DOMAINE TECHNIQUE
[0001] L'invention concerne le domaine du capsulage des bouteilles ou récipients contenant
des boissons alcoolisées et typiquement du vin.
ETAT DE LA TECHNIQUE
[0002] Le mode de bouchage des bouteilles de vin traditionnel comprend l'utilisation d'un
bouchon de liège et d'une capsule de surbouchage, typiquement en aluminium, comme
décrit par exemple dans la demande de brevet
EP-A1-0 363 285.
[0003] On connaît aussi le bouchage de bouteilles d'apéritifs ou d'alcools à goulot fileté,
à l'aide d'une capsule de bouchage, typiquement en aluminium, comprenant un insert
fileté, comme décrit par exemple dans la demande de brevet
FR-A1-2 763 046. Dans ce cas, la capsule est vissée sur le goulot fileté.
[0004] Selon un autre mode de bouchage décrit dans la demande de brevet
FR-A1-2 179 604, une capsule métallique de bouchage dotée d'un joint coulé est sertie sur un goulot
fileté, de manière à former un filet sur la jupe métallique de la capsule durant son
capsulage sur ledit goulot fileté.
[0005] Le brevet
US 3 631 650 décrit un procédé de capsulage selon le préambule de la revendication 1, d'une capsule
munie d'une coque métallique et d'un insert plastique sur le goulot fileté d'un récipient
incluant la mise en forme d'un filet de vissage dans l'insert: par compression radiale
de la coque, on plaque l'insert contre le goulot et un filet de vissage se forme dans
l'insert par indentation dudit insert par le filet du goulot. Le brevet
US 3 270 904 décrit un procédé de capsulage et une capsule de bouchage selon la preámbule de la
revendication 17, qui comprend également un insert plastique et une coque métallique
avec une jupe conique, est sertie sur le goulot par rétreint d'un bord roulé situé
à l'extrémité de la jupe conique. Lorsque la capsule est placée sur le goulot, un
effort axial est appliqué sur la dite capsule de sorte que, du fait de la conicité
de la jupe, un état de contraintes est imposé à l'insert en appui sur le goulot avec
un niveau tel que que, soit sous le seul effet de ces contraintes, soit sous l'effet
combiné de celles-ci et de la température, l'insert se déforme plastiquement, en particulier
au niveau du filet de vissage du goulot, pour former un filet de vissage interne de
forme parfaitement complémentaire.
PROBLEMES POSES
[0006] Les problèmes posés sont pour l'essentiel des problèmes d'ordre économique, puisqu'il
est recherché un procédé de capsulage plus économique que ceux connus dans l'état
de la technique, c'est-à-dire d'une part un procédé faisant appel à des capsules de
bouchage à vis plus économiques que les capsules de bouchage à vis traditionnelles,
par exemple celles divulguées dans la demande de brevet
FR-A1-2 763 046, et d'autre part un procédé intrinsèquement plus performant que les procédés traditionnels.
[0007] Par procédé "plus performant", on entend un procédé qui permet, par rapport aux procédés
connus, une diminution des coûts de production en ce qui concerne le capsulage proprement
dit, soit parce qu'il permet d'augmenter les cadences de capsulage à équipement constant,
ou parce qu'il permet de diminuer les coûts d'investissement ou d'exploitation à même
cadence.
DESCRIPTION DE L'INVENTION
[0008] Dans le procédé de capsulage d'un récipient par une capsule de bouchage selon l'invention
:
- a) on approvisionne ledit récipient doté d'un goulot formant une bague à vis de capsulage
comprenant au moins un filet de vissage sur sa partie annulaire extérieure et un buvant
à sa partie supérieure délimitant un orifice; typiquement, ledit récipient est une
bouteille destinée à contenir du vin ou une boisson alcoolisée et ladite partie annulaire
extérieure présente une hauteur H, un diamètre dit extérieur D1 avec ledit filet de
vissage et un diamètre dit intérieur D2 sans ledit filet, ledit filet présentant ainsi
une hauteur radiale sensiblement égale à (D1-D2)/2;
- b) on approvisionne ladite capsule de bouchage présentant une direction axiale et
dotée d'un moyen d'étanchéité, ladite capsule de bouchage comprenant une coque métallique
dotée d'une tête métallique et d'une jupe métallique de diamètre d et un insert en
matière plastique doté d'une tête intérieure et d'une jupe intérieure non filetée,
ledit insert étant solidaire de ladite coque métallique; typiquement, ladite jupe
métallique a une hauteur axiale h et ladite jupe intérieure dudit insert forme une
paroi intérieure de hauteur axiale HI et de diamètre DI tel que la différence DI - D1 soit typiquement inférieure à 1 mm, ladite hauteur axiale HI étant typiquement sensiblement voisine de la hauteur H de ladite partie annulaire;
- c) on place ladite capsule sur ledit goulot;
- d) on comprime ladite jupe métallique contre ladite bague en exerçant une compression
radiale sur ladite jupe métallique, typiquement à l'aide d'une matrice de rétreint
à déplacement axial, de telle sorte que l'on rétreint ladite jupe métallique en formant
une jupe métallique rétreinte de diamètre d'<d, d' étant suffisamment faible pour
qu'une rainure intérieure permanente soit formée sur la jupe intérieure par indentation
du filet de ladite bague sur ladite jupe intérieure, de sorte que l'on obtient ainsi
un goulot obturé par une capsule de bouchage à vis. En pratique, sous l'effet du rétreint
de la jupe métallique, la jupe intérieure de l'insert est plaquée contre la partie
annulaire extérieure de la bague munie de son filet de vissage et, la matière plastique
de l'insert étant moins dure que celle du goulot (typiquement le goulot est en verre),
une indentation se produit, se traduisant par une pénétration en force du filet de
ladite bague dans la face intérieure de ladite jupe intérieure.
[0009] Ce procédé est
caractérisé en ce qu'une compression axiale est également exercée au cours de l'étape d) sur ladite capsule,
typiquement à l'aide d'un poinçon d'appui dont la surface d'appui épouse une forme
complémentaire de celle de la tête métallique de la coque et qui exerce ladite compression
axiale directement sur ladite tête métallique, de manière à ce que ledit moyen d'étanchéité
de ladite capsule soit plaqué contre ledit buvant. De la sorte on assure une fermeture
étanche dudit goulot. De préférence, non seulement cette compression axiale est appliquée
après mise en place de la capsule sur le goulot mais elle est égalment maintenue au
cours du rétreint de la jupe métallique. De la sorte, on peut contrôler la déformation
globale du sommet de la capsule au cours du rétreint de la jupe métallique, ce qui
permet de mieux maîtriser la forme globale de la capsule après le retrait de l'outillage
de rétreint.
[0010] En ce qui concerne le récipient à capsuler, il est préférable que le récipient comprenne
une bague adaptée à l'invention, c'est-à-dire constituée d'une matière plus dure que
celle de l'insert, typiquement une bague de verrerie en verre, et avec une partie
annulaire extérieure (portant ledit filet) jouxtant, à sa partie inférieure, une zone
rétreinte adjacente, de manière à ce que ledit filet forme la partie radiale la plus
extérieure dudit goulot. Contrairement aux bagues habituelles - voir par exemple la
bague de la figure 3 de la demande de brevet
FR-A1-2 179 604 - qui comprennent une contre-bague située juste au-dessous du la partie annulaire
filetée, la bague selon l'invention ne comprend pas de contre-bague: la partie filetée
jouxte directement une zone rétreinte. Cependant, il est possible d'utiliser une bague
habituelle avec contre-bague. Dans ce cas particulier, illustré sur les figures 10b
et 10c, la contre-bague n'est pas utilisée en tant que telle en vue du bouchage.
[0011] Enfin, en ce qui concerne l'étape de capsulage proprement dite, d'une part, compte
tenu des dimensions relatives de l'insert et du goulot fileté - ladite jupe intérieure
dudit insert présentant typiquement un diamètre intérieur D
I voisin du diamètre extérieur D1 dudit goulot, ou à peine supérieur à ce diamètre
D1 (typiquement la différence D
I - D1 est inférieure à 1 mm), ladite capsule peut être mise en place directement sur
le goulot sans effort particulier, ou éventuellement avec un effort axial minime.
[0012] D'autre part, une fois la capsule en place, comme observé par la demanderesse, il
suffit d'utiliser une tête de capsulage comprenant une matrice de rétreint et un poinçon
central coulissant dans la matrice de rétreint et d'effectuer un aller-retour, le
poinçon central comprimant d'abord axialement la capsule sur le goulot, puis la matrice
de rétreint descendant pour rétreindre la jupe métallique correspondant à une diminution
de son diamètre d pouvant aller typiquement de 0,5 mm à 1 mm. Il a été observé qu'une
telle diminution de diamètre, d'une part, ne modifiait pas l'aspect extérieur de la
capsule, et en particulier ne conduisait pas à une formation quelconque de plis, ce
qui serait rédhibitoire, et d'autre part, quoique relativement faible, assurait une
pénétration suffisante des filets du goulot dans ladite jupe intérieure pour la formation
d'une rainure en empreinte sur la surface intérieure de ladite jupe intérieure.
