[0001] La présente invention concerne un circulateur à membrane et plus généralement un
dispositif par lequel une puissance mécanique est transformée en une puissance hydraulique,
c'est-à-dire le produit d'un débit par une pression, pour un fluide liquide ou gazeux
chargé ou non de particules ou pour tout matériau susceptible d'un écoulement (matériaux
divisés, pulvérulents, fluidisés ou en émulsion...).
ARRIERE PLAN DE L'INVENTION
[0002] Il existe de nombreux types de pompes, aspirateurs, compresseurs, ventilateurs...
qui accomplissent cette fonction. Récemment il est apparu une nouvelle technique pour
assurer cette fonction - au moins pour un liquide - au moyen d'une membrane agissant
comme un moyen de transformation intermédiaire - un média de transfert - d'une énergie
mécanique (l'intégrale sur un intervalle de temps du produit d'une force par un déplacement)
en une énergie hydraulique (l'intégrale sur le même intervalle du produit d'un débit
par une pression), ce transfert passant par une énergie de déformation et cinétique
de cette membrane, la déformation se propageant dans la membrane sous forme d'une
ondulation et l'énergie correspondante étant progressivement transférée au fluide
au contact duquel est la membrane.
[0003] Le document
EP 880 650 illustre plusieurs modes de réalisation d'un tel circulateur de fluide en mettant
en évidence certaines conditions à satisfaire pour qu'il y ait un transfert efficace
d'énergie entre la membrane et le fluide conduisant à l'accroissement de l'énergie
hydraulique du fluide. Ces conditions sont d'une part l'établissement d'une tension
dans la membrane pour qu'il y ait une propagation des ondulations et d'autre part
la présence de moyens de création d'un amortissement de l'amplitude de l'ondulation
au cours de sa progression depuis un bord de la membrane où cette ondulation est engendrée
par un actionneur mécanique jusqu'à un bord opposé.
[0004] Ce document enseigne, comme moyens de création de l'amortissement, des parois rigides
dont l'écartement est décroissant depuis l'orifice d'admission jusqu'à l'orifice d'échappement
du fluide traité par le circulateur.
[0005] De nombreux travaux ont été menés sur ce nouvel appareil afin de mieux caractériser
les phénomènes mis en jeu qui n'avaient jamais été explorés auparavant et d'optimiser
les paramètres qui régissent ces phénomènes. Ces travaux ont notamment permis de mieux
cerner les conditions à satisfaire récitées de manière restrictive dans le document
EP 880 650 qui d'ailleurs est le seul élément illustrant l'état antérieur de cette nouvelle
technique.
[0006] C'est ainsi que les expériences ont montré que l'état de tension de la membrane est
une variable qui est corrélée avec les caractéristiques mécaniques du matériau de
cette membrane. En réalité l'état initial de tension de la membrane au repos peut
être égal à zéro si par exemple la membrane est dans un matériau, élastiquement déformable
dans au moins une direction, associé à une géométrie telle qu'une déformation imposée
à la membrane engendre une tension dans celle-ci, dans la direction susdite, qui permet
la progression de cette déformation sous la forme d'une ondulation, le long de cette
direction qui devient la direction de propagation. On appellera ce type de membrane,
dans ce qui suit, une membrane possédant des moyens intrinsèques de création d'une
tension. Il s'agira par exemple d'une membrane élastique discoïdale, pourvue ou non
d'un orifice au centre, dans laquelle le bord extérieur demeure indéformé lors de
son excitation par l'actionneur alors que la membrane au repos n'est pas tendue. Il
peut également s'agir d'une membrane élastique plane dans laquelle les deux extrémités
sont soumises à des forces qui s'opposent aux forces qu'imprime à la membrane le fluide
dans lequel l'énergie est transférée. Grâce à la présence de ces forces, les conditions
nécessaires à la propagation d'une déformation engendrée à une extrémité vers l'autre
extrémité sont présentes.
[0007] On a également constaté qu'une membrane formée par une feuille plane au repos, indéformable
en traction dans les directions de son plan, mais élastiquement déformable en flexion,
par exemple autour d'un axe contenu dans ce plan, constitue un média permettant de
fonctionner comme une membrane selon l'invention, si la membrane est soumise à une
force de tension ou simplement de maintien, perpendiculaire ou présentant une composante
perpendiculaire à l'axe autour duquel s'opère la flexion. Cette direction perpendiculaire
est la direction de propagation.
[0008] Par ailleurs les investigations théoriques et expérimentales ont permis de préciser
que l'on pouvait créer un amortissement forcé de l'amplitude de l'ondulation sans
avoir nécessairement à faire décroître l'écartement des parois fixes entre lesquelles
ondule la membrane. En effet une excitation de l'actionneur conduisant à l'application
d'une force alternative ou d'un couple alternatif de forces de fréquence et d'amplitude
données, à un bord de la membrane élastique placée dans un fluide en l'absence de
parois l'encadrant, engendre des ondulations susceptibles de se propager le long de
la membrane vers son bord opposé au bord excité avec une amplitude libre qui peut
être caractérisée par des surfaces enveloppes de cette amplitude. Il faut considérer,
pour se représenter ces surfaces enveloppes, une propagation d'ondes ou ondulations
sans réflexion, c'est-à-dire dans le cas (théorique ou virtuel) où la membrane est
de longueur infinie ou l'évolution de l'amplitude d'une ondulation première entre
un premier instant après sa création et un second instant séparé du premier par un
intervalle de temps relativement faible eu égard aux dimensions de la membrane. La
forme de ces surfaces dépend de la nature de l'excitation du bord de la membrane.
Ainsi, pour une excitation au moyen d'un actionneur qui déplace le bord de la membrane,
les surfaces enveloppes auront un profil en pavillon divergent ; dans le cas d'un
actionneur transmettant un couple de forces au bord de la membrane, les surfaces auront
plutôt le profil de deux courbes sécantes sur l'axe autour duquel est transmis le
couple. Un amortissement forcé de cette ondulation est obtenu si des parois fixes
entre lesquelles ondule la membrane sont placées entre (à l'intérieur de) ces surfaces
enveloppes.
[0009] Cette condition n'emporte pas nécessairement une décroissance de leur écartement
comme cela est décrit dans le document
EP 880 650. On peut en effet constater, pour des géométries et des natures particulières de
membranes, et notamment dans un fluide gazeux, que les courbes enveloppes divergent
entre le bord excité et le bord opposé de la membrane, donc en réduisant simplement
le degré de divergence on parvient à transférer une énergie hydraulique dans le fluide.
Plus cette réduction est importante et plus on privilégiera la composante de pression
dans cette énergie. La nature du matériau constituant la membrane ainsi que son homogénéité,
ou son absence voulue d'homogénéité dans la direction de progression des ondulations,
sont également des facteurs déterminant de la forme des surfaces enveloppes de l'amplitude
d'une ondulation lors de sa propagation dans la membrane et donc sont des facteurs
déterminant de la forme et de l'écartement relatif des parois rigides qui engendrent
l'amortissement forcé de cette ondulation. En particulier, pour une membrane homogène,
il est avantageux de prévoir son épaisseur décroissante dans la direction de propagation
des ondulations. La courbe enveloppe d'une telle membrane amincie est plus divergente
que pour une membrane d'épaisseur constante, toutes choses égales par ailleurs. On
obtient du fait de cette géométrie de la membrane un fort taux d'amortissement puisque
des parois fixes peuvent être très à l'intérieur de ces courbes enveloppes.
