[0001] La présente invention a pour objet un dispositif de réglage, pour l'ajustement d'au
moins une dimension d'un objet. Elle trouve notamment son application à l'ajustement
d'une dimension d'un objet destiné à être porté par un utilisateur, tel qu'un casque.
Plus généralement, l'invention trouve à s'appliquer à l'ajustement d'une dimension
d'un objet quelconque destiné à être porté par un utilisateur, tel qu'un vêtement,
une chaussure, ou encore un accessoire quelconque. Il peut aussi s'agir d'un objet
quelconque, non nécessairement destiné à être porté par un utilisateur, mais présentant
au moins une dimension ajustable. En particulier, il peut s'agir d'une sangle ou d'un
câble de serrage, utilisé seul ou rapporté sur un objet à dimension ajustable.
[0002] On connaît, par exemple des documents
US 7 222 374,
US 2007/0266481 et
WO 98/46097, des dispositifs de réglage destinés en particulier à l'ajustement d'un casque au
tour de tête d'un utilisateur.
[0003] De tels dispositifs comprennent généralement un système associant un pignon pourvu
de plusieurs dents et logé libre en rotation dans un logement, avec une ou deux crémaillères
pourvues d'une rangée de dents. La ou les crémaillères sont glissées libres en translation
dans le logement. Les dents de la ou des crémaillères coopèrent avec les dents du
pignon, de sorte que la rotation de ce pignon entraîne la translation de la ou des
crémaillères.
[0004] Eventuellement, un bouton ou une molette de réglage peut être monté lié en rotation
au pignon, pour permettre à l'utilisateur de mettre ce pignon en rotation.
[0005] La ou les crémaillères sont elles-mêmes reliées à un système d'ajustement du tour
de tête, par exemple une sangle disposée coulissante à l'intérieur du casque et formant
une boucle fermée. Ainsi, la translation des crémaillères dans un sens ou dans l'autre
entraîne la diminution ou l'augmentation du périmètre de la boucle, et donc l'ajustement
du casque au tour de tête de l'utilisateur (autrement dit le serrage ou le desserrage
du casque).
[0006] Un des problèmes posés par ce type de dispositif de réglage est que, lorsque l'on
force le réglage (le serrage) au-delà de la position de réglage optimum, c'est-à-dire
lorsqu'on réduit le périmètre de la boucle en deçà du tour de tête de l'utilisateur,
on exerce une contrainte sur le dispositif sous la forme d'une force qui tire sur
les crémaillères dans le sens opposé à la translation de serrage.
[0007] Il en résulte alors un effort exercé sur les dents du pignon et ou des crémaillères,
qui peut engendrer l'endommagement de ces dents ou des moyens de liaison entre la
molette de réglage et le pignon. Dans certains cas, les dents ou ces moyens de liaison
peuvent même casser si l'effort est trop important.
[0008] Le problème qui se pose est donc de disposer d'un dispositif de réglage, notamment
pour l'ajustement d'un casque au tour de tête d'un utilisateur, à base d'un système
pignon-crémaillère tel que présenté plus haut, qui ne risque pas d'être endommagé
lorsque l'on force sur le dispositif au-delà de la position de réglage optimum.
[0009] L'objet de l'invention est donc d'apporter une solution au problème précité parmi
d'autres problèmes.
[0010] L'invention se rapporte donc, selon un premier aspect, à un dispositif de réglage
apte à ajuster au moins une dimension d'un objet.
[0011] L'objet peut être par exemple un objet destiné à être porté par un utilisateur, tel
qu'une chaussure, un vêtement, un casque ou un accessoire.
[0012] Le dispositif comprend un pignon pourvu de plusieurs premières dents d'une première
hauteur. Ce pignon est logé libre en rotation autour d'un axe dans un logement.
[0013] Par l'expression « logé libre en rotation », on entend que, une fois logé dans le
logement, le pignon peut tourner autour de l'axe. Néanmoins, cette rotation peut être
contrôlée par des moyens de blocage/déblocage temporaire dont il est question un peu
plus loin dans cette description.
[0014] Par ailleurs, lorsque l'on parle de hauteur d'une dent, on parle de la distance entre
la pointe et la base de cette dent.
[0015] Le dispositif comprend également au moins une première crémaillère pourvue d'au moins
une rangée de plusieurs deuxièmes dents d'une deuxième hauteur. Cette deuxième hauteur
de dent peut indifféremment être égale à ou différente de la première hauteur de dent.
[0016] Cette première crémaillère est glissée libre en translation dans le logement.
[0017] Les deuxièmes dents, c'est-à-dire les dents de la première crémaillère, coopèrent
avec les premières dents, c'est-à-dire les dents du pignon, en sorte que la rotation
du pignon autour de l'axe entraîne la translation de la première crémaillère.
[0018] De façon caractéristique, la première crémaillère est déformable élastiquement, de
sorte que lorsqu'une force s'exerce sur cette première crémaillère dans le sens contraire
au sens de la translation en cours de rotation du pignon, la première crémaillère
subit une déformation élastique.
[0019] En outre, le logement laisse un jeu pour la première crémaillère, dans le plan de
la rotation du pignon et perpendiculaire à la direction de translation. Ce jeu est
au moins égal à la plus petite des hauteurs de dent, entre la première hauteur, c'est-à-dire
la hauteur des premières dents du pignon, et la deuxième hauteur, c'est-à-dire la
hauteur des deuxièmes dents de la première crémaillère.
