[0001] La présente invention concerne les dispositifs d'authentification et plus particulièrement
les documents sécurisés multicouches dont les couches sont scellées de façon inamovible
ainsi que des procédés et des dispositifs pour sécuriser l'authentification de tels
documents ainsi qu'un procédé de fabrication de tels documents.
[0002] Alors que les documents sécurisés tels que les titres de transport et les cartes
d'identité, en papier ou en matière plastique, comprenant ou non un microcircuit,
sont couramment utilisés pour de nombreuses applications, il existe un besoin d'identification
et/ou d'authentification permettant par exemple d'identifier un motif caché ou un
élément graphique d'authentification pour vérifier que ceux-ci n'ont pas été fabriqués
frauduleusement.
[0003] Les documents sécurisés sont notamment les cartes de paiement, par exemple de type
débit ou crédit, les cartes de transport, les cartes SIM (acronyme de
Subscriber Identity Module en terminologie anglo-saxonne), les cartes d'identité, les passeports, les cartes
de séjour, les permis de conduire ou les carte grises pour véhicule.
[0004] La demande de brevet
US 2004/0028225 décrit un exemple de dispositif permettant d'authentifier un objet tel qu'une carte
plastique d'identification. Selon cette solution, le dispositif d'authentification
comporte plusieurs couches de papier ou de plastique, une des couches comportant des
pigments thermochromiques et une des couches comportant un circuit d'oscillation.
Lorsque le document est placé dans un champ électromagnétique approprié, les pigments
changent de couleur en raison de la chaleur dissipée par la résistance du circuit
d'oscillation. Une marque d'identification est ainsi rendue visible.
[0005] Alternativement, la marque d'identification peut être imprimée derrière une couche
thermochromique qui est opaque en absence de chaleur mais qui devient transparente
lorsqu'elle est chauffée, rendant ainsi la marque d'identification imprimée visible.
L'encre réactive à la température peut également être cachée derrière une couche d'impression
ou un hologramme de sécurité, ce qui prévient toute manipulation. L'hologramme ou
la couche d'impression devant être enlevé au moment de la certification devant le
client.
[0006] Bien que cette solution soit satisfaisante dans certaines circonstances, elle n'est
pas suffisante pour authentifier l'origine de la carte d'identification pour certaines
applications. En effet, si les pigments thermochromiques sont placés sur une couche
interne du document sécurisé, il est nécessaire, pour que les éléments d'authentification
soient visibles dans des conditions normales, par exemple à la lumière du jour et
à une température comprise entre 15°C et 25°C, d'utiliser des matériaux transparents.
Une telle contrainte limite le nombre d'applications envisageables, de nombreux documents
étant réalisés à partir de matériaux opaques. Par ailleurs, si les pigments thermochromiques
sont placés sur une couche externe du document sécurisé, le document sécurisé peut
être falsifié.
[0007] L'invention permet de résoudre au moins un des problèmes exposés précédemment.
[0008] L'invention a ainsi pour objet un document sécurisé comportant une pluralité de couches
superposées et scellées de façon inamovible, formant deux faces externes sensiblement
parallèles, une desdites couches comportant sur une face interne un motif réalisé
au moins partiellement avec une encre dont les caractéristiques varient avec les conditions
physiques dans lesquelles se trouve au moins une partie dudit document sécurisé, le
document sécurisé comprenant en outre au moins une zone opaque formée entre ledit
motif et l'une desdites deux faces externes, ladite zone opaque masquant au moins
partiellement ledit motif.
[0009] L'invention permet ainsi d'insérer dans un document sécurisé une marque d'identification
protégée de toute altération ou modification frauduleuse. De plus, la marque d'identification
insérée dans le document sécurisé est indétectable par une personne non informée de
l'existence de cette marque. Ainsi, un fraudeur ne connaissant pas l'existence de
cette marque d'identification ne peut produire que de faux documents sécurisés, identifiables
par des personnes informées, car démunies de cette marque d'identification.
[0010] Le document sécurisé est par exemple une carte à microcircuit. Son épaisseur peut
être sensiblement égale à 0,76mm. Il peut être conforme à la norme ISO 7816. Au moins
l'une des couches peut être réalisée en plastique. L'épaisseur d'une couche comprenant
au moins une partie de la zone opaque est par exemple comprise entre 100 et 350um.
[0011] Ladite encre est avantageusement une encre thermochromatique, photochromatique, électrochromatique
ou piézochromatique dont les propriétés sont connues.
[0012] Selon un premier mode de réalisation, ladite encre comprend au moins deux états liés
aux conditions physiques dans lesquelles se trouve au moins une partie dudit document
sécurisé, l'un desdits au moins deux états permettant la visualisation dudit motif
au travers de ladite au moins une zone opaque, ledit un desdits au moins deux états
étant, de préférence, un état selon lequel ladite encre est colorée. Ainsi, connaissant
les conditions selon lesquelles l'encre est visible et invisible, il est possible
d'identifier le motif et son état, visible ou non, pour authentifier le document sécurisé.
[0013] L'invention a aussi pour objet un procédé de fabrication d'un document sécurisé tel
que décrit précédemment, le procédé comprenant les étapes suivantes,
- impression d'au moins une partie dudit motif avec ladite encre sur une face d'une
première couche de ladite pluralité de couches ; et,
- assemblage de ladite première couche comprenant ledit motif avec au moins une seconde
couche, ledit motif étant situé entre lesdites première et seconde couches.
