[0001] La présente invention a pour objet un dispositif amortisseur pour une fixation de
chaussure sur une planche de glisse ou de roulage, telle qu'un ski, un surf ou autre
patin destiné à se déplacer par exemple sur de la neige, du sable, un plan l'eau ou
sur un revêtement dur, ainsi qu'un procédé de mise en oeuvre de ce dispositif.
[0002] De préférence, le dispositif de l'invention est destiné à pouvoir être monté sur
une telle planche, soit directement avant la mise en vente de cette planche, soit
ultérieurement sous la forme d'un équipement complémentaire facilement adaptable à
toute planche pouvant recevoir une fixation de chaussure. L'invention vise en particulier
à équiper les skis de descente, raison pour laquelle la présente description sera
principalement axée sur de telles planches de glisse. Toutefois, on notera que l'invention
ne se limite nullement à équiper exclusivement des skis alpins.
[0003] Les chaussures de ski sont généralement fixées au ski, à savoir à la latte ou planche
de glisse, par le seul intermédiaire d'une fixation directement vissée sur le ski.
En cours de descente, en particulier à la réception d'une bosse, l'avant du ski frappe
la neige et se met à battre en générant un train de vibrations peu agréables qui peuvent
nuire à la tenue du ski. Ces vibrations découlent principalement du fait que les chocs
rencontrés sont mal absorbés dans la portion de ski située sous la fixation de la
chaussure. Le couple que forme la fixation et la chaussure constitue un ensemble rigide
qui, dans la longueur du ski, rompt l'absorption des chocs au droit de cette fixation.
Cette rupture à lieu malgré que le ski ait été conçu à l'origine pour être flexible
sur l'ensemble de sa longueur. De ce phénomène découlent les battements du ski qui
peuvent apparaître aussi bien à l'avant qu'à l'arrière de la zone de fixation.
[0004] De tels battements tendent à déséquilibrer le skieur vers l'arrière, ce qui amplifie
davantage le phénomène par allégement de la partie avant du ski. Il en résultera une
perte d'adhérence pouvant conduire jusqu'à la chute du skieur.
[0005] Outre les problèmes liés à la tenue du ski sur la neige, de nombreux skieurs se plaignent
de douleurs survenant aux pieds, aux articulations (genoux en particulier) ainsi qu'à
la colonne vertébrale. Les douleurs aux pieds apparaissent sous forme de brûlures
qui résultent d'un mouvement répété de va-et-vient de la plante du pied dans la chaussure.
Les douleurs dorsales, ainsi que celles apparaissant dans les articulations, découlent
de la succession de vibrations et de chocs qui ne peuvent être amortis ni par le ski,
ni par la fixation ou la chaussure. De ce fait, ces vibrations sont directement transmises
aux muscles, aux ligaments et à l'ossature du skieur.
[0006] Afin d'amortir ces chocs et d'absorber au moins une partie de ces vibrations, le
document
US5820154 suggère d'adjoindre, sous la fixation de la chaussure, une couche de matière élastomère
s'étendant entre 35 et 80% de la longueur totale du ski. Dans la partie médiane de
cette longueur, se trouve néanmoins une portion de matière non-élastique qui vise
à reprendre et à transmettre les efforts entre le ski et la chaussure. Par ce biais
est apporté un élément rigide en torsion, utile pour négocier les virages sur les
arêtes du ski et garder ainsi son contrôle. Le principal inconvénient de ce dispositif
réside dans le fait que l'élément rigide, agencé dans la partie centrale du ski sous
la fixation de la chaussure, bien que remplissant son rôle transmet toutefois la majeure
partie des vibrations du ski à la chaussure sans pouvoir les absorber.
