DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne une boîte à ressort de dispositif antichute de rideau
roulant à déplacement vertical munie d'une sûreté, et des éléments de sûreté correspondants.
ARRIÈRE PLAN TECHNOLOGIQUE DE L'INVENTION
[0002] Le secteur technique de l'invention est celui de la réalisation d'un dispositif de
sécurité et de manoeuvre d'une fermeture de ce type contrôlant l'accès d'un garage,
d'un magasin, d'un entrepôt, d'une baie, etc...
[0003] Le but principal de l'invention est de respecter les critères auxquels doivent satisfaire
de tels dispositifs de sécurité, notamment dans le cadre des normes, en particulier
françaises et européennes.
[0004] Les normes de référence, et plus particulièrement les normes NFP 25362, NF EN 12453,
NF EN 12604 et NF EN 13241-1 spécifient "que les fermetures à effacement vertical
doivent comporter un dispositif de retenue, non sollicité en fonctionnement normal,
empêchant la chute du tablier en cas de défaillance d'un des éléments du système porteur,
sous réserve d'un parcours limité à 0,30 mètre ou 300 mm".
[0005] La défaillance envisagée est par exemple la rupture ou le délestage d'un câble, d'une
chaîne, d'une sangle etc... de suspension du rideau, ou encore la rupture d'un ressort
de compensation ou de tout autre élément du mécanisme d'enroulement et/ou de suspension
du rideau.
[0006] Ces problèmes sont connus de longue date et les solutions mécaniques proposées sont
très nombreuses et variées.
[0007] Un grand nombre de dispositifs de sécurité reposent sur le principe du décalage angulaire
existant entre un élément menant et un élément mené reliés par un ressort de rappel.
Ce décalage tend à s'annuler en cas de diminution de la charge ou de la force motrice,
ou au contraire à s'accroître en cas de surcharge. Une valeur non nominale de ce décalage
angulaire déclenche l'arrêt du système, son blocage ou une alarme, que ce soit par
des moyens exclusivement mécaniques, ou bien par des moyens électriques ou électroniques.
[0008] Le brevet américain
US-2.878.865 par exemple, publié le 24 mars 1959, et dont était titulaire la société US STEEL,
met en oeuvre ce principe et divulgue un dispositif destiné à arrêter la chute d'un
volet roulant en cas, notamment, de rupture du ressort de compensation. L'élément
de blocage est un cliquet associé à une roue à rochet.
[0010] Pour satisfaire plus précisément aux spécifications des normes rappelées ci-dessus,
différents systèmes de sécurité ont été développés récemment par différents fabricants,
tout en s'appuyant sur des principes mécaniques bien connus dans le domaine technique
de référence.
[0011] La demande de brevet
FR-2.739.656 publiée le 11 Avril 1997, au nom de G. Tournier, décrit un dispositif d'actionnement d'une fermeture à enroulement présentant un
système anti-chute à ressort. Le dispositif comporte un axe fixe sur lequel est montée
au moins une bobine pourvue d'au moins un ressort de compensation à spirale. D'une
manière connue en soi, l'extrémité intérieure du ressort est solidaire de l'axe fixe
et son extrémité extérieure est solidaire de la bobine, celle-ci étant elle-même couplée
à l'extrémité supérieure du tablier réalisant la fermeture à enroulement.
[0012] De façon également connue en soi, le dispositif de sécurité pour arrêter la chute
du tablier en cas de rupture du ressort est tel qu'il permet de coupler la bobine
à l'axe fixe après un déplacement angulaire de cette bobine par rapport au dispositif
de verrouillage, ce déplacement étant contrôlé par un élément de rappel monté entre
la bobine et ce dispositif de verrouillage. Dans ce but, un flasque d'enroulement
solidaire de la partie supérieure du tablier est couplé à la bobine grâce à un doigt
solidaire de la bobine, et traversant le flasque, pour venir déplacer un élément mobile
entre une position d'attente, en fonctionnement normal, et une position de blocage
avec une roue crantée solidaire de l'axe fixe, le doigt restant toujours engagé dans
le dispositif mobile en cas de défaillance du ressort.
[0013] Une variante plus originale du même dispositif a fait l'objet, par le même déposant,
de la demande de brevet européen
EP-0.768.445 publiée le 16 avril 1997. Dans cette variante, l'extrémité intérieure du ressort de compensation est non plus
solidaire de l'axe fixe, mais solidaire de l'organe de verrouillage mobile en rotation
par rapport à l'axe fixe.
[0014] Si ces deux derniers dispositifs de sécurité, basés sur le principe de la détection
du déplacement angulaire d'un élément intermédiaire, répondent effectivement aux exigences
telles que celles indiquées dans la norme ci-dessus, ils ont comme inconvénient principal,
une fois qu'ils ont bloqué la chute du tablier de fermeture, d'empêcher, si ce n'est
de pouvoir remonter celui-ci, tout au moins de le descendre complètement pour fermer
l'ouverture concernée. Quand la défaillance du système de fermeture a eu lieu en cours
de manoeuvre, le tablier est en partie ouvert ou fermé ; pour terminer la manoeuvre,
il faut alors démonter le système d'enroulement. Cette opération nécessite l'intervention
de techniciens spécialisés qui ne sont pas forcément disponibles au moment de l'incident.
Le responsable ou l'usager du local ne peut alors pas fermer l'accès à son local et
empêcher toute intrusion non autorisée, ce qui peut s'avérer gênant quand il s'agit
d'un commerce. De plus, les techniciens doivent intervenir alors qu'une grande partie
du tablier tire sur le système d'enroulement et qu'une autre partie est encore enroulée,
tandis qu'il n'y a plus de système de compensation et que le système de blocage de
sécurité est inaccessible. En effet, dans les deux dispositifs ci-dessus, l'anti-chute
est situé à l'intérieur du tablier enroulé ; pour accéder au système de sécurité afin
de le débloquer, il faut démonter l'ensemble du système. C'est un travail long et
très complexe, qui nécessite de grandes précautions, car des éléments du système,
n'étant plus soutenus, risquent d'échapper aux techniciens.
[0015] La demande de brevet français
FR-2.790.033 au nom de la société demanderesse, publiée le 25 août 2000, décrit un dispositif
antichute de fermeture à déplacement vertical tendant à pallier cet inconvénient tout
en respectant les exigences des normes telles que celles indiquées précédemment en
cas de rupture ou de défaillance de l'un quelconque des éléments du dispositif porteur
(tel qu'un ressort de compensation, mais également la rupture ou le délestage d'un
câble, d'une chaîne, d'une sangle, etc... suivant le type de suspension utilisé).
