| (19) |
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(11) |
EP 2 069 073 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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13.01.2016 Bulletin 2016/02 |
| (22) |
Date de dépôt: 27.08.2007 |
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| (86) |
Numéro de dépôt: |
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PCT/EP2007/007488 |
| (87) |
Numéro de publication internationale: |
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WO 2008/040418 (10.04.2008 Gazette 2008/15) |
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| (54) |
DISPOSITIF D'ÉJECTION D'UN MÉLANGE DIPHASIQUE
DÜSE FÜR EINE ZWEI-PHASENMISCHUNG
NOZZLE FOR A DIPHASIC MIXTURE
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MT NL PL PT RO
SE SI SK TR |
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Etats d'extension désignés: |
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RS |
| (30) |
Priorité: |
04.10.2006 EP 06291557
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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17.06.2009 Bulletin 2009/25 |
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Titulaires: |
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- Siemens S.A.S.
93527 Saint-Denis Cedex 2 (FR)
- L'Université Joseph Fournier
38041 Grenoble Cedex 09 (FR)
- Centre National de la Recherche Scientifique
75794 Paris Cedex 16 (FR)
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Inventeurs: |
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- BOURRILHON, Thibaut
73100 Aix les Bains (FR)
- DUSSER, Bernard
28130 Saint Martin de Nigelles (FR)
- FERNANDES, Patrick
91190 St. Aubin (FR)
- THIBAULT, Jean-Paul
38190 Bernin (FR)
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| (74) |
Mandataire: Maier, Daniel Oliver |
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Siemens AG
Postfach 22 16 34 80506 München 80506 München (DE) |
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Documents cités: :
EP-A- 1 629 899 EP-A2- 0 608 140 WO-A-90/05000 WO-A1-02/076624 CA-A1- 2 131 109
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EP-A1- 1 072 320 WO-A-00/12177 WO-A-95/30452 WO-A2-03/041805
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne un dispositif d'éjection d'un mélange au moins diphasique
selon le préambule de la revendication 1, ainsi que diverses utilisations avantageuses
de ce dispositif selon les revendications 16 à 20.
[0002] A la base, un moyen connu pour lutter efficacement contre un incendie est la lance
à eau, permettant de pouvoir « noyer » un feu, en particulier sous une grande portée
d'éjection mais au prix d'un grand débit d'eau.
[0003] Un autre dispositif d'éjection utilise un mélange diphasique, par exemple au moyen
entre autre d'eau et de gaz sous pression, et s'adapte dans le domaine de l'extinction
d'incendie afin de créer un brouillard d'eau ou une mousse extinctrice, tel qu'un
extincteur classique. La quantité d'eau requise est donc réduite. D'autres agents
peuvent aussi être inclus dans la phase eau-gaz sous pression, telle qu'un agent émulsifiant
ou un autre agent à caractère non obligatoirement émulsifiant tel que du gaz carbonique.
L'ajout d'agent reste cependant contraignant par exemple à cause du stockage limité
d'un extincteur. La portée des extincteurs classiques est par ailleurs aussi limitée,
car ceux-ci sont conçus pour des extinctions de feu à faible étendue.
[0004] D'autres systèmes, par exemple adaptés à une lance à longue portée, utilisent un
gaz à haute pression comme de l'azote, permettant une atomisation de l'eau, cependant
préalablement traitée (déminéralisation). Ainsi, les propriétés spécifiques du liquide
injecté restent à caractère contraignant. De ce fait, de l'eau de mer ou toute autre
eau avec des impuretés ne permettent pas de former correctement un mélange diphasique
qui, même outre une haute pression du gaz, n'atteint pas une longue portée.
[0005] Il a été tenté de pallier à cet inconvénient en utilisant un dispositif de génération
d'un écoulement diphasique, tel que décrit dans le brevet français
FR 2 548 052. Un dispositif de ce type comporte une paroi délimitant une chambre ou l'on produit
cet écoulement diphasique sous pression, perforée par au moins une ouverture à travers
laquelle entre un gaz sous une pression dite "pression d'alimentation", munie d'une
première extrémité amont raccordée a une source d'alimentation de liquide sensiblement
a la même pression, ainsi que d'une deuxième extrémité aval raccordée a Une tuyère
accélératrice du fluide où celui-ci se détend, et d'où il s'échappe sous forme de
jet à grande vitesse. Un tel dispositif permet de créer un jet diphasique d'eau et
de gaz non comburant sur les lieux mêmes de l'intervention contre le feu, à partir
de la ressource d'eau existante, et d'une source de gaz non comburant. L'expérience
montre que la mise en oeuvre de tels dispositifs est satisfaisante pour autant que
la pression d'alimentation soit suffisamment basse. Ils permettent alors d'éteindre
un feu avec une efficacité comparable à celle d'un extincteur à mousse, donc avec
une portée restreinte du jet de mélange diphasique. Cependant, si l'on augmente la
pression d'alimentation pour obtenir des jets à des vitesses telles qu'ils puissent
atteindre des feux à grande distance, le fonctionnement des dispositifs devient défectueux.
[0006] De là, un nouveau dispositif a été élaboré, tel que celui décrit dans la demande
de brevet
FR 2 766 108, afin de générer un écoulement diphasique dont la qualité de fonctionnement est sensiblement
constante quelque soit la pression (liquide et gaz) en entrée du dispositif. Ce dispositif
d'éjection d'un mélange diphasique comprend deux entrées distinctes pour une l'entrée
d'injection du liquide et l'entrée d'injection du gaz, une chambre d'émulsion pour
produire un mélange liquide-gaz et une tuyère d'éjection du premier mélange liquide-gaz
suivant une direction principale définie par un axe-vecteur. En particulier, le gaz
est injecté perpendiculairement dans la conduite d'arrivée d'eau et par l'intermédiaire
d'éléments perforés favorisant l'émulsion du mélange liquide-gaz. De plus, des éléments
de partage tels que des lamelles sont disposés parallèlement à l'écoulement de la
conduite d'eau de façon à former des canaux distincts d'écoulement. Ces lamelles peuvent
être espacées angulairement sur une section de la conduite d'eau entourée par les
éléments perforés pour l'entrée du gaz dans les canaux. Certes, ce dispositif permet
de générer un jet diphasique constant pour des pressions diverses, mais peut être
sujet à des perturbations dues à des obstructions intempestives au niveau des lamelles
ou des éléments perforés, par exemple en cas d'introduction d'impuretés (sable, caillou,
saleté, etc.) via la conduite d'eau ou via la conduite de gaz. Ceci peut aussi se
traduire dans une dégénérescence ponctuelle ou prolongée du mélange diphasique qui
rend l'extinction d'un feu moins maitrisable. De plus, les éléments internement disposés
aux niveaux des conduites imposent une fabrication et une maintenance du dispositif
à caractère complexe.
