[0001] L'invention concerne à titre principal un échangeur thermique, constitué par un empilement
de plaquettes creuses, qui possède de très hautes performances, c'est-à-dire une très
grande conductance volumique associée à une surface frontale réduite, un besoin de
faibles puissances mécaniques pour la propulsion des fluides concernés et la possibilité
de traiter des fluides liquides et/ou gazeux, à pressions différentielles et températures
relativement élevées.
[0002] L'invention concerne également, à titre second, des échangeurs thermiques semblables
au précédent, globalement moins performants que lui mais susceptibles de mieux convenir
à certaines applications particulières.
[0003] Les échangeurs thermiques à plaquettes creuses ont des performances très supérieures
à celles des échangeurs à ailettes métalliques pleines des radiateurs pour moteurs
thermiques. En effet, pour une même conductance volumique, dans un tel échangeur thermique
liquide/gaz, l'écart entre plaquettes creuses contiguës est beaucoup plus grand que
celui entre ailettes pleines. De la sorte, le poids des premiers, leur encombrement,
leur surface frontale et les puissances consommées (pompage de liquide(s) et/ou ventilation
de gaz), sont nettement inférieurs à ceux des seconds. Et cependant, les échangeurs
thermiques à ailettes métalliques pleines demeurent d'un usage universel dans de nombreux
domaines. Dans ces conditions, lorsque les moteurs thermiques sont équipés de radiateurs
eau/air usuels, la surface frontale (maître couple) de ces radiateurs mesure environ
0,3 dm
2 par kW à évacuer, cependant que leur mise en oeuvre consomme une puissance mécanique
(ventilation et pompage) qui égale jusqu'à 10% de la puissance thermique à dissiper,
voire plus si les écarts de température sont faibles. Ce qui montre tout l'intérêt
des échangeurs thermiques à plaquettes creuses.
[0004] Des échangeurs thermiques, constitués par un empilement monobloc de plaquettes creuses
en polymère, en verre ou en métal, sont décrits dans le brevet européen
EP 1 579 163 B1, accordé à TET. Le procédé pour réaliser l'un de ces échangeurs consiste à fabriquer,
par thermo-soufflage d'une paraison en polymère, une ébauche en forme d'accordéon,
dotée de soufflets biconvexes, à parois gaufrées par des bossages alternatifs à fortes
pentes, puis à en effectuer une compression contrôlée. A la suite de cette compression,
ces soufflets prennent la forme définitive d'un empilement monobloc de plaquettes
creuses rigides, à canal interne mince, raccordées à deux collecteurs internes. De
tels échangeurs thermiques monoblocs en polymère fournissent des résultats tout à
fait satisfaisants pour de nombreuses applications, aussi longtemps que la conductance
volumique recherchée demeure moyenne (au plus 20 W/°C/dm
3) et que les fluides traités sont à pression différentielle modérée (au plus 0,1 MPa)
et à température peu élevée (< 100°C). En effet, dans de nombreux cas particuliers,
leurs avantages de poids, de coût, d'encombrement et de puissances consommées (3 à
5% de la puissance thermique à évacuer) compensent largement ces performances limitées,
notamment lorsque l'écart de température initial entre les deux fluides concernés
est relativement faible (< 60°C).
[0005] Cet échangeur thermique monobloc, formé de plaquettes creuses à parois gaufrées en
polymère, présente un intérêt multiple. Ses parois concilient une certaine raideur
et une certaine finesse, qui sont deux caractères antinomiques, de sorte que son poids,
son coût, son encombrement sont faibles. Son canal interne mince permet, malgré un
écoulement laminaire du liquide de refroidissement, d'obtenir une bonne conductance
thermique entre ce liquide et la paroi de la plaquette creuse. En revanche, ses parois
gaufrées engendrent une turbulence relativement importante dans l'écoulement de l'air
entre plaquettes qui permet de notablement augmenter l'écart entre elles. Ce qui diminue
considérablement l'énergie nécessaire pour propulser de l'air entre ces plaquettes.
De plus, cette turbulence importante de l'air circulant entre les plaquettes augmente
la conductivité thermique apparente de cet air et donc la conductance thermique globale
de l'échangeur.
[0006] Mais l'expérience a montré que cette technique en deux étapes, thermo-soufflage puis
compression contrôlée des soufflets biconvexes d'une ébauche en polymère, bute sur
des résultats limités, dès que l'on cherche à augmenter le niveau des performances
recherchées et notamment la conductance volumique de l'échangeur thermique ainsi réalisé.
En effet, avec cette technique, il est impossible de complètement maîtriser le processus
de fabrication en deux étapes d'un empilement monobloc de plaquettes creuses, pour
ce qui concerne les épaisseurs du canal interne et celles des parois des plaquettes,
bien que ces épaisseurs soient des paramètres déterminants pour la valeur de la conductance
volumique de l'échangeur. En pratique, cela se traduit, pour le canal interne des
plaquettes creuses, par une épaisseur ayant une valeur moyenne d'environ deux millimètres,
avec une dispersion d'au moins trente pour cent. Pour ce qui concerne l'épaisseur
de leurs parois, la valeur moyenne est de l'ordre du millimètre et la dispersion d'environ
cinquante pour cent, cette dispersion étant essentiellement due à l'amincissement
irrégulier de la paroi au cours du thermo-soufflage de l'ébauche.
[0007] En plus de cette limitation de performances imputable à ces problèmes d'épaisseur,
il faut noter que la présence des collecteurs internes des plaquettes creuses empilées
ajoute un autre volet à cette limitation : la création d'un canal central, commun
à toutes ces plaquettes creuses, qui permet un écoulement direct rapide du liquide
entre ces deux collecteurs. De ce fait, ce canal central relativement large ne participe
guère à l'échange thermique recherché.
[0008] Des dispositifs de refroidissement à hautes performances, pour applications diverses,
sont décrits dans la demande allemande
DE 102 18 274 et la demande internationale publiée
WO 2006/010822, déposée par TET. Dans les dispositifs connus de la demande internationale, les radiateurs
sont des échangeurs thermiques réalisés selon le procédé du brevet européen de TET.
Pour une application particulière (le refroidissement des gaz d'échappement d'un moteur
Diesel en vue de leur recyclage), il est prévu dans cette demande d'utiliser un échangeur
thermique mono-bloc à plaquettes creuses métalliques, susceptible de supporter une
pression différentielle et une température beaucoup plus élevées que celles auxquelles
un échangeur monobloc en polymère peut être soumis. A cet effet, l'ébauche métallique
en accordéon de cet échangeur thermique devait être fabriquée par hydroformage. Cette
technique connue semble prometteuse dans le domaine des échangeurs thermiques monoblocs
à plaquettes métalliques creuses mais, pour le moment, elle n'a pas encore pu être
correctement mise en oeuvre et, en outre, elle est elle-même limitée quant à son efficacité
théorique. En effet, comme la résistivité thermique des liquides de refroidissement,
eau ou huile, est élevée, la résistance thermique de la couche de liquide, en écoulement
laminaire dans de telles plaquettes creuses, est inévitablement importante, compte
tenu d'une épaisseur moyenne d'au moins 2 mm. Ce qui enlève une grande part d'intérêt
à la faible résistance thermique qui serait apportée par les parois métalliques envisagées.
[0009] En conséquence, une autre façon de réaliser des échangeurs thermiques métalliques
a dû être développée pour plusieurs applications particulières, notamment pour celle
initialement prévue et, plus généralement, pour tout dispositif impliquant de pouvoir
disposer d'échangeurs thermiques à très hautes performances. A cet effet, ces nouveaux
échangeurs métalliques devront posséder poids, encombrement, surface frontale et puissances
mécaniques consommées, aussi réduits que ceux des échangeurs monoblocs visés plus
haut. Et cela, tout en ayant une conductance volumique beaucoup plus élevée (au moins
100 W/°C/dm
3, par exemple) et, surtout, la possibilité de correctement fonctionner à des pressions
différentielles et des températures importantes, par exemple de 1 MPa et 600°C. Et,
dérivés de ces premiers échangeurs métalliques, d'autres moins performants en polymère
ou en verre sont également possibles, qui concernent des applications particulières
spécifiques, notamment celles utilisant des fluides corrosifs.
