[0001] La présente invention concerne, d'une manière générale, la mesure d'un courant d'ionisation
d'une bougie, en particulier des bougies de type à structure résonante, équipant des
systèmes d'allumage pour véhicule automobile.
[0002] L'invention est particulièrement adaptée aux systèmes d'allumage dits « radiofréquence
» comprenant des bougies à structure résonnante de type multi-étincelles ou BME.
[0003] Ces systèmes d'allumage mettant en oeuvre des courants alternatifs sont décrits par
exemple dans les demandes de brevets français
FR 2 859 830,
FR 2 589 869,
FR 2 859 831, au nom de la Demanderesse.
[0004] En fin de cycle de compression, la bougie est responsable de la formation d'un arc
électrique dont l'énergie est suffisante pour déclencher le processus d'inflammation
du mélange gazeux contenu dans la chambre de combustion du moteur.
[0005] Cet arc électrique correspond à l'ionisation du mélange gazeux situé entre les électrodes
de la bougie, respectivement une électrode centrale positive et une électrode de masse.
[0006] Cependant, lors de la combustion du mélange, après la génération de l'étincelle par
la bougie, le front de flamme peut se propager. Son souffle peut alors repousser une
partie du mélange contre les parois du cylindre et le sommet du piston.
[0007] L'élévation de la pression et de la température est tellement importante que le combustible
peut rester coincé contre les parois, atteindre son point d'auto-allumage et s'enflammer
alors à plusieurs endroits.
[0008] Il en résulte des microexplosions produisant des vibrations dans le domine acoustique
(comprises entre 5 et 10 KHz environ). Ces vibrations sont très vives et peuvent créer
rapidement des points chauds qui accentuent encore le problème. L'accumulation de
microexplosions va arracher ou faire fondre une petite quantité de métal sur le sommet
du piston et/ou sur les parois du cylindre, ce qui peut conduire au bout de quelques
temps à la destruction du piston et des parois du cylindre.
[0009] Il est possible de détecter l'apparition de ces phénomènes de cliquetis, en mesurant
le courant d'ionisation, c'est-à-dire le courant traversant la bougie voir par exemple
DE 19524539. En effet, un courant d'ionisation apparaît à travers la bougie comme si une résistance
était temporairement placée aux bornes des électrodes (selon une première approximation).
[0010] Pour cela, les moyens de mesure ou capteurs doivent pouvoir fonctionner dans une
bande passante très étroite, par exemple de l'ordre de 7 kHz.
[0011] Un but de l'invention est de proposer des moyens de mesure du courant de polarisation
dans le cas de bougies de type à structures résonantes.
[0012] Un autre but de l'invention est de proposer des moyens de mesure suffisamment précis
pour pouvoir travailler dans la bande passante fréquentielle étroite désirée.
[0013] A cet effet, l'invention propose un procédé de mesure d'un courant d'ionisation d'une
bougie de type à structure résonante, équipant un système d'allumage pour véhicule
automobile, dans lequel, au cours d'une phase d'allumage, on alimente ladite bougie
par une tension générée à l'aide d'un condensateur de régulation préalablement chargé.
[0014] Selon une caractéristique générale de cet aspect de l'invention, on mesure ledit
courant d'ionisation périodiquement, entre deux phases d'allumage, entre ledit condensateur
de régulation et la masse, après avoir polarisé la bougie.
[0015] En d'autres termes, au lieu de mesurer le courant d'ionisation au niveau de la bougie,
ce que l'on serait amené à faire pour résoudre le problème posé, on mesure ce courant
d'ionisation directement au niveau d'un condensateur de régulation qui alimente la
bougie en se déchargeant.
[0016] Par conséquent, l'imprécision de la mesure est minimisée.
[0017] Selon un mode de mise en oeuvre, on mesure ledit courant d'ionisation par l'intermédiaire
de moyens de mesure connectés entre ledit condensateur de régulation et la masse,
que l'on court-circuite durant les phases d'allumage.
[0018] En d'autres termes, on connecte les moyens de mesure uniquement entre deux phases
d'allumage.
