[0001] La présente invention a pour objet un nouveau procédé d'élimination de matières organiques
et de production d'énergie.
[0002] Dans la société actuelle, l'élimination des déchets et en particulier des matières
organiques notamment d'origine animale, revêt une importance de plus en plus grande.
[0003] En outre, l'apparition de certains facteurs de maladies comme le prion, implique
une destruction radicale de beaucoup de matières organiques.
[0004] Les déchets à éliminer peuvent être solides, ou non solides.
[0005] On sait par exemple déjà éliminer certains déchets par pyrolyse, c'est-à-dire par
combustion à haute température dans un four.
[0007] En ce qui concerne plus particulièrement par exemple les carcasses animales, on transforme
tout d'abord le produit brut en un déchet solide appelé farines animales, qui sont
ensuite détruites par incinération, c'est-à-dire par combustion à la flamme à température
supérieure à 850°C.
[0008] Mais l'incinération produit des dioxines, et elle doit être réalisée sur des farines
génératrices de poussières qui peuvent être toxiques.
[0009] Il serait donc souhaitable de trouver une technique efficace d'élimination des matières
organiques, permettant de travailler directement sur le produit brut, ne produisant
pas de toxines et permettant d'éviter la formation de poussières potentiellement toxiques.
[0010] Il serait également souhaitable de trouver un procédé qui ne soit pas demandeur en
énergie et même si possible qui produise de l'énergie plutôt qu'en consommer.
[0011] Après de longues recherches, les demandeurs ont trouvé un procédé donnant satisfaction.
[0012] Ce procédé est essentiellement fondé sur une combustion sans flamme à température
relativement basse, et sous pression, en présence d'un comburant oxygéné tel que l'air.
[0013] L'invention est mise en oeuvre par le procédé selon la revendication 1.
[0014] Rappelons que le terme « matière organique » désigne la matière carbonée provenant
des êtres vivants ou non, végétaux ou animaux. Plus précisément il s'agit de matières
capables de se décomposer. Cette notion ne doit pas être confondue avec celle de «
composé organique », famille à laquelle appartiennent notamment les plastiques et
les polymères et plus particulièrement les PCB (PolyChloro-Biphényles), également
appelés, notamment au Québec, BPC (Biphényles PolyChlorés) ainsi que les polychloroterphényles,
le monométhyl tétrachlorodiphénylméthane, le monométhyl dichlorodiphénylméthane et
le monométhyl dibromodiphénylméthane qui y sont assimilés.
[0015] Selon la présente invention, les matières organiques traitées ne sont pas sous forme
solide. Elles se trouvent sous forme d'une bouillie pâteuse.
[0016] Selon l'invention, on traite des produits bruts non dégraissés.
[0017] Selon l'invention la matière organique est d'origine animale (y compris l'homme)
notamment les sous-produits animaux dont les sous-produits avicoles et de pêcherie
et les déchets animaux.
[0018] On peut citer en particulier les matières organiques d'origine animale comme ceux
provenant de bovins, porcins, caprins, volailles, équidés, rongeurs comme les lapins
et lièvres. On peut citer aussi en particulier les déchets en sortie d'abattoir ou
d'équarrissage des animaux, par exemple, des carcasses de boeufs, de volailles, de
cochons, de moutons, et des graisses animales provenant de la préparation des viandes.
On peut citer encore les lisiers et les déchets de pêcherie.
[0019] Certaines de ces matières peuvent se présenter sous la forme de cadavres ou de carcasses.
Il peut aussi s'agir de parties animales comme le sang, les pieds, la tête, les cornes,
le mufle, les amygdales/anneau lymphatique pharyngien, le pénis, la queue, les poumons,
les reins, l'oesophage, le foie, le coeur, le diaphragme, la rate, les pré-estomacs,
l'estomac, les testicules, la trachée, le larynx, les bronches extralobulaires, la
vésicule biliaire, la bile, la graisse, l'intestin, le mésentère les anus, les organes
génitaux femelles, les mamelles, les foetus, la moelle épinière et la dure mère, la
colonne vertébrale, le sacrum, les tendons, les ligaments, les tissus nerveux, les
tissus lymphatiques, les vaisseaux sanguins, la viande non destinée à l'alimentation.
Il peut aussi s'agir de déchets métaboliques.
[0020] On peut également traiter des déchets de toute sorte provenant de l'industrie pharmaceutique
ou des hôpitaux ou hôpitaux vétérinaires par exemple comme des cotons, linges ou compresses
souillés, des déchets anatomiques d'origine humaine ou animale comme ceux précités.
