[0001] L'invention concerne un engin de glisse équipé d'un dispositif de déclenchement pour
un dispositif de fixation d'une chaussure sur ledit engin de glisse.
[0002] L'invention concerne notamment un dispositif de déclenchement pour un dispositif
de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse comportant un moteur électromagnétique
rotatif, ou autre.
[0003] En particulier la présente invention concerne un dispositif de fixation d'une chaussure
sur un ski comportant un élément de retenue avant déclenchable et un élément de retenue
arrière déclenchable et comportant en outre des moyens d'ouverture supplémentaires
de la fixation commandés électroniquement, lesdits moyens d'ouverture supplémentaires
étant équipés d'un dispositif de déclenchement.
[0004] Le document
WO 95/12440 décrit un dispositif qui comprend un élément de retenue avant déclenchable, un élément
de retenue arrière déclenchable et des moyens d'ouverture supplémentaires. Les éléments
de retenue avant et arrière sont des éléments de fixation mécaniques classiques, la
butée avant et la talonnière arrière, lesquels libèrent la chaussure lorsque celle-ci
est soumise à des contraintes supérieures à un seuil donné. Le seuil de contrainte
correspond à la valeur de précontrainte auxquels sont soumis des ressorts placés dans
la butée et la talonnière.
[0005] Les moyens d'ouverture supplémentaires sont constitués par un loquet commandé électroniquement
qui libère la chaussure en permettant la libre translation de la talonnière arrière
dans une glissière. Le loquet est animé d'un mouvement de translation vertical. En
position normale de repos, il est maintenu en position basse par la force d'un ressort
tandis que la position haute est générée par la mise sous pression d'une chambre annulaire
entourant ledit loquet.
[0006] Lors de la pratique du ski mais également dans d'autres conditions les chocs auxquels
sont soumis les engins de glisse, c'est-à-dire les skis et les fixations peuvent être
très importants, par exemple lors des réceptions de sauts, de passages dans les bosses,
de chutes de matériel alors qu'il est entreposé, voir de déposes de matériel au sol.
Etant donné que le mécanisme commandant le déclenchement, c'est-à-dire le loquet,
est animé d'un mouvement de translation, le risque existe que celui-ci bouge intempestivement
et dans certains cas génère une libération intempestive de la chaussure alors que
celle-ci n'est pas souhaitable.
[0007] L'invention a pour objectif de fournir un dispositif de déclenchement pour un dispositif
de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse dont le fonctionnement est plus
stable que les dispositifs de l'art antérieur, et notamment qui empêche les déclenchements
intempestifs.
[0008] L'invention a également pour objectif de fournir un dispositif de déclenchement pour
un dispositif de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse qui soit moins
coûteux à fabriquer.
[0009] L'invention a également pour objectif la fourniture d'un dispositif de déclenchement
pour un dispositif de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse qui soit
moins volumineux que les dispositifs existants dans l'art antérieur afin de permettre
une meilleure intégration dans le ski et dans le système de dispositif de fixation
de la chaussure.
[0010] Un autre objectif de l'invention est la fourniture d'un dispositif de déclenchement
pour un dispositif de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse comportant
un moteur électromagnétique rotatif dont la consommation électrique est réduite.
[0011] L'objectif de l'invention est atteint par la fourniture d'un dispositif de déclenchement
pour un dispositif de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse comportant
un moteur électromagnétique rotatif d'axe Al, sur l'arbre de sortie duquel une came
est fixée; un levier pivotant autour d'un axe A2 entre une position de fermeture et
une position d'ouverture et ayant une grande manivelle, laquelle est en contact avec
ladite came, et une petite manivelle; un déclencheur qui comprend au moins une dent
de commande, laquelle est en contact avec ladite petite manivelle lorsque ledit levier
est en position de fermeture, et au moins une dent de déclenchement; une tringle,
apte à prendre une position de fermeture et une position d'ouverture, ladite tringle
étant munie à l'une des ses extrémités d'une encoche, dans laquelle ladite dent de
déclenchement est en prise lorsque ladite tringle est en position de fermeture.
[0012] La tringle est reliée par l'autre de ses extrémités à l'élément de retenue de la
chaussure qui est apte à s'en éloigner, réalisant ainsi le déclenchement et la libération
de la chaussure.
