[0001] L'invention concerne une feuille papetière décorative imprégnable par une résine
thermodurcissable. Cette feuille est utilisée dans la fabrication des panneaux ou
profilés décoratifs stratifiés. L'invention concerne aussi les feuilles décoratives
imprégnées d'une résine thermodurcissable ainsi que les panneaux ou profilés décoratifs
stratifiés la comportant et les procédés de fabrication des feuilles.
[0002] Depuis de nombreuses années, on emploie des panneaux ou profilés décoratifs stratifiés
(encore appelés « stratifiés ») comme matériaux dans les habitations et les locaux
commerciaux et industriels. Des applications typiques de tels stratifiés sont les
revêtements des meubles, des dessus de table, des chaises et autres ou les revêtemenst
de sols comme en particulier les revêtements imitant le parquet.
[0003] Il existe deux grandes sortes de « stratifiés » décoratifs : les « stratifiés» dits
haute pression et les « stratifiés » dits basse pression.
[0004] On produit les stratifiés décoratifs dits haute pression à partir d'une âme constituée
de feuilles imprégnées de résine. Ces feuilles sont généralement en papier kraft et
ont été imprégnées d'une résine thermodurcissable, le plus souvent d'une résine phénolique.
[0005] Après avoir imprégné les feuilles de résine, on les sèche, on les découpe, puis on
les empile les unes sur les autres. Le nombre de feuilles dans la pile dépend des
applications et varie entre 3 et 9, mais peut être supérieur.
[0006] On place ensuite sur la pile de feuilles constituant l'âme, une feuille décorative.
En général, on place au-dessus de la feuille décorative, une feuille protectrice de
recouvrement, dite « overlay », dépourvue de motif et transparente dans le stratifié
final, pour améliorer la résistance à l'abrasion du stratifié.
[0007] On place ensuite la pile de feuilles imprégnées dans une presse à stratifier dont
les plateaux sont munis d'une tôle conférant l'état de surface au stratifié. Puis,
on densifie la pile par chauffage, à une température de l'ordre de 110°C à 170°C,
et par pressage, à une pression de l'ordre de 5,5 MPa à 11 MPa, pendant environ 25
à 60 minutes, pour obtenir une structure unitaire.
[0008] On fixe ensuite cette structure sur un support de base, par exemple en la collant
sur ledit support tel qu'un panneau de particules agglomérées, notamment de particules
de bois agglomérées.
[0009] On produit les stratifiés décoratifs dits basse pression en utilisant uniquement
une feuille décorative imprégnée de résine thermodurcissable, et éventuellement une
feuille overlay, que l'on stratifie directement sur le support de base tel qu'un panneau
pendant un cycle court, la température étant de l'ordre de 160 à 175°C et la pression
de 1,25 MPa à 3 MPa.
[0010] La feuille décorative imprégnable utilisée pour la fabrication de stratifiés est
en général une feuille de papier réalisée sur machine à papier et qui comporte des
fibres de cellulose et éventuellement des fibres synthétiques, les fibres de cellulose
se répartissant, en poids, entre 40 à 100 %, de préférence 80 à 100 %, en fibres courtes
et entre 0 à 60 %, de préférence 0 à 20 %, en fibres longues, 0,2 à 1 % en poids sec
par rapport à la feuille, de préférence 0,4 à 0,5 %, d'un agent de résistance humide,
et 5 à 50 %, en poids sec par rapport à la feuille, de particules décoratives par
exemple des pigments iridescents, et/ou de colorants pigmentaires ou organiques, et/ou
de charges opacifiantes comme le dioxyde de titane, notamment de type rutile, ladite
charge opacifiante comme le dioxyde de titane étant en quantités de préférence d'au
moins 15%, en général, comprises entre environ 15 à 40 % par rapport au poids de la
feuille. Elle peut contenir aussi d'autres additifs usuellement employés en papeterie
et en particulier des agents de rétention ou des agents spécifiques tels que des produits
alcalins permettant de contrôler des caractéristiques comme le postformage.
[0011] Ces feuilles décoratives ne comportent pas d'agent de collage ni ne sont soumises
à aucun traitement de surface car elles doivent être très absorbantes de la résine
thermodurcissable dont elles vont être imprégnées. On peut par ailleurs imprimer un
décor sur cette feuille, par exemple une imitation bois ou tout autre décor fantaisie.
[0012] Cette feuille est ensuite imprégnée d'une résine thermodurcissable mais stable thermiquement
(ne jaunissant pas), le plus souvent par des résines de mélamine-formaldéhyde ou des
résines d'urée-formaldéhyde, ou parfois des résines de benzoguanamine-formaldéhyde,
des résines de polyester insaturé. Dans une seconde étape, la feuille imprégnée est
chauffée et la résine est partiellement réticulée (thermodurcie) afin que la résine
ne soit plus dans un état collant et que la feuille soit manipulable. Une telle feuille
décorative imprégnée de résine partiellement réticulée est appelée, en termes de métier,
« film décor » ou « film décoratif » ou encore « film mélaminé ».