[0021] On peut encore citer en particulier les matières organiques en suspension ou solution
dans les eaux usées (encore appelées eaux résiduaires) ou de lavage. Les eaux usées
domestiques se composent des eaux vannes d'évacuation des toilettes, des eaux ménagères
d'évacuation des cuisines et salles de bains. Les déchets présents dans ces eaux souillées
sont constitués par des matières organiques dégradables et des matières minérales.
Ces substances sont sous forme dissoute ou en suspension. Pour rappel les réseaux
d'eaux usées aboutissent à des stations d'épuration où les eaux sont traitées et où
l'essentiel des matières organiques se retrouve sous forme de boues.
[0022] On peut traiter aussi bien les boues primaires, dépôts récupérés par simple décantation
des eaux usés et présentant des concentrations élevées en matières minérales (sables,
terre...) mais aussi en matière organique, que les boues physico-chimiques, boues
ressemblant aux boues primaires mais auxquelles il a été rajouté un réactif (sels
de fer, d'aluminium, ou autres agents floculants) pour agglomérer les particules fines
et améliorer la décantation, que les boues biologiques encore appelées boues secondaires,
et provenant d'une épuration biologique des eaux (boues activées, lits bactériens...).
On peut citer aussi les boues mixtes constituées d'un mélange de boues primaires et
biologiques et les boues d'aération prolongée obtenues sans décantation primaire avec
des matières polluantes intensivement aérées.
[0023] On peut encore citer les sous-produits animaux non destinés à la consommation humaine
de catégories 1 2 et 3 selon le règlement du 3 octobre 2002 établissant en France
les règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux non destinés à la consommation
humaine.
[0024] Selon l'invention, les déchets sont mis en oeuvre dans le procédé sous forme réduite.
[0025] Par "forme réduite" l'on entend que les morceaux de matières organiques ou contenant
des matières organiques sont de petite taille. Selon l'invention ils se présentent
sous forme d'une bouillie pâteuse. La granulométrie d'au moins avantageusement 50%,
de préférence 80%, notamment 90% des morceaux est avantageusement inférieure à 20
mm, de préférence inférieure à 15 mm, notamment inférieure à 10 mm, tout particulièrement
inférieure à 5 mm (évaluation par tamisage).
[0026] On opère avantageusement sur une bouillie de la matière organique que l'on souhaite
traiter.
[0027] L'état des produits (solide, bouillie, etc.) est indiqué classiquement pour des conditions
normales de température et de pression.
[0028] Le procédé de l'invention est mis en oeuvre entre 240 et 400°C, de préférence entre
250 et 350°C, particulièrement entre 280 et 320°C.
[0029] Le procédé de l'invention est mis oeuvre sous une pression de 100 à 300 bars, de
préférence entre 150 et 250 bars, de préférence entre 180 et 230 bars, particulièrement
environ 200 bars.
[0030] A titre de comburant, on peut citer les composés oxygénés.
[0031] Dans des conditions préférentielles de mise en oeuvre de l'invention, on utilise
de l'oxygène, notamment sous forme d'air éventuellement en mélange avec un ou plusieurs
autres gaz.
[0032] Dans encore d'autres conditions préférentielles de mise en oeuvre, on utilise des
composés oxygénés provenant de déchets ou sous produits de l'industrie, comme par
exemple l'oxyde de diazote.
[0033] On procède avantageusement en présence d'un excès de comburant.
[0034] A cette fin, on peut préalablement déterminer la demande chimique en oxygène (DCO)
de la matière organique que l'on souhaite traiter. Rappelons que la DCO exprime la
quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique (biodégradable ou non)
à l'aide d'un oxydant, le bichromate de potassium.
[0035] Dans encore d'autres conditions préférentielles de mise en oeuvre de l'invention,
on opère en présence d'un catalyseur, notamment à base de (Cu, Pt, Pd, Ru, Rh, Ti,
notamment sur différents supports comme les oxydes d'aluminium, de cérium ou de silicium.
[0036] Le catalyseur sera par exemple un oxyde métallique, comme l'oxyde de sélénium, de
rhénium ou d'hafnium, ou ceux cités dans les exemples.
[0037] Le catalyseur peut être par exemple utilisé à raison de 2 g/L environ.
[0038] Il peut notamment être mis en oeuvre à pH d'environ12.
[0039] Dans encore d'autres conditions préférentielles, on utilisera une zéolite.