[0007] Le document
EP0104185 décrit un autre dispositif amortisseur dans lequel la matière résiliente emplit l'espace
laissé entre les points d'encrage au ski d'une plaque-support destinée à accueillir
la fixation de la chaussure. Cette plaque est ainsi fixée par ses extrémités avant
et arrière, en contact directement avec la surface supérieure du ski. A l'avant, des
trous cylindriques ménagés dans cette plaque admettent des vis fixées dans l'épaisseur
de la latte, alors qu'à l'arrière, cette plaque est pourvue de trous oblongs dont
les extrémités sont remplies d'une matière élastomère. Les vis servant au maintien
arrière de la plaque sur le ski traversent d'abord un organe d'absorption avant de
passer au travers des trous oblongs et de se visser dans l'épaisseur du ski. L'inconvénient
de ce dispositif découle du fait que le mode de fixation de la plaque-support court-circuite
l'effet amortisseur apporté par la matière élastique qui empli, entre les points d'ancrage
avant et arrière, l'espace laissé entre cette plaque et le ski. De plus, le débattement
longitudinal offert par les trous oblongs se trouve fortement limité par le remplissage
de ces derniers d'une matière résiliente. Enfin, l'ensemble de la matière résiliente
telle qu'agencée dans ce dispositif, empêche un bon fléchissement de la latte du ski
sous la fixation de la chaussure, ce qui réduit significativement l'effet amortisseur
escompté.
[0008] Le document
US4979761 se réfère à un autre dispositif amortisseur pour une fixation de chaussure sur une
planche de ski. Il suggère l'agencement d'un bloc de matière élastique comblant l'espace
situé entre une plaque-support supérieure, destinée à la fixation de la chaussure,
et une plaque inférieure liée à la latte du ski. Le maintien de la plaque supérieure
et du bloc élastique s'effectue par le biais de colonnettes solidaires de la plaque
inférieure, laquelle s'étend au moins sur toute la longueur de la fixation de la chaussure.
L'extrémité supérieure des colonnettes est filetée de manière à pouvoir y visser un
écrou servant également de réglage pour la pré-contrainte du bloc élastique. Entre
les plaques supérieure et inférieure, des ressorts de compression sont maintenus autour
des colonnettes. Enfin, une pluralité de plaques obliques articulées lient les plaques-support
supérieure et inférieure et servent à reprendre et transmettre les efforts de torsion
qui apparaissent dans le dispositif amortisseur lorsque le ski amorce des virages.
L'ensemble du mécanisme (colonnettes, ressorts, plaques articulées) est noyé dans
le bloc élastique. L'un des inconvénients de ce dispositif réside dans le fait que
son mode de fixation, sa plaque inférieure et l'agencement du bloc élastique sous
la fixation de la chaussure, nuisent à la flexion du ski. De plus, ce système apparaît
comme étant relativement complexe au vu des nombreux évidements ménagés dans le bloc
élastique pour pouvoir y agencer tous les organes amortisseurs de même que ceux destinés
au renforcement du dispositif contre sa torsion.
[0009] Le but de la présente invention vise à remédier au moins en partie aux inconvénients
précités en suggérant un dispositif amortisseur pour une fixation de chaussure sur
une planche de glisse ou de roulage, en particulier sur des skis alpins, conforme
à ce qu'énonce la revendication 1.
[0010] Ce dispositif comprend une plaque-support d'une fixation de chaussure qui est rendue
solidaire de la planche de glisse par l'intermédiaire d'une structure élastique traversée
par des tiges de guidage verticales. Selon l'invention, cette structure élastique
est constituée de deux moyens élastiques indépendants, distants l'un de l'autre et
chacun traversés par au moins une tige de guidage rendue à son tour solidaire de la
planche de glisse.
[0011] Grâce à cet agencement, un espace libre de débattement vertical entre la plaque-support
et la planche de glisse est préservé entre les deux points d'accrochage liant le présent
dispositif à cette planche. Ainsi, la flexion de la planche le long de son axe longitudinal
ne s'en trouve que peu ou pas entravée. Avantageusement, un moyen de protection souple
et élastique peut encore fermer le pourtour de l'espace libre utile au débattement.
[0012] Avantageusement encore, cet agencement procure un effet de détente générant une accélération
du ski, notamment à la réception d'une bosse. Cet effet dynamique permet de propulser
le skieur en avant et contribue à écourter son temps de descente si précieux lors
des compétitions.
[0013] Selon le mode de réalisation préféré, le guidage et la tenue de la planche de glisse,
par exemple sur la neige, sont améliorés par l'adjonction de paliers lisses destinés
à coulisser le long des différentes tiges de guidage. Aussi, la flexion longitudinale
de cette planche peut avantageusement devenir totalement libre grâce à l'agencement
de paliers arrière pourvus chacun d'un alésage oblong n'autorisant qu'un déplacement
relatif, de la planche de glisse par rapport à la plaque-support, dans le sens longitudinal
de cette planche uniquement.