[0013] Cette seconde étape est généralement réalisée en portant la feuille à des températures
d'environ 110 à 140 °C et est contrôlée, de façon à ce que la résine lors de la stratification
finale du film décor flue correctement dans la feuille, par la mesure du taux de volatils
restant dans le film décor. En effet ce film décor comporte alors un certain pourcentage,
de l'ordre de 5 à 8 %, de produits volatils (eau solvant de la résine, eau résultant
de la condensation chimique de la résine, le formaldéhyde résiduel, les autres produits
résiduels ...). Ces volatils représentent les composés qui seront éliminés lors de
la réticulation totale de la résine, pendant la stratification du film décor.
[0014] La résine, une fois totalement thermodurcie, après stratification, apportera de la
résistance de surface au stratifié final (résistance à l'abrasion, résistance à la
salissure, à la vapeur d'eau et aux agents chimiques comme les solvants, les acides
et les bases, etc...).
[0015] Par ailleurs, cette feuille, une fois stratifiée, doit avoir une tenue à la lumière
très élevée car elle est exposée en quasi-permanence aux rayonnements lumineux de
par son usage de recouvrement de surface; les composés qui la constituent doivent
donc être sélectionnés de manière à obtenir cette tenue lumière, de préférence supérieure
ou égale à 6 sur l'échelle des bleus selon la norme ISO 4586-2.16.
[0016] De plus, cette feuille doit permettre d'obtenir un film décor opaque après stratification.
Il est en effet important que l'on ne voit pas le support de base et/ou les feuilles
de papier kraft sur lequel ou lesquelles on a stratifié la feuille décorative imprégnée,
à travers ladite feuille, afin qu'il n'y ait pas d'interférence avec le décor de la
feuille. Il faut donc avoir une feuille décorative donnant le plus d'opacité possible.
[0017] Dans le cas d'un décor blanc, pour lequel on utilise une charge opacifiante très
blanche comme le dioxyde de titane, on est alors contraint d'utiliser de grandes quantités
de charges comme le dioxyde de titane (environ 40 % en poids par rapport à la feuille)
pour obtenir cette opacité. En effet, après imprégnation et stratification, seul le
dioxyde de titane apporte de l'opacité car, du fait que la cellulose présente un indice
de réfraction proche de celui de la résine, les fibres de cellulose sont rendues transparentes,
et cela d'autant plus que la quantité de résine est importante.
[0018] Il faut donc mettre le plus possible de charge comme le dioxyde de titane mais ceci
est onéreux et défavorable aux caractéristiques mécaniques de la feuille.
[0019] Pour réduire le coût du film décor, on cherche à minimiser la quantité de résine
absorbée par la feuille tout en conservant les qualités mécaniques et de résistance
de surface au stratifié décoratif que la résine thermodurcie lui apporte.
[0020] Ce problème est notamment important dans le cas des panneaux ou profilés décoratifs
stratifiés basse pression car la feuille décorative imprégnée est directement stratifiée
sur le panneau support.
[0021] Dans la demande de brevet
EP 0 677 401 on a traité ces problèmes en proposant une feuille décorative comportant un agent
de collage et en créant de préférence un gradient d'absorption de la résine thermodurcissable,
de manière à ce que la partie supérieure de la feuille soit plus riche en résine que
la partie inférieure interne au stratifié. L'agent de collage, grâce à son effet hydrophobe,
évite que la résine d'imprégnation pénètre complètement dans la feuille. L'agent de
collage est ajouté en masse ou en surface et de façon différentielle ou en constituant
deux jets, le jet inférieur comportant l'agent de collage.
[0022] Cependant on a remarqué que cette dernière solution est difficile à mettre en oeuvre,
ne permet pas toujours un fluage uniforme de la résine dans la feuille et peut entraîner
des défauts d'aspect du panneau décoratif stratifié, notamment dans le cas des panneaux
décoratifs stratifiés basse pression.
[0023] L'invention vise à résoudre ces problèmes et a donc pour but de fournir une feuille
papetière décorative utilisable dans les stratifiés décoratifs, ladite feuille conduisant
à une opacité élevée du stratifié décoratif final et permettant d'obtenir un stratifié
décoratif sans défauts d'aspect.
[0024] La demanderesse a trouvé que le but de l'invention est atteint si la feuille papetière
présente une valeur du degré COBB
60 d'absorption d'eau de la feuille, déterminé selon la norme ISO 535, inférieure au
grammage de la feuille et ce d'au plus de 40 % alors que les feuilles selon l'art
antérieur et sans agent de collage étant composées quasi-essentiellement de fibres
de cellulose, ont toujours un degré COBB
60 d'absorption d'eau égal ou supérieur à leur grammage.
[0025] Il semble qu'ainsi la mouillabilité de la feuille est conservée et donc que la résine
thermodurcissable se répartit uniformément dans la feuille et que par ailleurs la
capacité d'absorption de la feuille en résine thermodurcissable est réduite.