[0040] Le temps de la réaction dépend de la quantité de matière organique introduite au
départ. Le temps de réaction peut varier de 20 min. à 120 min. pour des concentrations
en carbone comprises entre 5 g et 40 g par litre, avantageusement de 20 à 120 min,
de préférence de 60 à 100 min, tout particulièrement de 75 à 90 min.
[0041] Le procédé de l'invention étant autotherme, le chauffage initial peut être interrompu
dès que la température fixée est atteinte.
[0042] Dans d'autres conditions préférentielles de mise en oeuvre de l'invention, on chauffe
un ou plusieurs des effluents d'entrée, par exemple le comburant ou les matières organiques
supplémentaires à traiter dans le cas d'une mise en oeuvre en semi-continu, ou continu,
grâce à l'énergie produite par la mise en oeuvre du procédé.
[0043] Dans encore d'autres conditions préférentielles de mise en oeuvre de l'invention,
on évacue l'énergie calorifique produite par la réaction à l'aide d'un fluide notamment
aqueux, comme à l'aide d'effluents industriels, et plus particulièrement à l'aide
d'effluents de centres d'abattage pour le traitement sur place des matières animales
crues.
[0044] Le système d'agitation peut être un système classique à pales. Dans des conditions
préférentielles de mise en oeuvre, le comburant, de préférence l'air, sert ou notamment
contribue à l'agitation de la matière organique traitée.
[0045] Pour cela, il est avantageusement injecté sous pression au sein de la matière organique.
[0046] Selon un exemple de mise en oeuvre qui ne fait pas partie de l'invention, le procédé
peut être mis en oeuvre de manière discontinue, semi-continue, ou continue. Le réacteur
sera adapté à la forme de mise en oeuvre du procédé. C'est de manière générale toute
enceinte adaptée capable de supporter de hautes température et pression.
[0047] En fin de mise en oeuvre de procédé, on obtient une suspension aqueuse contenant
essentiellement des minéraux.
[0048] Celle-ci, selon sa composition, peut être retraitée ou rejetée directement dans la
nature ou transférée dans une station d'épuration.
[0049] La phase minérale est un déchet ultime
[0050] Le procédé de l'invention est doté de remarquables qualités. Il permet de détruire
efficacement les matières organiques traitées, en particulier les protéines, et tout
particulièrement le prion.
[0051] Il permet de transformer cette matière organique essentiellement en des matières
minérales, de l'eau et du gaz carbonique.
[0052] Le procédé en outre offre l'avantage d'être autotherme. Lorsque la combustion est
entamée, il n'est en effet plus nécessaire d'apporter d'énergie supplémentaire.
[0053] On obtient même une énergie excédentaire qui permet par exemple de chauffer des effluents
d'entrée par exemple le comburant ou les matières organiques supplémentaires à traiter.
De préférence on amène les effluents à température de réaction.
[0054] La quantité d'eau nécessaire pour évacuer l'énergie calorifique produite par la réaction
peut être apportée par des effluents industriels, et plus particulièrement des effluents
de centres d'abattage pour le traitement sur place des matières animales crues. On
peut utiliser cette énergie produite également pour réaliser ou compléter un chauffage
urbain.
[0055] Le procédé de l'invention permet non seulement de travailler sur des farines animales,
comme c'est le cas des incinérateurs, mais également sur des produits bruts.
[0056] L'invention peut être mis en oeuvre simplement dans un réacteur capable de supporter
les pressions ci-dessus, par exemple en utilisant un réacteur muni d'un système de
chauffage, d'un système d'introduction du comburant, d'un système d'introduction de
matières organiques, un système d'agitation, un système d'évacuation de gaz, une sortie
basse pour la matière minérale, et de préférence des sondes eaux et bains.
[0057] Les propriétés ci-dessus sont illustrées ci-après dans la partie expérimentale. Elles
justifient l'utilisation des procédés ci-dessus décrits, dans la fabrication d'énergie.
[0058] C'est pourquoi la présente demande a aussi pour objet un procédé de production d'énergie
dans lequel on installe dans un réacteur une matière organique sous forme broyée,
on procède à sa combustion sans flamme à une température de 240 à 400 °C, sous une
pression de 100 à 300 bars, en présence d'un comburant oxygéné, pendant au moins 20
minutes, tout en procédant à l'agitation du milieu et on récupère l'énergie produite
par la combustion.
[0059] La récupération de l'énergie produite par la combustion peut notamment être obtenue
par utilisation d'un ou plusieurs échangeurs de chaleur, notamment des échangeurs
à plaques et ailettes brasés.
