[0001] L'invention porte sur un système de balisage routier permettant la réalisation d'un
« biseau de rabattement ».
[0002] Un biseau de rabattement ou de déviation est un système de balisage permettant de
neutraliser de manière progressive une ou plusieurs voies de circulation d'une route
ou autoroute, et de contraindre les véhicules à se rabattre sur les voies de circulation
adjacentes.
[0003] Typiquement, des biseaux de rabattement peuvent être réalisés à l'aide de panneaux
et cônes de signalisation rapportés sur place et simplement disposés sur la chaussée.
Cependant, cette solution comporte un danger important pour les agents chargés de
la mise en oeuvre du biseau de rabattement, et cela particulièrement lorsque la neutralisation
de la voie rapide d'une autoroute est requise. En effet, dans ce cas, un véhicule
de service transportant les panneaux et cônes de signalisation stationne sur le bas-côté
et les agents doivent traverser plusieurs fois la chaussée en transportant lesdits
panneaux et cônes.
[0004] Le document
FR2886656 divulgue un système de balisage routier pour la réalisation d'un biseau de rabattement
constitué par une pluralité de dispositifs de signalisation alignés espacés les uns
des autres le long d'un bord d'une chaussée. Chaque dispositif comporte un bras rigide
pouvant être pivoté - manuellement ou à l'aide d'un moteur - d'une première position,
dans laquelle il ne gêne pas la circulation, à une deuxième position, dans laquelle
il s'étend au travers de la route, et inversement. Les bras présentent des longueurs
croissantes dans le sens de la circulation des véhicules, de manière à constituer
un biseau de rabattement. Un tel système rend la neutralisation d'une voie de circulation
une opération beaucoup plus rapide et moins dangereuse qu'en ayant recours à la méthode
traditionnelle décrite plus haut.
[0005] Cependant, le système du document
FR2886656 se prête difficilement à la neutralisation simultanée de deux voies de circulation
ou plus, car les bras des dispositifs de signalisation devraient présenter une longueur
excessive. Lorsqu'on veut, par exemple, fermer à la circulation un tronçon d'autoroute
et contraindre tous les véhicules à emprunter une voie de sortie, il est nécessaire
de réaliser un biseau de rabattement s'étendant à travers deux ou trois, voire quatre,
voies de circulation, c'est à dire sur une largeur de chaussée pouvant excéder les
14 mètres. En pratique, un biseau de rabattement de ces dimensions ne peut à présent
être réalisé que par la méthode traditionnelle.
[0006] La présente invention propose un système de balisage perfectionné, ne présentant
pas les inconvénients qui rendent le système du document
FR2886656 mal adapté à la neutralisation d'une pluralité de voies de circulation.
[0007] Conformément à l'invention, ce résultat est atteint grâce à l'utilisation de dispositifs
de signalisation comportant des bras gonflables constitués par des structures tubulaires
souples, pouvant passer d'un état replié à un état déplié ou étendu par injection
d'un fluide sous pression, et revenir à l'état replié par évacuation dudit fluide.
Ces bras peuvent présenter des longueurs relativement importantes, jusqu'à 14 mètres
ou plus, tout en restant faciles à manier, car ils occupent très peu de place à l'état
replié, leur dépliement s'effectue par simple gonflage et aucune opération de pivotement
des bras dépliés ou étendus n'est requise.
[0008] Des dispositifs de signalisation pneumatiques utilisant des bras gonflables sont
connus du document
WO 03/027398, qui en divulgue l'utilisation uniquement en tant que barrières d'accès, par exemple
pour des parkings.
[0009] Un objet de l'invention est donc un système de balisage routier constitué par une
pluralité de dispositifs de signalisation alignés espacés les uns des autres le long
d'un bord d'une chaussée comprenant au moins une voie de circulation, chaque dispositif
comportant un bras pouvant passer d'une première position, dans laquelle il ne gêne
pas la circulation, à une deuxième position, dans laquelle il s'étend à travers d'au
moins une dite voie de circulation pour y empêcher le passage de tout véhicule, et
inversement, les bras des différents dispositifs de signalisation présentant des longueurs
croissantes dans un sens de la circulation des véhicules de manière à constituer un
biseau de rabattement, ledit système étant caractérisé en ce que lesdits bras sont
constitués par des structures tubulaires souples pouvant passer de ladite première
à ladite deuxième position par gonflage au moyen d'un fluide.