BREVE DESCRIPTION DE L'INVENTION
[0010] L'ensemble de ces constatations et investigations expérimentales a permis de définir
l'objet de l'invention comme un circulateur à membrane pour un matériau susceptible
d'un écoulement, comprenant un corps de circulateur dans lequel est ménagé un circuit
interne ayant au moins un orifice d'admission du matériau, une chambre de propulsion
et au moins un orifice de refoulement de ce matériau, la chambre de propulsion étant
à parois rigides entre lesquelles est placée une membrane déformable avec un bord
voisin de l'orifice d'admission et un bord voisin de l'orifice de refoulement, la
membrane formant le support d'une ondulation, tandis qu'un actionneur mécanique de
la membrane est couplé à la membrane du côté de l'orifice d'admission pour appliquer
au bord correspondant de la membrane une force alternative ou un couple de forces
alternatives engendrant ladite ondulation, dans lequel les parois rigides du circulateur
sont disposées à l'intérieur de surfaces enveloppes de l'amplitude libre de l'ondulation
se propageant le long de la membrane, et dans lequel la membrane est associée par
au moins l'un de ses bords à des moyens qui engendrent une tension dans la membrane
au moins lors de la génération de l'ondulation de sorte qu'en fonctionnement, la tension
régnant dans la membrane est plus élevée du côté de l'orifice de refoulement que du
côté de l'orifice d'admission.
[0011] Cette variation de tension dans la membrane résulte de l'effet de troussage de la
membrane par le fluide ayant acquis de l'énergie hydraulique tout au long de la chambre
de propulsion.
[0012] Dans la définition ci-dessus du circulateur selon l'invention, il faut entendre par
amplitude libre de l'ondulation, l'amplitude théorique ou virtuelle qui a été définie
ci-dessus. Cette définition n'est ni révélée ni suggérée par les circulateurs de l'état
de la technique (
EP 880 650), c'est-à-dire ceux qui possèdent à la fois une chambre de circulation dont les parois
convergent l'une vers l'autre de l'admission vers l'échappement et une membrane dans
laquelle une tension est volontairement installée dans le sens de circulation du fluide.
En revanche, cette définition concerne tous les circulateurs qui, tout en ayant une
chambre de circulation à parois convergentes, ont une membrane dont la dimension dans
le sens de propagation des ondulations est fixée par des moyens appropriés pour que
dans la membrane, même sans tension initiale, l'allongement de la membrane accompagnant
la création d'une ondulation soit génératrice d'une tension dans la direction de la
propagation de l'ondulation, la membrane étant ou non en un matériau élastiquement
déformable dans la direction de propagation. Il s'agit là de moyens intrinsèques d'établissement
de cette condition de tension nécessaire à la propagation. Il existe d'autres exemples
de ce type de moyens : un cadre dans le plan intérieur duquel s'étant la membrane,
attelée aux traverses d'extrémité de ce cadre, soit par des moyens inextensibles si
la membrane est élastique entre ces deux traverses, soit par des moyens extensibles
si la membrane est inextensible entre les traverses (par exemple une feuille plane
- métallique ou en matériau composite de synthèse - pouvant fléchir autour d'une direction
de son plan). Une tension initiale peut être ou ne pas être installée au montage de
la membrane dans le cadre. Ces dispositions peuvent se transposer au cas de membranes
tubulaires douées d'une capacité d'extension radiale élastique.
[0013] Dans le cas d'une membrane en forme de disque, cette condition est satisfaite si
le bord périphérique de la membrane est solidaire d'un cerclage indéformable, la membrane
pouvant être pleine ou percée en son centre d'un orifice dont le bord est un moyen
de contention du troussage de la membrane dans la direction de la propagation des
ondulations. La caractéristique dimensionnelle de la membrane ne serait pas satisfaite
si par exemple le bord du trou central de celle-ci était pourvu d'incisions radiales
qui détruiraient la résistance à la dilatation de l'orifice.
[0014] Le cerclage indéformable extérieur de la membrane peut être constitué par un bourrelet
de la membrane elle-même, indéformable en regard des efforts mis en jeu qui peuvent
être faibles.
[0015] Il faut également entendre par « parois rigides » des parois qui peuvent posséder
néanmoins une certaine souplesse dans l'absolu mais qui se comportent dans l'application
comme des parois rigides à l'égard de toutes les autres matières intervenant dans
l'appareil.
[0016] Dans un premier mode de réalisation de l'invention, une portion de la chambre de
propulsion délimitée par le corps de circulateur et l'une des faces de la membrane
est reliée à un orifice d'admission pour une alimentation externe en matériau à traiter,
notamment à propulser, et à un orifice de refoulement lui-même relié à l'orifice d'admission
de l'autre portion de la chambre de propulsion délimitée par le corps de circulateur
et l'autre face de la membrane, cette autre portion aboutissant à l'orifice d'échappement
du circulateur, les deux portions de chambre étant par ailleurs isolées l'une de l'autre.
[0017] Dans cette réalisation, on crée de chaque côté de la membrane un étage de circulation,
ce qui permet toutes choses égales par ailleurs d'obtenir une performance en pression
de la pompe plus importante ou, à performance égale de pouvoir choisir un matériau
de membrane de module d'élasticité plus faible mais mieux approprié aux spécifications
chimiques de l'application. En particulier, cette augmentation de performance peut
être obtenue avec un encombrement inchangé.
[0018] Dans un autre mode de réalisation, le circulateur comporte une membrane discoïdale
dont la périphérie extérieure est attelée à un équipage mobile d'excitation guidé
le long d'un axe perpendiculaire au plan de la membrane par une colonne de guidage
centrale solidaire du corps du circulateur. Cette forme d'organe d'excitation est
avantageuse car elle concentre au niveau de l'axe central du circulateur toutes les
fonctions de motorisation et de guidage, fonctions qui peuvent être assurées sous
des dimensions réduites, ce qui permet de les obtenir à faible coût. La motorisation
et le guidage des pièces mobiles sont en effet les fonctions les plus coûteuses du
circulateur. Il est par exemple aisé de réaliser une motorisation au moyen d'un élèctroaimant
à noyau plongeur avec un ressort de rappel, le noyau, coulissant sur la colonne de
guidage, étant attelé à un étrier de sa liaison avec la périphérie de la membrane
formant ainsi l'équipage mobile.
[0019] Dans une réalisation encore plus simple, l'équipage mobile comporte un aimant permanent
annulaire autour de la colonne de guidage, formant noyau plongeur pour une bobine
d'électroaimant et d'une armature disposées autour de l'aimant permanent.
[0020] Le circulateur selon l'invention peut présenter un corps sensiblement cylindrique
qui définit plusieurs espaces de propulsion superposés, connectés en série entre un
orifice d'admission et un orifice d'échappement, les membranes de chaque espace étant
attelées par leur bord extérieur à un seul équipage mobile de motorisation. On obtient
ainsi dans un encombrement réduit, un circulateur qui peut fournir un fluide sous
une pression importante.