[0008] Un but de la présente invention est de proposer un dispositif simple d'éjection d'un
mélange au moins diphasique qui permet au moins un contrôle précis de sa portée d'éjection
sous forme diphasique assurée.
[0009] En particulier, ce dispositif devrait s'adapter à des pressions d'injection du liquide
et du gaz diverses, voire aussi dans le domaine des basses pressions tout en atteignant
de longues portées du jet diphasique.
[0010] Le dispositif devrait pouvoir s'affranchir d'éléments internes à potentiel obturateur
et complexe et rester insensible à des facteurs d'impuretés en entrée, en ce sens
que le mélange diphasique en sortie de dispositif est assuré sur toute la longueur
du jet et en permanence.
[0011] L'invention propose ainsi une solution basée sur un dispositif d'éjection d'un mélange
au moins diphasique, comprenant au moins une entrée d'injection pour un liquide et
un gaz, une chambre d'émulsion pour produire un premier mélange liquide-gaz, une tuyère
d'éjection du premier mélange liquide-gaz suivant une direction principale définie
par un axe-vecteur.
[0012] Du fait que la tuyère d'éjection possède une géométrie avec au moins sur sa longueur
une section minimale, dite col, à un emplacement de l'axe-vecteur, non seulement un
effet de détente au sein de la tuyère est créé comme connu dans tout écoulement de
type Venturi, mais il est important de noter que la géométrie de la tuyère est adaptée
de telle façon qu'une détente au sein de la tuyère d'éjection est induite permettant
au premier mélange liquide-gaz issu de la chambre d'émulsion d'être transformé, au
sens de la configuration d'écoulement, en un deuxième mélange de liquide-gaz en sortie
de tuyère dont la portée d'éjection du deuxième mélange et la granulométrie du liquide
sous forme de gouttelettes est contrôlable en fonction des débits massiques du liquide
et du gaz et de la pression absolue à l'entrée d'injection.
[0013] Il est à noter que l'invention permet d'utiliser éventuellement une entrée commune
pour le liquide et le gaz, ce qui diminue la complexité favorablement vis-à-vis de
dispositif à deux entrées distinctes dont la position relative est à prendre en compte
en particulier pour l'émulsion.
[0014] De plus, l'invention n'oblige pas à utiliser des éléments de partage ou de perforation
dans une des entrées d'injection pour permettre une émulsion et un mélange diphasique
de qualité, car la géométrie de la tuyère couplée aux conditions génératrices en entrée
du dispositif (débits massiques du liquide et du gaz et de la pression absolue à l'entrée
d'injection) assurent une émulsion optimale et permettent de plus au mélange diphasique
en entrée de tuyère de se transformer, au sens de la configuration d'écoulement, en
un deuxième mélange diphasique en sortie de tuyères dont la granulométrie et la portée
sont clairement liées aux conditions génératrices, donc contrôlées. Ainsi, le dispositif
se voit fort simplifié et de plus évite tout effet obturateur par l'absence d'éléments
disposés dans l'écoulement complet. Bien entendu, de tels éléments (cône perforé,
grille, agitateur, etc.) peuvent être disposés en amont comme aval de la tuyère si
l'émulsion ou la configuration du jet doivent être modifiées.
[0015] La géométrie de la tuyère est donc adaptée de telle façon que le mélange éjecté,
dénommé deuxième mélange pour le distinguer du premier mélange en entrée de tuyère,
forme un jet de brouillard principalement suivant l'axe-vecteur de la tuyère et dont
la granulométrie, la portée et le déploiement volumique hors de l'axe-vecteur (aussi
communément appelée divergence de jet) sont contrôlables et assurés jusqu'à la surface
d'attaque du feu désirée.
[0016] Du fait de la géométrie de section de la tuyère de l'ordre d'un ou plusieurs millimètres
d'ouverture, les impuretés ou même des grains de sables par exemple ne provoquent
pas de perturbations notables au niveau du mélange diphasique éjecté. Il est même
possible d'ajouter au mélange eau-gaz un produit abrasif tel que constitué de fines
particules solides. Par la suite, un exemple de géométrie adaptée pour une tuyère
(ou un dispositif multi-tuyères), en particulier au niveau de son entrée, son rétrécissement
et sa sortie sera illustré. Principalement, l'entrée de tuyère consiste en une première
zone d'accès convergent à fort gradient suivi d'une deuxième zone convergent à faible
gradient, d'un passage à la section minimale appelé aussi col de la tuyère, et éventuellemt
à une troisième zone divergent se terminant par la section de sortie de tuyère. C'est
grâce à une telle configuration ou à des configurations approchantes que la détente
au sein de la tuyère permet de contrôler la granulométrie du jet de brouillard et
sa portée, en fonction de conditions génératrices simplement définissables en entrée
du dispositif.
[0017] En réalité, des simulations avancées de géométrie de tuyère ont été effectuées pour
arriver sur l'exemple ci-dessus, mais aussi sur d'autres variations permettant un
contrôle adapté à un exercice voulu, par exemple pour permettre d'assurer un intervalle
de portée variable tout en tendant à maintenir une granulométrie contrôlée du jet
de brouillard.
[0018] Un avantage fort de l'invention est que le dispositif peut être utilisé pour une
pression absolue basse (de l'ordre généralement de 5 à 10 bar) au niveau de l'entrée
dans la chambre d'émulsion ou de la tuyère. Pour ce domaine de pression, un débit
de jet de brouillard en sortie de tuyère est cependant parfaitement assuré dans un
domaine allant de 50 à 150 m/s ainsi qu'une granulométrie de gouttelettes de 50 à
150 µm. Le dispositif ne nécessite donc pas de forte pression en entrée ou du moins
d'augmentation considérable, afin de garantir une portée de jet plus importante, telle
que pour un feu à grande distance. Ainsi, lors d'une variation même considérable de
portée du jet, des variations intempestives et brusques de sa granulométrie (et donc
de son état diphasique) sont écartées.
[0019] En bref, la géométrie (avec au moins deux sections à diamètre variable le long de
l'axe vecteur en entrée et en sortie) de la tuyère selon l'invention est adaptée pour
permettre un taux de détente en sortie de tuyère qui assure :
- une granulométrie contrôlée du mélange diphasique par un fractionnement du liquide
en gouttelettes
- une accélération et une vectorisation des gouttelettes de liquide par la détente du
gaz également préémulsionné en entrée de tuyère.
[0020] En d'autres termes, la géométrie de la tuyère permet à une émulsion liquide-gaz à
son entrée de lui assurer une uniformité granulométrique ainsi qu'une portée contrôlée
(et vice-versa). On pourrait alors comprendre que pour faire varier la portée ainsi
obtenue sans modifier la granulométrie du jet et les conditions génératrices, il faudrait
modifier la géométrie de la tuyère, ce qui serait pratiquement impossible. En fait,
la géométrie de la tuyère a aussi été calculée et adaptée pour permettre une variation
de portée du jet pour un facteur de granulométrie stable en faisant varier simplement
une ou plusieurs des conditions génératrices à l'entrée ou dans le dispositif. Pour
un souci de facilité, la pression en entrée (injection liquide-gaz) du dispositif
est par exemple réglable par une simple vanne.