[0010] Selon des modes de réalisation particuliers de l'invention :
- Le fluide de gonflage utilisé peut être un gaz, et plus particulièrement de l'air.
- En variante, le fluide de gonflage peut être de l'eau.
- Lesdits dispositifs de signalisation peuvent comporter également des moyens d'injection
de fluide pour gonfler lesdits bras et les faire ainsi passer de ladite première à
ladite deuxième position, ainsi que des moyens d'évacuation dudit fluide pour ramener
lesdits bras dans leur première position.
- Lesdits dispositifs de signalisation peuvent comporter également des moyens pour enrouler
ou replier lesdites structures tubulaires souples dans leur état dégonflé, et pour
stocker les structures ainsi enroulées ou repliées.
- Lesdits bras peuvent prendre appui sur le sol lorsqu'ils se trouvent dans leur deuxième
position.
- Lesdits bras peuvent présenter, lorsqu'ils se trouvent dans leur deuxième position,
un diamètre compris entre 40 cm et 1,50 m, et de préférence entre 50 cm et 1m.
- La longueur du bras disposé le plus en aval dans ledit sens de circulation des véhicules,
lorsqu'il se trouve dans sa deuxième position, peut être comprise entre 3 et 15 m.
- Lesdits bras peuvent être constitués par une structure gonflable unique, présentant
par exemple une section droite en forme circulaire, trapézoïdale ou plus généralement
polygonale.
- En variante, les bras peuvent être constitués par un ensemble de bras élémentaires
parallèles reliés entre eux par une structure souple de liaison.
[0011] Un autre objet de l'invention est un système de balisage routier constitué par une
pluralité de dispositifs de signalisation alignés espacés les uns des autres le long
d'un bord d'une chaussée comprenant au moins une voie de circulation, chaque dispositif
comportant un bras pouvant passer d'une première position, dans laquelle il ne gêne
pas la circulation, à une deuxième position, dans laquelle il s'étend à travers d'au
moins une dite voie de circulation pour y empêcher le passage de tout véhicule, et
inversement, les bras des différents dispositifs de signalisation présentant des longueurs
croissantes dans un sens de la circulation des véhicules de manière à constituer un
biseau de rabattement, ledit système étant caractérisé en ce qu'il comprend : un premier
système élémentaire, constitué par des dispositifs de signalisation dont les bras
sont des éléments rigides pouvant être déplacés entre la première et la deuxième position,
et un deuxième système élémentaire, du type à bras gonflables décrit ci-dessus, disposé
en aval dudit premier système élémentaire dans ledit sens de la circulation des véhicules.
[0012] Un tel système « hybride » peut être appliqué en particulier à une chaussée routière
comportant une pluralité de voies de circulation destinées à être parcourues dans
un même sens de circulation, le premier système élémentaire étant constitué par des
dispositifs de signalisation dont les bras ont des longueurs permettant la fermeture
à la circulation d'une seule desdites voies, et le deuxième système élémentaire étant
constitué par des dispositifs de signalisation dont les bras ont des longueurs permettant
la fermeture à la circulation d'au moins une autre desdites voies.
[0013] De cette manière, lorsqu'on ne souhaite neutraliser que la voie rapide de gauche
il est possible d'utiliser un système du type du document
FR2886656, le système à bras gonflables entrant en jeu uniquement lorsqu'il est nécessaire
de neutraliser plusieurs voies. Ce mode de réalisation de l'invention permet de réutiliser
un système du type du document
FR2886656 déjà en place, simplement en y rajoutant des dispositifs de signalisation à bras
gonflables.