[0014] De préférence, les moyens élastiques sont constitués de blocs élastiques interchangeables
que l'on peut facilement remplacer par d'autres blocs de même taille. Pourvus de caractéristiques
élastiques différentes, de tels blocs d'échange donnent alors la possibilité de pouvoir
facilement adapter le présent dispositif aux conditions d'utilisation d'une planche
de glisse. Dans le cadre d'une descente à skis, ces conditions seront notamment dictées
par la qualité de la neige, par le niveau du skieur, par la configuration de la descente
ou par la qualité des skis ou de ses fixations par exemple.
[0015] Avantageusement encore, l'objet de la présente invention intègre un moyen indépendant
de réglage de la dureté des moyens élastiques avant et arrière. Par ce biais il devient
possible de choisir ou d'adapter aisément le degré de pré-contrainte de ces moyens
de manière indépendante entre l'avant et l'arrière du dispositif. En outre, cela permet
également d'améliorer la précision du déchaussement de la chaussure prévu lors d'une
chute, suivant une valeur de consigne pré-réglée.
[0016] D'autres avantages et spécificités apparaîtront à la lumière de la description qui
va suivre et qui se réfère à un mode de réalisation préféré de l'objet de la présente
invention ainsi qu'à des variantes, pris à titre nullement limitatif et illustrés
schématiquement et à titre d'exemple par les figures annexées dans lesquelles:
La figure 1 est une vue en perspective et en coupe partielle du dispositif amortisseur
monté sur une planche de glisse.
La figure 2 est une vue en plan, depuis dessous, de l'objet de l'invention.
La figure 3 est une vue latérale du dispositif amortisseur tel que monté sur une planche
et vu le long de son plus grand côté.
La figure 4 est une vue en coupe verticale selon la ligne IV-IV de la figure 3.
La figure 5 est une vue en coupe verticale d'une des tiges de guidage du dispositif
amortisseur.
La figure 6 est une vue en coupe transversale, suivant la ligne VI-VI de la figure
2, dans laquelle subsiste seuls la plaque-support et les paliers lisses.
Les figures 7a et 7b sont des vues en plan des moyens élastiques, respectivement avant
et arrière, du dispositif amortisseur selon le mode de réalisation préféré.
[0017] D'un point de vue terminologique et dans le but de lever toute ambiguïté, on mentionnera
avant tout que les termes avant et arrière utilisés dans la description qui va suivre,
le sont en référence aux parties avant et arrière de la planche de glisse, parties
situées à l'opposé l'une de l'autre, le long de l'axe longitudinal de la planche,
respectivement à l'extrémité gauche et à l'extrémité droite de cet axe tel que représenté
dans la première figure.
[0018] En référence à la figure 1, celle-ci illustre d'une manière schématique le dispositif
amortisseur 1, objet de la présente invention, monté sur une planche 3 de glisse,
d'axe longitudinal 5. Suivant le mode d'utilisation préféré, cette planche représente
un ski alpin sous une forme très schématisée. Le dispositif 1 comprend une plaque-support
10 à la surface supérieure 11 de laquelle une fixation de chaussure (non-illustrée)
peut être immobilisée. Une telle fixation se compose généralement d'une mâchoire avant
et d'une mâchoire arrière permettant de maintenir de manière conventionnelle la chaussure
de ski par sa pointe et par son talon. Dans ce but et comme mieux illustré à la figure
2, une pluralité de trous 12 ménagés dans la plaque-support à l'avant et à l'arrière
de la surface supérieure 11, sont destinés à offrir un éventail de positions possibles
pour y recevoir les vis qui serviront à l'immobilisation de la fixation de chaussure
sur le dispositif amortisseur 1.
[0019] Relativement à la planche 3, la plaque-support 10 est destinée à être montée mobile
en translation dans une direction sensiblement perpendiculaire à sa surface 11, comme
indiqué par la double flèche 7 des figures 1 et 3. Ce montage en translation est obtenu
par l'intermédiaire d'une structure élastique 20a, 20b, traversée dans cette même
direction 7 par des tiges de guidage 30.