[0016] Le blocage de sécurité étant enclenché, et le tablier ou panneau étant arrêté en
position à moitié fermé ou ouvert, il est possible :
- d'une part de relever complètement celui-ci, sans avoir à intervenir sur le système
d'enroulement proprement dit, et donc d'accéder et d'utiliser son local en attendant
les techniciens de dépannage, et
- d'autre part de rabaisser manuellement le tablier pour mettre son local en sécurité
si les techniciens ne peuvent intervenir dans un délai raisonnable, et donc d'éviter
à l'usager de devoir exercer une surveillance en les attendant.
[0017] Ce dispositif antichute de fermeture à déplacement vertical comporte d'une manière
connue, tant dans les dispositifs de fermeture à panneau vertical que dans les systèmes
d'entraînement de type « treuil », un arbre fixe, au moins un flasque tournant par
rapport à cet arbre et dont la rotation assure le déplacement vertical de la fermeture,
et un moyen de compensation du poids de la fermeture par action sur ce flasque.
[0018] Dans la réalisation décrite, ce moyen de compensation est constitué par un ressort
de type « spiral » dont l'extrémité intérieure est fixée sur l'axe fixe et l'extrémité
extérieure est fixée à une cloche qui couvre cette extrémité extérieure et dont une
paroi latérale est constituée par le flasque.
[0019] Le dispositif anti-chute comprend aussi une roue crantée solidaire de l'arbre et
un verrou basculant entraîné en rotation par le flasque. Le verrou est apte à coopérer
avec au moins un cran de la roue crantée et à bloquer la rotation du flasque pour
éviter la descente en chute libre du panneau. De manière remarquable, le verrou basculant
comporte de plus un doigt dont au moins un bord latéral de l'extrémité est biseauté
suivant un plan sécant avec le cylindre enveloppe de la roue crantée, lequel doigt
est monté mobile latéralement par rapport à celle-ci suivant une course lui permettant
au moins d'échapper au cran.
[0020] Ainsi, bien que le tablier de fermeture soit bloqué dans sa descente par le verrou
basculant, il est possible de le remonter puisque, dans ce sens, le verrou s'effacera
cran après cran et, dès que l'on relâchera le poids du tablier, celui-ci ne pourra
pas descendre au-delà du cran dans lequel se bloquera immédiatement le doigt du verrou,
son biseau ne permettant son effacement que dans le sens de la remontée.
[0021] En outre, la roue crantée de ce dispositif comprend au moins deux couronnes. La première
comporte les crans de blocage en rotation de la fermeture. La deuxième, placée latéralement
par rapport à la première dans le sens du déplacement latéral du doigt, comporte au
moins une came dont la face contre laquelle s'appuie le bord latéral en biseau de
l'extrémité du doigt est apte à faire échapper celui-ci complètement de la roue crantée
dans le sens de la remontée de la fermeture. L'autre face est apte à prendre en appui
l'extrémité de ce doigt. Elle est profilée suivant une pente ramenant cette extrémité
en face d'un cran de blocage dans le sens de la descente de la fermeture : la distance
entre deux positions de cames successives est au moins égale à celle séparant deux
crans.
[0022] Ainsi, grâce aux cames de cette deuxième couronne et au biseau du doigt du verrou
de blocage, il est possible d'une part de remonter complètement jusqu'en partie haute,
comme évoqué précédemment, l'ensemble du tablier de fermeture par effacement du doigt
du verrou grâce à son bord latéral biseauté et, d'autre part, de redescendre le tablier
pas à pas d'une distance correspondant au plus à la distance entre deux cames, le
doigt du verrou se relogeant à chaque fois dans un cran de la roue crantée. Il suffit
que la distance entre deux positions de cames successives soit inférieure à 300 mm
pour respecter la norme indiquée précédemment.
[0023] Ce dispositif antichute de fermeture à déplacement vertical répond au problème posé
et il apporte de plus des solutions techniques particulières, qui permettent par exemple
:
- de disposer l'ensemble du dispositif de sécurité à l'extérieur du système d'enroulement
et de compensation du tablier de fermeture, ce qui permet une intervention plus facile,
- de remonter ou de descendre complètement le tablier de fermeture et de le sécuriser
dans cette position en supprimant alors tout effort de rotation sur le système d'enroulement,
ce qui simplifie l'intervention des techniciens de dépannage,
- dans le cas d'un dispositif à compensation par ressort de type « spiral », d'éviter
que celui-ci, quand il se casse, vienne bloquer le système de sécurité, ce qui peut
se produire quand celui-ci est directement lié au ressort de compensation ou à la
boite qui enferme celui-ci. En effet, en cas de rupture, le ressort à lame se détend
brusquement et s'ouvre au maximum en se plaquant contre la paroi extérieure de la
boîte qui le renferme, en risquant d'empêcher tout mouvement de rotation relatif de
celle-ci par rapport à tout autre organe, tel que justement de sécurité.
[0024] Ce dernier risque semble être l'inconvénient de certains dispositifs antichute très
simplifiés à ressort spiral, dispositifs dans lesquels est seulement mis en oeuvre
le déplacement radial ou tangentiel de l'extrémité libre du ressort spiral au moment
de la rupture de ce dernier pour contrôler directement une pièce mécanique assurant
le blocage.
[0026] Selon une démarche inverse de celle tendant à une simplification extrême des mécanismes
au détriment de la fiabilité, la société demanderesse a déposé le 30 septembre 2004
la demande de brevet
FR-04.10372 pour une nouvelle boîte à ressort satisfaisant à la fois aux normes en vigueur et
aux besoins des utilisateurs, et visant à améliorer le fonctionnement des dispositifs
antichute de fermeture à déplacement vertical mécaniquement les plus élaborés, connus
de l'état de la technique. Cette boîte à ressort était remarquable en ce que les moyens
de fixation de l'extrémité extérieure du ressort de compensation étaient opérants
pendant et après la rupture accidentelle de celui-ci, à la différence des dispositifs
décrits dans la demande de brevet français
FR-2.756.319 par exemple.
[0027] Dans la demande de brevet
FR-06.01036, déposée le 2 février 2006, la société demanderesse visait à poursuivre la démarche d'amélioration de sa boîte
à ressort en simplifiant les éléments mécaniques dont ne dépend pas la fiabilité,
tout en conservant la plus grande partie du modèle précédent, et en rendant modulaires,
et éventuellement remplaçables, les éléments de sécurité.
[0028] Les flasques intermédiaires contra-rotatifs aux flasques de la bobine sont supprimés
dans ce dernier modèle, et l'extrémité extérieure du ressort de compensation n'y est
plus fixée, mais rendue solidaire par des moyens de fixation d'une barrette montée
mobile en translation dans deux boutonnières parallèles agencées chacune au voisinage
de la périphérie de chacun des flasques de la bobine.
[0029] Une extrémité de cette barrette coopère avec l'extrémité du doigt du verrou et maintient
ce doigt à distance du cran de la roue crantée dans l'état normal du ressort de compensation.
