Secteur de la technique
[0001] La présente invention concerne les cylindres qui utilisent un actionnement combiné
hydraulique et pneumatique pour la réalisation de travaux d'application, comme par
exemple la perforation de pièces, et propose un cylindre de ce type exécutant lui-même
le changement entre actionnements pneumatique et hydraulique, sans à avoir recours
à des éléments accessoires de contrôle.
Etat de la technique
[0002] Pour réaliser des opérations de type découpe, etc., l'utilisation de cylindres pneumatiques
est habituelle, en raison de leur grande rapidité d'action ; néanmoins, l'usage de
ces cylindres est limité pour ce qui est de la force de poussée qui doit être réalisée
et oblige à disposer de machines de dimensions énormes pour l'exercice de forces élevées.
[0003] Dans ce sens, la réalisation d'efforts lents et constants requiert l'utilisation
de cylindres hydrauliques, qui proposent des solutions à actionnement combiné, pneumatique
et hydraulique, pour certaines opérations pour lesquelles peuvent être utilisés des
mouvements requérant une force faible, comme l'approche et le retrait des outils par
rapport à la position de travail, et des mouvements dotés d'une force plus importante
pour parvenir à l'exécution des opérations, par exemple pour des presses perceuses,
etc.
[0004] Lesdits cylindres à action combinée hydropneumatique effectuent le travail par phases
successives, de sorte que, par exemple, la première phase comporte l'approche de l'outil
de la position de travail ; la deuxième phase vise la réalisation de l'action de travail
de l'opération à exécuter ; enfin, lors de la troisième phase s'effectue le retrait
de l'outil et le retour en position initiale ; la première et la troisième phases
requièrent un actionnement strictement pneumatique, tandis que lors de la seconde
phase, l'actionnement pneumatique associé à l'actionnement hydraulique produit un
effet multiplicateur.
[0005] Pour passer d'un type d'actionnement à l'autre entre les différentes phases opératives
de ce type de cylindres sont utilisés des détecteurs, lesquels contrôlent la position
de l'outil de travail à chacun des points de limite des différentes phases, en générant
des impulsions ou signaux entraînant le passage d'un type d'actionnement à l'autre.
[0006] Ce dispositif requiert un système de régulation et de contrôle pour assurer la synchronisation
entre les différentes phases de travail, une installation plus complexe et coûteuse
que la solution proposée par la présente invention étant nécessaire, outre l'entretien
que requièrent ces installations conventionnelles.
Objet de l'invention
[0007] Cette invention repose sur un cylindre hydropneumatique possédant des caractéristiques
constructives et fonctionnelles permettant son fonctionnement sans nécessité d'éléments
accessoires contrôlant le passage d'un type d'actionnement à l'autre entre les différentes
phases de travail, et offrant donc des qualités d'installation et de fonctionnement
particulièrement intéressantes.
[0008] Le cylindre faisant l'objet de l'invention se compose d'un ensemble formé de chambres
successives à l'intérieur d'un corps structurel, avec injection d'air dans l'une de
ces chambres, tandis que l'autre chambre est remplie d'un fluide hydraulique, tel
que de l'huile.
[0009] Un piston est logé dans la chambre à air, duquel est issue une tige qui rejoint la
chambre à huile, où elle est reliée à un autre piston également muni d'une tige qui
dépasse vers l'extérieur au niveau de l'extrémité de cette chambre, et sert d'outil
de travail directement ou par l'intermédiaire d'un accessoire.
[0010] Entre la tige du piston de la chambre à air et le piston logé dans la chambre à huile,
il existe une relation d'accouplement qui permet une insertion partielle de la première
dans le second, de sorte que ledit piston de la chambre à huile détermine un conduit
établissant une liaison entre une partie de la chambre et l'autre, permettant ainsi
le passage du fluide hydraulique entre ces deux parties ; néanmoins, cette liaison
est bloquée lorsque l'extrémité de la tige du piston de la chambre à air s'emboîte
dans le compartiment situé dans le piston de la chambre à huile.