[0020] De la sorte, lorsque la première crémaillère subit la déformation élastique, celle
des deuxièmes dents qui est en coopération avec les premières dents du pignon se désengage
de ces premières dents.
[0021] Ainsi, lorsque l'on force le réglage (le serrage) au-delà de la position de réglage
optimum, la contrainte exercée sur le dispositif prend la forme d'une force qui tire
sur les crémaillères dans le sens opposé à la translation de serrage.
[0022] Sous l'effet de cette force, et grâce à la présence du jeu dans le logement, la crémaillère
se déforme élastiquement et sa dent, parmi les deuxièmes dents, qui était alors en
coopération avec les dents du pignon, ou premières dents, se désengage de ce pignon.
[0023] De la sorte, l'effort sur les dents de la crémaillère et du pignon cesse, et la crémaillère
revient en arrière, c'est-à-dire dans le sens opposé à la translation de serrage,
ce qui provoque le desserrage, donc le retour à une position de réglage optimum, ou,
à tous le moins, à une position de réglage n'exerçant pas de contrainte dommageable
sur le dispositif.
[0024] Dans une première variante, le dispositif comprend une deuxième crémaillère pourvue
d'au moins une rangée de plusieurs troisièmes dents d'une troisième hauteur. Cette
deuxième crémaillère est glissée, libre en translation opposée à la translation de
la première crémaillère, dans le logement.
[0025] Ces troisièmes dents coopèrent avec les premières dents en sorte que la rotation
du pignon autour de l'axe entraîne la translation de la deuxième crémaillère.
[0026] Cette deuxième crémaillère est déformable élastiquement, de sorte que lorsqu'une
force s'exerce sur cette deuxième crémaillère dans le sens contraire au sens de la
translation en cours de rotation du pignon, cette deuxième crémaillère subit une déformation
élastique.
[0027] Par ailleurs, le logement laisse un jeu pour la deuxième crémaillère, dans le plan
de la rotation du pignon et perpendiculaire à la direction de translation.
[0028] Ce jeu est au moins égal à la plus petite des hauteurs de dent, entre la première
hauteur, c'est-à-dire la hauteur des premières dents du pignon, et la troisième hauteur,
c'est-à-dire la hauteur des troisièmes dents de la deuxième crémaillère.
[0029] De la sorte, lorsque la deuxième crémaillère subit cette déformation élastique, celle
des troisièmes dents qui est en coopération avec les premières dents du pignon se
désengage de ces premières dents.
[0030] La propriété selon laquelle la première et/ou la deuxième crémaillère sont déformables
élastiquement peut provenir du matériau utilisé, par exemple un matériau plastique
tel que du polypropylène ou du TPU, et/ou peut provenir de la structure elle-même.
Même avec un matériau réputé peu déformable, comme du métal, la crémaillère pourra
être suffisamment déformable élastiquement si sa structure est suffisamment fine.
[0031] Le pignon sera généralement également en matériau plastique, tel que du polycarbonate,
ou du polyacétale.
[0032] Dans une variante, éventuellement en combinaison avec la précédente, la première
et/ou deuxième crémaillère se présente sous la forme d'un élément longitudinal pourvu
d'une ouverture selon sa direction longitudinale.
[0033] Cette ouverture est délimitée par un premier côté, le long duquel est disposée la
rangée de deuxièmes et/ou troisièmes dents.
[0034] Dans une autre variante, éventuellement en combinaison avec l'une ou plusieurs quelconques
des précédentes, le logement comprend une cavité centrée sur l'axe de la rotation
du pignon. Cette cavité est destinée à recevoir le pignon.
[0035] Par ailleurs, le logement comprend également deux parties longitudinales de part
et d'autre de la cavité. Ces deux parties longitudinales sont destinées à guider la
première et/ou deuxième crémaillère en translation.
[0036] Ces deux parties longitudinales présentent chacune un premier et un deuxième passages
pour le passage de la première et/ou deuxième crémaillère. Les premiers passages sont
disposés à distance de la cavité, et les deuxièmes passages débouchent dans la cavité.
[0037] La distance entre l'axe de la rotation du pignon et les deuxièmes passages, c'est-à-dire
les passages débouchant dans la cavité, est inférieure à la distance minimale entre
cet axe de rotation et l'extrémité de la première et/ou deuxième crémaillère.
[0038] Cette distance minimale correspond généralement à une position extrême de la crémaillère
dans laquelle l'élément longitudinal vient en butée, au niveau de l'extrémité de l'ouverture,
contre les dents du pignon.
[0039] Par conséquent, cette distance minimale correspond au rayon du pignon (hauteur des
dents incluse) augmenté de la distance entre l'extrémité de l'ouverture dans l'élément
longitudinal et l'extrémité de cet élément longitudinal.
[0040] Si l'on considère que l'élément longitudinal comprend une première partie à l'intérieur
de laquelle est formée l'ouverture, donc une première partie évidée, et une deuxième
partie pleine en son extrémité, alors la distance entre l'extrémité de l'ouverture
et l'extrémité de l'élément longitudinal correspond à la longueur de cette deuxième
partie pleine.
[0041] Ainsi, la distance minimale dont il est question ci-dessus correspond au rayon du
pignon (hauteur des dents incluse) augmentée de la longueur de cette partie extrême
pleine de l'élément longitudinal formant la crémaillère
[0042] Par conséquent, dans cette position extrême, si la distance entre l'axe de rotation
du pignon et les deuxièmes passages est telle que présentée plus haut, l'extrémité
de la crémaillère reste bien dans le logement guidée à travers au moins le deuxième
passage. Ainsi, la crémaillère reste bien dans le plan de la rotation du pignon, et
ne sort pas du logement.