L'extrémité de la barrette est dissociée de l'extrémité du doigt du verrou après la
rupture du ressort de compensation, libérant de la sorte l'extrémité de ce doigt.
Celui-ci est alors entraîné suivant une direction radiale par le ressort de rappel
vers le cran de la roue crantée.
[0030] Cette conception mécanique procure de nombreux avantages, mais, dans quelques cas
exceptionnels où le rideau est relevé trop brusquement à la main et le ressort de
compensation est alors partiellement détendu, des déclenchements intempestifs du dispositif
antichute ont été observés.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE L'INVENTION
[0031] La présente invention vise donc à pallier cet inconvénient, et à améliorer la fiabilité
du dernier modèle de dispositif antichute fabriqué par la société demanderesse.
[0032] C'est-à-dire que l'invention a pour objet une boîte à ressort de dispositif antichute
de rideau roulant à déplacement vertical, cette boîte étant du type de celles de la
forme générale d'un cylindre présentant au moins une ouverture latérale et comportant
:
- une bobine formée de l'assemblage d'un premier flasque et d'un second flasque et dont
la rotation autour d'un arbre fixe assure le déplacement vertical du rideau,
- un ressort spiral de compensation du poids du rideau par action sur le premier et
le second flasques, l'extrémité intérieure du ressort de compensation étant destinée
à être fixée à l'arbre fixe,
- une roue crantée destinée à être fixée sur cet arbre,
- un verrou basculant apte à coopérer avec au moins un cran de verrouillage de la roue
crantée et à bloquer la rotation de la bobine pour éviter la descente du rideau en
cas de rupture du ressort de compensation. Le verrou basculant de ce modèle comprend
un doigt articulé par sa base sur le premier flasque selon une direction axiale et
une direction radiale par rapport à l'arbre fixe. Le verrou comprend aussi un ressort
de rappel agissant sur le doigt du verrou, de telle sorte que ce doigt, dont au moins
un bord latéral de l'extrémité est biseauté suivant un plan sécant avec le cylindre
enveloppe de la roue crantée, est susceptible d'échapper au cran au moins en suivant
une course selon cette direction axiale.
- une barrette rendue solidaire par des moyens de fixation de l'extrémité extérieure
du ressort de compensation et montée mobile en translation dans deux boutonnières
parallèles agencées chacune au voisinage de la périphérie du premier et du second
flasques de la bobine. Une première extrémité de cette barrette coopère avec l'extrémité
du doigt du verrou et maintient ce doigt à distance du cran de la roue crantée dans
l'état normal du ressort de compensation. La première extrémité de la barrette est
dissociée de l'extrémité du doigt du verrou après la rupture du ressort de compensation,
provoquant de la sorte la libération de l'extrémité de ce doigt. Celui-ci est alors
entraîné suivant une direction radiale par le ressort de rappel vers le cran de verrouillage
de la roue crantée.
[0033] La boîte à ressort de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'invention est remarquable en ce que la libération du doigt est de plus empêchée
dans l'état normal du ressort de compensation, au cours de manoeuvres du rideau, par
des moyens de sûreté.
[0034] Dans un premier mode de réalisation préféré, ces moyens de sûreté comprennent au
moins un cran de sûreté agencé à l'extrémité du doigt et coopérant avec l'extrémité
de la barrette.
[0035] Avantageusement, ce cran de sûreté est constitué d'une dent de sûreté agencée à l'extrémité
du doigt et coopérant avec l'extrémité de la barrette.
[0036] Alternativement, ou simultanément, le cran de sûreté est aussi avantageusement constitué
d'une encoche de sûreté agencée à l'extrémité du doigt et coopérant avec l'extrémité
de la barrette.
[0037] De préférence, cette encoche et cette dent ont une paroi commune, l'encoche étant
agencée après la dent en direction de l'extrémité du doigt.
[0038] On tirera avantage du fait que cette paroi est inclinée extérieurement en direction
de la base du doigt.
[0039] Dans ce premier mode de réalisation préféré, la première extrémité de ladite barrette
est fort avantageusement constituée d'une tige cylindrique.
[0040] La hauteur de la dent et/ou la profondeur de l'encoche sont alors de préférence sensiblement
égales au diamètre de cette tige.
[0041] Dans une première variante de ce premier mode de réalisation préféré, l'encoche et/ou
la dent sont avantageusement réalisées dans un crochet de sûreté fixé sur le doigt.
[0042] De préférence, l'encoche et/ou la dent sont réalisées dans un crochet de sûreté fixé
de manière amovible sur ledit doigt par encliquetage.
[0043] Alternativement, dans une seconde variante, l'encoche et/ou la dent sont fort avantageusement
réalisées dans un levier de sûreté fixé sur le doigt et traversé par un axe d'articulation
du doigt sur le premier flasque.
[0044] Préférentiellement, l'encoche et/ou la dent sont réalisées dans un levier de sûreté
fixé sur le doigt par encliquetage et traversé par un axe d'articulation du doigt
sur le premier flasque.
[0045] Selon l'invention, le crochet de sûreté ou le levier de sûreté de ce premier mode
de réalisation préféré est soit, et de préférence, constitué de matière plastique,
soit métallique.
[0046] Dans un second mode de réalisation préféré de l'invention, les moyens de sûreté de
la boîte à ressort de dispositif antichute comprennent avantageusement au moins une
pièce de liaison reliant la barrette et la bobine, cette pièce de liaison présentant
une résistance mécanique prédéterminée supérieure à des premiers efforts subis dans
l'état normal du ressort de compensation, et inférieure à des seconds efforts subis
dans le cas de la rupture du ressort de compensation.
[0047] De préférence, cette pièce de liaison relie la barrette au moins au premier flasque
ou au second flasque.
[0048] Dans ce second mode de réalisation préféré, la pièce de liaison est fort avantageusement
constituée d'une lame allongée présentant un étranglement transversal.
[0049] Alternativement, en variante, la pièce de liaison est constituée d'un fil.
[0050] De préférence, la pièce de liaison est reliée à un axe d'articulation du doigt du
verrou sur le premier flasque.
[0051] On tirera bénéfice du fait que lesdits moyens de sûreté comportent deux exemplaires
de la pièce de liaison agencés respectivement à la première extrémité de la barrette
et à une seconde extrémité de cette barrette.
[0052] L'invention concerne également des éléments de sûreté destinés à composer la boîte
à ressort décrite ci-dessus.
[0053] Un premier type d'élément de sûreté est constitué de manière remarquable d'une plaque
de la forme générale d'un crochet comportant une partie triangulaire présentant un
bord comprenant la dent ou l'encoche de sûreté, une partie centrale évidée destinée
à permettre l'insertion sur le premier ou sur le second flasque, et une partie arrondie
apte à entourer un axe d'articulation de la base du doigt du verrou basculant.
