DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention a pour objet un procédé de réalisation d'un revêtement à base
d'une céramique oxyde conforme à la géométrie d'un substrat présentant des motifs
en relief, en particulier des motifs de taille micronique.
[0002] Le domaine technique général de l'invention peut donc être défini comme celui des
revêtements en céramique pour subtrat.
[0003] Les revêtements ont, par exemple, pour fonction de modifier les propriétés d'un substrat,
telles que les propriétés mécaniques, les propriétés thermiques, les propriétés électriques
et les propriétés chimiques, les propriétés optiques.
[0004] Les revêtements de substrat trouvent donc leur application dans de nombreux domaines
tels que la microélectronique, l'optique ou encore l'énergie.
[0005] Ainsi, dans le domaine de la microélectronique, la tendance est d'aller vers des
systèmes de taille de plus en plus réduite, impliquant la mise en oeuvre de structures
en relief pour augmenter notamment la surface active de ces structures. La réalisation
de telles structures nécessite de savoir les revêtir par des couches minces céramiques,
présentant généralement des propriétés diélectriques.
[0006] Dans le domaine de l'énergie, en particulier celui des piles à combustible, la tendance
est d'aller vers des systèmes portatifs, dont l'encombrement est de quelques millimètres
et comprenant des composants dont les dimensions critiques sont de l'ordre de 0,1
à 10 µm. Leur fabrication nécessite la réalisation de revêtements sur des substrats
de géométrie complexe, tels que des revêtements en LiCoO
2 faisant office de cathode.
[0007] Enfin, dans le domaine de l'optique, en particulier dans les systèmes photoniques,
la tendance est également à la miniaturisation, notamment, des réseaux de diffraction.
Ces réseaux de diffraction se présentent généralement, dans les systèmes photoniques,
sous forme de tunnels présentant à leur surface des motifs de taille micronique. La
réalisation de revêtements en céramique sur ces systèmes contribue généralement à
apporter une meilleure résistance à ces systèmes optiques.
[0008] Que ce soit dans le domaine de la microélectronique, de l'énergie et de l'optique,
les revêtements en céramique se doivent de présenter une épaisseur uniforme sur les
substrats sur lesquels ils sont déposés, et ce de manière à assurer une uniformité
des propriétés apportées par ces revêtements.
[0009] Les procédés de dépôt de revêtement · d'oxyde peuvent être classés en deux catégories
: à savoir, d'une part, les procédés par voie sèche et, d'autre part, les procédés
par voie humide.
[0010] Par voie sèche, on distingue principalement dans la littérature, pour les dépôts
de revêtements sur des substrats à motifs microniques, le dépôt chimique en phase
vapeur (connu sous l'abréviation CVD pour « Chemical Vapor Déposition »), le dépôt
physique en phase vapeur (connu sous l'abréviation PVD pour « Physical Vapor Déposition
») dont une variante spécifique est l'implantation ionique.
[0011] Le dépôt chimique en phase vapeur est une méthode dans laquelle les composés volatils
du matériau à déposer sont transformés en espèces réactives, telles que des radicaux
générés par micro-ondes, par torches à plasma...etc, formant ainsi une phase vapeur,
qui réagit avec le substrat chauffé, pour donner un revêtement. Les composés volatils
du matériau à déposer sont éventuellement dilués dans un gaz porteur, tel que du dihydrogène.
Cette méthode présente un certain nombre d'avantages parmi lesquels on peut citer
une bonne sélectivité des dépôts, une bonne adaptabilité dans les chaînes de production.
Toutefois, cette méthode présente les inconvénients suivants :
- les revêtements obtenus sont peu denses ;
- ils sont souvent contaminés par des gaz très réactifs issus de la réaction chimique
(hydrogène, halogènes) ;
- ils présentent une mauvaise adhérence au substrat ;
- les revêtements présentent une mauvaise acuité au niveau des arêtes des motifs en
relief.
[0012] Une méthode plus avantageuse peut consister à réaliser les revêtements par dépôt
physique en phase vapeur, tels que l'évaporation, la pulvérisation et l'ablation.
Par exemple, l'évaporation consiste simplement à évaporer ou sublimer le matériau
à déposer dans un creuset sous vide en le chauffant à haute température. Le matériau
évaporé est déposé par condensation sur le substrat à recouvrir et une couche est
formée sur le substrat. Bien que cette méthode permette d'obtenir des couches plus
denses, cette méthode se révêle être difficile à mettre en oeuvre, de par l'appareillage
à utiliser, et de coût élevé, et n'assure pas une épaisseur de couches uniforme sur
des substrats présentant des motifs en relief.
[0013] En résumé, que ce soit par CVD ou PVD, les revêtements sur des substrats présentant
des motifs de taille micronique obtenus par ces techniques ne présentent pas une épaisseur
uniforme sur toute la longueur de dépôt et présentent, en particulier, des surépaisseurs
au niveau des arêtes des motifs en relief. Ceci peut engendrer, lorsque les substrats
ainsi revêtus sont destinés à être utilisés comme composants électroniques, des variations
de capacité ainsi que des risques de claquage au niveau des arêtes des motifs en relief.
[0015] Il existe ainsi un véritable besoin concernant un procédé de réalisation d'un revêtement
conforme à la géométrie d'un substrat présentant des motifs en relief, qui ne présente
pas les inconvénients rencontrés dans l'art antérieur avec les techniques par voie
sèche.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0016] Le but de l'invention est atteint par un procédé de réalisation d'un revêtement en
céramique oxyde conforme à la géométrie d'un substrat présentant des motifs en relief
comprenant :
- une étape de dépôt sur ledit substrat d'une couche de solution sol-gel précurseur
de ladite céramique par trempage retrait;
- une étape de traitement thermique de ladite couche en vue de la transformer en ladite
céramique ;
lesdites étapes étant éventuellement répétées une ou plusieurs fois, caractérisé en
ce que la solution sol-gel précurseur de ladite céramique est préparée par un procédé
comprenant successivement les étapes suivantes :
- a) préparer une première solution par mise en contact du ou des précurseurs moléculaires
de métaux et/ou métalloïdes destinés à entrer dans la constitution de la céramique
avec un milieu comprenant un solvant comprenant au moins deux fonctions -OH et éventuellement
un monoalcool aliphatique ;
- b) mettre au repos la solution obtenue en a) pendant un temps suffisant nécessaire
à l'obtention d'une solution présentant une viscosité sensiblement constante ;
- c) diluer à un taux prédéterminé la solution obtenue en b) avec un solvant présentant
une viscosité plus faible que celle du solvant comprenant au moins deux fonctions-OH
utilisé dans l'étape a).
[0017] Selon l'invention, par solvant miscible, on entend, un solvant qui peut se mélanger
au solvant comprenant au moins deux fonctions -OH et le cas échéant au monolalcool
aliphatique en formant un mélange homogène, et ceci en toutes proportions à température
ambiante, c'est-à-dire à une température de l'atmosphère environnante, généralement
comprise entre 20 et 25°C.
[0018] Le procédé de l'invention, mettant en oeuvre la technologie sol-gel pour constituer
la solution de dépôt, présente les avantages suivants :
- il permet de réaliser des revêtements sur des surfaces complexes de tailles diverses
et sans nécessiter d'équipement lourd ;
- il permet d'obtenir des dépôts homogènes en composition;
- du fait que le mélange des espèces se déroule à l'échelle moléculaire, il est possible
de réaliser facilement par ce procédé des oxydes complexes comportant, par exemple,
trois éléments ou plus et de contrôler la stoechiométrie.
