[0001] L'invention concerne les fours de réchauffage sidérurgiques continus, et plus particulièrement
le pilotage de brûleurs de tels fours de réchauffage.
ARRIERE-PLAN DE L'INVENTION
[0002] Les fours de réchauffage sidérurgiques permettent de réchauffer à une température
adéquate des semi-produits en acier, tels que des brames, billettes, blooms, beam-blanks,
lingots, afin de préparer ces produits à des opérations de laminage, forgeage, extrusion
, ou plus généralement à toute autre opération de formage à chaud.
[0003] On a déjà proposé de nombreux types d'agencements pour les brûleurs équipant les
fours de réchauffage. On a ainsi proposé des brûleurs dit frontaux, qui sont agencés
en avant de niches pour des brûleurs de niveau inférieur, ou en avant de nez de voûte
pour des brûleurs de niveau supérieur. Les brûleurs frontaux forment alors une rangée
d'une pluralité de brûleurs disposés à une même abscisse de la longueur du four. L'avantage
de tels agencements est de mettre en oeuvre un apport de chaleur sensiblement homogène,
mais avec l'inconvénient d'une grande rigidité. En effet, avec les rangées de brûleurs
agencés en nez de voûte, les flammes chauffent plusieurs produits sidérurgiques à
la fois, sur toute la largeur du four lors de la progression de ceux-ci, de sorte
qu'il est pratiquement impossible d'avoir des consignes différentes d'un produit à
l'autre, interdisant donc toute flexibilité dans le mode d'utilisation du four de
réchauffage. En outre, la longueur axiale des nez de voûte ou des niches inférieures
correspond à une longueur qui est perdue pour la chauffe, ce qui diminue de facto
la puissance de chauffage susceptible d'être mise en oeuvre pour une longueur donnée.
Enfin, la structure de tels fours est relativement onéreuse, surtout pour des fours
de grande longueur, avec en outre le risque d'une certaine fragilité de certaines
parties du four, en particulier dans la zone adjacente à des nez de voûte, laquelle
fragilité peut induire un risque de cassure.
[0004] On a également proposé d'utiliser des brûleurs dits de voûte, qui sont également
disposés en rangées transversales en étant intégrés à la voûte du four. L'avantage
par rapport à l'agencement à brûleurs frontaux, est que l'on chauffe la zone directement
sous-jacente à la voûte, de sorte que les produits sidérurgiques sont chauffés par
rayonnement, sans impact direct des flammes sur les produits. Ceci permet d'améliorer
l'homogénéité du chauffage, et d'obtenir un fonctionnement d'autant plus satisfaisant
que le four de réchauffage est fortement rempli de produits sidérurgiques à réchauffer.
Cependant, les brûleurs de voûte présentent plusieurs inconvénients, dont le premier
est l'émission de polluants NOx résultant des flammes très chaudes émises par les
brûleurs de voûte. Comme les brûleurs de voûte émettent une flamme essentiellement
tournante autour de l'axe du brûleur, les vitesses de flammes restent en général faibles,
de sorte que l'on ne peut éviter un certain confinement des NOx dans la zone haute
du four de réchauffage. En outre, l'utilisation de brûleurs de voûte s'effectue généralement
avec une alimentation commune de tous les brûleurs d'une même rangée ou d'un même
groupe de rangées adjacentes, de sorte qu'il est exclu de découpler les brûleurs de
voûte. Cette absence de flexibilité est tout particulièrement défavorable lorsque
des produits de longueur transversale notablement inférieure à la largeur du four
sont introduits dans le four de réchauffage. En effet, les produits sidérurgiques
de petites dimensions sont en général disposés au niveau du plan vertical médian du
four de réchauffage, de sorte que les zones latérales adjacentes aux parois latérales
du four constituent des espaces sans produits à chauffer, et par suite créent au niveau
de ces espaces des zones de surchauffe qui peuvent s'avérer dangereuses, en particulier
si la température au niveau de ces zones latérales atteint des températures voisines
de 1600°C, car on se heurte alors à un risque de vitrification irréversible du matériau
réfractaire constituant l'enceinte du four. Enfin, les brûleurs de voûte d'une même
rangée induisent un champ thermique qui est essentiellement distribué dans un plan
vertical, de sorte qu'il est exclu de pouvoir chauffer simultanément plusieurs produits
sidérurgiques.
[0005] Les inconvénients précités des brûleurs frontaux et des brûleurs de voûte ont amené
les concepteurs de fours de réchauffage à se tourner vers l'utilisation de brûleurs
latéraux intégrés aux parois latérales du four. En effet, l'avantage direct des brûleurs
latéraux est de pouvoir aligner les flammes sur les produits, de sorte qu'il est théoriquement
possible de traiter thermiquement chaque produit avec la flamme située à la même abscisse
à un instant donné.
[0006] On pourra par exemple se référer au document
JP-10 168 514 A, qui décrit un four à brûleurs latéraux inférieurs et supérieurs agencés symétriquement
par rapport au plan vertical médian du four. L'enseignement de ce document est simplement
que les brûleurs inférieurs et supérieurs (du type à accumulation de chaleur) sont
pilotés individuellement pour maintenir la température régnant au voisinage de chaque
brûleur calée à une valeur prédéterminée.