[0054] Un second type d'élément de sûreté, similaire au premier, est constitué de manière
avantageuse d'une plaque formant levier comportant une partie triangulaire présentant
un bord comprenant la dent ou l'encoche de sûreté, et une partie arrondie munie d'un
orifice circulaire apte à entourer un axe d'articulation de la base du doigt du verrou
basculant.
[0055] De préférence, la plaque de ces premier et second types d'éléments de sûreté est
munie d'au moins deux ailes perpendiculaires destinées à enserrer le doigt du verrou.
[0056] Au moins l'une des ailes est préférentiellement munie d'un rebord formant encliquetage.
[0057] Un autre type d'élément de sûreté, destiné à composer une boîte à ressort selon le
second mode de réalisation préféré de l'invention, est remarquable en ce qu'il est
constitué avantageusement d'une lame allongée présentant un étranglement transversal.
[0058] Cette lame comporte de préférence à une extrémité une première lumière apte à entourer
une partie de la barrette et à l'autre extrémité une seconde lumière apte à entourer
un axe d'articulation du doigt du verrou basculant.
[0059] Les éléments de sûreté selon l'invention sont fort avantageusement, quels que soient
leurs types, soit constitués de matière plastique, soit métalliques.
[0060] Ces quelques spécifications essentielles rendent évidents pour l'homme de métier
les avantages supplémentaires apportés par cette boîte à ressort par rapport au modèle
précédent de la demanderesse.
[0061] Les spécifications détaillées de l'invention sont données dans la description qui
suit en liaison avec les dessins ci-annexés. Il est à noter que ces dessins n'ont
d'autre but que d'illustrer le texte de la description et qu'ils ne constituent en
aucune sorte une limitation de la portée de l'invention.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0062]
La Figure 1 est une vue générale en perspective d'une boîte à ressort d'un dispositif antichute
de rideau roulant à déplacement vertical selon un premier mode de réalisation préféré
de l'invention, comportant un élément de sûreté constitué d'un levier de sûreté.
Les Figures 2a et 2b montrent respectivement une vue agrandie de la Figure 1 au niveau de l'élément de sûreté, et une vue en perspective de cet élément.
Les Figures 3a, 3b et 3c illustrent schématiquement le fonctionnement de l'élément de sûreté montré sur les
Figures 2a et 2b.
La Figure 4 est une vue générale en perspective d'une boîte à ressort d'un dispositif antichute
de rideau roulant à déplacement vertical selon un second mode de réalisation préféré
de l'invention, comportant un élément de sûreté constitué d'une pièce de liaison de
moindre résistance.
Les Figures 5a et 5b montrent respectivement une vue agrandie de la Figure 4 au niveau de l'élément de
sûreté, et une vue en perspective de cet élément.
Les Figures 6a, 6b et 6c sont des vues de droite détaillées d'un premier type d'éléments de sûreté selon une
première variante du premier mode de réalisation de l'invention.
Les Figures 7a, 7b et 7c sont des vues de droite détaillées d'un second type d'éléments de sûreté selon une
seconde variante du premier mode de réalisation de l'invention.
DESCRIPTION DES MODES DE RÉALISATION PRÉFÉRÉS DE L'INVENTION
[0063] Comme le montrent les
Figures 1 et 4, la boîte à ressort 1 de dispositif antichute pour fermeture à déplacement vertical
dont il s'agit est montée sur un arbre fixe 2. Elle comporte deux flasques 3a,3b assemblés
à leurs périphéries par des entretoises 4, formant une bobine tournant par rapport
à cet arbre 2 et dont la rotation assure le déplacement vertical d'un rideau (non
représenté) solidarisée à la boîte 1.
[0064] Un ressort de compensation 5, de type « spiral », enroulé sur lui-même, dont l'extrémité
intérieure est fixée à l'arbre fixe 2, exerce au niveau de son extrémité extérieure
6 un couple antagoniste à celui exercé par le poids du rideau sur la bobine 1.
[0065] Le dispositif antichute comprend également une roue crantée 7, solidaire de l'arbre
2, et un verrou basculant 8 entraîné en rotation par les flasques 3a,3b. Ce verrou
8 est apte à coopérer avec au moins un cran 9 de la roue crantée 7 et à bloquer la
rotation des flasques 3a,3b pour éviter la descente du rideau.
[0066] Le verrou basculant 8 comporte un doigt 10 dont au moins un bord latéral 11 de l'extrémité
est biseauté suivant un plan sécant avec le cylindre enveloppe de la roue crantée
7, qui est de même axe que l'arbre fixe 2.
[0067] Le doigt 10 est monté mobile latéralement par rapport à la roue crantée 7 suivant
une course lui permettant au moins d'échapper au cran 9, le plan sécant étant incliné
bien entendu dans le sens du déplacement latéral du verrou 8.
[0068] Un tel déplacement du doigt 10 est permis par l'articulation spécifique que comporte
le verrou 8 autour d'une tringle cylindrique 12 traversant les flasques 3a,3b, laquelle
articulation comprend un orifice venant buter contre un épaulement de cette tringle
12 et une lumière oblongue située du même côté que le bord latéral 11 biseauté du
doigt 10 de blocage, lumière oblongue qui est d'une largeur sensiblement égale mais
supérieure au diamètre de la tringle 12 de sorte à rendre possible le déplacement
latéral du doigt 10.
[0069] Ce déplacement doit permettre au verrou 8 d'échapper au moins au cran 9 dans lequel
il serait bloqué, comme suite par exemple à la rupture du ressort de compensation
5, par pivotement du verrou 8 autour de la tringle 12 dans un plan axial.
[0070] La base du doigt 10 présente une section droite en forme de "U" dont les ailes portent
l'orifice et la lumière oblongue de l'articulation, l'aile correspondant à la lumière
oblongue étant courbée pour faciliter son pivotement.
[0071] En effet, le doigt 10 est monté basculant autour de la tringle 12 entre :
- une position d'attente représentée sur les Figures 1 et 4, par appui de son extrémité contre l'extrémité d'une barrette 13 (ici une tige cylindrique)
solidaire de l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5, laquelle tige
13 est en butée dans deux boutonnières 14 rectilignes agencées au voisinage de la
périphérie des flasques 3a,3b;
- et une position de blocage (non représentée), par appui de son extrémité dans un des
crans 9 de la roue crantée 7, le basculement du doigt 10 étant assuré par un ressort
de rappel 15 quand l'extrémité de la tige 13 s'est effacée.
[0072] L'effacement de l'extrémité de la tige 13 sous le doigt 10 se produit lorsque le
ressort de compensation 5 se rompt, et que la tige 13 subit une translation dans les
deux boutonnières 14 des flasques 3a,3b en étant maintenue axialement par deux circlips
16.