[0026] Plus précisément, l'invention fournit une feuille papetière décorative imprégnable
par une résine thermodurcissable comprenant de 5 à 50 % en poids sec par rapport à
la feuille de particules décoratives et/ou de colorants pigmentaires ou organiques
et/ou de charges opacifiantes, en particulier du dioxyde de titane, caractérisée par
le fait que la valeur du degré COBB
60 d'absorption d'eau de la feuille, déterminé selon la norme ISO 535 (eau, 1 minute,
23°C) est inférieure au grammage de la feuille et ce d'au plus 40 %, et plus particulièrement
d'au moins 5%.
[0027] De préférence, la valeur du degré COBB
60 est inférieure de 10 à 35 % au grammage de ladite feuille.
[0028] Dans un mode de réalisation avantageux, la feuille comprend une composition d'au
moins un polymère à caractère hydrophile. Le caractère hydrophile de la composition
peut provenir de la nature chimique dudit polymère lui-même ou des agents émulsifiants
lorsque ledit polymère est un polymère non hydrosoluble utilisé sous forme d'une dispersion
aqueuse.
[0029] Le caractère hydrophile de ladite composition ou dudit polymère est donc contrôlé
(ni trop élevé, ni trop faible) de manière à diminuer le degré COBB
60 d'absorption d'eau selon les limites mentionnées ci-dessus, à savoir une diminution
d'au plus 40% par rapport au grammage de ladite feuille.
[0030] Le caractère hydrophile de ladite composition ou dudit polymère permet également
de diminuer le degré COBB
60 d'absorption d'eau de la feuille, déterminé selon la norme ISO 535 (eau, 1 minute,
23°C) et ce d'au plus 35% par rapport au degré COBB
60 d'absorption d'eau d'une même feuille ne contenant pas ladite composition ou ledit
polymère, de préférence d'au moins 5%.
[0031] La présente invention fournit donc également une feuille papetière décorative imprégnable
par une résine thermodurcissable comprenant de 5 à 50 % de particules décoratives
et/ou de colorants pigmentaires et/ou organiques ou de charges opacifiantes, en particulier
du dioxyde de titane, en poids sec par rapport à la feuille, caractérisée par le fait
qu'elle comprend une composition d'au moins un polymère à caractère hydrophile et
le degré COBB
60 d'absorption d'eau de la feuille, déterminé selon la norme ISO 535 est inférieur
d'au plus 35 % par rapport au degré COBB
60 d'absorption d'eau d'une même feuille ne contenant pas de dit(s) polymère(s).
[0032] De préférence, le grammage de la feuille contenant ladite composition polymérique
est de 50 à 150 g/m
2, de préférence, de 60 à 100 g/m
2.
[0033] Selon un cas particulier, la feuille comprend de 4 à 20% en poids de dit(s) polymère(s)
par rapport à la feuille, notamment de 2 à 10 g/m
2 en poids sec de dit(s) polymère(s).
[0034] De préférence, ladite composition comprend un polymère non hydrosoluble en dispersion
aqueuse.
[0035] De préférence encore, ledit polymère non hydrosoluble est un polymère à caractère
hydrophile. Comme polymère non hydrosoluble à caractère hydrophile, on peut citer
les polymères choisis parmi les polymères d'acétate de vinyle et en particulier les
copolymères d'acétate de vinyle et d'acétate de butyle, les copolymères d'acétate
de vinyle et d'éthylène, ou les copolymères d'esters acryliques, en particulier les
copolymères d'acétate d'éthyle d'acrylonitrile et de méthacrylate ou encore leurs
mélanges. D'autres polymères non hydrosolubles à caractère hydrophile connus comme
liant, bien qu'il ne s'agisse pas selon la présente invention de l'effet technique
recherché, peuvent être compatibles avec l'application selon la présente invention,
notamment s'ils n'altèrent pas la bonne tenue à la lumière du stratifié décoratif,
celle-ci étant de préférence supérieure ou égale à 6 sur l'échelle des bleus selon
la norme ISO - 4586-2.16.
[0036] On peut également utiliser une composition polymérique comprenant en mélange une
dispersion aqueuse d'un polymère non hydrosoluble et une solution aqueuse d'un polymère
hydrosoluble, notamment un polymère poly(alcool de vinyle).
[0037] Plus particulièrement, la composition peut comprendre 80 à 95% en poids sec d'un
polymère non hydrosoluble et de 5 à 20% en poids sec de polymère hydrosoluble. Ledit
polymère hydrosoluble peut contribuer à améliorer l'uniformité de l'aspect et de la
résistance à la vapeur d'eau du panneau final et à réduire le temps d'imprégnation
de la feuille par la résine thermodurcissable.
[0038] Ledit polymère est avantageusement introduit dans la feuille par un procédé d'imprégnation
notamment à l'aide d'une presse encolleuse contenant ledit polymère en milieu aqueux.