[0014] Un système selon l'invention, de type hybride ou non-hybride, peut être appliqué
en particulier à une chaussée routière comportant une pluralité de voies de circulation
destinées à être parcourues dans un même sens de circulation et une voie de sortie
située du côté de la chaussé opposé à celui le long duquel sont disposés les dispositifs
de signalisation, la longueur des bras desdits dispositifs de signalisation étant
suffisante pour fermer toutes les voies de circulation et contraindre les véhicules
parcourant la route à emprunter ladite voie de sortie.
[0015] D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront à la
lecture de la description faite en référence aux dessins annexés donnés à titre d'exemple
et qui représentent, respectivement :
- la figure 1, une vue schématique en coupe longitudinale d'un dispositif de signalisation
de l'invention ;
- les figures 2A et 2B, des vues latérales d'un dispositif de signalisation de l'invention,
avec le bras gonflable en position repliée (2A) et partiellement dépliée (2B) ;
- les figures 3A et 3B, deux exemples de bras gonflables utilisables dans des systèmes
selon l'invention, constitués par un assemblage de plusieurs bras gonflables élémentaires
; et
- la figure 4, une vue schématique du haut d'un système selon l'invention appliqué à
la fermeture d'une autoroute à trois voies et à la déviation de la circulation sur
une voie de sortie de cette dernière.
[0016] La figure 1 représente, d'une manière très schématique, un dispositif de signalisation
DS pouvant être utilisé dans un système de balisage routier selon l'invention. Comme
le montrent les figures 2A et 2B, un tel dispositif peut être disposé adjacent à une
barrière de séparation, ou glissière de sécurité, GBA, du côté de cette dernière opposé
à la chaussé CH. On comprend qu'une ouverture ou réservation doit être pratiquée dans
la barrière GBA pour permettre le passage du bras gonflable, lors du gonflage de ce
dernier. En variante, le bras gonflable 20 peut passer par-dessus la barrière GBA,
ou en dessous d'une glissière de sécurité en métal.
[0017] Le dispositif de signalisation DS comprend un caisson de stockage 1, destiné à contenir
la structure tubulaire 20 constituant le bras dans son état replié. Dans le mode de
réalisation représenté, un moyen d'enroulement 10 en forme de tambour ou touret est
prévu à l'intérieur du caisson 1 pour enrouler en spirale la structure tubulaire 20
dans son état dégonflé. Le tambour 10 peut être tourné par un moteur (non représenté)
de manière à enrouler et dérouler la structure 20. Alternativement, il peut être pourvu
d'un ressort de torsion : dans ce cas, lors du gonflage, la structure tubulaire 20
se déroule sous l'effet de la pression du fluide et contre la force de rappel du ressort,
cette dernière provoquant son enroulement lors du dégonflage. En variante, le repliement
du bras 20 dégonflé peut être effectué manuellement.
[0018] Le dispositif de signalisation 1 comporte également des moyens de gonflage et dégonflage
de la structure tubulaire flexible 20. Dans l'exemple considéré ici, ces moyens de
gonflage et dégonflage comprennent un compresseur 11 et un tuyau 12 reliant ledit
compresseur à une extrémité proximale de la structure 20, fixée au tambour d'enroulement
10. Bien entendu, d'autres solutions techniques sont envisageables ; par exemple,
une soupape peut être prévue à l'extrémité distale de la structure tubulaire flexible
pour évacuer le fluide qui resterait piégé dans ladite structure lors de son enroulement.
Bien que le terme générique « fluide » ait été utilisé, on comprend que les bras gonflables
seront le plus souvent gonflés avec un gaz, et plus particulièrement avec de l'air.
L'utilisation d'un liquide, en particulier de l'eau (avec adjonction d'antigel, le
cas échéant) peut néanmoins présenter un intérêt. Des barrières gonflées à l'eau présentent
une plus grande capacité d'arrêter des véhicules, même des poids lourds, tout en amortissant
efficacement les chocs.