[0013] Dans la disposition particulière de l'invention, il y a, entre le moteur commandant
le déclenchement et la tringle qui le réalise effectivement, un levier pivotant et
un déclencheur. Ceci permet une démultiplication entre l'effort nécessaire à la libération
de la tringle et le couple maximal que peut fournir le moteur, sans avoir besoin de
trains d'engrenage. Cela contribue grandement à la réduction de la consommation de
courant.
[0014] On pourra se contenter d'un moteur pouvant délivrer sur son arbre de sortie un couple
maximal inférieur à 2 mN.m, voire inférieur à 1 mN.m.
[0015] L'utilisation de moteur ayant un couple maximal en sortie inférieur à 2 mN.m (millinewton
mètre) procure une réduction des coûts de fabrication ainsi qu'une diminution du volume
du dispositif complet, du fait d'une plus grande facilité d'intégration. Ceci est
d'autant plus vrai lorsqu'on qu'on se contente d'un moteur dont le couple maximal
est inférieur à 1 N.m
[0016] Avantageusement, ledit moteur électromagnétique est en prise directe, c'est-à-dire
qu'il n'y a pas de train d'engrenage entre ledit moteur et ladite came.
[0017] Avantageusement, un doigt moteur est ménagé à l'extrémité de ladite grande manivelle,
ledit doigt moteur étant en contact de ladite surface de came.
[0018] Avantageusement, ladite came comprend une platine sur laquelle est tracé un chemin
de came et ledit chemin de came comprend au moins deux portions distinctes, contigües
et appelées rampe initiale et rampe de déclenchement, ladite rampe initiale consistant
en un arc dont la variation de rayon à l'axe A1 est inférieur à 20%, de préférence
nulle et occupant un secteur angulaire supérieur à 90°.
[0019] Avantageusement, ladite rampe initiale correspond à un trajet du doigt moteur entre
un point C1 et un point C2, les points C1 et C2 étant sensiblement placé à la même
distance de l'axe A1
[0020] Avantageusement, ladite rampe initiale correspond à un trajet du doigt moteur faisant
sensiblement un arc angulaire, d'angle α1, centré sur l'axe A1 et de rayon Rmin.
[0021] Tant que le doigt moteur se trouve dans la rampe initiale du chemin de came, et étant
donné que cette rampe initiale est à rayon quasi-constant, voire de préférence à rayon
constant, le doigt n'exerce qu'un couple proche de zéro sur la came. Par conséquent,
pendant tout le temps où le moteur effectue la rotation d'angle α1, le couple délivré
par le moteur n'est utilisé que pour vaincre sa propre inertie.
[0022] Le moteur choisi est miniaturé en taille et on souhaite en réduire le plus possible
la consommation électrique. Il a une vitesse de rotation élevée et ne délivre qu'un
couple très faible, de l'ordre de 1 mN.m. Bien entendu il ne s'agit pas d'une caractéristique
limitative et on pourra utiliser des moteurs capables de délivrer un couple supérieur
à 2 mN.m.
[0023] Dans le dispositif de déclenchement selon l'invention, le couple demandé au moteur
est directement proportionnel à l'effort du doigt moteur sur la came, mais aussi au
rayon auquel celui-ci est appliqué. C'est pourquoi pour que le couple au démarrage
soit faible on privilégiera une rampe initiale à rayon très faible.
[0024] Le couple C que doit exercer le moteur pour mettre en mouvement la came, laquelle
est soumise à la force exercée par le doigt moteur, est donné par la formule :

où Fdoigt est la force exercée par le doigt moteur sur la came, ϕ est le coefficient
de frottement et Rrampe est le rayon de la rampe à l'endroit considéré.
Avantageusement, la rampe initiale, qui correspond au démarrage du moteur est la plus
petite possible. En pratique le rayon de la rampe initiale est égale à la somme du
rayon du doigt moteur et du jeu fonctionnel.
[0025] Avantageusement, ladite rampe de déclenchement correspond à un trajet du doigt moteur
entre ledit point C2, placé à une distance Rmin de l'axe A1 et un point C3, placé
à une distance Rmax de l'axe A1 et occupant, par rapport à l'axe A1, un secteur angulaire,
d'angle α2.
[0026] Avantageusement, ladite platine comprend une troisième portion appelée rampe finale,
ladite rampe finale consistant en un arc dont la variation de rayon à l'axe A1 est
inférieur à 20%, de préférence nulle, ladite rampe finale étant contigüe à ladite
rampe de déclenchement.