[0019] Selon un autre mode de réalisation, on mesure le courant d'ionisation à l'issue d'une
phase d'amortissement durant laquelle le courant traversant la bougie décroît progressivement.
[0020] Selon un autre aspect de l'invention, il est proposé un dispositif de mesure d'un
courant d'ionisation d'une bougie de type à structure résonante, équipant un système
d'allumage pour véhicule automobile, ladite bougie étant couplée à un générateur comprenant
un condensateur de régulation.
[0021] Selon une caractéristique générale de cet autre aspect de l'invention, ledit générateur
comprend en outre des moyens de polarisation aptes à polariser la bougie, connectés
entre le générateur et ladite bougie et des moyens de mesure du courant de ionisation
de ladite bougie, connectés entre le condensateur de régulation et la masse.
[0022] Ainsi, les moyens de mesure étant connectés entre le condensateur de régulation et
la masse et non directement aux bornes de la bougie, il est possible de choisir une
résistance de polarization de la bougie de faible valeur, adaptée à l'intensité du
courant d'ionisation, qui est généralement inférieur à 1 mA, et à une bande de fréquence
particulière, par exemple la bande de fréquence d'observation des phénomènes de cliquetis.
[0023] De préférence, le dispositif peut comprendre en outre des moyens de court-circuit
commandables, aptes à court-circuiter les moyens de mesure.
[0024] Par exemple, les moyens de mesure peuvent comprendre une résistance de mesure.
[0025] Selon un mode de réalisation, les moyens de court-circuit peuvent comprendre un transistor
de court-circuit connecté entre le condensateur de régulation et la masse, et commandé
par un générateur de tension de court-circuit, et une alimentation de polarisation
connectée entre la résistance de mesure et la masse et apte à polariser ledit transistor
de court-circuit.
[0026] Selon un mode de réalisation, l'alimentation de polarisation peut comprendre d'une
part une résistance d'alimentation et une alimentation locale connectée en série,
et d'autre part un condensateur d'alimentation connecté parallèlement à la résistance
d'alimentation et l'alimentation locale, entre la résistance de mesure et la masse.
[0027] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à l'examen de
la description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention, nullement limitatif,
et des dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 illustre un mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 2 illustre plus précisément un mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 3 représente plus en détail un module d'un mode de réalisation de l'invention
;
- la figure 4 représente un chronogramme de différentes étapes d'un mode de mise en
oeuvre de l'invention ;
- les figures 5 et 6 représentent des modes de réalisation d'un autre bloc de l'invention.
[0028] Sur la figure 1, la référence SYS représente un système d'allumage pour véhicule
automobile comprenant une bougie BR de type à structure résonante, bien connue de
l'homme du métier, et décrite par exemple dans les demandes de brevets français
FR 2 859 830,
FR 2 589 869,
FR 2 859 831, au nom de la Demanderesse.
[0029] Un courant d'ionisation Ii circule à travers la bougie BR.
[0030] Plus précisément, comme illustré de façon schématique sur la figure 1, la bougie
BR comporte un ensemble résonant RS1 (dit bobine-bougie), comportant une bobine inductive
L1 et un condensateur C1 qui comprend dans cet exemple un ensemble culot 1-céramique
2-électrode centrale 3.
[0031] La bougie BR est connectée à un générateur GEN apte à générer une tension dite «
tension intermédiaire » à valeur élevée. Cette haute tension est amenée par l'électrode
centrale 3 du condensateur C1. Un arc électrique se produit au passage du courant
entre l'électrode centrale 3 et une électrode de masse 4, générant une étincelle 5.
[0032] La bougie BR est connectée au générateur GEN par l'intermédiaire d'un étage DHT appelé
« pilote haute tension » connecté en série avec des moyens de découplage MDEC. Des
moyens de polarisation de la bougie MPOL sont connectés parallèlement au pilote haute
tension DHT et aux moyens de découplage MDEC.
[0033] Le générateur GEN comprend des moyens de mesure MMES aptes à mesurer le courant d'ionisation
Ii circulant à travers la bougie BR.
[0034] On se réfère à présent à la figure 2 qui illustre plus en détail un mode de réalisation
des blocs du système SYS selon l'invention.