[0043] Dans encore une autre variante, éventuellement en combinaison avec l'une quelconque
des précédentes, le fond du logement, par exemple le fond de la cavité, présente au
moins un plot contre lequel la première et/ou deuxième crémaillère peut s'appuyer,
en sorte de limiter la déformation de la première et/ou deuxième crémaillère dans
le plan de rotation du pignon.
[0044] Dans encore une autre variante, éventuellement en combinaison avec l'une quelconque
des précédentes, le dispositif comprend une molette liée en rotation au pignon par
des moyens de liaison et destinée à impartir la rotation au pignon.
[0045] Le pignon peut être directement intégré à la molette.
[0046] Eventuellement, cette molette peut former un capot de fermeture du logement.
[0047] Dans encore une autre variante, éventuellement en combinaison avec l'une quelconque
des précédentes, le pignon est monté sur un support qui vient se loger dans le logement.
[0048] Dans cette variante, le support est de préférence pourvu de moyens de blocage temporaire
qui coopèrent avec des moyens de blocage temporaire dans le logement, en sorte d'empêcher
temporairement la rotation libre du pignon.
[0049] De préférence encore, les moyens de blocage temporaires du support comprennent au
moins une branche latérale déformable, et de préférence semi-circulaire, pourvue d'un
ergot. D'autre part, les moyens de blocage temporaire dans le logement comprennent
des stries disposées en couronne et qui coopèrent avec l'ergot.
[0050] De la sorte, en l'absence d'une certaine force de rotation impartie dans un sens
ou dans l'autre à la molette, l'ergot de la branche latérale du support du pignon
reste bloqué temporairement dans une des stries de la couronne de stries du logement.
Le pignon n'entre alors pas en rotation, et la crémaillère est stable.
[0051] Pour régler le dispositif, il faut impartir une rotation à la molette, avec une certaine
force, ce qui a pour effet d'impartir cette même rotation au support du pignon. L'ergot
sort alors de la strie dans laquelle il était bloqué temporairement, sous l'effet
de la déformation élastique de la branche latérale qui porte cet ergot.
[0052] Si la rotation continue, avec au moins cette même force, l'ergot pénètre successivement
dans plusieurs stries du logement, par l'effet de rappel de la branche latérale déformable,
mais ressort aussitôt de ces stries, à la façon d'un cliquet.
[0053] La rotation est donc enclenchée, entraînant la translation de la crémaillère, jusqu'à
ce que la force de rotation impartie à la molette diminue en deçà d'un certain seuil.
En dessous de ce seuil, l'ergot s'engage de nouveau dans une des stries de la couronne
de stries du logement, mais cette fois sans en ressortir, sous l'effet de rappel de
la branche latérale déformable. L'ergot se bloque donc de nouveau temporairement,
stabilisant ainsi la crémaillère.
[0054] L'invention se rapporte également, selon un deuxième aspect, à un objet présentant
au moins une dimension ajustable par l'intermédiaire de moyens d'ajustement.
[0055] De façon caractéristique, les moyens d'ajustement sont reliés à, ou comprennent,
un dispositif de réglage tel que présenté ci-dessus, et la translation de la première
et/ou deuxième crémaillère entraîne l'ajustement de la dimension ajustable de l'objet.
[0056] Les moyens d'ajustements peuvent comprendre une sangle ou un câble relié à l'objet
et dont au moins une première extrémité est reliée à, ou constitue, la première ou
deuxième crémaillère du dispositif de réglage.
[0057] Eventuellement, une deuxième extrémité de la sangle ou du câble est reliée à, ou
constitue, l'autre des première ou deuxième crémaillères du dispositif de réglage.
[0058] Dans une variante, éventuellement en combinaison avec la précédente, l'objet est
destiné à être porté par un utilisateur, comme par exemple un casque, une chaussure,
un vêtement ou un accessoire. L'ajustement permet alors d'adapter la dimension ajustable
de l'objet à la ou aux dimensions de la partie du corps de l'utilisateur destinée
à porter cet objet.
[0059] Eventuellement, l'objet est destiné à être porté sur la tête d'un utilisateur, comme
un casque par exemple. La dimension ajustable est alors le tour de tête.
[0060] Alternativement, l'objet est destiné à être porté sur le pied d'un utilisateur, comme
par exemple une chaussure. La dimension ajustable est alors le coup de pied ou le
tour de mollet.
[0061] L'invention se rapporte encore, selon un troisième aspect, à une sangle ou câble
de serrage destiné à former une boucle fermée et présentant une première et une deuxième
extrémité.
[0062] De façon caractéristique, la sangle ou le câble est pourvu d'un dispositif de réglage
tel que présenté plus haut. Par ailleurs, sa première et/ou sa deuxième extrémité
est reliée à, ou constitue, la première et/ou deuxième crémaillère du dispositif de
réglage. La translation de la première et/ou deuxième crémaillère entraîne alors l'ajustement
du périmètre de la boucle.
[0063] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
et de manière complète à la lecture de la description ci-après des variantes préférées
de réalisation du dispositif, lesquelles sont données à titre d'exemples non limitatifs
et en référence aux dessins annexés suivants.
- figure 1 : représente schématiquement une variante du dispositif de l'invention, vue
de dessous,
- figure 2 : représente schématiquement le logement du dispositif de la variante de
la figure 1, vue de dessus,
- figure 3 : représente schématiquement les détails du pignon et de son support du dispositif
de la figure 1,
- figure 4 : représente schématiquement une vue éclatée du dispositif de la figure 1,
sans les crémaillères,
- figure 5 : représente schématiquement les moyens d'ajustement d'un objet à dimension
ajustable, dans la variante en forme de sangle, notamment pour un casque.
