[0001] L'invention se rapporte au domaine des ensembles comprenant un dispositif de solidarisation
amovible d'une platine par rapport à une embase. Plus précisément l'invention concerne
un ensemble avec une platine prévue pour être associée à un dispositif de retenue
amovible d'une chaussure, dans le cas où l'embase est prévue pour être associée à
une planche de glisse.
[0002] De tels dispositifs sont utilisés pour la pratique de sports, tels que le ski de
fond, le télémark, la randonnée, ou autre.
[0003] Il est connu d'associer une platine à un dispositif de retenue d'une chaussure, et
d'associer une embase à une planche de glisse. A partir de là, la platine et l'embase
peuvent être solidarisées l'une à l'autre de manière amovible, par un moyen de guidage,
pour solidariser le dispositif de retenue à la planche.
[0004] Généralement le moyen de guidage s'étend sur une longueur voisine, souvent supérieure,
à celle de la chaussure. Par exemple, dans le domaine technique du ski de fond, le
moyen de guidage comprend une glissière pour guider longitudinalement la platine par
rapport à l'embase, la glissière s'étendant le long de la chaussure. Une fois que
la platine est montée sur l'embase, il suffit de l'immobiliser longitudinalement pour
que la solidarisation de l'une à l'autre soit stable. Pour ce faire tout moyen d'immobilisation
peut être prévu.
[0005] Un problème lié à cette structure est celui de la mise en place de la platine sur
l'embase. En effet la longueur du moyen de guidage rend cette opération délicate car
il faut aligner la platine et l'embase, avant de les faire glisser l'une par rapport
à l'autre. L'alignement est en fait obtenu par tâtonnement, car il est fait à la main.
Il est fréquent que le défaut d'alignement avant montage ralentisse la mise en place.
[0006] De plus la longueur importante du guidage provoque un effet de freinage dû aux frottements
entre la platine et l'embase, lors d'un mouvement relatif de l'une par rapport à l'autre.
Cela ajoute de la difficulté pour la mise en place. De plus cela gêne aussi un réglage
ultérieur de position, c'est-à-dire un déplacement de faible amplitude de la platine
par rapport à l'embase.
[0007] Un autre phénomène gêne la mise en place de la platine sur l'embase : c'est la déformation
de l'embase imposée par la courbure du ski. En effet ce dernier présente une face
courbe là où l'embase est disposée. La face est courbe parce que l'épaisseur du ski
varie entre ses extrémités. En fait le ski est relativement fin vers les extrémités,
et plus épais vers le milieu. C'.est pourquoi l'embase est légèrement incurvée après
avoir été solidarisée au ski, malgré le fait qu'elle soit initialement plane. Bien
entendu la platine se déforme comme l'embase lors de sa mise en place. Cette déformation,
suffisamment légère pour ne pas nuire à l'ensemble, représente néanmoins une gêne
supplémentaire pour la mise en place.
[0008] Un problème subséquent, lié à l'association de la platine et de l'embase par un moyen
de guidage longitudinal, est celui de la précision. Il est en effet nécessaire de
prévoir un jeu mécanique au niveau de la glissière. Ce jeu, nécessaire au montage,
doit cependant être minimal pour optimiser les transmissions d'impulsions de conduite
ou d'informations sensorielles, entre la chaussure et le ski. Même s'il est réduit
le jeu existe, et les transmissions ci-avant évoquées sont altérées. La précision
de conduite est donc altérée.
[0009] Par rapport à cela l'invention a notamment pour but d'améliorer la mise en place
de la platine sur l'embase, ainsi que le réglage de position de l'une par rapport
à l'autre.
[0010] L'invention cherche aussi à améliorer la précision de conduite, c'est-à-dire à optimiser
les transmissions d'impulsions de conduite ou d'informations sensorielles.