[0060] L'énergie ainsi produite et récupérée par exemple sous forme de fluide chaud, par
exemple eau chaude, peut être utilisée classiquement.
[0061] Les conditions préférentielles de mise en oeuvre des procédés de destruction d'une
matière organique ci-dessus décrites s'appliquent également aux autres objets de l'invention
visés ci-dessus, notamment aux procédés de production d'énergie.
[0062] La figure 1 décrit un type d'appareillage et montage utilisable pour la mise en oeuvre
de l'invention, utilisé pour la réalisation des exemples qui suivent et qui illustrent
la présente demande.
Exemple 1 : Traitement d'un lot de matières animales crues
[0063] On introduit manuellement un lot de (système batch) 20 grammes de substrat dans un
réacteur de traitement oxydatif à chaud, et fermé hermétiquement.
[0064] Le réacteur de traitement oxydatif à chaud utilisé est un autoclave de volume utile
de 450 mL formé d'un creuset en acier inoxydable et d'un couvercle en Hastelloy C276,
fonctionnant en régime sous-critique. L'appareillage est conçu pour supporter une
température maximale de 400°C et une pression maximale de 30 MPa. Le chauffage du
réacteur se fait grâce à un four électrique d'une puissance de 4500W, placé autour
de l'autoclave. Le système est également muni d'un agitateur mécanique et d'un manomètre.
La sécurité de l'ensemble est assurée par une électrovanne et un disque de rupture.
Le réacteur possède également deux lignes d'alimentation / prélèvement liquide et
gazeux.
[0065] Le substrat traité est constitué de 20 g de matières animales crues (8 g en poids
sec), non dégraissées, se présentant sous forme d'une bouillie pâteuse brune avec
une odeur caractéristique et une granulométrie inférieure à 5 mm.
[0066] La composition des échantillons donnée ci-dessous a été déterminée par rapport aux
matières sèches.
[0067] Composition moyenne des matières animales crues :
| |
|
Éléments (%) |
| MS (%) |
COT (%) |
C |
H |
N |
S |
Cl |
P |
| 35-40% |
60 |
56 |
8,7 |
5,3 |
0,48 |
0,37 |
1,83 |
MS = Matières Sèches
COT = Carbone Organique Total |
[0068] Une agitation mécanique est maintenue en continu à 500 tr/min. Le four est ensuite
mis en marche et le thermostat réglé pour atteindre une température à l'intérieur
du réacteur de 280°C.
[0069] À la température fixée, de l'air est injecté et la pression est fixée à 200 bars.
Le thermostat s'arrête. Un flux continu d'air est assuré à l'aide d'une micro fuite
en sortie du réacteur. On laisse réagir pendant 60 min.
[0070] On évacue l'énergie calorifique produite par la réaction à l'aide d'eau.
[0071] La réaction d'oxydation hydrothermale optimale produit un effluent liquide. Cet effluent
contient 1,6 g/L de COT (dont 0,8 g d'acide acétique) et 1,6 g/L d'ammoniaque. La
destruction de la matière organique représente un abattement supérieur à 99 %.
[0072] En fin de réaction, la phase solide contient environ 400 mg de matière minérale et
inerte, ce qui représente une réduction de 95% des matières sèches. Cette phase solide
contient une quantité négligeable de matière organique.
[0073] Les effluents gazeux produits sont séparés et collectés à l'aide d'un condenseur
puis piégés dans une solution acide (HCl) puis basique (NaOH).
Exemple 2: Traitement de matières animales crues
[0074] On opère comme indiqué ci-dessus à l'exemple 1, mais en ajoutant 2 g/L à pH 12 de
catalyseur de platine sur alumine. La valeur COT de l'effluent de sortie n'est plus
que de 60 mg/L.
Exemple 3: Traitement de matières animales crues
[0075] On opère comme indiqué ci-dessus à l'exemple 1, mais en ajoutant 2 g/L à pH 12 de
catalyseur de palladium sur alumine. La valeur de la concentration d'ammoniaque n'est
plus que de 32 mg/L.
[0076] Pour les trois exemples, il n'a pas été possible de détecter la présence de protéines
dans le milieu final par la technique de détermination utilisée.
[0077] Le procédé de l'invention est donc efficace pour éliminer notamment le prion, tant
dans les matières organiques que dans des farines animales.
