant des parties de traitement par laquelle
l'on peut introduire une mèche de cheveux en la guidant avec une main de manière à
ce que l'épaisseur de la mèche écarte les parties de traitement se faisant face.
[0013] Ainsi, l'utilisatrice insère facilement les cheveux à l'intérieur de l'appareil,
en les dirigeant à l'aide des moyens d'introduction automatique entre les parties
de traitement, l'une des parties de traitement ou les deux s'écartant alors pour laisser
pénétrer la mèche de cheveux, tout en la maintenant en contact avec la partie de traitement
en vis-à-vis. L'introduction des cheveux dans l'appareil se fait donc naturellement,
les parties de traitement s'écartent en s'adaptant à l'épaisseur de la mèche et le
traitement s'effectue sans que l'utilisatrice ait à exercer le moindre effort de pression
sur les parties de traitement ou leurs supports, celle-ci n'ayant qu'à faire glisser
naturellement l'appareil le long de la mèche saisie, à partir de la racine et vers
la pointe des cheveux.
[0014] Un tel appareil est d'une utilisation facile et intuitive, il permet donc d'effectuer
un traitement sans effort, avec plus de liberté pour la personne l'utilisant, celle-ci
n'étant plus obligée à appuyer pour maintenir une pression sur les cheveux, et, en
même temps, il est capable d'absorber la variabilité d'épaisseur de la mèche de cheveux
introduite à l'intérieur des moyens de mise en forme flottants et de transmettre donc
intégralement les calories à la mèche de cheveux à traiter, sans tenir compte de son
épaisseur variable. Un tel appareil exerce donc une pression continue et constante
sur une mèche de cheveux, indépendamment de la personne l'utilisant. Le résultat est
une mise en forme des cheveux plus rapide (il n'y a pas besoin de revenir sur les
parties non traitées correctement lors du premier passage), d'aspect uniforme et durable
dans le temps.
[0015] De préférence, ledit cadre comporte au moins deux bras sensiblement parallèles reliés
ensemble à l'une de leurs extrémités, la partie chauffante et/ou celle d'appui étant
montées flottantes en translation dans une direction transversale à celle de l'axe
longitudinal du cadre.
[0016] Une telle configuration de cadre en forme de U permet déjà une introduction aisée
des cheveux avec la partie ouverte du U, tout en supportant les parties de mise en
forme chacune sur l'une des branches parallèles du U, en étant reliées ensemble à
leur base, le tout dans un encombrement réduit et pour un cadre présentant une bonne
rigidité. Ce cadre peut supporter également le boîtier qui vient l'habiller extérieurement
ou il peut constituer en même temps le boîtier de l'appareil. Dans une autre variante,
ce cadre peut présenter plusieurs bras parallèles, par exemple trois ou quatre, afin
de constituer ainsi plusieurs surfaces chauffantes ou d'appui, pouvant par exemple
être destiné au traitement simultané de plusieurs mèches.
[0017] On pourrait, certes, réaliser un montage flottant de la partie chauffante et/ou d'appui
en les liant avec au moins une articulation de type pivot ou de type rotule à son
support, ce qui lui permet un mouvement de rotation selon un ou plusieurs axes du
cadre. On préfère toutefois les relier avec une articulation de type glissière lui
autorisant une translation perpendiculairement à l'axe longitudinal du boîtier lui
permettant de mieux s'adapter à l'épaisseur d'une mèche étalée sur la longueur utile
des parties chauffante, respectivement d'appui qui sont, elles parallèles à l'axe
longitudinal du boîtier.
[0018] Avantageusement, les moyens d'introduction des cheveux sont formés dans le prolongement
de la partie chauffante et/ou de la partie d'appui.
[0019] On aurait pu, certes, réaliser ces moyens d'introduction à l'extrémité du cadre ou
du boîtier de l'appareil, en les prolongeant jusqu'au niveau des parties de traitement.
Pour plus de facilité d'insertion des cheveux entre deux parties de traitement en
vis-à-vis, on préfère toutefois réaliser les moyens d'introduction dans le prolongement
des parties de traitement. Ces moyens d'introduction peuvent alors être réalisés sous
forme d'une surface d'introduction des cheveux s'évasant extérieurement selon un arc
de cercle, de forme biseautée ou de chanfrein, de préférence un chanfrein arqué ou
arrondi, voire issu d'une portion de cylindre et ayant sensiblement la même largeur
que la surface de traitement avec laquelle elle coopère.
[0020] De préférence, ledit cadre est relié à une poignée comportant un axe longitudinal
et les moyens d'introduction des cheveux sont agencés à l'extrémité opposée de la
poignée, de part et d'autre de son axe longitudinal.