[0019] De plus, le procédé de l'invention permet avantageusement d'obtenir des revêtements
conformes à la géométrie du substrat, c'est-à-dire des revêtements présentant une
épaisseur sensiblement uniforme sur toute la longueur de dépôt grâce notamment aux
propriétés de stabilité de la solution sol-gel obtenue préalablement au dépôt.
[0020] Selon l'invention, les céramiques oxydes constituant le revêtement peuvent être choisies
parmi les oxydes à structure pérovskite tels que le zircono-titanate de plomb (connu
sous l'abréviation PZT), le titanate de baryum, le titanate de baryum et de strontium
(connu sous l'abréviation BST), le titanate de plomb, de niobium et de zinc (connu
sous l'abréviation PZNT), le niobate de zinc et de plomb (connu sous l'abréviation
PZN), le niobate de magnésium et de plomb (connu sous l'abréviation PMN), le titanate
de plomb (connu sous l'abréviation PT), le niobate de potassium et de calcium, le
titanate de bismuth et de potassium (connu sous l'abréviation BKT), le titanate de
bismuth et de strontium (connu sous l'abréviation SBT), le tantalate de potassium
(connu sous l'abréviation KLT), les solutions solides de PMN et PT.
[0021] Les céramiques oxydes constituant le revêtement peuvent être également choisies parmi
les oxydes simples, tels que SiO
2, HfO
2, ZrO
2, Al
2O
3 et Ta
2O
5.
[0022] Ainsi, le procédé de l'invention comprend, la préparation d'une solution sol-gel
stable. Cette préparation comprend, dans un premier temps, la mise en contact d'un
ou plusieurs précurseurs moléculaires de métaux et/ou métalloïdes destinés à entrer
dans la constitution de la céramique avec un milieu comprenant un solvant comprenant
au moins deux fonctions -OH et éventuellement un monoalcool aliphatique.
[0023] Le métal peut être choisi dans un groupe constitué par les métaux alcalins, tels
que K, les métaux alcalino-terreux, tels que Mg, les métaux de transition, les métaux
lanthanides et les métaux dits post-transitionnels des colonnes IIIA et IVA de la
classification périodique des éléments. Les métaux de transition peuvent être choisis
parmi Ti, V, Cr, Mn, Fe, Co, Ni, Cu, Zn, Y, Zr, Nb, Mo, Ru, Rh, Pd, Ag, Cd, Hf, Ta,
W, Re, Os, Ir, Pt. Les métaux lanthanides peuvent être choisis parmi La, Ce, Pr, Nd,
Sm, Eu, Gd, Tb, Dy, Er, Yb. Les métaux post-transitionnels peuvent être choisis parmi
les éléments du groupe IIIA A1, Ga, In et Tl et les éléments du groupe IVA Ge, Sn
et Pb.
[0024] Les métalloïdes peuvent être choisis parmi Si, Se, Te.
[0025] Les précurseurs moléculaires de métal et/ou de métalloïde peuvent se présenter sous
forme de sels inorganiques de métal ou métalloïde tels que des halogénures (fluorures,
chlorures, bromures, iodures), des nitrates ou des oxalates.
[0026] Les précurseurs moléculaires de métal et/ou de métalloïde peuvent se présenter également
sous forme de composés organométalliques de métal ou métalloïde, tels que des alcoxydes
répondant à la formule (RO)
nM, dans laquelle M désigne le métal ou le métalloïde, n représente le nombre de ligands
liés à M, ce nombre correspondant également à la valence de M et R représente un groupe
alkyle, linéaire ou ramifié, pouvant comporter de 1 à 10 atomes de carbone ou un groupe
aromatique comprenant de 4 à 14 atomes de carbone, tel qu'un groupe phényle.
[0027] Les précurseurs moléculaires de métal ou de métalloïde peuvent se présenter également
sous forme de composés organométalliques de formule :
X
yR
1zM
dans laquelle :
- M représente un métal ou un métalloïde ;
- X représente un groupe hydrolysable choisi parmi les groupes halogène, acrylate, acétoxy,
acyle, OR' avec R' représentant un groupe alkyle, linéaire ou ramifié, pouvant comporter
de 1 à 10 atomes de carbone ou un groupe aromatique comprenant de 4 à 14 atomes de
carbone, tel qu'un groupe phényle ;
- R1 représente un groupe non hydrolysable choisi parmi les groupes alkyles, linéaires
ou ramifiés, pouvant comprendre de 1 à 10 atomes de carbone, éventuellement perfluorés,
les groupes aromatiques pouvant comprendre de 4 à 14 atomes de carbone ;
- y et z sont des entiers choisis de manière à ce que (y+z) soit égale à la valence
M.
[0028] En plus des précurseurs moléculaires susmentionnés, la première solution de l'étape
a) peut contenir, en outre, un ou plusieurs composés polymérisables, tels que des
monomères éthyléniques, comme le styrène.
[0029] Ainsi, lorsque le revêtement que l'on veut réaliser est un revêtement en PZT, les
précurseurs moléculaires à utiliser pour la préparation des solutions sol-gel sont
respectivement des précurseurs moléculaires de plomb, des précurseurs moléculaires
de zirconium et des précurseurs moléculaires de titane.
[0030] A titre d'exemple, on peut utiliser comme précurseur de plomb des sels organiques
de plomb tels que des acétates, des sels minéraux de plomb tels que des chlorures
ou encore des composés organométalliques du plomb comme des alcoolates comportant
un nombre d'atomes de carbone allant de 1 à 4. De préférence, le précurseur de plomb
utilisé est un sel organique hydraté tel que l'acétate de plomb trihydraté. Ce précurseur
présente l'avantage d'être stable, très courant et bon marché. Toutefois, lors de
l'utilisation d'un tel précurseur hydraté, il est préférable de procéder à une déshydratation
de ce dernier. En effet, la présence d'eau lors du mélange des solutions sol-gel entre
eux peut entraîner une hydrolyse prématurée des précurseurs métalliques suivie d'une
polymérisation et donc une solution sol-gel instable dans le temps.
[0031] Par exemple, la déshydratation de l'acétate de plomb trihydraté peut s'effectuer
par distillation de ce dernier dans le solvant comprenant au moins deux fonctions
-OH utilisé pour effectuer le mélange des solutions sol-gel.
[0032] De préférence, les précurseurs de titane sont des alcoxydes, tels que l'isopropoxyde
de titane. De même, les précurseurs de zirconium sont préférablement des alcoxydes,
tels que le n-propoxyde de zirconium.
[0033] Lorsque que le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en BST, les précurseurs
moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel sont respectivement
des précurseurs moléculaires de baryum, des précurseurs moléculaires de strontium
et des précurseurs moléculaires de titane.
[0034] Lorsque que le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en PZNT, les précurseurs
moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel sont respectivement
des précurseurs moléculaires de plomb, des précurseurs moléculaires de zirconium,
des précurseurs moléculaires de niobium et des précurseurs moléculaires de titane.
[0035] Lorsque que le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en PMN, les précurseurs
moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel sont respectivement
des précurseurs moléculaires de plomb, des précurseurs moléculaires de magnésium,
des précurseurs moléculaires de niobium.