[0021] L'invention présente également un deuxième aspect avantageux couplant plusieurs tuyères
telles que décrites ci-dessus et disposées sur un support rotatif, permettant en plus
d'une action giratoire par les détentes des tuyères et leurs dispositions particulières
sur le rotor et entre elles, de balayer des surfaces ciblées de façon complète et
étendue ou bien de projeter des jets de brouillards sur un large volume sans essayer
d'atteindre précisément une zone de flamme par exemple. De la même façon que pour
le contrôle de la portée et de la granulométrie du jet, la vitesse de rotation peut
aussi être contrôlée favorablement pour un exercice souhaité, en fonction des conditions
génératrices du dispositif multi-tuyères, semblables à celles d'une seule tuyère.
[0022] Ainsi, le dispositif d'éjection selon l'invention satisfait aux exigences du contrôle
de granulométrie importantes dans la pratique. En effet, la taille des gouttelettes
doit être adaptée en fonction du type de foyer d'incendie, par exemple au moyen de
gouttes plus fines pour attaquer des foyers d'hydrocarbures ou refroidir des ambiances
très chaudes, ou au moyen de gouttes plus grosses pour mouiller des feux formant des
braises.
[0023] Avantageusement, diverses utilisations de la tuyère ou d'un dispositif multi-tuyère
(rotatif ou non) sont possibles comme à titre d'exemple et de façon non exhaustive:
- Utilisation pour l'extinction d'un incendie, la prévention d'incendie par humidification
à faible consommation de liquide ou le refroidissement de matériau avec comme liquide
de l'eau pouvant contenir un agent extincteur, un agent mouillant.
- Utilisation pour un traitement surfacique d'un matériau, telle que :
+ pour le nettoyage d'un matériau, le liquide étant de l'eau ou/et pouvant contenir
un agent de nettoyage ;
+ pour une application de peinture sur le matériau où le liquide contient principalement
un agent colorant ;
+ pour un traitement abrasif du matériau où le deuxième mélange contient une solution
chimique liquide ou partiellement de faible granulométrie solide.
- Utilisation comme dispositif d'éjection d'un combustible (liquide ou gazeux).
- Utilisation comme dispositif pour la propulsion d'un élément comprenant la tuyère
comme moyen de propulsion.
- etc.
[0024] Un ensemble de sous-revendications présente également des avantages de l'invention.
[0025] Des exemples de réalisation et d'application sont fournis à l'aide de figures décrites
:
- Figure 1
- description générale d'une tuyère pour un mélange diphasique,
- Figure 2
- coupe d'un dispositif multi-tuyères rotatif,
- Figure 3
- vue de dessous du dispositif multi-tuyères rotatif,
- Figure 4
- vue de côté (droite) du dispositif multi-tuyères rotatif.
[0026] Figure 1 décrit généralement un exemple de tuyère EJ pour un mélange diphasique MLG1
réalisé via une chambre d'émulsion EMC avec des éléments optionnels ou des formes
conçues pour favoriser le mélange d'un liquide L1 avec un gaz G1, tous deux injectés
à basse pression (inférieure à 20 bar, dans la pratique entre 5 et 10 bars). Un profil
plus exact de tuyère adéquate sera décrit dans la suite du document. Le liquide L1
et le gaz G1 entrant dans la chambre d'émulsion EMC ou directement dans la tuyère
EJ peuvent être amenés par deux canaux IN1, IN2 distincts convergents vers l'entrée
IN. Ces canaux n'ont avantageusement pas besoin d'avoir une disposition particulière
comme dans la plupart des dispositifs à tuyère diphasique de l'état de la technique.
Ainsi, dans la chambre d'émulsion EMC ou plus généralement en aval de l'entrée de
la tuyère EJ, le premier mélange diphasique MLG1 est formé d'une manière encore non
idéalement contrôlée, en ce sens que la granulométrie du mélange MLG1 ou du liquide
L1 et l'écoulement du gaz G1 sont encore grossiers et très variables. Grâce à la géométrie
adaptée de la tuyère EJ de longueur L avec un col de tuyère disposé à un emplacement
X (qui peut être local comme aussi étendu), une transformation du premier mélange
MLG1 en un deuxième mélange diphasique MLG2 s'opère, tout au long de la tuyère optimisée
par le biais de la détente. Le mélange a alors une granulométrie à caractère maîtrisé,
c'est-à-dire que le liquide L1 apporté dans le premier mélange MLG1 se trouve dans
le mélange MLG2 sous forme de gouttelettes GOUT ayant des diamètres faibles (50à 150µm)
résultant de l'atomisation produite au sein de la tuyère.. Ainsi la granulométrie
du liquide L1 et donc du jet de brouillard sortant est parfaitement contrôlée sur
une portée PO. De plus, le gaz G1, en tant que composante à la base du premier mélange
MLG1 à basse pression, est détendu avec un fort gradient, de telle façon qu'il provoque
une accélération et une vectorisation des gouttelettes GOUT selon en majeure partie
un axe-vecteur AX (axe de symétrie principal de la tuyère. Dans ce jet pouvant avoir
une divergence variable mais maîtrisée, le gaz G1 dans le deuxième mélange MLG2 a
donc un effet porteur des gouttelettes GOUT sur la portée PO. La portée PO est bien
entendu liée à la géométrie particulière de la tuyère utilisée et aux conditions génératrices.
Au cours de la détente en tuyère à géométrie adaptée, le gaz G1 issu du premier mélange
MLG1 fournit un travail qui assure ainsi d'une part une propulsion supplémentaire
du liquide L1, à la base grossièrement fractionné, et d'autre part son atomisation
en fines gouttelettes uniformes. Le jet sortant se présente sous forme de brouillard
à déplacement rapide (50 à 150 m/s).
[0027] Ce concept met à profit une géométrie de tuyère de forme simple, et comprenant des
orifices de « grande » dimension (jusqu'à quelques mm) pour mettre en oeuvre au sein
même de l'écoulement diphasique une physique complexe de détente en pression associant
:
- une détente à forts gradients de pression et associée à un intense transfert aussi
bien de quantité de mouvement (trainée interfaciale) que d'énergie (chaleur et travail
interfaciaux), l'efficacité de ces transferts est liée à l'augmentation de l'aire
interfaciale (surface d'échange liquide-gaz) résultant de l'atomisation.
- un fractionnement et une accélération contrôlés de la phase liquide.