[0073] Quand le ressort de compensation 5, dont l'extrémité extérieure 6 recourbée est fixée
par une agrafe 17 sur la tige 13, assure son rôle d'équilibre du poids du rideau,
le verrou 8 est toujours empêché de basculer grâce à la butée formée par l'extrémité
de la tige 13 rappelée en direction de la tringle 12, et en direction de l'arbre fixe
2, par la force exercée par le ressort de compensation 5.
[0074] Quand le ressort de compensation 5 se rompt, le plus souvent alors qu'il est tendu,
c'est-à-dire enroulé, il a tendance à se dérouler, c'est-à-dire que son extrémité
extérieure 6 a tendance à s'éloigner de l'arbre fixe 2.
[0075] La direction générale des boutonnières 14 des flasques 3a,3b étant celles de cordes
passant entre l'axe support de rotation du doigt 10, c'est-à-dire la tringle 12, et
l'axe de rotation des flasques 3a,3b, c'est-à-dire l'arbre 2, toute expansion radiale
du ressort de compensation 4, conduisant à un déplacement radial de son extrémité
extérieure 6, se traduit par un éloignement de l'extrémité de la tige 13 de l'extrémité
du doigt 10.
[0076] L'extrémité du doigt 10 du verrou 8 est ainsi libérée, et ledit doigt vient se bloquer
dans un cran 9 de la roue crantée 7, empêchant la rotation des flasques 3a,3b et par
conséquent la chute du rideau.
[0077] En fonctionnement normal, la boîte à ressort 1 est donc mobile en rotation autour
de l'arbre support fixe 2, grâce à des paliers, et elle est maintenue en position
axiale sur cet arbre 2 grâce à une platine de guidage comprenant la roue crantée 7,
autour de laquelle elle peut tourner librement. La roue crantée 7 est fixée sur l'arbre
2 par un boulon traversant.
[0078] Le basculement du verrou 8 autour de son axe de support 12 est limité par tout moyen,
tel qu'une butée portée par la platine de guidage ou le flasque 3a en regard, ou qu'un
épaulement circulaire formant une troisième couronne 18 à cames 19 disposée latéralement
afin que l'extrémité du doigt 10, quand celui-ci est entièrement dégagé de la roue
crantée 7 dans le sens de la montée du tablier de fermeture, revienne ensuite, quand
on redescend le tablier de fermeture, prendre appui sur une face d'une came 19. Les
cames 19 ayant la même hauteur que les dents de la roue crantée 7, le doigt 10 du
verrou 8 est ramené ainsi, dans le sens de la descente du tablier de fermeture, vers
un cran 9 de la roue crantée 7 où il se bloque en immobilisant le rideau, après avoir
permis cependant de dérouler le tablier de la fermeture d'au moins un cran supplémentaire
par rapport à la position de blocage précédente.
[0079] Les
Figures 1 et 4 montrent bien que l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5 de la boîte
à ressort 1 selon l'invention est fixée sur la barrette ou tige 13 mobile en translation
dans les flasques 3a,3b.
[0080] Cette tige 13 est une pièce intermédiaire qui joue un rôle d'accrochage analogue
à celui des flasques internes contra-rotatifs d'un des modèles de boîte à ressort
précédents. A cette fin, l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5 est
rendue solidaire de ladite tige 13 par les pattes d'une agrafe 17, de la même manière
que l'extrémité extérieure recourbée du ressort de compensation était fixée sur les
flasques internes.
[0081] L'extrémité de la tige 13 a pour sa part la même fonction de gâchette que le doigt
du flasque interne antérieur.
[0082] De manière analogue au fonctionnement du modèle précédent à flasques contra-rotatifs,
l'énergie produite par la détente du ressort de compensation 5, lors de sa rupture,
est avantageusement utilisée pour déplacer l'extrémité de la tige 13. Mais l'inertie
de la tige 13 étant beaucoup plus faible que celle des flasques internes du modèle
précédent, le temps de réponse du parachute est amélioré.
[0083] Le remplacement des flasques internes par une simple tige 13 procure également les
avantages d'un gain de matière en fabrication, et d'une simplification au montage.
[0084] La disparition des flasques internes au bénéfice de la tige 13 permet en outre de
réaliser le verrou 8 sous la forme d'un mécanisme de verrouillage pré-assemblé séparément
en atelier, comprenant :
- un flan 20 présentant une partie en forme de couronne 21 destinée à être engagée axialement
sur l'arbre fixe 2, et une patte de fixation 22 s'étendant perpendiculairement au
plan de cette couronne 21;
- la tringle cylindrique 12 solidaire du flan 20 par une extrémité et s'étendant perpendiculairement
au plan de la couronne 21, cette tringle 12 étant destinée à être insérée dans des
alésages 23 pratiqués au voisinage de la périphérie des flasques 3a,3b de la bobine
parallèlement à l'arbre fixe 2, et étant munie d'un circlip du coté de la couronne
21;
- le doigt 10 articulé par sa base autour de la tringle 12 selon deux directions, l'une
perpendiculaire et l'autre parallèle au plan de la couronne 20, doigt dont au moins
un bord latéral 11 de l'extrémité est biseauté suivant un plan sécant avec le cylindre
enveloppe de cette couronne 20,
- le ressort de rappel 15 dont une extrémité est fixée à la patte 22 du flan 20, et
dont l'autre extrémité porte sur la base du doigt 10.
[0085] Avant montage du mécanisme 8 sur les flasques 3a,3b et sur l'arbre 2, le ressort
de rappel 15 est associé provisoirement à un anneau en plastique agencé autour de
la patte de fixation 22 du ressort de rappel 15 et passant par un trou formé dans
l'extrémité du doigt 10, l'anneau ayant pour effet de maintenir comprimé le ressort
de rappel 15.
[0086] Après montage du mécanisme de verrouillage 8 sur les flasques 3a,3b, la roue crantée
7 est rendue solidaire de l'arbre fixe 2, et un autre circlip est placé en bout de
la tringle 12. L'élimination de l'anneau rend le verrou 8 opérationnel, et prêt à
intervenir en cas de défaillance du ressort de compensation 5.
[0087] Les spécifications techniques détaillées indiquées ci-dessus sont déjà connues du
dernier modèle de boîte à ressort fabriqué par la société demanderesse.
[0088] Il a déjà été remarqué que l'absence de flasques internes dans un modèle 1 de ce
type conduit à un temps de réponse amélioré du dispositif antichute en cas de défaillance
du ressort de compensation 5 par rapport aux dispositifs antérieurs.
[0089] Il a également été noté que des déclenchements intempestifs du dispositif antichute
avaient parfois été observés.