[0013] Enfin, une compression axiale est exercée au cours de l'étape d) sur ladite capsule
de sorte que le moyen d'étanchéité de ladite capsule soit plaqué contre le buvant.
Cette compression permet de contrôler la déformation globale du sommet de la capsule
au cours du rétreint. Selon une modalité préférée, la compression axiale est exercée
après que ladite capsule ait été placée sur ledit goulot, à l'aide d'un poinçon d'appui
à déplacement axial mis en contact sur la tête de la coque de ladite capsule. Tout
en maintenant ladite compression axiale sur ladite tête, on comprime ladite jupe métallique
contre ladite bague en exerçant une compression radiale sur ladite jupe métallique
à l'aide d'une matrice de rétreint dont le déplacement axial est coaxial audit poinçon,
de manière à rétreindre ladite jupe métallique en formant une jupe métallique rétreinte.
[0014] Un simple déplacement axial d'aller-retour de la matrice de rétreint suffit sans
qu'il soit nécessaire de faire appel à une pièce en rotation comme dans l'état de
la technique, ce qui est très avantageux tant en ce qui concerne la cadence de production
que le coût de l'investissement.
[0015] Compte tenu de ce qui précède, la combinaison de moyens décrits ci-dessus permet
de résoudre les problèmes de l'invention, à la fois parce que le procédé selon l'invention
peut utiliser des capsules de bouchage à jupe courte et donc peu gourmandes en métal,
et non filetées, donc plus économiques à fabriquer que des capsules à jupe longue
et à insert fileté, et parce que l'étape de capsulage proprement dite peut être réalisée
à haute cadence - sans mise en jeu d'un mouvement de rotation et de vissage, et avec
un dispositif de capsulage très économique.
DESCRIPTION DES FIGURES
[0016] Toutes les figures 1a à 10c sont relatives à l'invention. Ces figures sont des vues
axiales selon l'axe (10) de symétrie des capsules :
- soit des coupes axiales dans le cas des figures 3a, 4a, 6a, 7a, 8a et 9
- soit des demi-coupes axiales dans le cas des figures 2a, 5a, 10a, 10b et 10c
- soit des vues de côté parallèlement à la direction axiale (10) : 1a, 1b, 2b, 3b, 4b,
5b, 6b, 7b et 8b.
[0017] La figure 1a représente une vue partielle d'une bouteille (4') dont le goulot (40)
est doté d'une bague à vis (41) comme représenté, de manière agrandie, sur la figure
1b.
[0018] La figure 1c est une représentation schématique, selon un plan transversal perpendiculaire
à ladite direction axiale (10), de deux filets de vissages (410) successifs, l'un
en trait plein, l'autre en trait pointillés, correspondant sensiblement à ceux de
la figure 1b, chaque filet (410) s'étendant sur une plage angulaire β d'environ 120°,
deux filets successifs étant décalés angulairement de 72° (360°/5), le nombre N de
filets (410) étant égal à 5.
[0019] Les figures 2a à 4b sont relatives à une modalité de l'invention dans laquelle la
capsule de bouchage (1) comprend une bande de garantie (60) comme moyen de détection
de première ouverture (6).
[0020] La bague à vis (41) adaptée à ce type de capsule (1) est représentée sur la figure
2a par son profil, et sur la figure 2b en vue de côté.
[0021] La capsule (1) avec bande de garantie (60) est représentée sur les figures 3a (coupe
axiale) et 3b (vue de côté).
[0022] Les figures 4a et 4b représentent la capsule (1) obturant le goulot (40), la capsule
étant fixée à la bague de verrerie par l'opération de capsulage selon l'invention.
[0023] Les figures 5a à 7b sont relatives à une autre modalité de l'invention dans laquelle
la capsule de bouchage (1) ne comprend pas de bande de garantie. La bague à vis (41)
adaptée à ce type de capsule (1) est représentée sur la figure 5a par son profil,
et sur la figure 5b en vue de côté.
[0024] La capsule (1) sans bande de garantie est représentée sur les figures 6a (coupe axiale)
et 6b (vue de côté).
[0025] Les figures 7a et 7b, analogues respectivement aux figures 4a et 4b, représentent
la capsule (1) obturant le goulot (40), la capsule (1) étant fixée à la bague à vis
(41) par l'opération de capsulage selon l'invention.
[0026] Les figures 8a et 8b, analogues aux figures 4a et 4b, représentent une autre modalité
de capsule (1) à tête bombée.
[0027] La figure 9 illustre le dispositif de capsulage (8) représenté en fin de capsulage
d'une capsule de bouchage (1) selon les figures 2a à 4b sur un goulot (40), ce dispositif
(8) comprenant un poinçon d'appui (81) exerçant une pression axiale directement sur
la tête métallique (23), et une matrice de rétreint (80) dont l'extrémité inférieure
(800) est évasée de manière à faciliter l'introduction de ladite capsule (1) dans
ladite matrice de rétreint (80).
[0028] Les figures 10a à 10c illustrent un moyen d'étanchéité (5) d'une capsule de bouchage
(1) ne comprenant pas de bande de garantie (60), ce moyen d'étanchéité comprenant
un joint (50) coopérant avec une lèvre d'étanchéité (51).
[0029] La figure 10a est relative à une capsule (1) dotée de ce moyen d'étanchéité (5).
[0030] La figure 10b illustre le bouchage d'un goulot standard (40') doté d'une bague à
vis (41') et d'une contre-bague (47) par la capsule de bouchage (1) selon la figure
10a.
[0031] La figure 10c illustre le cas où la capsule de bouchage (1) de la figure 10b est
recouverte par une capsule de surbouchage (63) formant une pièce rapportée (62), ladite
capsule de surbouchage (63) comprenant deux lignes d'affaiblissement espacées (631)
délimitant entre elles une bandelette de déchirement (630) de manière à former ledit
moyen de détection visuelle de première ouverture (6).
[0032] La figure 10d est analogue à la demi-partie droite de la figure 4 et s'en distingue
en ce que la jupe métallique (21) comprend une extrémité inférieure libre (210') qui
masque la bande de garantie (60).
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0033] En ce qui concerne le goulot (40) et sa bague à vis (41), ladite bague à vis (41)
peut comprendre N filets (410), avec N allant typiquement de 2 à 6, deux filets (410)
successifs étant décalés angulairement de 360°/N, chaque filet (410) s'étendant sur
une plage angulaire □ allant typiquement de 60° à 360° en fonction notamment du diamètre
dudit goulot (40), comme illustré sur la figure 1c qui illustre la disposition de
deux filets successifs (410) de la bague çà vis (41 de la figure 1b.
[0034] Sur toutes les bagues représentées sur les figures, il y a 5 filets (N = 5) et une
rotation de 120° assure le dévissage de la capsule (β= 120°).
[0035] D'une manière générale, la hauteur H de ladite partie annulaire (411) peut aller
de 4 mm à 30 mm.
[0036] La hauteur H peut aller de 4 mm à 12 mm, dans le cas où le goulot (40) est de type
"bague basse", et de préférence de 6 à 8 mm.
[0037] La hauteur H peut aller de 12 mm à 30 mm dans le cas où le goulot (40) est de type
"bague haute".
[0038] Sur les figures n'ont été représentées que des bagues "basses".
[0039] Selon l'invention, lesdits filets (410) peuvent présenter un rayon de courbure R1
allant de 0,3 mm à 1 mm, et typiquement un rayon de courbure allant de 0,4 à 0,5 mm,
la hauteur radiale desdits filets (410) allant de 0,3 mm à 1 mm, et valant typiquement
0,5 mm ± 0,1 mm, alors que la hauteur radiale des filets varie 0,85 mm à 1,3 mm dans
les bagues à vis standards.
[0040] Ainsi, il a été trouvé que ces valeurs de rayon de courbure et de profondeur de filet
(410) étaient compatibles à la fois avec les contraintes de fabrication de ces bagues
et avec le but de la présente invention : à savoir permettre la pénétration de ces
filets dans l'insert par un simple déplacement axial d'une matrice de rétreint ((80),
et donc la formation d'une rainure intérieure permanente (320) de manière à transformer
la capsule de bouchage (1) en une capsule de bouchage à vis (1) présentant les propriétés
ou performances techniques des capsules à vis traditionnelles.
[0041] Avantageusement, et comme illustré sur les figures 2a et 5a, ledit buvant (42) peut
présenter une pente orientée vers l'intérieur dudit goulot avec un angle α compris
entre 10 et 45°, et typiquement voisin de 20°.