[0019] Pour servir à la réalisation d'un biseau de rabattement, un bras gonflable doit avoir
des dimensions suffisantes pour être vu clairement par les conducteurs et pour constituer
un réel obstacle au passage des véhicules. Par exemple, le diamètre (défini, au sens
large, comme étant la plus grande dimension transversale) d'un tel bras peut être
compris typiquement entre 40 cm et 1,50 m, et de préférence entre 50 cm et 1 m. La
section droite d'une structure tubulaire 20 adaptée à la mise en oeuvre de l'invention
peut présenter différentes formes, par exemple elle peut être circulaire, trapézoïdale
ou plus généralement polygonale. Par ailleurs, la section droite du bras 20 ne doit
pas nécessairement rester constante sur toute la longueur de ce dernier.
[0020] Les figures 3A et 3B montrent deux variantes d'un mode de réalisation de l'invention
dans laquelle le bras gonflable 20', 20" est constitué par une pluralité d'éléments
tubulaires flexibles élémentaires 21 reliés entre eux par une structure souple de
liaison 22', 22", 22"'. Ce mode de réalisation est avantageux, car il permet un gonflage
beaucoup plus rapide du bras. En outre, ce dernier est plus souple, et donc moins
dangereux pour les usagers de la route en cas de collision. Un bras « composite »
de ce type peut présenter des formes très diverses, qui en accroissent la visibilité
par les conducteurs des véhicules circulant sur la route.
[0021] Le bras 20' de la figure 3A se compose de trois bras tubulaires élémentaires 21 pouvant
être qualifiés de « doubles boudins », disposés en triangle équilatéral. Ces bras
élémentaires sont reliés entre eux par une structure de liaison flexible en tissu
22' présentant une forme en étoile à trois pointes avec un coeur tubulaire, ainsi
que par des tirants 22".
[0022] Le bras 20" de la figure 3B présente une structure encore plus complexe. Il est constitué,
lui aussi, par un ensemble de trois bras tubulaires élémentaires 21, mais ces derniers
présentent une allure en vagues ou en créneaux, s'éloignant et se rapprochant périodiquement
les uns des autres.
[0023] La cohésion de l'ensemble est assurée par une structure souple de liaison 22' en
forme d'étoile à trois pointes dans les sections du bras 20' où les éléments 21 sont
plus espacés, et par une enveloppe externe commune 22"', dans les sections où ces
bras élémentaires sont plus rapprochés entre eux.
[0024] La longueur d'un bras gonflable 20, 20' dans son état complètement étendu peut être,
avantageusement, de l'ordre de 12 ou 15 m, pour pouvoir s'étendre à travers trois
ou quatre voies de circulation d'une largeur de 3,5m. En utilisation, cependant, seulement
le bras le plus en aval, par rapport au sens de la circulation, sera étendu jusqu'à
sa longueur maximale.
[0025] Un bras gonflable des dimensions requises peut difficilement se maintenir droit sous
le seul effet de sa pression de gonflage (c'est même exclu, dans le cas d'un gonflage
à l'eau). C'est pourquoi les figures 1 et 2B montrent des bras 20 prenant appui sur
la chaussée CH. Dans ce cas, la structure tubulaire flexible 20 doit être réalisée
en un matériau (typiquement un tissu synthétique) capable de supporter les frottements
qui se vérifient lors de son gonflage et dégonflage. Au contraire, les bras élémentaires
21 d'une barrière « composite » du type représenté sur les figures 3A et 3B peuvent
être autoportants, de moins lorsqu'ils sont gonflés à l'air.
[0026] La surface extérieure de chaque bras 20, 20', 20" présente de préférence des motifs
tels que des flèches pour indiquer aux conducteurs des véhicules à l'approche qu'ils
doivent se rabattre sur une autre voie de circulation. Par exemple, les bras 20',
20" des figures 3A et 3B présentent une alternance de sections de couleur blanche
et rouge.
[0027] Les bras peuvent comporter des éléments réfléchissants et/ou des moyens d'éclairage
(lampes, diodes électroluminescentes) pour être visibles la nuit.