Tout autre moyen d'application permettant une bonne pénétration de la feuille par
le polymère peut aussi être employé. La composition de traitement peut contenir aussi
des additifs usuels en papeterie notamment des agents régulateurs de la viscosité
et des agents anti-mousse.
[0039] L'extrait sec de la composition et sa viscosité sont réglés par l'homme du métier
en fonction du moyen d'application utilisé et de la quantité dudit polymère à introduire
dans la feuille.
[0040] Eventuellement ledit polymère peut être ajouté en masse, dans le cuvier d'une machine
à papier.
[0041] De préférence les charges opacifiantes sont des pigments de dioxyde de titane et
ils sont présents à un taux de 20 à 45 % en poids sec de la feuille plus particulièrement
de 30 à 40%. D'autres charges blanches peuvent être utilisées comme le kaolin ou le
talc, soit en complément avec le dioxyde de titane soit en mélange avec des colorants
pigmentaires.
[0042] Dans un mode de réalisation, la feuille de papier selon l'invention comprend :
- des fibres cellulosiques et éventuellement des fibres synthétiques, les fibres de
cellulose se répartissant en poids entre 40 à 100 %, de préférence 80 à 100 %, en
fibres courtes et entre 0 à 60 %, de préférence 0 à 20 %, en fibres longues,
- 0,2 à 1 %, de préférence 0,4 à 0,5 %, d'un agent de résistance humide en poids sec
par rapport à la feuille.
[0043] L'invention fournit aussi une feuille papetière décorative imprégnée d'une résine
thermodurcissable partiellement réticulée (film décor) qui se caractérise par le fait
qu'elle comporte ladite feuille décorative avec ledit polymère et qu'elle contient
en résine thermodurcissable au plus 50 %, de préférence au moins 40%, de préférence
encore au moins 45 % en poids par rapport au poids de la feuille imprégnée de résine,
composés volatils compris.
[0044] La feuille décorative imprégnée selon l'invention peut aussi se caractériser en ce
qu'elle contient en résine thermodurcissable au plus 50 %, de préférence au moins
40%, de préférence encore au moins 45 %, en poids par rapport au poids de la feuille
imprégnée de résine, composés volatils compris et un taux de dioxyde de titane inférieur
à 40 % en poids sec de la feuille, de préférence inférieur à 35 %, et présentant une
opacité identique à celle d'une feuille décorative de même grammage avant imprégnation
par ladite résine et contenant un taux de dioxyde de titane d'au moins 40 % en poids
sec de la feuille et plus de 50 % de dite résine par rapport au poids de la feuille
imprégnée de résine, composés volatils compris.
[0045] En particulier la résine thermodurcissable est choisie parmi les résines mélamine-formaldéhyde,
les résines urée-formaldéhyde ou parmi les résines benzoguanamine-fomialdéhyde, les
résines de polyester insaturé ou leurs mélanges.
[0046] La présente invention a également pour objet un procédé de fabrication par voie humide
de ladite feuille décorative qui se caractérise en ce qu'il comprend les étapes suivantes
:
- sur une machine à papier, on forme une feuille, à partir d'une suspension aqueuse
de fibres de cellulose et éventuellement de fibres synthétiques, et 5 à 50 % en poids
sec par rapport à la feuille de particules décoratives et/ou de colorants pigmentaires
ou organiques et/ou de charges opacifiantes, en particulier du dioxyde de titane et
éventuellement d'autres additifs usuellement employés pour ces feuilles,
- on l'essore, et éventuellement on la sèche,
- on imprègne la feuille formée, à l'aide d'une presse encolleuse, par une composition
en milieu aqueux contenant un ou plusieurs desdits polymères,
- on essore et on sèche la feuille.
[0047] Selon un cas particulier, le procédé comprend les étapes suivantes :
- sur une machine à papier, on forme une feuille, à partir d'une suspension aqueuse
de fibres de cellulose et éventuellement de fibres synthétiques, ces fibres se répartissant
entre 40 à 100 %, de préférence 80 à 100 %, en fibres courtes et entre 0 à 60 %, de
préférence 0 à 20 %, en fibres longues, 0,2 à 1 %, de préférence 0,4 à 0,5 %, d'un
agent de résistance humide en poids sec par rapport à la feuille, et 5 à 50 % en poids
sec par rapport à la feuille de particules décoratives et/ou de colorants pigmentaires
ou organiques et/ou de charges opacifiantes, en particulier du dioxyde de titane et
éventuellement d'autres additifs usuellement employés pour ces feuilles,
- on l'essore, et éventuellement on la sèche,
- on imprègne la feuille formée, à l'aide d'une presse encolleuse, par 4 à 20 % en poids
sec par rapport à la feuille, notamment 2 à 10 g/m2 en poids sec, d'une composition en milieu aqueux contenant un ou plusieurs desdits
polymères, l'extrait sec de la composition étant notamment compris entre 5 et 20 %
en poids,
- on essore et on sèche la feuille.