[0021] Pour une autre application de l'invention, on aura prévu une structure dans laquelle
le bord extérieur de la membrane (ou de son support) est pourvu de reliefs extérieurs
qui constituent des organes de cisaillement du produit environnant à traiter. Pour
augmenter l'efficacité de ce cisaillement qui devient un broyage, l'équipage mobile
et la membrane sont animés d'un mouvement complémentaire continu ou alternatif de
rotation autour de l'axe de guidage susdit.
[0022] Dans le but de fournir un circulateur silencieux, ce dernier comporte un générateur
de vibrations pour engendrer dans le corps du circulateur une vibration de phase opposée
à celle du déplacement alternatif de l'équipage mobile. En effet, le mouvement de
l'équipage mobile est essentiellement alternatif, linéaire et sous une fréquence maîtrisée.
Cette caractéristique se prête bien à la réalisation d'une isolation acoustique active.
Le vibreur peut être de toute nature électromagnétique ou piézoélectrique.
[0023] Dans une autre forme de réalisation, la membrane est en forme de quadrilatère avec
deux côtés opposés parallèles et le générateur de l'ondulation est un générateur d'un
couple variable de forces alternatives.
[0024] Cette disposition est particulièrement adaptée aux membranes relativement légères,
de faible densité surfacique, destinées à propulser un gaz à la manière d'un ventilateur.
Dans cette application en effet, il est utile de privilégier le débit par rapport
à la pression, donc de provoquer et de propager une ondulation d'amplid'amplitude
importante. Le bord de la membrane opposé à celui excité est soumis à un maintien
s'opposant à une variation de sa longueur sous l'effet des ondulations et au troussage
de la membrane sous l'effet de l'action du fluide.
[0025] De nombreuses applications de ce circulateur d'air sont possibles. On mentionnera
en particulier les appareils domestiques comme les sèche-mains ou les sèche-cheveux
qui présenteront une forme tout à fait nouvelle par rapport à celle des appareils
existants qui est dictée par la forme de révolution d'une turbine de soufflage de
l'air.
[0026] Il faut également mentionner une application intéressante de ce circulateur dans
le refroidissement de composants et cartes électroniques. Ceux-ci sont en effet de
plus en plus puissants, concentrés par la miniaturisation dont ils font l'objet et
installés dans tout calculateur comme un ordinateur personnel portable ou non, ou
un calculateur embarqué dans un véhicule. Dans cette application l'une au moins des
parois de la chambre de circulation forme radiateur pour le composant à refroidir.
Elle est ainsi balayée par l'air propulsé dans cette chambre. Elle peut également
être texturée avec des reliefs, des ailettes ou des nervures de petites tailles qui
augmentent la surface d'échange.
[0027] Parmi les nombreuses autres applications du circulateur de l'invention, on indiquera
enfin celles dans lesquelles il constitue un organe de propulsion pour un engin, notamment
nautique (flottant ou sous-marin), le circulateur étant solidaire par son corps de
l'engin tandis que le fluide qui traverse la chambre de circulation et qui reçoit
l'énergie de la membrane engendre une force de réaction qui propulse l'engin.
[0028] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
donnée ci-après de plusieurs exemples de réalisation du circulateur.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0029] Il sera fait référence aux dessins annexés parmi lesquels :
- la figure 1 est un schéma illustrant une membrane selon l'invention et les courbes
enveloppes de la propagation libre d'une ondulation sans réflexion, entretenue le
long d'un de ses bords,
- la figure 2A illustre la notion d'amortissement forcé d'une membrane conforme à celle
représentée à la figure 1, privilégiant le débit dans la puissance hydraulique,
- la figure 2B illustre l'allure de la courbe débit/pression correspondante,
- la figure 3A illustre la notion d'amortissement forcé d'une membrane conforme à celle
représentée à la figure 1, privilégiant la pression dans la puissance hydraulique,
- la figure 3B illustre l'allure de la courbe débit/pression correspondante,
- les figures 4A et 4B sont deux coupes orthogonales passant par un axe central d'une
géométrie de pompe mettant en oeuvre le circulateur selon l'invention
- les figures 5A et 5B sont les schémas en coupe illustrant deux variantes de réalisation
d'une pompe à une membrane à deux étages de propulsion,
- la figure 6 est une vue en coupe d'un circulateur comportant plusieurs chambres de
circulation en série sur le circuit de propulsion du fluide,
- la figure 7 est une vue schématique d'un circulateur conforme à l'invention appliqué
au traitement d'effluents par pompage et broyage,
- la figure 8 est une vue schématique d'un ventilateur conforme à l'invention,
- la figure 9 illustre un mode de réalisation d'une membrane insérable dans un ventilateur,
- la figure 10 est un schéma illustrant une motorisation possible d'un ventilateur,
- la figure 11 illustre la fonction ventilation réalisée conformément à l'invention,
appliquée au refroidissement d'un ensemble de composants électroniques.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0030] Au schéma de la figure 1, on a représenté une membrane plane 1 en coupe ayant une
extrémité (ou un bord) 2 soumise à une force 3 d'excitation mécanique alternative
de cette extrémité 2, perpendiculaire au plan de la membrane 1, engendrée par un actionneur
électromécanique. La membrane comporte un autre bord 4 de sorte qu'entre les deux
bords est définie une direction de propagation 5 pour les ondulations engendrées par
la force mécanique alternative 3.
[0031] Les bords 2 et 4 de la membrane peuvent être rectilignes ou circulaires concentriques.
On mentionnera également les membranes de forme tubulaire dont les bords sont chacun
à une extrémité d'un tube
[0032] Une tension de la membrane existante dans son état de repos ou née d'une résistance
à son allongement sous l'effet de cette sollicitation mécanique est représentée par
des forces 6
a et 6
b. Cette membrane, alors tendue, est le siège de la propagation de l'ondulation dans
la direction de la tension.
[0033] Dans l'hypothèse où le bord 4 est à l'infini, avec une membrane d'épaisseur décroissante
dans le sens 5 de la propagation et/ou en l'absence de réflexion de l'ondulation,
l'amplitude libre théorique de l'ondulation va en augmentant depuis le bord 2 jusqu'au
bord 4. L'amplitude est contenue entre les deux surfaces enveloppes de l'ondulation
représentées à la figure 1 sous les références 7 et 8. Dans ce cas, le système accompagne
un mouvement du fluide au voisinage de la membrane.