L'assemblage des couches peut être réalisé par laminage.
L'invention a aussi pour objet un procédé d'authentification d'un document sécurisé
tel que décrit précédemment, le procédé comprenant les étapes suivantes,
- éclairage d'au moins une partie dudit document sécurisé comprenant au moins une partie
dudit motif avec une lumière intense ;
- visualisation d'au moins une partie dudit motif au travers de ladite au moins une
zone opaque ;
- changement des conditions physiques dans lesquelles se trouve au moins une partie
dudit document sécurisé ; et,
- observation de l'évanescence d'au moins une partie dudit motif.
[0014] L'invention permet ainsi d'authentifier un document sécurisé tel que décrit précédemment.
[0015] Le procédé comprend en outre avantageusement une étape de mise en oeuvre d'une source
de lumière artificielle pour générer ladite lumière intense.
[0016] Alternativement, un second motif, différent dudit motif appelé premier motif, est
réalisé sur une face interne, ledit second motif étant au moins partiellement aligné
avec ledit premier motif et ladite au moins une zone opaque formée entre ledit motif
et l'une desdites deux faces externes. Selon ce mode de réalisation, deux motifs d'authentification
sont utilisés, le premier motif étant en outre utilisé pour masquer au moins partiellement
le second motif.
[0017] De façon avantageuse, ladite encre comprend au moins deux états liés aux conditions
physiques dans lesquelles se trouve au moins une partie dudit document sécurisé, l'un
desdits au moins deux états permettant la visualisation dudit second motif au travers
de ladite au moins une zone opaque, ledit un desdits au moins deux états étant de
préférence un état selon lequel ladite encre est translucide. Ainsi, connaissant les
conditions selon lesquelles l'encre est visible et invisible, il est possible d'identifier
le premier et le second motifs et leur état, visible ou non, pour authentifier le
document sécurisé.
[0018] L'invention a aussi pour objet un procédé de fabrication d'un document sécurisé tel
que décrit précédemment, le procédé comprenant les étapes suivantes,
- impression d'au moins une partie dudit premier motif avec ladite encre sur une face
d'une première couche de ladite pluralité de couches ;
- impression d'au moins une partie dudit second motif sur ladite au moins une partie
dudit premier motif ; et,
- assemblage de ladite couche comprenant ledit premier motif avec au moins une seconde
couche, lesdits premier et second motifs étant situés entre lesdites première et seconde
couches.
[0019] Alternativement, le procédé de fabrication d'un document sécurisé tel que décrit
précédemment comprend les étapes suivantes,
- impression d'au moins une partie dudit premier motif avec ladite encre sur une face
d'une première couche de ladite pluralité de couches ;
- impression d'au moins une partie dudit second motif sur une face d'une seconde couche
; et,
- assemblage desdites première et seconde couches, lesdits premier et second motifs
étant situés entre lesdites première et seconde couches.
[0020] L'assemblage des couches peut être réalisé par laminage.
[0021] L'invention a aussi pour objet un procédé d'authentification d'un document sécurisé
tel que décrit précédemment, le procédé comprenant les étapes suivantes,
- éclairage d'au moins une partie dudit document sécurisé comprenant au moins une partie
dudit premier motif et au moins une partie dudit second motif avec une lumière intense
;
- visualisation d'au moins une partie dudit premier motif au travers de ladite au moins
une zone opaque ;
- changement des conditions physiques dans lesquelles se trouve au moins une partie
dudit document sécurisé ; et,
- visualisation d'au moins une partie dudit second motif au travers de ladite au moins
une zone opaque.
[0022] L'invention permet ainsi d'authentifier un document sécurisé tel que décrit précédemment.
[0023] Le procédé comprend en outre avantageusement une étape de mise en oeuvre d'une source
de lumière artificielle pour générer ladite lumière intense.
[0024] L'invention a également pour objet un dispositif pour authentifier un document sécurisé
tel que décrit précédemment, le dispositif comprenant les moyens suivants,
- moyens pour recevoir pour ledit document sécurisé;
- moyens pour éclairer au moins partiellement ledit document sécurisé lorsque ledit
document sécurisé est placé dans lesdits moyens pour recevoir pour ledit document
sécurisé;
- moyens pour modifier l'état de ladite encre dont les caractéristiques varient avec
les conditions physiques dans lesquelles se trouve au moins une partie dudit document
sécurisé ; et,
- moyens pour isoler optiquement lesdits moyens d'éclairage.
[0025] D'autres avantages, buts et caractéristiques de la présente invention ressortent
de la description détaillée qui suit, faite à titre d'exemple non limitatif, au regard
des dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 représente un document sécurisé adapté à mettre en oeuvre l'invention
;
- la figure 2 illustre un premier exemple de mise en oeuvre de l'invention dans un document
sécurisé ;
- la figure 3, comprenant les figures 3a, 3b et 3c, illustre l'observation qui peut
être réalisée du document sécurisé représenté sur la figure 2 ;
- la figure 4 illustre un exemple du procédé pouvant être utilisé pour fabriquer le
document sécurisé illustré sur les figures 2 et 3 ;
- la figure 5 illustre un second exemple de mise en oeuvre de l'invention dans un document
sécurisé ;
- la figure 6, comprenant les figures 6a, 6b et 6c, illustre l'observation qui peut
être réalisée du document sécurisé représenté sur la figure 5 ; et,
- la figure 7 illustre un exemple de dispositif pour authentifier un document sécurisé
selon l'invention, c'est-à-dire pour vérifier la présence d'un motif particulier dans
l'épaisseur du document sécurisé.