[0064] A la figure 1, est représenté le dispositif de réglage de l'invention dans une variante
de réalisation.
[0065] Dans cette variante, deux crémaillères 4, 7 sont glissées en sens contraire dans
un logement 3, libres en translation T ou T', en sorte d'être amenées à coopérer avec
un pignon 1 logé libre en rotation autour de son axe central dans le logement 3.
[0066] Précisément, les premières dents 2 du pignon 1 coopèrent avec la rangée de deuxièmes
dents 5 de la première crémaillère 4, et avec la rangée de troisièmes dents 9 de la
deuxième crémaillère 7.
[0067] Ainsi, la rotation R du pignon 1 autour de son axe central A (représenté à la figure
3), entraîne la translation T de la première crémaillère 4, et la translation T',
en sens inverse de T, de la deuxième crémaillère 7.
[0068] Les première 4 et deuxième 7 crémaillères sont déformables élastiquement, notamment
dans la direction perpendiculaire à la direction de translation T, T'.
[0069] Cette première et cette deuxième crémaillères 4, 7 se présentent sous la forme de
deux éléments longitudinaux 4, 7 pourvus d'une ouverture (référencée 8 en ce qui concerne
le premier élément longitudinal 4) selon leur direction longitudinale qui correspond
à la direction de translation T, T'. Seule l'ouverture 8 de la première crémaillère
4 est référencée à la figure 1, dans la mesure où les deux première et deuxième crémaillères
4, 7 se superposent et donc où les deux ouvertures se superposent également.
[0070] La rangée de deuxièmes dents 5 de la première crémaillère 4 est ainsi disposée le
long de l'un des deux bords ou côtés 8a, 8b de l'ouverture 8, en l'occurrence le bord
8a.
[0071] Il en va de même pour la rangée de troisièmes dents 9 de la deuxième crémaillère
7, sur un bord de l'ouverture longitudinale de l'élément longitudinal 7 constituant
cette deuxième crémaillère qui est opposé au bord 8a de l'ouverture 8 le long duquel
sont disposées les deuxièmes dents 5 de la première crémaillère 4.
[0072] Ainsi, lorsqu'une force F s'exerce sur la première crémaillère 4, dans le sens opposé
au sens de la translation T, donc dans le sens de la translation T', en cours de rotation
du pignon 1, la première crémaillère 4 subit une déformation élastique.
[0073] De même, lorsqu'une force F' s'exerce sur la deuxième crémaillère 7, dans le sens
opposé au sens de la translation T', donc dans le sens de la translation T, en cours
de rotation du pignon 1, la deuxième crémaillère 7 subit une déformation élastique.
[0074] Ces déformations élastiques s'exercent perpendiculairement à la direction de translation
T, T', en raison de la rotation du pignon 1, et ont alors tendance à décaler naturellement
la rangée de deuxièmes dents 5 de la première crémaillère 4 et de troisièmes dents
9 de la deuxième crémaillère, pour que ces deuxièmes et troisièmes dents 5, 9 ne soient
plus en prise avec les premières dents 2 du pignon 1.
[0075] Les premières et deuxièmes crémaillères 4 et 7 sont certes contraintes à glisser
en translation T, T' dans le logement 3, mais ce dernier présente un jeu j
1 et un jeu j
2 suffisants, dans le plan de la rotation du pignon 1 et perpendiculaires à la direction
de translation T, T', tels que lorsque la première crémaillère 4, respectivement la
deuxième crémaillère 7 subit la déformation élastique précitée, la deuxième dent parmi
les deuxièmes dents 5, respectivement la troisième dent parmi les troisièmes dents
9, alors en coopération avec les premières dents 2 du pignon 1, se désengagent de
ces premières dents 2 du pignon 1.
[0076] Pour ce faire, le jeux j
1 est supérieur ou égal à la hauteur la plus petite entre la hauteur des deuxièmes
dents 5 (deuxième hauteur) de la première crémaillère 4, et la hauteur des premières
dents 2 (première hauteur) du pignon 1.
[0077] Par ailleurs, le jeu j
2 est supérieur ou égal à la hauteur la plus petite entre la hauteur des troisièmes
dents 9 (troisième hauteur) de la deuxième crémaillère 7, et la hauteur des premières
dents 2 (premières hauteur) du pignon 1.
[0078] Le logement 3 du dispositif est représenté plus en détail à la figure 2. Il comprend
une cavité 11, de préférence circulaire, centrée sur l'axe de rotation du pignon 1,
et destinée à recevoir ce pignon 1.
[0079] Les jeux j
1 et j
2 dont il est question ci-dessus, et qui sont matérialisés sur la figure 1, correspondent
donc chacun à la distance entre un des bords longitudinaux d'une des deux crémaillères
4, 7 et le bord de la cavité 11.
[0080] Précisément, le jeu j
1 correspond à la distance entre le bord longitudinal de la première crémaillère 4,
du côté des deuxièmes dents 5 de cette première crémaillère 4, jusqu'au bord de la
cavité 11.
[0081] Par ailleurs, le jeu J
2 correspond à la distance entre le bord longitudinal de la deuxième crémaillère 7,
du côté des troisièmes dents 9 de cette deuxième crémaillère 7, jusqu'au bord de la
cavité 11.