[0035] Le générateur GEN peut être réalisé à l'aide d'un montage élévateur de tension de
type « boost », selon l'expression de l'homme du métier.
[0036] Le générateur GEN comprend une alimentation Vbat ici de 12 Volts, apte à charger
une bobine dite « réservoir » BRES connectée par une première borne b1 à l'alimentation
Vbat. Le chargement de la bobine BRES est commandé par un transistor M1 connecté entre
l'autre borne b2 de la bobine BRES et la masse. Le transistor M1 est commandé par
un générateur de tension GM1.
[0037] La bobine réservoir BRES se décharge dans la partie du circuit connecté à sa borne
b2, via une diode de redressement DR, à une tension supérieure à la tension de 12
Volts délivrée par l'alimentation Vbat. Cette tension relativement élevée est appelée
« tension intermédiaire » Vint. Elle est de l'ordre de la centaine de volts. De façon
à garder sensiblement constante cette tension intermédiaire Vint, le générateur GEN
comprend un condensateur dit « ballast » Cb connecté à la sortie de la diode de redressement
DR.
[0038] Le générateur GEN est relié au pilote haute tension DHT alimenté par la tension intermédiaire
Vint, et commandé par un signal de commande Scom par des moyens de commande MCOM.
[0039] Le signal de commande Scom est directement à l'origine de la création de la génération
d'étincelles par la bougie BR.
[0040] La figure 3 illustre un exemple de réalisation du pilote haute tension DHT.
[0041] Celui-ci comprend un ensemble formé d'une bobine L2 et d'un condensateur C2 connectés
en parallèle, recevant en entrée la tension intermédiaire Vint.
[0042] L'ensemble L2-C2 est relié en sortie à un transistor de commande M5 recevant sur
son électrode de commande le signal de commande Scom.
[0043] Le signal de commande Scom correspond à un train d'impulsions, généré périodiquement.
[0044] Ainsi, à chaque train d'impulsions, le transistor M5 charge la bobine L2, qui résonne
avec le condensateur C2 et l'ensemble résonnant RS1, de façon à produire des impulsions
haute tension à la fréquence propre de la bougie BR.
[0045] Lorsque l'ensemble résonant RS1 est excité à sa fréquence propre, et que son facteur
de qualité est élevé (par exemple supérieur à 40), il en résulte une tension très
élevée aux bornes du condensateur C1. L'électrode centrale de la bougie BR qui est
une des bornes du condensateur C1, se trouve alors portée à une très haute tension
capable de déclencher des étincelles.
[0046] On se réfère à nouveau à la figure 2.
[0047] L'excitation générée par le pilote haute tension DHT est transmise à la structure
résonante RS1 de la bougie BR par l'intermédiaire des moyens de découplage MDEC, ici
un condensateur de découplage Cd.
[0048] Le condensateur de découplage Cd empêche la liaison continue entre la tension intermédiaire
Vint et l'électrode centrale de la bougie 3. Cette rupture de liaison permet d'empêcher
des chocs électriques ou des électrocutions pour l'être humain.
[0049] Par ailleurs, si une décharge de type « arc électrique » venait à démarrer, celle-ci
entraînerait une destruction rapide des électrodes, en particulier de l'électrode
centrale 3. En effet, si une étincelle avec une conductivité suffisamment forte se
crée entre l'électrode centrale et la masse, la chute de tension engendrée peut descendre
en dessous de la tension intermédiaire Vint. Toute les charges accumulées dans le
condensateur Cd sont alors transférées dans la liaison créée par l'étincelle. Ce transfert
de charges s'effectue avec de forts courants qui peuvent endommager l'électrode centrale
3.
[0050] Le condensateur de découplage Cd a pour fonction d'empêcher ce type de transfert
de charges.
[0051] En variante, le générateur peut être un transformateur, de type élévateur, qui empêche
le transfert de courant continu. Dans ce cas, l'utilisation d'un condensateur de découplage
n'est plus nécessaire.
[0052] De façon à pouvoir mesurer le courant d'ionisation, des moyens de polarisation MPOL
sont utilisés pour maintenir une polarisation préférentiellement positive après la
génération de l'étincelle, sur l'électrode centrale 3 de la bougie BR.
