[0001] L'invention concerne une ancre de manutention d'éléments de construction tels que
des blocs et panneaux préfabriqués, notamment en béton ou en matériau composite, destinée
à être solidarisée à un élément de construction pour faciliter sa préhension, en vue
de son déplacement.
[0002] Une ancre de ce type, couramment utilisée est une ancre à queue d'aronde.
[0003] Elle est constituée par un méplat dont la partie supérieure définit une tête d'accrochage
qui assure une liaison entre l'élément de construction et un engin de manutention
destiné à la déplacer, la partie centrale définit un corps et la partie inférieure,
un pied.
[0004] Le corps et le pied de l'ancre sont destinés à être immergés au sein du matériau
constitutif du panneau de construction et à adhérer à celui-ci pour que l'ancre et
l'élément de construction forment un ensemble unitaire transportable.
[0005] La forme en queue d'aronde est définie par le pied de l'ancre qui comprend deux branches
divergeant l'une par rapport à l'autre suivant la direction opposée au levage, qui
définissent deux surfaces d'appui pour les parties du panneau situées au-dessus de
ces branches, et ainsi une certaine capacité d'ancrage.
[0006] Durant le levage, ces branches supportent en conséquence la majeure partie du poids
du panneau et la partie du panneau interposée entre ces branches est le siège de forces
de compression importantes.
[0007] Dans ces conditions, il est possible que l'inclinaison de ces branches par rapport
au plan principal du méplat diminue, ce dont résulte une diminution de la capacité
d'ancrage développée par ces branches.
[0008] L'invention vise à pallier cet inconvénient.
[0009] A cet effet, l'invention concerne une ancre de manutention d'éléments de construction,
tels que des panneaux de béton, formée à partir d'au moins un méplat, comprenant une
partie supérieure d'accrochage à un engin de manutention, s'étendant selon un plan
principal (P) et une partie inférieure destinée à assurer l'ancrage dans l'élément
de construction, cette partie inférieure comprenant deux branches divergeant en direction
de l'extrémité inférieure de l'ancre et s'étendant en dehors du plan principal (P)
et formant entre elles un angle prédéterminé (γ).
[0010] Selon l'invention, l'ancre comprend au moins une partie de méplat reliant l'une à
l'autre les deux branches pour assurer le maintien de l'angle prédéterminé (γ) entre
ces deux branches.
[0011] Selon une autre caractéristique, elle comprend deux parties de méplat chacune solidaire
de l'extrémité inférieure d'une branche divergente, ces deux parties de méplat convergeant
l'une vers l'autre dans la direction de l'extrémité inférieure de l'ancre et étant
en contact l'une de l'autre le long de leurs bords inférieurs et définissant des branches
convergentes de maintien de l'angle prédéterminé (γ).
[0012] Avantageusement, les deux branches convergentes sont solidaires l'une de l'autre
par leurs bords inférieurs.
[0013] De préférence, l'ancre est formée à partir de deux méplats, comprenant chacun des
parties consécutives séparées deux à deux par des lignes de pliage et définissant
une partie de tête, une branche divergente et une branche de maintien, le premier
et le deuxième méplat étant disposés dos à dos.
[0014] Selon une autre caractéristique, l'ancre est formée à partir d'un unique méplat comprenant
des parties consécutives séparées deux à deux par des lignes de pliage et définissant
une première partie de tête, une première branche divergente, une première branche
de maintien, une deuxième branche de maintien, une deuxième branche divergente et
une deuxième partie de tête.
[0015] Selon un autre mode de réalisation, elle comprend, interposée entre la tête et les
branches divergentes, deux parties de méplat opposées divergeant l'une par rapport
à l'autre en direction de l'extrémité de l'ancre formant des facettes actives qui,
lorsque l'ancre est solidarisée à l'élément de construction, assurent l'adhérence
de celle-ci au matériau de construction.
[0016] De plus, elle peut comprendre, interposée entre les facettes actives et les branches
divergentes des facettes intermédiaires convergeant l'une vers l'autre en direction
de l'extrémité de l'ancre ou parallèles l'une de l'autre.
[0017] De préférence, les branches divergentes sont inclinées par rapport au plan principal
(P) d'un angle compris entre 45° et 80°.
[0018] Lorsque les branches divergentes sont inclinées par rapport au plan principal (P)
d'un angle sensiblement égal à 45°, les deux branches actives et les deux branches
de maintien peuvent définir un contour rectangulaire, de préférence carré.