[0010] Pour ce faire, contrairement aux échangeurs métalliques monoblocs, initialement prévus
pour un refroidissement des gaz d'échappement des moteurs Diesel, les nouveaux échangeurs
thermiques, notamment prévus pour cet emploi particulier, devront être dotés de plaquettes
creuses métalliques, pourvues d'un canal interne aussi fin et précis que possible
et de parois à la fois rigides et très fines. Quant aux caractéristiques générales
d'un tel échangeur thermique, elles seront bien évidemment totalement différentes
de celles des précédents. Elles seront empruntées à un dispositif d'échange thermique
lourd et encombrant, développé pour le refroidissement des transformateurs électriques
des réseaux de distribution, décrit dans les brevets
US 3 153 447 de
1964 et
US 3 849 851 de
1974. Ce dispositif est constitué par de grandes plaques métalliques creuses à parois
gaufrées, raccordées par soudure à deux collecteurs externes, adaptées à être verticalement
disposées et refroidies par de l'air circulant par convection naturelle.
[0011] Le premier objet de l'invention est un échangeur thermique à hautes performances,
formé de plaquettes creuses à fines parois métalliques raidies par un gaufrage approprié,
ayant à la fois poids, encombrement et surface frontale réduits, puissances mécaniques
consommées faibles et conductance volumique très élevée, tout en étant bien adapté
à une industrialisation fiable aisément maîtrisable et, en outre, susceptible de traiter
des fluides liquides et/ou gazeux, à températures et/ou pressions différentielles
importantes.
[0012] Le deuxième objet de l'invention concerne des échangeurs thermiques perfectionnés,
semblables au précédent, moins performants que lui, mais mieux adaptés à des applications
particulières déterminées, différentes de celles de ce précédent, comportant un empilement
de plaquettes creuses, à parois minces en polymère ou en verre, raidies par un gaufrage
approprié.
[0013] Le troisième objet de l'invention est un radiateur compact à surface frontale réduite,
réalisé à partir de ces échangeurs thermiques perfectionnés, possédant une conductance
thermique élevée et nécessitant des puissances de pompage et de ventilation très faibles.
[0014] Selon l'invention, un échangeur thermique à poids et encombrement réduits et à conductance
volumique très élevée, adapté à traiter des fluides à grandes pressions différentielles
et hautes températures, dans lequel:
- des plaquettes métalliques creuses, à canal interne mince, sont empilées à pas constant
et raccordées à des collecteurs externes ;
- ces plaquettes comportent une zone centrale gaufrée, située entre deux zones de raccordement
dotées d'embouchures étroites à surface sensiblement égale à celle d'une section transversale
de la zone centrale ;
- les parois de ces plaquettes ont été réalisées par emboutissage et découpe d'une feuille
de métal;
- les bords latéraux des deux parois d'une plaquette creuse sont soudés ;
- l'écart entre les facettes en regard est uniforme, très étroit, exactement connu et
pratiquement constant, dans la plage des pressions différentielles prévues ;
- les espaces de séparation des plaquettes sont relativement étroits;
est
caractérisé en ce que :
- les parois de chaque plaquette creuse sont à la fois rigides et très fines, leur zone
centrale gaufrée présentant une ou plusieurs suites de bossages alternatifs alignés,
dotés de facettes écrouies à fortes pentes, créant un nombre important d'arêtes vives,
orientées dans des directions obliques ou perpendiculaires à l'alignement des bossages.
[0015] Avant de commenter l'intérêt de ces dispositions nouvelles, on notera que dans les
brevets US concernés, l'épaisseur des parois des plaques n'a pas besoin d'être fine
et leur rigidité n'est pas un problème particulier, de sorte que le gaufrage de la
zone centrale de ces parois n'est pas la solution à un problème de raideur qui, dans
ce cas, n'existe pratiquement pas. En effet, une épaisseur adéquate de parois réalisées
en un métal usuel y pourvoit sans difficulté. Il s'agit seulement d'augmenter la surface
d'échange thermique des plaques sans en augmenter les dimensions. Cela est fait par
des ondulations longitudinales qui résultent d'enfoncements relativement faibles,
réalisés à pas constant dans les parois. Le profil particulier des ces ondulations
est représenté: il est banal et ne peut guère être caractérisé par une originalité
quelconque, cet aspect des choses n'ayant aucun intérêt dans ce type d'échangeurs.
En revanche, du fait de ces ondulations, le canal interne des plaques creuses possède
une épaisseur ondulante qui varie symétriquement autour d'une valeur moyenne relativement
importante. Et les parois de ce canal interne ne comportent pas de facettes pentues
en regard.
[0016] Selon la première disposition de l'invention, il s'agit tout d'abord de plaquettes
à parois rigides très fines (par exemple, 0,15 mm pour certains aciers) auxquelles
leur écrouissage, obtenu « en prime » à l'occasion d'un emboutissage standard (à froid),
confère une dureté et une limite d'élasticité particulièrement grandes : chaque facette
de ces creux et bosses intervient comme une lamelle raide et, en outre, chaque arête
vive se comporte comme une poutrelle dans laquelle ces lamelles sont encastrées. Ces
lamelles ne peuvent donc prendre qu'une flèche très limitée, sous l'action des pressions
différentielles appliquées. En particulier lorsque la surpression est externe, cette
flèche demeure toujours nettement inférieure à la moitié de l'épaisseur interne des
plaquettes creuses, laquelle épaisseur, mesurée entre les facettes des bossages, est
par construction exactement connue et particulièrement réduite (0,3 mm, par exemple).
Cela évite tout contact entre parois de facettes en regard de sorte que la fonction
d'échange thermique entre les deux fluides est toujours correctement assurée.
[0017] Dans ces conditions, chaque plaquette creuse bosselée selon l'invention doit sa remarquable
raideur primaire au fait que le métal constitutif de ses parois est écroui et que,
en outre, ses bossages alternatifs en augmentent notablement le moment d'inertie.
Ces lamelles très fines doublement raides sont alors en mesure de parfaitement jouer
un rôle d'échangeur efficace de chaleur entre les deux fluides qui circulent le long
de leurs deux faces, même s'il existe une forte pression différentielle entre ces
fluides. Les caractéristiques immédiates de ces bossages alternatifs emboutis, qui
doivent assurer cette raideur, défmissent le socle de l'invention. Elles se traduisent
par des facettes écrouies à fortes pentes, engendrées par des allongements locaux
importants de la feuille plane initiale, qui créent ainsi de nombreuses lamelles très
fines et très raides dont tous les bords sont encastrés dans des poutrelles constituées
par les arêtes vives des bossages.
[0018] Les arêtes vives des dièdres, que forment entre elles ces facettes fortement pentues,
ont un second effet connu, celui d'augmenter la conductivité thermique apparente de
l'air : les arêtes, à orientations obliques et/ou perpendiculaires au sens d'écoulement
de cet air, ont pour effet d'engendrer des turbulences importantes dans les courants
d'air à vitesse généralement élevée qui traversent les espaces relativement étroits
de séparation des plaquettes. Cette disposition n'aurait aucun sens dans le cas des
plaques ondulées, verticalement disposées, des brevets US concernés, dont les espaces
de séparation aux dimensions non précisées sont parcourus par des courants d'air lents,
circulant par convection naturelle.
[0019] Si maintenant, pour conclure cette argumentation, on se réfère au brevet européen
de TET, on peut noter que toutes les causes des limitations de performances énumérées
plus haut sont supprimées dans ce nouvel échangeur thermique et remplacées par leurs
contraires : les parois et le canal interne ont des épaisseurs très fines, précises,
bien connues et, comme cela sera précisé ci-après, le canal central peut disparaître.
En revanche, toutes les caractéristiques à effet positif, afférentes aux parois gaufrées
des plaquettes creuses de l'échangeur thermique monobloc en polymère décrit dans ce
brevet européen, sont maintenues. A ces caractéristiques, s'ajoutent celles découlant
de l'écrouissage des feuilles de métal utilisées. Et grâce à leur combinaison avec
les avantages de l'échangeur décrit dans les brevets US ainsi qu'à l'usage (a priori
mal venu, dans le cadre des pressions différentielles élevées prévues) de parois très
fines et à la création d'un canal interne particulièrement étroit, un échangeur thermique
nouveau et non évident est réalisé. Et ce nouvel échangeur possède en conséquence
des performances qui transcendent très fortement celles déjà très efficaces des échangeurs
thermiques monoblocs en polymère, selon le brevet européen de TET.