[0007] Parmi les brûleurs latéraux, les brûleurs inférieurs, par référence au niveau de
circulation des produits sidérurgiques dans le four de réchauffage, posent cependant
des problèmes dans les zones du four où la calamine qui tombe de la face inférieure
des produits sidérurgiques forme un entassement excessif sur la sole du four, cet
entassement perturbant l'action des brûleurs environnants et gênant la circulation
des fumées.
[0008] De telles zones se rencontrent en particulier chaque fois que les produits sidérurgiques
subissent un choc thermique et/ou mécanique important dans le four.
[0009] Ces inconvénients importants dans un four de réchauffage seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre d'un four de type traditionnel à longerons tubulaires,
en référence aux figures 1 à 4.
[0010] Les figures 1 et 2 illustrent un four F à longerons tubulaires, de conception traditionnelle,
qui permet de mettre en oeuvre un chauffage des produits sidérurgiques circulant dans
ledit four en concernant à la fois les faces supérieure et inférieure de chacun des
produits convoyés.
[0011] Le four F comporte une enceinte 10 calorifugée dont les parois supérieure et inférieure
(ou sole) sont notées 11 et 12, et les parois gauche et droite, par référence au sens
de progression des produits sidérurgiques notés P dans le tunnel (sens indiqué par
la flèche 100), sont notées 13 et 14.
[0012] La figure 1 qui est une coupe selon I-I de la figure 2, illustre divers équipements
associés au convoyage des produits sidérurgiques dans le tunnel, ainsi que d'autres
équipements extérieurs associés à l'évacuation des fumées et au contrôle du process,
tandis que la figure 2, qui est une coupe selon II-II de la figure 1, permet de mieux
distinguer l'agencement des brûleurs latéraux, ici prévus tant au niveau supérieur
qu'inférieur par référence au niveau de convoyage des produits sidérurgiques P.
[0013] L'enceinte 10 comporte une zone amont d'enfournement 15 et une zone aval de défournement
16, qui sont équipées de portes non représentées ici. Un système d'enfournement 17
amène les produits P à réchauffer dans la zone d'enfournement 15, et un système de
défournement 18 évacue les produits P réchauffés au niveau de la zone de défournement
16.
[0014] Le four de réchauffage est équipé de moyens de convoyage notés 20 qui permettent
de faire progresser les produits sidérurgiques P à l'intérieur du tunnel de l'amont
vers l'aval dudit tunnel, lesdits produits sidérurgiques étant soumis à l'action des
brûleurs latéraux pour subir le réchauffage progressif désiré à l'intérieur de leur
masse. Ainsi que cela est mieux visible sur la figure 2, les produits sidérurgiques
P sont supportés par des longerons mobiles 21 et des longerons fixes 22 agencés en
alternance dans la direction longitudinale du four. Les longerons mobiles 21 ont des
quilles 23 qui traversent la paroi inférieure 12 du four et sont fixées sur une semelle
25 reposant sur un châssis 26. Les longerons fixes 22 ont quant à eux des quilles
24 qui sont ancrées dans la paroi inférieure 12 de l'enceinte du four. Ainsi que cela
est mieux visible sur la figure 1, le châssis 26 est équipé d'une pluralité de galets
27, 28, respectivement intercalés entre le châssis 26 et la semelle 25, et entre le
châssis 26 et des appuis 29 à plan incliné 29.1 Les galets supérieurs 27 sont entraînés
par des moyens non représentés ici. Lorsque le châssis 26 est poussé au moyen de vérins
non représentés ici au niveau de son extrémité amont (comme schématisé par la flèche),
les galets inférieurs 28 roulent sur les plans inclinés 29.1 des appuis 29, ce qui
induit un soulèvement de la semelle 25 et des longerons mobiles 21, et par suite un
soulèvement des produits sidérurgiques P qui reposent alors uniquement sur lesdits
longerons mobiles 21 en étant dégagés des longerons fixes 22. Les galets 27 sont alors
entraînés et peuvent alors procéder à un décalage d'un pas dans la direction longitudinale
du four de l'ensemble mobile ainsi soulevé et donc des produits sidérurgiques supportés
par celui-ci, après quoi les galets 27 sont stoppés et le châssis est débloqué, de
façon que les galets 28 redescendent sur les plans inclinés 29.1 des appuis 29, pour
une nouvelle position axiale de l'ensemble des produits sidérurgiques. Un tel processus
de convoyage en pas à pas, selon un cycle carré ou rectangulaire, est bien connu dans
le domaine des fours sidérurgiques.
[0015] Pour ce qui est des équipements extérieurs du four de réchauffage, on a illustré
ici une cheminée amont 31 servant à l'évacuation des fumées, et dont la sortie est
reliée à un réseau 32 d'évacuation des fumées issues de la combustion, ces fumées
étant ici évacuées vers des moyens de récupération d'énergie, avec par exemple un
échangeur de chaleur 33 transmettant l'énergie des fumées, ensuite évacuées par une
cheminée 34, à l'air de combustion amené par un ventilateur 35 à travers l'échangeur
de chaleur 33. Le contrôle du process est assuré à partir d'un centre de contrôle
38 qui est relié notamment par une ligne 37 à différents thermo-couples 36 intégrés
à la voûte de l'enceinte du four, qui servent à surveiller la température à différentes
abscisses du four afin de se conformer à une courbe de chauffage qui est prédéterminée
en fonctions des produits sidérurgiques concernés.