[0019] Dans un autre cas, les branches actives comprennent chacune une portion inclinée
par rapport au plan principal (P) d'un angle sensiblement égal à 70°, et une portion
verticale parallèle au plan principal (P), consécutive de la portion inclinée, les
branches de maintien s'étendant chacune à partir d'une portion verticale.
[0020] Selon une autre caractéristique, les deux parties de méplat formant la tête sont
plaquées l'une contre l'autre et comprennent des orifices de passage d'un anneau de
levage.
[0021] Autrement, les deux parties de méplat formant la tête sont écartées l'une de l'autre,
l'ancre comprenant par exemple une tête cylindrique interposée entre les deux parties
de méplat.
[0022] L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci
apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui va suivre, faite en
référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, parmi lesquels
:
- la figure 1 représente une vue en perspective d'une ancre selon un premier mode de
réalisation de l'invention, en position au sein d'un panneau de construction en vue
de son levage ;
- la figure 2 montre une ancre selon un deuxième mode de réalisation de l'invention,
vue de face ;
- la figure 3 est une vue en perspective de l'ancre de la figure 2 ;
- la figure 4 représente une ancre selon un troisième mode de réalisation de l'invention,
vue de face ;
- la figure 5 est une vue de côté de l'ancre de la figure 4 ;
- la figure 6 correspond à une vue en perspective de l'ancre de la figure 4 ;
- les figures 7, 8 et 9 sont des vues respectivement de face, de côté et en perspective
d'une troisième variante possible de réalisation de l'ancre selon l'invention ;
- les figures 10, 11 et 12 sont des vues respectivement de face, de côté et en perspective
d'une quatrième variante possible de réalisation de l'ancre selon l'invention.
[0023] Les dispositifs d'ancre selon l'invention ont été conçus pour permettre la manutention,
notamment le levage, d'éléments de construction tels que des blocs ou panneaux préfabriqués
en béton.
[0024] La figure 1 montre un premier mode de réalisation d'une ancre selon l'invention désignée
de façon générale par la référence 11.
[0025] Elle comporte une partie de tête 1, une partie 16 formant le corps de l'ancre et
une partie 17 formant le pied.
[0026] L'ancre 11, à l'exception de la tête 1 qui reste à l'extérieur du matériau de l'élément
de construction et est adaptée pour être accrochée à un engin de manutention, est
destinée à être noyée dans le matériau constitutif de l'élément de construction dont
l'ancre est destinée à faciliter la manutention.
[0027] En général, cet élément de construction peut être une dalle ou un panneau de béton
19 et la tête 1 de l'ancre est accessible depuis une tranche libre 21 du panneau 19
au sein de laquelle a été pratiqué un évidemment 22 ou "réservation" autorisant le
dépassement de la tête 1 de l'ancre, alors que le corps 16 et le pied 17 de l'ancre
sont immergés dans le béton.
[0028] L'ancre 11 selon la figure 1 est réalisée à partir de deux méplats identiques 12a,
12b, c'est-à-dire deux bandes rigides par exemple en métal dont l'épaisseur est faible
par rapport à la largeur, qui sont chacun plié pour définir une branche active s'étendant
hors du plan principal du méplat.
[0029] Chaque méplat est disposé dans le panneau de façon que sa largeur soit dans le sens
de l'épaisseur du panneau.
[0030] Les branches divergentes définissent des faces actives 15a, 15b qui, combinées à
la surface développée du méplat permettent de solliciter le béton à la fois à l'adhérence
et au cisaillement au droit des ancrages générés par les facettes.
[0031] Du fait de leur inclinaison par rapport à un plan horizontal, ces branches 13a, 13b
définissent lors du levage, un cône de compression centré sur le plan principal de
l'ancre, dont le sommet est situé vers le pied de l'ancre et dont la base s'étend
autour de la tête de l'ancre. L'amplitude de la base du cône de compression est d'autant
plus importante que l'inclinaison α d'une branche 13a, 13b est proche de 45°, et d'autant
plus faible que cette inclinaison est proche d'un plan horizontal.