[0053] Classiquement, les moyens de polarisation MPOL peuvent être formés par une résistance
Rpol connectée entre la sortie de la diode de redressement DR délivrant la tension
intermédiaire Vint et la sortie des moyens de découplage MDEC, ici le condensateur
Cd.
[0054] Une solution simple pour mesurer alors le courant d'ionisation serait de connecter
aux bornes de la résistance de polarisation Rpol un montage apte à diviser la valeur
de la tension, à convertir la valeur de la tension ainsi divisée en courant, puis
de le mesurer.
[0055] Ces montages classiques et bien connus de l'homme du métier, peuvent être réalisés
à l'aide d'un amplificateur différentiel à transistor discret, ou d'un amplificateur
opérationnel, ou encore à l'aide d'un montage utilisant des miroirs de courant. Cependant,
ces montages, comportant un diviseur de tension, diminuent la précision nécessaire
pour une mesure d'un courant d'ionisation très faible.
[0056] Contrairement à ces solutions, l'invention consiste à utiliser une résistance de
polarisation avec une faible valeur de façon à conserver un maximum de précision lors
de la mesure du courant d'ionisation, et de coupler les moyens de mesure non pas aux
bornes de la résistance de polarisation Rpol mais entre le condensateur Cb et la masse,
au sein du générateur GEN.
[0057] Ces moyens de mesure MMES comprennent une résistance de mesure Rm et une borne de
mesure Bm où l'on mesure le courant d'ionisation.
[0058] En outre, ces moyens de mesure MMES sont associés à des moyens de court-circuit MCC
comprenant un interrupteur INT connecté parallèlement à la résistance de mesure Rm,
cet interrupteur INT étant commandé par un générateur de court-circuit GCC.
[0059] L'interrupteur est de préférence rapide et de très faible impédance.
[0060] La figure 4 illustre les différentes étapes d'un mode de fonctionnement de l'invention,
pendant une période T.
[0061] A l'instant t0, le transistor M1 devient passant et permet le chargement du condensateur
Cb.
[0062] A un instant t1, le signal de commande Scom commande le transistor M5, à l'aide d'un
signal de commande pulsé (les pulsations étant par exemple à la fréquence de 5 MHz),
déclenchant la phase d'allumage proprement dite, et la génération d'étincelles par
la bougie BR. A l'instant t2, le signal de commande redevient inactif.
[0063] Au cours d'une phase d'amortissement (entre t2 et t3), le courant d'allumage (ayant
une forte amplitude) s'atténue naturellement et progressivement au sein de la bougie
BR, du fait de l'existence de résistances parasites.
[0064] Entre les instants t0 et t3, les moyens de court-circuit sont actifs et court-circuitent
la résistance de mesure. Par conséquent, le condensateur Cb est connecté entre la
diode de redressement DR et la masse.
[0065] A l'instant t3, le transistor M2 rend les moyens de court-circuit inactifs, et le
condensateur Cb se décharge alors à travers la résistance de mesure Rm. Le courant
de décharge du condensateur Cb correspond au courant d'ionisation qui circule à travers
la résistance Rpol, dans la bougie BR puis dans le mélange en combustion.
[0066] On mesure alors au niveau de la borne de mesure Bm la valeur du courant d'ionisation.
[0067] La phase de mesure se termine à un instant t4, et à un instant t5 un autre cycle
de chargement, d'allumage et de mesure se répète.
[0068] La figure 5 représente un mode de réalisation de l'interrupteur INT. Dans cet exemple,
l'interrupteur commandable est réalisé par un transistor, ici de type MOS, M2, dont
l'électrode de commande est connectée au générateur GCC. Afin de contrecarrer l'effet
de la diode structurelle du transistor MOS M2, on introduit une polarisation à l'aide
d'une alimentation de polarisation Apol connectée entre la résistance de mesure Rm
et la masse.
[0069] Sur la figure 6, on a représenté un mode de réalisation de cette alimentation de
polarisation Apol.
[0070] Dans cet exemple, l'alimentation de polarisation Apol comprend un condensateur Cal
relié à une alimentation locale Aloc par l'intermédiaire d'une résistance d'alimentation
Ral. L'alimentation locale Aloc peut être par exemple une tension de batterie ou une
alimentation à 5 Volts.