[0090] Les modèles de boîtes à ressort 1 selon l'invention représentés sur les
Figures 1 et 4 comportent donc des moyens de sûreté 24,25 empêchant la libération du doigt 10 du
verrou basculant 8 dans l'état normal du ressort de compensation 5 au cours des manoeuvres
du rideau.
[0091] Dans un premier mode réalisation préféré de l'invention, correspondant à la
Figure 1, ces moyens de sûreté 24 comprennent des crans de sûreté 26 agencés à proximité de
l'extrémité du doigt 10 du verrou basculant 8 et coopérant avec une extrémité de la
tige 13.
[0092] Comme le montre bien la
Figure 2a, ces crans de sûreté sont réalisés dans un élément de sûreté 24 constitué d'une plaque
de la forme générale d'un levier, adjacente au doigt 10.
[0093] Cette plaque comporte une partie sensiblement triangulaire 27 et une partie arrondie
28.
[0094] La partie sensiblement triangulaire 27 présente un bord comprenant une dent 29 et
une encoche 30 formant les crans de sûreté 26.
[0095] La partie arrondie 28 présente un orifice circulaire 31 entourant la tringle cylindrique
12 traversant les flasques 3a,3b et servant d'articulation au verrou basculant 8.
[0096] Comme le montre bien également la
Figure 2a, la paroi 32 commune à la dent 29 et à l'encoche 30 est inclinée extérieurement vers
la tige 12, c'est-à-dire en direction de la base du doigt 10.
[0097] Cet élément de sûreté 24 comporte une première aile 33 perpendiculaire à son plan,
agencée sur le bord comportant les crans de sûreté 26,29,30, entre la partie sensiblement
triangulaire 27 et la partie arrondie 28. Il comporte une seconde aile 34 perpendiculaire
à son plan, agencée au niveau de la partie arrondie 28, sur le bord opposé à celui
présentant la première aile 33.
[0098] Ces ailes 33,34 sont bien visibles sur la
Figure 2b, et permettent la fixation par encliquetage de l'élément de sûreté 24 sur le verrou
basculant 8, l'extrémité de la seconde aile 34 présentant un biseau 35 et un épaulement.
[0099] Les Figures
3a, 3b et 3c permettront de bien comprendre le fonctionnement des crans de sûreté 26, et notamment
le rôle de la paroi inclinée 32.
[0100] En fonctionnement normal, dans un état initial A représenté sur la
Figure 3a, l'extrémité du doigt 10, et donc l'extrémité de l'élément de sûreté 24 qui lui est
accolé, est en appui sur l'extrémité de la tige 13 à laquelle est fixée l'extrémité
extérieure 6 du ressort de compensation 5.
[0101] La forme arrondie de la dent 29 oppose une résistance à un déplacement 36 de la tige
13 vers l'extrémité de l'élément de sûreté 24, c'est-à-dire aussi vers l'extrémité
du doigt 10 accolé, en coopérant avec la forme cylindrique de la tige 13, d'autant
plus grande que le couple de rappel exercé par le ressort de rappel 15 sur le verrou
basculant 8 est grand.
[0102] Cependant, comme le montre bien la
Figure 3b, quand les efforts subis par la tige 13 sont supérieurs à la résistance opposée par
la dent 29, par exemple quand le ressort de compensation 5 est partiellement détendu
alors que le rideau est ouvert, ou au cours d'une manoeuvre de remontée du rideau
effectuée trop brusquement, l'extrémité de la tige 13 franchit la dent 29 et est arrêtée
par l'encoche 30 en une position B où le verrou 8 n'est toujours pas libéré. L'antichute
n'est donc pas déclenché.
[0103] Quand le ressort de compensation 5 est tendu à nouveau au moment de la fermeture
du rideau, la paroi inclinée 32 entre l'encoche 30 et la dent 29 offre peu de résistance
à un retour de la tige 13 à son état initial A, sous l'effet de la force exercée alors
par l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5 qui se retend.
[0104] En revanche, en cas de défaillance du ressort de compensation 5, incident qui se
produit généralement quand le ressort 5 est tendu, ni la dent 29, ni l'encoche 30
n'offrent une résistance mécanique suffisante à opposer aux efforts considérables
subis par l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5 due à la brusque libération
de l'énergie potentielle emmagasiné par le ressort de compensation 5.
[0105] La tige 13 poursuit donc son déplacement 36 (vers la gauche sur le dessin) en dépassant
l'extrémité de l'élément de sûreté 24, jusqu'à une position C où elle n'est plus en
contact avec cet élément de sûreté 24, ce qui a pour effet de libérer le doigt 10
avec lequel il est assemblé, et de provoquer le basculement 37 du verrou 8 vers la
roue crantée 9, conduisant au blocage en rotation de la boîte à ressort 1: le dispositif
antichute a bien fonctionné.
[0106] Dans un second mode réalisation préféré de l'invention, correspondant à la
Figure 4, les moyens de sûreté 25 mis en oeuvre pour empêcher la libération de l'extrémité
du doigt 10 du verrou basculant 8 comprennent une pièce de liaison 25 reliant la tige
13, solidaire de l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5, à la tringle
12, autour de laquelle est articulé le verrou basculant 8.
[0107] Comme le montre bien la
Figure 5a, cette pièce de liaison, constituée d'une lame 38 de forme allongée, présente la particularité
de présenter un étranglement transversal 39.
[0108] Cet étranglement 39 est déterminé pour conférer à la pièce de liaison 25 une résistance
mécanique prédéterminée supérieure aux efforts subis par l'extrémité extérieure 6
du ressort de compensation 5 au cours du fonctionnement normal de la boîte à ressort
1, mais inférieure à ceux subis en cas de défaillance du ressort de compensation 5.
[0109] De la sorte, cette pièce de liaison 25 joue le rôle de « fusible » :
- elle empêche la libération de l'extrémité du doigt 10 tant que la boîte à ressort
1 fonctionne normalement, y compris quand le ressort est partiellement détendu, ou
quand le rideau est manoeuvré brutalement.
- elle se brise en cas de rupture du ressort de compensation 5.
[0110] La
Figure 5b montre qu'une première lumière 40 est prévue à une extrémité de la lame 38 pour assurer
le montage de cet élément de sécurité 25 sur la tige 13, et qu'une seconde lumière
41 est pratiquée à l'autre extrémité pour fixer la lame 38 sur la tringle 12.
[0111] Afin de préserver la symétrie du mécanisme, et pour éliminer les risques de mouvement
dissymétrique de l'extrémité extérieure 6 de ressort de compensation 5, la boîte à
ressort 1 selon l'invention comporte avantageusement, dans ce second mode de réalisation
préféré, un deuxième exemplaire de la pièce de liaison 25 agencé entre la tige 13
et la tringle 12 à l'extérieur du flasque 3b opposé au flasque 3a portant le verrou
8.