[0042] De préférence, ledit buvant (42) peut être raccordé à ladite partie annulaire (411)
par un rebord supérieur d'étanchéité (45) formant un arc (46) d'angle égal à 90°-
α et de rayon de courbure R2 allant de 0,5 mm à 3 mm, et allant de préférence de 0,8
mm à 1,5 mm.
[0043] En effet, un tel buvant présente un double avantage :
- d'une part, comme cela sera explicité plus en détail, il peut faciliter l'étanchéité
dans la mesure où la zone de contact entre le joint d'étanchéité (50) et le buvant
est limitée à un arc dont une extrémité forme - ou se raccorde avec une paroi verticale
(460) et dont l'autre extrémité forme ou se raccorde avec une paroi (461) inclinée
vers l'intérieur dudit angle α,
- d'autre part, il peut faciliter l'écoulement du contenu du récipient (4) ou de la
bouteille (4'), en rendant cet écoulement moins turbulent, de manière à, sinon éviter,
du moins réduire le risque de voir des gouttes de vin se former et se projeter hors
du flux principal. Par ailleurs, les filets (410) présentent un profil anguleux qui
participe grandement à cet effet "anti-goutte". Typiquement, ledit diamètre intérieur
D2 peut aller de 22 à 36 mm.
[0044] Dans les exemples de réalisation illustrés sur les figures, ce diamètre intérieur
D2 a été pris égal à 31,5 mm dans le cas, illustré sur les figures 2a à 4b, où l'on
utilise une capsule (1) comprenant une bande de garantie (60). Il a été pris égal
à 33 mm dans le cas illustré sur les figures 5a à 7b, où l'on utilise une capsule
(1) dépourvue de bande de garantie.
[0045] Selon l'invention, ladite zone rétreinte (44) peut présenter un diamètre D3 < D2
tel que D2-D3 aille typiquement de 3 mm à 6 mm, ledit orifice (43) présentant un diamètre
D4 < D3 tel que D3-D4 aille typiquement de 5 mm à 10 mm.
[0046] Ainsi, la différence D2-D3 correspond à deux fois la profondeur radiale de la zone
rétreinte (44), alors que la différence D3-D4 correspond à deux fois l'épaisseur de
la paroi formant le goulot ou le col de la bouteille.
[0047] Avec une telle profondeur, la zone rétreinte permet, dans le cas où la capsule comprend
par exemple une bande de garantie, une séparation axiale nette de la bande de garantie
après une première ouverture, la zone rétreinte formant le col de la bouteille étant
rétreinte sur une hauteur suffisante pour cela, et typiquement sur une hauteur d'au
moins 20 mm, ou même beaucoup plus dans le cas de la bouteille représentée sur la
figure 1a.
[0048] Comme illustré sur les figures 3a, 6a et 10a, ladite capsule (1) comprend un joint
(50) formant ledit moyen d'étanchéité (5), ledit joint étant typiquement sous la forme
d'une pastille placée à l'intérieur dudit insert contre ladite tête intérieure.
[0049] Ce joint (50) peut être un joint compressible typiquement choisi en un matériau multicouche
dont une couche est formée en matériau alvéolaire ou élastomérique, par exemple un
PE expansé formant une mousse de densité allant de 0,25 à 0,5, et typiquement de l'ordre
de 0,3. De tels joints peuvent comprendre au moins une couche barrière, par exemple
une couche métallique d'étain et/ou une couche de PVDC.
[0050] On peut observer la compression du joint (50) sur les figures 4a, 7a et 9.
[0051] II peut être avantageux que ledit insert (3) comprenne au moins une lèvre d'étanchéité
(51) portée par ladite tête intérieure (30) et/ou ladite jupe intérieure (31, 32),
de manière à former tout ou partie dudit moyen d'étanchéité (5), ladite lèvre (51)
coopérant éventuellement avec ledit joint (50).
[0052] Le cas où le moyen d'étanchéité est formé seulement par une ou plusieurs lèvres d'étanchéité
fait partie de l'invention bien qu'il n'ait pas été illustré par une figure.
[0053] Les figures 4a et 7a illustrent le cas où est présente une lèvre (33) dont le rôle
peut être double : d'une part, elle peut assurer le maintien du joint d'étanchéité
(50) en fond d'insert (3), comme on peut le voir par exemple sur la figure 3a, d'autre
part, elle peut éventuellement participer à l'étanchéité radiale soit par contact
direct contre la paroi verticale (460) de l'arc (46) formant le rebord supérieur d'étanchéité
(45), soit en participant plus directement à la compression radiale du joint, en formant
alors une lèvre d'étanchéité (51) comme illustré sur les figures 10b et 10c.
[0054] Selon l'invention, ladite capsule (1) peut comprendre un moyen de détection visuelle
d'une première ouverture (6), de manière à garantir l'intégrité du contenu (9) dudit
récipient (4). Ce moyen de détection (6) peut être formé par une ligne d'affaiblissement
ou par une bande de garantie (60) typiquement reliée par des ponts (61) à ladite jupe
métallique (21) et/ou à ladite jupe intérieure (31) dudit insert (3), lesdits ponts
(61) formant une ligne d'affaiblissement, ladite bande de garantie (60) étant retenue
par ladite zone rétreinte (44) du goulot (40) lors de ladite première ouverture, le
dévissage de ladite jupe métallique (22) et de ladite jupe intérieure (32) conduisant
à une rupture desdits ponts (61). Voir par exemple la figure 3a.
[0055] Mais, selon une variante de réalisation, ladite bande de garantie (60) peut être
reliée à ladite jupe métallique (21) et/ou à ladite jupe intérieure (31) non par des
ponts mais par une zone radiale affaiblie ou amincie.
[0056] Avantageusement, ladite bande de garantie (60) peut former une pièce monobloc avec
ledit insert (3) et est solidaire de ladite jupe intérieure (31) par l'intermédiaire
desdits ponts, ladite bande de garantie (60) comprenant typiquement un talon d'accrochage
(600) destiné à coopérer avec ladite zone rétreinte (44).
[0057] De même, ladite bande de garantie (60) peut former une pièce monobloc avec ladite
coque métallique (2), ladite bande de garantie comprenant un bord inférieur (601)
serti sous l'épaulement de ladite zone rétreinte (44).
[0058] L'invention peut comprendre aussi le cas où le moyen de détection est formé par une
ligne d'affaiblissement porté par ladite jupe métallique (21), et dans ce cas, l'extrémité
inférieure de ladite jupe métallique peut être sertie dans la zone rétreinte (44).
Cette modalité - non représentée sur une figure - peut être une alternative à celle
représentée sur la figure 3a dans laquelle le moyen de détection est porté par l'insert
(3); cependant cette alternative suppose un sertissage à l'aide typiquement d'un galet
ou d'une molette tournante.
[0059] Selon l'invention, ledit moyen de détection visuelle de première ouverture (6) peut
être formé par une pièce rapportée (62), typiquement par assemblage; par utilisation
d'une gaine thermorétractable ou encore par une capsule de surbouchage (63), comme
illustré sur la figure 10c.
[0060] Typiquement, ladite coque métallique (2) et ledit insert (3) peuvent être solidarisés
typiquement par scellage, collage, sertissage ou emmanchement à force.
[0061] Comme illustré sur les figures 3a, 6a, 8a et 10a, ladite coque métallique (2) et
ledit insert (3) peuvent être solidarisés par sertissage, ladite jupe métallique (21)
comprenant une extrémité inférieure (210) typiquement sertie à une extrémité inférieure
(310) de ladite jupe intérieure (31), comme illustré sur la figure 3a.
[0062] Selon l'invention, et comme illustré sur la figure 3a, ladite jupe intérieure (31)
dudit insert (2) peut présenter une épaisseur Ep allant de 0,2 à 2 mm, et allant de
préférence de 0,5 mm à 1,5 mm.
[0063] Ainsi, dans le cas d'une capsule avec bande de garantie, comme illustré sur les figures
3a et 4a, l'épaisseur Ep est de 1,3 mm, alors qu'elle est de 0,5 mm dans le cas d'une
capsule sans bande de garantie, comme illustré sur les figures 6a et 7a.
[0064] Selon une variante de réalisation, ledit insert (3) peut être formé par un matériau
bi-couche, avec une couche intérieure apte à être déformée par lesdits filets durant
ladite compression radiale, une couche extérieure solidarisant ledit insert à ladite
coque métallique. Dans ce cas, ladite couche intérieure peut être choisie de manière
à pouvoir former ledit joint et se substituer à ce dernier.
[0065] Selon l'invention, ladite différence D
I-D1 peut être inférieure à 0,8 mm, ladite différence étant typiquement comprise typiquement
entre 0,7 mm et 0,3 mm, de manière à avoir un jeu entre capsule (1) et goulot (40)
suffisant pour faciliter le placement de ladite capsule (1) sur ledit goulot (40),
ledit jeu étant assez faible pour que la différence d-d' soit typiquement inférieure
à 1,5 mm et que la formation de ladite rainure intérieure permanente (320) nécessite
un faible taux de rétreint d/d' de ladite jupe métallique (21) typiquement compris
entre 1,04 et 1,02.