[0071] L'homme du métier saura dimensionner les composants utilisés, de façon à connaître
la tension Val aux bornes du condensateur Cal. De cette valeur de tension Val, on
en déduit le courant d'ionisation Ii par la relation :

[0072] L'invention permet donc de mesurer le courant d'ionisation très précisément et dans
une plage de fréquence bien définie, par exemple adaptée à la détection des phénomènes
de cliquetis.
1. Procédé de mesure d'un courant d'ionisation d'une bougie de type à structure résonnante,
équipant un système d'allumage pour véhicule automobile, dans lequel, au cours d'une
phase d'allumage, on alimente ladite bougie (BR) par une tension générée à l'aide
d'un condensateur de régulation (Cb) préalablement chargé, caractérisé par le fait qu'on mesure ledit courant d'ionisation (Ii) périodiquement, entre deux phases d'allumage,
entre ledit condensateur de régulation (Cb) et la masse, après avoir polarisé la bougie
(BR).
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on mesure ledit courant d'ionisation
par l'intermédiaire de moyens de mesure connectés entre ledit condensateur de régulation
(Cb) et la masse, que l'on court-circuite durant les phases d'allumage.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel on mesure le courant d'ionisation
à l'issue d'une phase d'amortissement durant laquelle le courant traversant la bougie
décroît progressivement.
4. Dispositif de mesure d'un courant d'ionisation d'une bougie de type à structure résonnante,
équipant un système d'allumage pour véhicule automobile, ladite bougie (BR) étant
couplée à un générateur (GEN) comprenant un condensateur de régulation, caractérisé par le fait que ledit générateur comprend en outre des moyens de polarisation (MPOL) aptes à polariser
la bougie (BR), connectés entre le générateur (GEN) et ladite bougie (BR) et des moyens
de mesure (MMES) du courant de ionisation de ladite bougie (BR), connectés entre le
condensateur de régulation (Cb) et la masse.
5. Dispositif de mesure selon la revendication 4, comprenant en outre des moyens de court-circuit
(MCC) commandables, aptes à court-circuiter les moyens de mesure (MMES).
6. Dispositif selon la revendication 5, dans lequel lesdits moyens de mesure (MMES) comprennent
une résistance de mesure (Rm).
7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, dans lequel les moyens de court-circuit
(MCC) comprennent un transistor de court-circuit (M2) connecté entre le condensateur
de régulation (Cb) et la masse, et commandé par un générateur de tension de court-circuit
(GCC), et une alimentation de polarisation (Apol) connectée entre la résistance de
mesure (Rm) et la masse et apte à polariser ledit transistor de court-circuit.
8. Dispositif selon la revendication 7, dans lequel l'alimentation de polarisation comprend
d'une part une résistance d'alimentation (Ral) et une alimentation locale (Aloc) connectées
en série, et d'autre part un condensateur d'alimentation (Cal) connecté parallèlement
à la résistance d'alimentation (Ral) et l'alimentation locale (Aloc), entre la résistance
de mesure (Rm) et la masse.
1. Method of measuring an ionization current of a resonant structure spark plug, used
in an ignition system for a motor vehicle, in which, during an ignition phase, said
spark plug (BR) is powered by a voltage generated using a previously charged control
capacitor (Cb), characterized in that said ionization current (Ii) is measured periodically, between two ignition phases,
between said control capacitor (Cb) and the ground, after having polarized the spark
plug (BR).
2. Method according to Claim 1, in which said ionization current is measured using measurement
means connected between said control capacitor (Cb) and ground, short circuited during
the ignition phases.
3. Method according to Claim 1 or 2, in which the ionization current is measured on completion
of a damping phase during which the current passing through the spark plug progressively
decreases.
4. Device for measuring an ionization current of a resonant structure spark plug, used
in an ignition system for a motor vehicle, said spark plug (BR) being coupled to a
generator (GEN) comprising a control capacitor, characterized in that said generator also comprises polarization means (MPOL) able to polarize the spark
plug (BR), connected between the generator (GEN) and said spark plug (BR) and means
(MMES) of measuring the ionization current of said spark plug (BR), connected between
the control capacitor (Cb) and ground.