[0028] La figure 4 montre l'utilisation d'un système S de l'invention pour fermer à la circulation
un tronçon d'autoroute comprenant trois voies de circulation, V1, V2 et V3, ainsi
qu'une voie ou rampe de sortie VS, chaque voie présentant une largeur de 3,5 m. La
circulation s'effectue à droite ; le sens de marche des véhicules est donc du bas
de la feuille vers le haut. On comprend qu'un tel système doit être précédé d'une
signalisation d'approche adaptée. Cette dernière peut être automatisée, en prévoyant
en amont du système S des panneaux à message variable et/ou des panneaux de signalisation
à diodes électroluminescentes pouvant être actionnés au besoin.
[0029] Le système S est constitué par un ensemble de dispositifs de signalisation DS, DS',
disposés le long du bord de gauche de la chaussée et séparés des voies de circulation
par une barrière GBA. Le système n'est pas représenté à l'échelle, et en réalité les
dispositifs de signalisation doivent être beaucoup plus espacés entre eux de ce qu'il
apparaît de la figure. Chaque dispositif de signalisation comporte un bras qui, en
utilisation, s'étend perpendiculairement au sens de circulation. La longueur des bras
augmente dans le sens de circulation des véhicules : ainsi le bras le plus en amont
(à l'extrémité inférieure de la figure) peut présenter une longueur de l'ordre de
1 m, tandis que le bras le plus en aval mesure environ 12m pour barrer les trois voies
de circulation.
[0030] Conformément au principe du biseau de rabattement, tout véhicule circulant sur le
tronçon d'autoroute à fermer doit se rabattre sur la droite, et emprunter la voie
de sortie VS.
[0031] Le système de balisage de la figure 4 se compose en fait de deux systèmes élémentaires,
agencés de manière séquentielle. Le premier système élémentaire SE1, disposé en amont,
est constitué de dispositifs DS' comportant des bras rigides pivotants, conformément
à l'enseignement du document
FR2886656 précité. Ce système élémentaire SE1 est adapté uniquement à fermer à la circulation
la voie de gauche V1. Pour barrer les autres voies V2, V3 on a recours au deuxième
système élémentaire, comportant des dispositifs de signalisation DS du type à bras
gonflables, tels que décrits ci-dessus.
[0032] Bien entendu, il serait tout à fait possible d'utiliser un système comportant uniquement
des dispositifs de signalisation à bras gonflables.
[0033] La comparaison entre le premier et le deuxième système élémentaire met en évidence
un avantage ultérieur de ce dernier. En effet, dans le premier système élémentaire,
chaque dispositif de signalisation doit comporter un bras de longueur différente :
les dispositifs DS' ne sont donc pas interchangeables. Au contraire, pour la réalisation
du deuxième système élémentaire, il est possible d'utiliser des dispositifs de signalisation
DS identiques, la longueur de chaque bras gonflable étant déterminée lors de l'étape
de gonflage.
[0034] Les dispositifs de signalisation DS, DS' peuvent être actionnés manuellement par
un opérateur, ou bien être commandés à distance. Dans ce dernier cas, une surveillance
du système S par caméras s'impose.
1. Système de balisage routier constitué par une pluralité de dispositifs de signalisation
(DS) alignés espacés les uns des autres le long d'un bord d'une chaussée (CH) comprenant
au moins une voie de circulation (V1, V2, V3), chaque dispositif comportant un bras
(20, 20') pouvant passer d'une première position, dans laquelle il ne gêne pas la
circulation, à une deuxième position, dans laquelle il s'étend à travers d'au moins
une dite voie de circulation pour y empêcher le passage de tout véhicule, et inversement,
les bras des différents dispositifs de signalisation présentant des longueurs croissantes
dans un sens de la circulation des véhicules de manière à constituer un biseau de
rabattement, ledit système étant caractérisé en ce que lesdits bras sont constitués par des structures tubulaires souples (20, 21) pouvant
passer de ladite première à ladite deuxième position par gonflage au moyen d'un fluide.