[0036] Lorsque que le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en PT, les précurseurs
moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel sont respectivement
des précurseurs moléculaires de plomb, des précurseurs moléculaires de titane.
[0037] Lorsque que le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en BKT, les précurseurs
moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel sont respectivement
des précurseurs moléculaires de bismuth, des précurseurs moléculaires de potassium,
des précurseurs moléculaires de titane.
[0038] Lorsque que le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en SBT, les précurseurs
moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel sont respectivement
des précurseurs moléculaires de strontium, des précurseurs moléculaires de bismuth,
des précurseurs moléculaires de titane.
[0039] Lorsque le revêtement que l'on veut obtenir est un revêtement en SiO
2, HfO
2, Ta
2O
5, ZrO
2 ou Al
2O
3, les précurseurs moléculaires à utiliser pour la préparation de la solution sol-gel
sont respectivement des précurseurs moléculaires de silicium, de hafnium, de tantale,
de zirconium ou d'aluminium.
[0040] Les précurseurs tels que mentionnés ci-dessus sont mis en contact avec un milieu
comprenant un solvant comprenant au moins deux fonctions -OH et éventuellement un
monoalcool aliphatique.
[0041] Le solvant comprenant au moins deux fonctions -OH utilisé dans l'étape a) et éventuellement
c) peut être un alkylène glycol, ayant un nombre d'atomes de carbone allant de 2 à
5. Ce type de solvant contribue à faciliter la solubilisation des précurseurs et,
de plus, joue un rôle d'agent stabilisant de la solution sol-gel. Un solvant comprenant
au moins deux fonctions -OH pouvant être utilisé est l'éthylène glycol ou encore la
diéthanolamine.
[0042] En complément du solvant comprenant au moins deux fonctions -OH, le milieu de l'étape
a) peut comprendre également un monoalcool aliphatique, pouvant, par exemple, comprendre
de 1 à 6 atomes de carbone. Un monoalcool aliphatique comprenant de 1 à 6 atomes de
carbone peut être également utilisé comme solvant de dilution dans l'étape c). A titre
d'exemple de monoalcool aliphatique, on peut citer le n-propanol.
[0043] La mise en contact des précurseurs moléculaires avec le milieu comprenant un solvant
comprenant au moins deux fonctions -OH peut se faire de différentes façons et dépendra
de la nature des précurseurs, l'essentiel étant d'obtenir une solution sol-gel d'aspect
homogène.
[0044] Par exemple, lorsque la solution sol-gel est précurseur d'une céramique PZT, la mise
en contact peut consister à préparer une première solution sol-gel à base de plomb
dans un solvant diol, par dissolution d'un précurseur moléculaire à base de plomb
dans ce solvant diol, auquel on ajoute une deuxième solution sol-gel mixte à base
de titane et de zirconium, ladite solution sol-gel mixte pouvant être préparée par
dissolution d'un précurseur moléculaire à base de zirconium et d'un précurseur moléculaire
à base de titane dans le même diol ou dans un solvant compatible avec ledit diol,
à savoir un solvant miscible avec ledit diol, comme c'est le cas des monoalcools aliphatiques
tels que le propanol. On précise, que la solution sol-gel à base de plomb est, de
préférence, initialement en excès de 10 % par rapport à la stoechiométrie. Le mélange
desdites solutions sol-gel peut être ensuite porté à reflux, sous agitation, à une
température avoisinant la température d'ébullition du mélange réactionnel. Le reflux
permet d'assurer, avantageusement, une homogénéisation des solutions sol-gel mélangés
entre elles.
[0045] Une fois la solution sol-gel obtenue à l'issue de l'étape a), la solution sol-gel
est mise au repos, conformément à l'invention, pendant un temps adéquat jusqu'à obtention
d'une solution présentant une viscosité sensiblement constante. Généralement, l'étape
b) est réalisée, de préférence, à température ambiante, par exemple, pendant une durée
pouvant s'échelonner d'une semaine à 4 mois. Pendant cette phase dite de mûrissement,
les précurseurs de métaux et/ou de métalloïdes solubilisés condensent jusqu'à un état
d'équilibre. Cette condensation se traduit par une augmentation de la viscosité de
la solution sol-gel, jusqu'à atteindre une valeur sensiblement constante en fonction
du temps, lorsque l'état d'équilibre est atteint. En pratique, la solution préparée
en a) est placée au repos, généralement, à température ambiante et en l'absence de
tout chauffage. Parallèlement, la viscosité de la solution est mesurée à intervalles
réguliers. Une fois que celle-ci présente une viscosité sensiblement constante, atteinte
généralement au bout d'une période allant de 1 semaine à 4 mois, la solution est diluée
selon un taux prédéterminé de dilution (étape c). Ce taux de dilution sera choisi
par l'homme du métier selon l'utilisation envisagée de la solution sol-gel, et notamment
selon l'épaisseur de revêtement souhaité après dépôt et traitement d'une telle solution
sur un substrat et également selon la technique de dépôt.
[0046] Cette dilution peut consister à diluer la solution sol-gel obtenue à l'issue de l'étape
b) par un facteur de dilution s'échelonnant de 1 à 20.
[0047] Selon l'invention, le solvant de dilution doit être miscible avec le solvant de préparation
de la solution de l'étape a). Des exemples de solvants comprenant au moins deux fonctions
-OH envisageables sont l'éthylène glycol, le propylène glycol.
[0048] Le solvant est choisi parmi les solvants présentant une viscosité plus faible que
celle du solvant utilisée dans l'étape a). Des solvants répondant à cette spécification
sont, par exemple, des monoalcools aliphatiques comprenant de 1 à 6 atomes de carbone
tels que définis ci-dessus.
[0049] Une fois préparée, la solution sol-gel est déposée sur un substrat sous forme d'une
couche.
[0050] . Les épaisseurs de couches minces
[0051] En ce qui concerne la technique de trempage-retrait, le substrat est plongé dans
la solution sol-gel préparée préalablement puis retiré à une vitesse appropriée pour
obtenir un dépôt conforme, tel que défini ci-dessus. L'avantage de cette technique
est que plusieurs substrats peuvent être traités en même temps, ce qui permet un gain
de productivité.
[0052] Selon l'invention, le substrat destiné au dépôt est un substrat comportant des motifs
en relief, par exemple de taille micrométrique. On précise que, par motifs de taille
micrométrique, on entend, généralement, des motifs en relief présentant des dimensions
(telles que la hauteur, la largeur) allant de 1 à 100 µm, ces motifs étant espacées
également d'une distance allant de 1 à 100 µm.
[0053] Ces motifs en relief peuvent se présenter notamment sous forme de tranchées, par
exemple de forme parallélépipédique, présentant, par exemple, une profondeur, une
hauteur et un espacement de taille micrométriques. Ce substrat peut se présenter sous
forme d'une tranche (ou wafer) de silicium, recouverte éventuellement d'une couche
de métallisation, lorsque le domaine d'application est la microélectronique.
[0054] Une fois que le dépôt de la solution sol-gel est effectué sur une face du substrat,
le procédé de l'invention comprend un traitement thermique de la ou les couches déposées,
de manière à les transformer en la céramique souhaitée. Ce traitement thermique peut
se dérouler de différentes manières, selon que le procédé de l'invention comprend
le dépôt d'une ou plusieurs couches.