[0027] Avantageusement, ladite rampe finale correspond à un trajet du doigt moteur faisant
sensiblement un arc angulaire, d'angle α3, centré sur l'axe A1 et de rayon Rmax.
[0028] De manière similaire à ce qui se passe lorsque le doigt était au contact de la rampe
initiale, lorsque celui-ci se trouve au contact de la rampe finale, il n'exerce aucun
effort sur la came. Le moteur n'a alors plus de couple à exercer, et sa consommation,
laquelle est proportionnelle au courant électrique qui le traverse, chute. Il est
possible de déterminer la fin de course utile du moteur, sans mettre en place un capteur,
mais en surveillant la consommation électrique.
[0029] Avantageusement, la longueur L1 de ladite grande manivelle est supérieure à 2 fois
la longueur L2 de ladite petite manivelle, de préférence supérieure à 2,7 fois.
[0030] Avantageusement la distance D1 séparant ladite dent de commande de l'axe A3 est supérieure
à 3 fois la distance D2 séparant ladite dent de déclenchement de l'axe A3, de préférence
supérieure à 3,7 fois.
[0031] Etant donné qu'on recherche un rapport de réduction élevé et compte-tenu de l'espace
disponible, les seuls rapports entre les bras de levier ne sont pas suffisants. C'est
pourquoi la disposition particulière du levier et du basculeur retenue prévoit des
pentes des surfaces de contact entre levier, déclencheur et tringle judicieusement
choisies.
[0032] Avantageusement, la liaison pivot d'axe A3 du déclencheur est assurée par deux ergots
qui sont reçus dans des paliers de liaison lesquels ont un rayon R52, et la pente
de la surface de contact du déclencheur qui vient en contact avec la tringle est déterminée
de telle façon que la direction de l'effort de contact de la tringle sur le déclencheur,
laquelle est déterminée en relation avec la normale au point de contact "tringle/déclencheur"
en tenant compte du coefficient de frottement ϕ2, soit en dehors du cercle K1, d'axe
A3 et de rayon R1, R1 = R52 x Sin ϕ1, où ϕ1 est le coefficient de frottement existant
entre les ergots et les paliers de liaison.
[0033] On pourrait dire également que la direction de l'effort de contact de la tringle
sur le déclencheur, n'a pas d'intersection avec le cercle K1.
[0034] Avantageusement, la liaison pivot d'axe A2 du levier est assurée par une première
goupille reçue dans un palier qui a un rayon R50, et la pente de la surface de contact
du déclencheur qui vient en contact avec le levier est déterminée de telle façon que
la direction de l'effort de contact du levier sur le déclencheur, laquelle est déterminée
en relation avec la normale au point de contact "levier/déclencheur" en tenant compte
du coefficient de frottement ϕ4, soit en dehors du cercle K2, d'axe A2 et de rayon
R2, où R2 = R52 x Sin ϕ3, et où ϕ3 est le coefficient de frottement existant entre
la goupille et le palier qui la reçoit.
[0035] Par cette disposition du levier et du basculeur, on réalise une démultiplication
telle que, alors que en position de fermeture la tringle est soumise à un effort d'environ
120 daN, la libération est commandée par un moteur délivrant un couple de l'ordre
de 1 mN.m.
[0036] Le dispositif selon l'invention permet un rapport de réduction supérieur à 50, de
préférence supérieur à 100.
[0037] Dans un mode de réalisation de l'invention lesdits axe A2 et axe A3 sont perpendiculaires.
[0038] Dans un autre mode de réalisation de l'invention lesdits axe A2 et axe A3 sont sensiblement
parallèles.
[0039] Dans un mode de réalisation de l'invention, le dispositif de déclenchement comprend
en outre un dispositif de verrouillage, qui empêche le désengagement de ladite dent
de déclenchement de ladite encoche, ledit dispositif de verrouillage pouvant être
alternativement en position déverrouillée ou en position verrouillée.
[0040] Avantageusement, ledit dispositif de verrouillage comprend un cliquet sur lequel
est ménagé une première butée, laquelle vient, lorsque ledit dispositif de verrouillage
est en position verrouillée, se mettre au contact d'une dent de verrouillage ménagée
sur ledit déclencheur de façon a en empêcher la rotation dans le sens libératoire.