[0028] Les caractéristiques granulométriques et de portée du deuxième mélange liquide-gaz
MLG2 éjecté sont contrôlables par des dites conditions génératrices telle que la pression
totale en entrée de la chambre d'émulsion EMC ou de/des tuyère(s) EJ et des débits
massiques du liquide L1 et du gaz G1. Ces conditions génératrices relatives à un écoulement
en tuyère sont adaptées pour des points de fonctionnement de la tuyère à granulométrie
et portée ciblées.
[0029] Pour une géométrie de tuyère donnée, les conditions d'alimentation (pression du premier
mélange MLG1 en entrée de tuyère EJ, débit entrant du liquide L1, débit entrant du
gaz G1) ne sont pas quelconques. Il est possible de démontrer qu'il existe pour une
géométrie de tuyère une relation f unique de tel que :

où m
l est le débit massique (en kg/sec) du liquide L1, m
g est le débit massique (en kg/sec) du gaz G1 et Pin est la pression absolue du mélange
MLG1 (en bar) en entrée de tuyère.
[0030] Remarque :
- 1. En écoulement diphasique, la grandeur utilisée est le titre massique en gaz TM
(rapport du débit massique gaz et du débit massique total « liquide + gaz »), plutôt
que le débit massique gaz.

- 2. Il est alors possible de définir des points de fonctionnement de la tuyère qui
sont donc caractérisés par un ensemble de triplet {ml, TM, Pin} qui constitue les conditions génératrices de l'écoulement en entrée de
tuyère. D'un point de vue pratique cette relation a pour conséquence de rendre impossible
un choix quelconque de débits (liquide et gaz) et de pression. Il faut donc « relaxer
» une des variables (par exemple le débit gaz). Ainsi lorsque qu'un réglage est effectué,
il est possible de choisir un débit liquide ml et une pression d'alimentation Pin, mais le débit gaz mg est alors imposé.
[0031] Suivant ce schéma, des valeurs de sortie en tant que grandeurs pertinentes sont à
considérer. Le jet diphasique qui se développe en sortie de tuyère EJ se caractérise
par :
- 1. Une dynamique de jet de l'ordre de 50 à 150 m/sec en sortie de tuyère
- 2. Une granulométrie (taille des gouttelettes) de l'ordre de 50 à 150 µm
- 3. Une enveloppe de jet (c'est à dire la frontière entre le jet et l'extérieur du
jet)
[0032] De ces trois caractéristiques de première importance, il est possible de déduire
les grandeurs pertinentes, par exemple dans le cadre de la lutte contre les incendies
comme :
- La portée PO, distance maximum au delà de laquelle la dynamique du jet n'est plus
suffisante pour être efficace sur un feu.
- La densité d'aire interfaciale, c'est-à-dire la surface totale développée par l'ensemble
des gouttes contenues dans un volume unitaire.
- Le volume protégé (couverture volumique du jet)
[0033] Bien entendu, les conditions de sortie du jet (dynamique du jet, granulométrie et
enveloppe) sont entièrement fonction des conditions génératrices de l'écoulement,
directement liées aussi à la géométrie de la tuyère. Il est ainsi possible de cartographier,
pour une géométrie de tuyère, des points de fonctionnements en fonction des conditions
génératrices et de sortie pour chaque application d'éjection souhaitée.
[0034] Dans le cadre générale de la lutte contre les incendies, et plus particulièrement
au moyen de brouillards d'eau, il existe deux approches distinctes : la protection
ponctuelle (le jet est directement orienté sur le site identifié à risque, par exemple
un réservoir, un moteur, etc.) et la protection en volume où le jet est orienté de
manière à protéger l'ensemble du volume sans essayer d'atteindre précisément la zone
de flamme.
[0035] Les tuyères diphasiques à jet de brouillard selon l'invention produisent, outre une
certaine tolérance de divergence, un jet de grande dynamique et relativement directif.
Ainsi pour les applications de protection en volume, où l'on cherche à protéger un
volume dans son ensemble sans privilégier une direction particulière, il est nécessaire
d'utiliser un ensemble de plusieurs tuyères capable de couvrir toutes les directions
dans tout le volume. Pour cela plusieurs solutions existent (liste non exhaustive):
- Disposer les tuyères en différents lieux du volume et suivant différentes directions
(disposition en réseau dit en peigne ou en « swirl ») ;
- Regrouper plusieurs tuyères sur un même corps fixe (dispositif multi-têtes) ;
- Disposer plusieurs tuyères sur un corps rotatif (corps multi-tuyères rotatif).
[0036] Outre des résultats très intéressants, les dispositions en réseau ainsi que le dispositif
multi-têtes, ont l'inconvénient de laisser des zones du volume non protégées, tandis
que la solution d'un corps rotatif sur lequel plusieurs tuyères sont fixées permet
de balayer tout un ensemble de direction et de couvrir de façon optimale le volume
à protéger.
[0037] A la figure 2, un tel dispositif d'éjection d'un fluide diphasique MLG1 injecté dans
un système rotatif multi-tuyères est représenté en coupe transversale. Le système
comprend un stator STAT guidant en rotation un rotor ROT, sur lequel sont disposées
des tuyères EJ, EJ1, EJ2... selon la figure 1. Il est à noter que le gaz G1 et le
liquide L1 sont directement injecté jusqu'aux entrées des tuyères via l'entrée unique
IN du stator STAT menant à un espace interne libre du rotor ROT qui sert simplement
de chambre de distribution EMD pour le mélange MLG1. Il est à noter qu'une chambre
d'émulsion effective, par exemple avec des éléments perforés ou de partage, n'est
plus indispensable dans la mesure ou le mélange est admis directement dans la chambre
de distribution. Si la maîtrise de la qualité du mélange admis le nécessite, il est
possible de placer une chambre d'émulsion EMC, similaire à celle de la figure 1, en
amont de la chambre de distribution EMD. Ainsi, aucun élément perforé ou de partage
ou à risque obturateur n'est présent dans la chambre de distribution EMD. La chambre
de distribution EMD matérialisée entre le rotor ROT et le stator STAT est ainsi commune
à l'ensemble des tuyères EJ, EJ1, EJ2... qu'elle alimente en mélange eau/gaz ou tout
autre mélange liquide /gaz (qui pourrait aussi contenir plus de deux phases).
[0038] Les tuyères EJ1, EJ2... et leurs axes AX1, AX2... disposées de manière décalée ou
asymétrique par rapport à l'axe de rotation RX du rotor ROT permettent la propulsion
en rotation par des forces de réaction même des jets sortants des tuyères. L'axe AX
d'une tuyère EJ peut être superposé à l'axe de rotation RX du rotor ROT, mais ne contribue
pas à la rotation du rotor. Cette tuyère EJ peut être aussi fixée sur le stator STAT
pour simplifier la construction du dispositif complet et éviter une rotation de la
tuyère sur elle-même.