[0026] La figure 1 illustre un document sécurisé 100 adapté à mettre en oeuvre l'invention.
Le document sécurisé 100 comprend ici un microcircuit dont les connecteurs 105 sont
visibles ainsi qu'un ensemble de motifs dessinés 110, aussi appelé un visuel, déterminé
par le client.
[0027] Le document sécurisé 100 a par exemple une épaisseur d'environ 0,76mm. Cette carte
peut notamment être conforme à la norme ISO 7816 en ce qui concerne ses dimensions.
[0028] Le document sécurisé 100 est de préférence un document personnel.
[0029] Le document sécurisé 100 comprend avantageusement un ensemble de feuilles en papier
et/ou en matière plastique assemblées en couches et scellées, par exemple, par collage
et/ou lamination, à froid et/ou à chaud, de façon inamovible. Les couches peuvent
également être déposées les unes sur les autres par des procédés tels que le moulage.
De façon générale, le terme assemblage désigne ici tous les procédés permettant de
juxtaposer au moins deux couches.
[0030] L'invention peut être mise en oeuvre dans une partie seulement du document sécurisé.
Par exemple, lorsqu'un document sécurisé en papier comprend plusieurs pages, l'invention
peut être mise en oeuvre dans la couverture ou dans une page particulière.
[0031] Le document sécurisé 100 peut être, en particulier, une carte de paiement, par exemple
de type débit ou crédit, une carte de transport, une carte SIM. Le document sécurisé
100 peut également être un document officiel, tel qu'une carte d'identité, un passeport,
une carte de séjour, un permis de conduire ou une carte grise.
[0032] Selon l'invention la carte 100 comprend des moyens de sécurisation intégrés au corps
de la carte pour rendre la fabrication de faux documents sécurisés particulièrement
difficile et pour détecter facilement les documents sécurisés frauduleusement fabriqués.
[0033] La figure 2 illustre un premier exemple de mise en oeuvre de l'invention dans un
document sécurisé. La figure 2 est une vue partielle, en perspective, du document
sécurisé 200, illustrant les couches formant ce document avant qu'elles ne soient
assemblées et scellées.
[0034] Le document sécurisé 200 comprend ici cinq couches formant le corps du document.
[0035] Les couches 205 et 210 sont des couches externes de protection, aussi appelées couches
supérieures ou
overlay en terminologie anglo-saxonne. Ces couches sont avantageusement transparentes et
ont typiquement une épaisseur comprise entre environ 30 et 50um. Les couches 205 et
210 peuvent comprendre des motifs particuliers. De tels motifs sont avantageusement
imprimés après la fabrication de la carte.
[0036] Les couches 215 et 220 sont les couches utilisées comme support pour le visuel. Ces
couches ont typiquement une épaisseur comprise entre 100 et 350um. Les couches 215
et 220 sont ici opaques de telle sorte qu'il n'est pas possible d'observer ni de distinguer
des motifs qui seraient reproduits entre ces couches, dans des conditions normales
d'éclairage. Des conditions normales d'éclairage sont définies ici comme étant des
conditions d'éclairage naturel ou artificiel ne faisant pas appel à des instruments
optiques particuliers. Des motifs sont de préférence imprimés sur les faces externes
des couches 215 et 220. Ces motifs, formant le visuel, sont visibles à travers les
couches 205 et 210. Par ailleurs, l'opacité des couches 215 et 220 peut être réalisée
selon des motifs particuliers, obtenus par exemple par impression, les couches opaques
215 et 220 sont alors partiellement opaques.
[0037] Les couches opaques 215 et 220 peuvent être des couches réalisées en papier ou dans
un plastique standard, couramment utilisée dans la fabrication de la carte d'identification.
Ces couches peuvent être réalisées, par exemple, en PVC (sigle de
PolyVinyl Chloride en terminologie anglo-saxonne), en polyéthylène téréphtalate (PETG ou PETF) ou en
ABS/PVC (Acrylonitrile Butadiène Styrène). A titre d'illustration, les sociétés Galazzi,
Klockner, INEOS et Dupont fabriquent de telles feuilles de plastique, par exemple
de couleur blanche, et les sociétés Bayer et PPG fabriquent le PC (sigle de Polycarbonate)
et le Teslin (Teslin est une marque), aussi appelé papier synthétique, respectivement.
[0038] La couche 225 est une couche intérieure utilisée ici comme support pour un élément
graphique 230 permettant l'authentification du document sécurisé 200. Alternativement,
l'élément graphique d'authentification 230 peut être déposé, par exemple imprimé,
sur l'une des faces internes des couches 215 et 220. La couche 225 n'est alors pas
nécessaire pour mettre en oeuvre l'invention. Ainsi, bien que le document sécurisé
200 comporte ici cinq couches, l'invention peut être mise en oeuvre avec un nombre
de couches supérieur ou inférieur.