[0021] Cette configuration d'appareil allongé avec une poignée dans le prolongement du cadre
de support des parties de traitement est plus ergonomique et permet une manipulation
aisée de l'appareil. L'agencement des moyens d'introduction des cheveux de manière
symétrique par rapport à l'axe longitudinal de l'appareil permet une insertion encore
plus facile, quasi automatique des cheveux à l'intérieur des parties de traitement,
les cheveux pouvant être ainsi saisis au plus près de leur racine. Cet agencement
convient plus particulièrement à la variante de réalisation où la partie chauffante
et la partie d'appui sont montées flottantes par rapport au cadre fixe.
[0022] Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, lesdits moyens de suspension
sont en relation avec la force d'un champ magnétique.
[0023] Ainsi, il a été constaté de manière surprenante lors des tests effectués en laboratoire,
qu'un tel montage flottant magnétique permettait à la partie soumise au déplacement
par le champ magnétique de s'adapter de manière très rigoureuse à la moindre épaisseur
de mèche de cheveux venant s'insérer entre les parties chauffante et d'appui en vis-à-vis.
Cette adaptation se fait sans la moindre perte mécanique due aux frottements, blocages,
tolérances de fabrication des composants (les défauts géométriques de construction
étant rattrapés par ce montage flottant à aimants), etc.
[0024] Dans une première variante de réalisation, la partie d'appui comprend au moins un
aimant permanent et la partie chauffante est réalisée au moins en partie en un matériau
magnétique.
[0025] Selon cette variante de réalisation de l'invention, la partie chauffante est montée
avec jeu et possibilité de déplacement en direction de la plaque d'appui pour s'adapter
à l'épaisseur de la mèche introduite entre les deux. Dans une variante de ce mode,
la partie chauffante peut être munie d'aimants et la partie d'appui être réalisée
en un matériau magnétique et montée avec possibilité de déplacement par rapport à
la première. Par matériau magnétique on comprend un matériau qui peut être attiré
par un aimant, du type comparable au fer ou ferromagnétique, par exemple en un alliage
ferreux, à base de nickel ou à base de cobalt. Un appareil de coiffure réalisé selon
ce mode présente une structure simplifiée et est d'une réalisation très économique,
l'une ou l'autre des parties, voire les deux pouvant être montées avec possibilité
de déplacement.
[0026] Dans une deuxième variante de réalisation de l'invention, la partie d'appui comprend
au moins un premier aimant permanent coopérant avec un deuxième aimant permanent en
vis-à-vis de la partie chauffante monté en opposition de phase avec le premier.
[0027] La partie chauffante est montée avec jeu dans son logement prévu à l'intérieur de
son boîtier et se déplace vers la partie d'appui lorsque la distance entre les aimants
en vis-à-vis permet au champ magnétique d'exercer sa force, bien que dans une variante
l'autre partie pourrait être montée avec jeu, voire chacune des parties pourrait être
montée flottante part rapport à son boîtier. L'utilisation des aimants en vis-à-vis
permet d'exercer des efforts importants sur les cheveux, la valeur de l'effort pouvant
par ailleurs être réglée en ajustant l'écartement entre les aimants. Une telle construction
à aimants en vis-à-vis en opposition de phase (on comprend que les pôles opposés se
font face) permet de créer un champ magnétique par attraction entre les moyens de
mise en forme, ce qui permet d'amener en contact et/ou de maintenir les moyens de
mise en forme l'un contre l'autre.
[0028] Dans une troisième variante de réalisation de l'invention, la partie d'appui ou la
partie chauffante comportent un premier aimant permanent coopérant avec un deuxième
aimant permanent en vis-à-vis appartenant au cadre, le deuxième aimant permanent étant
monté en phase avec le premier.
[0029] Dans cette variante, la partie comportant les aimants est supportée en flottement
par les aimants en phase du cadre formant boîtier. De ce fait, le champ magnétique
se referme à l'intérieur du boîtier de l'appareil, sans influencer la zone de traitement
venant au contact des cheveux. De surcroît, les aimants ainsi agencés sont éloignés
des surfaces de traitement, donc moins soumis à la température, ce qui améliore leur
durée de vie.
[0030] Dans un autre mode de réalisation de l'invention, lesdits moyens de suspension sont
des moyens élastiques.
[0031] Cette construction présente l'avantage d'être plus économique, les moyens élastiques
pouvant être des ressorts hélicoïdaux, en feuille, de torsion, etc., des pièces en
un matériau déformable, par exemple des patins en caoutchouc, etc.
[0032] Avantageusement, lesdits moyens de suspension sont agencés sensiblement au niveau
de chaque extrémité de la partie d'appui ou de la partie chauffante.