[0020] Selon l'invention, la structure élastique sur laquelle repose la plaque-support 10
est constituée de deux moyens élastiques 20a, 20b, indépendants l'un de l'autre et
traversés chacun par au moins une tige de guidage 30. Le moyen élastique 20a est situé
à l'avant de la plaque-support 10 alors que l'autre moyen élastique 20b se trouve
à l'arrière de cette dernière. Cet agencement laisse entre eux un espace libre 25
de débattement vertical, situé entre la plaque-support 10 et la planche 3. De l'ordre
de 10 à 20mm d'épaisseur, la hauteur de cet espace libre correspond au moins à la
longueur de la course que peut effectuer la plaque-support suivant son mouvement de
translation le long de la double flèche 7.
[0021] Les figures 3, 4 et 5 donnent une représentation des tiges de guidage 30 telles qu'elles
apparaissent dans le dispositif assemblé, respectivement vu de côté dans la figure
3, en coupe dans la figure 4 et en détail à la figure 5. Sur cette dernière figure
est illustré le mode de réalisation préféré d'une de ces tiges de guidage qui comprend
une extrémité inférieure 31 et une extrémité supérieure 32. L'extrémité inférieure
est de préférence pourvue d'une embase 33 qui est destinée à servir d'épaulement contre
lequel pourra s'appuyer un lamage d'un organe de fixation 40a, 40b décrit plus après.
L'extrémité supérieure 32 comprend une portion supérieure 34, laquelle est de préférence
pourvue d'un filetage 36 destiné à venir en prise avec une butée 35 réglable, bien
visible dans la figure 4. De préférence, cette butée est constituée au moins par un
écrou. Chaque butée 35 maintient en pression, du moins en appui, la structure élastique
20a, 20b, en particulier la surface supérieure de cette structure. Cette butée constitue
un organe réglable en position le long de la portion supérieure 34. Par ce biais,
il est possible d'adapter à loisir le degré de pré-contrainte de la structure élastique,
en particulier de chaque moyen élastique 20a, 20b d'une façon indépendante.
[0022] En référence à la figure 3, on remarquera que les tiges de guidage 30 sont, en leur
extrémité inférieure 31, maintenues solidaires de la planche 3. Pour ce faire, les
tiges de guidage associées au même moyen élastique 20a, 20b, sont de préférence rendues
solidaires de cette planche par l'intermédiaire d'un organe de fixation 40a, 40b,
indépendant et fixé à cette planche à l'aide de vis 41. Un tel organe peut prendre
la forme d'une plaque, comme bien illustrée à la figure 1. Dans les figures 3 et 4,
les vis 41 sont représentées, sous une forme simplifiée, par leur axe longitudinal
seulement. Elles sont destinées à venir se loger dans les trous 42 ménagés dans les
organes de fixation 40a, 40b, avant de venir en prise dans la planche 3.
[0023] Selon le mode de réalisation préféré, les extrémités inférieures 31 des tiges de
guidage sont, par l'intermédiaire de leur embase 33, soudées aux organes de fixation
40a, 40b correspondants, plus précisément au fond des lamages ménagés dans ces organes
(figure 4).
[0024] Afin d'améliorer la précision de guidage du mouvement en translation de la structure
élastique, chaque tige de guidage 30 admet le coulissement d'un palier lisse 50a,
50b dont l'extrémité inférieure 51 se situe à l'intérieur du moyen élastique correspondant
20a, 20b (figures 1 et 4), alors que l'extrémité supérieure 52 est rendue solidaire
de la plaque-support 10. De préférence et comme mieux illustré à la figure 6, le maintien
des paliers lisses 50a 50b à la surface supérieure 11 de cette plaque-support est
obtenu par soudage d'une collerette 55 agencée en l'extrémité supérieure 52 de chaque
palier.
[0025] En référence aux figures 1 et 3, on remarquera que les paliers lisses 50a associés
aux tiges de guidage 30 du moyen élastique avant 20a sont chacun constitués d'un alésage
cylindrique 53, sans jeu avec la tige de guidage correspondante. En revanche, les
paliers lisses 50b situés à l'arrière de la plaque-support 10 sont quant à eux constitués
chacun d'un alésage oblong 54 autorisant un déplacement relatif de la tige de guidage
30 par rapport à son palier lisse 50b, que dans le sens de l'axe longitudinal 5 de
la planche 3.