[0066] Un autre objet de l'invention est constitué par la capsule de bouchage (1) destinée
à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Cette capsule est destinée à boucher
un récipient doté d'un goulot muni d'un buvant et comprend une coque métallique dotée
d'une tête métallique et d'une jupe métallique et un insert. Elle est
caractérisée en ce qu'elle est dotée d'un moyen d'étanchéité comprenant une portion périphérique formant
un bord extérieur recouvrant au moins le rebord d'étanchéité du buvant du récipient
et en ce que ladite coque métallique est en aluminium ou alliage d'aluminium, son
épaisseur allant de 100 µm à 350 µm, et de préférence de 150 µm à 250 µm, de manière
à ce que ladite compression radiale de ladite jupe métallique soit irréversible. De
préférence encore, ladite épaisseur peut aller de 195 µm à 230 µm.
[0067] L'épaisseur choisie dans les exemples de réalisation est de 210 µm, ce qui correspond
sensiblement à l'épaisseur typiquement nécessaire pour maintenir l'insert (3) à l'état
rétreint (3) en dépit des forces radiales dues notamment à une certaine élasticité
de l'insert (3') ou à la compression axiale de la capsule (1').
[0068] Cependant, il est possible d'avoir une épaisseur de métal comprise allant de 100
à 200 µm dès que les contraintes mécaniques diminuent, notamment parce que les conditions
de capsulage rendent possible l'utilisation d'un insert à épaisseur et/ou à caractéristiques
mécaniques moindres.
[0069] Selon l'invention, ladite coque métallique (2) peut présenter un rapport h/d inférieur
à 1,10, et typiquement inférieur à 1, d et h désignant respectivement le diamètre
extérieur de ladite jupe métallique (21), typiquement cylindrique, et la hauteur de
ladite coque métallique (2), la hauteur h étant typiquement supérieure à la hauteur
H de ladite partie annulaire (411).
[0070] Ce rapport h/d de ladite coque métallique (2) de la capsule (1) peut aller de 1 /3
à 1/10 et de préférence de 1 /4 à 1/7.
[0071] Ainsi, ce rapport vaut environ 1/4,5 dans le cas des capsules (1) de la figure 3a
ou de la figure 6a.
[0072] Les capsules (1) illustrées par les figures et servant d'exemples de réalisation
correspondent à des modalités - non limitatives - de capsules à jupe ultra-courte.
Dans ce cas, le diamètre d de la coque métallique (2) peut aller typiquement de 22
à 40 mm, et la hauteur h de la coque métallique (2) peut aller de 5 à 12 mm, la différence
h-H étant typiquement inférieure à 5 mm.
[0073] On peut noter que les capsules de bouchage à vis après capsulage (1') présentent
une hauteur h' > h, telle que la différence h'-h aille de 0,5 mm à 1,5 mm selon le
diamètre de la capsule. Il s'agit là d'une hauteur h (ou h') faible par rapport à
son diamètre d, avec un rapport h/d très inférieur à 1, alors que le rapport h/d pour
les capsules de bouchage à vis, comme illustré par exemple sur la figure d'abrégé
de la demande de brevet
FR-A1-2 763 046 est de l'ordre de 1,5 à 2.
[0074] Selon l'invention, la hauteur axiale h de ladite jupe métallique (21) peut être au
moins égale à la hauteur axiale H
I de la jupe intérieure (31) dudit insert (3), comme illustré sur les figures 3a, 6a
et 10a. Par contre, comme on peut le voir sur les figures 3a et 8a, la bande de garantie
(60) peut être disposée au-dessous de ladite jupe métallique (21) et ainsi visible
extérieurement. Cependant, selon une modalité de l'invention illustrée sur la figure
10d, ladite jupe métallique (21) peut comprendre une extrémité inférieure libre (210')
non sertie sous l'extrémité inférieure (310) dudit insert (3), de longueur suffisante
pour masquer ladite bande de garantie (60) avant ladite première ouverture, ladite
bande de garantie devenant visible après ladite première ouverture en se détachant
de l'insert (3) et en tombant sur la goulot (40).
[0075] Avantageusement, ledit insert (3) peut être typiquement un insert moulé ou thermoformé
à base de polyoléfine, typiquement en PE ou en PP.
[0076] L'insert peut avoir une tête intérieure présentant un orifice central de sorte que
sa partie périphérique reposant directement sur le buvant du goulot constitue ledit
moyen d'étanchéité. Mais selon une modalité avantageuse de l'invention, l'insert est
équipé d'un joint d'étanchéité de sorte que ledit moyen d'étanchéité comprend ledit
joint, ce dernier étant sous la forme d'une pastille placée à l'intérieur dudit insert
contre ladite tête intérieure, ledit joint comprenant une portion périphérique formant
un bord extérieur recouvrant au moins le rebord d'étanchéité du buvant du récipient.
[0077] Dans une autre modalité, déjà évoquée et illustrée à titre d'exemple sur la figure
10b, ledit insert (3) comprend un moyen de compression radiale dudit joint, typiquement
grâce à une lèvre d'étanchéité (51), de manière à ce que, après capsulage de ladite
capsule (1) sur ledit goulot (40), une portion périphérique (500) dudit joint (50)
soit appliquée contre ledit arc de courbe (46) dudit buvant (42) et ainsi soumise
à une compression radiale permanente afin d'assurer l'étanchéité dudit capsulage en
toute circonstance, même en cas de variation d'une compression axiale du joint.
[0078] Selon un autre modalité de capsule (1) illustrée sur la figure 9, ladite tête métallique
(20) peut être une tête bombée (23), ladite tête intérieure (30) dudit insert (3)
formant une tête intérieure bombée (34) comprenant une paroi supérieure bombée (340)
présentant une courbure correspondant sensiblement à celle de ladite tête bombée (23),
et des cloisons verticales (341) typiquement circulaires formant entre elles des évidements
(342) et présentant une extrémité inférieure (343) formant appui pour ledit joint
(50). Le rayon de courbure de la paroi supérieure bombée (23) peut aller typiquement
de 30 mm à 70 mm et valoir 50 mm comme illustré sur la figure 8a.
[0079] Cependant, comme illustré sur les figures 6a et 7a, ladite tête métallique (20) peut
être une tête plane (24), ladite tête intérieure (30) dudit insert (3) formant une
tête intérieure plane (35).
[0080] Un autre objet de l'invention est constitué par un récipient, typiquement une bouteille
de vin, obturé à l'aide d'une capsule (1) selon l'invention et par mise en oeuvre
du procédé de capsulage selon l'invention.
[0081] Un autre objet de l'invention est constitué par l'utilisation d'une capsule (1) selon
l'invention pour le bouchage de bouteilles (4') contenant une boisson alcoolisée,
et typiquement du vin (90). En effet, si l'utilisation de capsules de bouchage traditionnelles
est connue pour le conditionnement du vin dans des bouteilles à bague de verrerie
traditionnelle, l'utilisation des capsules (1) n'est pas connue, que ce soit sur bague
de verrerie selon l'invention ou même sur bague de verrerie traditionnelle selon figure
10b.
[0082] Un autre objet de l'invention est constitué par le dispositif de capsulage destiné
à mettre en oeuvre le procédé selon l'invention, ce dispositif (8) comprenant, comme
illustré sur la figure 9, un poinçon d'appui (81) à déplacement axial destiné à comprimer
la tête de la capsule (1) sur le goulot (40) à capsuler, et une matrice de rétreint
(80) à déplacement coaxial audit poinçon (81) destinée à rétreindre ladite jupe métallique
(21) pour former une jupe métallique rétreinte (22) ainsi que ladite jupe intérieure
(31) pour former une jupe intérieure rétreinte (32), de manière à former sur la surface
intérieure de ladite jupe intérieure une rainure intérieure permanente (320) par compression
radiale de ladite jupe intérieure (31) dudit insert contre ledit filet de vissage
(410) de la bague à vis (41) du goulot (40).
EXEMPLES DE REALISATION
[0083] Toutes les figures constituent des exemples de réalisation de capsules (1) selon
l'invention et de procédé selon l'invention.
[0084] Dans tous les cas, on a procédé comme suit :
- A) On a d'abord fabriqué les capsules de bouchage (1) :
A1 - en fabriquant les composants de la capsule, à savoir :
- les différents types de coques métalliques (2) en aluminium par emboutissage de bande
d'aluminium de 0,21 mm d'épaisseur,
- les différents types d'inserts (3) en PE par moulage,
- des rondelles de joint de diamètre voisin de D1, par découpage dans une bande multicouche
typiquement constituée de EPE / PE / Adh / PVDC / Adh / PE où EPE désigne une couche
de PE expansé, et où Adh désigne une couche d'adhésif, PE et PVDC désignant une couche
de PE et une couche de PVDC.