[0041] Avantageusement, ledit cliquet est monté rotatif autour d'un axe A4 et il comprend
une deuxième butée, laquelle est maintenue au contact d'un verrou par l'intermédiaire
d'un ressort de verrou.
[0042] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit à laquelle
est annexé le dessin dans lequel :
La figure 1 est une vue en perspective d'une paire de skis selon l'invention.
La figure 2 est une vue partielle d'un des skis décrit à la figure 1.
La figure 3 est une vue du dispositif de déclenchement selon un premier mode de réalisation
de l'invention.
La figure 4 est une vue partielle du dispositif représenté à la figure 3.
La figure 5 est une vue partielle du dispositif de déclenchement selon le premier
mode de réalisation.
La figure 6 est une vue de la platine du dispositif de déclenchement selon le premier
mode de réalisation de l'invention.
La figure 7 est une vue partielle d'un deuxième mode de réalisation de l'invention.
La figure 8 est une vue du déclencheur.
La figure 9 est une vue du levier.
[0043] La figure 1 représente un engin de glisse selon l'invention. Il s'agit d'une paire
de skis 1 prévue pour la pratique du ski alpin. Chaque ski 1 est équipé d'un dispositif
de fixation 47 pour la retenue d'une chaussure 48. Pour garantir la sécurité de l'utilisateur
les dispositifs de fixation 47 sont équipés d'un dispositif de déclenchement 4.
[0044] La figure 2 représente une vue partielle d'un des skis 1 représenté à la figure 1.
On peut y voir le dispositif de fixation 47, lequel comprend un élément de retenue
avant ou butée 2, un élément de retenue arrière ou talonnière 3, ainsi que le dispositif
de déclenchement 4 selon l'invention. La butée 2 est fixée sur le ski 1 par l'intermédiaire
d'une interface avant 5. De la même façon la talonnière 3 est fixée sur le ski 1 par
l'intermédiaire d'une interface arrière 6.
[0045] La butée 2 est une butée avant classique à déclenchement mécanique, c'est-à-dire
qu'elle se déclenche lorsque les efforts auxquels elle est soumise sont supérieurs
à la valeur de précontrainte d'un premier ressort qui est placé dans la butée 2.
[0046] L'élément de retenue arrière est constitué par une talonnière arrière 3 classique
à déclenchement mécanique, c'est-à-dire que l'élément de retenue arrière se déclenche
lorsque les efforts auxquels il est soumis sont supérieurs à la valeur de précontrainte
d'un deuxième ressort qui y est placé.
[0047] Les interfaces avant et / ou interfaces arrière 6 peuvent être intégrées respectivement
à la butée 2 et / ou à la talonnière 3 ou encore intégrées au ski 1. Cependant comme
cela est le cas dans le mode de réalisation représenté, l'interface avant 5 et l'interface
arrière 6 sont des pièces indépendantes qui sont fixées sur le ski, et sur lesquelles
la butée 2 et la talonnière 3 sont fixées.
[0048] Dans la configuration décrite ici, lorsque la jambe du skieur est soumise à des efforts
orientés dans le plan horizontal du ski, y compris des efforts de torsion autour d'un
axe vertical, c'est la butée avant 2 qui déclenche et libère la chaussure. Lorsque
la jambe du skieur est soumise à des efforts orientés dans un plan vertical, c'est
l'élément de retenue arrière qui déclenche.
[0049] Bien entendu, cette configuration n'est pas limitative et toute configuration d'élément
de retenue à déclenchement mécanique est envisageable.
[0050] L'élément de retenue avant, la butée 2, comprend une glissière dans laquelle le corps
de l'élément de retenue avant 2 peut coulisser. C'est le coulissement de la butée
2 dans la glissière qui constitue le déclenchement supplémentaire. Le déclenchement
supplémentaire est commandé par le dispositif de déclenchement 4 selon l'invention.
[0051] On parle ici de déclenchement supplémentaire dans la mesure où, ce déclenchement
s'ajoute aux deux déclenchements traditionnellement connus dans le domaine du ski
alpin, c'est-à-dire le déclenchement de la butée 2 et le déclenchement de la talonnière
3.
[0052] Alors que le déclenchement de la butée 2 et le déclenchement de la talonnière 3 sont
purement mécaniques, le déclenchement supplémentaire, piloté par le dispositif de
déclenchement selon l'invention est un déclenchement commandé par l'électronique.