[0082] Pour que la déformation élastique mentionnée plus haut puisse avoir lieu, et donc
le désengagement des dents 5, 9 des crémaillères 4, 7, des dents 2 du pignon 1, puisse
avoir lieu, il faut que les jeux j
1 et j
2 soient supérieurs ou égaux à la plus petite des hauteurs des dents, tel qu'expliqué
plus haut. Par ailleurs, chacun de ces jeux est au maximum égal respectivement à j
1 et j
2 tels que représentés à la figure 1, c'est-à-dire que la déformation élastique maximum
est limitée par le bord de la cavité 11.
[0083] En outre, dans la variante représentée aux figures 1 et 2, le logement 3 comprend
deux parties longitudinales 12 et 13, réparties de part et d'autre de la cavité 11,
et s'étendant dans la direction de translation T, T'. Ces deux parties longitudinales
12, 13 sont destinées à guider en translation T, T' chacune des crémaillères 4 et
7.
[0084] Précisément, la première partie longitudinale 12 présente deux passages 12a, 12b
pour le passage d'une des deux crémaillères 4, 7 ou les deux.
[0085] La deuxième partie longitudinale 13 présente également deux passages 13a, 13b pour
le passage d'une des deux crémaillères 4, 7 ou les deux.
[0086] Le premier passage 12a de la première partie longitudinale 12 et le premier passage
13a de l'autre partie longitudinale 13, sont disposés à distance de la cavité 11.
[0087] Le deuxième passage 12b de la première partie longitudinale 12 et le deuxième passage
13b de l'autre partie longitudinale 13, débouchent dans ou à proximité de la cavité
11.
[0088] Pour éviter le risque de soulèvement des crémaillères 4, 7 en position extrême, on
prévoit que la distance entre l'axe de rotation du pignon 1 et ces deuxièmes passages
12b et 13b débouchant dans la cavité 11 est inférieure à la distance minimale entre
cet axe de rotation et l'extrémité de la première et/ou deuxième crémaillère 4, 7.
[0089] Lorsque la cavité 11 est sensiblement circulaire, comme représenté à la figure 2,
la distance entre l'axe de rotation du pignon 1 et les deuxièmes passages 12b et 13b
correspond au rayon de la cavité 11.
[0090] La position extrême mentionnée plus haut correspond à la position dans laquelle la
première ou la deuxième crémaillères 4, 7, par son élément longitudinal 4, 7, vient
en butée, au niveau de l'extrémité de l'ouverture 8, contre les dents 2 du pignon
1.
[0091] La distance minimale dont il est question correspond donc à la somme du rayon du
pignon 1 et de la longueur L de la partie extrême de l'élément longitudinal 4, 7,
entre l'extrémité de l'ouverture 8 et l'extrémité de cet élément longitudinal 4, 7.
[0092] Si l'on distingue dans l'élément longitudinal 4, 7, constituant une crémaillère 4,
7, une première partie dans laquelle est formée l'ouverture 8, donc une première partie
évidée, et une deuxième partie pleine entre l'extrémité de l'ouverture 8 et l'extrémité
de l'élément longitudinal 4, 7, la longueur L correspond à la longueur de la partie
extrême pleine de l'élément longitudinal 4, 7.
[0093] Ainsi, la distance minimale mentionnée plus haut correspond à la somme du rayon du
pignon 1 et de la longueur L de la partie extrême pleine de l'élément longitudinal
4, 7.
[0094] Dans la position dont il est question ci-dessus, si la distance entre l'axe de rotation
du pignon 1 et les deuxièmes passages 12b, 13b est inférieure à cette distance minimale
telle que présentée plus haut, l'extrémité de la crémaillère 4, 7 reste bien dans
le logement 3, guidée à travers au moins le deuxième passage 12b, 13b. Ainsi, la crémaillère
4, 7 reste bien dans le plan de la rotation du pignon 1, et reste dans son logement.
[0095] On peut prévoir également un ou plusieurs plots 10, 21 sur le fond du logement 3,
donc dans cette variante, sur le fond de la cavité 11.
[0096] La première 4 et la deuxième 7 crémaillères viennent alors s'appuyer contre ces plots
10, 21. Ainsi, en cours de translation, et malgré la déformation élastique qu'elles
peuvent subir tel qu'expliqué plus haut, les crémaillères 4, 7 sont bien maintenues
dans le plan de rotation du pignon 1, et ne se désaxe pas.
[0097] Dans le cas où ces plots sont présents, les jeux j
1 et j
2 tel que présenté plus haut sont limités à la distance entre les bords longitudinaux
externes des crémaillères 4, 7 et les extrémités respectives des plots 10, 21
[0098] Par conséquent, tel qu'expliqué plus haut, la distance entre les bords longitudinaux
externes des crémaillères 4 , 7 et des extrémités respectives des plots 10, 21 doit
être supérieure ou égale à la plus petite hauteur de dents telle que définie plus
haut.
[0099] Comme on peut le voir à la figure 3, le pignon 1 peut être monté sur un support 15,
de préférence circulaire, qui vient se loger dans le logement 3, donc dans la cavité
11 dans cette variante.
[0100] En périphérie de ce support 15, sont disposées deux branches latérales 16, 18 déformables
de préférence semi-circulaires, qui jouent le rôle de moyens de blocage temporaire
du support 15, donc du pignon 1, dans la cavité 11 du logement 3, donc dans le logement
3.