[0034] Si maintenant, comme illustré à la figure 2A, on contraint l'amplitude de l'ondulation
de la membrane qui se propage entre les bords 2 et 4 à des valeurs plus faibles qu'à
l'état libre, par des surfaces rigides 9 et 10 qui sont situées à l'intérieur des
courbes enveloppes 7 et 8, il se produit un transfert d'énergie entre la membrane
et le fluide qui se traduit par l'accroissement de l'énergie hydraulique du fluide
représentée par la courbe de la pression en fonction du débit de la figure 1B. Cette
énergie est transférée sur le parcours du fluide entre un orifice d'entrée 2
a et un orifice de sortie 4
a de l'espace confiné entre les parois. Dans le cas de la disposition des surfaces
de la figure 2A, le système privilégie la composante débit dans l'énergie transférée
au fluide comme le montre le graphique de la figure 2B. Il ne s'agit pas d'un transfert
volumétrique de fluide comme la figure pourrait le laisser supposer. D'une manière
générale, il existe un jeu entre les sommets des ondulations et les surfaces 9 et
10. Il est cependant possible que l'on souhaite établir un contact entre chaque sommet
de l'ondulation et les parois fixes. Dans ce cas, la nature de la surface des parois
sera fonction du rôle des contacts à réaliser (pour, par exemple, créer des écoulements
particuliers du fluide dans la chambre de propulsion). L'énergie de déformation et
cinétique de la membrane placée dans l'espace de circulation défini par les surfaces
9 et 10 se communique au fluide parce que l'amplitude de l'ondulation est contrainte
à une valeur inférieure à sa valeur libre. Cette diminution de l'amplitude est accompagnée
d'une variation de la longueur d'onde et permet le transfert d'énergie entre la membrane
et le fluide.
[0035] Lorsque les parois 9 et 10 sont par exemple plus convergentes comme à la figure 3A,
c'est la composante pression qui est dominante dans l'énergie transférée, comme le
montre le graphe de la figure 3B.
[0036] Il faut remarquer qu'en fonctionnement, il se produit une sorte de troussage de la
membrane en direction de l'extrémité d'admission du fluide dont l'intensité est d'autant
plus importante que l'énergie hydraulique acquise par le fluide est élevée. Cela se
traduit par une variation des forces de tension de la membrane le long de la direction
de propagation, la force 6
b la plus élevée étant constatée au niveau de l'extrémité 4 de la membrane 1, voisine
de l'orifice de refoulement 4
a de la chambre de propulsion. Ainsi la tension dans la membrane n'est pas constante
et l'une des conséquences de cette variation est, pour une membrane homogène, l'allongement
de la longueur de l'ondulation entre l'admission et le refoulement. Dans les mêmes
conditions la vitesse du fluide dans la chambre de circulation augmente de l'entrée
2a vers la sortie 4
a de la chambre de circulation.
[0037] Le bord 2 de la membrane 1 peut être attelé à un générateur de couple de forces alternatives,
imprimant à cette membrane non plus un déplacement linéaire alternatif comme dans
l'exemple représenté mais un déplacement angulaire alternatif. De la même manière,
cette sollicitation de la membrane engendre une ondulation du fait que la membrane
est soumise aux mêmes conditions de tension intrinsèque ou extrinsèque.
[0038] Les figures 4A et 4B illustrent un mode de réalisation de l'invention sous la forme
d'une pompe à membrane discoïdale. Le corps du circulateur ou de cette pompe est en
deux parties. Une première partie 20 affecte la forme générale d'une coupelle avec
un fond 21 et une jupe latérale 22, le fond 21 constituant l'une des parois rigides
de la chambre de propulsion. Cette partie 20 est pourvue de deux embouts 23 et 24,
l'embout 23 formant l'admission du circulateur et débouchant à la périphérie du fond
21 tandis que l'embout 24 est un embout de refoulement du circulateur, situé sur l'axe
X de symétrie central de la partie 20 du corps de circulateur.
[0039] La partie ou coupelle 20 reçoit la deuxième partie 25 du corps du circulateur qui
vient refermer l'ouverture de la jupe 22, cette deuxième partie 25 comprenant une
paroi fixe 26 qui se place en regard de la paroi 21 de la première partie 20 pour
délimiter la chambre de propulsion du fluide, cette partie ayant des extensions radiales
27 par lesquelles elle coopère avec la première partie 20 à l'intérieur de la jupe
22 pour fixer la position relative et l'écartement des deux parois 21 et 26 encadrant
la chambre de propulsion. La liaison des deux parties 20 et 25 est assurée par tout
moyen connu (bridage, collage, vissage, soudage...). La partie 25 comporte également
dans l'axe de symétrie du circulateur, une colonne 28 centrale à l'opposé de l'embout
24 qui forme l'élément de guidage d'un équipage mobile décrit ci-après.
[0040] Entre les parois 21 et 26, la chambre de propulsion 29 contient une membrane élastiquement
déformable 30. Cette membrane 30 qui est en forme de disque possède un bourrelet périphérique
31 et un orifice central 32 limité par un bord 32
a. Des orifices traversants 32
b sont ménagés dans la membrane pour répartir le fluide admis de part et d'autre de
cette membrane. Le bourrelet périphérique 31 constitue la racine de deux lèvres 33
et 34 souples de forme partiellement torique dont le bord libre est équipé de bourrelets
cylindriques 33
a, 34
a qui referment de manière étanche la chambre de propulsion à la périphérie extérieure
des parois fixes 21 et 26. Au niveau de l'embout 23, la liaison de la lèvre 34 avec
la partie 20 du corps de circulateur laisse subsister un canal d'alimentation 35 faisant
communiquer en permanence l'espace de la chambre de propulsion 29 compris entre les
parois rigides 21 et 26 et l'espace intérieur de l'embout d'admission 23, en formant
une chambre annulaire de répartition de l'admission dans la chambre de propulsion.
[0041] La deuxième partie 25 du corps du circulateur comporte autour de la colonne 28 une
paroi cylindrique 36 qui forme le carter d'un organe électromagnétique comportant
une bobine 37 dont l'axe est l'axe de révolution du circulateur et une armature 38
avec un entrefer 39. Aux bornes de l'entrefer 39, l'armature définit donc deux pôles
qui s'inversent à chacune des inversions du courant électrique circulant dans l'enroulement
37. L'armature peut être réalisée en fer pur ou dans un matériau composite à base
de poudre de fer-silicium dans une matrice en résine (connu sur le marché sous la
marque SOMALLOY) ou être constituée par une structure feuilletée.
[0042] Le circulateur décrit comporte enfin un étrier 40 avec un noyau central 41 monté
à coulissement sur la colonne 28 et équipé au droit de l'entrefer 39, d'un anneau
42 magnétisé de manière à présenter trois surfaces polaires cylindriques superposées
notées NSN sur les figures. On indiquera que ce type d'anneau magnétisé peut être
du genre plastoaimant, c'est-à-dire une matière magnétique finement divisée (poudre
de ferrite, de terre rare - samarium -, de fer, de cobalt...) dans une matrice en
matière plastique que l'on a, à la fabrication, magnétisée en contrôlant le sens de
magnétisation. On peut concevoir l'aimant comme étant un assemblage d'aimants permanents
et d'armatures appropriées.
[0043] Partant radialement du noyau 41, l'équipage mobile comporte des bras 43 qui le relient
sous la jupe 36 au bourrelet 31 de la membrane 30. Ces bras sont visibles à la figure
4B alors que la figure 4A est une vue en coupe orthogonale à la précédente et passant
par l'axe de révolution du circulateur. On notera que les bras 43 enserrent le bourrelet
31 par l'intermédiaire d'un anneau rigide 44 visible à la figure 4A. Les bras 43 passent
entre les oreilles 27 de la deuxième portion 25 du corps du circulateur. On notera
à la figure 4B que le plan de coupe passe par deux fentes de la jupe 36, fentes dans
lesquelles les bras 43 peuvent librement évoluer.