[0011] Pour ce faire l'invention propose un ensemble comprenant une platine, une embase,
et un dispositif de solidarisation amovible de la platine par rapport à l'embase,
la platine étant prévue pour être associée à un dispositif de retenue amovible d'une
chaussure, l'embase étant prévue pour être associée à une planche de glisse, le dispositif
de solidarisation amovible comportant un moyen de guidage longitudinal de la platine
par rapport à l'embase, et un moyen d'immobilisation pour immobiliser la platine par
rapport à l'embase selon la direction de guidage longitudinal.
[0012] L'ensemble selon l'invention est caractérisé par le fait que la platine comprend
une partie arrière et une partie avant, et par le fait qu'un moyen de verrouillage
réversible solidarise l'une à l'autre les parties arrière et avant de la platine.
[0013] En fait la platine comprend deux parties qui peuvent être assemblées ou séparées.
Il est donc possible de les monter alternativement sur l'embase. Autrement dit on
solidarise d'abord l'une des parties à l'embase, puis l'autre. Bien entendu la longueur
de chaque partie est inférieure à la longueur du tout, c'est-à-dire à la longueur
de la platine. En conséquence la longueur de guidage au moment du montage est réduite.
La mise en place d'une partie de platine sur l'embase est plus facile, car cette partie
est courte par rapport à l'embase. L'alignement est plus simple à obtenir. De plus
les frottements entre une partie et l'embase sont réduits, également en conséquence
de la longueur réduite d'une partie. Le freinage est minime. Les réglages sont plus
faciles.
[0014] On observe également que chaque partie se déforme moins qu'une platine complète pour
un montage sur l'embase. La mise en place est donc plus facile. Il apparaît donc qu'une
platine en plusieurs parties s'adapte mieux à la courbure du ski, par rapport à une
platine en une seule partie.
[0015] De plus pour des parties de platine il est possible de réduire les jeux mécaniques
au niveau du moyen de guidage longitudinal. En conséquence la précision de conduite
est améliorée.
[0016] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée, et
dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un ensemble comprenant une platine, une embase,
et un dispositif de solidarisation amovible de la platine par rapport à l'embase,
selon une première forme de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est similaire à la figure 1, dans un cas où la platine et l'embase sont
séparées,
- la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 1,
- la figure 4 est une coupe partielle selon IV-IV de la figure 1, montrant la jonction
de deux parties de la platine, dans un cas où les parties sont sur le point d'être
solidarisées l'une à l'autre,
- la figure 5 est similaire à la figure 4, dans un cas où les parties sont solidarisées,
- la figure 6 est une coupe partielle selon VI-VI de la figure 1, montrant un moyen
d'immobilisation de la platine par rapport à l'embase,
- la figure 7 est une vue partielle en perspective arrière de l'ensemble, montrant le
moyen d'immobilisation de la platine par rapport à l'embase,
- la figure 8 est une vue en perspective d'un ensemble, selon une deuxième forme de
réalisation de l'invention.
[0017] Bien que les formes de réalisation décrites ci-après se rapportent à un ensemble
pour le ski de fond, il doit être compris qu'elles s'appliquent aussi à des ensembles
pour d'autres domaines comme évoqués ci-avant.
[0018] La première forme de réalisation est présentée à l'aide des figures 1 à 7.
[0019] Comme on le comprend à l'aide de la figure 1, un ensemble 1 permet la retenue d'une
chaussure non représentée sur une planche glisse 3, au moyen d'un dispositif de retenue
amovible 4. La planche 3, montrée en partie seulement, est en fait un ski de fond
destiné à la pratique éponyme. Il s'agit de conduire le ski 3 avec des mouvements
qui incluent un soulèvement alternatif du talon.
[0020] Le dispositif de retenue 4, de la chaussure, est parfaitement connu de l'homme du
métier. Selon la forme de réalisation décrite, et ce de manière non limitative, le
dispositif 4 comprend notamment un mécanisme de verrouillage réversible 5 et un mécanisme
de rappel élastique 6. Il est aussi prévu une arête de guidage 7, en l'occurrence
une arête unique, laquelle permet un maintien transversal de la chaussure. Cela est
notamment vrai quand le talon est plaqué sur l'arête. Alternativement, on le verra
par la suite, plusieurs arêtes de guidage peuvent être utilisées.