[0055] De manière générale, ce traitement thermique comprend :
- une étape de séchage de chaque couche déposée, de façon à gélifier la couche et éventuellement
à éliminer une partie du solvant ;
- éventuellement, une étape de pyrolyse de chaque couche déposée, de façon à éliminer
les composés organiques de la couche ;
- éventuellement, une étape de relaxation de chaque couche déposée, de façon à éliminer
les contraintes générées lors du rétreint de la couche ;
- éventuellement une étape de densification de la couche ou de l'ensemble des couches
déposées.
[0056] Le traitement thermique peut se limiter à une simple étape de séchage, si celle-ci
suffit pour obtenir une céramisation de la couche. C'est notamment le cas des couches
en oxyde simple, tel que SiO
2, HfO
2, Ta
2O
5, ZrO
2 ou Al
2O
3.
[0057] Pour les couches à base d'oxydes de structure pérovskite, le traitement thermique
nécessite généralement une étape de séchage, une étape de pyrolyse, une étape de relaxation
et une étape de densification.
[0058] Ainsi, chaque couche de solution déposée subit, selon l'invention, une étape consistant
en une étape de séchage de la couche déposée de manière à assurer une gélification
de la couche. Cette étape est destinée à assurer l'évaporation d'une partie du solvant
de l'étape a) et d'une partie du solvant de dilution et éventuellement des produits
secondaires, tels que des esters, issus des réactions entre les précurseurs métalliques.
A l'issue de cette étape, la solution sol-gel déposée est transformée en une couche
de gel d'épaisseur constante adhérant à la surface du substrat. La température et
la durée efficaces pour assurer la gélification peuvent être déterminées aisément,
par l'homme du métier, à l'aide, par exemple, de techniques de spectrométrie UV-visible.
[0059] Par exemple, l'étape de séchage, selon l'invention, peut être effectuée à température
ambiante pour une durée allant de 1 à 10 minutes. En d'autres termes, cette étape
de dépôt consistera à mettre au repos pendant une durée appropriée la couche, juste
après le dépôt, pour qu'elle sèche. Cette étape de séchage peut être également effectuée
à une température allant de 40 à 80°C, par exemple, en faisant usage d'une plaque
chauffante. Dans ce cas, cette étape sera qualifiée, dans la partie expérimentale,
d'étape de prépyrolyse.
[0060] Après séchage, chaque couche subit généralement une étape de pyrolyse effectuée à
une température et une durée efficaces pour éliminer totalement des composés organiques
de la couche déposée et en particulier les solvants de préparation et de dilution
de la solution sol-gel et les composés générés par la réaction des précurseurs moléculaires
entre eux. La température et durée efficaces peuvent être déterminées aisément par
l'homme du métier grâce à des techniques telles que la spectroscopie IR (Infrarouge).
[0061] La durée de pyrolyse pour une température donnée, correspond à une durée permettant
l'obtention d'une épaisseur de couche constante. L'épaisseur de couche est contrôlée,
par exemple, par des techniques de profilométrie. L'étape de pyrolyse est arrêtée
à l'obtention d'une couche homogène en épaisseur et exempt de composés organiques.
[0062] Par exemple, lorsque la couche déposée (ou l'ensemble des couches déposées) est précurseur
d'une céramique PZT, cette étape de pyrolyse peut s'effectuer à une température allant
d'environ 300 à environ 400°C, de préférence entre 350 et 370°C, et pour une durée
allant d'environ 5 minutes à 10 minutes.
[0063] Après l'étape de pyrolyse, chaque couche déposée peut être amenée à subir une étape
de relaxation, afin de libérer les contraintes générées lors du rétreint de la couche,
en particulier celles accumulées au niveau des motifs en relief. On précise que, par
rétreint, on entend la diminution des dimensions de la couche déposée, après séchage
et éventuellement pyrolyse de celle-ci. Cette étape peut être mise en oeuvre en maintenant
la couche déposée à une température légèrement supérieure à la température de pyrolyse,
par exemple supérieure de 10 à 30°C, pendant une durée pouvant aller de 10 à 30 minutes.
[0064] Par exemple, lorsque la couche est précurseur d'une céramique PZT, la température
de relaxation est supérieure de 10 à 30°C à la température de pyrolyse mais ne doit,
de préférence, pas dépasser 400°C, de sorte à éviter la formation d'une phase pyrochlore.
[0065] Enfin, la couche déposée ou l'ensemble des couches déposées peut être soumis à une
étape de densification (ou recuit) à une durée et une température efficaces pour permettre
la cristallisation de la couche déposée ou de l'ensemble des couches déposées. La
cristallisation de la couche correspond à l'obtention d'une couche d'épaisseur stabilisée
et de structure cristallisée, du type pérovskite. La température et la durée de recuit
sont choisies de manière à obtenir cette cristallisation, vérifiable aisément par
analyse structurale, telle que l'analyse par diffraction des rayons X.
[0066] De préférence, la densification est effectuée à une température allant d'environ
500 à environ 800°C pour une durée comprise entre environ 30 secondes et environ 1
heure, en particulier de 1 minute à 10 minutes.
[0067] Le recuit peut être effectué par différentes techniques. De préférence, le recuit
est réalisé par un mode de chauffage rapide, obtenu, par exemple, avec la technique
du « recuit thermique rapide » (communément désigné par l'abréviation RTA pour « Rapid
Thermal Annealing » ou RTP pour « Rapid Thermal Process »).
[0068] Après ce traitement thermique, les revêtements thermiques sont homogènes, continus,
conformes à la géométrie du substrat et adhèrent fortement au substrat.
[0069] Le facteur de conformité, défini par le rapport des épaisseurs au fond des motifs
et au sommet ou sur les flancs des motifs est proche de 1. Ce résultat, ajouté à la
simplicité de mise en oeuvre de la technique sol-gel, son coût et son gain de productivité
augure favorablement de l'utilisation d'un tel procédé dans le milieu industriel.
[0070] Les étapes de dépôt de la solution sol-gel et de traitement thermique peuvent être
réitérées une ou plusieurs fois, jusqu'à l'obtention d'un revêtement présentant l'épaisseur
désirée, par exemple, une épaisseur allant de 30 à 200 nm.
[0071] Ce procédé de revêtement trouve son application en particulier pour la réalisation
de composants électroniques, tels que des capacités pouvant aller de 100 nF/mm
2 à 1 µF/mm
2.
[0072] L'invention va maintenant être décrite par rapport aux exemples suivants donnés à
titre illustratif et non limitatif.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0073] La figure unique illustre une coupe transversale d'une partie d'un substrat présentant
des motifs sous forme de tranchées muni d'un revêtement et illustrant les grandeurs
nécessaires à la détermination des facteurs de conformité.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PARTICULIERS
[0074] Les exemples qui suivent illustrent, dans un premier temps, la préparation de solutions
sol-gel utilisées pour la réalisation de revêtements conformes, puis dans un deuxième
temps, la réalisation de revêtements conformes sur des substrats présentant des motifs
en relief sous forme de tranchées.
[0075] La conformité du revêtement par rapport à la géométrie du substrat est déterminée
par les facteurs de conformité (b/a) et (b/c), pour lesquels :
- a correspond à l'épaisseur du revêtement au sommet de la tranchée ;
- b correspond à l'épaisseur du revêtement au fond de la tranchée ;
- c correspond à l'épaisseur du revêtement à mi-hauteur sur le flanc de la tranchée.