[0039] L'élément graphique d'authentification 230 est caché entre les couches opaques 215
et 220 de telle sorte qu'il n'est visible qu'à l'aide d'une source lumineuse intense,
de préférence ponctuelle, par réflexion ou, avantageusement, par transparence.
[0040] De façon avantageuse, l'élément graphique d'authentification 230 est imprimé à l'aide
d'une encre dont la structure interne change lorsqu'elle est exposée à des variations
physiques de son environnement. Par exemple, l'encre constituant l'élément graphique
d'authentification 230 peut être une encre thermochromique qui change de couleur lorsqu'elle
est chauffée, une encre photochromique qui change de couleur lorsqu'elle est exposée
à des rayons ultraviolets (UV), une encre électrochromique qui change de couleur lorsqu'elle
est soumise à un champ électrique ou une encre piézochromique qui change de couleur
selon la pression à laquelle elle est soumise.
[0041] Selon un mode de réalisation particulier, l'encre constituant l'élément graphique
d'authentification 230 est colorée lorsqu'elle est dans un environnement normal d'utilisation
du document sécurisé 200. Un environnement normal d'utilisation est, par exemple,
une température comprise 0°C et 35°C. Lorsque le document sécurisé est soumis à des
contraintes particulières, par exemple une température supérieure à 40°C, l'encre
constituant l'élément graphique 230 devient transparente
[0042] Ainsi, lorsque le document sécurisé 200 est observé dans des conditions normales
d'éclairage, l'élément graphique d'authentification 230 n'est pas visible. Lorsque
le document sécurisé 200 est observé, au moins partiellement, à l'aide d'une lumière
intense, de préférence ponctuelle, par réflexion ou, avantageusement, par transparence,
l'élément graphique d'authentification 230 est visible. Dans le cas d'une encre thermochromique,
l'élément graphique d'authentification 230 disparaît lorsqu'il est chauffé. La source
de chaleur peut être la source de lumière intense elle-même ou une source distincte.
[0043] L'observation de ces trois états permet d'authentifier le document sécurisé.
[0044] La figure 3, comprenant les figures 3a, 3b et 3c, illustre l'observation qui peut
être réalisée du document sécurisé 200 présenté sur la figure 2.
[0045] La figure 3a représente une vue du document sécurisé 200 dans des conditions normales
d'éclairage et dans un environnement normal d'utilisation. La figure 3a représente
donc le document sécurisé 200 tel qu'il peut être visualisé par un utilisateur. Comme
illustré, un visuel 300 est imprimé sur le document sécurisé. Le visuel est par exemple
imprimé sur une face externe des couches opaques (références 215 et 220 sur la figure
2) et visible à travers l'overlay (références 205 et 210 sur la figure 2).
[0046] A nouveau, les conditions normales d'éclairage sont, par exemple, un éclairage naturel
ou artificiel ne faisant pas appel à des instruments optiques et un environnement
normal d'utilisation est, par exemple, une température comprise entre 0°C et 35°C.
[0047] Dans ces conditions, les couches opaques (références 215 et 220 sur la figure 2)
dissimulent l'élément graphique d'authentification 230.
[0048] La figure 3b représente une vue du document sécurisé 200, éclairé à l'aide d'une
lumière intense et ponctuelle, vu par transparence, dans un environnement normal d'utilisation.
La lumière intense et ponctuelle est obtenue, par exemple, à l'aide d'un dispositif
tel qu'une source lumineuse Flexilux de la société Schölly (Flexilux est une marque).
Comme illustré, la lumière intense et ponctuelle permet de révéler l'élément graphique
d'authentification 230.
[0049] La figure 3c représente une vue du document sécurisé 200, éclairé à l'aide d'une
lumière intense et ponctuelle, vu par transparence, dans un environnement particulier
d'utilisation, par exemple un environnement dans lequel le document sécurisé 200 est,
au moins partiellement, porté à une température supérieure à 40°C. La chaleur peut
être générée par la source de lumière intense ou par une autre source. Dans ces conditions,
l'encre utilisée pour imprimer l'élément graphique d'authentification 230 devient
transparente et, par conséquent, l'élément graphique d'authentification 230 n'est
plus visible.
[0050] La combinaison des couches opaques et des éléments graphiques d'authentification
imprimés à l'aide d'une encre dont les caractéristiques varient avec les conditions
physiques dans lesquelles se trouve la carte d'identification permet de renforcer
le niveau de sécurité des cartes. En effet, bien que les éléments graphiques d'authentification
soient visibles dans un environnement normal d'utilisation, ils ne peuvent être observés
que par réflexion ou, avantageusement, par transparence à l'aide d'un éclairage artificiel
intense. De plus, les éléments graphiques d'authentification dissimulés disparaissent
dans des conditions particulières, par exemple si la carte d'identification est chauffée,
ajoutant ainsi un niveau de contrôle supplémentaire. Cette sécurité est très difficilement
violable car les éléments graphiques d'authentification sont protégés entre deux couches
scellées du document sécurisé.