[0016] Les brûleurs latéraux équipant le four F permettent de réchauffer à la fois la face
supérieure et la face inférieure des produits sidérurgiques P passant au niveau des
flammes desdits brûleurs. Pour une meilleure identification des différents brûleurs
latéraux équipant le four, on utilisera une notation à deux lettres suivies d'un chiffre,
la première lettre étant G pour un brûleur associé à la paroi latérale gauche ou D
pour un brûleur associé à la paroi latérale droite, et la deuxième lettre étant S
pour un brûleur latéral associé au niveau supérieur ou I pour un brûleur latéral associé
au niveau inférieur, le chiffre correspondant quant à lui à l'index 1, 2,... k, ...
n de la rangée de brûleurs sensiblement disposée dans un plan vertical commun, de
l'amont vers l'aval du four. En l'espèce, on a représenté sept rangées de brûleurs
inférieurs et supérieurs, mais il ne s'agit naturellement que d'un exemple, dans la
mesure où l'on pourra prévoir un nombre différents de brûleurs, ou encore prévoir
deux ou trois brûleurs par pas de quilles dans certaines zones du four. Avec cette
notation, la coupe de la figure 2 permet ainsi de distinguer quatre brûleurs latéraux,
avec, du côté gauche, les brûleurs GS2 et GI2 respectivement supérieur et inférieur,
et, du côté droit, les brûleurs DS2 et DI2, respectivement supérieur et inférieur.
[0017] Dans certaines zones du four F, en particulier là où les produits sidérurgiques sont
susceptibles de subir un choc thermique et/ou mécanique important, on assiste à une
accumulation de la calamine qui tombe de la face inférieure des produits sidérurgiques.
[0018] Ce phénomène bien connu des spécialistes a été tout particulièrement constaté dans
les fours présentant au moins une zone où les longerons tubulaires sont interrompus
et décalés latéralement au niveau de cette interruption, avec en général une imbrication
des extrémités concernées à la manière d'un peigne.
[0019] Un tel agencement en quinconce est illustré sur la figure 3, qui est une coupe du
four F par un plan horizontal, sur laquelle on n'a représenté que les longerons mobiles
21 pour plus de clarté. On distingue sur la figure 3 une zone Z schématisée en pointillés
correspondant à la zone d'interruption des longerons mobiles, avec une imbrication
des extrémités aval des longerons amont 21 entre les extrémités amont des longerons
aval 21'. Ceci est intéressant pour égaliser la température sur la longueur des produits
sidérurgiques : en effet, les produits sidérurgiques P réchauffés présentent une alternance
de zones surchauffées (au niveau de l'appui sur les longerons) et de zones sous-chauffées
(entre les longerons), de sorte que la disposition en quinconce permet, à la transition,
de réchauffer plus les zones sous-chauffées et de réchauffer moins les zones surchauffées.
On obtient alors un profil de température correspondant à la courbe T représentée
sur la figure 3, dont l'amplitude est fortement réduite, ce qui traduit une meilleure
homogénéité de la température dans les produits P.
[0020] Une zone Z d'accumulation de calamine peut également se rencontrer dans d'autres
parties du four, plutôt dans la moitié aval du four, en particulier dans la zone de
défournement des produits sidérurgiques réchauffés.
[0021] La figure 4, qui est une coupe selon IV-IV de la figure 3, donc au niveau de la zone
Z de décalage latéral entre les longerons 21, 21' supportant les produits sidérurgiques
P, illustre la formation d'un entassement noté C de la calamine qui est tombée de
la face inférieure des produits P sur la sole 12 du four F.
[0022] Les brûleurs latéraux supérieurs GSk, DSk sont représentés en pointillés car ils
ne sont pas directement concernés. Par contre, les brûleurs latéraux inférieurs GIk,
DIk, sont quant à eux directement concernés. En effet, au fur et. à mesure que le
niveau de l'entassement de calamine C s'élève, l'action des brûleurs inférieurs GIk,
DIk, et aussi, dans une moindre mesure, celle des brûleurs inférieurs qui leur sont
directement adjacents, est perturbée, et la zone centrale des pièces P est moins bien
chauffée. La circulation des fumées est également gênée par l'obstacle que constitue
l'entassement de calamine C.
[0023] Par suite, il est nécessaire d'effectuer un décrassage périodique du four. De plus,
la durée de campagne entre deux décalaminages en est de facto écourtée, car il faut
arrêter le four pendant environ huit jours (avec trois jours pour refroidir le four,
et trois jours pour réchauffer le four).
OBJET DE L'INVENTION
[0024] L'invention a pour objet de concevoir un procédé de pilotage de brûleurs latéraux
d'un four de réchauffage sidérurgique permettant de pallier les inconvénients précités,
en particulier de lutter contre la formation d'un entassement excessif de calamine
sur la sole du four.
[0025] L'invention a également pour objet de concevoir un procédé de pilotage de tels brûleurs
latéraux qui tienne compte de la demande calorifique, celle-ci étant par exemple très
importante lors du redémarrage du four.