[0021] L'ensemble 1 comprend encore une platine 10 prévue pour être associée au dispositif
de retenue 4. La platine 10 porte le mécanisme de verrouillage 5, le mécanisme de
rappel 6, et l'arête 7. Un mécanisme 5, 6, l'arête 7, ou encore tous les composants
5, 6, 7 sont rapportés et solidarisés par tout moyen à la platine 10.
[0022] Cette dernière 10 s'étend en longueur, selon une direction longitudinale L, entre
une première extrémité 11, ou extrémité arrière, et une deuxième extrémité 12, ou
extrémité avant.
[0023] La platine 10 s'étend transversalement entre un premier bord 13 et un deuxième bord
14, et en hauteur depuis une face d'appui 15 jusqu'à une face d'accueil 16. Bien entendu,
la face, d'appui 15 est prévue pour venir au-dessus du ski 3, tandis que la face d'accueil
16 est prévue pour accueillir la chaussure.
[0024] La direction longitudinale de la platine 10 se confond avec celle du ski, lorsque
celle-ci 10 est solidarisée au ski. En conséquence l'arête de guidage 7 est orientée
selon la longueur du ski, ainsi que la chaussure.
[0025] En complément il est rappelé qu'une seule platine 10, portant un seul dispositif
de retenue 4, est assujettie au ski 3. Cela revient à dire qu'une seule chaussure
est retenue sur le ski 3.
[0026] On remarque que la largeur de la platine 10, mesurée entre les bords 13, 14, est
sensiblement égale à celle du ski 3. Bien entendu la largeur peut alternativement
être différente, par exemple légèrement supérieure, ou encore légèrement inférieure,
l'écart étant de quelques millimètres. En général la largeur d'une platine destinée
à la pratique du ski de fond est comprise entre 30 et 50 mm.
[0027] Comme on le comprend à l'aide de la figure 2, l'ensemble 1 comprend une embase 20
prévue pour être associée au ski 3. Par similitude avec la platine 10, l'embase 20
s'étend en longueur selon la direction longitudinale L, entre une première extrémité
21, ou extrémité arrière, et une deuxième extrémité 22, ou extrémité avant. L'embase
20 s'étend transversalement entre un premier bord 23 et un deuxième bord 24, et en
hauteur depuis une face d'appui 25 jusqu'à une face d'accueil 26. Bien entendu, la
face d'appui 25 est prévue pour être solidarisée au ski 3, tandis que la face d'accueil
26 est prévue pour accueillir la platine 10.
[0028] Pour associer l'embase 20 au ski 3 il est prévu un moyen de solidarisation non amovible,
tel qu'un collage ou un soudage. Encore, l'embase 20 pourrait former avec le ski 3
une pièce monobloc. Cependant il peut alternativement être prévu un moyen de solidarisation
amovible, tel qu'un vissage, un emboîtement, ou tout équivalent.
[0029] Pour associer la platine 10 à l'embase 20, il est prévu un dispositif de solidarisation
amovible. Celui-ci comprend, selon la première forme de réalisation, un moyen de guidage
longitudinal de la platine 10 par rapport à l'embase 20. Le moyen de guidage comprend
lui-même une glissière 30 ménagée sur la platine 10, ainsi qu'un rail 31 ménagé quant
à lui sur l'embase 20. Bien entendu le rail 31 est structuré pour coopérer avec la
glissière 30.
[0030] De manière non limitative, comme on le voit mieux sur la figure 3, la glissière 30
est délimitée transversalement par deux rebords 32, 33 tournés l'un vers l'autre.
Par corollaire le rail 31 est délimité transversalement par deux ailes 36, 37 en opposition
l'une par rapport à l'autre.
[0031] On remarque qu'une disposition inverse aurait pu être prévue. Une glissière aurait
pu être ménagée sur l'embase 20, et un rail ménagé sur la platine 10.