[0051] Ainsi, l'authentification d'un document sécurisé tel que le document sécurisé 200,
peut comprendre les étapes suivantes,
- analyse du document sécurisé dans des conditions normales d'éclairage et dans un environnement
normal d'utilisation pour déceler une anomalie éventuelle visible ;
- analyse du document sécurisé à l'aide d'une source lumineuse intense, de préférence
ponctuelle, dans un environnement normal d'utilisation, pour identifier, par réflexion
ou, avantageusement, par transparence, un élément graphique d'authentification ; et,
- analyse du document sécurisé à l'aide d'une source lumineuse intense, de préférence
ponctuelle, dans un environnement particulier d'utilisation, par exemple à proximité
d'une source de chaleur, pour observer la disparition de l'élément graphique d'authentification.
[0052] La figure 4 illustre un exemple de procédé pouvant être utilisé pour la fabrication
du document sécurisé illustré sur les figures 2 et 3.
[0053] Une étape 400 a pour objet d'imprimer un visuel client, c'est-à-dire un motif déterminé
par un client pour décorer ses documents sécurisés, sur la face extérieure de l'une
ou des deux couches opaques. Ce motif correspond au motif 300 de la figure 3.
[0054] Une étape 405 a pour objet d'imprimer les éléments graphiques d'authentification
utilisés pour authentifier le document sécurisé. Ce motif correspond au motif 230
des figures 2 et 3. Selon le premier mode de réalisation, l'impression des éléments
graphiques d'authentification est réalisée sur une des couches intérieures. Une couche
intérieure est ici une face interne des couches opaques ou, plus généralement, une
face d'une couche comprise entre les couches opaques. Les éléments graphiques d'authentification
sont ici imprimés à l'aide d'une encre dont les caractéristiques varient avec les
conditions physiques dans lesquelles se trouve la carte d'identification, par exemple
une encre thermochromique.
[0055] Les étapes 410 et 415 permettent d'assembler et de sceller les couches constituant
le corps du document sécurisé, c'est-à-dire les couches 205, 210, 215, 220 et 225
illustrées sur la figure 2, par exemple par laminage. Un tel assemblage peut être
réalisé en deux phases. Une première phase consiste par exemple en un cycle chaud,
d'une durée de 5 à 30 minutes avec une température comprise entre 50 et 200°C et une
pression comprise entre 50 et 200 N/cm
2. Une seconde phase consiste par exemple en un cycle froid, d'une durée de 5 à 30
minutes avec une température comprise entre 0 et 100°C et une pression comprise entre
50 et 300 N/cm
2.
[0056] Les documents sécurisés sont ensuite découpés au format souhaité (étape 420). Il
est alors possible d'ajouter des options aux documents sécurisés ainsi réalisés (étape
425). De telles options résident par exemple dans l'ajout d'hologrammes ou dans la
personnalisation. Le motif 300 de la figure 3 peut ainsi être réalisé durant cette
étape.
[0057] La figure 5 illustre un second exemple de mise en oeuvre de l'invention dans le document
sécurisé 500. Comme la figure 2, la figure 5 est une vue partielle, en perspective,
d'un document sécurisé illustrant les couches formant ce document sécurisé. La carte
d'identification 500 comprend ici cinq couches.
[0058] Les couches 505 et 510 sont les couches externes de protection, de préférence transparentes,
qui peuvent comprendre des motifs particuliers dessinés.
[0059] Les couches 515 et 520 sont les couches utilisées comme support pour le visuel. Les
couches 515 et 520 sont ici opaques de telle sorte qu'il n'est pas possible, dans
des conditions normales d'éclairage, c'est-à-dire sans l'aide de dispositifs optiques
particuliers, d'observer des motifs qui seraient reproduits entre ces couches. Des
motifs sont avantageusement imprimés sur les faces externes des couches 515 et 520.
Par ailleurs, l'opacité des couches 515 et 520 peut être réalisée selon des motifs
particuliers, les couches opaques 515 et 520 sont alors partiellement opaques.
[0060] A nouveau, les couches opaques 515 et 520 sont des couches pouvant être réalisées
en papier ou à partir de plastiques standard, couramment utilisés dans la fabrication
de la carte d'identification. Ces couches peuvent être réalisées, par exemple, en
PVC, en polyéthylène téréphtalate (PETG ou PETF) ou en ABS/PVC.
[0061] La couche 525 est une couche intérieure utilisée ici comme support pour un élément
graphique permettant l'authentification du document sécurisé 500. Alternativement,
l'élément graphique d'authentification peut être déposé, par exemple imprimé, sur
l'une des faces internes des couches 515 et 520. La couche 525 n'est alors pas nécessaire
pour mettre en oeuvre l'invention. Ainsi, bien que le document sécurisé 500 comporte
ici cinq couches, l'invention peut être mise en oeuvre avec un nombre de couches supérieur
ou inférieur.
[0062] Selon le mode de réalisation présenté sur la figure 5, un élément graphique d'authentification
540, ici un coeur, est caché entre deux films d'encre 530 et 535 dont la structure
interne change lorsqu'elle est exposée à des variations physiques de son environnement.
Par exemple, cette encre peut être une encre thermochromique, une encre photochromique,
une encre électrochromique ou une encre piézochromique. Les films d'encre 530 et 535
sont de préférence situés entre les couches opaques 515 et 520 et représente, avantageusement,
un motif prédéterminé et identifiable.