[0044] On constate que la pompe représentée à ces figures 4A et 4B est d'une structure extrêmement
simple. En effet elle comporte au maximum huit pièces, à savoir un corps en deux parties,
une membrane, un étrier, un aimant permanent, une armature en deux parties comme représentée
à la figure 4A et un enroulement. On notera également que dans cette architecture,
les composants les plus onéreux que sont l'aimant permanent, l'enroulement et son
armature, sont de dimensions les plus réduites possibles afin d'obtenir le coût le
plus bas. Les autres pièces sont des pièces amagnétiques et de préférence en matière
plastique, la membrane étant dans un élastomère ou dans un silicone, ou dans toute
matière synthétique appropriée, dont le prix de revient est extrêmement bas. Ainsi
donc, l'architecture proposée à ces figures permet d'obtenir une pompe ou un circulateur
très bon marché.
[0045] Le mode de réalisation représenté à la figure 5A est schématique et comporte une
demi-vue à gauche, réalisée dans un plan de coupe similaire à celui de la figure 4B,
alors que la demi-vue de droite est semblable au plan de coupe de la figure 4A. Dans
cette réalisation, la partie motrice du circulateur est identique à celle précédemment
décrite et les mêmes éléments portent les mêmes références. Ce circulateur comporte
une membrane 50 dépourvue d'orifice central qui partage donc la chambre de propulsion
délimitée par les deux parties du corps du circulateur, en deux parties 51 et 52.
Les deux parties 53 et 54 du corps du circulateur sont telles que la partie 53 inférieure
comporte un canal 55 d'alimentation débouchant dans la chambre annulaire 51
a de distribution de l'admission du produit dans la partie 51 de la chambre de propulsion,
l'échappement de cette partie 51 de chambre de propulsion étant relié à un canal 56
également ménagé ici dans la partie 53 du corps alors que la partie 54 du corps du
circulateur comporte un canal 57 qui vient en communication avec le canal 56 pour
conduire le produit de l'échappement de la partie de chambre 51 à la chambre de distribution
périphérique 52a de l'admission de la partie de chambre 52. La partie de chambre 52
possède dans la partie de corps 54 un orifice d'échappement 58. Le canal 55 est relié
d'une manière non représentée à une source de fluide tandis que l'orifice 58 présente,
également non représentés, les moyens de sa connexion à une canalisation d'évacuation
du fluide sous pression.
[0046] Dans ce mode de réalisation, on comprend que le fluide admis par le canal 55 dans
la partie de chambre 51 est mis en circulation et subit une première élévation de
pression puis subit une deuxième élévation de pression dans la partie de chambre de
propulsion 52. Il se produit donc pour un même débit de fluide une double élévation
de pression. Comme dans la réalisation précédente, l'alimentation électrique alternative
de l'enroulement 37 conduit à un mouvement alternatif de l'étrier 40 et donc une excitation
alternative du bord extérieur 59 de la membrane 50 perpendiculairement à son plan
moyen. Dans cette réalisation comme dans la réalisation précédente, le nombre de pièces
constitutif de la pompe ou du circulateur est très faible, d'où un prix de revient
très bon marché. En outre, toutes choses égales par ailleurs au point de vue dimensionnel,
cette réalisation permet d'obtenir une pression de sortie du fluide traité plus importante
que celle obtenue avec la réalisation précédente.
[0047] A la figure 5B, on a représenté une variante de réalisation de la figure précédente.
La communication entre l'échappement de la partie de chambre 51 et la partie de chambre
52 est réalisée par un canal interne à la membrane 50 et référencé 56
a, 56
b et 56
c. Il peut exister plusieurs conduits radiaux en étoile dans l'épaisseur de la membrane.
Il peut y avoir avantage à retenir cette variante de réalisation en termes de gamme
de circulateurs dans laquelle, pour une dimension, il suffit de changer la membrane
pour disposer d'un circulateur de caractéristiques différentes. Pour une réalisation
aisée de cette membrane à canaux internes, on mentionnera la possibilité de la réaliser
en deux parties. Une première partie, en forme de disque, comporte un orifice central
traversant et l'autre, aussi en forme de disque, lui est superposée et comporte dès
orifices périphériques traversants et des reliefs sur sa face tournée vers la première
partie de membrane, définissant avec celle-ci des canaux radiaux reliant les orifices
périphériques de la première partie (admission) à l'orifice central de la deuxième
partie (échappement) en sandwich entre les deux parties réunies par tout moyen approprié.
[0048] La figure 6 illustre une réalisation d'un circulateur possédant deux étages séparés
de propulsion du fluide traité avec deux membranes. Le corps 60 du circulateur à deux
étages comporte trois parties 61, 62, 63. La partie 61 définit avec la partie 62 les
parois d'une première chambre de propulsion 65 dont l'orifice d'admission est noté
66. La partie 62 possède un orifice d'échappement central 67 qui aboutit sous un répartiteur
64 rapporté sur la partie 62, ce répartiteur 64 formant l'une des parois rigides de
là deuxième chambre de propulsion 68 délimitée par ailleurs par la troisième.partie
63 du corps de circulateur. Le répartiteur 64 permet par des canaux radiaux 69 de
conduire le fluide provenant de l'orifice d'échappement 67 dans une seconde chambre
d'admission 70 pour la seconde chambre de propulsion 68, laquelle débouche dans un
orifice d'échappement général 71. Les parties 61, 62, 63 du corps de circulateur ainsi
que le répartiteur 64 sont fixées les unes aux autres par exemple par collage, par
soudure ou par tout autre moyen connu.
[0049] La partie 61 du circulateur comporte comme dans les exemples précédents, une colonne
de guidage 28 pour un moteur possédant les mêmes éléments que décrits précédemment
avec les mêmes références. C'est ainsi que dans le cas particulier de la figure 6
l'étrier 43 est attelé à deux couronnes rigides 72, 73 superposées qui sont respectivement
reliées à la périphérie des membranes 74 et 75. Les couronnes 72 et 73 peuvent osciller
parallèlement à la direction de l'axe géométrique de révolution du circulateur et
elles traversent le corps du circulateur par l'intermédiaire de voiles souples 76
et 77 qui isolent l'un de l'autre les deux étages du circulateur.
[0050] On comprend que le fluide admis en 66 est entraîné dans la chambre de propulsion
65 par la membrane 74 ondulante pour être refoulé au travers de l'orifice d'échappement
67 et par les canaux radiaux 69 pour atteindre la chambre 70 d'admission du deuxième
étage de propulsion du fluide et par là être traité par la membrane oscillante 75
et ressortir du circulateur par l'orifice d'échappement 71.
[0051] L'exemple représenté à la figure 6 n'est pas limitatif et ce n'est pas sortir du
cadre de l'invention que de prévoir d'autres étages dans lesquels le même débit de
fluide, issu des étages précédents voit sa pression à nouveau élevée dans une ou plusieurs
chambres de propulsion supplémentaires. Il faudra bien entendu adapter la puissance
de l'élément moteur aux performances requises du circulateur ainsi construit.