[0032] Selon l'invention, afin de maintenir fixe l'inclinaison des branches divergentes
par rapport au plan longitudinal P du méplat lors du levage du panneau, l'ancre 11
comprend deux branches convergeant l'une vers l'autre 14a, 14b, s'étendant chacune
dans le prolongement d'une branche divergente 13a, 13b dans la direction du pied de
l'ancre.
[0033] Les deux branches convergentes 14a, 14b définissent, pour les branches divergentes
13a, 13b qu'elles prolongent, des moyens de maintien de l'inclinaison de ces branches
divergentes.
[0034] En effet, les branches convergentes en contact 14a, 14b agissent sur les branches
divergentes 13a, 13b telles des poutres de rigidification pour éviter le fléchissement
de ces branches 13a, 13b sous l'effet du poids qu'exerce le béton surplombant ces
branches 13a, 13b lors du levage du panneau de béton.
[0035] En outre, les deux branches convergentes 14a, 14b sont en contact l'une de l'autre
par leurs bords 18a, 18b opposé aux branches divergentes 13a, 13b, pour définir avec
ces branches divergentes 13a, 13b, un caisson indéformable par exemple de section
transversale carrée.
[0036] Ainsi, contrairement au cas de l'ancre à queue d'aronde précitée, les branches divergentes
13a, 13b ne tendent pas à voir diminuée leur inclinaison par rapport au plan principal
P du méplat et le béton interposé entre les deux branches opposées 13a, 13b n'est
pas surcomprimé.
[0037] Les bords de contact 18a, 18b des portions convergentes 14a, 14b de l'ancre sont
avantageusement solidarisés l'un à l'autre. Cette solidarisation se fait par exemple
par soudage, par l'intermédiaire d'un ergot ou par pliage lorsque l'ancre est constituée
d'un unique méplat.
[0038] En outre, les faces internes 17a, 17b des branches convergentes 14a, 14b participent
à l'adhésion entre le béton et cette ancre.
[0039] On décrit dans ce qui suit différents modes de réalisation d'ancres selon l'invention.
[0040] Les ancres des figures 1 à 3 et 7 à 12 comprennent deux branches divergentes 13a,
13b inclinées de 45° par rapport à l'horizontale et les branches convergentes 14a,
14b définissent un angle droit avec les branches divergentes 13a, 13b. Ainsi, le caisson
formé par les branches divergentes 13a, 13b et convergentes 14a, 14b est de section
carrée avec des côtés relativement courts. Ce caisson carré s'étend dans l'élément
de construction à lever avec sa diagonale parallèle à la direction de levage. Du fait
de cette section carrée, le caisson est très rigide et pratiquement indéformable.
Et du fait de l'inclinaison à 45°, le cône de compression développé est maximal.
[0041] Par contre, l'ancre des figures 4 à 6 comprend deux branches divergentes définissant
un angle α de 20° et donc moins important que celui défini par les ancres des autres
figures. L'ancrage dû au cône de compression est donc moindre. Pour augmenter l'ancrage,
malgré le faible angle d'inclinaison des branches 13a, 13b, cette ancre comprend des
facettes intermédiaires 31a, 31b, 32a, 32b qui viennent augmenter la surface d'adhérence
de l'ancre.
[0042] En outre dans ce mode de réalisation, les branches 14a, 14b s'étendent selon un plan
horizontal et non selon un plan incliné à 45° comme c'est le cas des branches 14a,
14b des figures 1 à 3 et 7 à 12. Ces branches convergentes 14a, 14b sont donc plus
proches des branches divergentes inclinées à 20° de la figure 4 et définissent avec
ces dernières un caisson de faible hauteur mais qui est tout de même indéformable.
Grâce à cette faible hauteur de caisson, pour une même longueur de corps d'ancre,
l'ancre de la figure 4 présente une longueur totale plus faible que celle de la figure
7 et est particulièrement adaptée au transport de dalles de béton selon un plan horizontal
puisque dans ce cas l'ancre s'étend selon la dimension la plus faible de la dalle,
c'est-à-dire l'épaisseur (voir figure 6).
[0043] De plus, pour une même longueur totale d'ancre, toujours du fait du caisson court,
les branches divergentes 13a, 13b de l'ancre sont plus proches de l'extrémité inférieure
de l'ancre et sont donc susceptibles d'être disposées plus profondément dans une dalle
ou un panneau, que les branches divergentes 13a, 13b de l'ancre de la figure 7. Ces
branches 13a, 13b étant plus profondes, elles ont une capacité d'ancrage supérieure
à celle des branches de la figure 7.