[0039] Ainsi, plusieurs tuyères d'éjection EJ1, EJ2, ... munis de leurs axes-vecteur AX1,
AX2, ... de jets distincts sont disposées sur les parois de la chambre de distribution
EMD, en particulier de façon à obtenir une surface ou un volume de couverture de brouillard
étendu à au moins une portée définie. Certains axes-vecteur AX1, AX2, ... des tuyères
d'éjection EJ1, EJ2, ... peuvent être disposées sur le rotor ROT de façon asymétrique
autour d'un plan comprenant l'axe de rotation RX, et sont en particulier orientés
de manière décalée selon un angle compris entre 0° et 90° sous un plan perpendiculaire
à l'axe de rotation RX. Pour simplement favoriser la distribution de jet, cet angle
est différent entre au moins deux tuyères voisines.
[0040] Par la géométrie des tuyères, les détentes en sortie des tuyères d'éjection EJ1,
EJ2, ... ou/et les directions distinctes des axes-vecteur AX1, AX2, ... sont ainsi
adaptées pour qu'un effet giratoire du rotor ROT à vitesse de rotation contrôlée soit
produit. En particulier, les axes-vecteur AX1, AX2, ... peuvent aussi être libres
de toute intersection avec l'axe de rotation RX afin de générer sur le rotor ROT par
les forces de réaction en tuyère une composante de couple latéralement à la tuyère
induisant un déplacement angulaire du rotor ROT autour de son axe RX.
[0041] Il est bien entendu possible de disposer sur le rotor ROT des tuyères d'éjection
EJ1, EJ2, ... ayant des géométries différentes influant sur la granulométrie ou/et
la portée du deuxième mélange liquide-gaz MLG2. Ainsi, le brouillard obtenu peut avoir
diverses propriétés utiles à des exercices variés (extinction proche et lointaine,
plusieurs diamètres contrôlés de gouttes).
[0042] Dans ce dispositif et tout comme pour la tuyère de la figure 1, la pression du liquide
L1 ou/et du gaz G1 à l'entrée d'injection est adaptable suivant le rapport des débits
d'entrée pour le liquide L1 et le gaz G1. De même, le dispositif est conçu avec des
tuyères étudiées géométriquement, afin que des caractéristiques granulométriques et
de portée du deuxième mélange liquide-gaz MLG2 éjecté soient contrôlables par des
conditions génératrices telle que la pression totale en entrée de la chambre de distribution
EMD ou de/des tuyère(s) EJ, EJ1, EJ2,... et des débits massiques du liquide L1 et
du gaz G1. Il en ressort que comme pour une tuyère, le dispositif rotatif répond à
des conditions génératrices relatives à un écoulement en tuyère et qui sont adaptées
pour des points de fonctionnements du dispositif pour une (ou plusieurs) granulométrie(s)
ou/et une (ou plusieurs) portée(s) ciblées. Suivant cette configuration, des débits
de liquide L1 de l'ordre ou inférieur à 2kg/s sont rendus possibles.
[0043] Enfin, la figure 2 correspondant à une réalisation appropriée au dispositif multi-tuyères
rotatif présente une des géométries idéales de la tuyère selon l'invention. Cette
géométrie a été détaillée pour la tuyère EJ2 vue en coupe au niveau de son axe-vecteur
AX2 (axe de symétrie de la tuyère). Principalement, la tuyère EJ2 se compose de trois
portions de longueur La, Lb, LC suivant son axe-vecteur AX2. L'entrée de tuyère consiste
en une première zone, de longueur La, convergent à fort gradient suivi d'une deuxième
zone, de longueur Lb, convergent à faible gradient, d'un passage à la section minimale
appelé aussi col de la tuyère, et éventuellement à une troisième zone, de longueur
Lc, divergent se terminant par la section de sortie de tuyère de dimension D2 (usuellement
supérieure à 1 mm pour des applications d'extinction ou de refroidissement sur quelques
dizaines de mètres). La première zone à fort gradient favorise une atomisation rapide
de l'écoulement, l'augmentation de la surface d'échange résultant de cette atomisation
permet d'intenses transferts de quantité de mouvement et d'énergie, entre liquide
et gaz, dans l'ensemble de la tuyère qui assure ainsi conjointement l'atomisation
et l'accélération du liquide au cours de la détente. C'est grâce à une telle géométrie
et de telles dimensions que le mélange diphasique peut être éjecté après détente en
tuyère sous forme de brouillard à granulométrie, portée et volume contrôlés tel que
l'invention le décrit.
[0044] Les figures 3 et 4 représentent une vue de dessous et une vue de côté (droite) de
dispositif multi-tuyères rotatif selon la figure 2. En particulier, il est à noter
que la disposition des tuyères EJ1, EJ2, ..., EJ6 par rapport à l'axe de rotation
RX du rotor ROT (ou par rapport à un plan comprenant l'axe de rotation RX) est asymétrique
en considérant deux tuyères dont les axes-vecteur sont inclus dans un seul plan comprenant
aussi l'axe de rotation RX du rotor (par exemple les tuyères EJ4 et EJ6 avec leurs
axes-vecteur AX4 et AX6). Les tuyères voisines sont aussi décalées angulairement par
rapport à l'axe de rotation RX du rotor ROT. Cette disposition favorise l'effet giratoire
contrôlé du rotor ROT, mais aussi offre un balayage de jet étendu sur des volumes
à humidifier.
[0045] Il est important de souligner que ce système apporte un avantage à caractère écologique,
car il fonctionne à de faibles débits d'eau vis-à-vis des dispositifs actuels d'éjection
d'un mélange diphasique eau-gaz (gaz faiblement comprimé). Il permet donc une faible
consommation d'eau couplée de plus à une répartition précisément contrôlée de l'eau.
Ce dispositif pourrait donc être aussi avantageusement utilisé, hors d'un bâtiment,
pour la prévention d'incendie dans les milieux naturels. L'eau pourrait provenir d'une
source quelconque (en particulier une nappe phréatique). Une fonction d'humidification
voire d'arrosage est également possible sur de grands espaces tout en minimisant la
consommation d'eau sans besoin de disposer de haute pression en entrée du dispositif.
D'autres milieux tels que des surfaces industrielles à caractère inflammable peuvent
également être protégées contre tout réchauffement suspect ou incendie.
[0046] La présente invention s'adapte potentiellement à d'autres types d'applications telles
que l'alimentation/atomisation en ergols pour des moteurs de fusée, ou pour une optimisation
d'injection de carburant pour des moteurs thermiques à combustion.
[0047] Il est aussi possible selon l'invention d'améliorer le dispositif d'éjection d'un
combustible (liquide ou gazeux) pour former une flamme de grande dimension (exemple
d'application industrielle : brûleurs dans les fours verriers ; exemple d'application
militaire : lance-flammes).