[0033] Ceci permet de mieux répartir l'effort de serrage des cheveux le long de la surface
de traitement et d'appliquer une force uniforme sur toute cette surface.
[0034] De préférence, la partie d'appui est chauffante.
[0035] Ceci permet d'obtenir une mise en forme améliorée des cheveux, car ils sont traités
par la chaleur simultanément avec les deux surfaces de traitement se faisant face,
celle de la partie chauffante et celle de la partie d'appui en vis-à-vis.
[0036] Dans une variante de réalisation de l'appareil, la partie d'appui ou la partie chauffante
présente une surface de traitement des cheveux de forme plane ou de forme ondulée.
[0037] Un tel appareil est plus particulièrement destiné au lissage des cheveux, les cheveux
pouvant alors être lissés entre une surface plane de traitement et une surface gauche
ou une tranche de la surface d'appui ou entre deux surfaces planes de traitement,
celle de la partie chauffante et celle de la surface d'appui. Dans une variante, l'une
des surfaces de traitement est ondulée et vient coopérer avec une surface de traitement
en vis-à-vis ayant une forme complémentaire de façon à contraindre les cheveux lors
du passage entre ces deux surfaces de traitement.
[0038] De préférence, des moyens de guidage de la partie chauffante ou de la partie d'appui
sont agencés selon un plan médian perpendiculaire au plan de la surface de traitement
des cheveux ou de part et d'autre de ce plan.
[0039] De tels moyens de guidage peuvent être des moyens en translation ou en rotation et,
lorsqu'ils sont agencés selon un plan médian de la surface de traitement ou de part
et d'autre de ce plan médian, ils assurent l'application d'un effort uniforme sur
toute la surface de traitement et, par conséquent, aux cheveux à traiter.
[0040] Dans une autre variante de réalisation de l'appareil, la partie chauffante présente
une surface de traitement des cheveux ayant une forme de révolution et la partie d'appui
présente une plaque de traitement se conformant à la forme de la partie chauffante.
[0041] Une telle forme de révolution peut être un cylindre ou un cône, la surface de traitement
permettant alors de réaliser des boucles par enroulement des cheveux autour de l'axe
de la surface de traitement, tout en les maintenant contre cette surface par la surface
d'appui. Dans une variante, la partie chauffante est en contact avec deux parties
d'appui de forme complémentaire situées de part et d'autre de son axe longitudinal.
[0042] Avantageusement, l'appareil comporte des moyens de guidage radial de la partie d'appui.
[0043] La partie d'appui étant montée flottante, son guidage radial par rapport à la partie
chauffante cylindrique ou conique en vis-à-vis permet l'application d'une pression
uniforme sur la mèche à traiter et, de ce fait, un meilleur contact avec la surface
chauffante d'enroulement des cheveux, sur toute la longueur de cette dernière. Ce
guidage radial peut être un guidage en rotation ou en translation.
[0044] Dans une variante avantageuse de réalisation de l'invention, l'appareil comporte
des moyens de commande pour envoyer de la vapeur au niveau d'au moins l'une des parties
chauffante ou d'appui.
[0045] L'appareil comporte donc des moyens de commande de l'arrivée de vapeur au niveau
des cheveux se trouvant entre les parties : chauffante et d'appui. Ainsi, un tel appareil
à cadre fixe ou fermé peut avantageusement être utilisé pour commander la production
de vapeur envoyée ensuite sur les cheveux pour effectuer leur mise en forme à l'aide
de la vapeur, ceci grâce au fait que n'ayant plus à exercer de pression sur les bras
du boîtier pour maintenir en contact les parties de traitement, l'utilisatrice peut
alors aisément actionner un bouton de commande pour envoyer de la vapeur en direction
des cheveux.
[0046] De préférence, les moyens de commande agissent sur des moyens de production de vapeur
de l'appareil comportant un réservoir d'eau relié par un conduit à une chambre de
vaporisation débouchant par des orifices de sortie de vapeur au niveau de la surface
de traitement de la partie chauffante.
[0047] Les moyens de production de vapeur auraient pu être externes à l'appareil et reliés
à ce dernier par un conduit souple, on préfère toutefois, pour plus de compacité les
intégrer à l'appareil et les commander à la poignée.
[0048] Avantageusement, l'appareil de l'invention comprend des moyens de réglage de la force
des moyens de suspension.
[0049] Ceci permet d'adapter la force d'appui d'une partie ou des parties de mise en forme
au type de cheveux à traiter, de réduire ainsi l'effort appliqué aux cheveux, la sensation
de tiraillement ressentie par l'utilisatrice et d'assurer également une meilleure
protection des cheveux. Ainsi, il a été constaté lors des tests effectués en laboratoire,
qu'une force importante est à appliquer plutôt sur des cheveux épais et robustes,
et qu'elle devrait être moindre sur les cheveux fins et délicats. Les moyens de réglage
peuvent être des moyens mécaniques, par exemple utilisant une vis de réglage ou des
cames qui déplacent l'aimant au sein de son logement, ou qui compriment le moyen élastique,
et permettant ainsi de varier la distance entre les parties de traitement en vis-à-vis.