[0044] Chaque variante de réalisation sera maintenant décrite en détail.
[0045] Selon l'exemple de réalisation représenté sur la figure 1, l'ancre est constituée
par l'association de deux méplats identiques 12a, 12b, issus d'une bande métallique
lisse telle que représentée ou nervurée selon un mode de réalisation non illustré.
[0046] Chaque méplat 12a, 12b est plié le long de deux lignes de pliage, pour pourvoir le
méplat 12a, 12b d'une partie principale s'étendant selon un plan principal P, d'une
branche active 13a, 13b s'étendant hors du plan principal et d'une branche de maintien
14a, 14b prolongeant la branche active et revenant vers le plan principal.
[0047] Comme les différentes parties du méplat de droite 12b sur la figure 2 sont plus visibles
que celles du méplat de gauche 12a, c'est le méplat de droite 12b qui sera décrit
ci-dessous, cette description étant bien entendu valable pour le méplat de gauche
12a.
[0048] La première ligne de pliage 22b définit pour le méplat 12b la partie principale 21b,
s'étendant selon le plan principal P et destinée à être plaquée contre la partie correspondante
21a du deuxième méplat 12a. Cette partie principale 21b porte à son extrémité supérieure,
un orifice 23b dans lequel un crochet de manutention est destiné à s'engager.
[0049] La branche active 13b s'étendant à partir de la ligne de pliage 22b hors du plan
principal P définit avec la partie principale 21b du méplat 12b, un angle d'environ
135°.
[0050] Ainsi, par rapport à un plan horizontal, la face active de la branche divergente
15b est inclinée de 45°.
[0051] Les branches divergentes 15a, 15b génèrent dans le béton, lors du levage, un cône
de compression relativement faible, du fait de l'inclinaison importante relativement
au plan horizontal des branches divergentes. Comme le cône de compression développé
est faible, la longueur totale de l'ancre a pu être diminuée sans risque d'arrachement
du béton aux abords de la réservation.
[0052] Et le caisson indéformable 17 formé par les branches divergentes actives et les branches
convergentes de renfort, permet de maintenir fixe l'inclinaison des branches divergentes
par rapport à un plan horizontal.
[0053] Dans le mode de réalisation illustré sur les figures 10 à 12, l'ancre comprend toujours
un caisson indéformable d'extrémité 17 mais elle est réalisée à partir d'un unique
méplat 12 replié sur lui-même. Cet unique méplat est plié selon les lignes de pliage
22b et 23b pour définir la partie rectiligne 21b, la branche active 13b et la branche
convergente 14b précitées puis pliée à 90° selon la pliure 25 de la figure 10 pour
définir l'angle droit inférieur du caisson indéformable 17. Le méplat 12 est ensuite
plié selon les lignes 23a et 22a pour définir les branches convergente 14a, divergente
13a et la partie rectiligne opposée 21a.
[0054] En outre, selon ce mode de réalisation, les parties rectilignes 21a, 21b du méplat
sont écartées l'une de l'autre et définissent un espace pour accueillir une tête de
préhension 30, par exemple cylindrique, ou d'une toute autre forme adaptable à n'importe
quel moyen de préhension.
[0055] Selon l'exemple de réalisation illustré sur les figures 2 et 3, l'ancre 11 est toujours
réalisée par l'association de deux méplats identiques mais ceux-ci définissent un
caisson supplémentaire par rapport au mode de réalisation de la figure 2, interposé
entre le corps 16 de l'ancre 11 et le premier caisson 17.
[0056] Plus précisément, chaque méplat 12a, 12b comprend quatre lignes de pliage, le séparant
en une partie rectiligne 21b, une lame supérieure 31b s'étendant hors du plan principal
défini par la partie rectiligne, une lame inférieure 32b ramenant le méplat vers le
plan principal, la branche active précitée 13 et la branche de renfort susmentionnée
14b.
[0057] Les lames supérieures 31a, 31b des deux méplats divergent l'une par rapport à l'autre
en direction du pied de l'ancre 11 et définissent une ouverture angulaire d'environ
15°. Les lames inférieures 32a, 32b convergent l'une vers l'autre pour être pratiquement
en contact l'une de l'autre. Elles définissent des surfaces d'appui pour la partie
de béton interposée entre les lames divergentes 31a, 31b lors du levage.