A2 - en assemblant les trois éléments constitutifs obtenus en A1, à savoir :
- en plaçant le joint au fond de l'insert,
- et en fixant la coque métallique (2) d'aluminium sur l'insert (3), typiquement par
sertissage, de manière à obtenir une capsule (1) selon l'invention.
- B) On a fait fabriquer par un verrier des bouteilles (4') selon les figures 1a et
1b, et selon chacune des modalités selon figures 2a et 5a.
- C) Après avoir mis au point le dispositif de capsulage (8) comprenant une matrice
de rétreint (80) et un poinçon d'appui coulissant (81), comme représenté sur la figure
9 en position basse, on a capsulé les capsules (1) obtenues selon A) sur les bouteilles
(4') obtenues selon B) préalablement remplies de vin.
[0085] Les essais ont été effectués avec une force axiale FI d'environ 120 daN appliquée
sur le poinçon d'appui grâce à un ressort taré solidaire de la matrice de rétreint,
une force axiale F2 d'environ 60 daN étant appliquée sur la matrice de rétreint, par
un ensemble bielle manivelle associé à un volant d'inertie.
[0086] On a utilisé une matrice de rétreint à surface soit lisse soit ondulée, de manière
à former une jupe métallique crénelée et ainsi à faciliter le grip lors de la première
ouverture.
[0087] On a fait varier la cadence de capsulage et on a observé qu'il était possible de
réaliser l'opération de capsulage à une cadence allant jusqu'à 10 000 bouteilles à
l'heure, soit une cadence supérieure d'environ 500 % à la cadence de capsulage traditionnelle
des bouteilles d'apéritifs avec des capsules de bouchage.
[0088] Les bouteilles ainsi capsulées ont été stockées et testées de manière habituelle,
tant en ce qui concerne leur étanchéité que leur ouverture puis refermeture par vissage
et réouvertures ultérieures.
[0089] Tous les tests effectués ont permis de vérifier que les bouteilles capsulées étaient
conformes à ce qui était attendu et à ce qui était typiquement obtenu avec des capsules
de bouchage à vis traditionnelles pour vins ou alcools.
AVANTAGES DE L'INVENTION
[0090] L'invention présente de nombreux avantages.
[0091] Le procédé selon l'invention permet d'utiliser des capsules dotées d'un insert non
fileté, ce qui déjà avantageux sur le plan économique et de solidariser ces capsules
sur un goulot fileté par un simple mouvement axial d'une matrice de rétreint d'un
dispositif de capsulage, et cela sans avoir à utiliser d'outil en rotation, de manière
à obtenir à haute cadence des bouteilles capsulées dotées d'une capsule rétreinte
dépourvue de plis et conservant l'aspect attractif de la capsule d'origine avant rétreint.
[0092] En plus des avantages, déjà évoqués, relatifs au coût de la capsule (1), et ceux
relatifs au capsulage lui-même (cadences élevées, faibles coûts d'investissement et
d'exploitation), il est important de mentionner les nouvelles possibilités offertes
par l'invention pour renouveler radicalement l'offre sur le marché du conditionnement
du vin en particulier.
[0093] L'invention permet en particulier de substituer sur une grande échelle le bouchage
traditionnel par l'ensemble "bouchon de liège + capsule de surbouchage" par la capsule
de bouchage selon l'invention, et cela à un coût compétitif, les capsules de bouchage
à vis n'étant pas adaptées au marché de masse du vin, peut-être pour des raisons de
tradition, mais surtout pour des raisons de coût.
[0094] Pour le consommateur final, cette substitution présente deux avantages importants
:
- d'une part, il peut être très utile, et pas seulement pour les personnes âgées, de
ne pas avoir à exercer une force de traction importante sur un tire-bouchon, ce qui
arrive assez régulièrement lorsque le bouchon colle au goulot,
- d'autre part, il est évident que la suppression du bouchon, permis par la capsule
(1) selon l'invention, supprime ipso facto tous les problèmes dits "de bouchon" rencontrés
assez fréquemment, et qui rendent le vin plus ou moins impropre à la consommation.
[0095] En effet, le liège étant un produit naturel, il est très difficile, sinon impossible,
d'assurer une régularité de bouchage, contrairement à ce que permet la présente invention.
LISTE DES REPERES
| Capsule de bouchage approvisionnée |
1 |
| Capsule de bouchage à vis après capsulage |
1' |
| |
Axe de symétrie - direction axiale |
10 |
| Coque métallique |
2 |
| |
Tête métallique |
20 |
| |
Jupe métallique |
21 |
| |
|
Extrémité inférieure sertie |
210 |
| |
Jupe métallique rétreinte |
22 |
| |
Tête métallique bombée |
23 |
| |
Tête métallique plane |
24 |
| Insert |
3 |
| |
Tête intérieure |
30 |
| |
Jupe intérieure |
31 |
| |
|
Extrémité inférieure |
310 |
| |
|
Paroi intérieure lisse de diamètre DI |
311 |
| |
Jupe intérieure rétreinte |
32 |
| |
|
Rainure intérieure permanente |
320 |
| |
Lèvre de maintien de 50 |
33 |
| |
Tête bombée |
34 |
| |
|
Paroi supérieure bombée |
340 |
| |
|
Cloisons |
341 |
| |
|
Evidements |
342 |
| |
|
Extrémité inférieure de 331 |
343 |
| |
Tête plane |
35 |
| Récipient |
4 |
| Bouteifle |
4' |
| |
Goulot |
40 |
| |
Goulot standard |
40' |
| |
Bague à vis |
41 |
| |
Bague à vis de 40' |
41' |
| |
|
Filet de vissage |
410 |
| |
|
Partie annulaire |
411 |
| |
Buvant |
42 |
| |
Orifice |
43 |
| |
Zoné rétreinte |
44 |
| |
Rebord supérieur d'étanchéité |
45 |
| |
Arc de courbe de 42 ou 45 |
46 |
| |
|
Paroi verticale |
460 |
| |
|
Paroi inclinée |
461 |
| |
Contre-bague de 40' |
47 |
| Moyen d'étanchéité |
5 |
| |
Joint d'étanchéité |
50 |
| |
|
Portion périphérique |
500 |
| |
Lèvre d'étanchéité |
51 |
| Moyen de détection visuelle de 1 ère ouverture |
6 |
| |
Bande de garantie |
60 |
| |
|
Talon d'accrochage |
600 |
| |
|
Bord inférieur serti |
601 |
| |
Ponts |
61 |
| |
Pièce rapportée |
62 |
| |
Capsule de surbouchage |
63 |
| Capsule de surbouchage |
7 |
| Dispositif de capsulage |
8 |
| Matrice dé rétreint |
80 |
| Poinçon d'appui coulissant |
81 |
| Contenu du récipient |
9 |
1. Procédé de capsulage d'un récipient (4) par une capsule de bouchage (1) dans lequel
:
a) on approvisionne ledit récipient doté d'un goulot (40) formant une bague à vis
(41) de capsulage comprenant au moins un filet de vissage (410) sur sa partie annulaire
extérieure (411) et un buvant (42) à sa partie supérieure délimitant un orifice (43);
b) on approvisionne ladite capsule de bouchage (1) présentant une direction axiale
(10) et dotée d'un moyen d'étanchéité (5), ladite capsule de bouchage (1) comprenant
une coque métallique (2) dotée d'une tête métallique (20) et d'une jupe métallique
(21) de diamètre d et un insert (3) en matière plastique doté d'une tête Intérieure
(30) et d'une jupe intérieure (31) non filetée, ledit insert étant solidaire de ladite
coque métallique;
c) on place ladite capsule (1) sur ledit goulot (40);
d) on comprime ladite jupe métallique (21) contre ladite bague (41) en exerçant une
compression radiale sur ladite jupe métallique (21), de telle sorte que l'on rétreint
ladite jupe métallique (21), typiquement à l'aide d'une matrice de rétreint (80) à
déplacement axial, en formant une jupe métallique rétreinte (22) de diamètre d'<d,
d' étant suffisamment faible pour qu'une rainure intérieure permanente (320) soit
formée sur la jupe intérieure rétreinte (32) par indentation du filet (410) de ladite
bague (41) sur ladite jupe intérieure, de sorte que l'on obtient ainsi un goulot obturé
par une capsule de bouchage à vis (21'):
ledit procédé de capsulage étant
caractérisé en ce que ledit moyen d'etanchéité comprend un joint (50) et
en ce qu'une compression axiale est également exercée au cours de l'étape d) sur ladite capsule
(1) de manière à ce que ledit moyen d'étanchéité (5) de ladite capsule soit plaqué
contre ledit buvant (42) afin d'assurer une fermeture étanche dudit goulot (40).