[0076] Ces grandeurs a, b et c sont représentées sur la figure 1. Plus les facteurs de conformité
(b/a) et (b/c) s'approchent de 1, plus la conformité du revêtement est considérée
comme idéale.
[0077] De manière pratique, pour déterminer ces facteurs de conformité, le substrat est,
dans un premier temps, clivé après traitement thermique selon la ligne d'observation
voulue puis l'interface revêtement/substrat est observée par microscopie électronique
à balayage.
EXEMPLE 1
[0078] Dans cet exemple est décrit le protocole expérimental de préparation d'une solution
sol-gel précurseur d'une céramique zircono-titanate de plomb (PZT) ainsi que le procédé
de dépôt par trempage-retrait de cette solution sur des wafers de silicium métallisés
dont la surface présente des motifs micrométriques en relief dans le but d'obtenir
des revêtements parfaitement conformes à la géométrie du substrat. Les motifs utilisés
dans cet exemple sont des tranchées de 1 µm de profondeur, 2 µm de large et espacées
de 2 µm.
a) Préparation de la solution sol-gel à composition nominale PbZr0,52Ti0,48O3
[0079] Dans un premier temps, il est procédé à la préparation d'une solution comprenant
un précurseur de plomb. Pour ce faire, dans un ballon surmonté d'un montage de distillation,
on pèse 751 g (1,98 mol) d'acétate de plomb trihydraté et 330,2 g d'éthylène glycol.
Le mélange est homogénéisé pendant 30 minutes à 70°C de manière à permettre une dissolution
complète de l'acétate de plomb. Puis la température de la solution homogène est augmentée
pour déshydrater le précurseur de plomb par distillation. Au cours de la distillation,
la solution jaunit. Le distillat récupéré a une concentration en plomb de l'ordre
de 2,05 mol/kg.
[0080] Sous balayage d'argon et sous agitation, 225,1 g (0,792 mol) d'isopropoxyde de titane
sont agités à 264 g de 1-propanol. Toujours dans les mêmes conditions, sont ensuite
ajoutés 401,5 g (0,858 mol) de propoxyde de zirconium à 70% dans du 1-propanol puis
458,7 g d'éthylène glycol. Le mélange est laissé sous agitation pendant 20 minutes
à température ambiante. Dans un tricol, on verse 883 g (1,815 mol) de la solution
d'alcoxyde de plomb préalablement préparée, soit un excès de 10 % pour pallier la
perte en oxyde de plomb lors du traitement thermique. Sous courant d'argon, la solution
Ti/Zr est rapidement ajoutée dans le tricol sous forte agitation (600 tours/min).
A la fin d'addition, un réfrigérant surmonté d'une garde dessicante est installé sur
le montage. Le mélange est mis à reflux pendant 2 heures (101°C). Après reflux, la
solution obtenue présente une concentration en équivalent massique PZT de l'ordre
de 26%.
[0081] La solution est ensuite conservée à température ambiante pendant sa phase de mûrissement.
Elle est diluée au bout d'une semaine de mûrissement par ajout de méthanol, de manière
à obtenir une solution présentant une concentration de 15% en équivalent massique
PZT. La viscosité alors obtenue est de l'ordre de 3 mPa.s. La dilution permet de stabiliser
la viscosité de la solution pendant plusieurs mois.
b) Dépôt d'un revêtement conforme sur le substrat.
[0082] Le substrat est un wafer de silicium de 6 pouces de diamètre, recouvert d'une couche
de silice obtenue par oxydation thermique. Il est métallisé par pulvérisation avec
une couche de platine d'une épaisseur de l'ordre de 100 nm. La surface du wafer présente
des motifs en relief du type tranchées, dont la profondeur est de 1 µm et la largeur
est de l'ordre du micromètre.
[0083] La solution diluée préparée préalablement est déposée par trempage-retrait sur le
wafer.
Plus précisément, le wafer, dont la face arrière a été protégée par un film adhésif,
est placé une minute dans la solution sol-gel puis retiré à une vitesse de retrait
ajustée entre 2 et 10 cm.min
-1. Une fois que le wafer est retiré du bain de traitement, il est soumis à un traitement
thermique. Ce traitement thermique comprend les étapes suivantes :
- une première étape dite de « prépyrolyse », consistant à chauffer le wafer sur plaque
chauffante pendant une durée allant de 2 à 10 min à une température de 50°C, cette
étape étant destinée à réduire le temps de séchage par rapport à un séchage classique
à température ambiante ;
- une étape de pyrolyse à une température de 360°C pendant 5 à 10 minutes, cette étape
étant destinée à éliminer les résidus de composés organiques et à amorcer la phase
de cristallisation sans piéger de résidus ;
- une étape de relaxation à une température de 390°C pendant une durée allant de 10
à 20 minutes destinée à permettre un relâchement des contraintes générées lors du
retrait du film PZT ;
- une étape de densification à une température de 600°C pendant une durée allant de
5 à 10 minutes destinée à cristalliser le film dans une phase pérovskite.
[0084] Pour caractériser la conformité du dépôt à la surface du wafer, l'interface dépôt/substrat
est observée par microscopie électronique à balayage. Pour cela, l'échantillon est
clivé après traitement thermique selon la ligne d'observation voulue.
[0085] L'épaisseur du revêtement a été évaluée à 90 nm avec des facteurs de conformité (b/a)
égal à 1,4 et (b/c) égal à 1,3.
EXEMPLE 2
[0086] Dans cet exemple est décrit le protocole expérimental de préparation d'une solution
sol-gel précurseur d'une céramique zircono-titanate de plomb (PZT) ainsi que le procédé
(non-conforme à l'invention) de dépôt par enduction centrifuge de cette solution sur
des wafers de silicium métallisés dont la surface présente des motifs micrométriques
en 3 dimensions dans le but d'obtenir des revêtements parfaitement conformes à la
géométrie du substrat. Les motifs utilisés dans cet exemple sont des tranchées de
1 µm de profondeur, 2 µm de large et espacées de 2 µm.
a) Préparation de la solution sol-gel à composition nominale PbZr0,52Ti0,48O3
[0087] Dans un premier temps, il est procédé à la préparation d'une solution comprenant
un précurseur de plomb. Pour ce faire, dans un ballon surmonté d'un montage de distillation,
on pèse 751 g (1,98 mol) d'acétate de plomb trihydraté et 330,2 g d'éthylène glycol.
Le mélange est homogénéisé pendant 30 minutes à 70°C de manière à permettre une dissolution
complète de l'acétate de plomb. Puis la température de la solution homogène est augmentée
pour déshydrater le précurseur de plomb par distillation. Au cours de la distillation,
la solution jaunit. Le distillat récupéré a une concentration en plomb de l'ordre
de 2,05 mol/kg.
[0088] Sous balayage d'argon et sous agitation, 225,1 g (0,792 mol) d'isopropoxyde de titane
sont ajoutés à 264 g de 1-propanol. Toujours dans les mêmes conditions, sont ensuite
ajoutés 401,5 g (0,858 mol) de propoxyde de zirconium à 70% dans du 1-propanol puis
458,7 g d'éthylène glycol. Le mélange est laissé sous agitation pendant 20 minutes
à température ambiante. Dans un tricol, on verse 883 g (1,815 mol) de la solution
d'alcoxyde de plomb préalablement préparée, soit un excès de 10 % pour pallier la
perte en oxyde de plomb lors du traitement thermique. Sous courant d'argon, la solution
Ti/Zr est rapidement ajoutée dans le tricol sous forte agitation (600 tours/min).