[0058] Les lames supérieures 31a, 31b définissent des portions actives intermédiaires d'adhérence
entre l'ancre et le béton, qui développent un cône de compression très faible, étant
donné l'inclinaison d'environ 80° de ces lames par rapport à un plan horizontal.
[0059] L'ancre comprend en supplément de l'orifice de passage 23 du crochet de manutention,
une lumière de passage 34 pour un renfort métallique.
[0060] Les lames 31a, 31b et les branches divergentes 13a, 13b et convergentes 14a, 14b
combinées à la surface développée du méplat permettent de solliciter le béton à la
fois à l'adhérence et au cisaillement au droit des ancrages générés par les facettes.
[0061] Selon le mode de réalisation représenté sur les figures 7 à 9, l'ancre est encore
réalisée à l'aide de deux méplats identiques définissant un caisson d'extrémité 17
de section transversale carrée, et des lames actives supérieures 31a, 31b mais les
lames inférieures 32a, 32b ne convergent pas l'une vers l'autre. Elles sont au contraire
parallèles l'une à l'autre. Elles ne définissent donc pas de surface d'appui pour
la partie de béton interposée entre les lames divergentes 31a, 31b mais simplement
un volume interne longitudinal débouchant sur le volume interne carré du caisson d'extrémité
17.
[0062] Les figures 4 à 6 illustrent un autre mode de réalisation d'une ancre formée à partir
de deux méplats métalliques identiques. La particularité de ce mode de réalisation
réside notamment dans le fait que les branches divergentes actives 13a, 13b définissent
un angle d'inclinaison de 20° par rapport à un plan horizontal qui développent un
cône de compression plus important que celui des branches divergentes à 45° des figures
1 à 3 et 7 à 12.
[0063] Dans ce cas, chaque branche divergente 13a, 13b est prolongée par une portion de
méplat 36a, 36b sensiblement verticale, elle-même prolongée par la branche de renfort
précitée 14a, 14b qui s'étend en outre selon un plan horizontal.
[0064] Comme il ressort de la description qui vient d'être faite et des figures, l'ancre
selon l'invention présente des avantages majeurs par rapport aux ancres de l'état
de la technique.
[0065] Elle évite aux branches actives divergentes de fléchir sous le poids du béton lors
du levage, grâce aux moyens de maintien de l'inclinaison de ces branches, constitué
par les branches de renfort convergentes.
[0066] Elle est particulièrement adaptée au levage de panneaux ou voiles minces par rapport
à une ancre dont le pied est en forme de disque.
[0067] En effet, lors du levage du panneau de béton, la capacité d'ancrage développée par
les branches inclinées entre 10° et 45° par rapport à un plan horizontal est plus
importante que celle développée par des branches horizontales, c'est-à-dire perpendiculaires
au corps de l'ancre et de 0° d'inclinaison par rapport à un plan horizontal. L'ancre
peut donc présenter une longueur moindre que celle d'ancres de type connu dont les
pieds développent une capacité d'ancrage moins importante.
[0068] De plus, la force de compression définie par les branches divergentes est dirigée
selon une direction préférentielle normale à la face active d'une branche telle que
représentée par la flèche F1 de la figure 1, et est donc inscrite dans le plan D de
la dalle ou panneau de béton 19. Ainsi, contrairement aux ancres dont le pied est
en forme de disque et déploie du fait de sa forme circulaire, des forces sur les 360°
du disque, l'ancre selon l'invention développe des forces de compression dans la direction
de la dalle de plus grande dimension et donc jamais selon la direction de plus faible
dimension, évitant une cassure selon cette direction.
[0069] En outre, une ancre de ce type est réalisée par un procédé de fabrication simple
et peu onéreux, basé sur le pliage d'un unique ou de deux méplat.
[0070] De plus, dans tous les modes de réalisation, aucun des angles entre deux facettes
consécutives du méplat ne définissent d'angle aigu, ce qui évite tout affaiblissement
de matière qui serait dû au pliage.
[0071] Bien entendu, les particularités des modes de réalisation, telles que la forme à
section carrée du caisson, l'étendue horizontale des branches convergentes, l'inclinaison
à 10, 20, ... 45° des branches divergentes, la présence ou l'absence de facettes intermédiaires
31, leur nombre, peuvent être combinées les uns aux autres pour définir un ancrage
optimal en fonction de l'élément de construction à lever.