[0020] Selon des caractéristiques particulières, complémentaires des caractéristiques principales
ci-dessus,
- chaque plaquette creuse comporte au moins deux alignements de bossages alternatifs
;
- deux alignements contigus sont séparés par une cloison rectiligne étroite, formée
par deux reliefs internes emboutis, assemblés par soudure;
- la hauteur de ces reliefs égale à la moitié de la valeur de l'épaisseur interne des
plaquettes, au niveau des crêtes de leurs bossages.
[0021] Grâce à ces dernières dispositions, reprises d'une possibilité prévue dans les brevets
US concernés pour améliorer la rigidité des plaques lorsqu'elles sont de grandes dimensions
(m
2), deux résultats particulièrement intéressants sont obtenus pour l'échangeur thermique
selon l'invention. Tout d'abord, sous l'action d'une surpression interne relativement
élevée, appliquée aux plaquettes creuses d'un tel échangeur thermique, la cloison
rectiligne interne maintient l'épaisseur interne des zones centrales gaufrées à une
valeur pratiquement indépendante de la pression différentielle subie par les fines
parois des plaquettes. Ce qui a pour résultat de permettre à ces plaquettes creuses,
à parois très fines raidies par un gaufrage approprié, de pouvoir supporter sans dommage
une surpression interne relativement élevée. En effet, en l'absence de tels reliefs
internes soudés, les alignements contigus de bossages alternatifs à raideur élevée
seraient séparés par une zone souple faisant charnière. En réponse à une telle surpression,
cela entraînerait un léger gonflement des plaquettes provoquant une diminution notable
des échanges thermiques dans leurs espaces de séparation ou même une rapide détérioration
de ces plaquettes. En revanche, grâce à une telle cloison formée par ces deux reliefs
internes soudés, il n'est pas nécessaire de systématiquement augmenter l'épaisseur
des parois très fines des plaquettes creuses pour pouvoir faire face à une surpression
interne transitoire élevée. Ce qui permet de réaliser des échangeurs thermiques plus
légers et moins onéreux.
[0022] Le second avantage de ces reliefs internes soudés se traduit par une plus grande
efficacité de l'échange thermique recherché. En effet, cette cloison interne ainsi
formée entre deux alignements contigus de bossages alternatifs constitue une barrière
pour le courant de liquide entrant dans la plaquette creuse. Chaque barrière a pour
premier effet d'empêcher un important écoulement direct entre les deux collecteurs
externes, le long d'une paroi lisse de faible surface et donc peu efficace pour l'échange
thermique recherché, d'autant que cette surface n'est pas balayée par un fort courant
d'air puisqu'elle se trouve dans le sillage du collecteur amont. En revanche, cette
barrière a pour effet second de diriger le courant entrant vers les deux alignements
de bossages alternatifs à grande efficacité d'échange thermique et ainsi de maximiser
les échanges thermiques effectués.
[0023] On notera que ces deux avantages n'ont guère d'intérêt pour l'échangeur thermique
à grandes plaques creuses, à parois relativement épaisses, décrit dans les brevets
US concernés. En effet, dans cet échangeur, la pression différentielle maximale, qui
apparaît au pied des grandes plaques verticales, est la surpression hydrostatique
relativement peu élevée engendrée par l'huile de refroidissement. Ce qui ne concerne
pas l'échangeur thermique selon l'invention, qui peut bien évidemment être installé
dans toute position intéressante et surtout pouvoir fonctionner avec des pressions
différentielles très élevées. En outre, comme cette huile circule de haut en bas par
convection naturelle dans des plaques creuses beaucoup plus larges que les collecteurs
externes, sa faible pression dynamique amont, due à une vitesse de circulation réduite,
lui évite de pouvoir beaucoup privilégier un parcours direct rapide d'un collecteur
à l'autre.
[0024] Selon des caractéristiques complémentaires des précédentes :
- les angles formés par les normales à deux facettes adjacentes des bossages alternatifs
mesurent au moins 30°, pour que les arêtes vives de ces facettes puissent être efficaces
dans la création de turbulences et être assimilables à des poutrelles dans lesquelles
sont encastrées les facettes de ces bossages;
- l'angle maximal des normales à deux facettes adjacentes est limité par les restrictions
imposées aux conditions d'emboutissage de la feuille de métal concernée.
[0025] Selon une caractéristique complémentaire des précédentes, les facettes en regard
d'une plaquette ont des parois parallèles et l'écart séparant ces parois est constant
et du même ordre de grandeur que leur épaisseur.
[0026] Selon des caractéristiques complémentaires des précédentes :
- les bossages alternatifs ont, en propre, deux facettes en forme de trapèze isocèle,
possédant une arête longitudinale commune, et, en partage, deux facettes en forme
de losange ;
- la grande diagonale des facettes en losange peut mesurer quelques dizaines de fois
l'épaisseur de la paroi des plaquettes.
[0027] Selon des caractéristiques alternatives aux précédentes :
- les bossages alternatifs ont, en propre, deux facettes en forme de triangle et, en
partage, deux facettes en forme d'hexagone, possédant une arête transversale commune
;
- l'écart entre les arêtes transversales des facettes en hexagone peut mesurer quelques
dizaines de fois l'épaisseur de la paroi des plaquettes.
[0028] Selon une caractéristique complémentaire des précédentes, la zone centrale gaufrée
de chaque plaquette creuse est reliée aux collecteurs externes par deux zones de raccordement
dotées de bords latéraux présentant une forte obliquité et de parois lisses comportant
des portions de troncs de cône.
[0029] Selon une caractéristique complémentaire des précédentes, les collecteurs externes
ont un profil aérodynamique adapté à minimiser leur traînée.
[0030] Selon une caractéristique complémentaire possible des précédentes, des facettes symétriques
de bossage apparaissent comme taillées en diamants et comportent plusieurs facettes
secondaires, dotées d'arêtes vives complémentaires.
[0031] Grâce à ces différentes dispositions, la conductance volumique de l'échangeur thermique
ainsi réalisé est particulièrement élevée. Et cela, pour plusieurs raisons : (1) les
plaquettes ont des parois métalliques qui ont une résistance thermique négligeable,
(2) la résistance thermique de la très fine couche d'eau ou d'huile à l'intérieur
de ces plaquettes est faible, malgré l'écoulement laminaire de cette couche et la
relativement forte résistivité thermique de ces liquides et (3) la turbulence et la
conductivité thermique apparente de l'air, qui circule entre les plaquettes, augmentent
avec la hauteur des bossages et le nombre total d'arêtes vives qu'ils comportent.
Avec au moins deux alignements comprenant chacun quelques bossages alternatifs, dotés
de facettes inclinées à environ 45°, un compromis efficace est réalisé entre les différents
paramètres concernés. En effet, l'emboutissage de bossages dont la pente des facettes
est inférieure à environ 50° est une opération standard qui ne pose aucun problème
de réalisation et un angle minimal de 30° entre les normales à deux facettes adjacentes
assure une bonne turbulence dans l'écoulement de l'air et une largeur minimale pour
chacun des alignements des bossages dans la zone centrale des plaquettes, dès lors
que la hauteur de ces creux et bosses est fixée. En outre un angle minimal de 30°,
entre les normales à deux facettes adjacentes, confère à l'arête concernée une raideur
suffisante pour qu'elle soit assimilable à une poutrelle, l'ensemble de ces arêtes
étant alors assimilable à un treillis de poutrelles.
[0032] En outre, avec un échangeur thermique formé par l'empilement d'un grand nombre de
telles plaquettes identiques, branchées sur deux collecteurs externes, on peut considérablement
diminuer les pertes de charge d'un liquide y circulant à débit constant et en écoulement
laminaire, lequel peut, le cas échéant, être relativement rapide. Dans tous les cas,
un tel empilement réduit notablement la puissance nécessaire au pompage de ce liquide.
Et, en plus de l'utilisation de collecteurs externes à profil aérodynamique, malgré
l'écart relativement important séparant les plaquettes, leur plus grande dimension,
installée parallèle à la vitesse d'écoulement des deux fluides qui se croisent, conduit
à notablement diminuer la traînée aérodynamique du radiateur et/ou la puissance nécessaire
à sa ventilation.