[0101] Ces branches latérales 16, 18 coopèrent, par l'intermédiaires d'ergots respectifs
19, 20 disposés sensiblement en leurs extrémités respectives, avec des moyens de blocage
temporaire 17, représentés à la figure 2, disposés dans la cavité 11 du logement 3.
[0102] Ces moyens de blocage temporaire 17 dans le logement 3 prennent la forme de stries
17 réparties en couronne à la périphérie de la cavité 11.
[0103] Cette coopération des moyens de blocage temporaires 16, 18, 19, 20 au niveau du support
15, avec les moyens de blocage temporaires 17 au niveau du logement 3, a pour but
d'empêcher ou de limiter la libre rotation du pignon 1.
[0104] Ainsi, en l'absence d'une certaine force de rotation impartie dans un sens ou dans
l'autre au pignon 1, l'ergot 19 et/ou 20 de la branche latérale 16 et/ou 18 du support
15 du pignon 1 reste bloqué temporairement dans une des stries 17 de la couronne de
stries de la cavité 11 du logement 3. Le pignon 1 n'entre alors pas en rotation, et
la crémaillère 4 et/ou 7 est stable.
[0105] Pour régler le dispositif, il faut impartir une rotation au pignon 1, avec une certaine
force, ce qui a pour effet d'impartir cette même rotation au support 15 du pignon.
L'ergot 19 et/ou 20 sort alors de la strie 17 dans laquelle il était bloqué temporairement,
sous l'effet de la déformation élastique de la branche latérale 16 et/ou 18 qui porte
cet ergot 19 et/ou 20.
[0106] Si la rotation se poursuit, avec au moins cette même force, l'ergot 19 et/ou 20 pénètre
successivement dans plusieurs stries 17 de la cavité 11 du logement 3, par l'effet
de rappel de la branche latérale déformable 16 et/ou 18, mais ressort aussitôt de
ces stries 17, à la façon d'un cliquet.
[0107] La rotation est donc enclenchée, entraînant la translation de la crémaillère 4 et/ou
7, jusqu'à ce que la force de rotation impartie au pignon 1 diminue en deçà d'un certain
seuil. En dessous de ce seuil, l'ergot 19 et/ou 20 s'engage de nouveau dans une des
stries 17 de la couronne de stries de la cavité 11 du logement 3, mais cette fois
sans en ressortir, sous l'effet de rappel de la branche latérale déformable 16 et/ou
18. L'ergot 19 et/ou 20 se bloque donc de nouveau temporairement, stabilisant ainsi
la crémaillère 4 et/ou 7.
[0108] A la figure 4, le dispositif de réglage est représenté en vue éclaté, sans les crémaillère
4, 7.
[0109] Le pignon 1 vient ainsi se loger, par l'intermédiaire de sont support 15, dans la
cavité 11 du logement 3, libre en rotation R autour de l'axe A (dans la limite des
moyens de blocages temporaires 16 à 20 mentionnés ci-dessus).
[0110] Une molette 14 de réglage est montée sur l'ensemble, sur l'axe A, liée au support
15 en rotation R par des moyens de liaison 23, en sorte de faciliter la mise en rotation
du pignon 1.
[0111] Eventuellement, le pignon 1, avec ou sans support 15, peut être directement intégré
à la molette 14 de réglage. Dans ce cas, le pignon 1, ou son support 15, présente
une partie supérieure qui fait office de molette de réglage.
[0112] Cette molette 14 peut constituer une sorte de capot de fermeture du logement 3, ou
être elle-même fermée par un capot indépendant 22.
[0113] Sur cette figure, on a également représenté une des parties longitudinales 13, avec
son premier passage 13a, tels que présentés plus haut en référence à la figure 2.
[0114] Compte tenu de la perspective, le deuxième passage 13b de cette partie longitudinale
13, débouchant dans la cavité 11, n'est pas représenté. Il en est de même de l'autre
partie longitudinale 12 et de ses premier et deuxième passage 12a et 12b.
[0115] A la figure 5, est représenté une sangle 6, constituant les moyens d'ajustement 6
utilisés pour ajuster une dimension ajustable d'un objet, en particulier, mais pas
uniquement, un objet destiné à être porté par un utilisateur tel qu'un casque, une
chaussure, un vêtement ou tout accessoire présentant une telle dimension ajustable.
[0116] Dans le cas d'un casque, ces moyens d'ajustement 6, également appelés « ring », sont
fixés en principe à l'intérieur du casque par la partie centrale 6a. Les deux parties
extrêmes 6b et 6c sont ramenées l'une sur l'autre pour former une boucle fermée, et
c'est en réglant le périmètre de la boucle que l'on ajuste le casque à la taille du
porteur.
[0117] L'une ou les deux extrémités 6b, 6c sont reliées au dispositif de réglage de l'invention
tel que présenté ci-dessus en référence aux figures 1 à 4.
[0118] Précisément, ces extrémités 6b, 6c sont reliées aux crémaillères 4 et 7. Dans la
variante représentée à la figure 5, ces extrémités 6b et 6c se confondent même avec
les crémaillères 4 et 7.
[0119] Ainsi, en ces extrémité 6b et 6c des moyens d'ajustement 6, on retrouve les deux
éléments longitudinaux 4 et 7, chacun pourvu d'une ouverture (référencée 8 pour le
premier élément longitudinal 4, et non référencé pour le deuxième élément longitudinal
7) tel que décrit précédemment, et le long d'au moins un côté 8a de laquelle on retrouve
les rangées de dents 5 et 9.