A la fin d'addition, un réfrigérant surmonté d'une garde dessicante est installé sur
le montage. Le mélange est mis à reflux pendant 2 heures (101°C). Après reflux, la
solution obtenue présente une concentration en équivalent massique PZT de l'ordre
de 26%.
[0089] La solution est ensuite conservée à température ambiante pendant sa phase de mûrissement.
Elle est diluée au bout d'une semaine de mûrissement par ajout d'éthylène glycol,
de manière à obtenir une solution présentant une concentration de 10% en équivalent
massique PZT. La viscosité alors obtenue est de l'ordre de 25 mPa.s. La dilution permet
de stabiliser la viscosité de la solution pendant plusieurs mois.
b) Dépôt (non-conforme à l'invention) d'un revêtement conforme sur le substrat
[0090] Le substrat est un wafer de silicium de 6 pouces de diamètre, recouvert d'une couche
de silice obtenue par oxydation thermique. Il est métallisé par pulvérisation avec
une couche de platine d'une épaisseur de l'ordre de 100 nm. La surface du wafer présente
des motifs en relief du type tranchées, dont la profondeur est de 1 µm et la largeur
est de l'ordre du micromètre.
[0091] La solution diluée préparée préalablement est filtrée à 0,2 µm et est déposée par
enduction centrifuge sur le wafer. La vitesse de rotation est réglée à 4500 tr.min
-1. Après dépôt, la couche subit le traitement thermique suivant :
- une première étape dite de « prépyrolyse », consistant à chauffer le wafer sur plaque
chauffante pendant une durée allant de 2 à 10 min à une température de 50°C, cette
étape étant destinée à réduire le temps de séchage par rapport à un séchage classique
à température ambiante ;
- une étape de pyrolyse à une température de 360°C pendant 5 à 10 minutes, cette étape
étant destinée à éliminer les résidus de composés organiques et à amorcer la phase
de cristallisation sans piéger de résidus.
[0092] Le dépôt suivi d'un traitement thermique tel que mentionné ci-dessus est réitéré
6 fois.
[0093] Le wafer revêtu de 6 couches subit un traitement thermique final comprenant :
- une étape de relaxation à une température de 390°C pendant une durée allant de 10
à 20 minutes, cette étape étant destinée à permettre un relâchement des contraintes
générées lors du rétreint du film PZT ;
- une étape de densification à une température de 600°C pendant 5 à 10 minutes destinée
à cristalliser le film dans une phase pérovskite.
[0094] Pour caractériser la conformité du dépôt à la surface du wafer, l'interface dépôt/substrat
est observée par microscopie électronique à balayage. Pour cela, l'échantillon est
clivé après traitement thermique selon la ligne d'observation voulue.
[0095] L'épaisseur du revêtement a été évaluée à 90 nm avec des facteurs de conformité (b/a)
égal à 1,4 et (b/c) égal à 1, 3.
1. Procédé de réalisation d'un revêtement en céramique oxyde conforme à la géométrie
d'un substrat présentant des motifs en relief comprenant :
- une étape de dépôt sur ledit substrat d'une couche de solution sol-gel précurseur
de ladite céramique par trempage retrait ;
- une étape de traitement thermique de ladite couche en vue de la transformer en ladite
céramique ;
lesdites étapes étant éventuellement répétées une ou plusieurs fois,
caractérisé en ce que la solution sol-gel précurseur de ladite céramique est préparée par un procédé comprenant
successivement les étapes suivants :
a) préparer une première solution par mise en contact du ou des précurseurs moléculaires
des métaux et/ou métalloïdes destinés à entrer dans la constitution de la céramique
avec un milieu comprenant un solvant comprenant au moins deux fonctions -OH et éventuellement
un monoalcool aliphatique ;
b) mettre au repos la solution obtenue en a) pendant un temps suffisant nécessaire
à l'obtention d'une solution présentant une viscosité sensiblement constante ;
c) diluer à un taux prédéterminé la solution obtenue en b) avec un solvant présentant
une viscosité plus faible que celle du solvant comprenant au moins deux fonctions
-OH utilisé dans l'étape a).
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la céramique oxyde est choisie parmi
le zircono-titanate de plomb (connu sous l'abréviation PZT), le titanate de baryum,
le titanate de baryum et de strontium (connu sous l'abréviation BST), le titanate
de plomb, de niobium et de zinc (connu sous l'abréviation PZNT), le niobate de zinc
et de plomb (connu sous l'abréviation PZN), le niobate de magnésium et de plomb (connu
sous l'abréviation PMN), le titanate de plomb (connu sous l'abréviation PT), le niobate
de potassium et de calcium, le titanate de bismuth et de potassium (connu sous l'abréviation
BKT), le titanate de bismuth et de strontium (connu sous l'abréviation SBT), le tantalate
de potassium (connu sous l'abréviation KLT), les solutions solides de PMN et PT.
3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la céramique oxyde est choisie parmi
SiO2, HfO2, ZrO2, Al2O3, Ta2O5.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le précurseur
moléculaire de métal ou métalloïde est un sel inorganique de métal ou métalloïde.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le précurseur
moléculaire de métal ou de métalloïde est un composé organométallique de métal ou
métalloïde.
6. Procédé selon la revendication 5, dans lequel le composé organométallique de métal
ou métalloïde est un alcoxyde répondant à la formule (RO)nM, dans laquelle M désigne le métal ou le métalloïde, n représente le nombre de ligands
liés à M, ce nombre correspondant également à la valence de M et R représente un groupe
alkyle, linéaire ou ramifié, pouvant comporter de 1 à 10 atomes de carbone ou un groupe
aromatique comprenant de 4 à 14 atomes de carbone.
7. Procédé selon la revendication 5, dans lequel le composé organométallique de métal
ou métalloïde est un composé organométallique de formule :
X
yR
1zM
dans laquelle :
- M représente un métal ou un métalloïde ;
- X représente un groupe hydrolysable choisi parmi les groupes halogène, acrylate,
acétoxy, acyle, OR' avec R' représentant un groupe alkyle, linéaire ou ramifié, pouvant
comporter de 1 à 10 atomes de carbone ou un groupe aromatique comprenant de 4 à 14
atomes de carbone;
- R1 représente un groupe non hydrolysable choisi parmi les groupes alkyles, linéaires
ou ramifiés, pouvant comprendre de 1 à 10 atomes de carbone, éventuellement perfluorés,
les groupes aromatiques pouvant comprendre de 4 à 14 atomes de carbone ;
- y et z sont des entiers choisis de manière à ce que (y+z) soit égale à la valence
M.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel la première solution
de l'étape a) comprend, en outre, un ou plusieurs composés polymérisables, tels que
des monomères éthyléniques.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel le solvant comprenant
au moins deux fonctions -OH utilisé dans l'étape a) est un alkylène glycol, ayant
un nombre d'atomes de carbone allant de 2 à 5.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel l'éventuel monoalcool
aliphatique de l'étape a) comprend de 1 à 6 atomes de carbone.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la solution
sol-gel préparée à l'étape a) est mise au repos, dans le cadre de l'étape b), pendant
une durée allant de 1 semaine à 4 mois.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le solvant
de dilution est un monoalcool aliphatique comprenant de 1 à 6 atomes de carbone.