[0033] Pour ce qui concerne les métaux utilisables pour la fabrication des parois des plaquettes
creuses selon l'invention, on notera qu'ils ne sont pas très nombreux mais bien connus
des spécialistes de l'emboutissage et que finalement le choix (aluminium ou acier,
par exemple) sera principalement déterminé par le comportement mécanique de ces métaux
dans la plage des températures de fonctionnement des échangeurs thermiques qui incorporeront
ces plaquettes.
[0034] Grâce à ces diverses dispositions, la fabrication industrielle des échangeurs thermiques
à très hautes performances, selon l'invention, comprend un ensemble d'opérations parfaitement
maîtrisables et relativement aisées à automatiser, qui conduit à un prix de revient
intéressant pour la production en série de ces échangeurs. En effet, ces opérations
sont les suivantes :
- 1) emboutissage et découpe de parois identiques de plaquettes dans une feuille métallique
fine ;
- 2) retournement tête-bêche d'une paroi ;
- 3) assemblage de deux parois conjuguées, par soudure de leurs rebords latéraux et
des reliefs de leur cloison centrale interne,
- 4) montage et fixation par soudure de ces plaquettes creuses sur leurs deux collecteurs
externes.
[0035] Selon l'invention, un radiateur compact, à très haute conductance volumique, est
caractérisé en ce que :
- il comprend deux groupes identiques d'échangeurs thermiques métalliques à plaquettes
creuses, associés à deux collecteurs principaux amont et aval, à épaisseur réduite,
dotés de faces planes en forme de trapèzes rectangles, légèrement écartés l'un de
l'autre et disposés de manière que leurs coins carrés soient opposés;
- les collecteurs individuels amont et aval des échangeurs de chaque groupe sont respectivement
raccordés, à intervalle constant peu supérieur à la largeur de la zone centrale des
échangeurs, aux deux faces de ces deux collecteurs principaux amont et aval.
[0036] Grâce à ces dispositions, on peut construire un radiateur à très haute conductance
volumique qui présente un maître couple aussi réduit que possible (jusqu'à 0,10 dm
2 par kW à évacuer). On peut en effet, aisément assembler de part et d'autre des deux
collecteurs principaux plats, un nombre important d'échangeurs thermiques eux-mêmes
formés par un grand nombre de plaquettes creuses métalliques empilées selon l'invention.
Ce radiateur compact demande en outre des puissances de pompage et de ventilation
particulièrement faibles, environ cinq fois plus faibles que les puissances exigées
par les radiateurs à ailettes pleines ayant la même conductance thermique.
[0037] Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'une manière plus
précise de la description ci-après d'une forme de réalisation non limitative de l'invention,
faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de dessus d'une première paroi gaufrée de plaquette creuse
selon l'invention ;
- la figure 2A est une vue de dessus d'une seconde paroi gaufrée de plaquette creuse
selon l'invention et les figures 2B et 2C, des vues de facettes particulières de cette
paroi ;
- la figure 3 est une section longitudinale des bossages alternatifs de cette première
paroi;
- la figure 4 est une section longitudinale d'une extrémité de plaquette creuse, soudée
à un collecteur ;
- la figure 5 est une perspective cavalière d'un échangeur thermique à quinze plaquettes
creuses ;
- la figure 6 est une vue de dessus d'un radiateur, selon l'invention, construit au
moyen de ces échangeurs thermiques.
[0038] Selon la figure 1, est représentée une première forme de réalisation d'une paroi
métallique mince 10 d'une plaquette creuse. Cette paroi a été emboutie puis découpée
de manière à présenter une zone centrale gaufrée 13, disposée entre deux zones de
raccordement. A titre d'exemple, cette paroi est en aluminium et elle a une épaisseur
de 0,3 mm et sa zone centrale gaufrée a 60 mm de large et 76 mm de long. Cette zone
centrale 13 est formée par deux alignements identiques contigus 12 et 14 de bossages
alternatifs, séparés par une zone rectiligne étroite 16, de 4 mm de large. Les deux
zones de raccordement 18 et 20 ont des parois lisses. Chaque alignement comprend deux
bossages alternatifs identiques, formés de bosses et de creux, soit, pour les alignements
12-14, quatre bosses 22
1-2 et 24
1-2, d'une part, et quatre creux 22'
1-2 et 24'
1-2, d'autre part, ces derniers étant représentés en gris. Chaque bosse 22
1-2-24
1-2 ou chaque creux 22'
1-2-24'
1-2 a la forme d'un toit à quatre pentes présentant quatre arêtes vives fortement inclinées,
soit pour chaque bossage alternatif de l'alignement 12: (1) en propre, deux trapèzes
symétriques 26
1-2 et 28
1-2 pour les bosses, et 26'
1-2 et 28'
1-2 pour les creux, tous avec une grande base de 19 mm, (2) en partage avec le bossage
contigu du même alignement, deux triangles isocèles 30
1-2 et 32
1-2 pour les bosses, et 30'
1-2 et 32'
1-2 pour les creux, tous avec une base de 28 mm, (3) une crête longitudinale 34
1-2 pour les bosses et 34'
1-2 pour les creux, toutes longues de 5 mm, et (4) une même hauteur de 5 mm. On notera
que les deux paires de triangles isocèles 30
2-30'
1 et 30'
2-32
1 de l'alignement 12 (et de même en 14), qui appartiennent à deux alternances consécutives
du bossage alternatif, forment deux losanges plans.
[0039] Au centre de la zone rectiligne étroite 16, qui partage en deux la zone centrale
gaufrée 13 de la paroi 10 représentée, est réalisée par emboutissage un relief interne
36 de 2 mm de large, à flancs symétriques aussi raides que le permet la technologie
de l'emboutissage. Un tel relief 36 a une hauteur égale à la moitié de l'écart maximal
séparant les crêtes des bossages des deux parois de la plaquette creuse réalisée (soit
0,2 mm, comme cela sera précisé ci-après). Deux lignes 38-40 séparent les bords externes
parallèles des deux alignements 12-14 de bossages alternatifs d'une paroi de plaquette
creuse, de la paire de rebords externes parallèles 42-44, qui forment une partie du
plan de joint de deux parois de plaquette. Les lignes 38-40 et les rebords 42-44 ont
1 mm de large et forment une petite marche de 0,2 mm de haut, qui détermine la moitié
de l'épaisseur interne d'une plaquette au niveau des crêtes de ses bossages. Ces deux
lignes planes 38-40 aboutissent aux deux parties planes 46-48 des deux zones de raccordement
18-20 de la paroi 10 et ces deux rebords parallèles 42-44 se terminent par les deux
paires de rebords externes obliques 50
1-50
2 et 52
1-52
2 de ces mêmes zones de raccordement ; ils forment l'autre partie du plan de joint
des parois de la plaquette. Chaque rebord 50
1-
2 ou 52
1-
2 forme un angle de 60° avec la ligne de symétrie longitudinale de la paroi 10. L'extrémité
de chaque zone de raccordement 18-20 comporte une portion de tronc de cône presque
plat 54-56, de 87,5° de demi angle au sommet. Cette portion tronconique est délimitée
par deux paires d'arcs de cercle 58
1-
2 et 60
1-
2, cette dernière paire ayant 8 mm de long. Et leurs extrémités sont reliées l'une
à l'autre par deux marches de 1,5 mm de haut, de telle façon que la surface de chacune
des embouchures amont ou aval, ainsi aménagées pour une plaquette creuse, mesure 24
mm
2, soit sensiblement la surface de la section transversale de l'espace interne de la
zone centrale gaufrée 13 de la plaquette.
[0040] Selon la figure 2A, est représentée une paroi métallique mince 11, emboutie puis
découpée, qui constitue une deuxième forme de réalisation d'une paroi de plaquette
creuse selon l'invention. Cette paroi 11 ne diffère de la paroi 10 précédente, que
par sa zone centrale gaufrée, qui ne comporte qu'un seul alignement de bossages 15
large de 26 mm, et par la forme de ses bossages alternatifs. Cet alignement unique
comprend trois bosses 22b
1-3 et trois creux 22'b
1-3, ces derniers étant représentés en gris. Chaque bosse 22b
1-3 et chaque creux 22'b
1-3 a la forme d'un toit à quatre pentes fortement inclinées. Pour les trois bossages
alternatifs de l'alignement 15 cela donne pour chacun: (1) en propre, des paires de
triangles latéraux symétriques 25b
1-2, 27b
1-2, 29b
1-2 pour les bosses, et de même 25'b
1-2, 27'b
1-2, 29'b
1-2 pour les creux, tous avec une grande base de 14 mm, et (2) en partage avec le bossage
contigu, des hexagones centraux 31
1-5, tous avec une crête transversale longue de 18 mm, et une même hauteur de 5 mm.