1. Ancre de manutention d'éléments de construction, tels que des panneaux de béton, formée
à partir d'au moins un méplat, comprenant une partie supérieure d'accrochage (1) à
un engin de manutention, s'étendant selon un plan principal (P) et une partie inférieure
(17) destinée à assurer l'ancrage (11) dans l'élément de construction, cette partie
inférieure (17) comprenant deux branches (13a, 13b) divergeant en direction de l'extrémité
inférieure (17) de l'ancre (11), s'étendant en dehors du plan principal (P) et formant
entre elles un angle prédéterminé (γ), caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une partie de méplat (14a, 14b) reliant l'une à l'autre les
deux branches (13a, 13b) pour assurer le maintien de l'angle prédéterminé (γ) entre
ces deux branches (13a, 13b).
2. Ancre selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend deux parties de méplat (14a, 14b) chacune solidaire de l'extrémité inférieure
d'une branche divergente (13a, 13b), ces deux parties de méplat convergeant l'une
vers l'autre dans la direction de l'extrémité inférieure (17) de l'ancre (11) et étant
en contact l'une de l'autre le long de leurs bords inférieurs (18a, 18b) et définissant
des branches convergentes de maintien de l'angle prédéterminé (γ).
3. Ancre selon la revendication 2, caractérisée ne ce que les deux branches convergentes (14a, 14b) sont solidaires l'une de l'autre par leurs
bords inférieurs (18a, 18b).
4. Ancre selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle est formée à partir de deux méplats, comprenant chacun des parties consécutives
séparées deux à deux par des lignes de pliage (22a, 23a) et définissant une partie
de tête (1), une branche divergente (13a) et une branche de maintien (14a), le premier
et le deuxième méplat (12a, 12b) étant disposés dos à dos.
5. Ancre selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle est formée à partir d'un unique méplat (12) comprenant des parties consécutives
séparées deux à deux par des lignes de pliage (22a, 23a, 25, 23b, 22b) et définissant
une première partie de tête (21a), une première branche divergente (13a), une première
branche de maintien (14a), une deuxième branche de maintien (14b), une deuxième branche
divergente (13b) et une deuxième partie de tête (21b).
6. Ancre selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend, interposée entre la tête (1) et les branches divergentes (13a, 13b),
deux parties de méplat opposées (31a, 31b) divergeant l'une par rapport à l'autre
en direction de l'extrémité (17) de l'ancre (11) formant des facettes actives qui,
lorsque l'ancre est solidarisée à l'élément de construction, assurent l'adhérence
de celle-ci au matériau de construction.
7. Ancre selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend, interposée entre les facettes actives (31a, 31b) et les branches divergentes
(13a, 13b) des facettes intermédiaires (32a, 32b) convergeant l'une vers l'autre en
direction de l'extrémité (17) de l'ancre ou parallèles l'une de l'autre.
8. Ancre selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les branches divergentes (13a, 13b) sont inclinées par rapport au plan principal
(P) d'un angle compris entre 45° et 80°.
9. Ancre selon la revendication 8, caractérisée en ce que les branches divergentes (13a, 13b) sont inclinées par rapport au plan principal
(P) d'un angle sensiblement égal à 45°, les deux branches actives (13a, 13b) et les
deux branches de maintien (14a, 14b) définissant un contour rectangulaire, de préférence
carré.
10. Ancre selon la revendication 8, caractérisée en ce que les branches actives (13a, 13b) comprennent chacune une portion inclinée par rapport
au plan principal (P) d'un angle sensiblement égal à 70°, et une portion verticale
(36a, 36b) parallèle au plan principal (P), consécutive de la portion inclinée (13a,
13b), les branches de maintien (14a, 14b) s'étendant chacune à partir d'une portion
verticale (36a, 36b).
11. Ancre selon l'une des revendications 4 à 10, caractérisée en ce que les deux parties de méplat (21a, 21b) formant la tête (1) sont plaquées l'une contre
l'autre et comprennent des orifices de passage (23a, 23b) d'un anneau de levage.
12. Ancre selon l'une des revendications 4 à 10, caractérisée en ce que les deux parties de méplat (21a, 21b) formant la tête (1) sont écartées l'une de
l'autre, l'ancre comprenant une tête (30) interposée entre les deux parties de méplat
(21a, 21b).