[0048] Une utilisation du dispositif pour la propulsion d'un véhicule comprenant la tuyère
comme moyen de propulsion est aussi possible, tel que pour la propulsion d'un véhicule
marin ou aérien (sous-marin, jet-ski, avion, etc.).
[0049] Ainsi, il est facile de comprendre que la présente invention, telle que definie par
les revendications, va bien au-delà d'une liste exhaustive de possibilités de domaine
d'application ou d'utilisation de la tuyère ou plus généralement du dispositif d'éjection.
1. Dispositif d'éjection d'un mélange au moins diphasique pour l'extinction d'un incendie,
la prévention d'incendie par humidification ou le refroidissement de matériau, comprenant
au moins une entrée d'injection (IN1, IN2) pour un liquide (L1) et un gaz (G1), une
chambre de distribution (EMD) pour produire un premier mélange liquide-gaz (MLG1),
une tuyère d'éjection (EJ, EJ2) du premier mélange liquide-gaz (MLG1) suivant une
direction principale définie par un axe-vecteur (AX), caractérisé en ce que
la tuyère d'éjection (EJ, EJ2) possède une géométrie avec au moins sur sa longueur
une section minimale, appelée col, à un emplacement (X) de l'axe-vecteur (AX, AX2),
l'entrée de tuyère comme illustré en figure 2 pour la tuyère d'éjection (EJ2) consistant
en une première zone d'accès convergent à fort gradient (La) suivie d'une deuxième
zone convergent à faible gradient (Lb), d'un passage au col de la tuyère,
et pour laquelle géométrie une détente au sein de la tuyère d'éjection (EJ, EJ2) est
induite permettant au premier mélange liquide-gaz (MLG1) issu de la chambre de distribution
d'être transformé, au sens de la configuration d'écoulement, en un deuxième mélange
de liquide-gaz (MLG2) en sortie de tuyère dont la portée d'éjection du deuxième mélange
(MLG2) et la granulométrie du liquide (L2) sous forme de gouttelettes (GOUT) est contrôlable
en fonction des débits massiques du liquide (L1) et du gaz (G1) et de la pression
absolue à l'entrée d'injection.
2. Dispositif selon revendication 1, pour lequel le deuxième mélange (MLG2) éjecté est
un jet de brouillard diphasique principalement suivant l'axe-vecteur (AX) et dont
la granulométrie, la portée et le déploiement volumique hors de l'axe-vecteur (AX)
sont contrôlables.
3. Dispositif selon revendication 2, pour lequel la pression à l'entrée d'injection de
la chambre d'émulsion (EMC) est basse, par exemple inférieure à 20 bar, et une vitesse
du jet de brouillard est élevée, par exemple au dessus de 50 m/s.
4. Dispositif selon une des revendications précédentes, pour lequel l'entrée d'injection
du gaz (G1) et du liquide (L1) est commune au niveau d'une section d'entrée (IN) de
la tuyère.
5. Dispositif selon une des revendications précédentes, pour lequel plusieurs tuyères
d'éjection (EJ1, EJ2, ...) munis d'axes-vecteur (AX1, AX2, ...) distincts sont disposées
sur les parois de la chambre d'émulsion (EMC), en particulier de façon à obtenir une
surface ou un volume de couverture de brouillard étendu à au moins une portée définie.
6. Dispositif selon une des revendications 4 ou 5, pour lequel la chambre de distribution
(EMD) est comprise entre un stator (STAT) et un rotor (ROT) avec un axe de rotation
(RX) et sur le dit rotor (ROT) est disposée au moins une tuyère d'éjection (EJ, EJ1,
EJ2,...).
7. Dispositif selon revendications 6, pour lequel au moins une tuyère d'éjection est
disposée sur le stator (STAT)
8. Dispositif selon revendications 5 et 6, pour lequel certains axes-vecteur (AX1, AX2,
...) de tuyères d'éjection (EJ1, EJ2, ...) sont disposés de façon asymétrique sur
le rotor (ROT) par rapport à un plan comprenant l'axe de rotation (RX), et sont en
particulier orientés de manière décalée selon un angle entre 0° et 90° sous un plan
perpendiculaire à l'axe de rotation (RX).
9. Dispositif selon une des revendications 5 à 8, pour lequel les axes-vecteurs des tuyères
d'éjection (EJ1, EJ2, sont libres d'intersection avec l'axe de rotation (RX) et leur
disposition est adaptée pour qu'un effet giratoire du rotor (ROT) à vitesse de rotation
contrôlée soit produit.
10. Dispositif selon une des revendications 5 à 8, pour lequel les tuyères d'éjection
(EJ1, EJ2, ...) ont des géométries différentes influant sur la granulométrie ou/et
la portée du deuxième mélange liquide-gaz (MLG2).
11. Dispositif selon une des revendications précédentes, pour lequel les caractéristiques
granulométriques et de portée du deuxième mélange liquide-gaz (MLG2) éjecté sont contrôlables
par des conditions génératrices telle que la pression totale en entrée de la chambre
de distribution (EMD) ou de/des tuyère (s) (EJ, EJ1, EJ2,...) et des débits massiques
du liquide (L1) et du gaz (G1).
12. Dispositif selon revendication 11, pour lequel les conditions génératrices relatives
à un écoulement en tuyère sont adaptées pour des points de fonctionnements à granulométrie
et portée ciblées.
13. Dispositif selon une des revendications précédentes, pour lequel une chambre d'émulsion
(EMC) ou/et la chambre de distribution (EMD) comprennent des moyens de partage ou/et
des moyens d'émulsion et/ou des moyens d'entrainement en rotation.
14. Dispositif selon une des revendications précédentes, pour lequel le liquide (L1) est
de l'eau et le gaz (G1) est de l'air comprimé.
15. Dispositif selon une des revendications précédentes, pour lequel plusieurs liquides
ou/et plusieurs gaz ou/et de fines particules solides sont injectés dans la chambre
d'émulsion (EMC).
16. Utilisation du dispositif selon une des revendications précédentes pour l'extinction
d'un incendie, la prévention d'incendie par humidification à faible consommation de
liquide ou le refroidissement de matériau avec comme liquide (L1) de l'eau pouvant
contenir un agent extincteur, un agent humidificateur ou un agent de refroidissement.
17. Utilisation du dispositif selon une des revendications précédentes 1 à 15 pour un
traitement surfacique d'un matériau, telle que :
- pour le nettoyage d'un matériau, le liquide (L1) étant de l'eau ou/et pouvant contenir
un agent de nettoyage ;
- pour une application de peinture sur le matériau où le liquide (L1) contient principalement
un agent colorant ;
- pour un traitement abrasif du matériau où le deuxième mélange (MLG2) contient une
solution chimique liquide ou partiellement de faible granulométrie solide.