[0052] A la figure 7 on a représenté une variante de réalisation du circulateur représenté
aux figures 4A et 4D. On y retrouve certains des éléments déjà décrits avec les mêmes
références. Ici la membrane est dépourvue des lèvres 33 et 34 et la chambre de distribution
annulaire 78 de la chambre de propulsion est délimitée autour de la périphérie de
la membrane 30 par un manchon 79 solidaire de la périphérie de la membrane 30 et de
l'équipage moteur, coulissant le long de la colonne 28 et formant une paroi interne
mobile de la chambre annulaire 78 de distribution de l'admission de la chambre de
propulsion 29. Ce manchon comporte sur sa surface externe supérieure tournée vers
la chambre 78, des reliefs 79
a qui constituent des moyens de broyage du contenu de la chambre 78 du fait de leur
mouvement alternatif dans cette chambre. L'équipage moteur peut également comporter
un moyen électromagnétique, formé d'un bobinage 79
b et d'un noyau en aimant permanent 79c, qui anime le manchon, la membrane et les reliefs
d'un mouvement rotatif autour de la colonne 28, accroissant ainsi l'efficacité du
broyage. Cette rotation, qui peut être continue, pas-à-pas, alternative..., se rajoute
au mouvement alternatif linéaire du manchon le long de la colonne 28.
[0053] A la figure 8, on a représenté schématiquement un circulateur d'air 80 conforme à
l'invention. La membrane 81 utilisée dans ce circulateur d'air est solidaire par l'un
des ses bords d'extrémité d'une palette 82 susceptible d'être animée d'un mouvement
rotatif oscillant par un moteur 83. La palette 82 applique donc un couple de forces
alternatives sur la membrane, ce qui permet d'introduire dans la membrane une énergie
presque exclusivement de déformation. Les parois du circulateur 80 définissent ici
une chambre de circulation dont deux côtés convergent depuis un orifice d'admission
84 de l'air à propulser jusqu'à un orifice d'échappement 85.
[0054] Sur ce schéma, on a représenté un moyen par exemple magnétostatique (un aimant 87
attiré par une armature 86) de maintien de la membrane 81 formant le moyen nécessaire
à l'établissement d'une tension extrinsèque de la membrane et résistant à sa tendance
au troussage.
[0055] Un tel ventilateur ou soufflante d'air est très avantageux parce qu'il ne comporte
que très peu de pièces constitutives. En outre, son débit est important, les expériences
l'ont montré, en comparaison de son encombrement général. Son rendement est avantageux
car il n'y a pas de pertes de charges internes liées au changement de direction du
flux d'air. Enfin, le bruit engendré par ce ventilateur est incomparablement moins
élevé que celui constaté sur les ventilateurs du marché que sont par exemple les sèche-cheveux
ou les sèche-mains du fait notamment d'une fréquence basse de fonctionnement.
[0056] A la figure 9, on a représenté un ensemble de membrane pour ventilateur, comprenant
un cadre 90 dans lequel est maintenue une membrane 91. Plusieurs cas peuvent être
envisagés. La membrane est en un matériau élastique et le cadre est rigide : la membrane
est tendue lors de sa pose. La membrane est non élastique et le cadre est fléchi comme
un arc dont la membrane serait la corde. La membrane est non élastique et le cadre
est rigide : les moyens de liaison 92 de la membrane au cadre sont élastiques. Dans
le cas d'une membrane non élastique, cette dernière, plane au repos par exemple, est
inextensible dans toutes ou certaines des directions de son plan mais la membrane
reste souple pour pouvoir fléchir autour d'un axe de ce plan. D'autres réalisations
sont possibles en combinant les rigidités et les élasticités des moyens décrits de
différentes autres manières.
[0057] La figure 10 illustre schématiquement un générateur de couple de forces alternatives,
associé à une membrane 91 portée par un cadre 90. Ce générateur comporte une armature
93 fixe (solidaire d'un bâti non représenté dont est également solidaire le cadre
90) à l'intérieur de laquelle est logé un aimant permanent 94. Dans l'entrefer entre
l'armature et l'aimant, une bobine 95 est logée de sorte à pouvoir osciller sous l'effet
d'un courant alternatif qui la parcourt. Cette oscillation est transmise à la membrane
par des bras 96, forçant ainsi une oscillation de la membrane à l'une de ses extrémités.
Cette membrane est disposée entre deux flasques comme le montre le schéma de la figure
8.
[0058] Un exemple d'application d'un ventilateur selon l'invention est illustré par la figure
11. Cette figure représente un composant électronique 100 dont une des faces est de
manière connue, pourvue d'un radiateur de dissipation de la chaleur produite lors
de son fonctionnement. Ce radiateur est, selon l'invention, conformé en un tunnel
avec deux flasques 101 et 102. Ce tunnel constitue le corps d'un ventilateur conforme
à l'invention, dans lequel est logée une membrane 91 comme celle représentée à la
figure 9, et motorisée avec un moteur du genre de celui représenté à la figure 10.
Les surfaces du radiateur faisant face à la membrane seront de préférence rainurées
pour augmenter les surfaces d'échange entre le radiateur et l'air propulsé par le
circulateur. On comprend que tout le corps du circulateur d'air peut réaliser cette
fonction de radiateur, architecture qui conduit à un ventilateur très compact et surtout
ultraplat.
[0059] En revenant à la figure 4B, on remarquera la présence sous la paroi 26 de la partie
25 du corps 20 du circulateur d'un excitateur 97, par exemple un vibreur piézo-électrique
ou électromécanique, capable de créer dans le corps du circulateur une vibration d'amplitude
réglable et de phase opposée au mouvement alternatif de l'équipage mobile constitué
par l'étrier 43, l'aimant permanent et la membrane 30. Grâce à cet organe de vibration,
on peut réaliser une isolation acoustique active qui permet de rendre le circulateur
silencieux. Cette disposition ouvre le champ des applications des circulateurs à tous
les domaines dans lequel le bruit est un facteur important. On mentionnera tout particulièrement
les pompes d'aquarium domestique.
[0060] On mentionnera en dernier lieu un champ d'application important du circulateur selon
l'invention. Il s'agit de son emploi à titre de propulseur. On comprend en effet par
exemple en regard de la figure 8, que si l'on fixe le corps du circulateur 80 à la
coque d'une embarcation quelconque, la circulation provoquée entre l'ouverture 84
d'entrée du fluide dans le circulateur et sa sortie au travers de l'ouverture 85 d'échappement,
engendre une force de réaction sur la coque qui, si ce fluide est un liquide par exemple
de l'eau, va propulser le corps du circulateur et donc le corps qui lui est associé
en sens inverse des flèches représentées à la figure. Le circulateur selon l'invention
peut donc constituer un moyen de propulsion pour tout engin nautique, qu'il soit flottant
ou submersible.