DEFINITION GENERALE DE L'INVENTION
[0026] Le problème technique précité est résolu conformément à l'invention grâce à un procédé
de brûleurs latéraux d'un four de réchauffage sidérurgique, le four comportant une
pluralité de brûleurs latéraux agencés pour réchauffer des produits sidérurgiques
circulant d'une extrémité à l'autre dudit four, caractérisé en ce que le pilotage
concerne les premier et second brûleurs se faisant essentiellement face d'au moins
une paire de brûleurs latéraux inférieurs, par référence au niveau de circulation
des produits sidérurgiques dans le four, dans une zone Z du four correspondant à une
accumulation de calamine tombant desdits produits sur la sole du four, la flamme desdits
premier et second brûleurs étant dirigée vers ladite accumulation de calamine, et
le pilotage est tel que les premier et second brûleurs sont allumés préfêrentiellement
en alternance, de façon que l'alternance de l'action mécanique exercée par leur flamme
favorise l'étalement de la calamine sur la sole du four, lesdits premier et second
brûleurs étant à cet effet dimensionnés pour développer une puissance de chauffe supérieure
à celle des autres brûleurs latéraux qui ne servent qu'à réchauffer les produits sidérurgiques
circulant dans le four, conformément à la revendication 1.
[0027] De préférence, le pilotage des premier et second brûleurs est indépendant du pilotage
des autres brûleurs latéraux du four, et n'est enclenché que lorsque l'accumulation
de la calamine sur la sole du four induit une perturbation considérée comme excessive,
sur l'action des brûleurs adjacents à la zone Z.
[0028] La zone Z précitée peut être une zone de décalage latéral entre des longerons supportant
les produits sidérurgiques, ou encore une zone de défournement du four.
[0029] Conformément à une caractéristique particulièrement avantageuse, le pilotage des
premier et second brûleurs est en mode impulsionnel et fonction de la demande calorifique
de la paire de brûleurs concernée, avec, lorsque ladite demande calorifique dépasse
un seuil prédéterminé, un temps déterminé de recouvrement pendant lequel les premier
et second brûleurs de ladite paire sont tous deux allumés.
[0030] De préférence, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé
, l'extinction du second brûleur allumé de la paire concernée coïncide sensiblement
avec la fin du temps de cycle entre deux allumages successifs du premier brûleur,
de façon à minimiser le temps de recouvrement pendant lequel le premier et le second
brûleurs sont tous deux allumés.
[0031] Avantageusement encore, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil
prédéterminé, les premier et second brûleurs de la paire concernée sont allumés exclusivement
en alternance durant la totalité du temps de cycle.
[0032] En particulier alors, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé,
les premier et second brûleurs de la paire concernée sont éteints pendant un temps
déterminé après l'extinction du premier brûleur allumé et avant l'allumage du second
brûleur éteint. On pourra alors prévoir que les premier et second brûleurs de la paire
concernée sont éteints pendant un autre temps déterminé, ou que l'extinction du second
brûleur allumé de la paire concernée coïncide sensiblement avec la fin du temps de
cycle entre deux allumages successifs du premier brûleur.
[0033] Par ailleurs enfin, on pourra prévoir que le seuil prédéterminé associé à la demande
calorifique est de l'ordre de 50%.
[0034] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lumière de la description qui va suivre, en référence aux figures 5 à 11 des
dessins annexés.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0035]
- la figure 1 est une coupe longitudinale d'un four de réchauffage à longerons tubulaires
de type traditionnel, et la figure 2 est une coupe transversale selon la ligne II-II
de la figure 1 de ce four à longerons tubulaires ;
- la figure 3 est une vue de dessus du four en coupe longitudinale illustrant une zone
Z à décalage latéral de longerons, qui est une zone privilégiée pour la chute de calamine
sur la sole du four ;
- la figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 3 montrant l'accumulation de calamine
dans la partie centrale de la zone Z précitée ;
- les figures 5 et 6 sont des vues en coupe analogues à celle de la figure 4, illustrant
le procédé de pilotage selon l'invention de la paire concernée de brûleurs latéraux
inférieurs, avec l'action mécanique alternée des flammes sur l'accumulation de calamine
;
- les figures 7 et 8 sont des diagrammes illustrant le pilotage des brûleurs inférieurs
associés au décalaminage, respectivement dans le cas d'une faible demande calorifique
et d'une forte demande calorifique ;
- la figure 9 illustre une variante du pilotage en cas de forte demande calorifique
;
- les figures 10 et 11 illustrent enfin deux autres variantes de fonctionnement en cas
de faible demande calorifique.
DESCRIPTION DETAILLEE DES MODES DE REALISATION PREFERES DE L'INVENTION
[0036] On va maintenant décrire plus en détail le procédé de pilotage en mode impulsionnel
des brûleurs latéraux inférieurs associés à l'action de décalaminage conforme à l'invention.
[0037] Dans sa définition la plus générale, le procédé de pilotage des brûleurs latéraux
inférieurs associés à l'action de décalaminage conforme à l'invention.