[0041] Selon les figures 2B et 2C, sont représentées, à titre de variantes aux facettes
des bossages des figures 1 et 2A, deux des facettes principales de la figure 2A présentant
des facettes secondaires. La figure 2B présente une facette latérale en triangle 25,
dotée de trois facettes secondaires 37
1-3 formant un trièdre relativement plat à trois arêtes vives, pourvu d'une pointe en
diamant 39, située au centre de gravité de ce triangle. La figure 2C présente une
facette longitudinale en hexagone 31, dotée de six triangles à côtés coplanaires 41
1-6 , pourvus d'une pointe centrale en diamant 43
1-6, semblable à celle 39 de la figure 2B. La hauteur de ces pointes est déterminée par
les limites de la technologie d'emboutissage des feuilles de métal.
[0042] Les figures 1 et 2A illustrent deux des formes possibles que peuvent prendre les
bossages des parois gaufrées des plaquettes creuses selon l'invention. Et les figures
2B et 2C illustrent les variantes possibles que peuvent connaître les facettes principales
de ces bossages, afin d'améliorer leur capacité à produire des turbulences dans les
courants d'air entre plaquettes.
[0043] La figure 3 représente un agrandissement d'une coupe longitudinale le long d'un axe
AA' (voir fig.1) de l'une des extrémités d'une partie d'une plaquette creuse avant
son raccordement à un collecteur. Cette plaquette est le résultat de la soudure des
deux parois 10a et 10b, cette paroi 10b étant la paroi 10a retournée tête-bêche, autour
de l'axe de symétrie transversale BB' (voir fig.1). Cette coupe AA' est effectuée
le long des crêtes 35
2 et 35'
2 du bossage alternatif formé par la bosse 24
2 et le creux 24'
2 de l'alignement 14 et elle traverse la zone de raccordement 18 de la paroi 10a de
cette plaquette. La figure 4 représente un agrandissement d'une coupe de cette même
extrémité de plaquette, effectuée le long de la ligne de symétrie longitudinale CC'
(voir fig.1) des alignements 12 et 14 de bossages alternatifs et des zones de raccordement
18 et 20 de la paroi 10a.
[0044] Sur la figure 3, les bosses et creux de la première forme de réalisation de la paroi
basse 10b et de la paroi haute 10a d'une plaquette sont inversés, de sorte que les
références 24
2 et 24'
2 de la paroi haute 10a, vue de profil sur cette figure 3, apparaissent respectivement
comme un creux et une bosse. Dans ce creux est emboîtée la bosse 24'
1 et dans cette bosse, le creux 24
1 de la paroi 10b définie plus haut. L'épaisseur de la partie 62 du canal interne d'une
plaquette creuse, située entre les crêtes emboîtées 34
1-35'
2 ou 34'
1-35
2 de la zone gaufrée de cette plaquette, est de 0,4 mm et celle de la partie 64 de
ce canal interne, située entre les pentes à 45° des flancs ascendants ou descendants
de ces bossages, est de 0,28 mm. L'épaisseur du canal interne 66, entre les parties
planes des zones de raccordement 18 et 20, est de 0,4 mm.
[0045] Selon la figure 3, la partie droite de la coupe le long de la ligne AA' représente
(1) le début 68 de l'écartement progressif des parois des deux sections coniques en
regard 54-56 des parois 10a-10b, qui terminent ces deux zones de raccordement, (2)
les deux marches symétriques de ces parois qui débutent avec les cercles 58
2 et 58
1 et (3) les deux rebords externes symétriques 52
2 et 50
1 qui définissent le plan de joint des parois 10a et 10b.
[0046] Selon la figure 4, la coupe représentée est effectuée le long de l'axe de symétrie
longitudinale CC' d'une extrémité de plaquette creuse engagée et soudée par un cordon
de soudure 70, dans les bords et les extrémités d'une fente 72, en forme d'arc de
cercle de 120°, pratiquée dans la coquille de raccordement 74 d'un collecteur externe
75, formé par deux coquilles allongées, soudées l'une à l'autre. La coupe représentée
montre deux tronçons parallèles 16a et 16b des zones centrales étroites des parois
10a et 10b, séparés par un écart 66 de 0,4 mm et deux autres tronçons divergents 54
et 56 correspondant aux sections coniques en regard des zones de raccordement des
deux parois 10a et 10b de la plaquette creuse. L'écart entre les bords extrêmes de
ces deux tronçons divergents est de 3 mm et la longueur des arcs 60
2 et 60
1 (voir fig.1) de 120°, de 8 mm. De la sorte, l'étendue des sections droites du canal
interne à parois gaufrées et celle des ouvertures des extrémités de l'ailette sont
sensiblement égales.
[0047] Selon la figure 5, un échangeur thermique élémentaire 76 est représenté qui comprend
quinze ailettes métalliques creuses minces 78
1-15 à parois gaufrées. Les extrémités de ces plaquettes creuses sont engagées et soudées
comme indiqué plus haut dans des fentes à bords circulaires, ayant 3,5 mm de large
et un pas de 8 mm, pratiquées dans les parois des collecteurs externes 80-82, à profil
aérodynamique. Pour permettre la réalisation aisée de telles soudures, les collecteurs
80-82 sont constitués par deux coquilles allongées, à section transversale en forme
de U, soudées l'une à l'autre le long d'une ligne 83. Elles sont réalisées à partir
de bandes métalliques découpées dans des feuilles identiques à celles utilisées pour
la fabrication des parois embouties des plaquettes. Des fentes de largeur, longueur
et pas appropriés sont pratiquées dans la moitié de ces bandes, puis les deux types
de bandes ainsi préparés sont transformés en coquilles de fermeture frontale et de
raccordement 75, au moyen de deux calibres conjugués, à profils en relief et en creux.
Puis, les embouchures des différentes plaquettes creuses sont soudées aux fentes des
coquilles de raccordement. Ensuite, deux coquilles de fermeture frontale sont à leur
tour soudées aux deux précédentes et l'une de leurs extrémités est obturée, pour constituer
à la fois les deux collecteurs externes profilés et l'échangeur lui-même.
[0048] Selon la figure 6, est représentée la vue de dessus d'un radiateur compact 81. De
part et d'autre de deux collecteurs principaux plats 84-86, en forme de trapèzes rectangles
disposés tête-bêche, peuvent être montés en parallèle six échangeurs thermiques identiques
76
1-6, de manière à constituer un radiateur compact à conductance thermique globale appropriée.
Ces collecteurs plats 84-86 ont des côtés parallèles 88
1-2 et 90
1-2 et une épaisseur sensiblement égale à la dimension maximale des sections droites
des collecteurs externes 80
1-2. Deux échangeurs contigus sont montés de façon que les bords latéraux de leurs plaquettes
soient pratiquement jointifs ou légèrement intercalés. Dans le premier cas, les pieds
des collecteurs externes amont 80
1-6 et aval 82
1-6 sont engagés de la même profondeur dans des ouvertures circulaires appropriées, 94
1-6 et 96
1-6, pratiquées à intervalles constants le long des grands côtés 92-93 des faces des
collecteurs principaux 84-86 puis ils sont soudés. Dans le second cas, les profondeurs
d'enfoncement des collecteurs sont différentes pour les échangeurs de rang pair et
impair. La longueur du plus grand 88
2 - 90
2 des côtés parallèles des deux collecteurs principaux 84-86 est déterminée par le
nombre d'échangeurs thermiques 76 devant être montés. Les petits côtés des deux collecteurs
principaux 84-86 ont des longueurs déterminées par l'écartement des collecteurs externes
80-82 et par l'écart 100 (typiquement 5 mm) qui sépare leurs côtés obliques.