1. Circulateur à membrane pour un matériau susceptible d'un écoulement, comprenant un
corps de circulateur dans lequel est ménagé un circuit interne ayant au moins un orifice
d'admission (2a) du matériau, une chambre de propulsion et au moins un orifice (4a) de refoulement de ce matériau, la chambre de propulsion étant à parois rigides (9;10)
entre lesquelles est placée une membrane (1) déformable avec un bord (2) voisin de
l'orifice (2a) d'admission et un bord (4) voisin de l'orifice (4a) de refoulement, la membrane formant le support d'une ondulation, tandis qu'un organe
d'excitation mécanique alternative de la membrane est couplé à la membrane du côté
de l'orifice d'admission (2a) pour transmettre au bord correspondant de la membrane une énergie mécanique engendrant
ladite ondulation, caractérisé en ce que les parois rigides (9;10) du circulateur sont disposées à l'intérieur de surfaces
enveloppes (7;8) de l'amplitude libre de l'ondulation se propageant le long de la
membrane (1), et en ce que la membrane (1) est associée par au moins l'un de ses bords à des moyens ayant pour
effet l'établissement d'une tension (6a;6b) dans la membrane au moins lors de la génération
de l'ondulation de sorte qu'en fonctionnement, cette tension régnant dans la membrane
est variable entre une valeur supérieure (6b) du côté de l'orifice (4a) de refoulement et une valeur inférieure (6a) du côté de l'orifice (2a) d'admission.
2. Circulateur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une première portion (51) de la chambre de propulsion, délimitée par le corps (53)
du circulateur et l'une des faces de la membrane (50), est reliée à un orifice d'admission
pour une alimentation externe en matériau à traiter et à un orifice de refoulement
lui-même relié à un orifice d'admission d'une seconde portion (52) de la chambre de
propulsion, délimitée par le corps (54) du circulateur et l'autre face de la membrane
(50), cette autre portion aboutissant à l'orifice de refoulement (58) du circulateur,
les deux portions (51;52) de chambre étant par ailleurs isolées l'une de l'autre.
3. Circulateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la liaison entre le refoulement de la première portion (51) et l'admission de la
seconde portion (52) est assurée par des canaux (56) internes au corps (53;54) du
circulateur.
4. Circulateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la liaison entre le refoulement de la première portion (51) et l'admission de la
seconde portion (52) est assurée par des canaux (56a ;56b ;56c) internes à la membrane (50) du circulateur.
5. Circulateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une membrane discoïdale (30) dont la périphérie extérieure est attelée
à un équipage mobile (40) d'excitation mécanique alternative linéaire, guidé le long
d'un axe perpendiculaire au plan de la membrane par une colonne (28) de guidage central
solidaire du corps du circulateur.
6. Circulateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'équipage mobile (40) comporte un aimant permanent (42) annulaire autour de la colonne
de guidage (28) formant noyau plongeur pour une bobine (37) d'électroaimant dans une
armature fixe (38) disposée autour de l'aimant permanent (42).
7. Circulateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps du circulateur présente plusieurs espaces de propulsion superposés (65,
68) connectés en série entre un orifice d'admission (66) et un orifice de refoulement
(71), les membranes (74, 75) de chaque espace étant attelées par leur bord extérieur
à un seul équipage mobile (40).
8. Circulateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'équipage mobile comprend un manchon (79) autour de la membrane (30) comportant
des reliefs (79a) de broyage du produit à traiter situé dans l'espace de circulation au voisinage
de l'orifice d'admission.
9. Circulateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte un générateur de vibrations (97) pour engendrer dans le corps du circulateur
une vibration de phase opposée à celle du déplacement alternatif de l'équipage mobile
(40).
10. Circulateur selon la revendication 1, dans lequel la membrane (81) est une lame en
forme de quadrilatère avec deux côtés opposés parallèles, caractérisé en ce que le générateur de déformations est un générateur de couple de forces alternatives(82;93;94;95).
11. Circulateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le bord de la membrane (91) voisin du générateur de déformations (82;93;94;95) et
celui opposé à ce dernier sont attelés à un bâti (90) en forme de cadre coopérant
avec la membrane (91) pour assurer la tension nécessaire à la propagation des ondulations.
12. Circulateur selon l'une des revendications 10 à 11, caractérisé en ce que la membrane est de contour trapézoïdal.
13. Circulateur selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qu'au moins l'une des parois du corps (101) délimitant la chambre de propulsion, forme
paroi d'échange thermique présentant une surface d'échange balayée par le matériau
circulant.
14. Circulateur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps est solidaire d'un engin à propulser dans un milieu dont une partie constitue
le matériau susceptible d'écoulement susdit traversant la chambre de propulsion du
circulateur.
1. Membranzirkulator für ein zum Fließen geeignetes Material, umfassend ein Zirkulatorgehäuse,
in dem ein innerer Kreis ausgebildet ist, der mindestens eine Einlassöffnung (2a) für das Material, eine Antriebskammer und mindestens eine Auslassöffnung (4a) für dieses Material hat, wobei die Antriebskammer starre Wände (9; 10) hat, zwischen
denen eine verformbare Membran (1) mit einem Rand (2) nahe der Einlassöffnung (2a) und einem Rand (4) nahe der Auslassöffnung (4a) angeordnet ist, wobei die Membran den Träger für eine Welle bildet, während ein
Organ für eine mechanische wechselnde Erregung der Membran mit der Membran auf der
Seite der Einlassöffnung (2a) gekoppelt ist, um auf den entsprechenden Rand der Membran eine mechanische Energie
zu übertragen, die die genannte Welle erzeugt, dadurch gekennzeichnet, dass die starren Wände (9; 10) des Zirkulators im Inneren von Umhüllungsflächen (7; 8)
zur Umhüllung der freien Amplitude der Welle angeordnet sind, die sich entlang der
Membran (1) ausbreitet, und dass die Membran (1) über mindestens einen ihrer Ränder
mit Mitteln verbunden ist, die die Erzeugung einer Spannung (6a; 6b) in der Membran zumindest während der Erzeugung der Welle zur Folge haben, derart,
dass im Betrieb diese in der Membran herrschende Spannung zwischen einem oberen Wert
(6b) auf der Seite der Auslassöffnung (4a) und einem unteren Wert (6a) auf der Seite der Einlassöffnung (2a) variabel ist.
2. Zirkulator nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass ein erster Abschnitt (51) der Antriebskammer, der von dem Gehäuse (53) des Zirkulators
und einer der Seiten der Membran (50) begrenzt ist, mit einer Einlassöffnung für eine
externe Versorgung mit zu behandelndem Material und mit einer Auslassöffnung verbunden
ist, die selbst mit einer Einlassöffnung eines zweiten Abschnitts (52) der Antriebskammer
verbunden ist, der von dem Gehäuse (54) des Zirkulators und der anderen Seite der
Membran (50) begrenzt ist, wobei dieser andere Abschnitt in die Auslassöffnung (58)
des Zirkulators mündet, wobei die beiden Kammerabschnitte (51; 52) ferner zueinander
isoliert sind.
3. Zirkulator nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindung zwischen dem Auslass des ersten Abschnitts (51) und dem Einlass des
zweiten Abschnitts (52) durch im Inneren des Gehäuses (53; 54) des Zirkulators ausgebildete
Kanäle (56) sichergestellt ist.
4. Zirkulator nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindung zwischen dem Auslass des ersten Abschnitts (51) und dem Einlass des
zweiten Abschnitts (52) durch im Inneren der Membran (50) des Zirkulators ausgebildete
Kanäle (56a; 56b; 56c) sichergestellt ist.