[0026] Les alésages cylindriques 53 permettent de maintenir parfaitement la tenue du ski,
en particulier lorsque le skieur amorce les virages en induisant ainsi une contrainte
localisée principalement à l'avant de la fixation de la chaussure. Pour ces raisons,
les alésages oblongs 54 se situent à l'arrière du dispositif amortisseur 1 et permettent,
grâce à leur orientation conforme à l'axe longitudinal 5 de la planche, de compenser
la déformation de cette dernière par rapport à la plaque-support 10 qui n'est quant
à elle pas susceptible de se déformer. Ainsi, la portion de planche 3 se trouvant
entre les deux points d'accrochage avant et arrière prévus pour lier cette dernière
au dispositif amortisseur, pourra librement s'arquer en prenant la forme d'une courbure
convexe ou concave, empiétant pour cette dernière dans l'espace libre 25.
[0027] L'absence de jeu dans le sens transversal des alésages cylindriques 53 et des alésages
oblongs 54 permet de garantir le guidage de la planche commandés par les inclinaisons
de la chaussure dans sa fixation. Les paliers lisses 50a, 50b permettent à eux seuls
de transmettre tous les efforts de torsion générés par les inclinaisons de la chaussure
depuis la fixation de la chaussure jusqu'à la planche de glisse sans aucune perte
dans le dispositif amortisseur 1.
[0028] Comme illustré sur les vues de dessus des figures 7a et 7b, chaque moyen élastique
avant 20a et arrière 30b est de préférence constitué d'un seul organe ou élément ayant
la forme d'un bloc de matière élastique. Le bloc avant est pourvu de trous traversant
21 présentant une section circulaires dont le diamètre permet l'insertion du palier
lisse 50a correspondant. Dans le même but, le bloc arrière comprend des trous oblongs
et traversant 22 qui peuvent admettre chacun un palier lisse oblong 50b.
[0029] Avantageusement, chacun de ces blocs est formé d'une matière élastique, par exemple
un élastomère de type Vulkan® constitué d'une matière micro-cellulaire présentant
un taux maximum de compressibilité de l'ordre de 80%. Une telle matière présente l'avantage
de pouvoir se comprimer avec un minimum de déformation sur ses surfaces latérales.
Ainsi la matière comprimée remplit avant tout l'espace libre en son sein avant de
se déformer dans le plan perpendiculaire à la contrainte qui lui est appliquée. Cette
propriété permet de garantir l'absence de toute gêne, blocage ou dysfonctionnement
du dispositif amortisseur, notamment de préserver l'agencement correct d'un moyen
de protection souple et élastique (non illustré) qui pourrait fermer le pourtour de
l'espace libre 25 utile au débattement vertical. Ce moyen de protection permettrait
d'éviter par exemple toute insertion de neige entre la plaque-support 10 et la planche
3. Un tel organe pourrait être obtenu à partir d'une bande élastique ceinturant l'espace
libre 25 ainsi que les moyens élastiques 20a, 20b.
[0030] En variante, il serait également possible de remplacer les blocs de matière résiliente
de ces moyens élastiques par des ressorts de compression. Quelle que soit la forme
de ces moyens élastiques, leur mode de fixation au sein du dispositif amortisseur
1 les rendent aisément interchangeables. En effet, il suffit pour ce faire de retirer
les butées 35 et de soulever la plaque-support 10 pour pouvoir accéder directement
aux moyens élastiques 20a, 20b. Avantageusement ces moyens peuvent ainsi être facilement
remplacés ou échangés sur le site avec d'autres moyens similaires, par exemple pourvus
d'un module de compressibilité différent.
[0031] Suivant un autre mode de réalisation plus complexe, il a également été pensé de remplacer
les blocs amortisseurs par un système amortisseur à huile combiné à un ressort de
compression. En variante, ce système combiné pourrait être remplacé par une suspension
oléopneumatique faisant intervenir un amortisseur à huile et un gaz, de préférence
un gaz neutre non corrosif et manipulable sans danger comme l'azote. Dans cette dernière
variante, un tel gaz serait contenu dans une chambre fermée par une membrane, laquelle
pourrait être comprimée par le déplacement d'un piston dans un cylindre contenant
de l'huile. Lorsqu'une planche dotée d'un tel système parcourt une bosse, elle transmettra
une pression sur le piston qui comprimera la membrane par l'intermédiaire de l'huile
contenue dans le cylindre. La compression de la membrane va à son tour mettre en compression
le gaz qui se comportera alors comme un amortisseur. La pression du gaz au sein de
la chambre pourrait être ajustée à l'aide d'un organe de régulation tel qu'une soupape.