[0049] Un tel assemblage d'échangeurs thermiques formés par des empilements de plaquettes
métalliques creuses minces, à parois très fines raidies par gaufrage, permet de constitue
un radiateur compact particulièrement intéressant pour le refroidissement des moteurs
thermiques à puissance élevée (> 100 kW). Ils possèdent en effet un maître couple
très diminué, une conductance thermique très élevée, des puissances de pompage et
de ventilation réduites, un encombrement et un poids limités. Il convient également
au traitement des gaz d'échappement des moteurs Diesel, utilisés refroidis pour améliorer
le fonctionnement à bas régime de ces moteurs. Plus généralement, tout échange thermique
entre deux fluides, notamment entre un liquide et un gaz, présentant une température
et/ou une pression différentielle élevées (jusqu'à environ 600°C et 1 MPa) peut être
efficacement réalisé au moyen d'un tel ensemble métallique compact.
[0050] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits. La longueur et la largeur des
plaquettes creuses peuvent être notablement plus grandes que celles illustrées à la
figure 1 et mesurer plusieurs décimètres. Il en est de même pour le nombre de bossages
alternatifs dans chaque alignement et le nombre d'alignements dans chaque plaquette.
Les dimensions maximales d'une plaquette sont en pratique déterminées par celles du
plateau de la presse à emboutir disponible. Quant au nombre de plaquettes creuses
dans un échangeur thermique, il peut monter jusqu'à quelques dizaines. Il en est de
même pour le nombre total d'échangeurs assemblés dans un radiateur compact.
[0051] On notera également qu'il est possible de fabriquer une plaquette creuse selon l'invention
en utilisant deux parois gaufrées appropriées semblables mais non identiques du fait
de leurs bords latéraux différents. Au lieu de deux parois identiques, à rebords latéraux
comportant une petite marche définissant la demie épaisseur du canal interne de la
zone centrale, on aura une paroi dont les rebords présentent une marche deux fois
plus haute que la précédente et une autre paroi sans marche aucune. Cela imposera
l'utilisation de deux paires différentes de moules d'emboutissage mais n'aura guère
d'importance économique lorsque la production est importante.
[0052] Les figures ci-dessus illustrent des plaquettes creuses pour échangeur thermique
liquide/gaz. Et, dans ces plaquettes métalliques, à canal interne très étroit (0,3
mm), le liquide circule. Dans le cas d'un échangeur thermique gaz/gaz, l'épaisseur
de ce canal interne est bien évidemment beaucoup plus importante (typiquement > 1
mm) et l'écart entre plaquettes est quant à lui généralement réduit par rapport à
celui de l'échangeur représenté. Cela, pour que les débits massiques et les vitesses
des deux gaz soient comparables de chaque côté des parois des plaquettes creuses.
[0053] Par ailleurs, pour des applications particulières, notamment en chimie et dans tout
domaine où des fluides corrosifs sont concernés, il est souvent souhaitable et parfois
nécessaire de pouvoir disposer d'échangeurs thermiques en verre, dotés de hautes performances
et, mieux que tous autres, parfaitement adaptés à leurs conditions d'emploi. A cet
effet, ces échangeurs thermiques en verre seront dotés de conductances volumiques
élevées, mais cependant à mi-chemin de celles indiquées plus haut pour des échangeurs
à plaquettes creuses soit en polymère monobloc soit en métal du type selon l'invention
(20 ou 100 W/°C/dm
3). Pour ce qui concerne les températures et les pressions différentielles maximales
qui pourront être appliquées à ces échangeurs thermiques en verre, elles seront inférieures
à celles que supportent les échangeurs en métal selon la présente invention et supérieures
à celles concernant les échangeurs monoblocs en polymère selon le brevet européen
de TET. Pour ce même type d'applications, il peut être également intéressant de pouvoir
disposer d'échangeurs thermiques en polymère ayant une conductance volumique d'environ
50% supérieure à celle de ces échangeurs monoblocs, tout en conservant leurs plages
de pressions différentielles et de températures.
[0054] Pour ce faire, on pourra adopter et adapter la technologie nouvelle des échangeurs
thermiques métalliques selon l'invention et, à la place d'une feuille de métal, simplement
utiliser une feuille de verre ou de polymère et la traiter par emboutissage à chaud
ou par thermoformage. Les procédés de fabrication, mis en oeuvre dans ces deux techniques
de mise en forme d'une feuille, sont proches l'un de l'autre : le premier utilise
une pression mécanique et deux moules conjugués comportant creux et/ou reliefs, et
le second, une pression pneumatique et un moule unique avec creux et/ou reliefs ;
Et toutes deux font appel à un chauffage approprié. Mais, aucun écrouissage n'est
produit.
[0055] Les épaisseurs des parois et des canaux internes d'un tel échangeur thermique à plaquettes
creuses en verre ou en polymère, à parois gaufrées et à collecteurs externes, seront
inévitablement augmentées, en accord avec les caractéristiques mécaniques particulières
du type de verre ou du polymère utilisé. Leurs performances en découlent directement,
comme cela a été expliqué plus haut.
1. Echangeur thermique (76), à poids réduit et conductance volumique élevée, adapté à
traiter des fluides à grande pression différentielle et hautes températures, dans
lequel:
- des plaquettes métalliques creuses (781-15), à canal interne mince, sont empilées à pas constant et raccordées à des collecteurs
externes (80-82) ;
- ces plaquettes comportent une zone centrale gaufrée (13), située entre deux zones
de raccordement (18-20) dotées d'embouchures étroites (601-2) à surface sensiblement égale à celle d'une section transversale de la zone centrale
;
- les parois de ces plaquettes (78) ont été réalisées par emboutissage et découpe
d'une feuille de métal ;
- les bords latéraux (42-44) des deux parois (10-11) d'une plaquette creuse (78) sont
soudés ;
- l'écart (64-66) entre les facettes en regard est uniforme, très étroit, exactement
connu et pratiquement constant, dans la plage des pressions différentielles prévues
;
- les espaces de séparation des plaquettes (781-15) sont relativement étroits;
caractérisé en ce que :
- les parois (10-11) de chaque plaquette creuse (781-15) sont à la fois rigides et très fines, leur zone centrale gaufrée (13) présentant
une ou plusieurs suites (12-14) de bossages alternatifs alignés (22-22' et 24-24'),
dotés de facettes écrouies (24, 26, 28, 30) à fortes pentes, créant un nombre important
d'arêtes vives, orientées dans des directions obliques et/ou perpendiculaires à l'alignement
des bossages.
2. Echangeur thermique,
où
- il est constitué par des plaquettes creuses (781-15) en verre ou en polymère, à canal interne mince, empilées à pas constant et raccordées
à des collecteurs externes (80-82);
- les parois de ces plaquettes creuses (78) ont été réalisées par emboutissage à chaud
ou thermoformage puis découpe d'une feuille de verre ou de polymère;
- ces plaquettes (78) comportent une zone centrale gaufrée (13), située entre deux
zones de raccordement (18, 20) dotées d'embouchures étroites (601-2) à surface sensiblement égale à celle d'une section transversale de la zone centrale
;
- les bords latéraux (42, 44) des deux parois (10, 11) d'une plaquette creuse (78)
sont soudés;
- la zone centrale des plaquettes présente une ou plusieurs suites (12, 14)
- l'écart (64, 66) entre les facettes en regard est uniforme, étroit, exactement connu
et pratiquement constant dans la plage des ressions différentielles prévues ;
- les espaces de séparation des plaquettes (78) sont relativement étroits;
caractérisé en ce que : de bossages alternatifs alignés (22, 22' et 24, 24'), dotés de facettes (24, 26,
28, 30) à fortes pentes, créant un nombre (24, 26, 28, 30) important d'arêtes vives,
orientées dans des directions obliques ou perpendiculaires à l'alignement des bossages.
3. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que :
- chaque plaquette creuse (78) comporte au moins deux alignements (12-14) de bossages
alternatifs ;
- deux alignements contigus sont séparés par une cloison rectiligne étroite (36),
formée par deux reliefs internes emboutis ou thermoformés, assemblés par soudure;
- la hauteur de ces reliefs est égale à la moitié de la valeur maximale de l'épaisseur
interne de ces plaquettes creuses.
4. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que :
- les angles formés par les normales à deux facettes adjacentes des bossages alternatifs
mesurent au moins 30°, pour que les arêtes vives de ces facettes puissent être efficaces
pour la création de turbulences et pour la résistance aux écarts de pression entre
les fluides ;
- l'angle maximal des normales à deux facettes adjacentes est limité par les restrictions
imposées aux conditions d'emboutissage ou de thermoformage de la feuille de matériau
concernée.
5. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que :
- les bossages alternatifs ont, en propre, deux facettes latérales en forme de trapèzes
isocèles (261-2, 26'1-2), possédant une arête longitudinale commune (341, 34'1), et, en partage, deux facettes centrales en forme de losange (302-30'1) ;
- la grande diagonale des facettes en losange peut mesurer quelques dizaines de fois
l'épaisseur de la paroi des plaquettes.
6. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que :
- les bossages alternatifs ont, en propre, deux facettes latérales en forme de triangles
isocèles (251-2, 27b1-2 et 29b1-2) pour les bosses et (25'b1-2, 27'b1-2 et 29'b1-2) pour les creux et, en partage, deux facettes centrales en forme d'hexagones pour
les bosses (22b1-3) et pour les creux (22'b1-3), ces facettes en hexagones possédant une arête transversale commune;
- l'écart entre les arêtes transversales de ces facettes en hexagone peut mesurer
quelques dizaines de fois l'épaisseur de la paroi des plaquettes.
7. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la zone centrale gaufrée (13) de chaque plaquette creuse est reliée aux collecteurs
externes par deux zones de raccordement (18-20) dotées de bords latéraux présentant
une forte obliquité et de parois lisses comportant des portions de troncs de cône
(54-56).
8. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les facettes en regard des bossages d'une plaquette creuse ont des parois parallèles
et l'écart (64) séparant ces parois est constant et du même ordre de grandeur que
leur épaisseur.
9. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que des facettes symétriques de bossage apparaissent comme taillées en diamant (25-31)
et comportent plusieurs facettes secondaires (371-3 - 411-5) et dotées d'arêtes vives complémentaires.
10. Echangeur thermique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que :
- les collecteurs externes (80-82) des plaquettes creuses ont un profil aérodynamique
adapté à minimiser la traînée de l'échangeur ;
- chaque collecteur est formé par deux coquilles allongées, l'une (75) de raccordement
aux plaquettes et l'autre de fermeture frontale, leur section transversale est en
forme de U et elles sont fixées l'une à l'autre par une ligne de soudure (83).
11. Radiateur compact et léger, à haute ou très haute conductance thermique,
caractérisé en ce que :
- il comprend deux groupes identiques d'échangeurs thermiques (76) à plaquettes creuses
(781-15) , en métal, en verre ou en polymère, selon la revendication 5,
- ces deux groupes sont associés à deux collecteurs principaux amont (84) et aval
(86), à épaisseur réduite, dotés de faces planes en forme de trapèzes rectangles,
légèrement écartés l'un de l'autre (100) et disposés de manière que leurs coins carrés
soient opposés;
- les collecteurs individuels amont (821-6) et aval (801-6) des échangeurs de chaque groupe sont respectivement raccordés, à intervalle constant
peu supérieur à la largeur de la zone centrale (13) des échangeurs, à deux faces homologues
de ces deux collecteurs principaux amont et aval.
1. Heat exchanger (76) with low weight and high bulk conductance, capable of handling
fluids at high differential pressure and temperatures, in which:
- hollow metal plates (781-15), with a narrow internal channel, are stacked evenly spaced and connected to external
manifolds (80-82);
- these plates comprise an embossed central zone (13), located between two connecting
zones (18-20) provided with narrow openings (601-2) with a surface area approximately equal to the area of a cross-section of the central
zone;
- the walls of these plates (78) have been produced by stamping and cutting a metal
sheet;
- the lateral edges (42-44) of the two walls (10-11) of a hollow plate (78) are welded;
- the gap (64-66) between opposite faces is uniform, very small, exactly known and
practically constant, in the range of the envisaged differential pressures;
- the gaps separating the plates (781-15) are relatively narrow,
characterised in that:
- the walls (10-11) of each hollow plate (781-15) are both rigid and very thin, their embossed central zone (13) having one or more
sets (12-14) of aligned alternating bosses (22-22' and 24-24'), provided with steep
strain hardened faces (24, 26, 28, 30), creating a large number of sharp edges, orientated
obliquely and/or perpendicularly to the alignment of the bosses.
2. Heat exchanger, in which
- it is made up of glass or polymer hollow plates (781-15), with a thin internal channel, stacked with constant spacing and connected to external
manifolds (80-82);
- the walls of these hollow plates (78) have been produced by hot stamping or thermoforming
and then cutting from a sheet of glass or polymer;
- these plates (78) comprise an embossed central zone (13), located between two connecting
zones (18, 20) provided with narrow openings (601-2) with an area approximately equal to the area of a transverse cross-section of the
central zone;
- the lateral edges (42, 44) of the two walls (10, 11) of a hollow plate (78) are
welded;
- the gap (64, 66) between opposite faces is uniform, small, exactly known and practically
constant, in the range of the envisaged differential pressures;
- the gaps separating the plates (78)are relatively narrow:
characterised in that:
- the central zone of the plates has one or more sets (12, 14) of aligned alternating
bosses (22, 22' and 24, 24'), provided with steep faces (24, 26, 28, 30), creating
a large number of sharp edges, orientated obliquely or perpendicularly to the alignment
of the bosses.
3. Heat exchanger according to claim 1 or 2,
characterised in that:
- each hollow plate (78) comprises at least two rows (12-14) of alternating bosses;
- two adjacent rows are separated by a narrow, straight partition (36), formed by
two internal stamped or thermoformed protrusions, assembled by welding;
- the height of these protrusions is equal to half of the maximum value of the internal
thickness of these hollow plates.
4. Heat exchanger according to claim 1 or 2,
characterised in that:
- the angles formed by the normals to two adjacent faces of the alternating bosses
measure at least 30°, so that the sharp edges of these faces can be effective in the
creation of turbulence and in withstanding the pressure differences between the fluids;
- the maximum angle of the normals to two adjacent faces is limited by the restrictions
imposed on the conditions under which the material in question is stamped or thermoformed.
5. Heat exchanger according to claim 1 or 2,
characterised in that:
- the alternating bosses have, of their own, two lateral faces in the form of an isosceles
trapezium (261-2, 26'1-2), having a common longitudinal edge (341, 34'1) and, shared, two central rhomboid faces (302-30'1);
- the long diagonal of the rhomboid faces can measure several tens of times the thickness
of the wall of the plates:
6. Heat exchanger according to claim 1 or 2,
characterised in that:
- the alternating bosses have, of their own, two lateral faces in the form of an isosceles
triangle (25b1-2, 27b1-2 and 29b1-2) for the bosses and (25'b1-2, 27'b1-2 and 29'b1-2) for the hollows and, shared, two central hexagonal faces for the bosses (22b1-3) and for the hollows (22'b1-3), these hexagonal faces having a common transverse edge;
- the gap between the transverse edges of the hexagonal faces can measure several
tens of times the thickness of the wall of the plates.
7. Heat exchanger according to claim 1 or 2, characterised in that the embossed central zone (13) of each hollow plate is connected to the external
manifolds by two connecting zones (18-20) provided with lateral edges having a significant
slant and smooth walls comprising portions of truncated cones (54-56).
8. Heat exchanger according to claim 1 or 2, characterised in that the opposite faces of a hollow plate have parallel walls and the gap (64) separating
these walls is constant and of the same order of magnitude as their thickness.
9. Heat exchanger according to claim 1 or 2, characterised in that symmetrical boss faces appear to be cut in a diamond pattern (25-31) and comprise
several secondary faces (371-3 -411-5) and are provided with complementary sharp edges.
10. Heat exchanger according to claim 1 or 2,
characterised in that:
- the external manifolds (80-82) of the hollow plates have an aerodynamic profile
capable of minimising the drag of the exchanger;
- each manifold is made up of two elongated shells, one (75) for connection to the
plates and the other for front closure, their transverse cross-section is U-shaped
and they are fixed to each other by a weld line (83).
11. Compact, light radiator with high or very high thermal conductivity,
characterised in that:
- it comprises two identical groups of heat exchangers (76) with hollow plates (781-15) made from metal, glass or polymer, according to claim 5,
- these two groups are associated with two thin main upstream (84) and downstream
(86) manifolds, provided with flat rectangular trapezoid surfaces, slightly separate
from each other (100) and arranged so that their square corners are opposite each
other;
- the individual upstream (821-6) and downstream (801-6) manifolds of the exchangers in each group are connected respectively, at constant
intervals slightly larger than the width of the central zone (13) of the exchangers,
to two homologous surfaces of the two main upstream and downstream manifolds.