2. Procédé selon la revendication 5, dans lequel ladite compression axiale est appliquée
après mise en place de ladite capsule (1) sur ledit goulot (40) et est maintenue au
cours du rétreint de ladite jupe métallique (21), typiquement à l'aide d'un poinçon
d'appui (81) dont la surface d'appui épouse une forme complémentaire de celle de la
tête métallique (20, 23, 24) de ladite coque métallique (2) et qui exerce ladite compression
axiale directement sur ladite tête métallique.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2 dans lequel ladite partie annulaire extérieure
(411) jouxte à sa partie inférieure une zone rétreinte (44) adjacente, de manière
à ce que ledit filet (410) forme la partie radiale la plus extérieure dudit goulot.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 dans lequel ladite bague à
vis (41) comprend N filets (410), avec N allant typiquement de 2 à 6. deux filets
(410) successifs étant décalés angulairement de 360°/N, chaque filet (410) s'étendant
sur une plage angulaire β allant typiquement de 60° à 360° en fonction notamment du
diamètre dudit goulot (40).
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 dans lequel la ladite jupe
métallique (21) a une hauteur axiale h sensiblement voisine de la hauteur H de ladite
partie annulaire extérieure (411) et un diamètre intérieur DI voisin du diamètre extérieur D1 (filet compris) di goulot, l'écart DI-D1 étant typiquement inférieur à 1 mm.
6. Procédé selon la revendication 5 dans lequel ladite jupe intérieure (31) dudit insert
(3) présente une épaisseur allant de 0,2 mm à 2 mm, de préférence de 0,5 mm à 1,5
mm.
7. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6 dans lequel lesdits filets (410)
présentent un rayon de courbure R1 allant de 0,3 mm à 1 mm et la hauteur radiale desdits
filets (410) va de 0,3 mm à 1 mm.
8. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 7 dans lequel ledit buvant (42)
présente une pente orientée vers l'intérieur dudit goulot avec un angle α compris
entre 10° et 45°, ledit angle α étant considéré par rapport à un plan perpendiculaire
à ladite direction axiale et est raccordé à ladite partie annulaire extérieure (411)
par un rebord supérieur d'étanchéité (45) formant un arc d'angle égal à 90°- α et
de rayon de courbure R2 allant de 0,5 mm à 3 mm, et allant de préférence de 0,8 mm
à 1,5 mm.
9. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 8 dans lequel ladite capsule (1)
comprend un joint (50) formant ledit moyen d'étanchéité (5), ledit joint étant typiquement
sous la forme d'une pastille placée à l'intérieur dudit insert contre ladite tête
intérieure, ledit joint (50) comprenant éventuellement une portion périphérique (500)
formant un bord extérieur recouvrant au moins ledit rebord d'étanchéité (45).
10. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 9 dans lequel ledit insert (3)
comprend au moins une lèvre d'étanchéité (51) portée par ladite tête intérieure (30)
et/ou ladite jupe intérieure (31, 32), de manière à former tout ou partie dudit moyen
d'étanchéité (5), ladite lèvre (51) coopérant éventuellement avec ledit joint (50).
11. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 10 dans lequel ladite coque métallique
(2) et ledit insert (3) sont solidarisés typiquement par scellage, collage, sertissage
ou emmanchement à force.
12. Procédé selon la revendication 11 dans lequel ladite coque métallique (2) et ledit
insert (3) sont solidarisés par sertissage, ladite jupe métallique (21) comprenant
une extrémité inférieure (210) typiquement sertie à une extrémité inférieure (310)
de ladite jupe intérieure (31).
13. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 12 dans lequel ladite jupe intérieure
(31) dudit insert (3) présente une épaisseur Ep allant de 0,2 à 2 mm, et allant de
préférence de 0,5 mm à 1,5 mm.
14. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 13 dans lequel ledit insert (3)
est formé par un matériau bi-couche, avec une couche intérieure apte à être déformée
par lesdits filets (410) durant ladite compression radiale, une couche extérieure
solidarisant ledit insert (3) à ladite coque métallique (2).
15. Procédé selon la revendication 16 dans lequel ladite couche intérieure est choisie
de manière à pouvoir former ledit joint et se substituer à ce dernier.
16. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 15 dans lequel ladite différence
DI-D1 est inférieure à 0,8 mm, ladite différence étant typiquement comprise typiquement
entre 0,7 mm et 0,3 mm, de manière à avoir un jeu entre capsule (1) et goulot (40)
suffisant pour faciliter le placement de ladite capsule (1) sur ledit goulot (40),
ledit jeu étant assez faible pour que la différence d-d' soit typiquement inférieure
à 1,5 mm et que la formation de ladite rainure intérieure permanente (320) nécessite
un faible taux de rétreint d/d' de ladite jupe métallique (21) typiquement compris
entre 1,04 et 1,02.
17. Capsule de bouchage (1) destinée à boucher un récipient doté d'un goulot (40) muni
d'un buvant (42) par mise en oeuvre du procédé de capsulage selon une quelconque des
revendications 1 à 16, ladite capsule comprenant une coque métallique (2) dotée d'une
tête métallique (20) et d'une jupe métallique (21) et un insert (3)caractérisée en ce qu'elle est dotée d'un moyen d'étanchéité comprenant une portion périphérique (500) formant
un bord extérieur recouvrant au moins le rebord d'étanchéité (45) du buvant (42) du
récipient (4) et en ce que ladite coque métallique (2) est en aluminium ou alliage d'aluminium, son épaisseur
allant de 100 µm à 350 µm, de préférence de 150 µm à 250 µm, de préférence encore
de 195 µm à 230 µm, de manière à ce que ladite compression radiale de ladite jupe
métallique soit irréversible.
18. Capsule de bouchage selon la revendication 17 dans laquelle ladite coque métallique
(2) présente un rapport h/d inférieur à 1,10, et typiquement inférieur à 1, d et h
désignant respectivement le diamètre extérieur de ladite jupe métallique (21), typiquement
cylindrique, et la hauteur dudit jupe métallique (21), la hauteur h étant typiquement
supérieure à la hauteur H de ladite partie annulaire (411).
19. Capsule selon une quelconque des revendications 17 à 18 dans laquelle la hauteur axiale
h de ladite jupe métallique (21) est au moins égale à la hauteur axiale HI de la jupe Intérieure (31) dudit insert (3).
20. Capsule selon une quelconque des revendications 17 à 19 dans laquelle ledit moyen
d'étanchéité (5) comprend ledit joint (50) et dans laquelle ledit insert comprend
un moyen de compression radiale dudit joint, typiquement grâce à une lèvre d'étanchéité
(51), de manière à ce que, après capsulage de ladite capsule (1) sur ledit goulot
(40), une portion périphérique (500) dudit joint (50) soit appliquée contre ledit
arc de courbe (46) dudit buvant (42) et ainsi soumise à une compression radiale permanente
afin d'assurer l'étanchéité dudit capsulage en toute circonstance, même en cas de
variation d'une compression axiale du joint.
21. Récipient obturé à l'aide d'une capsule (1) selon une quelconque des revendications
17 à 20 et par mise en oeuvre du procédé de capsulage selon une quelconque des revendications
1 à 16.
22. Utilisation d'une capsule (1) selon une quelconque des revendications 17 à 20 pour
le bouchage de bouteilles (4') contenant une boisson alcoolisée, et typiquement du
vin (90).
23. Dispositif de capsulage (8) destiné à mettre en oeuvre le procédé selon une quelconque
des revendications 1 à 16 comprenant un poinçon d'appui (81) à déplacement axial destiné
à comprimer la tête de la capsule (1) sur le goulot (40) à capsuler, et une matrice
de rétreint (80) à déplacement coaxial audit poinçon (81) destinée à rétreindre ladite
jupe métallique (21) pour former une jupe métallique rétreinte (22) ainsi que ladite
jupe intérieure (31) pour former une jupe intérieure rétreinte (32), de manière à
former sur la surface intérieure de ladite jupe intérieure une rainure intérieure
permanente (320) par compression radiale de ladite jupe intérieure (31) dudit insert
contre ledit filet de vissage (410) de la bague à vis (41) du goulot (40).
1. Capping procedure for a container (4) by means of a closure cap (1) in which:
a) said container is procured, equipped with a neck (40) forming a capping screw ring
(41) including at least one screw thread (410) on its external ring-shaped section
(411) and a mouth (42) in its upper section bounding an opening (43);
b) said closure cap (1) is procured, said cap having an axial direction (10) and equipped
with a means of sealing (5), said closure cap (1) comprising a metal shell (2) equipped
with a metal head (20) and a metal skirt (21) of diameter d and a plastic insert (3)
equipped with an internal head (30) and an internal, non-threaded skirt (31), said
insert being interdependent with said metal shell;
c) said capsule (1) is placed on said neck (40);
d) said metal skirt (21) is compressed against said ring (41) by exerting a radial
compression on said metal skirt (21), so that said metal skirt (21) is necked, typically
using a necking die (80) with axial movement, forming a necked metal skirt (22) of
diameter d'<d, d' being low enough for a permanent interior groove (320) to be formed
on the internal necked skirt (32) by indenting the thread (410) of said ring (41)
on said internal skirt, so that a neck is thereby obtained, sealed by a screw-on closure
cap (21);
said capping method being
characterized in that said means of sealing includes a seal (50) and
in that an axial compression is also exerted during stage d) on said capsule (1) so that
said means of sealing (5) of said capsule is held up against said mouth (42) in order
to ensure leaktight closure of said neck (40).