[0011] Ainsi donc, l'injection d'air comprimé dans la partie supérieure de la chambre à
air a pour effet le déplacement vers l'avant du piston de cette chambre, de sorte
que la tige de ce piston s'introduit progressivement dans la chambre à huile, ce qui
entraîne une augmentation de la pression ; le piston de cette chambre à huile subit
alors une poussée qui le fait se déplacer à son tour vers l'avant, de telle sorte
que, lorsque se produit cette progression, le fluide hydraulique passe d'une partie
de ladite chambre à huile à l'autre, à travers le piston de celle-ci.
[0012] Lorsque la tige du piston de la chambre à huile bute sur la pièce sur laquelle doit
être effectuée l'opération à réaliser, ce piston ne peut pas avancer davantage ce
qui entraîne une augmentation de la pression dans la chambre à huile. Cette augmentation
de pression permet le passage de l'huile depuis la partie inférieure de la chambre
vers un réservoir volumétrique. Cette expulsion de l'huile permet à la tige du piston
pneumatique d'avancer à l'intérieur du piston hydraulique et de bloquer le passage
de l'huile à travers ce piston hydraulique tout en augmentant la pression dans la
partie supérieure de la chambre suite à l'introduction dans celle-ci d'une portion
de tige plus importante. Ceci donne lieu à une poussée d'une force élevée permettant
d'exécuter l'opération de travail sur la pièce d'application.
[0013] L'extrémité inférieure de la chambre à huile est reliée au réservoir volumétrique,
lequel est équipé d'un dispositif agissant de manière provisoire ou élastique pour
éviter le passage du fluide hydraulique vers ce réservoir. Ce dispositif est doté
d'un piston sur une partie duquel est appliquée une force, qui peut être pneumatique,
au moyen d'un ressort par exemple, tandis que l'autre partie serait au contact de
la partie inférieure de la chambre à travers le conduit.
[0014] Dans un premier temps, la section de poussée du fluide hydraulique serait faible,
équivalente à la section du dispositif et la force appliquée sur l'autre partie immobiliserait
ce piston. Lorsque la tige bute sur la pièce sur laquelle doit être effectuée l'opération
à réaliser se produit une augmentation de la pression dans la chambre ; cette dernière
étant reliée au réservoir par le biais du conduit, elle transmet cette pression au
piston et réussit ainsi à vaincre la force exercée sur l'autre partie de celui-ci
et provoque le déplacement dudit ce piston. Lorsque le piston se déplace, la section
de poussée de l'huile augmente et entraîne ainsi l'accroissement de la force du fluide
hydraulique sur le piston avec une pression moindre. Ce déplacement provoque une chute
de pression du fluide hydraulique dans la partie inférieure de la chambre et du réservoir
volumétrique. Ainsi, une fois venu le moment de travail, le fluide hydraulique situé
dans la partie inférieure de la chambre est expulsé, ce qui permet à la tige du piston
pneumatique d'avancer à l'intérieur du piston hydraulique, tout en bloquant le passage
et en augmentant la pression sur la partie supérieure de la chambre suite à l'insertion
d'une plus grande portion de la tige, ce qui donne lieu à une forte poussée afin d'exécuter
l'opération de travail sur la pièce d'application.
[0015] Ceci a pour résultat un cylindre permettant d'effectuer rapidement l'approche et
le retrait de l'outil correspondant par rapport à la position de travail grâce à l'actionnement
pneumatique appliqué dans la chambre à air, tandis que l'association de l'action hydraulique
fournit la force nécessaire à l'exécution des opérations de travail à réaliser, le
passage d'un type de fonctionnement à l'autre étant déterminé au moment exact par
l'action opérationnelle du cylindre lui-même, sans nécessité de contrôle extérieur
accessoire.
[0016] Pour toutes ces raisons, le cylindre faisant l'objet de l'invention présente des
caractéristiques indéniablement intéressantes et un potentiel considérable par rapport
à la fonction pour laquelle il est destiné.
Description des figures
[0017]
La figure 1 montre une vue en section schématique du cylindre faisant l'objet de l'invention
en position initiale de repos.
La figure 2 est une section du cylindre en position d'injection d'air en vue du commencement
de l'action opérationnelle d'approche de l'outil de la zone de travail.
La figure 3 est une section du cylindre en position finale de la phase d'approche
et de commencement de l'opération de travail.
La figure 4 est une section du cylindre en position initiale de l'opération de travail.