1. Wärmeaustauscher (76) mit reduziertem Gewicht und hoher Volumenleitfähigkeit, der
geeignet ist, Fluide mit großem Differenzdruck und hohen Temperaturen zu behandeln,
wobei:
- hohle Metallplättchen (781-15) mit einem dünnem Innenkanal in konstanten Abständen gestapelt sind und mit äußeren
Verteilern (80-82) verbunden sind;
- diese Plättchen eine mit einem Reliefdruck versehene mittlere Zone (13) aufweisen,
die zwischen zwei Anschlusszonen (18-20) liegt, die mit engen Mündungen (601-2) versehen sind, deren Fläche im Wesentlichen der eines Querschnitts der mittleren
Zone entspricht;
- die Wände dieser Plättchen (78) durch Tiefziehen oder Zuschneiden einer Metallfolie
erhalten werden,
- die Seitenränder (42-44) der zwei Wände (10-11) eines hohlen Plättchens (78) verschweißt
sind;
- der Abstand (64-66) zwischen den gegenüberliegenden Facetten im vorgesehenen Differenzdruckbereich
einheitlich, sehr eng, genau bekannt und praktisch konstant ist;
- die Trennungsabstände der Plättchen (781-15) relativ eng sind;
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die Wände (10-11) jedes hohlen Plättchens (781-15) zugleich steif und sehr fein sind, ihre mit einem Reliefdruck versehene mittlere
Zone (13) eine oder mehrere Aneinanderreihungen (12-14) ausgerichteter alternierender
Erhebungen (22-22' und 24-24') aufweist, die mit kaltverfestigten Facetten (24, 26,
28, 30) mit starken Neigungen versehen sind, wodurch eine große Zahl von scharfen
Kanten erzeugt wird, die in Richtungen schräg und/oder rechtwinklig zur Ausrichtung
der Erhebungen orientiert sind.
2. Wärmeaustauscher, wobei:
- er aus hohlen Plättchen (781-15) aus Glas oder aus Polymer mit einem dünnen Innenkanal besteht, die in konstanten
Abständen gestapelt sind und mit äußeren Verteilern (80-82) verbunden sind;
- die Wände dieser hohlen Plättchen (78) durch Warmtiefziehen oder Thernoumformen
und dann durch Zuschneiden einer Glas- oder Polyperfolie erhalten werden,
- diese Plättchen (78) eine mit einem Reliefdruck versehene mittlere Zone (13) aufweisen,
die zwischen zwei Anschlusszonen (18, 20) liegt, die mit engen Mündungen (601-2) versehen sind, deren Fläche im Wesentlichen einem Querschnitt der mittleren Zone
entspricht;
- die Seitenränder (42, 44) der zwei Wände (10, 11) eines hohlen Plättchens (78) verschweißt
sind;
- der Abstand (64, 66) zwischen gegenüberliegenden Facetten im vorgesehenen Differenzdruckbereich
einheitlich, sehr eng, genau bekannt und praktisch konstant ist;
- die Trennungsabstände der Plättchen (78) relativ eng sind;
dadurch gekennzeichnet, dass
- die mittlere Zone der Plättchen eine oder mehrere Aneinanderreihungen (12-14) von
ausgerichteten alternierenden Erhebungen (22-22' und 24-24') aufweist, die mit Facetten
(24, 26, 28, 30) mit starker Neigung versehen sind, wodurch eine große Zahl von scharfen
Kanten erzeugt wird, die in Richtungen schräg und/oder rechtwinklig zur Ausrichtung
der Erhebungen orientiert sind.
3. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- jedes hohle Plättchen (78) mindestens zwei Aneinanderreihungen (12-14) von alternierenden
Erhebungen aufweist;
- zwei benachbarte Aneinanderreihungen durch eine schmale geradlinige Trennwand (36)
getrennt sind, die aus zwei tiefgezogenen oder wärmegeformten inneren Reliefs geformt
ist, die zusammengeschweißt sind;
- die Höhe dieser Reliefs gleich der Hälfte des Maximalwerts der inneren Dicke dieser
hohlen Plättchen ist.
4. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die Winkel, die durch die Normalen zu zwei benachbarten Facetten der alternierenden
Erhebungen gebildet werden, mindestens 30° betragen, damit die scharfen Kanten dieser
Facetten für die Erzeugung von Turbulenzen und für den Widerstand gegen die Druckdifferenzen
zwischen den Fluiden wirksam sein können;
- der Höchstwinkel der Normalen zu zwei benachbarten Facetten durch die Einschränkungen
begrenzt wird, die durch die Tiefzieh- oder Thermoumformungsbedingungen des betreffenden
Materials auferlegt werden.
5. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die alternierenden Erhebungen zwei eigene seitliche Facetten in Form von gleichschenkligen
Trapezen (261-2, 26'1-2) aufweisen, die einen gemeinsamen Längsgrat (341, 34'1) haben, und zwei geteilte rhombusförmige mittlere Facetten (302, 30'1);
- die große Diagonale der rhombusförmige Facette mehrere zehn Mal so groß wie die
Wanddicke der Plättchen sein kann.
6. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die alternierenden Erhebungen zwei eigene seitliche Facetten in Form von gleichschenkligen
Dreiecken (251-2, 27b1-2 und 29b1-2) für die Erhebungen und (25'b1-2, 27'b1-2 und 29'b1-2) für die Vertiefungen haben, und zwei geteilte mittlere Facetten in Form von Sechsecken
für die Erhebungen (22b1-3) und für die Vertiefungen (22'b1-3), wobei diese sechseckigen Facetten einen gemeinsamen Quergrat aufweisen;
- der Abstand zwischen den Quergraten dieser sechseckigen Facetten mehrere zehn Mal
so groß wie die Wanddicke der Plättchen sein kann.
7. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die mit einem Reliefdruck versehene mittlere Zone (13) jedes hohlen Plättchens mit
den äußeren Verteilern durch zwei Anschlusszonen (18-20) verbunden ist, die mit Seitenrändern
versehen sind, die eine starke Schrägstellung aufweisen, und mit glatten Wänden, die
Kegelstumpfabschnitte (54-56) umfassen.
8. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die gegenüberliegenden Facetten der Erhebungen eines hohlen Plättchens parallele
Wände haben und der Abstand (64), der diese Wände trennt, konstant und in der gleichen
Größenordnung wie deren Dicke liegt.
9. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die symmetrischen Facetten der Erhebungen wie Diamanten (25-31) geschliffen scheinen
und mehrere Nebenfacetten (371-3, 411-5) umfassen und mit zusätzlichen scharfen Kanten versehen sind.
10. Wärmeaustauscher nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die äußeren Verteiler (80-82) der hohlen Plättchen ein aerodynamisches Profil haben,
das geeignet ist, den Widerstand des Austauschers zu minimieren;
- jeder Verteiler aus zwei länglichen Schalen geformt ist, die eine (75) zum Anschluss
der Plättchen und die andere zum frontalen Abschluss, ihr Querschnitt U-förinig ist
und sie durch eine Schweißnaht (83) aneinander befestigt sind.
11. Kompakter und leichter Heizkörper mit hoher oder sehr hoher Wärmeleitfähigkeit,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- er zwei identische Gruppen von Wärmeaustauschern (76) mit hohlen Plättchen (781-15) aus Metall, Glas oder Polymer nach Anspruch 5 umfasst,
- diese zwei Gruppen mit zwei vorderen (84) und hinteren (86) Hauptverteilern reduzierter
Dicke verbunden sind, die mit planen Flächen in Form von rechteckigen Trapezen versehen
sind, leicht voneinander (100) beabstandet sind und so angeordnet sind, dass ihre
quadratischen Ecken entgegengesetzt sind;
- die einzelnen Verteiler vor (821-6) und hinter (801-6) den Austauschem jeder Gruppe in einem konstanten Abstand, der kaum größer ist als
die Breite der mittleren Zone (13) der Austauscher, jeweils mit zwei sich entsprechenden
Seiten dieser zwei vorderen und hinteren Hauptverteiler verbunden sind.