Dans l'une de leurs positions limite, les moyens de réglage peuvent constituer des
moyens de débrayage assurant l'ouverture des plaques normalement en contact.
[0050] L'invention sera mieux comprise à l'étude des modes de réalisation pris à titre nullement
limitatif et illustrés dans les figures annexées dans lesquelles :
- la figure 1a est une vue en coupe axiale de l'appareil selon un mode préféré de réalisation
de l'invention réalisée avec le plan de coupe A-A de la figure 1b qui est une vue
frontale de cet appareil ;
- la figure 2 est une vue en perspective de l'appareil des figures précédentes, la partie
supérieure de son boîtier étant omise pour plus de clarté ;
- la figure 3a est une vue en coupe axiale d'un appareil selon une variante de réalisation
de l'invention représenté en position de travail, la figure 3b étant une vue similaire
montrant l'appareil de la figure 3a en position de repos ;
- la figure 4a est une vue en coupe longitudinale d'un appareil selon une autre variante
de réalisation de l'appareil de l'invention, la figure 4b est une vue en coupe réalisée
avec le plan B-B de la figure 4a.
[0051] L'appareil de coiffure représenté aux figures 1 a et 1 b est un fer à lisser comportant
un boîtier en deux parties, notamment une coque supérieure 21 et une coque inférieure
22 symétriques. Les coques 21,22 sont réalisées en une matière plastique par une technique
d'injection, leur partie arrière formant une poignée 4 prolongée vers l'avant par
une partie de réception et de support des moyens de mise en forme des cheveux, notamment
une partie d'appui 2 et une partie chauffante 3. La partie chauffante 3 peut être
chauffée électriquement, ou au gaz, à la vapeur, etc. La partie chauffante 3 comporte
sur sa face externe destinée au contact des cheveux une surface de traitement 18 ayant
une forme générale rectangulaire réalisée en un matériau thermiquement conducteur,
en étant polie, éventuellement recouverte d'un émail, d'un matériau céramique, d'une
couche de verre, etc. La partie d'appui 2 peut être une simple plaque métallique comportant,
sur sa face externe, destinée au contact des cheveux, une surface de traitement 17
ayant une forme générale rectangulaire polie, éventuellement recouverte d'un émail,
d'un matériau céramique, d'une couche de verre, etc. Dans les exemples représentés
aux figures, la partie d'appui 2 est réalisée de la même manière que la partie chauffante
3 et peut également apporter des calories à la mèche de cheveux à traiter.
[0052] Tel que mieux visible à la figure 2, les parties d'appui 2 et chauffante 3 ont une
forme générale parallélépipédique et sont réalisées chacune sous forme d'un module
29 supporté, celui de la partie d'appui 2 par la coque supérieure 21 (omise sur la
figure 2) et celui de la partie chauffante 3 par la coque inférieure 22 du boîtier.
Chaque module 29 comporte sur ses deux côtés latéraux parallèles une nervure 24 de
montage et de guidage dans un rail 25 (fig. 1 b) présent sur les deux côtés latéraux
parallèles des coques 21 et 22 du boîtier. Les rails 25 de la coque supérieure 21
et les rails 25 de la coque inférieure 22 sont parallèles entre eux et assurent un
montage parallèle des parties d'appui 2 et chauffante 3. Un axe de butée 26 coulissant
dans une fente 27 permet le blocage en sens longitudinal de chaque module 29 après
son montage.
[0053] Dans les exemples représentés aux figures, le module 29 des parties d'appui 2 et
chauffante 3 comprend une plaque 30 de forme générale parallélépipédique ayant une
cavité interne 32 qui renferme un élément chauffant électrique 31, par exemple un
élément chauffant résistif, à CTP, à émission infrarouge, etc. L'élément chauffant
31 de chaque partie est en contact thermique avec la plaque 30, en étant fixé contre
la paroi de fond de la plaque 30 qui forme surface de traitement 17, respectivement
18 de chaque partie de traitement afin de transmettre intégralement les calories aux
cheveux à traiter. La cavité interne 32 est fermée par une paroi supérieure espacée
de l'élément chauffant. La plaque 30 est montée dans un bouchon 33 qui l'habille sur
tout son pourtour, hormis la semelle formant surface de traitement 17 pour la partie
d'appui 2, respectivement 18 pour la partie chauffante 3.