La figure 5 représente une section du cylindre en position finale de travail.
La figure 6 est une section du cylindre en position de retour à la position initiale
de repos.
Description détaillée de l'invention
[0018] L'objet de l'invention concerne un cylindre opérationnel à actionnement pneumatique
et hydraulique combiné, possédant des caractéristiques permettant son fonctionnement
dans des conditions particulièrement intéressantes.
[0019] Le cylindre préconisé se compose d'un ensemble (1) formé de deux chambres successives
(2 et 4), l'une (2) à action pneumatique et l'autre (4) à action hydraulique, au sein
desquelles sont logés deux pistons (5 et 6).
[0020] La chambre pneumatique (2) possède à ses extrémités deux orifices (2.1 et 2.2) pour
l'injection d'air comprimé au moyen d'une source d'alimentation (8), tandis que la
chambre (4) est remplie d'un fluide hydraulique, tel que de l'huile, une chambre complémentaire
(3) reliée à la chambre hydraulique (4) à travers un passage (9) pouvant occuper une
position intermédiaire.
[0021] Le piston (5) de la chambre (2) possède une tige (5.1) qui traverse la chambre intermédiaire
(3) et pénètre dans la chambre à huile (4) située dans le prolongement au niveau du
passage (9), où elle s'emboîte dans le piston (6) logé dans cette chambre (4). Dans
cette configuration, la tige (5.1) bloque le passage (9) et annule la liaison entre
les chambres (3 et 4) ; néanmoins, cette tige (5.1) possède une encoche (10), laquelle
permet aux chambres (3 et 4) de communiquer lorsqu'elle se trouve au niveau du passage
(9).
[0022] Lorsque le cylindre se trouve en position de repos (figure 1), l'encoche (10) de
la tige (5.1) coïncide avec le passage (9), ce qui détermine une liaison entre les
chambres (3 et 4), de sorte que l'air qui pourrait se trouver dans la chambre (4)
est expulsé vers la chambre (3), depuis laquelle il sort vers l'extérieur grâce aux
orifices de purge (11) existant dans la partie supérieure de celle-ci.
[0023] Le piston (6) de la chambre (4) possède quant à lui une tige (6.1) que dépasse vers
l'extérieur au niveau de l'extrémité de la chambre (4) susmentionnée, servant ainsi,
directement ou par l'intermédiaire d'un accessoire, d'outil pour les opérations de
travail que le cylindre doit effectuer ; ce piston (6) possède un compartiment (12)
dans lequel l'extrémité de la tige (5.1) du piston (5) est susceptible de s'emboîter
et déterminant un conduit reliant les deux parties de la chambre (4) séparées par
ledit piston (6), ce qui permet le passage du fluide hydraulique entre ces deux parties,
de sorte que ce conduit se bloque lorsque l'extrémité de la tige (5.1) s'insère dans
le compartiment (12).
[0024] En outre, la chambre hydraulique (4) est reliée par un conduit (13) à un réservoir
volumétrique (7), lequel est doté d'un dispositif agissant provisoirement ou de manière
élastique contre l'entrée du fluide hydraulique depuis la chambre (4). Selon une réalisation
pratique, le dispositif de contention provisoire d'entrée du fluide hydraulique dans
le réservoir volumétrique (7) peut être, par exemple, un clapet (14) poussé par un
ressort (15), sans que cette réalisation soit restrictive, étant donné que n'importe
quel dispositif mécanique, pneumatique, électrique, etc., évitant provisoirement l'arrivée
de fluide hydraulique dans le réservoir (7), jusqu'à une certaine pression, peut être
utilisé à cet effet.
[0025] Dans de telles conditions, en partant de la position de repos du cylindre, c'est-à-dire
lorsque le piston (5) se trouve au niveau de l'extrémité supérieure de la chambre
pneumatique (2) et le piston (6) proche de l'extrémité supérieure de la chambre hydraulique
(4), comme le représente la figure 1, l'injection d'air comprimé par l'orifice (2.1)
situé à l'extrémité supérieure de la chambre (2) entraîne un déplacement du piston
(5) et par conséquent de sa tige (5.1), raison pour laquelle l'extrémité de cette
tige (5.1) avance en direction la chambre hydraulique (4), comme le représente la
figure 2.