13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la céramique
oxyde est du zircono-titanate de plomb (PZT).
14. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le traitement
thermique comprend :
- une étape de séchage de la (les) couche(s) déposée(s), de façon à gélifier la (les)
couche(s) ;
- éventuellement, une étape de pyrolyse de la (les) couche(s) déposée(s), de façon
à éliminer les composés organiques de la (les) couche(s) ;
- éventuellement, une étape de relaxation de la (les) couche(s) déposée(s), de façon
à éliminer les contraintes générées lors du rétreint de la(les) couche(s) ;
- éventuellement, une étape de densification de la(les) couche(s) déposées.
15. Procédé selon la revendication 14, dans lequel l'étape de séchage est effectuée à
température ambiante pour une durée allant de 1 à 10 minutes.
16. Procédé selon la revendication 14, dans lequel l'étape de pyrolyse est effectuée à
une température allant d'environ 300 à environ 400°C et pour une durée allant d'environ
5 minutes à 10 minutes.
17. Procédé selon la revendication 14, dans lequel l'étape de relaxation est réalisée
à une température supérieure de 10 à 30°C à la température de pyrolyse pendant une
durée pouvant aller de 10 à 30 minutes.
18. Procédé selon la revendication 14, dans lequel l'étape de densification est réalisée
à une température allant de 500 à 800°C pendant une durée allant de minute à 10 minutes.
19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, dans lequel le revêtement
présente une épaisseur allant de 30 à 200 nm.
20. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, dans lequel le substrat
présente des motifs de taille micrométrique.
1. Process for producing a coating made of oxide ceramic that conforms to the geometry
of a substrate having features in relief comprising:
- a step of depositing by dip-coating on said substrate a layer of a sol-gel solution
that is a precursor of said ceramic;
- a heat treatment step of said layer with a view to converting it to said ceramic;
said steps being optionally repeated one or more times,
characterized in that the sol-gel solution that is a precursor of said ceramic is prepared by a process
successively comprising the following steps:
a) preparing a first solution by bringing the molecular precursor or precursors of
the metals and/or metalloids intended to be incorporated into the composition of the
ceramic into contact with a medium comprising a solvent that comprises at least two
-OH functional groups and optionally an aliphatic monoalcohol;
b) leaving the solution obtained in a) to stand for a sufficient time needed to obtain
a solution that has a substantially constant viscosity;
c) diluting the solution obtained in b) to a predetermined amount with a solvent having
a lower viscosity than that of the solvent comprising at least two -OH functional
groups used in step a).
2. Process according to Claim 1, in which the oxide ceramic is chosen from lead zirconium
titanate (known by the abbreviation PZT), barium titanate, barium strontium titanate
(known by the abbreviation BST), lead zinc niobium titanate (known by the abbreviation
PZNT), lead zinc niobate (known by the abbreviation PZN), lead magnesium niobate (known
by the abbreviation PMN), lead titanate (known by the abbreviation PT), potassium
calcium niobate, bismuth potassium titanate (known by the abbreviation BKT), strontium
bismuth titanate (known by the abbreviation SPT), potassium tantalate (known by the
abbreviation KLT) and solid solutions of PMN and PT.
3. Process according to Claim 1, in which the oxide ceramic is chosen from SiO2, HfO2, ZrO2, Al2O3, Ta2O5.
4. Process according to any one of Claims 1 to 3, in which the metal or metalloid molecular
precursor is an inorganic metal or metalloid salt.
5. Process according to any one of Claims 1 to 3, in which the metal or metalloid molecular
precursor is an organometallic metal or metalloid compound.
6. Process according to Claim 5, in which the organometallic metal or metalloid compound
is an alkoxide corresponding to the formula (RO)nM, in which M denotes the metal or metalloid, n represents the number of ligands linked
to M, this number also corresponding to the valency of M, and R represents a linear
or branched alkyl group which may comprise from 1 to 10 carbon atoms or an aromatic
group comprising from 4 to 14 carbon atoms.
7. Process according to Claim 5, in which the organometallic metal or metalloid compound
is an organometallic compound of formula:
X
yR
1zM
in which:
- M represents a metal or a metalloid;
- X represents a hydrolysable group chosen from halogen, acrylate, acetoxy, acyl or
OR' groups, with R' representing a linear or branched alkyl group which may comprise
from 1 to 10 carbon atoms or an aromatic group comprising from 4 to 14 carbon atoms;
- R1 represents a non-hydrolysable group chosen from optionally perfluorinated linear
or branched alkyl groups which may comprise from 1 to 10 carbon atoms, or aromatic
groups which may comprise from 4 to 14 carbon atoms; and
- y and z are integers chosen so that y + z is equal to the valency M.
8. Process according to any one of Claims 1 to 7, in which the first solution from step
a) comprises, in addition, one or more polymerizable compounds, such as ethylenic
monomers.
9. Process according to any one of Claims 1 to 8, in which the solvent comprising at
least two -OH functional groups used in step a) and optionally c) is an alkylene glycol
that has a number of carbon atoms ranging from 2 to 5.
10. Process according to any one of Claims 1 to 9, in which the optional aliphatic monoalcohol
from step a) comprises from 1 to 6 carbon atoms.
11. Process according to any one of the preceding claims, in which the sol-gel solution
prepared in step a) is left to stand, in the context of step b), for a duration ranging
from 1 week to 4 months.
12. Process according to any one of the preceding claims, in which the dilution solvent
is an aliphatic monoalcohol comprising from 1 to 6 carbon atoms.
13. Process according to any one of the preceding claims, in which the ceramic oxide is
lead zirconium titanate (PZT).
14. Process according to any one of the preceding claims, in which the heat treatment
comprises:
- a step of drying the deposited layer(s) so as to gel the layer (s) ;
- optionally, a step of pyrolysis of the deposited layer(s) so as to eliminate the
organic compounds from the layer(s);
- optionally, a step of relaxing the deposited layer(s) so as to eliminate the stresses
generated during the shrinkage of the layer(s); and
- optionally, a step of densifying the deposited layer(s).
15. Process according to Claim 14, in which the drying step is carried out at ambient
temperature for a duration ranging from 1 to 10 minutes.
16. Process according to Claim 14, in which the pyrolysis step is carried out at a temperature
ranging from around 300 to around 400°C and for a duration ranging from around 5 minutes
to 10 minutes.
17. Process according to Claim 14, in which the relaxation step is carried out at a temperature
10 to 30°C above the pyrolysis temperature for a duration which may range from 10
to 30 minutes.
18. Process according to Claim 14, in which the densification step is carried out at a
temperature ranging from 500 to 800°C for a duration ranging from 1 minute to 10 minutes.
19. Process according to any one of Claims 1 to 18, in which the coating has a thickness
ranging from 30 to 200 nm.
20. Process according to any one of Claims 1 to 19, in which the substrate has features
of micron-scale size.