[0032] Selon l'invention, comme on le voit notamment sur la figure 2, la platine 10 comprend
une partie arrière 51 et une partie avant 52, un moyen de verrouillage réversible
53 solidarisant l'une à l'autre les parties arrière 51 et avant 52 de la platine.
De fait les parties 51, 52 peuvent être assemblées ou séparées. Cela permet de les
monter alternativement sur l'embase 20. Par exemple on fait glisser la partie arrière
51 sur le rail 31, depuis l'extrémité arrière 21 de l'embase 20 vers l'avant. En complément
on fait glisser la partie avant 52 sur le rail 31, depuis l'extrémité avant 22 vers
l'arrière.
[0033] Bien entendu les parties 51, 52 sont déplacées l'une vers l'autre jusqu'à l'obtention
du verrouillage, comme on le verra en détail après. Etant donné que les parties 51,
52 sont courtes, par rapport à la platine 10, il est plus facile de les solidariser
à l'embase. En effet, les frottements sont réduits. De plus une partie courte est
plus à même d'épouser une légère courbure de l'embase 20, courbure consécutive à son
apposition sur le dessus du ski 3. En effet, ce dernier 3 présente généralement un
léger bombement au niveau de l'implantation de l'embase 20.
[0034] Parce que deux parties 51, 52 composent la platine 10, la partie arrière 51 s'étend
selon la direction longitudinale L depuis l'extrémité arrière 11 jusqu'à une extrémité
de jonction 54. Par analogie la partie avant 52 s'étend selon la même direction L
depuis une extrémité de jonction 55 jusqu'à l'extrémité avant 12. Bien entendu les
extrémités de jonction 54, 55 des parties 51, 52 sont en vis-à-vis, lorsque la platine
10 est montée sur l'embase 20.
[0035] En complément, il va de soi que chaque partie 51, 52 s'étend transversalement depuis
le premier bord 13 de la platine 10 jusqu'au deuxième 14, et en hauteur depuis la
face d'appui 15 jusqu'à la face d'accueil 16.
[0036] Il est également évident que la glissière 30 s'étend à la fois le long de la partie
arrière 51 et le long de la partie avant 52.
[0037] Le moyen de verrouillage 53 est décrit plus en détail ci-après à l'aide des figures
1, 2 et 4, 5.
[0038] De manière non limitative, comme on le voit sur la figure 2 pour la première forme
de .réalisation décrite, le moyen 53 comprend un crochet 56 prévu pour se loger de
manière réversible dans une encoche 57. Le crochet 56 est par exemple assujetti à
la partie avant 52. En l'occurrence le crochet 56 comprend un corps 58 qui s'étend
depuis l'extrémité de jonction 55 jusqu'à une tête 59. En fait le crochet 56 fait
saillie à l'arrière de la partie avant 52. Plus précisément le crochet 56 forme avec
la partie avant 52 une pièce monobloc, mais il aurait pu être rapporté par toute technique
connue.
[0039] De manière complémentaire la partie arrière 51 délimite l'encoche 57 prévue pour
accueillir le crochet 56. Plus précisément l'encoche 57 présente une subdivision 60
prévue pour recevoir le corps 58, ainsi qu'une subdivision 61 prévue pour recevoir
la tête 59. L'encoche 57 débouche au niveau de la face d'accueil 16.
[0040] On remarque au passage qu'une disposition inverse aurait pu être prévue. Un crochet
aurait pu être associé à la partie arrière 51, et une encoche ménagée dans la partie
avant 52.