[0038] Dans sa définition la plus générale, le procédé de pilotage concerne les premier
et second brûleurs se faisant essentiellement face d'au moins une paire de brûleurs
latéraux inférieurs dans une zone Z du four correspondant à une accumulation de calamine
C tombant des produits sidérurgiques sur la sole du four, la flamme desdits premier
et second brûleurs étant dirigée vers ladite accumulation de calamine, et le pilotage
est tel que les premier et second brûleurs sont allumés préférentiellement en alternance,
de façon que l'alternance de l'action mécanique exercée par leur flamme favorise l'étalement
de la calamine sur la sole du four.
[0039] Sur les figures 5 et 6, on a ainsi illustré une telle action alternée des brûleurs
de décalaminage conforme à une caractéristique essentielle de l'invention.
[0040] En figure 5, le premier brûleur GIk est allumé, et le second brûleur DIk est éteint.
La flamme du brûleur GIk est dirigée sur l'entassement de calamine C, et l'action
mécanique de cette flamme agit directement sur une zone CG de l'entassement de calamine.
[0041] En figure 6, le second brûleur DIk est allumé, et le premier brûleur GIk est éteint.
La flamme du brûleur DIk est dirigée sur l'entassement de calamine C, et l'action
mécanique de cette flamme agit directement sur une zone CD de l'entassement de calamine.
[0042] On comprend alors que l'alternance de l'allumage des brûleurs GIk, DIk favorise l'étalement
de la calamine sur la sole 12 du four. Les éventuels brûleurs supérieurs GSk, DSk
pourront quant à eux être pilotés en continu ou en alternance selon les besoins.
[0043] Les brûleurs de décalaminage pourront faire partie des brûleurs de réchauffage, avec
alors un pilotage dédié, ou seront des brûleurs exclusivement réservés au décalaminage,
avec alors un pilotage qui est indépendant du pilotage des autres brûleurs latéraux
du four. L'avantage d'utiliser des brûleurs spécialement dédiés au décalaminage est
que l'on peut prévoir des brûleurs dimensionnés pour développer une puissance de chauffe
supérieure à celle des autres brûleurs latéraux qui ne servent qu'à réchauffer les
produits sidérurgiques circulant dans le four. On pourra bien entendu utiliser plus
d'une paire de brûleurs dédiés au décalaminage, notamment dans des zones à forte concentration
de calamine.
[0044] De préférence, le pilotage des brûleurs de décalaminage n'est enclenché que lorsque
l'accumulation de calamine sur la sole du four induit une perturbation considérée
comme excessive sur l'action des brûleurs adjacents à la zone Z.
[0045] Comme indiqué plus haut, la zone dite « zone Z » pourra être une autre zone du four,
en particulier la zone de défournement où les produits sidérurgiques subissent toujours
un choc thermique et/ou mécanique plus ou moins important.
[0046] Il est par ailleurs intéressant de prévoir que le pilotage des brûleurs de décalaminage
GIk, DIk est en mode impulsionnel, c'est-à-dire en tout ou rien, et fonction de la
demande calorifique de la paire de brûleurs concernée.
[0047] Il est rappelé que la « demande calorifique » correspond au rapport entre le temps
d'allumage d'un brûleur et le temps de cycle, lequel temps de cycle correspond à la
durée entre deux allumages successifs d'un même brûleur, par exemple le premier brûleur
de la paire de brûleurs concernée.
[0048] Le pilotage en fonction de la demande calorifique permet de tenir compte de situations
particulières, par exemple un redémarrage du four pour lequel la demande calorifique
est très élevée, ou encore en cas d'accumulations de calamine qui sont variables du
fait du réchauffement de produits sidérurgique différents.
[0049] De préférence, lorsque la demande calorifique dépasse un seuil prédéterminé, le pilotage
des brûleurs de décalaminage impose un temps Δt de recouvrement pendant lequel les
premier et second brûleurs de la paire concernée sont tous deux allumés.
[0050] On va maintenant se reporter aux figures 7 à 11 qui illustrent divers modes d'exécution
d'un tel procédé de pilotage en mode impulsionnel, avec alternance, des brûleurs de
décalaminage.
[0051] Sur les diagrammes des figures 7 à 11, on a illustré un fonctionnement en tout ou
rien conformément au mode impulsionnel, le ou les brûleurs étant soit allumés, soit
éteints, l'allumage correspondant à une ordonnée constante pendant une durée déterminée
et l'extinction à une ordonnée nulle. Pour le ou les brûleurs de gauche la puissance
de chauffe est notée Qg, tandis que pour le ou les brûleurs de droite la puissance
de chauffe est notée Qd. L'intervalle de temps maximum représenté, limité par une
ligne verticale pointillée, correspond à la durée du temps de cycle, c'est-à-dire
à l'intervalle de temps séparant deux allumages successifs du ou des premiers brûleurs,
en l'espèce les brûleurs de gauche.
[0052] Dans la présente description, on entend par « faible demande » une demande calorifique
(DC) qui est inférieure à un seuil prédéterminé, par exemple de l'ordre de 50%. Au
delà de ce seuil prédéterminé, on considérera que la demande calorifique (DC) est
dite « forte ».