[0054] Selon l'invention, le module 29 est monté flottant moyennant des moyens de suspension
5 dans un cadre 1 fixe du boîtier de l'appareil. Dans les exemples représentés aux
figures, le cadre 1 est constitué par le boîtier, réalisé, lui, par l'assemblage des
coques 21 et 22 en utilisant par exemple des vis de fixation 23 et des écrous (non
visibles sur les dessins). Le cadre 1 tel que vu en coupe longitudinale, a une forme
de U, comportant deux bras parallèles 9 et 10 agencés de part et d'autre d'un axe
longitudinal Y, se prolongeant à l'arrière par une partie allongée formant poignée
4, les deux bras étant reliés par l'assemblage des vis au niveau de la poignée 4.
[0055] Tel que mieux visible aux figures 1b et 2, chaque bras 9 et 10 présente une section
transversale en U laissant apparaître un module 29 qu'il supporte en flottement. Dans
la variante illustrée aux figures 1a, 1b et 2, le montage en flottement des modules
29 dans le cadre 1 se fait en utilisant un champ magnétique à plusieurs paires d'aimants
permanents montés en phase. Ainsi, le bras 9 supérieur du cadre 1 comporte deux aimants
permanents 15 montés fixes dans des cavités réalisées sur la face interne du bras
9. Les aimants 15 ont une forme cylindrique et ils sont agencés de manière à ce que
leur axe soit contenu dans le plan médian du boîtier. Les aimants 15 sont orientés
avec leur pôle nord vers l'extérieur de la cavité. Le module 29 associé au bras 9
comporte, lui, deux aimants permanents 14 montés fixes dans des cavités réalisées
sur la face supérieure du bouchon 33. Les aimants 14 ont une même forme et des mêmes
dimensions que les aimants 15 et sont agencés également de manière à ce que leur axe
soit contenu dans le plan médian du boîtier. Les aimants 14 sont orientés avec leur
pôle nord vers l'extérieur, faisant face au pôle nord des aimants 15. De la même manière,
le bras 10 inférieur du cadre 1 comporte deux aimants permanents 15 montés fixes dans
des cavités réalisées sur la face interne du bras 10, les aimants 15 cylindriques
étant agencés avec leur axe contenu dans le plan médian du boîtier et orientés avec
leur pôle nord vers l'extérieur. Le module 29 associé au bras 10 comporte, lui, deux
aimants permanents 14 montés fixes dans des cavités réalisées sur la face inférieure
du bouchon 33, qui ont une même forme et des mêmes dimensions que les aimants 15 et
sont agencés également de manière à ce que leur axe soit contenu dans le plan médian
du boîtier et en étant orientés avec leur pôle nord vers l'extérieur faisant face
au pôle nord des aimants 15.
[0056] Les aimants 14, 15 de chaque paire sont agencés à distance l'un de l'autre et ils
se repoussent mutuellement. De ce fait, les parties : chauffante 3 et d'appui 2 sont
poussées l'une vers l'autre et se touchent au niveau de leurs surfaces de traitement
18 et 17, elles peuvent être repoussées en arrière, contre la force du champ magnétique,
par les cheveux à traiter insérés entre les parties 2 et 3. Le déplacement de chacune
des parties 2, respectivement 3 par rapport au cadre 1 est permis grâce au montage
avec jeu de chaque module 29, notamment sa nervure 24 pouvant se déplacer verticalement
dans le rail 25 de chacun des bras 9 et 10. Dans l'exemple représenté, les aimants
14,15 ont un diamètre d'environ 5mm, une hauteur d'environ 2 mm et peuvent être agencés
à une distance comprise entre 1 et 5 mm l'un par rapport à l'autre. Les aimants 14,
15 sont réalisés par exemple par frittage en une poudre de néodyme fer bore ou de
samarium cobalt et ont une bonne tenue en température.
[0057] Selon une autre caractéristique importante de l'invention, l'appareil comporte des
moyens d'introduction 7 des cheveux entre la partie chauffante 3 et la partie d'appui
2. Dans l'exemple représenté aux figures 1a, 1b et 2, les moyens d'introduction 7
des cheveux sont réalisés dans le prolongement des surfaces de traitement 17, respectivement
18 sous forme d'une surface d'introduction recourbée vers l'extérieur. Dans cet exemple,
chaque module 29 comporte une partie d'attaque 34 faisant saillie par rapport au cadre
1, la surface interne de la partie d'attaque 34 formant un chanfrein arqué 35 conduisant
les cheveux jusqu'au niveau de la surface de traitement d'une plaque 30. Plus particulièrement,
la tangente au profil arrondi du chanfrein arqué 35 au niveau de sa jonction avec
la plaque 30 se trouve au même niveau et dans le prolongement des surfaces de traitement
17, 18. Ainsi, deux chanfreins arqués 35 en vis-à-vis forment un calice permettant
aux cheveux d'être orientés au niveau de la jonction des plaques de traitement.