18. Utilisation du dispositif selon une des revendications précédentes 1 à 15 pour l'alimentation/atomisation
en ergols d'un moteur de fusée ou pour l'injection de carburant d'un moteur thermique
à combustion optimisée.
19. Utilisation du dispositif selon une des revendications précédentes 1 à 15 pour l'éjection
d'un combustible, tel que pour former une flamme de grande dimension.
20. Utilisation du dispositif selon une des revendications précédentes 1 à 15 pour lequel
la tuyère est un moyen de propulsion d'un véhicule.
1. Ausstoßvorrichtung für eine wenigstens zweiphasige Mischung zum Löschen eines Brandes,
zur Brandverhinderung durch Befeuchtung oder zur Kühlung von Material, welche wenigstens
einen Einspritzeingang (IN1, IN2) für eine Flüssigkeit (L1) und ein Gas (G1), eine
Verteilungskammer (EMD) zum Herstellen einer ersten Flüssigkeit-Gas-Mischung (MLG1)
und eine Ausstoßdüse (EJ, EJ2) zum Ausstoßen der ersten Flüssigkeit-Gas-Mischung (MLG1)
entlang einer Hauptrichtung, die durch eine gerichtete Achse (AX) definiert ist, umfasst,
dadurch gekennzeichnet, dass
die Ausstoßdüse (EJ, EJ2) eine Geometrie mit wenigstens einem minimalen Querschnitt,
Hals genannt, auf ihrer Länge an einer Stelle (X) der gerichteten Achse (AX, AX2)
besitzt, wobei der Düseneingang, wie in Figur 2 für die Ausstoßdüse (EJ2) dargestellt,
aus einem mit großem Gradienten konvergenten Zugangsbereich (La) besteht, gefolgt
von einem mit kleinem Gradienten konvergenten zweiten Bereich (Lb) und einem Durchlass
am Hals der Düse, und dass für diese Geometrie eine Entspannung im Inneren der Ausstoßdüse
(EJ, EJ2) hervorgerufen wird, die es ermöglicht, dass die aus der Verteilungskammer
stammende erste Flüssigkeit-Gas-Mischung (MLG1) in Richtung des Strömungsprofils in
eine zweite Flüssigkeit-Gas-Mischung (MLG2) am Düsenausgang umgewandelt wird, wobei
dessen Ausstoßweite der zweiten Mischung (MLG2) und die Teilchengröße der Flüssigkeit
(L2) in Form von Tröpfchen (GOUT) in Abhängigkeit von den Massendurchsätzen der Flüssigkeit
(L1) und des Gases (G1) und vom Absolutdruck am Einspritzeingang steuerbar sind.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, wobei die zweite ausgestoßene Mischung (MLG2) ein zweiphasiger
Nebelstrahl hauptsächlich entlang der gerichteten Achse (AX) ist, dessen Teilchengröße,
Reichweite und Volumenausbreitung außerhalb der gerichteten Achse (AX) steuerbar sind.
3. Vorrichtung nach Anspruch 2, wobei der Druck am Einspritzeingang der Emulsionskammer
(EMC) niedrig ist, zum Beispiel niedriger als 20 bar, und eine Geschwindigkeit des
Nebelstrahls hoch ist, zum Beispiel höher als 50 m/s.
4. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Einspritzeingang des
Gases (G1) und der Flüssigkeit (L1) an einem Eingangsabschnitt (IN) der Düse ein gemeinsamer
Eingang ist.
5. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei mehrere Ausstoßdüsen (EJ1,
EJ2, ...), die mit unterschiedlichen gerichteten Achsen (AX1, AX2, ...) versehen sind,
an den Wänden der Emulsionskammer (EMC) angeordnet sind, insbesondere derart, dass
eine Fläche oder ein Volumen der Bedeckung mit Nebel erhalten wird, die bzw. das sich
wenigstens über eine definierte Reichweite erstreckt.
6. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 4 oder 5, wobei die Verteilungskammer (EMD) zwischen
einem Stator (STAT) und einem Rotor (ROT) mit einer Drehachse (RX) enthalten ist und
an diesem Rotor (ROT) wenigstens eine Ausstoßdüse (EJ, EJ1, EJ2, ...) angeordnet ist.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, wobei wenigstens eine Ausstoßdüse an dem Stator (STAT)
angeordnet ist.
8. Vorrichtung nach den Ansprüchen 5 und 6, wobei gewisse gerichtete Achsen (AX1, AX2,
...) von Ausstoßdüsen (EJ1, EJ2, ...) asymmetrisch bezüglich einer Ebene, welche die
Drehachse (RX) umfasst, an dem Rotor (ROT) angeordnet sind und insbesondere um einen
Winkel zwischen 0° und 90° versetzt unter einer zu der Drehachse (RX) senkrechten
Ebene ausgerichtet sind.
9. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 5 bis 8, wobei die gerichteten Achsen der Ausstoßdüsen
(EJ1, EJ2, ...) keinen Schnittpunkt mit der Drehachse (RX) aufweisen und ihre Anordnung
so gestaltet ist, dass eine Drallwirkung auf den Rotor (ROT) mit kontrollierter Rotationsgeschwindigkeit
erzeugt wird.
10. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 5 bis 8, wobei die Ausstoßdüsen (EJ1, EJ2, ...)
unterschiedliche Geometrien aufweisen, welche die Teilchengröße und/oder die Reichweite
der zweiten Flüssigkeit-Gas-Mischung (MLG2) beeinflussen.
11. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Eigenschaften, welche
die Teilchengröße und Reichweite der ausgestoßenen zweiten Flüssigkeit-Gas-Mischung
(MLG2) betreffen, durch solche erzeugenden Bedingungen steuerbar sind, wie den Gesamtdruck
am Eingang der Verteilungskammer (EMD) und/oder der Düse(n) (EJ, EJ1, EJ2, ...) und
Massendurchsätze der Flüssigkeit (L1) und des Gases (G1).
12. Vorrichtung nach Anspruch 11, wobei die erzeugenden Bedingungen bezüglich eines Fließens
in der Düse für Betriebspunkte mit vorgegebener Teilchengröße und Reichweite ausgelegt
sind.
13. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei eine Emulsionskammer (EMC)
und/oder die Verteilungskammer (EMD) Aufteilungsmittel und/oder Emulsionsmittel und/oder
Drehantriebsmittel umfassen.
14. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Flüssigkeit (L1) Wasser
ist und das Gas (G1) Druckluft ist.
15. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei mehrere Flüssigkeiten und/oder
mehrere Gase und/oder feine feste Partikel in die Emulsionskammer (EMC) eingespritzt
werden.
16. Verwendung der Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche zum Löschen eines
Brandes, zur Brandverhinderung durch Befeuchtung mit geringem Verbrauch an Flüssigkeit
oder zur Kühlung von Material, mit Wasser als Flüssigkeit (L1), welches ein Löschmittel,
ein Befeuchtungsmittel oder ein Kühlmittel enthalten kann.