1. Un procédé autotherme de destruction d'une matière organique par oxydation hydrothermale,
dans lequel on installe dans un réacteur ladite matière organique sous forme broyée,
et on procède à sa combustion sans flamme à une température de 240 à 400 °C, sous
une pression de 100 à 300 bars pendant au moins 20 minutes, tout en procédant à l'agitation
du milieu et en présence d'un comburant oxygéné,
ledit procédé étant caractérisé en ce que
la matière organique est non dégraissée, d'origine animale et se présente sous forme
d'une bouillie pâteuse.
2. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière organique est une matière organique provenant de celles en suspension
ou solution dans les eaux usées (eaux résiduaires).
3. Un procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la granulométrie d'au moins 50%, des morceaux de la matière organique est inférieure
à 20 mm.
4. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre entre 250 et 350°C.
5. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre entre 150 et 250 bars.
6. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le comburant oxygéné comprend de l'air.
7. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre en présence d'un excès de comburant.
8. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre en présence d'un catalyseur, par exemple à base de Cu, Pt, Pd,
Ru, Rh, Ti.
9. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le comburant est injecté sous pression au sein de la matière organique pour l'agiter.
10. Un procédé de production d'énergie dans lequel on installe dans un réacteur une matière
organique sous forme broyée, on procède à sa combustion sans flamme comme défini à
l'une des revendications 1 à 9 et on récupère l'énergie produite par la combustion.
1. Autothermes Verfahren zur Vernichtung eines organischen Materials durch hydrothermale
Oxidation, bei welcher das organische Material in zerkleinertem Zustand in einen Reaktor
eingebracht wird und eine flammlose Verbrennung bei einer Temperatur von 240 bis 400
°C unter einem Druck von 100 bis 300 bar während eines Zeitraums von wenigstens 20
Minuten erfolgt, wobei das Medium in Anwesenheit eines Sauerstoffträgers bewegt wird,
wobei das Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass
das organische Material nicht entfettet ist, tierischen Ursprungs ist und in Form
einer pastösen Masse vorliegt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das organische Material ein organisches Material ist, welches von Zellen in Suspension
oder Lösung in Schmutzwasser (Abwässern) stammt.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Korngröße von wenigstens 50% der Stücke des organischen Materials kleiner 20
mm ist.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass dieses bei 250 bis 350 °C durchgeführt wird.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass dieses bei 150 bis 250 bar durchgeführt wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Sauerstoffträger Luft umfasst.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass dieses in Anwesenheit eines Sauerstoffträgerüberschusses durchgeführt wird.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass dieses in Anwesenheit eines Katalysators durchgeführt wird, beispielsweise auf Cu-,
Pt-, Pd-, Ru-, Rh- oder Ti-Basis.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Sauerstoffträger unter Druck in das organische Material eingespritzt wird, um
dieses zu bewegen.
10. Verfahren zur Energieherstellung, bei welchem ein organisches Material in zerkleinertem
Zustand in einen Reaktor eingebracht wird, seine flammlose Verbrennung wie in einem
der Ansprüche 1 bis 9 beschrieben erfolgt, und durch die Verbrennung erzeugte Energie
gewonnen wird.
1. Autothermal process for destroying an organic substance by hydrothermal oxidation,
in which the said organic substance is put into a reactor in the milled form, and
its flame-free combustion is carried out at a temperature of 240 to 400°C, under a
pressure of 100 to 300 bars for at least 20 minutes, while stirring the medium and
in the presence of an oxygenated fuel,
the said process being characterized in that
the organic substance is not free of fat, is of animal origin and is provided in the
form of a thick slurry.
2. Process according to Claim 1, characterized in that the organic substance is an organic substance originating from those in suspension
or solution in sewage (waste water).
3. Process according to Claim 1 or 2, characterized in that the particle size of at least 50% of the pieces of the organic substance is less
than 20 mm.
4. Process according to one of Claims 1 to 3, characterized in that it is carried out between 250 and 350°C.
5. Process according to one of Claims 1 to 4, characterized in that it is carried out between 150 and 250 bars.
6. Process according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the oxygenated fuel comprises air.
7. Process according to one of Claims 1 to 6, characterized in that it is carried out in the presence of an excess of fuel.
8. Process according to one of Claims 1 to 7, characterized in that it is carried out in the presence of a catalyst, for example based on Cu, Pt, Pd,
Ru, Rh or Ti.
9. Process according to one of Claims 1 to 8, characterized in that the fuel is injected under pressure within the organic substance in order to stir
it.
10. Process for the production of energy in which an organic substance in the milled form
is put into a reactor, its flame-free combustion is carried out as defined in one
of Claims 1 to 9 and the energy produced by the combustion is recovered.