[0041] La mise en place des parties 51, 52 se fait comme on le comprend notamment à l'aide
des figures 4 et 5. Bien entendu la partie arrière 51 est approchée vers l'extrémité
arrière 21 de l'embase 20 selon la direction longitudinale L, pour que la glissière
30 s'emboîte sur le rail 31. Par analogie la partie avant est approchée vers l'extrémité
avant 22 selon la direction longitudinale L, pour que la glissière 30 s'emboîte elle
aussi sur le rail 31. Ensuite les parties 51, 52 sont approchées l'une vers l'autre
comme le montre la figure 4. Au cours du rapprochement le crochet 56 est déformé élastiquement
de manière réversible, par la face d'accueil 16 de la partie arrière 51. En fait le
corps 58 fléchit et la tête 59 est éloignée de l'embase 20. Ensuite lorsque les extrémités
de jonction 54, 55 sont suffisamment proches l'une de l'autre, comme c'est le cas
à la figure 5, la tête 59 prend place dans la subdivision 61 de l'encoche 57. Dans
le même temps le corps 58 prend place dans la subdivision 60. Autrement dit le crochet
56 est logé dans l'encoche 57. Là le crochet 56 présente sa forme naturelle. En conséquence
les parties 51, 52 sont retenues l'une à l'autre selon la direction longitudinale
L.
[0042] On peut aussi observer la solidarisation des parties 51, 52 l'une à l'autre sur la
figure 1. Lorsque le crochet 56 est en place dans l'encoche 57, les extrémités de
jonction 54, 55 des parties 51, 52 sont juxtaposées. Il s'ensuit que les faces d'appui
15 et d'accueil 16 présentent un aspect continu au niveau des extrémités de jonction
54, 55. Toujours à ce niveau l'arête de guidage 7 et la glissière 30 présentent elles
aussi un aspect continu. Cela signifie que les sections transversales de ces composants
7, 30 sont semblables au niveau des extrémités 54, 55, c'est-à-dire sur la partie
arrière 51 et sur la partie avant 52. Cela garantit le guidage de la semelle de la
chaussure sur la platine 10.
[0043] De manière complémentaire il est prévu de pouvoir séparer les parties arrière 51
et avant 52. Dans ce but un moyen d'ouverture 62 permet un déverrouillage du moyen
de verrouillage 53. Ce moyen d'ouverture 62 se présente, de manière non limitative,
sous la forme d'une cavité ouverte ménagée dans le crochet 56. Ici la cavité, désignée
aussi par la référence 62, est prévue dans le corps 58. Il suffit d'introduire l'extrémité
d'un outil, comme celle d'un tournevis, puis d'effectuer une manoeuvre pour déformer
le crochet 56 jusqu'au dégagement de la tête 59 en dehors de la subdivision 61. Ensuite
un éloignement relatif des parties 51, 52 suffit pour obtenir leur séparation. Pour
résumer on peut dire que le moyen de verrouillage 53 peut être déverrouillé à l'aide
d'un outil, c'est-à-dire d'une pièce extérieure à l'ensemble 1.
[0044] Cependant l'inverse pourrait être prévu. Il est possible d'organiser le déverrouillage
sans l'aide d'un outil. Par exemple le crochet 56 pourrait être associé à un organe
de préhension, ou encore la partie arrière 51 pourrait présenter une portion mobile
qui permettrait d'interrompre la retenue de la tête 59.
[0045] En tout état de cause, afin de compléter la mise en place, il est prévu un moyen
d'immobilisation 70 pour immobiliser la platine 10 par rapport à l'embase 20 selon
la direction de guidage longitudinal L. Ce moyen est décrit ci-après à l'aide des
figures 2, 6 et 7.
[0046] A titre d'exemple non limitatif, le moyen d'immobilisation comprend une denture 71
ménagée sur l'embase 20. La denture 71, située du côté de la face d'accueil 26, comprend
une suite de dents 72 orientées transversalement. Les dents présentent ici une section
carrée ou rectangulaire. Cependant, d'autres formes pourraient convenir. Les dents
72 sont espacées les unes des autres, par exemple selon un pas régulier. Celui-ci
peut être compris entre 4 et 8 mm.