Le pilotage du dispositif supplémentaire par des moyens électroniques offre bien entendu
de nombreux avantages par rapport au déclenchement mécanique. On peut par exemple
prévoir un déclenchement qui dépend du temps pendant lequel les efforts sont appliqués
sur la jambe de l'utilisateur, On peut également prévoir un déclenchement commandé
directement par l'utilisation, par exemple à l'aide d'un bouton placé sur la poignée
du bâton ou sur le ski lui-même.
[0053] Le dispositif de l'invention ne se limite pas à être utilisé comme un dispositif
de déclenchement, qui génère un déclenchement supplémentaire aux déclenchements des
éléments de retenue avant et arrière. En effet, on pourra utiliser le dispositif selon
l'invention comme mécanisme unique de déclenchement, par exemple qui serait associé
à des éléments de retenue avant et arrière non-déclenchables tels que des étriers.
[0054] Le dispositif de déclenchement 4 selon l'invention comprend un boîtier 8 qui est
placé sur le ski entre l'interface avant 5 et l'interface arrière 6.
[0055] La figure 3 représente une vue de dessous du boîtier 8 du dispositif de déclenchement
4. Le boîtier 8 est fixé sur le ski par l'intermédiaire de quatre vis, non représentées
sur cette figure, qui traversent quatre trous 49 ménagés sur le boîtier 8. Le boîtier
8 comprend une pluralité de cavités 56 dans lesquelles sont insérés les différentes
pièces et éléments constituant le dispositif de commande 4. Ces cavités sont refermées
par un couvercle 7 qui est maintenu sur le boîtier par l'intermédiaire de six vis,
non représentées. Le dispositif de déclenchement comprend un moteur 9 placé et retenu
par coincement dans une des cavités du boîtier 8. Une came 11 est fixée sur l'arbre
de sortie du moteur 9 et elle est entraînée en rotation par le moteur 9. Un levier
12 est placé dans une autre cavité du boîtier 8. Il est monté pivotant par rapport
au boîtier à l'aide d'une première goupille 50. Le déclencheur 10 est également monté
pivotant dans le boîtier par l'intermédiaire de deux ergots 52 qui sont des excroissances
faisant saillie de celui-ci et qui sont reçus dans des sièges correspondant ménagés
dans le boîtier et dans le couvercle 7. La tringle 27 est montée coulissante dans
une cavité cylindrique du boîtier.
[0056] Comme on peut le voir aux figures 3 et 4, le dispositif de verrouillage comprend
un verrou 32 sur lequel est ménagée une came de verrou 34. Il comprend également un
cliquet 16 monté pivotant par rapport au boîtier à l'aide d'une deuxième goupille
51 et une manette 33 permettant l'actionnement.
[0057] Le dispositif de déclenchement 4 selon l'invention comprend également deux barreaux
13 fixés sur le boîtier par l'intermédiaire de plaquettes 14 et sur lesquelles peuvent
être fixés les capteurs d'efforts 43.
[0058] L'électronique du dispositif de déclenchement 4 est placée sur une plaque principale
36 laquelle est reçue dans une des cavités du boîtier 8. La plaque principale 36 est
reliée au moteur par l'intermédiaire d'un câble moteur 39, au capteur 43 par l'intermédiaire
d'un câble capteur 42, ainsi qu'à une plaque "fin de course" 37 se trouvant à proximité
du cliquet 16 et du déclencheur 10.
[0059] Pour des raisons de simplification dans l'explication du fonctionnement du dispositif
de déclenchement 4, on a représenté à la figure 4 toutes les pièces mécaniques de
celui-ci sans en représenter ni les éléments électriques ni le boîtier.
[0060] Le moteur 9 n'a pas été représenté mais l'axe autour duquel il tourne, l'axe A1 est
représenté en trait mixte fin. La came 11 est également rotative, car entraînée par
le moteur 9, autour de l'axe A1. La came 11 comprend un corps cylindrique 54 et une
platine 17. La platine 17 est parcourue par un chemin de came 18 qui prend la forme
d'une gorge 19. Cette gorge 19 reçoit le doigt moteur 35 du levier 12.