[0048] Selon un cas particulier, l'invention fournit aussi un procédé de fabrication d'une
feuille décorative imprégnée d'une résine thermodurcissable partiellement réticulée
(film décoratif) qui se
caractérise en ce qu'on utilise une feuille papetière telle que précédemment décrite, que l'on imprègne
ladite feuille avec une résine thermodurcissable et que l'on réticule partiellement
la résine, le taux de composés volatils étant compris entre 5 et 8 % en poids de la
feuille.
[0049] L'invention a aussi pour objet un panneau ou profilé décoratif stratifié qui se caractérise
par le fait qu'il comporte comme feuille décorative une feuille comme décrite précédemment.
[0050] En particulier, ce panneau ou profilé décoratif stratifié est un stratifié basse
pression qui peut être réalisé classiquement comme décrit en introduction.
[0051] L'invention permet donc de réduire la demande en résine thermodurcissable et d'améliorer
l'opacité du film décor tout en conservant des propriétés satisfaisantes au stratifié
final comme le montrent les exemples non limitatifs suivants :
EXEMPLES :
EXEMPLE 1 TÉMOIN COMPARATIF:
[0052]
Etape 1 : On réalise une feuille de papier témoin selon l'art antérieur :
Sur une machine à papier de type Foudrinier, on réalise une feuille de papier en mélangeant
en masse, à une suspension de fibres de cellulose en milieu aqueux, 0,5 % par rapport
à la feuille d'un agent de résistance humide (une résine polyamide-polyamine-épichlorhydrine),
des pigments de dioxyde de titane en quantités telles qu'ils soient présents à raison
d'environ 40 % dans le papier. Le taux de dioxyde de titane est déterminé par le taux
de cendres à 800°C, le dioxyde de titane étant le seul composé minéral donc incombustible
dans le papier, en dehors des résidus dans la pâte (en quantités très faibles). On
forme et on sèche la feuille.
Etape 2 : A l'aide d'une imprégnatrice de laboratoire, on imprègne la feuille avec un mélange
de résines thermodurcissables (urée-formaldéhyde, mélamine-formaldéhyde) en solution
aqueuse. Ensuite on réticule (thermodurcit) partiellement la résine pour obtenir une
résine avec un taux de composés volatils de 6,5 % en poids.
Le taux de volatils est déterminé en chauffant la feuille imprégnée de résine à 160°C
pendant cinq minutes, il correspond au rapport de la différence entre le poids de
la feuille à la sortie de l'étuve et son poids avant l'entrée en étuve rapportée au
poids de la feuille avant l'entrée en étuve.
Etape 3 : On réalise, en laboratoire, un stratifié en appliquant la feuille obtenue sur un
panneau de particules et en soumettant l'ensemble à une température de 180 °C pendant
une minute sous une pression de 2,5 MPa.
EXEXPLE 2 COMPARATIF:
[0053]
Etape 1 : on reprend une feuille de papier de base selon l'étape 1 de l'exemple 1 mais on l'imprègne
en presse-encolleuse avec une composition aqueuse comportant un polymère à caractère
hydrophobe, utilisé sous forme d'une dispersion aqueuse stable. Il s'agit d'un copolymère
d'acrylate de butyle et de styrène. L'extrait sec de cette composition est de 10%
en poids.
On sèche la feuille.
On procède aux étapes 2 et 3 comme à l'exemple 1.
Lorsqu'on procède à l'étape 2 d'imprégnation avec la résine thermodurcissable, la
feuille s'imprègne mal et après l'étape 3 on constate que le stratifié obtenu a un
aspect moucheté.
Le degré d'absorption d'eau COBB60 de la feuille est passé de 73 g/m2 à 29 g/m2 soit une diminution de 60 %; il est nettement inférieur à celui de la feuille témoin
et est donc trop faible pour que la feuille s'imprègne correctement et permette de
réaliser des panneaux décoratifs d'aspect correct.
EXEMPLE 3 :
[0054]
Etape 1 : on reprend une feuille de papier de base selon l'étape 1 de l'exemple 1 mais on l'imprègne
en presse-encolleuse avec une composition aqueuse comportant un mélange d'une dispersion
aqueuse d'un polymère non hydrosoluble à caractère hydrophile, connu comme liant,
et d'une solution de poly(alcool de vinyle). Le polymère non hydrosoluble est un copolymère
d'acétate de vinyle et d'éthylène. L'extrait sec de cette composition est de 10% en
poids. L'extrait sec de cette composition comprend 10% en poids dudit polymère hydrosoluble
et 90% en poids dudit polymère non hydrosoluble.
On sèche la feuille.
Puis on procède à l'étape 2 d'imprégnation avec la résine thermodurcissable et à l'étape
3 de stratification comme à l'exemple 1.
EXEMPLE 4 :
[0055]
Etape 1 : on reprend une feuille de papier de base selon l'étape 1 de l'exemple 1 mais on l'imprègne
en presse-encolleuse avec une composition aqueuse comportant un polymère à caractère
hydrophile, connu comme liant, utilisés sous forme d'une dispersion aqueuse stable.