[0026] Ceci entraîne une augmentation de la pression dans la chambre (4) puisque l'introduction
de la tige (5.2) du piston (5) dans cette partie de la chambre (4) provoque une réduction
du volume intérieur de cette partie et, par voie de conséquence, une augmentation
de la pression dans cette dernière.
[0027] La section de contact du piston (6) avec le fluide étant plus importante dans la
partie supérieure que dans la partie inférieure, cette augmentation de pression provoque
un déplacement de ce piston (6) vers l'avant. Lorsque se produit ce déplacement du
piston (6), le fluide hydraulique passe par le conduit défini par le compartiment
(12).
[0028] Lors de cette phase, le déplacement du piston (5) et du piston (6) se produit par
conséquent de façon conjointe mais indépendante, puisque le piston (5) est poussé
par la pression pneumatique de la partie supérieure de la chambre (2), tandis que
le piston (6) est poussé par la pression hydraulique de la partie supérieure de la
chambre (4) ; quant à l'extrémité de la tige (5.1), elle reste proche de l'entrée
du compartiment (12) et ne s'introduit pas jusqu'au fond de ce dernier de manière
à ce le passage du fluide hydraulique entre les deux parties de la chambre (4) reste
possible.
[0029] Lorsque la tige (6.1) bute sur la pièce sur laquelle doit être effectuée l'opération
à réaliser se produit une augmentation de la pression dans la chambre (4) ; cette
dernière étant reliée au réservoir volumétrique (7) à travers le conduit (13), elle
transmet cette pression au piston (14) qui réussit à vaincre la résistance (15).
[0030] En principe, le piston (14) repose sur le fond interne du réservoir volumétrique
(7) ; le fluide hydraulique agit donc uniquement au niveau de l'embouchure du conduit
(13), mais dès que le piston (14) commence à se déplacer, la section de poussée du
fluide hydraulique sur le piston (14) augmente et requiert une pression inférieure
du fluide hydraulique pour vaincre la résistance offerte par le piston (14), provoquant
ainsi une chute de pression du fluide hydraulique dans la partie inférieure de la
chambre (4) et du réservoir volumétrique (7). Ainsi, une fois venu le moment de travail
se produit l'expulsion du fluide hydraulique contenu dans la partie inférieure de
la chambre (4), ce qui permet à la tige (5.1) de progresser à l'intérieur du piston
(6) et de venir bloquer le compartiment (12) et d'augmenter ainsi la pression dans
la partie supérieure de la chambre (4) suite à l'introduction dans cette dernière
d'une plus grande portion de la tige (5.1), ce qui donne lieu à une multiplication
hydraulique provoquant une forte poussée afin de réaliser l'opération à exécuter sur
la pièce d'application.
[0031] Lorsque l'extrémité de la tige (5.1) s'introduit dans le compartiment (12), le conduit
reliant les deux parties de la chambre hydraulique (4) se bloque, c'est pourquoi l'entrée
progressive de la tige (5.1) dans la partie supérieure de cette chambre (4) entraîne
une augmentation de la pression dans cette partie supérieure de la chambre (4), qui
n'est pas compensée dans la partie inférieure, de sorte que le piston (6) subit une
poussée hydraulique ayant pour effet une grande force de poussée du piston lui-même
(6).
[0032] Ceci provoque une poussée qui fait que la tige (6.1) intervient sur la pièce d'application
(16) avec une grande force et réalise ainsi l'opération de travail à effectuer, comme
le représente la figure 5.
[0033] Le moment auquel interviendra l'ouverture du conduit permettant ie passage du fluide
vers le réservoir volumétrique (7) peut être régulé en augmentant ou en réduisant
la force exercée sur le piston (14) depuis l'extérieur du réservoir volumétrique (7),
ce qui a pour conséquence de réduire ou d'augmenter la pression du fluide hydraulique
nécessaire pour vaincre cette force. La longueur de course de force peut être régulée
en limitant le volume de fluide hydraulique entrant dans le réservoir volumétrique
(7) ou en limitant le parcours du piston (14).