5. Zirkulator nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er eine diskoidale Membran (30) umfasst, deren Außenumfang an einer beweglichen Einrichtung
(40) zur linearen mechanischen wechselnden Erregung gekoppelt ist, die entlang einer
Achse, die senkrecht zur Ebene der Membran ist, mittels einer zentralen Führungssäule
(28) geführt ist, die fest mit dem Gehäuse des Zirkulators verbunden ist.
6. Zirkulator nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die bewegliche Einrichtung (40) einen ringförmigen Dauermagneten (42) um die Führungssäule
(28) herum umfasst, der einen Tauchkern für eine Magnetspule (37) in einem festen
Anker (38) bildet, der um den Dauermagnet (42) herum angeordnet ist.
7. Zirkulator nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Gehäuse des Zirkulators mehrere übereinander angeordnete Antriebsräume (65, 68)
aufweist, die zwischen einer Einlassöffnung (66) und einer Auslassöffnung (71) in
Reihe verbunden sind, wobei die Membranen (74, 75) jedes Raums über ihren Außenrand
an eine einzige bewegliche Einrichtung (40) gekoppelt sind.
8. Zirkulator nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die bewegliche Einrichtung eine Hülse (79) um die Membran (30) herum umfasst, die
Erhebungen (79a) zum Zerkleinern des zu behandelnden Produkts umfasst, das sich in dem Zirkulationsraum
nahe der Einlassöffnung befindet.
9. Zirkulator nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er einen Schwingungserzeuger (97) umfasst, um in dem Gehäuse des Zirkulators eine
Schwingung mit einer Phase zu erzeugen, die der der Wechselbewegung der beweglichen
Einrichtung (40) entgegengesetzt ist.
10. Zirkulator nach Anspruch 1, wobei die Membran (81) eine Lamelle in Form eines Vierecks
ist, mit zwei gegenüberliegenden parallelen Seiten, dadurch gekennzeichnet, dass der Generator für die Verformungen ein Generator (82; 93; 94; 95) zur Erzeugung eines
Wechselkräftepaares ist.
11. Zirkulator nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass der Rand der Membran (91) nahe dem Generator (82; 93, 94; 95) für Verformungen und
derjenige, der diesem letztgenannten gegenüberliegt, an ein Gestell (90) in Form eines
Rahmens gekoppelt sind, das mit der Membran (91) zusammenwirkt, um die für die Ausbreitung
der Wellen erforderliche Spannung sicherzustellen.
12. Zirkulator nach einem der Ansprüche 10 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass die Membran eine trapezförmige Kontur hat.
13. Zirkulator nach einem der Ansprüche 10 bis 12, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens eine der Wände des Gehäuses (101), die die Antriebskammer begrenzt, eine
Wärmetauschwand bildet, die eine von dem zirkulierenden Material überspülte Austauschfläche
aufweist.
14. Zirkulator nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Gehäuse fest mit einem anzutreibenden Gerät in einer Umgebung verbunden ist,
von der ein Teil das oben genannte zum Fließen geeignete Material darstellt, das die
Antriebskammer des Zirkulators durchfließt.
1. Diaphragm circulator for a flowable material, comprising a circulator body wherein
an internal circuit is arranged, which has at least one inlet port (2a) for the material,
one propulsion chamber and at least one discharge port (4a) for this material, the
propulsion chamber having rigid walls (9, 10) between which a deformable diaphragm
(1) is placed, with one edge (2) adjacent to the inlet port (2a) and one edge (4)
adjacent to the discharge port (4a), the diaphragm forming the support for a ripple,
while a reciprocating mechanical excitation device for the diaphragm is connected
to the diaphragm on the inlet port side (2a), in order to transmit mechanical energy
generating said ripple to the corresponding edge of the diaphragm, characterised in that the rigid walls (9; 10) of the circulator are arranged inside of envelope surfaces
(7; 8) of the free amplitude of the ripple propagating along the diaphragm (1), and
in that the diaphragm (1) is associated, via at least one of the edges thereof, with means
having the effect of creating tension (6a; 6b) in the diaphragm, at least during generation
of the ripple, whereby, during operation, this prevailing tension in the diaphragm
is variable between an upper value (6b) on the discharge port side (4a) and a lower
value (6a) on the inlet port side (2a).
2. Circulator of claim 1, characterised in that a first portion (51) of the propulsion chamber, defined by the circulator body (53)
and one of the faces of the diaphragm (50), is connected to an inlet port for an external
supply of a material being treated, and to a discharge port which is itself connected
to the inlet port of a second portion (52) of the propulsion chamber, defined by the
circulator body (54) and the other face of the diaphragm (50), this other portion
terminating at the circulator discharge port, the two chamber portions (51; 52) being
otherwise separated from one another.
3. Circulator of claim 2, characterised in that the connection between the discharge port of the first portion (51) and the inlet
port of the second portion (52) is ensured by conduits (56) inside of the circulator
body (53; 54).
4. Circulator of claim 2, characterised in that the connection between the discharge port of the first portion (51) and the inlet
port of the second portion (52) is ensured by conduits (56a; 56b; 56c) inside of the
diaphragm (50) of the circulator.
5. Circulator as claimed in one of the preceding claims, characterised in that it comprises a disk-shaped diaphragm (30) the outer periphery of which is attached
to a moving linear reciprocating mechanical excitation assembly (40), which is guided
along an axis perpendicular to the plane of the diaphragm by a centre guide column
(28) integral with the circulator body.
6. Circulator of claim 5, characterised in that the moving assembly (40) comprises an annular permanent magnet (42) surrounding the
guide column (28), which forms the plunger core for a magnet coil inside a stationary
armature (38) arranged around the permanent magnet (42).
7. Circulator as claimed in one of the preceding claims, characterised in that the circulator body has several superimposed propulsion spaces (65, 68) connected
in series between an inlet port (66) and a discharge port (71), the diaphragms (74,
75) of each space being attached via the outer edge thereof to a single moving assembly
(40).
8. Circulator as claimed in one of the preceding claims, characterised in that the moving assembly includes a sleeve (79) around the diaphragm (30), comprising
relief surfaces (79a) for grinding the product being treated, which is situated in
the circulation space in the vicinity of the inlet port.
9. Circulator as claimed in one of the preceding claims, characterised in that it comprises a vibration generator (97) for generating in the circulator body a vibration
which is opposite in phase to the reciprocating movement of the moving assembly (40).
10. Circulator of claim 1, wherein the diaphragm (81) is a blade having a quadrilateral
shape with two opposing parallel sides, characterised in that the deformation generator is a reciprocating force couple generator (82; 93; 94;
95).
11. Circulator of claim 10, characterised in that the edge of the diaphragm (91) adjacent to the deformation generator (82; 93; 94;
95) is the one opposite thereto are attached to a frame-like housing (90) which cooperates
with the diaphragm to provide the required tension for ripple propagation.
12. Circulator as claimed in one of claims 10 to 11, characterised in that the diaphragm is of a trapezoidal contour.
13. Circulator as claimed in any of claims 10 to 12, characterised in that at least one of the walls of the body (101) defining the propulsion chamber, forms
a heat transfer wall having a transfer surface swept by the circulating material.
14. Circulator as claimed in any of the preceding claims, characterised in that the body is integral with a means of transport to be propelled in medium a portion
of which comprises the aforesaid flowable material passing through the propulsion
chamber of the circulator.