Le gaz pourrait quant à lui être injecté dans la chambre par le biais d'une valve
et d'une petite bonbonne de réserve facilement transportable.
[0032] Selon le mode de réalisation préféré, la plaque-support 10 sera avantageusement nervurée
ou repliée vers le bas le long de ses plus longs côtés de manière à augmenter sa résistance
mécanique, notamment en flexion et en torsion. Cette plaque-support pourrait également
être formée à partir d'un profilé creux de section rectangulaire. De préférence encore,
la partie avant de cette plaque-support sera profilée pour en améliorer l'aérodynamisme.
[0033] Avantageusement encore, les couples formés par les paliers lisses 50a, 50b en coulissement
le long des tiges de guidage 30 ne nécessitent aucun entretien particulier. Leur coulissement
peut être assuré soit par le bais de matériaux auto-graissant, soit au moyen d'un
graissage tel que celui procuré par une graisse graphitée.
[0034] Le maintien des paliers lisses par soudage à la surface supérieure 11 de la plaque-support
10 engendrent en leur sein des déformations de l'alésage qui résultent de l'échauffement
nécessaire à la soudure. En présence de tolérances d'usinage serrées entre le diamètre
des tiges de guidage et celui de l'alésage des paliers, il a été constaté que ces
déformations nuisent voire empêchent l'ajustage requis entre ces pièces coulissantes.
Pour faire face à ce problème, la présente invention suggère également un procédé
de mise en oeuvre du dispositif amortisseur 1, dans lequel est effectuée une opération
d'alésage ou de rectification des paliers lisses 50a, 50b après soudage de ces derniers
à la plaque-support 10. L'étape du procédé dans laquelle est effectuée l'opération
d'alésage ou de rectification peut être pratiquée par exemple à l'aide d'un outil
de coupe tel qu'un alésoir ou un burin monté sur une tête d'alésage, ou encore par
meulage au moyen d'un outil d'abrasion.
1. Dispositif amortisseur (1) pour une fixation de chaussure sur une planche (3) de glisse
ou de roulage d'axe longitudinal (5), comprenant une plaque-support (10) à la surface
supérieure (11) de laquelle ladite fixation de chaussure peut être immobilisée, cette
plaque-support (10) étant destinée à être montée mobile en translation, suivant une
direction (7) sensiblement perpendiculaire à sa surface (11), sur ladite planche (3)
par l'intermédiaire d'une structure élastique (20a, 20b) traversée, dans cette même
direction (7), par des tiges de guidage (30) solidaires de ladite planche (3) en leur
extrémité inférieure (31) et pourvues, en leur extrémité supérieure (32), d'une butée
(35) maintenant en appui ladite structure élastique (20a, 20b), caractérisé en ce que la structure élastique est constituée de deux moyens élastiques (20a, 20b) indépendants
traversés chacun par au moins une desdites tiges de guidage (30) et situés pour l'un
(20a) à l'avant de ladite plaque-support (10) et pour l'autre (20b) à l'arrière de
cette dernière en laissant entre eux un espace libre (25) de débattement entre la
plaque-support (10) et la planche (3).
2. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque tige de guidage (30) admet le coulissement d'un palier lisse (50a, 50b) dont
l'extrémité inférieure (51) se situe à l'intérieur du moyen élastique (20a, 20b) correspondant
et l'extrémité supérieure (52) est rendue solidaire de ladite plaque-support (10).
3. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce que les paliers lisses (50a) associés aux tiges du moyen élastique (20a) situé à l'avant
de la plaque-support (10) sont chacun constitués d'un alésage cylindrique (50a) sans
jeu avec la tige de guidage (30) correspondante, et ceux (50b) situés à l'arrière
de la plaque-support (10) sont chacun constitués d'un alésage oblong (50b) autorisant
un déplacement relatif de la tige de guidage (30) par rapport à son palier (50b),
uniquement dans le sens de l'axe longitudinal (5) de la planche (3).
4. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques (20a, 20b) sont des blocs de matière élastique.
5. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques (20a, 20b) sont des ressorts de compression ou une suspension
oléopneumatique.
6. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un moyen de protection souple et élastique ferme le pourtour dudit espace libre (25).
7. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que la butée (35) est une butée réglable en position le long d'une portion supérieure
(34) de la tige de guidage (30).
8. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 7, caractérisé en ce que la portion supérieure (34) de la tige de guidage (30) est pourvue d'un filetage (36)
et en ce que ladite butée (35) est constituée au moins par un écrou pouvant se visser sur ladite
portion supérieure (34) filetée.
9. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tiges de guidage (30) associées au même moyen élastique (20a, 20b) sont, en leur
extrémité inférieure (31), solidaires de ladite planche (3) par l'intermédiaire d'un
organe de fixation (40a, 40b) indépendant.
10. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure (31) de chaque tige de guidage (30) est soudée à l'organe
de fixation (40a, 40b).
11. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure (52) du palier lisse (50a, 50b) est soudée à ladite plaque-support
(10).
12. Procédé de mise en oeuvre du dispositif amortisseur (1) selon la revendication 10,
caractérisé en ce qu'une opération d'alésage ou de rectification dudit palier lisse (50a, 50b) est effectuée
après soudage de ce dernier à ladite plaque-support (10).
Revendications modifiées conformément à la règle 137(2) CBE.
1. Dispositif amortisseur (1) pour une fixation de chaussure sur une planche (3) de glisse
ou de roulage d'axe longitudinal (5), comprenant une plaque-support (10) à la surface
supérieure (11) de laquelle ladite fixation de chaussure peut être immobilisée, cette
plaque-support (10) étant destinée à être montée mobile en translation, suivant une
direction (7) sensiblement perpendiculaire à sa surface (11), sur ladite planche (3)
par l'intermédiaire d'une structure élastique (20a, 20b) traversée, dans cette même
direction (7), par des tiges de guidage (30) solidaires de ladite planche (3) en leur
extrémité inférieure (31) et pourvues, en leur extrémité supérieure (32), d'une butée
(35) maintenant en appui ladite structure élastique (20a, 20b), cette dernière étant
constituée de deux moyens élastiques (20a, 20b) indépendants traversés chacun par
au moins une desdites tiges de guidage (30) et situés pour l'un (20a) à l'avant de
ladite plaque-support (10) et pour l'autre (20b) à l'arrière de cette dernière en
laissant entre eux un espace libre (25) de débattement entre la plaque-support (10)
et la planche (3), caractérisé en ce que chaque tige de guidage (30) admet le coulissement d'un palier lisse (50a, 50b) dont
l'extrémité inférieure (51) se situe à l'intérieur du moyen élastique (20a, 20b) correspondant
et dont l'extrémité supérieure (52) est rendue solidaire de ladite plaque-support
(10).
2. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les paliers lisses (50a) associés aux tiges du moyen élastique (20a) situé à l'avant
de la plaque-support (10) sont chacun constitués d'un alésage cylindrique (50a) sans
jeu avec la tige de guidage (30) correspondante, et ceux (50b) situés à l'arrière
de la plaque-support (10) sont chacun constitués d'un alésage oblong (50b) autorisant
un déplacement relatif de la tige de guidage (30) par rapport à son palier (50b),
uniquement dans le sens de l'axe longitudinal (5) de la planche (3).
3. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques (20a, 20b) sont des blocs de matière élastique.
4. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques (20a, 20b) sont des ressorts de compression ou une suspension
oléopneumatique.
5. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un moyen de protection souple et élastique ferme le pourtour dudit espace libre (25).
6. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que la butée (35) est une butée réglable en position le long d'une portion supérieure
(34) de la tige de guidage (30).
7. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 6, caractérisé en ce que la portion supérieure (34) de la tige de guidage (30) est pourvue d'un filetage (36)
et en ce que ladite butée (35) est constituée au moins par un écrou pouvant se visser sur ladite
portion supérieure (34) filetée.
8. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tiges de guidage (30) associées au même moyen élastique (20a, 20b) sont, en leur
extrémité inférieure (31), solidaires de ladite planche (3) par l'intermédiaire d'un
organe de fixation (40a, 40b) indépendant.
9. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure (31) de chaque tige de guidage (30) est soudée à l'organe
de fixation (40a, 40b).
10. Dispositif amortisseur (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure (52) du palier lisse (50a, 50b) est soudée à ladite plaque-support
(10).