[0058] En fonctionnement, après la mise en température de l'appareil, l'utilisatrice saisit
à la main une mèche de cheveux et l'amène au niveau des chanfreins arqués 35, de préférence
en plaçant l'appareil au plus près du cuir chevelu. Les chanfreins 35 font ensuite
glisser la mèche vers l'intérieur de l'appareil, la mèche venant s'insérer automatiquement
entre les parties : chauffante 3 et d'appui 2 de l'appareil, en les écartant. Les
parties d'appui 2 et chauffante 3 s'écartent en s'adaptant à l'épaisseur de la mèche
et à la variation de cette mèche sur la longueur de leurs surfaces de traitement.
L'utilisatrice déplace ensuite l'appareil le long de la mèche de cheveux, de la racine
vers la pointe des cheveux et ceci sans avoir à exercer un effort pendant le lissage,
l'appareil comportant un boîtier à cadre fixe et les parties d'appui 2 et chauffante
3 étant maintenues en contact par la force du champ magnétique s'adaptent automatiquement
à l'épaisseur de la mèche.
[0059] Les figures 3a et 3b illustrent une autre variante de réalisation de l'appareil de
l'invention. L'appareil est un fer à lisser comportant un boîtier réalisé par l'assemblage
de deux coques 21 et 22, la partie arrière du boîtier ainsi formé constituant une
poignée 4 prolongée vers l'avant en sa partie supérieure avec un cadre 1 fixe comportant
deux bras parallèles 9, 10 supportant chacun une partie d'appui 2, respectivement
une partie chauffante 3. Les parties d'appui 2 et chauffante 3 comportent chacune
un élément chauffant électrique 31 qui peut être un élément chauffant résistif, à
CTP, à émission infrarouge, etc. L'élément chauffant de chaque partie est pris en
sandwich entre une plaque formant surface de traitement 17 respectivement 18 des cheveux
et une plaque de fond 40. Un tel ensemble est limité à son extrémité par deux tampons
41, 42 et peut être réalisé sous forme d'un module afin de faciliter son montage à
l'intérieur de son boîtier respectif. Chaque tampon 41, 42 renferme un aimant permanent
11, 12, les aimants étant placés au centre de chaque extrémité. Dans une variante,
deux aimants sont placés à la périphérie de chaque extrémité de tampon. Les aimants
se faisant face sont montés en opposition de phase (le pôle nord d'un aimant 11 faisant
face au pôle sud d'un aimant 12). L'appareil comporte par ailleurs des moyens de guidage
20 permettant un déplacement en translation vers le haut, en direction du bras 9,
de la partie d'appui 2, ainsi qu'un certain déplacement en pivotement de la partie
d'appui 2 autour d'un axe contenu dans le plan de la surface de traitement 17 lorsqu'elle
est au repos. L'appareil comporte également des moyens d'introduction des cheveux
7 entre la partie d'appui 2 et la partie chauffante 3, ici représentés par un dégagement
45 à bords arrondis 46 réalisé au niveau des extrémités frontales des bras 9 et 10.
[0060] Dans une variante dérivée de la précédente, on peut envisager un montage flottant
non seulement de la partie d'appui 2, mais également de la partie chauffante 3.
[0061] En fonctionnement, après la mise en température de l'appareil, l'utilisatrice introduit
sa mèche de cheveux par le dégagement 45 entre les parties chauffante 3 et d'appui
2 de l'appareil, de préférence en plaçant l'appareil au plus près du cuir chevelu.
La plaque d'appui 2 écarte les aimants 11, 12 qui continuent à maintenir en pression
l'une contre l'autre les parties d'appui 2 et chauffante 3. La partie d'appui 2 étant
placée sur deux, voire, dans une variante, sur quatre paires d'aimants, elle épouse
parfaitement les variations d'épaisseur des mèches de cheveux à traiter. L'utilisatrice
déplace ensuite l'appareil le long de la mèche de cheveux, de la racine vers la pointe
des cheveux et ceci sans avoir à exercer un effort pendant le lissage, l'appareil
comportant un boîtier fermé et les parties d'appui 2 et chauffante 3 étant maintenues
en contact par la force du champ magnétique s'adaptent à l'épaisseur de la mèche.