[0120] De tels moyens d'ajustement 6, associés à un objet à dimension ajustable, comme un
casque, permettent ainsi, par la mise en translation T, T' de la ou des crémaillères
4, 7 tel qu'expliqué plus haut, d'ajuster la dimension en question.
[0121] Il peut donc ainsi être question par exemple d'ajuster un casque à la tête d'un utilisateur,ou
encore une chaussure au pied ou au mollet d'un utilisateur.
[0122] Les moyens d'ajustements 6, tels une sangle ou un câble 6, peuvent également être
utilisés de façon autonome, par exemple pour sangler un ensemble d'objet que l'on
souhaite maintenir ensemble. On ajuste alors le diamètre de serrage du paquet d'objet
que l'on forme, en ajustement le périmètre de la boucle formée par la sangle 6.
[0123] L'ensemble de la description ci-dessus est donné à titre d'exemple, et n'est donc
pas limitatif de l'invention.
[0124] En particulier, le dispositif de l'invention a été présenté ci-dessus avec deux crémaillère
4, 7, mais peut très bien fonctionner avec une seule crémaillère, en l'une des extrémités
de la sangle 6. L'autre extrémité est alors fixée soit au dispositif lui-même, sans
possibilité de réglage, soit à l'objet, tel un casque, dont on veut ajuster une des
dimensions.
[0125] Egalement, dans le cas où le dispositif de réglage présente deux crémaillères 4,
7, on peut très bien prévoir que seule l'une de ces crémaillères 4, 7, par exemple
la première crémaillère 7, est susceptible de se déformer élastiquement grâce à un
unique jeu dans le logement 3 à cet effet.
[0126] Dans ce cas, si l'on force sur le dispositif au-delà de la position de réglage, la
translation de la première crémaillère 4 s'arrête dans un premier temps. Mais comme
la deuxième crémaillère 7 reste en prise avec le pignon 1, cette deuxième crémaillère
continue sa translation. Par conséquent, dans le cas d'une sangle qui forme une boucle
fermée, avec deux crémaillères en chaque extrémité, la première crémaillère 4 commence
à reculer, c'est-à-dire entre en translation inverse. Cela a pour objet de décaler
le dispositif, sans modifier le réglage (exemple tour de tête pour un casque).
[0127] Néanmoins, notamment pour une application de type sangle ou anneau de réglage du
tour de tête dans un casque, on préférera que les deux crémaillères puissent se déformer
chacune grâce à un jeu approprié, pour éviter le décalage du dispositif mentionné
ci-dessus. En effet, si un tel décalage se produit, le dispositif de réglage se retrouve
dans une position qui n'est pas adaptée (par exemple sur l'avant de la tête au lieu
d'être derrière ou sur le côté), et l'utilisateur doit le repositionner dans la bonne
position pour une utilisation ultérieure.
1. Dispositif de réglage apte à ajuster au moins une dimension d'un objet, tel qu'un
objet destiné à être porté par un utilisateur comme une chaussure, un vêtement, un
casque ou un accessoire, ledit dispositif comprenant un pignon (1) pourvu de plusieurs
premières dents (2) d'une première hauteur, ledit pignon (1) étant logé libre en rotation
(R) autour d'un axe (A) dans un logement (3), et au moins une première crémaillère
(4, 7) pourvue d'au moins une rangée de plusieurs deuxièmes dents (5) d'une deuxième
hauteur, ladite première crémaillère (4, 7) étant glissée libre en translation (T)
dans ledit logement (3), lesdites deuxièmes dents (5) coopérant avec lesdites premières
dents (2) en sorte que la rotation (R) dudit pignon (1) autour de l'axe (A) entraîne
la translation (T) de ladite première crémaillère (4, 7),
caractérisé en ce que :
- ladite première crémaillère (4, 7) est déformable élastiquement, de sorte que lorsqu'une
force (F) s'exerce sur ladite première crémaillère (4, 7) dans le sens contraire au
sens de ladite translation (T) en cours de rotation (R) du pignon (1), ladite première
crémaillère (4, 7) subit une déformation élastique,
- ledit logement (3) laisse un jeu (j1) pour la première crémaillère (4, 7), dans le plan de la rotation (R) du pignon (1)
et perpendiculaire à la direction de translation (T), ledit jeu (j1) étant au moins égal à la plus petite desdites première et deuxième hauteurs respectivement
desdites premières et deuxièmes dents (2, 4), de sorte que lorsque la première crémaillère
(4, 7) subit ladite déformation élastique, celle des deuxièmes dents (5) qui est en
coopération avec les premières dents (2) du pignon (1) se désengage de ces dites premières
dents (2).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une deuxième crémaillère (4, 7) pourvue d'au moins une rangée de plusieurs
troisièmes dents (9) d'une troisième hauteur, ladite deuxième crémaillère (4, 7) étant
glissée libre en translation (T') opposée à la translation (T) dans ledit logement
(3), lesdites troisièmes dents (9) coopérant avec lesdites premières dents (2) en
sorte que la rotation (R) dudit pignon (1) autour de l'axe (A) entraîne la translation
(T') de ladite deuxième crémaillère (4, 7), cette dite deuxième crémaillère (4, 7)
étant déformable élastiquement, de sorte que lorsqu'une force (F') s'exerce sur cette
deuxième crémaillère (4, 7) dans le sens contraire au sens de ladite translation (T')
en cours de rotation (R) du pignon (1), cette deuxième crémaillère (4, 7) subit une
déformation élastique, le logement (3) laissant un jeu (j2) pour la deuxième crémaillère (4, 7), dans le plan de la rotation (R) du pignon (1)
et perpendiculaire à la direction de translation (T), ledit jeu (j2) étant au moins égal à la plus petite desdites première et troisième hauteurs respectivement
desdites premières et troisième dents (2, 9), de sorte que lorsque la deuxième crémaillère
(4, 7) subit ladite déformation élastique, celle des troisièmes dents (9) qui est
en coopération avec les premières dents (2) du pignon (1) se désengage de ces dites
premières dents (2).