[0063] L'élément graphique d'authentification 540 est caché entre les couches opaques 215
et 220 et entre les films d'encre 530 et 535 de telle sorte qu'il n'est visible que
par réflexion ou, avantageusement, par transparence, à l'aide d'une source lumineuse
intense, de préférence ponctuelle, sous certaines conditions. De façon avantageuse,
l'encre des films 530 et 535 est opaque lorsqu'elle est dans un environnement normal
d'utilisation du document sécurisé 500, par exemple lorsque la température est comprise
entre 0°C et 35°C, et devient transparente lorsqu'elle est soumise à des contraintes
particulières, par exemple lorsque la température est supérieure à 40°C pour révéler,
par réflexion ou, avantageusement, par transparence, l'élément graphique d'authentification
540.
[0064] L'encre utilisée par les films 530 et 535 est par exemple l'encre UV "35" 75020 de
la société PETREL ou l'encre 3Z7U538 de la société SICPA. Ces encres sont déposées
par sérigraphie. Elles sont noires à température ambiante et deviennent transparentes
à partir de 35°C et de 38°C, respectivement.
[0065] L'élément graphique d'authentification 540 peut être imprimé à l'aide d'une encre
standard ou à l'aide d'une encre dont la structure interne change lorsqu'elle est
exposée à des variations physiques de son environnement.
[0066] Ainsi, par exemple, les films 530 et 535 peuvent utiliser une encre qui n'est transparente
que sous certaines conditions de température et l'élément graphique d'authentification
540 peut utiliser une encre qui n'est opaque que sous certaines conditions électriques.
Il est alors nécessaire de soumettre le document sécurisé, ou au moins une partie
de celui-ci à une température et à un environnement électrique prédéterminés pour
visualiser, par transparence, l'élément graphique d'authentification 540.
[0067] La figure 6, comprenant les figures 6a, 6b et 6c, illustre l'observation qui peut
être faite du document sécurisé 500, présenté sur la figure 5, lorsque les conditions
d'éclairage et l'environnement d'utilisation changent.
[0068] La figure 6a représente une vue du document sécurisé 500 dans des conditions normales
d'éclairage et dans un environnement normal d'utilisation. La figure 6a représente
donc le document sécurisé 500 tel qu'il peut être visualisé par un utilisateur. Comme
illustré, un visuel 600 est imprimé sur le document sécurisé 500. Le visuel est par
exemple imprimé sur une face externe des couches opaques (références 515 et 520 sur
la figure 5) et visible à travers l'overlay (références 505 et 510 sur la figure 5).
[0069] Là encore, les conditions normales d'éclairage sont, par exemple, un éclairage naturel
ou artificiel ne faisant pas appel à des instruments optiques particuliers et un environnement
normal d'utilisation est, par exemple, une température comprise entre 0°C et 35°C.
[0070] Dans ces conditions, les couches opaques (références 515 et 520 sur la figure 5)
dissimulent l'élément graphique d'authentification 540 ainsi que les motifs formés
par les films 530 et 540.
[0071] La figure 6b représente une vue du document sécurisé 500, éclairé à l'aide d'une
lumière intense et ponctuelle, vu par transparence, dans un environnement normal d'utilisation.
La lumière intense et ponctuelle est obtenue, par exemple, à l'aide d'un dispositif
tel qu'une source lumineuse Flexilux de la société Schölly. Comme illustré, la lumière
intense et ponctuelle permet de révéler les motifs formés par les films 530 et 535,
ici le logo « OCS ». L'élément graphique d'authentification 540, dissimulé entre les
films 530 et 535, n'est pas visible.
[0072] La figure 6c illustre une vue du document sécurisé 500, éclairé à l'aide d'une lumière
intense et ponctuelle, vu par transparence, dans un environnement d'utilisation particulier,
par exemple, dans le cas d'une encre thermochromique, un environnement dans lequel
le document sécurisé, ou une partie de celui-ci, est porté à une température supérieure
à 40°C, c'est-à-dire un environnement permettant de rendre l'encre des films 530 et
535 transparente. La chaleur peut être générée par la source de lumière elle-même
ou par une autre source. Dans ces conditions, l'encre utilisée pour former les films
530 et 535 devient transparente. Il est ainsi possible de visualiser et/ou d'identifier
l'élément graphique d'authentification 540.
[0073] La combinaison des couches opaques, des films d'encre dont les caractéristiques varient
avec les conditions physiques dans lesquelles se trouve le document sécurisé, ou au
moins une partie de celui-ci, et des éléments graphiques d'authentification imprimés
ou non à l'aide d'une encre dont les caractéristiques varient avec les conditions
physiques dans lesquelles se trouve le document sécurisé, ou au moins une partie de
celui-ci, permet de renforcer le niveau de sécurité des documents sécurisés. En effet,
les éléments graphiques d'authentification sont invisibles en condition normale, ils
ne peuvent être observés que par réflexion ou, avantageusement, par transparence à
l'aide d'une lumière intense, de préférence ponctuelle. De plus, les éléments graphiques
d'authentification dissimulés ne se révèlent que dans des conditions particulières,
par exemple si le document sécurisé, ou une partie de celui-ci, est chauffée. Cette
sécurité est très difficilement violable car il faut délaminer le document sécurisé
sans l'abîmer et sans abîmer les éléments graphiques d'authentification.