[0034] Une fois que le cylindre a exécuté l'opération prévue sur la pièce d'application
(16), comme cela a été décrit auparavant, l'orifice supérieur (2.1) de la chambre
(2) étant libre, on injecte de l'air comprimé au niveau de l'orifice inférieur (2.2)
afin d'obtenir le retour du piston (5) en position initiale, de sorte que l'extrémité
de la tige (5.1) se retire au niveau de l'entrée du compartiment (12) et, depuis cette
position et grâce à des pattes de fixation (non représentées), entraîne le piston
(6) pour le ramener à sa position initiale.
[0035] Le déplacement du piston (6) vers sa position initiale élimine toute pression sur
la partie inférieure de la chambre (4) du cylindre, et entraîne donc le retour du
fluide hydraulique depuis le réservoir volumétrique (7) jusqu'à la partie inférieure
de la chambre (4), soit un retour total du cylindre à son état initial pour une nouvelle
opération de travail, comme le représente la figure 6.
1. Cylindre hydropneumatique, destiné à la réalisation d'une action combinant actionnement
pneumatique et actionnement hydraulique, se caractérisant par le fait qu'il comprend un ensemble (1) formé de deux chambres successives (2 et 4), la première
(2) à actionnement pneumatique, tandis que la seconde (4) est remplie de fluide hydraulique,
à l'intérieur desquelles sont logés deux pistons (5 et 6), reliés entre eux au moyen
d'une tige (5.1) solidaire du piston (5) de la chambre pneumatique (2) et susceptible
de s'accoupler par insertion au piston (6) de la chambre hydraulique (4), de manière
à ce que le déplacement pneumatique du piston (5) entraîne, grâce à la tige (5.1),
des variations de pression dans la chambre hydraulique (4), par une poussée combinée
sur le piston (6), à savoir une action pneumatique au moyen de la tige (5.1) et une
action hydraulique suite à l'augmentation de la pression sur cette chambre (4) occasionnée
par l'insertion de la tige (5.1) dans ladite chambre (4).
2. Cylindre hydropneumatique, conformément à la première revendication, se caractérisant par le fait que le piston (6) de la chambre hydraulique (4) détermine un compartiment (12) dans lequel
l'extrémité de la tige (5.1) est susceptible de s'insérer ; ce compartiment (12) définit
un passage entre les parties de la chambre (4) situées de part et d'autre dudit piston
(6), passage qui se bloque lorsque l'extrémité de la tige (5.1) s'emboîte dans ce
compartiment (12).
3. Cylindre hydropneumatique, conformément à la première revendication, se caractérisant par le fait que, lors de la première phase opérative, le déplacement pneumatique du piston (5) entraîne,
grâce à la tige (5.1), une augmentation de la pression dans la chambre hydraulique
(4), provoquant ainsi le déplacement du piston (6) par poussée hydraulique ainsi que
le passage du fluide hydraulique depuis la partie inférieure vers la partie supérieure
de ladite chambre (4), de préférence au niveau du piston (6) lui-même.
4. Cylindre hydropneumatique, conformément à la première revendication, se caractérisant par le fait que la chambre (4) est reliée à un réservoir volumétrique (7) doté d'un dispositif bloquant
de manière provisoire ou élastique l'entrée de ce dernier, ce réservoir (7) servant
à stocker le fluide hydraulique contenu dans la partie inférieure de la chambre (4)
lorsque la poussée du fluide hydraulique est supérieure à la force d'obturation exercée
à l'entrée de ce réservoir (7), qui reste ouvert une fois que l'entrée n'est plus
bloquée, grâce à la plus grande surface offerte par le fluide, bien que la pression
diminue.
5. Cylindre hydropneumatique, conformément aux revendications 1 à 4, se caractérisant par le fait que, lorsque le piston (6) bute, par l'intermédiaire de sa tige (6.1), sur la pièce (16)
sur laquelle doit être réalisée l'opération d'application, l'extrémité de la tige
(5.1) s'introduit dans le compartiment (12), grâce à l'expulsion du fluide hydraulique
de la partie inférieur de la chambre (4) vers le réservoir volumétrique (7), ce qui
a pour effet de bloquer le passage du fluide hydraulique entre les parties inférieure
et supérieure de la chambre (4), d'où une différence de pressions sur les faces du
piston (6) donnant lieu à une poussée hydraulique dudit piston (6).