1. Verfahren zur Herstellung einer mit der Geometrie eines Substrats mit Reliefmustern
konformen Beschichtung aus Oxidkeramik umfassend:
- einen Schritt des Aufbringens einer Schicht aus einer Sol-Gel-Lösung einer Vorstufe
der Keramik auf diesem Substrat durch Tauchbeschichtung;
- einen Schritt der Wärmebehandlung dieser Schicht zu ihrem Überführen in diese Keramik;
wobei diese Schritte gegebenenfalls ein oder mehrere Male wiederholt werden,
dadurch gekennzeichnet, dass die Sol-Gel-Lösung der Keramikvorstufe der Keramik durch ein Verfahren hergestellt
wird, das nacheinander die folgenden Schritte umfasst:
a) Herstellen einer ersten Lösung durch In-Kontakt-Bringen des oder der molekularen
Vorstufen der Metalle und/oder Halbmetalle, die dazu bestimmt sind, in die Zusammensetzung
der Keramik aufgenommen zu werden, mit einem Medium, das ein wenigstens zwei OH-Funktionen
umfassendes Lösungsmittel und gegebenenfalls einen aliphatischen Monoalkohol umfasst;
b) Stehenlassen der in a) erhaltenen Lösung über eine Zeit, die dazu ausreicht, eine
Lösung mit einer im Wesentlichen konstanten Viskosität zu erhalten;
c) Verdünnen der in b) erhaltenen Lösung auf eine vorbestimmte Menge mit einem Lösungsmittel,
das eine geringere Viskosität als die des in Schritt a) verwendeten, wenigstens zwei
OH-Funktionen umfassenden Lösungsmittels aufweist.
2. Verfahren gemäß Anspruch 1, bei dem die Oxidkeramik aus Blei-Zirkonium-Titanat (unter
der Abkürzung PZT bekannt), Bariumtitanat, Barium-Strontium-Titanat (unter der Abkürzung
BST bekannt), Blei-Niobium-Zink-Titanat (unter der Abkürzung PZNT bekannt), Blei-Zink-Niobat
(unter der Abkürzung PZN bekannt), Blei-Magnesium-Niobat (unter der Abkürzung PMN
bekannt), Bleititanat (unter der Abkürzung PT bekannt), Kalium-Calcium-Niobat, Bismut-Kalium-Titanat
(unter der Abkürzung BKT bekannt), Strontium-Bismut-Titanat (unter der Abkürzung SBT
bekannt), Kaliumtantalat (unter der Abkürzung KLT bekannt) und den festen Lösungen
von PMN und PT ausgewählt ist.
3. Verfahren gemäß Anspruch 1, bei dem die Oxidkeramik aus SiO2, HfO2, ZrO2, Al2O3 und Ta2O5 ausgewählt ist.
4. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 3, bei dem die molekulare Vorstufe des Metalls
oder Halbmetalls ein anorganisches Salz des Metalls oder Halbmetalls ist.
5. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 3, bei dem die molekulare Vorstufe des Metalls
oder Halbmetalls eine metallorganische Verbindung des Metalls oder Halbmetalls ist.
6. Verfahren gemäß Anspruch 5, bei dem die metallorganische Verbindung des Metalls oder
Halbmetalls ein der Formel (RO)nM entsprechendes Alkoxid ist, worin M das Metall oder Halbmetall bezeichnet, n die
Anzahl der an M gebundenen Liganden bezeichnet und diese Zahl gleich der Valenz von
M ist, und R eine gerade oder verzweigte Alkylgruppe, die 1 bis 10 Kohlenstoffatome
aufweisen kann, oder eine aromatische Gruppe darstellt, die 4 bis 14 Kohlenstoffatome
umfasst.
7. Verfahren gemäß Anspruch 5, bei dem die metallorganische Verbindung des Metalls oder
Halbmetalls eine metallorganische Verbindung der Formel
X
yR
1zM
ist, worin:
- M ein Metall oder Halbmetall darstellt;
- X eine hydrolysierbare Gruppe darstellt, die aus Halogen-, Acrylat-, Acetoxy-, Acyl-und
OR'-Gruppen ausgewählt ist, wobei R' eine gerade oder verzweigte Alkylgruppe, die
1 bis 10 Kohlenstoffatome aufweisen kann, oder eine aromatische Gruppe darstellt,
die 4 bis 14 Kohlenstoffatome umfasst;
- R1 eine nicht hydrolysierbare Gruppe darstellt, die aus geraden oder verzweigten, Alkylgruppen,
die 1 bis 10 gegebenenfalls perfluorierte Kohlenstoffatome aufweisen können, oder
aromatischen Gruppen ausgewählt ist, die 4 bis 14 Kohlenstoffatome umfassen können;
- y und z ganze Zahlen sind, die so ausgewählt sind, dass (y+z) gleich der Valenz
von M ist.
8. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 7, bei dem die erste Lösung des Schritts
a) außerdem eine oder mehrere polymerisierbare Verbindungen wie etwa ethylenische
Monomere umfasst.
9. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 8, bei dem das in Schritt a) verwendete
Lösungsmittel mit wenigstens zwei OH-Funktionen ein Alkylenglykol ist, dessen Anzahl
Kohlenstoffatome 2 bis 5 beträgt.
10. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 9, bei dem der wahlfreie aliphatische Monoalkohol
des Schritts a) 1 bis 6 Kohlenstoffatome umfasst.
11. Verfahren gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, bei dem man die in Schritt a) hergestellte
Sol-Gel-Lösung im Rahmen von Schritt b) über einen von 1 Woche bis 4 Monate reichenden
Zeitraum ruhen lässt.
12. Verfahren gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, bei dem das Verdünnungslösungsmittel
ein aliphatischer Monoalkohol ist, der 1 bis 6 Kohlenstoffatome umfasst.
13. Verfahren gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, bei dem die Oxidkeramik Blei-Zirkonium-Titanat
(PZT) ist.
14. Verfahren gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, bei dem die Wärmebehandlung Folgendes
umfasst:
- einen Schritt des Trocknens der aufgebrachten Schicht(en), um die Schicht(en) zu
gelieren;
- gegebenenfalls einen Schritt der Pyrolyse der aufgebrachten Schicht(en), um die
organischen Verbindungen der Schicht(en) zu entfernen;
- gegebenenfalls einen Schritt der Entspannung der aufgebrachten Schicht(en), um die
während des Schrumpfens der Schicht(en) erzeugten Spannungen zu beseitigen;
- gegebenenfalls einen Schritt des Verdichtens der aufgebrachten Schicht(en).
15. Verfahren gemäß Anspruch 14, bei dem der Trockenschritt bei Raumtemperatur über einen
von 1 bis 10 Minuten reichenden Zeitraum ausgeführt wird.
16. Verfahren gemäß Anspruch 14, bei dem der Pyrolyseschritt bei einer von etwa 300 bis
etwa 400 °C reichenden Temperatur und über einen von etwa 5 Minuten bis 10 Minuten
reichenden Zeitraum ausgeführt wird.
17. Verfahren gemäß Anspruch 14, bei dem der Entspannungsschritt bei einer 10 bis 30 °C
höheren Temperatur als der Pyrolysetemperatur über einen von 10 bis 30 Minuten reichenden
Zeitraum ausgeführt wird.
18. Verfahren gemäß Anspruch 14, bei dem der Verdichtungsschritt bei einer von 500 bis
800 °C reichenden Temperatur über einen von 1 Minute bis 10 Minuten reichenden Zeitraum
ausgeführt wird.
19. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 18, bei dem die Beschichtung eine von 30
bis 200 nm reichende Dicke aufweist.
20. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 19, bei dem das Substrat Muster in Mikrometergröße
aufweist.