[0062] Dans une variante non représentée aux dessins, la partie chauffante est un mandrin
de forme cylindrique ou conique et la partie d'appui présente une plaque de traitement
se conformant à la forme de la partie chauffante, les deux étant montés dans un cadre
fixe à l'extrémité d'une poignée. Le cadre fixe comporte, comme précédemment, un bras
supérieur supportant une partie d'appui montée flottante, par exemple en utilisant
des ressorts, ou des aimants montés en phase avec ceux du boîtier, etc. et munie d'un
chanfrein arrondi d'introduction des cheveux. Le cadre fixe comporte également un
bras inférieur supportant, lui, le mandrin monté, par exemple, fixe par rapport au
bras inférieur du cadre. En fonctionnement, on introduit une mèche par le chanfrein
frontal et on l'enroule autour du mandrin. La partie d'appui s'écarte en s'adaptant
à l'épaisseur de la mèche enroulée.
[0063] Les figures 4a et 4b illustrent un appareil selon une autre variante de réalisation
de l'invention, l'appareil comportant une poignée 4 prolongée vers l'avant par deux
bras parallèles 9,10 agencés symétriquement de part et d'autre de l'axe longitudinal
de la poignée 4. Les bras 9,10 sont réalisés en deux pièces séparées fixées ensemble
pour former un cadre 1 qui, lui, est fixé à la poignée 4. Les bras 9, 10 se prolongent
vers l'avant par des couvercles de protection 47 réalisés en une même matière plastique
que les bras 9,10 et qui viennent coiffer les parties chaudes de l'appareil. Une partie
d'appui 2 est supportée en flottement sur le bras 9 utilisant des moyens de suspension
5, représentés ici par deux paires d'aimants 14,15 montés en phase (les pôles nord
ou sud se faisant face), de manière similaire à ceux de la figure 1 a pour repousser
la partie d'appui 2 en direction de la partie chauffante 3. Dans une variante, les
moyens de suspension 5 peuvent être des ressorts hélicoïdaux ou des pièces réalisées
en un matériau déformable. La partie d'appui 2 est réalisée comme celle de la figure
1a, notamment sous forme d'un module 29 comportant une plaque 30 renfermant un élément
chauffant électrique 31, par exemple à CTP, en contact thermique avec la surface de
traitement 17 de la plaque 30, le tout coiffé par un bouchon 33. La partie avant du
bouchon 33 présente un chanfrein arqué 35 qui facilite l'introduction des cheveux
au niveau de la partie de traitement de la partie d'appui 2.
[0064] La partie chauffante 3 des figures 4a et 4b est modifiée pour permettre le traitement
à la vapeur des cheveux, elle comporte plus particulièrement au niveau de la surface
de traitement 18 de sa plaque 30, des orifices 57 de sortie de vapeur en provenance
des moyens de production de vapeur 50 de l'appareil lorsqu'ils sont actionnés par
des moyens de commande 59. La plaque 30 renferme un élément chauffant électrique 31
monté en contact thermique avec la surface de traitement 18 de celle-ci, le tout coiffé
par un bouchon 33 à chanfrein arqué 35.
[0065] Tel que visible à la figure 4a, les moyens de production de vapeur 50 comportent
un réservoir 51 contenant un certain volume d'eau, le réservoir étant fermé par un
couvercle 49 muni d'une membrane souple 52 et d'un évent non représenté sur les dessins.
Dans une variante non représentée aux dessins, on peut utiliser un réservoir à parois
rigides relié à une pompe électromagnétique mise en route par un bouton de commande
prévu au niveau de la poignée 4. Le réservoir 51 est relié par un tuyau d'arrivée
d'eau 53 et un clapet antiretour 54 à un conduit 58 débouchant par des entrées d'eau
56 dans une chambre de vaporisation 55. La chambre de vaporisation 55 a une section
transversale en forme de U (fig. 4b), elle entoure l'élément chauffant électrique
31. La chambre de vaporisation 55 est remplie d'une mousse qui s'imbibe de l'eau arrivée
par les entrées 56 pour permettre sa transformation rapide en vapeur. La vapeur produite
dans la chambre 55 sort par des orifices 57, par exemple répartis en deux rangées
parallèles le long de la surface de traitement 18 en direction des cheveux à traiter.
Pour des considérants économiques et de meilleure fiabilité en fonctionnement des
composants des moyens de production de vapeur, notamment de résistance du tuyau 53
et de son étanchéité avec l'entrée dans le conduit 58, on préfère monter fixe la partie
chauffante par rapport à son boîtier, notamment en la rendant solidaire du bras 10
du cadre 1.
[0066] En fonctionnement, après la mise en température de l'appareil, l'utilisatrice saisit
à la main une mèche de cheveux et l'amène au niveau des chanfreins 35, de préférence
en plaçant l'appareil au plus près du cuir chevelu. Les chanfreins arqués 35 font
ensuite glisser la mèche vers l'intérieur de l'appareil, la mèche venant s'insérer
automatiquement entre les parties : chauffante 3 et d'appui 2 de l'appareil. De par
son montage flottant, la partie d'appui 2 s'écarte en s'adaptant à l'épaisseur de
la mèche et à la variation de cette mèche sur la longueur de sa surface de traitement.