2. Procedure according to claim 1, in which said axial compression is applied after fitting
said capsule (1) to said neck (40) and is maintained during necking of said metal
skirt (21), typically using a support punch (81) whose bearing surface matches a shape
complementary to that of the metal head (20, 23, 24) of said metal shell (2) and which
exerts said axial compression directly on said metal head.
3. Procedure according to claim 1 or 2 in which said external ring-shaped part (411)
in its lower section adjoins an adjacent necked zone (44), so that said thread (410)
forms the outermost radial part of said neck.
4. Procedure according to any of claims 1 to 3 in which said screw ring (41) comprises
N threads (410), with N ranging typically from 2 to 6, two threads (410) being successively
offset angularly by 360°/N, each thread (410) extending over an angular range β typically
from 60° to 360° depending especially on the diameter said neck (40).
5. Procedure according to any of claims 1 to 4 in which said metal skirt (21) has an
axial height h substantially close to height H of said external ring-shaped part (411)
and an internal diameter Di close to the external diameter D1 (thread included) of the neck, the difference Di -D1 being typically less than 1 mm.
6. Procedure according to claim 5 in which said internal skirt (31) of said insert (3)
has a thickness ranging from 0.2 mm to 2 mm, preferably from 0.5 mm to 1.5 mm.
7. Procedure according to any of claims 1 to 6 in which said threads (410) have a curve
radius of R1 ranging from 0.3 mm to 1 mm and the radial height of said threads (410)
ranges from 0.3 mm to 1 mm.
8. Procedure according to any of claims 1 to 7 in which said mouth (42) is connected
to said ring-shaped external part (411) by an upper sealing edge (45) forming an arc
of an angle α equal to 90°- α and of curve radius R2 ranging from 0.5 mm to 3 mm,
and ranging preferably from 0.8 mm to 1.5 mm.
9. Procedure according to any of claims 1 to 8 in which said cap (1) includes a seal
(50) forming said means of sealing (5), said seal being typically in the shape of
a pellet placed inside said insert against said internal head, said seal (50) possibly
including a peripheral portion (500) forming an external edge covering at least said
sealing edge (45).
10. Procedure according to any of claims 1 to 9 in which said insert (3) includes at least
one sealing lip (51) carried by said internal head (30) and/or said internal skirt
(31, 32), so as to form all or part of said means of sealing (5), said lip (51) possibly
working in conjunction with said seal (50).
11. Procedure according to any of claims 1 to 10 in which said metal shell (2) and said
insert (3) are made interdependent typically by sealing, gluing, crimping or tight
fitting.
12. Procedure according to claim 11 in which said metal shell (2) and said insert (3)
are made interdependent by crimping, said metal skirt (21) including a lower end (210)
typically crimped to a lower end (310) of said internal skirt (31).
13. Procedure according to any of claims 1 to 12 in which said internal skirt (31) of
said insert (3) has a thickness Ep ranging from 0.2 to 2 mm and ranging preferably
from 0.5 mm to 1.5 mm.
14. Procedure according to any of claims 1 to 13 in which said insert (3) is formed by
a double-layered material, with an internal layer able to be deformed by said threads
(410) during said radial compression, an external layer making said insert (3) interdependent
with said metal shell (2).
15. Procedure according to claim 14 in which said interior layer is chosen so as to be
able to form said seal and to replace it.
16. Procedure according to any of claims 1 to 15 in which said difference Di-D1 is less than 0.8 mm, said difference ranging typically between 0.7 mm and 0.3
mm, so as to have a gap between cap (1) and neck (40) that is sufficient to facilitate
placement of said cap (1) on said neck (40), said gap being low enough for the difference
d-d' to be typically lower than 1.5 mm and the formation of said permanent internal
groove (320) to require a low level of necking d/d' of said metal skirt (21) typically
ranging between 1.04 and 1.02.
17. Closure cap (1) designed to close a container equipped with a neck (40) provided with
a mouth (42) by implementing the capping procedure according to any of claims 1 to
16, said cap comprising a metal shell (2) provided with a metal head (20) and a metal
skirt (21) and an insert (3) characterized in that it is provided with a means of sealing including a peripheral portion (500) forming
an external edge covering at least the sealing edge (45) of the mouth (42) of container
(4) and in that said metal shell (2) is made of aluminum or aluminum alloy, its thickness ranging
between100 µm and 350 µm preferably between 150µm and 250 µm, preferably still between
195 µm and 230 µm so that said radial compression of said metal skirt is irreversible.
18. Closure cap according to claim 17 in which said metal shell (2) has an h/d ratio less
than 1.10 and typically smaller than 1, d and h indicating the external diameter of
said typically cylindrical metal skirt (21), and the height of said metal skirt (21)
respectively, height H being typically greater than height H of said ring-shaped part
(411).
19. Cap according to any of claims 17 to 18 in which the axial height H of said metal
skirt (21) is at least equal to the axial height Hi of the internal skirt (31) of said insert (3).
20. Cap according to any of claims 17 to 19 in which said means of sealing (5) includes
said seal (50) and in which said insert includes a means of radial compression of
said seal, typically by means of a sealing lip (51) so that, after capping said cap
(1) onto said neck (40), a peripheral portion (500) of said seal (50) is applied against
said arc of curve (46) of said mouth (42) and thereby subjected to permanent radial
compression in order to ensure the sealing of said capping in any circumstance, even
in the event of a variation in axial compression of the seal.
21. Container sealed using a cap (1) according to any of claims 17 to 20 and implementation
of the capping method according to any of claims 1 to 16.
22. Use of a cap (1) according to any of claims 17 to 20 for closing bottles (4') containing
an alcoholic drink, typically wine (90).
23. Capping device (8) designed to implement the process according to any of claims 1
to 16 including a support punch (81) with axial movement designed to compress the
cap (1) head onto the neck (40) to be capped, and a necking die (80) with movement
coaxial to said punch (81) designed to neck said metal skirt (21) to form a necked
metal skirt (22) together with said internal skirt (31) to form a necked internal
skirt (32), so as to form on the internal surface of said internal skirt a permanent
internal groove (320) by radial compression of said internal skirt (31) of said insert
against said screw thread (410) of the screw ring (41) of the neck (40).
1. Verfahren zum Verschließen eines Behälters (4) mit einer Verschlusskapsel (1), bei
dem:
a) der Behälter bereitgestellt wird, der mit einem Hals (40) versehen ist, welcher
eine Schraubverschlussmündung (41) bildet, die auf ihrem äußeren ringförmigen Teil
(411) mindestens ein Schraubgewinde (410) und an ihrem oberen Teil einen eine Öffnung
(43) abgrenzenden Mündungsrand (42) aufweist;
b) die Verschlusskapsel (1) bereitgestellt wird, die eine Axialrichtung (10) aufweist
und mit einem Dichtungsmittel (5) versehen ist, wobei die Verschlusskapsel (1) eine
Metallschale (2) mit einem metallischen Kopf (20) und einem metallischen Mantel (21)
des Durchmessers d und einen Einsatz (3) aus Kunststoff mit einem inneren Kopf (30)
und einem inneren Mantel (31) ohne Gewinde umfasst, wobei der Einsatz mit der Metallschale
verbunden ist;
c) die Kapsel (1) auf den Hals (40) gesetzt wird;
d) der metallische Mantel (21) an die Mündung (41) gepresst und dabei ein radialer
Druck auf den metallischen Mantel (21) ausgeübt wird, derart, dass der metallische
Mantel (21) typischerweise mittels einer axial verschiebbaren Reduziermatrize (80)
im Durchmesser reduziert und dabei ein eingeschnürter metallischer Mantel (22) des
Durchmessers d'<d gebildet wird, wobei d' klein genug ist, um auf dem eingeschnürten
inneren Mantel (32) durch Eindrücken des Gewindes (410) der Mündung (41) am inneren
Mantel eine permanente innere Nut (320) auszubilden, so dass auf diese Weise ein mit
einer Schraubverschlusskapsel (21') verschlossener Hals erhalten wird;
wobei das Verschließverfahren
dadurch gekennzeichnet ist, dass das Dichtungsmittel eine Dichtung (50) umfasst und dass im Schritt d) auch ein axialer
Druck auf die Kapsel (1) ausgeübt wird, so dass das Dichtungsmittel (5) der Kapsel
an den Mündungsrand (42) gepresst wird, um den dichten Verschluss des Halses (40)
zu gewährleisten.
2. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem der axiale Druck nach Aufsetzen der Kapsel (1)
auf den Hals (40) aufgebracht wird und während der Einschnürung des metallischen Mantels
(21) aufrechterhalten wird, typischerweise mittels eines Auflagestempels (81), dessen
Auflagefläche einer komplementären Form zu der des metallischen Kopfes (20, 23, 24)
der Metallschale (2) angepasst ist und der den axialen Druck direkt auf den metallischen
Kopf ausübt.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, bei dem der äußere ringförmige Teil (411) an seinem
unteren Abschnitt an einen benachbarten eingeschnürten Bereich (44) angrenzt, so dass
das Gewinde (410) den äußersten radialen Teil des Halses bildet.
4. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 3, bei dem die Schraubmündung (41)
N Windungen (410) mit N von 2 bis 6 aufweist, wobei zwei aufeinanderfolgende Windungen
(410) winkelig um 360°/N versetzt sind, wobei jede Windung (410) sich über einen Winkelbereich
β von 60° bis 360° erstreckt, insbesondere je nach Durchmesser des Halses (40).
5. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, bei dem der metallische Mantel (21)
eine im Wesentlichen annähernd gleiche axiale Höhe h wie die Höhe H des äußeren ringförmigen
Teils (411) und einen annähernd gleichen Innendurchmesser Di wie der Außendurchmesser D1 (Gewinde inbegriffen) des Behälterhalses hat, wobei die
Differenz Di-D1 typischerweise kleiner als 1 mm ist.
6. Verfahren nach Anspruch 5, bei dem der innere Mantel (31) des Einsatzes (3) eine Dicke
von 0,2 mm bis 2 mm, vorzugsweise von 0,5 mm bis 1,5 mm aufweist.
7. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 6, bei dem die Gewinde (410) einen
Krümmungsradius R1 von 0,3 mm bis 1 mm aufweisen und die radiale Höhe der Gewinde
(410) 0,3 mm bis 1 mm beträgt.
8. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 7, bei dem der Mündungsrand (42) eine
zum Inneren des Halses gerichtete Neigung mit einem Winkel α zwischen 10° und 45°
aufweist, wobei der Winkel α bezogen auf eine Querebene zur Axialrichtung betrachtet
wird, und mit dem äußeren ringförmigen Teil (411) über eine obere Dichtkante (45)
verbunden ist, die einen Winkelbogen von 90°-α mit einem Krümmungsradius von 0,5 mm
bis 3 mm und vorzugsweise von 0,8 mm bis 1,5 mm bildet.
9. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 8, bei dem die Kapsel (1) eine Dichtung
(50) als Dichtungsmittel (5) aufweist, wobei die Dichtung typischerweise in Form einer
Dichtpastille ausgebildet ist, die innerhalb des Einsatzes an dem inneren Kopf anliegend
angeordnet ist, wobei die Dichtung (50) eventuell einen Randabschnitt (500) aufweist,
der einen wenigstens die Dichtkante (45) überdeckenden äußeren Rand bildet.
10. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 9, bei dem der Einsatz (3) mindestens
eine vom inneren Kopf (30) und/oder inneren Mantel (31, 32) getragene Dichtlippe (51)
zur Bildung des ganzen Dichtungsmittels (5) oder eines Teils davon aufweist, wobei
die Lippe (51) eventuell mit der Dichtung (50) zusammenwirkt.
11. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 10, bei dem die Metallschale (2) und
der Einsatz (3) typischerweise durch Siegeln, Kleben, Quetschen oder Einpressen verbunden
werden.
12. Verfahren nach Anspruch 11, bei dem die Metallschale (2) und der Einsatz (3) durch
Quetschen verbunden werden, wobei der metallische Mantel (21) ein unteres Ende (210)
aufweist, das typischerweise an ein unteres Ende (310) des inneren Mantels (31) angequetscht
wird.
13. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 12, bei dem der innere Mantel (31)
des Einsatzes (3) eine Dicke Ep von 0,2 mm bis 2 mm und vorzugsweise von 0,5 mm bis
1,5 mm aufweist.
14. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 13, bei dem der Einsatz (3) aus einem
zweischichtigen Material gebildet ist, mit einer inneren Schicht, die während des
radialen Drucks durch die Gewinde (410) deformiert werden kann, einer äußeren Schicht,
die den Einsatz (3) mit der Metallschale (2) verbindet.
15. Verfahren nach Anspruch 14, bei dem die innere Schicht so gewählt ist, dass sie die
Dichtung auszubilden und sie zu ersetzen vermag.
16. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 15, bei dem die Differenz di-D1 kleiner als 0,8 mm ist, wobei diese Differenz typischerweise zwischen 0,7 mm und
0,3 mm beträgt, damit zwischen Kapsel (1) und Hals (40) ein ausreichend großes Spiel
vorhanden ist, um das Aufsetzen der Kapsel (1) auf den Hals (40) zu erleichtern, wobei
das Spiel klein genug ist, damit die Differenz d-d' typischerweise weniger als 1,5
mm beträgt und die Ausbildung der permanenten inneren Nut (320) einen geringen Einschnürungsgrad
d/d' des metallischen Mantels (21) erfordert, typischerweise zwischen 1,04 und 1,02.
17. Verschlusskapsel (1) zum Verschließen eines mit einem Hals (40) mit einem Mündungsrand
(42) versehenen Behälters durch Durchführung des Verschließverfahrens nach irgendeinem
der Ansprüche 1 bis 16, wobei die Kapsel eine Metallschale (2) mit einem metallischen
Kopf (20) und einem metallischen Mantel (21) und einen Einsatz (3) umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass sie mit einem Dichtungsmittel versehen ist, welches einen Randabschnitt (500) aufweist,
der einen wenigstens die Dichtkante (45) des Mündungsrandes (42) des Behälters (4)
überdeckenden äußeren Rand bildet, und dass die Metallschale (2) aus Aluminium oder
Aluminiumlegierung ist, wobei ihre Dicke 100 µm bis 350 µm, vorzugsweise 150 µm bis
250 µm und besonders bevorzugt 195 µm bis 230 µm beträgt, so dass die radiale Kompression
des metallischen Mantels irreversibel ist.
18. Verschlusskapsel nach Anspruch 17, bei der die Metallschale (2) ein h/d-Verhältnis
kleiner als 1,10 und typischerweise kleiner als 1 aufweist, worin d und h den Außendurchmesser
des typischerweise zylindrischen metallischen Mantels (21) bzw. die Höhe des metallischen
Mantels (21) bezeichnen, wobei die Höhe h typischerweise größer ist als die Höhe H
des ringförmigen Teils (411).
19. Kapsel nach irgendeinem der Ansprüche 17 bis 18, bei der die axiale Höhe h des metallischen
Mantels (21) mindestens gleich der Höhe Hi des inneren Mantels (31) des Einsatzes (3) ist.
20. Kapsel nach irgendeinem der Ansprüche 17 bis 19, bei der das Dichtungsmittel (5) die
Dichtung (50) umfasst und bei der der Einsatz ein Mittel zur radialen Kompression
der Dichtung umfasst, typischerweise durch eine Dichtlippe (51), so dass nach Aufsetzen
der Kapsel (1) auf den Hals (40) ein Randabschnitt (500) der Dichtung (50) an die
Krümmung (46) des Mündungsrandes (42) gepresst und auf diese Weise permanent radial
komprimiert wird, um die Dichtheit des Verschlusses in jeder Situation zu gewährleisten,
auch bei Änderung einer axialen Kompression der Dichtung.
21. Behälter, der mit einer Kapsel (1) nach irgendeinem der Ansprüche 17 bis 20 und durch
Durchführung des Verschließverfahrens nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 16 verschlossen
ist.
22. Verwendung einer Kapsel (1) nach irgendeinem der Ansprüche 17 bis 20 für das Verschließen
von Flaschen (4'), die ein alkoholisches Getränk und typischerweise Wein (90) enthalten.
23. Verschließvorrichtung (8) zur Durchführung des Verfahrens nach irgendeinem der Ansprüche
1 bis 16, umfassend einen axial verschiebbaren Auflagestempel (81), um den Kopf der
Kapsel (1) auf den zu verschließenden Hals (40) zu pressen, und eine koaxial zum Stempel
(81) verschiebbare Reduziermatrize (80) zum Einschnüren des metallischen Mantels (21)
zwecks Bildung eines eingeschnürten metallischen Mantels (22) sowie des inneren Mantels
(31) zwecks Bildung eines eingeschnürten inneren Mantels (32), um durch radiales Anpressen
des inneren Mantels (31) des Einsatzes an das Schraubgewinde (410) der Schraubmündung
(41) des Halses (40) auf der Innenfläche dieses inneren Mantels eine permanente innere
Nut (320) auszubilden.