17. Verwendung der Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche 1 bis 15 zur Oberflächenbehandlung
eines Materials, wie etwa:
- zur Reinigung eines Materials, wobei die Flüssigkeit (L1) Wasser ist und/oder ein
Reinigungsmittel enthalten kann;
- zum Aufbringen von Anstrichfarbe auf das Material, wobei die Flüssigkeit (L1) hauptsächlich
ein Färbemittel enthält;
- für eine Schleifbearbeitung des Materials, wobei die zweite Mischung (MLG2) eine
flüssige oder teilweise feste Teilchen geringer Größe aufweisende chemische Lösung
enthält.
18. Verwendung der Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche 1 bis 15 zur Zuführung/Zerstäubung
von Treibstoffen eines Raketentriebwerks oder zur optimierten Einspritzung von Kraftstoff
einer Brennkraftmaschine.
19. Verwendung der Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche 1 bis 15 zum Ausstoßen
eines Brennstoffs, etwa um eine Flamme von großer Ausdehnung zu bilden.
20. Verwendung der Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche 1 bis 15, wobei
die Düse ein Antriebsmittel eines Fahrzeugs ist.
1. Device for ejecting an at least diphasic mixture for extinguishing a fire, for fire
prevention by moistening or cooling the material, comprising at least one injection
inlet (IN1, IN2) for a liquid (L1) and a gas (G1), a distribution chamber (EMD) for
producing a first liquid/gas mixture (MLG1), an ejection nozzle (EJ, EJ2) of the first
liquid/gas mixture (MLG1) in a main direction defined by a vector axis (AX),
characterised in that
the ejection nozzle (EJ, EJ2) has a geometry comprising, at least over its length,
a minimum cross-section, or neck, at a location (X) along the vector axis (AX, AX2),
the nozzle inlet as illustrated in Figure 2 for the ejection nozzle (EJ2) principally
consisting of a first converging access zone with a steep gradient (La) followed by
a second converging zone with a shallow gradient (Lb), of a portion at the neck of
the nozzle, and for which geometry pressure reduction is brought about within the
ejection nozzle (EJ, EJ2) allowing the first liquid/gas mixture (MLG1) originating
from the distribution chamber to be converted, in the direction of the flow configuration,
into a second liquid/gas mixture (MLG2) at the nozzle outlet, the ejection range of
which second mixture (MLG2) and the particle size of the liquid (L2) in droplet form
(GOUT) being controllable as a function of the mass flow rates of the liquid (L1)
and the gas (G1) and of the absolute pressure at the injection inlet.
2. Device according to claim 1, in which the second ejected mixture (MLG2) is a diphasic
mist jet mainly following the vector axis (AX) and whose particle size, range and
volume spread outside the vector axis (AX) are controllable.
3. Device according to claim 2, in which the pressure at the injection inlet of the emulsification
chamber (EMC) is low, for example less than 20 bar, and a mist jet velocity is high,
for example above 50 m/s.
4. Device according to any one of the preceding claims, in which the gas (G1) and liquid
(L1) injection inlet is common at the level of an inlet (IN) cross-section of the
nozzle.
5. Device according to any one of the preceding claims, in which a plurality of ejection
nozzles (EJ1, EJ2, etc.) provided with separate vector axes (AX1, AX2, etc.) are arranged
on the walls of the emulsification chamber (EMC), in particular so as to achieve a
mist coverage area or volume which extends at least over a defined range.
6. Device according to one of claims 4 or 5, in which the distribution chamber (EMD)
is located between a stator (STAT) and a rotor (ROT) with an axis of rotation (RX)
and on which rotor (ROT) there is arranged at least one ejection nozzle (EJ, EJ1,
EJ2, etc.).
7. Device according to claim 6, in which at least one ejection nozzle is arranged on
the stator (STAT).
8. Device according to claims 5 and 6, in which certain vector axes (AX1, AX2, etc.)
of ejection nozzles (EJ1, EJ2, etc.) are arranged asymmetrically on the rotor (ROT)
relative to a plane comprising the axis of rotation (RX), and are in particular oriented
in offset manner by an angle of between 0° and 90° beneath a plane perpendicular to
the axis of rotation (RX).
9. Device according to any one of claims 5 to 8, in which the vector axes of the ejection
nozzles (EJ1, EJ2, etc.) do not intersect with the axis of rotation (RX) and their
arrangement is suitable for producing a rotary action of the rotor (ROT) at a controlled
speed of rotation.
10. Device according to any one of claims 5 to 8, in which the ejection nozzles (EJ1,
EJ2, etc.) have different geometries with an influence on the particle size and/or
range of the second liquid/gas mixture (MLG2).
11. Device according to any one of the preceding claims, in which particle size and range
characteristics of the second ejected liquid/gas mixture (MLG2) are controllable by
generating conditions such as the total inlet pressure into the distribution chamber
(EMD) or the nozzle(s) (EJ, EJ1, EJ2, etc.) and the mass flow rates of the liquid
(L1) and the gas (G1).
12. Device according to claim 11, in which the generating conditions relating to nozzle
flow are appropriate for operating points with a targeted particle size and range.
13. Device according to any one of the preceding claims, in which an emulsification chamber
(EMC) and/or the distribution chamber (EMD) comprise subdividing means and/or emulsification
means and/or rotational drive means.
14. Device according to any one of the preceding claims, in which the liquid (L1) is water
and the gas (G1) is compressed air.
15. Device according to any one of the preceding claims, in which a plurality of liquids
and/or a plurality of gases and/or of fine solid particles are injected into the emulsification
chamber (EMC).
16. Use of the device according to any one of the preceding claims for extinguishing a
fire, for fire prevention by moistening with low liquid consumption or for material
cooling using as liquid (L1) water possibly containing an extinguishing agent, a moistening
agent or a cooling agent.
17. Use of the device according to any one of preceding claims 1 to 15 for surface treatment
of a material, such as:
- for cleaning a material, the liquid (L1) being water and/or possibly containing
a cleaning agent;
- for applying paint onto the material where the liquid (L1) mainly contains a colouring
agent;
- for abrasive treatment of the material where the second mixture (MLG2) contains
a chemical solution which is liquid or partially solid with a small particle size.
18. Use of the device according to any one of preceding claims 1 to 15 for propellant
feed/atomisation for a rocket engine or for optimised fuel injection for a combustion
engine.
19. Use of the device according to any one of preceding claims 1 to 15 for ejecting a
fuel, such as for forming a large flame.
20. Use of the device according to any one of preceding claims 1 to 15, in which the nozzle
is a propulsion means for a vehicle.


RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION
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et ne fait pas partie du document de brevet européen. Même si le plus grand soin a
été accordé à sa conception, des erreurs ou des omissions ne peuvent être exclues
et l'OEB décline toute responsabilité à cet égard.
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