[0074] L'encre utilisée pour former le film 530 peut être différente de l'encre utilisée
pour former le film 535 afin d'imposer une contrainte forte sur l'environnement permettant
de rendre ces encres transparentes simultanément.
[0075] L'invention peut également être mise en oeuvre avec l'un seulement des deux films
530 et 535.
[0076] Un exemple du procédé pour fabriquer le document sécurisé illustré sur les figures
5 et 6 est représenté sur la figure 4. Cependant, contrairement au procédé de fabrication
décrit par référence à cette figure, l'étape 405 consiste ici à,
- imprimer un premier film d'encre dont les caractéristiques varient avec les conditions
physiques dans lesquelles se trouve le document sécurisé sur une face intérieure de
l'une des couches opaques ou, plus généralement, sur une face d'une couche interne
;
- imprimer un élément visuel d'authentification sur le film préalablement imprimé ;
et,
- imprimer sur l'ensemble, sur une autre face intérieure de l'une des couches opaques
ou, plus généralement, sur une autre face d'une couche interne au moins un second
film d'encre dont les caractéristiques varient avec les conditions physiques dans
lesquelles se trouve la carte d'identification.
[0077] Il convient de noter qu'il est possible d'imprimer les films d'encre dont les caractéristiques
varient avec les conditions physiques dans lesquelles se trouve la carte d'identification
et les éléments visuels d'authentification sur des couches différentes à partir du
moment où ces impressions sont au moins partiellement alignées et que l'élément graphique
d'authentification est compris, au moins partiellement, entre les films d'encre et
les couches opaques.
[0078] La figure 7 illustre un exemple de dispositif 700 pour authentifier un document sécurisé
tel que décrit précédemment, c'est-à-dire pour vérifier la présence d'un élément graphique
d'authentification dans l'épaisseur du document sécurisé. Le dispositif 700 comprend
un support de document 705 comprenant lui-même une zone 710 transparente ou évidée
permettant d'observer, par transparence, un document placé sur le support 705.
[0079] Une cavité du dispositif 700 comprend des moyens d'éclairage 715, ces moyens d'éclairage
715 étant situés à l'opposé du support 705 par rapport au point à partir duquel un
utilisateur observe un document sécurisé placé dans le support 705. De préférence,
les moyens d'éclairage 715 permettent de produire une lumière intense dirigée vers
la zone transparente 710 ou, plus précisément, sur l'emplacement de la zone transparente
710 où un élément graphique d'authentification doit être observé.
[0080] De façon avantageuse, des parois opaques 720 permettent d'isoler les moyens d'éclairage
715 de telle sorte que l'utilisateur du dispositif 700 ne soit pas ébloui lorsqu'il
observe un document sécurisé par transparence.
[0081] De plus, le dispositif 700 comprend des moyens 725 permettant de modifier la structure
de l'encre utilisée dans le document sécurité analysé. La nature de ces moyens dépend
du type d'encre utilisée dans le document sécurisé analysé. Il peut s'agir, par exemple,
de moyens de chauffage. De façon avantageuse, le dispositif 700 dispose d'un contrôleur
730 permettant de contrôler les moyens 725 pour choisir, par exemple, la température
à laquelle doit être portée un document sécurisé, ou une partie de celui-ci, inséré
dans le support 705. Le dispositif 700 peut intégrer plusieurs types de moyens 725
pouvant chacun être contrôlé indépendamment par un contrôleur 730 adapté, afin que
le dispositif 700 puisse être utilisé pour différents types d'encre ou pour déterminer
un environnement dans lequel plusieurs paramètres doivent être contrôlés simultanément.
[0082] L'encre dont les caractéristiques varient avec les conditions physiques dans lesquelles
se trouve le document sécurisé, utilisée pour former les films et/ou les éléments
graphiques d'authentification, est de préférence imprimée par sérigraphie qui permet
un dépôt d'une épaisseur suffisante pour obtenir l'effet souhaité. L'impression est
ici réalisée sur une face d'une couche intérieure du document sécurisé. L'encre peut
être à séchage par UV ou par flux d'air chaud. Tout type d'élément graphique tel que
du texte, des dessins, des logos et des numéros peut être imprimé. Une large gamme
de couleurs peut être utilisée.
[0083] L'impression avec une encre dont les caractéristiques varient avec les conditions
physiques dans lesquelles se trouve le document sécurisé peut être combinée avec une
impression classique de telle sorte que seule une partie des motifs apparaît et disparaît
avec les changements d'environnement physique du document sécurisé.
[0084] Les motifs imprimés permettant l'authentification, qui ne représentent pas des informations
personnelles, sont avantageusement identiques pour un lot de documents sécurisés.
Comme indiqué précédemment, l'étape de personnalisation est de préférence réalisée
ultérieurement lorsque le document sécurisé est assemblé.
[0085] D'autres modes d'impression tels que l'impression par transfert thermique et l'impression
utilisant un laser peuvent être utilisés.
[0086] Naturellement, pour satisfaire des besoins spécifiques, une personne compétente dans
le domaine de l'invention pourra appliquer des modifications dans la description précédente.