5. Device according to Claim 4, also comprising controllable short-circuit means (MCC),
able to short circuit the measurement means (MMES).
6. Device according to Claim 5, in which said measurement means (MMES) comprise a measurement
resistor (Rm).
7. Device according to Claim 5 or 6, in which the short-circuit means (MCC) comprise
a short-circuit transistor (M2) connected between the control capacitor (Cb) and ground,
and controlled by a short-circuit voltage generator (GCC), and a polarization power
supply (Apol) connected between the measurement resistor (Rm) and ground, and able
to polarize said short-circuit transistor.
8. Device according to Claim 7, in which the polarization power supply comprises, on
the one hand, a power supply resistor (Ral) and a local power supply (Aloc) connected
in series, and on the other hand a power supply capacitor (Cal) connected in parallel
to the power supply resistor (Ral) and the local power supply (Aloc), between the
measurement resistor (Rm) and ground.
1. Verfahren zur Messung eines Ionisierungsstroms einer Zündkerze von der Art mit Resonanzstruktur,
die zur Ausstattung eines Zündsystems für ein Kraftfahrzeug gehört, wobei während
einer Zündphase die Kerze (BR) mit einer mit Hilfe eines vorab aufgeladenen Regelungskondensators
(Cb) erzeugten Spannung gespeist wird, dadurch gekennzeichnet, dass der Ionisierungsstrom (Ii) periodisch zwischen zwei Zündphasen zwischen dem Regelungskondensator
(Cb) und Masse gemessen wird, nachdem die Kerze (BR) polarisiert wurde.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei der Ionisierungsstrom mit Hilfe von zwischen dem
Regelungskondensator (Cb) und Masse angeschlossenen Messeinrichtungen gemessen wird,
die während der Zündphasen kurzgeschlossen werden.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, wobei der Ionisierungsstrom nach einer Dämpfungsphase
gemessen wird, in deren Verlauf der die Kerze durchquerende Strom progressiv abnimmt.
4. Vorrichtung zur Messung eines Ionisierungsstroms einer Zündkerze von der Art mit Resonanzstruktur,
die zur Ausstattung eines Zündsystems für ein Kraftfahrzeug gehört, wobei die Kerze
(BR) mit einem einen Regelungskondensator enthaltenden Generator (GEN) gekoppelt ist,
dadurch gekennzeichnet, dass der Generator außerdem zum Polarisieren der Kerze (BR) geeignete Polarisationseinrichtungen
(MPOL), die zwischen dem Generator (GEN) und der Kerze (BR) angeschlossen sind, und
Messeinrichtungen (MMES) des Ionisierungsstroms der Kerze (BR) enthält, die zwischen
dem Regelungskondensator (Cb) und Masse angeschlossen sind.
5. Messvorrichtung nach Anspruch 4, die außerdem steuerbare Kurzschlusseinrichtungen
(MCC) enthält, die die Messeinrichtungen (MMES) kurzschließen können.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, wobei die Messeinrichtungen (MMES) einen Messwiderstand
(Rm) enthalten.
7. Vorrichtung nach Anspruch 5 oder 6, wobei die Kurzschlusseinrichtungen (MCC) einen
Kurzschlusstransistor (M2), der zwischen dem Regelungskondensator (Cb) und Masse angeschlossen
ist und von einem Kurzschlussspannungsgenerator (GCC) gesteuert wird, und eine Polarisationsversorgung
(Apol) enthalten, die zwischen dem Messwiderstand (Rm) und Masse angeschlossen ist
und den Kurzschlusstransistor polarisieren kann.
8. Vorrichtung nach Anspruch 7, wobei die Polarisationsversorgung einerseits einen Versorgungswiderstand
(Ral) und eine lokale Versorgung (Aloc), die in Reihe geschaltet sind, und andererseits
einen Versorgungskondensator (Cal), der mit dem Versorgungswiderstand (Ral) und der
lokalen Versorgung (Aloc) parallelgeschaltet ist, zwischen dem Messwiderstand (Rm)
und Masse enthält.