L'utilisatrice peut à ce moment appuyer sur la membrane souple 52 pour commander l'arrivée
d'eau dans la chambre de vaporisation 55 (ou dans une variante appuyer sur le bouton
de commande d'une pompe qui envoie l'eau dans la chambre de vapeur), son geste étant
facilité du fait qu'elle n'a plus à exercer de pression sur le boîtier pour fermer
l'appareil. L'utilisatrice déplace ensuite l'appareil le long de la mèche de cheveux,
de la racine vers la pointe des cheveux et ceci sans avoir à exercer un effort pendant
le lissage. L'appareil à boîtier fermé et cadre fixe permet ainsi aux parties d'appui
2 et chauffante 3 d'être maintenues en contact par la force du champ magnétique tout
en s'adaptant automatiquement à l'épaisseur de la mèche traitée.
[0067] D'autres variantes et modes de réalisation de l'invention peuvent être envisagés
sans sortir du cadre de ses revendications.
[0068] Ainsi, le champ magnétique peut être réalisé en remplaçant les aimants permanents
par un électroaimant.
1. Appareil de coiffure comportant au moins une partie chauffante (3) venant au contact
des cheveux moyennant une partie d'appui (2) en vis-à-vis, au moins l'une des parties
étant montée flottante en utilisant des moyens de suspension (5), caractérisé en ce que les parties sont maintenues ensemble dans un cadre (1) fixe en étant poussées l'une
vers l'autre au repos et que l'appareil comporte des moyens d'introduction (7) automatique
des cheveux entre la partie chauffante (3) et la partie d'appui (2).
2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit cadre (1) comporte au moins deux bras (9,10) sensiblement parallèles reliés
ensemble à l'une de leurs extrémités, la partie chauffante (3) et/ou celle d'appui
(2) étant montées flottantes en translation dans une direction transversale à celle
de l'axe longitudinal du cadre.
3. Appareil selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens d'introduction (7) des cheveux sont formés dans le prolongement de la
partie chauffante (3) et/ou de la partie d'appui (2).
4. Appareil selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit cadre (1) est relié à une poignée (4) comportant un axe longitudinal (Y) et
que les moyens d'introduction (7) des cheveux sont agencés à l'extrémité opposée de
la poignée (4), de part et d'autre de son axe longitudinal.
5. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens de suspension (5) sont en relation avec la force d'un champ magnétique.
6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la partie d'appui (2) comprend au moins un aimant permanent (11) et que la partie
chauffante (3) est réalisée au moins en partie en un matériau magnétique.
7. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la partie d'appui comprend au moins un premier aimant permanent (11) coopérant avec
un deuxième aimant permanent (12) en vis-à-vis de la partie chauffante monté en opposition
de phase avec le premier.
8. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la partie d'appui (2) ou la partie chauffante (3) comportent un premier aimant permanent
(14) coopérant avec un deuxième aimant permanent (15) en vis-à-vis appartenant au
cadre (1), le deuxième aimant permanent (15) étant monté en phase avec le premier.
9. Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de suspension (5) sont des moyens élastiques.
10. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens de suspension (5) sont agencés sensiblement au niveau de chaque extrémité
de la partie d'appui (2) ou de la partie chauffante (3).
11. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la partie d'appui (2) est chauffante.
12. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la partie d'appui (2) ou la partie chauffante présente une surface de traitement
des cheveux (17,18) de forme plane ou de forme ondulée.
13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de guidage (20) de la partie chauffante ou de la partie d'appui
agencés selon un plan médian perpendiculaire au plan de la surface de traitement des
cheveux ou de part et d'autre de ce plan.
14. Appareil selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la partie chauffante (3) présente une surface de traitement des cheveux ayant une
forme de révolution et que la partie d'appui (2) présente une plaque de traitement
se conformant à la forme de la partie chauffante.
15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'appareil comporte des moyens de guidage radial de la partie d'appui (2).
16. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de commande (59) pour envoyer de la vapeur au niveau d'au moins
l'une des parties chauffante (3) ou d'appui (2).
17. Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que les moyens de commande (59) agissent sur des moyens de production de vapeur (50)
de l'appareil comportant un réservoir d'eau (51) relié par un tuyau (53) à une chambre
de vaporisation (55) débouchant par des orifices de sortie de vapeur (57) au niveau
de la surface de traitement (18) de la partie chauffante (3).
18. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de réglage de la force des moyens de suspension (5).