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la première et/ou deuxième crémaillère (4, 7) se présente sous la forme d'un élément
longitudinal (4, 7) pourvu d'une ouverture (8) selon sa direction longitudinale, ladite
ouverture (8) étant délimitée par un premier côté (8a), la rangée de deuxièmes et/ou
troisièmes dents (5, 9) étant disposée le long dudit premier côté (8a).
4. Dispositif selon la revendication 3 et présentant une première 4) et une deuxième
(7) crémaillère, caractérisé en ce que le premier côté (8a) de l'ouverture (8) de l'élément longitudinal (4) formant ladite
première crémaillère (4), le long duquel est disposée la rangée de deuxièmes dents
(5), est opposé au premier côté de l'ouverture de l'élément longitudinal (7) formant
ladite deuxième crémaillère (7), le long duquel est disposé la rangée de troisièmes
dents (9).
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le logement (3) comprend une cavité (11) centrée sur l'axe (A) de la rotation (R)
et destinée à recevoir le pignon (1), et deux parties longitudinales (12, 13) de part
et d'autre de ladite cavité (11) et destinées à guider la première et/ou deuxième
crémaillère (4, 7) en translation (T, T'), lesdites parties longitudinales (12, 13)
présentant chacune un premier (12a, 13a) et un deuxième (12b, 13b) passages pour le
passage de ladite première et/ou deuxième crémaillère (4, 7), lesdits premiers passages
(12a, 13a) étant disposés à distance de ladite cavité (11), et lesdits deuxièmes passages
(12b, 13b) débouchant dans ladite cavité circulaire (11), la distance entre ledit
axe (A) de la rotation (R) et lesdits deuxièmes passages (12b, 13b) étant inférieure
à la distance minimale entre ce dit axe (A) de la rotation (R) et l'extrémité de ladite
première et/ou deuxième crémaillère (4, 7).
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le fond du logement (3) présente au moins un plot (10, 21) contre lequel la première
et/ou deuxième crémaillère (4, 7) s'appuie, en sorte de maintenir ladite première
et/ou deuxième crémaillère (4, 7) dans le plan de rotation (R) du pignon (1).
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend une molette (14) liée en rotation au pignon (1) par des moyens de liaison
(23) et destinée à impartir la rotation (R) audit pignon (1).
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le pignon (1) est intégré à la molette (14).
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la molette (14) forme un capot de fermeture du logement (3).
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le pignon (1) est monté sur un support (15) qui vient se loger dans le logement (3).
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le support (15) est pourvu de moyens de blocage temporaire (16, 18, 19, 20) qui coopèrent
avec des moyens de blocage temporaire (17) dans le logement (3), en sorte d'empêcher
la rotation libre du pignon (1).
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens de blocage temporaires (16, 18, 19, 20) du support (15) comprennent au
moins une branche latérale (16, 18) déformable, et de préférence semi-circulaire,
pourvue d'un ergot (19, 20), et en ce que les moyens de blocage temporaire (17) dans le logement (3) comprennent des stries
(17) disposées en couronne et qui coopèrent avec ledit ergot (19, 20).
13. Objet présentant au moins une dimension ajustable par l'intermédiaire de moyens d'ajustement
(6), caractérisé en ce que les moyens d'ajustement (6) sont reliés à ou comprennent un dispositif de réglage
selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et en ce que la translation (T, T') de la première et/ou deuxième crémaillère (4, 7) entraîne
l'ajustement de ladite dimension ajustable de l'objet.
14. Objet selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens d'ajustements (6) comprennent une sangle ou un câble (6) relié à l'objet
et dont au moins une première extrémité (4, 7) est reliée à ou constitue la première
ou deuxième crémaillère (4, 7) du dispositif de réglage.
15. Objet selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'une deuxième extrémité (4, 7) de la sangle ou du câble (6) est reliée à ou constitue
l'autre des première ou deuxième crémaillères (4, 7) du dispositif de réglage.
16. Objet selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce qu'il est destiné à être porté par un utilisateur, tel qu'un casque, une chaussure, un
vêtement ou un accessoire, l'ajustement permettant d'adapter la dimension ajustable
dudit objet à la ou aux dimensions de la partie du corps de l'utilisateur destinée
à porter ledit objet
17. Objet selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il est destiné à être porté sur la tête d'un utilisateur tel un casque, la dimension
ajustable étant le tour de tête.
18. Objet selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'il est destiné à être porté sur le pied d'un utilisateur tel une chaussure, la dimension
ajustable étant le coup de pied ou le tour de mollet.
19. Sangle ou câble (6) de serrage destiné à former une boucle fermée et présentant une
première et une deuxième extrémité (4, 7), caractérisé en ce qu'elle est pourvue d'un dispositif de réglage selon l'une quelconque des revendications
1 à 12, et en ce que sa première et/ou sa deuxième extrémité (4, 7) est reliée à ou constitue la première
et/ou deuxième crémaillère (4, 7) dudit dispositif de réglage, la translation (T,
T') de la première et/ou deuxième crémaillère (4, 7) entraînant l'ajustement du périmètre
de ladite boucle.