Ce polymère est un copolymère d'acétate de vinyle et d'acétate de butyle. L'extrait
sec de cette composition est de 10% en poids.
On sèche la feuille.
Puis on procède à l'étape 2 d'imprégnation avec la résine thermodurcissable et à l'étape
3 de stratification comme à l'exemple 1.
EXEMPLE 5 :
[0056]
Etape 1 : on reprend une feuille de papier de base selon l'étape 1 de l'exemple 1 mais on l'imprègne
en presse-encolleuse avec une composition aqueuse comportant un mélange d'une dispersion
aqueuse d'un polymère non hydrosoluble à caractère hydrophile, connu comme liant et
d'une solution aqueuse de poly(alcool de vinyle). Ce polymère non hydrosoluble est
un copolymère d'esters acryliques (copolymères d'acétate d'éthyle, d'acrylonitrile
et d'un méthacrylate). L'extrait sec de cette composition est de 10% en poids.
L'extrait sec de cette composition comprend 10% en poids dudit polymère hydrosoluble
et 90% en poids dudit polymère non hydrosoluble.
On sèche la feuille.
Puis on procède à l'étape 2 d'imprégnation avec la résine thermodurcissable et à l'étape
3 de stratification comme à l'exemple 1
EXEMPLE 6 COMPARATIF :
[0057]
Etape 1 : on reprend une feuille de papier de base selon l'étape 1 de l'exemple 1 mais on l'imprègne
en presse-encolleuse avec une composition aqueuse comportant un polymère à caractère
très hydrophile. Il s'agit d'un poly (alcool de vinyle) en solution aqueuse. L'extrait
sec de cette composition est de 10% en poids.
On sèche la feuille.
On procède aux étapes 2 et 3 comme à l'exemple 1.
Dans cet exemple, on n'a pas pu diminuer la demande en résine. Le degré d'absorption
d'eau COBB60 de la feuille est supérieur à son grammage et a augmenté par rapport au degré COBB60 du témoin.
Résultats :
[0058] Les données et résultats des tests relatifs à ces exemples 1 à 6 sont présentés dans
le Tableau 1.
Ces exemples montrent, qu'à taux de dioxyde de titane par mètre carré constant, les
papiers imprégnés par un polymère ne diminuant le degré COBB
60 d'absorption d'eau de la feuille, déterminé selon la norme ISO 535, qu'au maximum
de 40 % par rapport au grammage de la feuille, et plus particulièrement qu'au maximum
de 35 % par rapport au degré COBB
60 d'absorption d'eau d'une même feuille non encore imprégnée par ledit polymère, ont
une demande en résine diminuée par rapport au papier témoin non traité et que leur
opacité sur panneau stratifié est supérieure au témoin et que l'aspect du stratifié
obtenu n'est pas altéré.
EXEMPLE 7 TEMOIN et EXEMPLE 8 :
[0059] L'exemple 8 est réalisé selon l'exemple 3 avec la même composition aqueuse du copolymère
hydrophile acétate de vinyle et d'éthylène et du polymère poly(alcool de vinyle).
L'exemple 7 témoin est un papier réalisé dans les conditions de l'exemple 1.
Les données et les résultats des tests relatifs à ces exemples sont présentés dans
le Tableau 2,
Par ailleurs on a vérifié que la résistance à l'abrasion du stratifié selon l'exemple
8 traité avec un polymère hydrophile n'est pas ou très peu altérée. On vérifie aussi
qu'il n'apparaît pas de fissurations à la surface du stratifié et que le stratifié
a une bonne résistance à l'arrachage.
L'exemple 8 traité par un polymère hydrophile montre que la demande en résine est
diminuée pour la feuille traitée avec un polymère hydrophile par rapport à la feuille
non traitée, l'opacité ayant par ailleurs été améliorée.
La comparaison de l'exemple 8 traité par le polymère hydrophile avec l'exemple 7 témoin
montre qu'à grammage comparable on utilise moins de dioxyde de titane au mètre carré
tout en ayant une opacité comparable.
Le traitement avec le polymère hydrophile permet donc de diminuer la demande en résine
d'une feuille et le taux de dioxyde de titane tout en obtenant un film décor ayant
une bonne opacité après stratification et un stratifié d'aspect uniforme. Par ailleurs
les caractéristiques de résistance de surface du stratifié sont restées à un bon niveau.
DESCRIPTION ET CONDITIONS DE REALISATION DES TESTS :
[0060]
- Le grammage des feuilles est déterminé selon la norme ISO 536 après conditionnement
selon la norme ISO 187. Il s'agit du grammage de la feuille traitée par ledit polymère
mais avant imprégnation de la résine.
- Le degré d'absorption d'eau, noté COBB60, est déterminé selon la norme ISO 535 (1 minute, eau, 230°C).
- Le Delta (COBB60 -Grammage), exprimé en pour cent, correspond à la différence entre le degré COBB60 d'un échantillon et le grammage du même échantillon, divisée par ce grammage.