[0061] Le levier 12 est monté pivotant, autour d'un axe A2 matérialisé sur le dessin par
un trait mixte fin, et constitué dans la réalité par une première goupille 50. Le
levier 12 comprend une grande manivelle 20, à l'extrémité de laquelle se trouve le
doigt moteur 35, ainsi qu'une petite manivelle 21, à l'extrémité de laquelle se trouve
le doigt de retenue 22. Le doigt moteur 35 est réalisé par un fil métallique qui est
inséré en force dans une cavité cylindrique du levier et qui fait saillie depuis le
levier d'une distance telle qu'elle peut venir pénétrer dans la gorge 19 de la came
11. Le doigt de retenue 22 qui est soumis à des efforts plus importants que le doigt
moteur 35 est également constitué par un fil métallique inséré en force dans une cavité
circulaire du levier 12, mais il comprend également une excroissance 57 du levier
qui sert d'appui audit fil métallique. Les fils métalliques utilisés sont par exemple
des brins de ressort. Ils permettent des pressions d'appui locales très élevées.
[0062] On pourra, bien entendu également réaliser le levier en une seule pièce.
[0063] Le levier 12 est représenté à la figure 4 en position de fermeture. Cette position
correspond à la position qu'occupe le dispositif de déclenchement lorsque la chaussure
est maintenue dans le dispositif de fixation. Lorsqu'il est dans cette position de
fermeture, le doigt de retenue 22 est au contact de la dent de commande 24 ménagée
sur le déclencheur 10. Dans cette position de fermeture, le contact entre la dent
de commande 24 et le doigt de retenue est maintenu grâce à la pression de la lame
ressort 23 qui est fixée sur le déclencheur 10 et prend appui sur une des parois du
boîtier 8.
[0064] Le déclencheur 10 est monté pivotant autour d'un axe A3, lequel est perpendiculaire
aux axes A1 et A2. Il comprend une dent de déclenchement 25 prévue pour venir s'encastrer
dans une encoche 28 ménagée à l'une des extrémités de la tringle 27.
[0065] L'autre extrémité de la tringle 27 n'est pas représentée sur cette figure. Cette
autre extrémité est reliée à l'élément de retenue de la chaussure qui est apte à s'éloigner
de façon à réaliser le déclenchement et la libération de la chaussure. Dans l'exemple
représente ici, l'élément de retenue qui est apte à s'éloigner est la butée 2. Le
dispositif de déclenchement comprend également un dispositif de verrouillage. Le dispositif
de verrouillage 53 a pour fonction de maintenir le dispositif de déclenchement 4 à
l'état de fermeture. Ainsi quelles que soient les conditions mesurées par le capteur,
le déclencheur 10 ne peut pas basculer et par conséquent ne peut pas libérer la tringle
27.
[0066] Un tel dispositif de verrouillage est particulièrement intéressant car si l'énergie
électrique alimentant le circuit électronique de commande vient à faire défaut, ou
si le circuit électronique est défaillant, on court le risque de déclenchement intempestif.
Aussi, le dispositif de verrouillage permet de réenclencher le dispositif de déclenchement
4 si l'alimentation électrique vient à manquer alors que le dispositif est en position
ouverte. D'autre part, lors des procédures de test du fonctionnement des déclenchements
mécaniques du dispositif de fixation, c'est-à-dire de la talonnière et de la butée,
en vue de la vérification de conformité aux normes ou lors du stockage de longue durée,
il est important de mettre hors circuit le déclenchement supplémentaire, de façon
à ne pas perturber la vérification de la conformité aux normes.
[0067] Le dispositif de verrouillage 53 comprend un verrou 32 sur lequel est ménagée une
came de verrou 33, ce verrou est actionné par une manette 33 et il agit sur le déclencheur
10 par l'intermédiaire d'un cliquet 16. Le cliquet 16 est monté pivotant autour d'un
axe A4 matérialisé par une deuxième goupille 51. Le cliquet 16 comprend une première
butée 29 destinée à venir en contact avec une dent de verrouillage 26 ménagée sur
le déclencheur 10. Il comprend également une deuxième butée 30, un ancrage 55 destiné
à un ressort de verrou 31, et disposé sur le cliquet 16 en opposition, par rapport
à l'axe A4 de la deuxième butée 30. Ainsi, le ressort qui travaille en compression
maintient la deuxième butée 30 en contact contre la came de verrou 34 du verrou 32.