[0047] Dans leur longueur, c'est-à-dire selon la direction transversale de l'embase 20,
les dents 72 sont interrompues. Cela prolonge une rainure longitudinale 73, réalisée
dans l'embase 20 pour apporter une certaine souplesse. Cette caractéristique est utile
pour une meilleure adaptation de l'embase 20 au ski 3.
[0048] Le moyen d'immobilisation 70 comprend encore un verrou 78 prévu pour coopérer avec
la denture 71. Le verrou 78 est solidarisé à la platine 10. Par exemple, selon la
première forme de réalisation, le verrou 78 est solidarisé à la partie arrière 51.
Cependant, il pourrait alternativement être prévu que le verrou soit associé à la
partie avant 52.
[0049] A titre d'exemple, comme on le voit bien sur la figure 6, le verrou 78 comprend une
lame élastique 79 qui s'étend à l'arrière de la platine 10 dans le prolongement de
l'arête 7. La lame 79 porte un doigt d'arrêt 80 à son extrémité libre. Bien entendu,
le doigt 80 est orienté vers la face d'appui de la platine 10. Ainsi le doigt 80 vient
se loger dans la denture 71 de l'embase 20. De préférence l'épaisseur du doigt 80
est égale à l'espace entre deux dents, ce qui évite les jeux intempestifs.
[0050] Lorsque le verrou 78 est dans un état naturel, comme c'est le cas à la figure 6,
la lame 79 est parallèle à la platine 10, et le doigt 80 se trouve entre deux dents
72. Cela immobilise la platine 10 par rapport à l'embase 20 selon la direction longitudinale
L. Bien entendu, il est prévu de pouvoir déplacer longitudinalement l'une 10 par rapport
à l'autre 20. Pour ce faire, il suffit d'actionner le verrou 78 comme expliqué ci-après.
[0051] Comme le montre la figure 7, un organe de préhension 81 est associé au verrou 78.
Cet organe comprend une première aile 82 et une deuxième aile 83, lesquelles prolongent
chacune la lame 79 selon la direction transversale de l'ensemble 1. Autrement dit
les ailes 82, 83 élargissent le verrou 78 à la hauteur du doigt 80. Ces ailes 82,
83 permettent de solliciter à la main la lame 79, dans un sens d'éloignement de l'embase
20. La lame 79 se comporte comme un ressort : elle 79 se déforme élastiquement de
manière réversible, lorsque le doigt 80 est séparé de la denture 71. Alors il est
possible de déplacer la platine 10. Le relâchement des ailes 82, 83 autorise le retour
de la lame 79 et du doigt 80 dans une position de verrouillage.
[0052] On remarque que le verrou 78 forme avec le reste de la partie arrière 51 une pièce
monobloc. Cela revient à dire que la lame 79, le doigt 80, les ailes 82, 83 et la
partie arrière 51 forment une pièce monobloc. Celle-ci peut comprendre par exemple
une matière plastique. Cependant, alternativement, il pourrait être prévu que le verrou
78 soit rapporté sur la platine 10, en totalité ou en partie.
[0053] Au final il apparaît que le moyen d'immobilisation 70 peut être actionné à la main,
c'est-à-dire sans outil. Bien entendu, on pourrait alternativement prévoir que le
moyen d'immobilisation 70 puisse être actionné à l'aide d'un outil.
[0054] La deuxième forme de réalisation de l'invention est présentée ci-après à l'aide de
la figure 8. Pour des raisons de commodité, il est prévu de désigner les éléments
communs avec la première forme par les mêmes références.
[0055] Ainsi pour la deuxième forme on retrouve un ensemble 1 prévu pour être assujetti
à un ski 3. L'ensemble comprend notamment une platine 10, une embase 20, et un moyen
de verrouillage réversible des parties 51, 52 de la platine. Cette dernière porte
un dispositif de retenue 4 d'une chaussure, ainsi qu'une arête de guidage 7. Le dispositif
de retenue 4 comprend un mécanisme de verrouillage 5 pourvu d'un seul moyen d'accrochage
de la chaussure. Ce moyen comprend une mâchoire unique 90, dans l'optique d'une simplification
dé structure. On peut dire aussi qu'ici le dispositif de retenue 4 comprend une mâchoire
unique 90. Cela permet une fabrication à coût réduit.