1. Document sécurisé comportant une pluralité de couches superposées et scellées de façon
inamovible, formant deux faces externes sensiblement parallèles, une desdites couches
comportant sur une face interne un motif réalisé au moins partiellement avec une encre
dont les caractéristiques visuelles varient selon au moins une condition physique
de l'environnement dans lequel ladite encre se trouve, le document sécurisé étant
caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins une zone opaque formée entre ledit motif et l'une desdites
deux faces externes, ladite zone opaque masquant au moins partiellement ledit motif,
indépendamment de ladite au moins une condition physique et du point de visualisation
dudit document sécurisé.
2. Document sécurisé selon la revendication précédente caractérisé en ce que ledit document sécurisé est une carte à microcircuit ayant une épaisseur sensiblement
égale à 0,76mm, conforme à la norme ISO 7816.
3. Document sécurisé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins l'une desdites couches est réalisée en matériau plastique.
4. Document sécurisé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une couche comprenant au moins une partie de ladite zone opaque a une épaisseur comprise
entre 100 et 350um.
5. Document sécurisé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que ladite encre comprend au moins deux états liés à ladite au moins une condition physique
de l'environnement dans lequel ladite encre se trouve, l'un desdits au moins deux
états permettant la visualisation dudit motif au travers de ladite au moins une zone
opaque.
6. Document sécurisé selon la revendication 5 caractérisé en ce que ledit un desdits au moins deux états est un état selon lequel ladite encre est colorée.
7. Document sécurisé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'un second motif, différent dudit motif appelé premier motif, est réalisé sur une face
interne, ledit second motif étant au moins partiellement aligné avec ledit premier
motif et ladite au moins une zone opaque formée entre ledit motif et l'une desdites
deux faces externes, ladite encre comprenant au moins deux états liés à ladite au
moins une condition physique de l'environnement dans lequel ladite encre se trouve,
l'un desdits au moins deux états étant translucide pour permettre la visualisation
dudit second motif au travers de ladite au moins une zone opaque, l'encre dudit second
motif étant sensiblement stable par rapport à ladite au moins une condition physique
de l'environnement dans lequel ladite encre se trouve.
8. Procédé de fabrication d'un document sécurisé selon l'une quelconque des revendications
1 à 6, le procédé étant
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes,
- impression d'au moins une partie dudit motif avec ladite encre sur une face d'une
première couche de ladite pluralité de couches ; et,
- assemblage de ladite première couche comprenant ledit motif avec au moins une seconde
couche, ledit motif étant situé entre lesdites première et seconde couches.
9. Procédé de fabrication d'un document sécurisé selon la revendication 7, le procédé
étant
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes,
- impression d'au moins une partie dudit premier motif avec ladite encre sur une face
d'une première couche de ladite pluralité de couches ;
- impression d'au moins une partie dudit second motif sur ladite au moins une partie
dudit premier motif ; et,
- assemblage de ladite couche comprenant ledit premier motif avec au moins une seconde
couche, lesdits premier et second motifs étant situés entre lesdites première et seconde
couches.
10. Procédé de fabrication d'un document sécurisé selon la revendication 7, le procédé
étant
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes,
- impression d'au moins une partie dudit premier motif avec ladite encre sur une face
d'une première couche de ladite pluralité de couches ;
- impression d'au moins une partie dudit second motif sur une face d'une seconde couche
; et,
- assemblage desdites première et seconde couches, lesdits premier et second motifs
étant situés entre lesdites première et seconde couches.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à 10 caractérisé en ce que ladite étape d'assemblage comprend une étape d'assemblage par laminage.
12. Dispositif pour authentifier un document sécurisé selon l'une quelconque des revendications
1 à 7, le dispositif étant
caractérisé en ce qu'il comprend les moyens suivants,
- moyens pour recevoir pour ledit document sécurisé ;
- moyens pour éclairer au moins partiellement ledit document sécurisé lorsque ledit
document sécurisé est placé dans lesdits moyens pour recevoir ledit document sécurisé
;
- moyens pour modifier l'état de ladite encre dont les caractéristiques varient avec
ladite au moins une condition physique de l'environnement dans lequel ladite encre
se trouve ; et,
- moyens pour isoler optiquement lesdits moyens d'éclairage.
13. Procédé d'authentification d'un document sécurisé selon l'une quelconque des revendications
1 à 6, le procédé étant
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes,
- éclairage d'au moins une partie dudit document sécurisé comprenant au moins une
partie dudit motif avec une lumière intense ;
- visualisation d'au moins une partie dudit motif au travers de ladite au moins une
zone opaque ;
- changement de ladite au moins une condition physique de l'environnement dans lequel
ladite encre se trouve ; et,
- observation de l'évanescence d'au moins une partie dudit motif.
14. Procédé d'authentification d'un document sécurisé selon la revendication 7, le procédé
étant
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes,
- éclairage d'au moins une partie dudit document sécurisé comprenant au moins une
partie dudit premier motif et au moins une partie dudit second motif avec une lumière
intense ;
- visualisation d'au moins une partie dudit premier motif au travers de ladite au
moins une zone opaque ;
- changement de ladite au moins une condition physique de l'environnement dans lequel
ladite encre se trouve ; et,
- visualisation d'au moins une partie dudit second motif au travers de ladite au moins
une zone opaque.
15. Procédé selon la revendication 13 ou la revendication 14 comprenant en outre une étape
de mise en oeuvre d'une source de lumière artificielle pour générer ladite lumière
intense.