[0068] La came de verrou 34 comprend principalement deux portions : une portion de "verrouillage"
et une portion de "déverrouillage". La figure 4 représente le dispositif de verrouillage
en position de "verrouillage". Dans cette position la portion de la came 34 qui est
au contact du cliquet est la portion de "verrouillage". Le cliquet 16 est alors poussé
en direction du déclencheur 10 et ainsi, la dent de verrouillage 26 est en contact
avec la première butée 29. D'autre part le déclencheur 10 est contraint en rotation
dans le sens S par la lame de ressort 23. Ainsi le contact dent de verrouillage 26
et première butée 29 se fait parfaitement. Il est à noter que la tringle bloque la
rotation du déclencheur 10 dans le sens inverse du sens S, si bien que dans cette
position de verrouillage du dispositif de verrouillage et de fermeture du dispositif
de déclenchement 4 le déclencheur 10 est bloqué en rotation dans les deux sens.
[0069] Une action de l'utilisateur sur la manette 33, lui faisant effectuer un demi-tour,
fait tourner le verrou 32 d'un demi-tour. C'est alors la portion de "déverrouillage"
de la came de verrou 34 qui se trouve au regard de la deuxième butée 30. Le ressort
de verrou 31 assure que le contact entre la deuxième butée et la portion de la came
est bien maintenue. Dans cette position du cliquet 16, la première butée 29 n'est
plus en regard de la dent de verrouillage 26. Ainsi le cliquet n'empêche pas la rotation
du déclencheur 10 dans le sens S, dit sens libératoire.
[0070] La figure 5 représente une vue partielle du dispositif de déclenchement 4 prise par
le dessus de celui-ci de façon à représenter d'autres éléments de celui-ci.
[0071] La plaque principale 36 supporte l'équipement électronique du dispositif de déclenchement
4. Celui-ci comprend un circuit imprimé, un dispositif d'entrée et de sortie, lequel
est relié au module d'acquisition / visualisation.
[0072] La plaque principale 36 est reliée au moteur 9 par l'intermédiaire d'un câble moteur
39. La plaque principale 36 est également reliée au capteur 43 ménagé sur le barreau
13. La plaque principale 36 est également reliée à une plaque "fin de course" 37 située
à proximité du dispositif de verrouillage 53 et du déclencheur 10.
[0073] La plaque "fin de course" 37 comprend un capteur "fin de course" du déclencheur 59,
placé en correspondance avec l'ailette du déclencheur 40 et un capteur "fin de course"
du cliquet 60, placé en correspondance avec l'ailette du cliquet 41. Les capteurs
"fin de course" permettent au dispositif électronique de connaître en permanence la
position du déclencheur 10 et du cliquet 16. Le capteur 43 placé sur la barreau 13
informe les moyens électroniques du dispositif de déclenchement 4 des efforts auxquels
est soumise la chaussure, c'est à dire la jambe de l'utilisateur.
[0074] La figure 6 représente une vue de face de la platine 17 de la came 11. La platine
17 est parcourue par un chemin de came 18 qui prend la forme d'une gorge 19. Cette
gorge reçoit le doigt moteur 35. Pour des raisons d'explication, le chemin de came
est représenté par le trajet fait par l'axe médian du doigt moteur 35. Le chemin de
came 18 se décompose en trois parties distinctes et contiguës : une rampe initiale
44, une rampe de déclenchement 45 et une rampe finale 46.
[0075] La rampe initiale 44 correspond au trajet suivi par le doigt moteur 35 depuis sa
position de repos matérialisé par le point C1 sur la figure 6 jusqu'à une position
matérialisée par le point C2. Cette rampe initiale se caractérise par le fait qu'elle
correspond à un arc de cercle centré sur l'axe A1 et faisant un rayon égal à Rmin.
[0076] Cet arc de cercle C1-C2 définit un secteur angulaire d'angle α1 sensiblement égal
à 130°.
[0077] Grâce à cette configuration de la rampe initiale 44 dans la première phase de rotation
du moteur 9, le doigt moteur 35 exerce sur l'axe moteur un couple proche de zéro.
En effet cette première phase de rotation du moteur se fait à rayon constant pour
la position du doigt moteur 35 sur la came. Par conséquent pendant cette phase le
couple délivré par le moteur n'est utilisé que pour vaincre sa propre inertie.
[0078] Avantageusement, le rayon de la rampe initiale Rmin est très petit, notamment inférieur
à 2 mm.
[0079] On pourra également envisager que la rampe initiale 44 ne se fasse pas à rayon constant,
mais plutôt avec un rayon qui varie très peu, par exemple un rayon dont la variation
entre C1 et C2 qui ne dépasse pas 20%.