- Le Delta (COBB60 - Témoin), exprimé en pour cent, correspond à la différence entre le degré COBB60 d'un échantillon, avant et après traitement avec ledit polymère, divisée par le degré
COBB60 de la feuille non traitée (témoin).
- La reprise est la reprise sèche c'est-à-dire la quantité de la composition dudit polymère
dont a été imprégnée la feuille et exprimée en poids sec de la composition (en gramme)
par mètre carré de la feuille.
- La perméabilité à l'air, méthode porosité Gurley, est déterminée selon la norme ISO
5636-5R (1990).
- La demande en résine est la quantité de résine thermodurcissable nécessaire à introduire
dans la feuille pour obtenir, après stratification sur panneau, un test au graphite
supérieur ou égal à 4,5. Cette demande est exprimée en pour cent et représente le
rapport du poids de résine thermodurcissable absorbée au poids de la feuille imprégnée
de la résine, la résine contenant 6,5% de volatils.
- La teneur en cendres à 800°C est déterminée selon la norme française NF-Q-03.047 (Nov.
1971). Les tests suivants sont réalisés sur le film décor (feuille imprégnée de résine)
stratifié sur un panneau de particules :
- Le test au graphite est réalisé comme suit : on mélange du graphite en poudre avec
une huile de façon à former une pâte. On étale cette pâte sur la face apparente du
film décor. On nettoie ensuite le panneau avec une éponge humide imprégnée d'un détergent.
On compare la surface nettoyée avec une échelle témoin. L'échelle va de 1 à 6, 1 étant
la plus basse note. On estime que la note minimale acceptable est de 4,5.
Ce test au graphite permet d'apprécier la porosité du film décor après stratification
et donc sa résistance à la salissure. Cette caractéristique dépend de plusieurs paramètres
dont le taux de volatils dans la résine, la stratification, la feuille décorative.
La présente invention fournit des stratifiés présentant une note d'au moins 5 sur
l'échelle du Test au graphite.
- L'opacité est déterminé sur la face apparente du film décor comme suit : sur un spectrophotomètre
ELREPHO 2000, sous l'illuminant C et sous un angle d'observation de 10 degrés, on
mesure le coefficient de réflexion du film décoratif stratifié R0 et le coefficient de réflexion R∞ de quatre films stratifiés sur le panneau qui donnent une opacité totale. L'opacité
de l'échantillon est donnée par le rapport entre ces deux coefficients R0 / R∞ et est exprimée en pour cent. La présente invention fournit des feuilles décoratives
présentant une opacité supérieure ou égale à environ 90%.
- L'aspect du stratifié est apprécié visuellement selon une échelle de 1 à 5, la note
1 correspondant à un aspect très mauvais (moucheté) et la note 5 a un aspect parfaitement
uniforme. La présente invention fournit des stratifiés d'aspect avec une note supérieure
ou égale à 3,5.
- La tenue lumière, réalisée selon la norme 1S0 4586-2.16 selon l'échelle des bleus.
La présente invention fournit des feuilles décoratives qui une fois stratifiées présente
une tenue à la lumière supérieure ou égale à 6 sur l'échelle des bleus.
- Le test à la vapeur d'eau, réalisé selon la norme BS 7331 selon une échelle de notes
de 1 à 5, la note 1 correspondant à la présence de cloques et la note de 5 à aucune
altération. La présente invention fournit des feuilles décoratives avec une note supérieure
ou égale à 3.
- Le test aux fissurations, réalisé selon la nonne NF-B-51281 : après un vieillissement
accéléré à 70°C pendant 24 heures, on regarde si des fissurations sont apparues.
- Le test à l'arrachage, réalisé selon la norme NF-B-51283.
- La résistance à l'abrasion TABER du stratifié, déterminée selon la norme NF-EN-483-2.
La résistance à l'abrasion des stratifiés selon l'invention n'est pas altérée ou très
peu altérée. H n'apparaît pas de fissurations à leur surface et ils ont une bonne
résistance à l'arrachage.