[0053] Sur la figure 7, la situation est celle d'une faible demande calorifique (DC), de
sorte que les rectangles hachurés correspondant à l'allumage des brûleurs de gauche
ou de droite sont de faible longueur.
[0054] De préférence, le pilotage sera alors choisi de telle façon que les premier et second
brûleurs de la ou de chaque paire amont concernée sont allumés exclusivement en alternance
durant la totalité du temps de cycle. On trouve alors un intervalle de temps noté
Δt
1 pendant lequel les premier et second brûleurs de chaque paire sont éteints. L'intervalle
Δt
1, qui est plus ou moins long, sépare ainsi l'extinction du ou des premiers brûleurs
allumés de l'allumage du ou des seconds brûleurs éteints. On constate également sur
la figure 7 que l'extinction du ou des seconds brûleurs allumés de la ou de chaque
paire amont concernée coïncide sensiblement avec la fin du temps de cycle entre deux
allumages successifs du premier brûleur (Δt
2=0). Ceci ne constitue qu'un cas particulier, et l'on a illustré sur la figure 10
une variante dans laquelle, tout en ayant un allumage exclusivement en alternance
durant la totalité du temps de cycle, on trouve un intervalle de temps noté Δt
2 pendant lequel les premier et second brûleurs de la ou de chaque paire amont sont
éteints après l'extinction du second brûleur allumé.
[0055] L'alternance exclusive qui vient d'être décrite pour le cas d'un fonctionnement à
faible demande calorifique apparaît comme étant la plus avantageuse d'après les simulations
effectuées par la demanderesse. L'invention n'est cependant pas limitée à un tel mode
de pilotage, et l'on pourra prévoir en variante un temps de recouvrement Δt pendant
lequel le ou les premiers et le ou les seconds brûleurs sont tous allumés. Une telle
variante est illustrée sur la figure 11. Il est aisé de comprendre que cette variante
est a priori légèrement moins performante que le pilotage selon la figure 7 ou la
figure 10, dans la mesure où le temps de recouvrement Δt correspond à une action symétrique
simultanée des flammes des deux brûleurs, ce qui « casse » moins l'entassement de
calamine, de sorte que ce temps de recouvrement Δt devra dans la pratique être réduit
au minimum.
[0056] La figure 8 correspond à un mode de fonctionnement en cas de forte demande calorifique
(DC), par exemple supérieure à 50%.
[0057] La longueur de chaque rectangle grisé correspondant à une période d'allumage du ou
des brûleurs gauche ou droit est alors plus longue que précédemment. Dans ce cas,
et conformément à une caractéristique de l'invention, il existe un temps Δt de recouvrement
pendant lequel les premier et second brûleurs de la ou de chaque paire amont concernés
sont tous deux allumés.
[0058] Les simulations effectuées par la demanderesse tendent à montrer que les meilleurs
résultats sont effectivement obtenus en minimisant l'intervalle de recouvrement Δt
précité. Cette optimisation correspond au diagramme de la figure 8, pour lequel l'extinction
du second brûleur allumé de la ou de chaque paire amont concernée coïncide sensiblement
avec la fin du temps de cycle. Ceci correspond à une hypothèse où l'intervalle de
temps Δt
2 est nul.
[0059] On pourra naturellement en variante prévoir un intervalle de temps Δt
2 non nul, c'est-à-dire un intervalle de temps pendant lequel les premier et second
brûleurs de la ou de chaque paire amont concernée sont éteints après l'extinction
du second brûleur allumé. Cette hypothèse est illustrée sur la figure 9. Dans ce cas
cependant, plus la demande calorifique sera importante, plus l'intervalle de recouvrement
Δt sera grand, et on va tendre alors à perdre de plus en plus les avantages de l'alternance
du fait d'un recouvrement excessif.
[0060] Par suite, les diagrammes des figures 7 et 8, correspondant respectivement à un fonctionnement
à faible et forte demande calorifique (DC), illustrent un pilotage qui est considéré
comme optimal au regard des simulations effectuées par la demanderesse.
[0061] On est ainsi parvenu à concevoir un mode de pilotage des brûleurs latéraux inférieurs
associés à une ou des zones du four à forte accumulation de calamine sur la sole dudit
four qui favorise l'étalement de la calamine sur ladite sole, et ce en fonction des
besoins, tout en conservant le maximum de flexibilité pour le fonctionnement du four.
[0062] En plus des avantages directs relatifs à la diminution des perturbations induites
par un entassement excessif de calamine sur la sole du four et à l'amélioration de
l'écoulement des fumées, l'invention procure une augmentation notable des durées de
campagne entre deux décalaminages du four de réchauffage, car la calamine met plus
de temps pour atteindre le niveau de remplissage maximum admissible.