[0112] Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seuls modes d'exécution préférentiels
décrits ci-dessus.
[0113] Notamment, les modes de réalisation du verrou 8 sous la forme d'un mécanisme séparé
procurent de nombreux avantages, mais ne sont pas une contrainte technique : le doigt
10 est en variante articulé sur un téton solidaire par construction de l'un des flasques
3a.
[0114] De même, la pièce mécanique sur laquelle est fixée l'extrémité extérieure 6 du ressort
de compensation 5 n'est pas obligatoirement une tige cylindrique 13 comme le montrent
les différentes figures. Il s'agit en général d'une barrette qui coulisse dans deux
boutonnières 14. Ces boutonnières sont de préférence rectilignes, mais elles sont
aussi alternativement en arc de cercle.
[0115] De même encore, il n'est pas nécessaire que le doigt 10 soit maintenu écarté de la
roue crantée 7 par l'extrémité de la tige 13 elle-même. Avantageusement, l'extrémité
de cette tige, ou barrette, comporte aussi, dans une autre variante, un étrier mobile
sur lequel repose le doigt 10.
[0116] Afin de faciliter le mouvement de retrait de l'extrémité de la tige 13, ou de l'étrier
mobile, un ou plusieurs éléments de rappel, notamment un ou plusieurs ressorts de
rappel, relient, dans ces variantes, la tige 13, ou l'étrier, à au moins l'un des
flasques 3a,3b.
[0117] L'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5 est, dans les modes de réalisation
préférés de l'invention, fixée par une agrafe 17 sur la tige 13. Tout autre moyen
de fixation de l'extrémité extérieure 6 du ressort de compensation 5 sur la tige 13,
ou la barrette, tel que boulons et écrous, rivets, colle ou soudure, ne modifierait
pas le principe de fonctionnement de l'invention.
[0118] Il existe de nombreuses variantes possibles, tant de formes que de matières, de l'élément
de sûreté 24 destiné à composer la boîte à ressort 1 selon le premier mode de réalisation
de l'invention, comme le montrent les
Figures 6a,6b,6c,7a,7b et 7c.
[0119] L'élément de sûreté 24 représenté sur les
Figures 6a,6b et 6c, de la forme générale d'un crochet, comporte une partie centrale évidée 42 destinée
à permettre son insertion sur l'un des flasques 3a, et son montage par encliquetage
sur le verrou basculant 8, alors que le mécanisme de verrouillage pré-assemblé en
atelier est déjà en place.
[0120] Cette particularité de montage permet aussi le remplacement de l'élément de sûreté
24, sans démontage du verrou 8.
[0121] Les
Figures 6a,6b,6c montrent des dents 29 et des encoches 30 de différentes formes et tailles.
[0122] Les encoches 30 ont une forme de préférence semi-circulaire correspondant à la forme
de l'extrémité de la tige 13 cylindrique avec laquelle elles sont destinées à coopérer.
[0123] Le diamètre intérieur de ces encoches 30 est adapté au diamètre extérieur de la tige
13, qui varie en fonction de la charge admissible du modèle de boîte à ressort 1.
[0124] Ainsi, l'élément de sûreté 24 représenté sur la
Figure 6c comportant une encoche 30 adaptée à une tige 13 de diamètre plus fort que les tiges
13 auxquelles sont adaptées les encoches 30 des éléments de sûreté représentés sur
les
Figures 6a et 6b, correspond-il à une boîte à ressort 1 de capacité plus élevée que les boîtes à ressort
1 comportant les éléments de sûreté représentés sur ces dernières figures.
[0125] Les
Figures 7a,7b et 7c représentent d'autres variantes de l'élément de sûreté 24 destiné à composer la boîte
à ressort 1 selon le premier mode de réalisation de l'invention.
[0126] Un élément de sûreté 24 de ce type, de la forme générale d'un levier, a déjà été
décrit en liaison avec les
Figures 1, 2a,2b,3a,3b et 3c.
[0127] Comme dans le cas des variantes précédentes, la forme et la taille des dents 29 et
encoches 30 de cet élément de sûreté 24 sont avantageusement adaptées aux capacités
des boîtes à ressort 1 qu'il compose.
[0128] Dans le second mode de réalisation préféré de l'invention, il va de soi qu'un étranglement
transversal 39 n'est pas la seule façon de limiter la résistance mécanique d'une pièce
de liaison 25 constituée d'une lame allongée 38.
[0129] Alternativement, ou simultanément, un poinçonnage, un matriçage, ou tout autre usinage
local qui a pour résultat une diminution contrôlée de la résistance mécanique de la
pièce sont utilisables.
[0130] Il peut s'agir aussi d'un changement local des propriétés mécaniques de la pièce,
par exemple par détrempe, si la pièce est en acier.
[0131] Enfin, cet élément de sûreté 25 est aussi avantageusement constitué d'un fil, de
fer ou de nylon par exemple, ayant un diamètre approprié.
[0132] Mais ce dernier exemple n'est pas limitatif, et l'invention embrasse tout autre équivalent
mécanique, métallique et/ou plastique, permettant de faire jouer à l'élément de sécurité
24,25 le rôle de « fusible » dans la mesure où elle reste dans le cadre défini par
les revendications ci-après.
1. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical,
ladite boîte (1) étant du type de celles de la forme générale d'un cylindre présentant
au moins une ouverture latérale et comportant :
- une bobine formée de l'assemblage d'un premier flasque (3a) et d'un second flasque
(3b) et dont la rotation autour d'un arbre fixe (2) assure le déplacement vertical
dudit rideau,
- un ressort spiral de compensation (5) du poids dudit rideau par action sur ledit
premier flasque (3a) et sur ledit second flasque (3b), l'extrémité intérieure dudit
ressort de compensation (5) étant destinée à être fixée audit arbre fixe (2),
- une roue crantée (7) destinée à être fixée sur ledit arbre fixe (2),
- un verrou basculant (8) apte à coopérer avec au moins un cran de verrouillage (9)
de ladite roue crantée (7) et à bloquer la rotation de ladite bobine pour éviter la
descente dudit rideau en cas d'une rupture dudit ressort de compensation (5), ledit
verrou basculant (8) comprenant un doigt (10) articulé par sa base sur ledit premier
flasque (3a) selon une direction axiale et une direction radiale par rapport audit
arbre (2), et un ressort de rappel (15) agissant sur ledit doigt (10) de telle sorte
que ledit doigt (10), dont au moins un bord latéral (11) de l'extrémité est biseauté
suivant un plan sécant avec le cylindre enveloppe de ladite roue crantée (7), est
susceptible d'échapper audit cran de verrouillage (9) au moins en suivant une course
selon ladite direction axiale ;
- une barrette (13) rendue solidaire par des moyens de fixation (17) de l'extrémité
extérieure (6) dudit ressort de compensation (5) et montée mobile en translation dans
deux boutonnières (14) parallèles agencées chacune au voisinage de la périphérie dudit
premier flasque (3a) et dudit second flasque (3b), une première extrémité de ladite
barrette (13) coopérant avec l'extrémité dudit doigt (10) et maintenant ledit doigt
(10) à distance dudit cran (9) dans l'état normal dudit ressort de compensation (5),
et étant dissociée de l'extrémité dudit doigt (10) après ladite rupture dudit ressort
de compensation (5), provoquant de la sorte la libération de l'extrémité dudit doigt
(10) entraîné par ledit ressort de rappel (15) vers ledit cran de verrouillage (9)
en suivant ladite direction radiale;
caractérisée en ce que ladite libération est de plus empêchée dans ledit état normal dudit ressort de compensation
(5), au cours de manoeuvres dudit rideau, par des moyens de sûreté (24,25).
2. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de sûreté (24) comprennent au moins un cran de sûreté (26) agencé
à l'extrémité dudit doigt (10) et coopérant avec l'extrémité de ladite barrette (13).
3. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit cran de sûreté (26) est constitué d'une dent de sûreté (29) agencée à l'extrémité
dudit doigt (10) et coopérant avec l'extrémité de ladite barrette (13).
4. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit cran de sûreté (26) est constitué d'une encoche de sûreté (30) agencée à l'extrémité
dudit doigt (10) et coopérant avec l'extrémité de ladite barrette (13).
5. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon les revendications 3 et 4 précédente, caractérisée en ce que ladite encoche (30) et ladite dent (29) ont une paroi commune (32), ladite encoche
(30) étant agencée après ladite dent (29) en direction de l'extrémité dudit doigt
(10).
6. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 5 précédente, caractérisée en ce que ladite paroi (32) est inclinée extérieurement en direction de la base dudit doigt
(10).
7. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 précédentes, caractérisée en ce que ladite première extrémité de ladite barrette (13) est constituée d'une tige cylindrique.
8. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 7 précédente, caractérisée en ce que la hauteur de ladite dent (29) et/ou la profondeur de ladite encoche (30) sont sensiblement
égales au diamètre de ladite tige (13).
9. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 3 à 8 précédentes, caractérisée en ce que ladite encoche (30) et/ou ladite dent (29) sont réalisées dans un crochet de sûreté
fixé sur ledit doigt (10).
10. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 3 à 8 précédentes, caractérisée en ce que ladite encoche (30) et/ou ladite dent (29) sont réalisées dans un crochet de sûreté
fixé de manière amovible sur ledit doigt (10) par encliquetage.
11. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 3 à 8 précédentes, caractérisée en ce que ladite encoche (30) et/ou ladite dent (29) sont réalisées dans un levier de sûreté
fixé sur ledit doigt (10) et traversé par un axe d'articulation (12) dudit doigt (10)
sur ledit premier flasque (3a).
12. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 3 à 8 précédentes, caractérisée en ce que ladite encoche (30) et/ou ladite dent (29) sont réalisées dans un levier de sûreté
fixé sur ledit doigt (10) par encliquetage et traversé par un axe d'articulation (12)
dudit doigt (10) sur ledit premier flasque (3a).
13. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 9 à 12 précédentes, caractérisée en ce que ledit crochet de sûreté ou ledit levier de sûreté est soit constitué de matière plastique,
soit métallique.
14. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de sûreté (25) comprennent au moins une pièce de liaison (25) reliant
ladite barrette (13) et ladite bobine, ladite pièce de liaison (25) présentant une
résistance mécanique prédéterminée supérieure à des premiers efforts subis dans ledit
état normal dudit ressort de compensation (5), et inférieure à des seconds efforts
subis dans le cas de ladite rupture dudit ressort de compensation (5).
15. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 14, caractérisée en ce que ladite pièce de liaison (25) relie ladite barrette (13) au moins audit premier flasque
(3a) ou audit second flasque (3b).
16. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 15, caractérisée en ce que ladite pièce de liaison (25) est constituée d'une lame allongée (38) présentant un
étranglement transversal (39).
17. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 15, caractérisée en ce que ladite pièce de liaison (25) est constituée d'un fil.
18. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon la revendication 15, caractérisée en ce que ladite pièce de liaison (25) est reliée à un axe d'articulation (12) dudit doigt
(10) sur ledit premier flasque (3a).
19. Boîte à ressort (1) de dispositif antichute de rideau roulant à déplacement vertical
selon l'une quelconque des revendications 14 à 18, caractérisée en ce que lesdits moyens de sûreté comportent deux exemplaires de ladite pièce de liaison (25)
agencés respectivement à ladite première extrémité de ladite barrette (13) et à une
seconde extrémité de ladite barrette (13).
20. Élément de sûreté (24) destiné à composer une boîte à ressort (1) de dispositif antichute
de rideau roulant à déplacement vertical selon l'une quelconque des revendications
1 à 8 précédentes, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une plaque de la forme générale d'un crochet comportant une partie
triangulaire (27) présentant un bord comprenant ladite dent (29) ou ladite encoche
(30), une partie centrale (42) évidée destinée à permettre l'insertion sur ledit premier
flasque (3a), et une partie arrondie (28) apte à entourer un axe d'articulation (12)
de la base dudit doigt (10).
21. Élément de sûreté (24) destiné à composer une boîte à ressort (1) de dispositif antichute
de rideau roulant à déplacement vertical selon l'une quelconque des revendications
1 à 8 précédentes, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une plaque formant levier comportant une partie triangulaire (27)
présentant un bord comprenant ladite dent (29) ou ladite encoche (30), et une partie
arrondie (28) munie d'un orifice circulaire (31) apte à entourer un axe d'articulation
(12) de la base dudit doigt (10).
22. Élément de sûreté (25) selon l'une quelconque des revendications 20 ou 21 précédentes,
caractérisé en ce que ladite plaque est munie d'au moins deux ailes (33,34) perpendiculaires destinées
à enserrer ledit doigt (10).
23. Élément de sûreté selon la revendication 22 précédente, caractérisé en ce qu'au moins l'une desdites ailes (34) est munie d'un rebord (35) formant encliquetage.
24. Élément de sûreté (25) destiné à composer une boîte à ressort (1) de dispositif antichute
de rideau roulant à déplacement vertical selon l'une quelconque des revendications
1, 14 ou 15 précédentes, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une lame allongée (38) présentant un étranglement transversal (39.
25. Élément de sûreté (25) selon la revendication 24 précédente caractérisé en ce que ladite lame (38) comporte à une extrémité une première lumière (40) apte à entourer
une partie de ladite barrette (13) et à l'autre extrémité une seconde lumière (41)
apte à entourer un axe d'articulation (12) dudit doigt (10).