TABLEAU 1
| |
Exemple 1 comparatif (témoin) |
Exemple 2 comparatif |
Exemple 3 |
Exemple 4 |
Exemple 5 |
Exemple 6 comparatif |
| reprise (g/m2) |
0 |
6 |
4,5 |
5 |
5 |
5,2 |
| grammage (g/m2) |
72 |
78 |
76,5 |
77 |
77 |
77,2 |
| épaisseur (µm) |
86 |
88 |
90 |
87,5 |
86,5 |
2 |
| Porosité Gurley (s) |
20 |
81 |
77 |
36 |
52 |
21 |
| COBB60 (g/m2) |
73 |
29 |
52 |
48 |
50 |
80 |
| Delta (COBB60 - grammage) (%) |
+1,3 |
-62,8 |
-32,0 |
-37,7 |
-35,0 |
+3,6 |
| Delta (COBB60 - Témoin) (%) |
0 |
-60 |
-28,7 |
-34,2 |
-31,5 |
+9,5 |
| Taux de TiO2 (g/m2) |
29,5 |
29,5 |
29,5 |
29,5 |
29,5 |
29,5 |
| Taux de cendres (%) |
41 |
37,8 |
38,5 |
38,3 |
38,3 |
38,2 |
| Demande de résine (%) |
53 |
43 |
49 |
46 |
49 |
53 |
| Teste au graphite (face décor) |
4,5 |
5 |
5 |
5 |
5 |
5 |
| Opacité sur panneau (%) |
90,5 |
96,3 |
93,2 |
94,5 |
93,5 |
- |
| Aspect du stratifié |
4 |
2 |
4 |
3,5 |
4 |
- |
| Tenue lumière |
≥ 6 |
≥ 6 |
≥ 6 |
≥ 6 |
≥ 6 |
- |
| Résistance à la vapeur d'eau |
5 |
3 |
4 |
3 |
4 |
- |
TABLEAU 2
| |
Exemple 7 (témoin) |
Exemple 8 |
| Reprise (g/m2) |
0 |
0 |
5,6 |
| Grammage (g/m2) |
80 |
74,7 |
78,9 |
| Epaisseur (µm) |
118 |
115 |
111 |
| Porosité Gurley moyenne(s) |
16 |
12,3 |
30 |
| Taux de cendres (%) |
40 |
34,2 |
32,7 |
| Taux de dioxyde de titane (g/m2) |
32 |
25,5 |
25,8 |
| Demande en résine (%) |
55 |
55 |
49 |
| Opacité sur panneau |
90 |
87,9 |
89,9 |
1. Procédé de fabrication par voie humide d'une feuille décorative
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- sur une machine à papier, on forme la feuille, à partir d'une suspension aqueuse
de fibres de cellulose et éventuellement de fibres synthétiques, et 5 à 50 % de particules
décoratives et/ou de colorants pigmentaires ou organiques et/ou de charges opacifiantes,
en particulier du dioxyde de titane, en poids sec par rapport à la feuille et éventuellement
d'autres additifs usuellement employés pour ces feuilles,
- on l'essore, et éventuellement on la sèche,
- on imprègne la feuille formée par une composition en milieu aqueux comprenant au
moins un polymère à caractère hydrophile,
- on essore et on sèche la feuille.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit polymère est introduit dans la feuille par un procédé d'imprégnation à l'aide
d'une presse encolleuse.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur du degré COBB60 d'absorption d'eau de la feuille, déterminé selon la norme ISO 535 est inférieure
au grammage de ladite feuille et ce d'au plus 40%.
4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on imprègne la feuille formée, à l'aide de ladite presse encolleuse, par 4 à 20 %
en poids sec par rapport à la feuille, notamment entre 2 à 10 g/m2 en poids sec, de ladite composition contenant ledit polymère à caractère hydrophile,
l'extrait sec de la composition étant compris entre 5 et 20 % en poids.
5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la valeur dudit degré COBB60 est inférieure d'au moins 5% au grammage de ladite feuille.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la valeur dudit degré COBB60 est inférieure de 10 à 35% au grammage de ladite feuille.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille est formée à partir d'une suspension aqueuse de fibres de cellulose et
éventuellement de fibres synthétiques, ces fibres se répartissant entre 40 et 100
%, de préférence 80 à 100 %, en fibres courtes et entre 0 et 60 %, de préférence 0
à 20 %, en fibres longues, 0,2 à 1 %, de préférence 0,4 à 0,5 %, d'un agent de résistance
humide en poids sec par rapport à la feuille, et 5 à 50 % en poids sec par rapport
à la feuille de particules décoratives et/ou de colorants pigmentaires ou organiques
et/ou de charges opacifiantes, en particulier du dioxyde de titane et éventuellement
d'autres additifs usuellement employés pour ces feuilles.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le grammage de la feuille est de 50 à 150 g/m2, de préférence de 60 à 100 g/m2.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la composition comprend un polymère non hydrosoluble à caractère hydrophile.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la composition comporte deux polymères à caractère hydrophile comprenant de 80 à
95 % en poids sec d'un polymère non hydrosoluble, et 5 à 20 % en poids sec d'un polymère
hydrosoluble.
11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit polymère hydrosoluble est le poly(alcool de vinyle).
12. Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé par le fait que lesdits polymères non hydrosolubles à caractère hydrophile sont choisis parmi les
polymères d'acétate de vinyle, les copolymères d'acétate de vinyle, les copolymères
d'esters acryliques, et leurs mélanges.
13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que lesdits polymères sont choisis parmi les copolymères d'acétate de vinyle et d'acétate
de butyle, les copolymères d'acétate de vinyle et d'éthylène et les copolymères d'acétate
d'éthyle, d'acrylonitrile et de méthacrylate.
14. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les charges opacifiantes sont des pigments de dioxyde de titane et qu'ils sont présents
à un taux de 20 à 45 % en poids sec par rapport au poids de la feuille.
15. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le taux de dioxyde de titane est de 30 à 40 % en poids sec par rapport au poids de
la feuille.