[0056] D'une manière générale, l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des
techniques de mise en oeuvre connus de l'homme du métier.
[0057] Notamment la platine 10 et l'embase 20 peuvent comprendre des matières plastiques.
[0058] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisåtion ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0059] En particulier d'autres structures peuvent être prévues pour réaliser le moyen de
verrouillage réversible des parties 51, 52 de la platine.
[0060] Par ailleurs il peut être prévu plusieurs arêtes de guidage sur la face d'accueil
16 de la platine 10. Par exemple deux arêtes disposées de manière symétrique par rapport
à un axe longitudinal central de la platine. Dans la longueur, les arêtes peuvent
être continues ou segmentées.
1. Ensemble (1) comprenant une platine (10), une embase (20), et un dispositif de solidarisation
amovible de la platine (10) par rapport à l'embase (20), la platine (10) étant prévue
pour être associée à un dispositif de retenue amovible (4) d'une chaussure, l'embase
(20) étant prévue pour être associée à une planche de glisse (3), le dispositif de
solidarisation amovible comportant un moyen de guidage longitudinal de la platine
(10) par rapport à l'embase (20), et un moyen d'immobilisation (70) pour immobiliser
la platine (10) par rapport à l'embase (20) selon la direction (L) de guidage longitudinal,
caractérisé par le fait que la platine (10) comprend une partie arrière (51) et une partie avant (52), et par le fait qu'un moyen de verrouillage réversible (53) solidarise l'une à l'autre les parties arrière
(51) et avant (52) de la platine (10).
2. Ensemble (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de verrouillage réversible (53) comprend un crochet (56) prévu pour se loger
de manière réversible dans une encoche (57).
3. Ensemble (1) selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le crochet (56) est assujetti à la partie avant (52), et par le fait que la partie arrière (51) délimite l'encoche (57) prévue pour accueillir le crochet
(56).
4. Ensemble (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen d'ouverture (62) qui permet un déverrouillage du moyen de verrouillage
(53).
5. Ensemble (1) selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le moyen d'ouverture (62) se présente sous la forme d'une cavité ouverte ménagée
dans le crochet (56).
6. Ensemble (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le moyen d'immobilisation (70) comprend une denture (71) ménagée sur l'embase (20),
et un verrou (78) prévu pour coopérer avec la denture (71), le verrou (78) étant solidarisé
à la platine (10).
7. Ensemble (1) selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le verrou (78) comprend une lame élastique (79) qui s'étend à l'arrière de la platine
(10), la lame (79) portant un doigt d'arrêt (80) à son extrémité libre, et par le fait que la denture (71) comprend une suite de dents (72) orientées transversalement.
8. Ensemble (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le moyen d'immobilisation (70) peut être actionné à la main, sans outil.
9. Ensemble (1) selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait qu'un organe de préhension (81) est associé au verrou (78).
10. Ensemble (1) selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé par le fait que le verrou (78) est solidarisé à la partie arrière (51).
11. Ensemble (1) selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé par le fait que le crochet (56) forme avec la partie avant (52) une pièce monobloc, et par le fait que le verrou (78) forme avec le reste de la partie arrière (51) une pièce monobloc.
12. Ensemble (1) selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que le moyen de guidage longitudinal, de la platine (10) par rapport à l'embase (20),
comprend une glissière (30) ménagée sur la platine (10), ainsi qu'un rail (31) ménagé
sur l'embase (20).
13. Ensemble (1) selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait qu'il comprend le dispositif de retenue amovible (4), lequel comprend un mécanisme de
verrouillage réversible (5) et un mécanisme de rappel élastique (6).
14. Ensemble (1) selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait qu'il comprend le dispositif de retenue amovible (4), lequel (4) comprend une mâchoire
unique (90).