1. Procédé de pilotage de brûleurs latéraux d'un four de réchauffage sidérurgique, le
four comportant une pluralité de brûleurs latéraux agencés pour réchauffer des produits
sidérurgiques circulant d'une extrémité à l'autre dudit four, caractérisé en ce que le pilotage concerne les premier et second brûleurs se faisant essentiellement face
(GIk, DIk) d'au moins une paire de brûleurs latéraux inférieurs, par référence au
niveau de circulation des produits sidérurgiques dans le four, dans une zone (Z) du
four correspondant à une accumulation de calamine tombant desdits produits sur la
sole du four, la flamme desdits premier et second brûleurs étant dirigée vers ladite
accumulation de calamine (C), et le pilotage est tel que les premier et second brûleurs
(GIk, DIk) sont allumés préférentiellement en alternance, de façon que l'alternance
de l'action mécanique exercée par leur flamme favorise l'étalement de la calamine
sur la sole du four, lesdits premier et second brûleurs étant à cet effet dimensionnés
pour développer une puissance de chauffe supérieure à celle des autres brûleurs latéraux
qui ne servent qu'à réchauffer les produits sidérurgiques circulant dans le four.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pilotage des premier et second brûleurs (GIk, DIk) est indépendant du pilotage
des autres brûleurs latéraux du four, et n'est enclenché que lorsque l'accumulation
de la calamine sur la sole du four induit une perturbation considérée comme excessive
sur l'action des brûleurs adjacents à la zone (Z).
3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la zone (Z) est une zone de décalage latéral entre des longerons (21, 21') supportant
les produits sidérurgiques.
4. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la zone (Z) est une zone de défournement du four.
5. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que le pilotage des premier et second brûleurs (GIk, DIk) est en mode impulsionnel et
fonction de la demande calorifique de la paire de brûleurs concernée, avec, lorsque
ladite demande calorifique dépasse un seuil prédéterminé, un temps (Δt) de recouvrement
pendant lequel les premier et second brûleurs de ladite paire sont tous deux allumés.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé , l'extinction
du second brûleur allumé (DIk) de la paire concernée coïncide sensiblement avec la
fin du temps de cycle entre deux allumages successifs du premier brûleur (GIk), de
façon à minimiser le temps de recouvrement (Δt) pendant lequel le premier et le second
brûleurs (GIk ; DIk) sont tous deux allumés.
7. Procédé selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisé en ce que, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé, les premier
et second brûleurs (GIk ; DIk) de la paire concernée sont allumés exclusivement en
alternance durant la totalisté du temps de cycle.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé, les premier
et second brûleurs (GIk ; DIk) de la paire concernée sont éteints pendant un temps
(Δt1) après l'extinction du premier brûleur allumé (GIk) et avant l'allumage du second
brûleur éteint (DIk).
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé, les premier
et second brûleurs (GIk ; DIk) de la paire concernée sont éteints pendant un temps
(Δt2).
10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que, lorsque la demande calorifique est inférieure audit seuil prédéterminé, l'extinction
du second brûleur allumé (DIk) de la paire concernée coïncide sensiblement avec la
fin du temps de cycle entre deux allumages successifs du premier brûleur (GIk).
11. Procédé selon l'une des revendications 5 à 10, caractérisé en que le seuil prédéterminé
associé à la demande calorifique est de l'ordre de 50%.
1. Verfahren zur Steuerung von seitlichen Brennern eines Eisen- und Stahlvorwärmofens,
wobei der Ofen eine Vielzahl von seitlichen Brennern umfasst, die so ausgebildet sind,
dass sie Eisen- und Stahlprodukte, die von einem Ende des Ofens zum anderen durchlaufen,
vorwärmen, dadurch gekennzeichnet, dass die Steuerung die einander im Wesentlichen gegenüberstehenden (GIk, DIk) ersten und
zweiten Brenner mindestens eines Paares von unteren seitlichen Brennern in Bezug auf
eine Durchlaufhöhe der Eisen- und Stahlprodukte im Ofen in einer Zone (Z) des Ofens
betrifft, die einer Ansammlung von Zunder entspricht, der von den Produkten auf den
Boden des Ofens herunterfällt, wobei die Flamme der ersten und zweiten Brenner auf
die Ansammlung von Zunder (C) gerichtet ist und die Steuerung derart ist, dass die
ersten und zweiten Brenner (GIk, Dlk) vorzugweise abwechselnd gezündet werden, derart,
dass der Wechsel der mechanischen Wirkung, die von deren Flamme ausgeübt wird, die
Ausbreitung des Zunders auf dem Boden des Ofens begünstigt, wobei die ersten und zweiten
Brenner zu diesem Zweck so bemessen sind, dass sie eine Heizleistung entwickeln, die
größer als die der anderen seitlichen Brenner ist, welche nur dazu dienen, die Eisen-
und Stahlprodukte, die den Ofen durchlaufen, vorzuwärmen.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Steuerung der ersten und zweiten Brenner (GIk, Dlk) unabhängig von der Steuerung
der anderen seitlichen Brenner des Ofens ist und nur eingeschaltet wird, wenn die
Ansammlung von Zunder auf dem Boden des Ofens zu einer Störung führt, die als übermäßig
auf die Wirkung der an die Zone (Z) angrenzenden Brenner angesehen wird.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Zone (Z) eine Zone eines seitlichen Versatzes zwischen Längsträgern (21, 21')
ist, die die Eisen- und Stahlprodukte tragen.
4. Verfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Zone (Z) eine Austragszone des Ofens ist.
5. Verfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Steuerung der ersten und zweiten Brenner (Glk, Dlk) im Impulsmodus und abhängig
vom Wärmebedarf des betreffenden Paares von Brennern erfolgt, mit, wenn der Wärmebedarf
einen vorgegebenen Schwellwert überschreitet, einer Überdeckungszeit (Δt), während
der der erste und der zweite Brenner des Paares alle beide gezündet sind.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn der Wärmebedarf kleiner als der vorgegebene Schwellwert ist, das Löschen des
gezündeten zweiten Brenners (DIk) des betreffenden Paares im Wesentlichen mit dem
Ende der Zykluszeit zwischen zwei aufeinanderfolgenden Zündungen des ersten Brenners
(GIk) zusammenfällt, derart, dass die Überdeckungszeit (Δt), während der der erste
und der zweite Brenner (Glk, DIk) alle beide gezündet sind, auf ein Minimum herabgesetzt
wird.
7. Verfahren nach Anspruch 5 oder Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn der Wärmebedarf kleiner als der vorgegebene Schwellwert ist, der erste und
der zweite Brenner (Glk, Dlk) des betreffenden Paares während der gesamten Zykluszeit
ausschließlich abwechselnd gezündet werden.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn der Wärmebedarf kleiner als der vorgegebene Schwellwert ist, der erste und
der zweite Brenner (GIk; DIk) des betreffenden Paares für eine Zeit (Δt1) nach dem Löschen des gezündeten ersten Brenners (Glk) und vor dem Zünden des abgestellten
zweiten Brenners (Dlk) abgestellt sind.
9. Verfahren nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn der Wärmebedarf kleiner als der vorgegebene Schwellwert ist, der erste und
der zweite Brenner (GIk; Dlk) des betreffenden Paares für eine Zeit (Δt2) abgestellt sind.
10. Verfahren nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn der Wärmebedarf kleiner als der vorgegebene Schwellwert ist, das Löschen des
gezündeten zweiten Brenners (Dlk) des betreffenden Paares im Wesentlichen mit dem
Ende der Zykluszeit zwischen zwei aufeinanderfolgenden Zündungen des ersten Brenners
(GIk) zusammenfällt.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 5 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass der mit dem Wärmebedarf verbundene vorgegebene Schwellwert in der Größenordnung von
50% ist.
1. A method of controlling lateral burners of a steelmaking heating furnace, the furnace
including a plurality of lateral burners arranged to heat steelmaking products traveling
from one end of said furnace to the other, the method being characterized in that the control is applied to the essentially facing first and second burners (GIk, DIk)
of at least one pair of lateral burners that are low relative to the travel level
of the steelmaking products in the furnace, in a zone (Z) of the furnace that corresponds
to an accumulation of scale dropping from said products onto the furnace bottom, the
flames of said first and second burners being directed towards said accumulation of
scale (C), and the control being such that the first and second burners (GIk, DIk)
are preferably ignited in alternation, so that the alternation of the mechanical action
exerted by their flames encourages spreading of the scale over the furnace bottom,
said first and second burners being dimensioned for this purpose so as to develop
heating power that is greater than the heating power of the other lateral burners
that serve only to heat the steelmaking products traveling in the furnace.
2. A method according to claim 1, characterized in that the control of the first and second burners (GIk, DIk) is independent of the control
of the other lateral burners of the furnace, and is engaged only when the accumulation
of scale on the furnace bottom leads to disturbance that is considered to be excessive
on the action of the burners adjacent to the zone (Z).
3. A method according to claim 1 or claim 2, characterized in that the zone (Z) is a lateral offset zone between length members (21, 21') supporting
the steelmaking products.
4. A method according to claim 1 or claim 2, characterized in that the zone (Z) is a drop zone of the furnace.
5. A method according to claim 1 or claim 2, characterized in that the first and second burners (GIk, DIk) are controlled in pulsed mode and as a function
of the demand for heat from the pair of burners concerned, and when said demand for
heat exceeds a predetermined threshold there is provided an overlap time (Δt) during
which the first and second burners of said pair are both ignited.
6. A method according to claim 5, characterized in that when the demand for heat is less than said predetermined threshold, extinction of
the second ignited burner (DIk). of the pair in question coincides substantially with
the end of the cycle time between two successive ignitions of the first burner (GIk),
so as to minimize the overlap time (Δt) during which the first and second burners
(GIk; DIk) are both ignited.
7. A method according to claim 5 or claim 6, characterized in that, when the demand for heat is less than said predetermined threshold, the first and
second burners (GIk; DIk) of the pair in question are ignited exclusively in alternation
throughout the entire cycle time.
8. A method according to claim 7, characterized in that, when the demand for heat is less than said predetermined threshold, the first and
second burners (GIk; DIk) of the pair in question are both extinguished during a time
(Δt1) after extinguishing the ignited first burner (GIk) and before igniting the extinguished
second burner (DIk).
9. A method according to claim 8, characterized in that, when the demand for heat is less than said predetermined threshold, the first and
second burners (GIk; DIk) of the pair in question are extinguished for a time (Δt2).
10. A method according to claim 8, characterized in that, when the demand for heat is less than said predetermined threshold, extinction of
the ignited second burner (DIk) of the pair in question coincides substantially with
the end of the cycle time between two successive ignitions of the first burner (GIk).
11. A method according to any one of claims 5 to 10, characterized in that the predetermined threshold associated with the heat demand is about 50%.