2. Système de balisage routier selon la revendication 1, dans lequel lesdits dispositifs
de signalisation comportent également des moyens d'injection de fluide (11, 12) pour
gonfler lesdits bras et les faire ainsi passer de ladite première à ladite deuxième
position, ainsi que des moyens d'évacuation dudit fluide (11, 12) pour ramener lesdits
bras dans leur première position.
3. Système de balisage routier selon la revendication 2, dans lequel lesdits dispositifs
de signalisation comportent également des moyens (10) pour enrouler ou replier lesdites
structures tubulaires souples dans leur état dégonflé, et pour stocker les structures
ainsi enroulées ou repliées.
4. Système de balisage routier selon l'une des revendications précédentes dans lequel
lesdits bras (20, 20', 20") prennent appui sur le sol lorsqu'ils se trouvent dans
leur deuxième position.
5. Système de balisage routier selon l'une des revendications précédentes dans lequel
lesdits bras (20, 20', 20") présentent, lorsqu'ils se trouvent dans leur deuxième
position, un diamètre compris entre 40 cm et 1,50 m, et de préférence entre 50 cm
et 1 m.
6. Système de balisage routier selon l'une des revendications précédentes dans lequel
la longueur du bras disposé le plus en aval dans ledit sens de circulation des véhicules,
lorsqu'il se trouve dans sa deuxième position, est comprise entre 3 et 15 m.
7. Système de balisage routier selon l'une des revendications précédentes dans lequel
lesdits bras (20, 20', 20") sont constitués par un ensemble de bras élémentaires parallèles
(21) reliés entre eux par une structure souple de liaison (22', 22", 22"').
8. Système de balisage routier (S) constitué par une pluralité de dispositifs de signalisation
(DS, DS') alignés espacés les uns des autres le long d'un bord d'une chaussée comprenant
au moins une voie de circulation, chaque dispositif comportant un bras pouvant passer
d'une première position, dans laquelle il ne gêne pas la circulation, à une deuxième
position, dans laquelle il s'étend à travers d'au moins une dite voie de circulation
pour y empêcher le passage de tout véhicule, et inversement, les bras des différents
dispositifs de signalisation présentant des longueurs croissantes dans un sens de
la circulation des véhicules de manière à constituer un biseau de rabattement, ledit
système étant
caractérisé en ce qu'il comprend :
- un premier système élémentaire (SE1), constitué par des dispositifs de signalisation
(DS') dont les bras sont des éléments rigides pouvant être déplacés entre la première
et la deuxième position, et
- un deuxième système élémentaire (SE2), selon l'une des revendications 1 à 7, disposé
en aval dudit premier système élémentaire dans ledit sens de la circulation des véhicules
9. Système de balisage routier (S) selon la revendication 8 appliquée à une chaussée
routière (CH) comportant une pluralité de voies de circulation (V1, V2, V3) destinées
à être parcourues dans un même sens de circulation, dans lequel le premier système
élémentaire (SE1) est constitué par des dispositifs de signalisation (DS') dont les
bras ont des longueurs permettant la fermeture à la circulation d'une seule desdites
voies (V1), et le deuxième système élémentaire (SE2) est constitué par des dispositifs
de signalisation (DS) dont les bras (20) ont des longueurs permettant la fermeture
à la circulation d'au moins une autre desdites voies (V2, V3).
10. Système de balisage routier (S) selon l'une des revendications précédentes, appliquée
à une chaussée routière comportant une pluralité de voies de circulation (V1, V2,
V3) destinées à être parcourues dans un même sens de circulation et une voie de sortie
(V3) située du côté de la chaussé opposé à celui le long duquel sont disposés les
dispositifs de signalisation, dans lequel la longueur des bras desdits dispositifs
de signalisation est suffisante pour fermer toutes les voies de circulation (V1, V2,
V3) et contraindre les véhicules parcourant la route à emprunter ladite voie de sortie
(VS).