[0080] La deuxième partie du chemin de came 18 est la rampe 45. Cette rampe de déclenchement
correspond à un trajet du doigt moteur 35 entre le point C2 placé à une distance Rmin
de l'axe A1 et un point C3 placé à une distance Rmax de l'axe A1. La rampe de déclenchement
45 occupe par rapport à l'axe A1 un secteur angulaire d'angle α2.
[0081] Lorsque le doigt moteur 35 passe du point C2 au point C3, le levier 12 bascule de
la position de fermeture (telle que représentée à la figure 4) vers la position d'ouverture.
Dans cette position le doigt de retenue 22 n'est plus en contact avec la dent de commande
24. Deux possibilités existent pour la position du déclencheur 10.
[0082] Dans la première, le dispositif de verrouillage est en position de "verrouillage"
(telle que représentée à la figure 4). Bien que le doigt de retenue 22 n'empêche pas
le déclencheur 10 de pivoter dans le sens libératoire S, ce dernier ne tourne pas
car il en est empêché par le contact entre la dent de verrouillage 26 et la première
butée 29. Comme nous l'avons vu précédemment, cette première possibilité correspond
où l'on désire un fonctionnement "classique" du système de fixation, c'ost-â-dire
où seuls les déclenchements de la butée 2 ou de la talonnière peuvent avoir lieu.
[0083] La deuxième possibilité correspond au fonctionnement normal du dispositif de déclenchement.
Le dispositif de déverrouillage est en position de déverrouillage et le cliquet 16
n'empêche pas le déclencheur de tourner dans le sens libératoire S. Lorsqu'il n'y
a plus contact entre le doigt de retenue 22 et la dent de commande 24, le déclencheur
10, poussé par la lame ressort 23, est entraîné dans le sens libératoire S, la dent
de déclenchement 25 sort de l'encoche 28 et la tringle 27 est libérée. Le coulissement
de la tringle 27 entraîne celui de la butée 2, ce qui a pour conséquence la libération
de la chaussure.
[0084] La troisième partie du chemin de came 18 est appelée rampe finale 46. Elle correspond
à un trajet du doigt moteur 35 entre le point C3 et le point C4. Il s'agit d'un arc
de cercle ou d'une droite qui se caractérise par le fait qu'elle est à rayon constant
ou quasi-constant par rapport à l'axe A1. Elle occupe un secteur angulaire d'angle
α3 sensiblement égal à 10°. Lorsque le doigt moteur 35 se trouve dans la rampe finale,
il n'exerce plus d'effort sur la came 11 si bien que le moteur n'est plus amené à
délivrer un couple important. Étant donné que le couple délivré par un moteur électromagnétique
est proportionnel au courant qu'il consomme, le suivi de sa consommation électrique
permet de savoir à quel moment le doigt moteur 35 a atteint sa position finale et
par conséquent à quel moment il faut cesser d'alimenter le moteur 9.
[0085] Le moteur 9 est un moteur électromagnétique rotatif ou autre qui dispense un faible
couple de l'ordre de 1 mN.m (milliNewton.mètre). Le dispositif de déclenchement ne
comporte pas de train d'engrenage sur l'arbre de sortie du moteur, or on sait que
les trains d'engrenage sont consommateurs d'énergie. La démultiplication des efforts
est obtenue par une disposition particulière du levier 12 et du basculeur 10.
[0086] La disposition particulière du levier 12 et du basculeur 10 comprend notamment la
forme de chacune de ces deux pièces, les distances qui séparent les points de contact
et les axes de rotation A2 et A3 et les pentes des surfaces de contact entre les différentes
pièces.
[0087] La longueur L1 de ladite grande manivelle est supérieure à 2 fois la longueur L2
de ladite petite manivelle, de préférence supérieure à 2,7 fois. Dans l'exemple décrit
le rapport L1/L2 est égal à 3.
[0088] La distance D1 séparant ladite dent de commande de l'axe A3 est supérieure à 3 fois
la distance D2 séparant ladite dent de déclenchement de l'axe A3, de préférence supérieure
à 3,7 fois. Dans l'exemple décrit le rapport D1/D2 est égal à 5.
[0089] D'autre part, l'orientation des surfaces de contact entre les pièces contribue à
la démultiplication des efforts. C'est notamment le cas au niveau des liaisons tringle/déclencheur
et déclencheur/levier.
[0090] La figure 8 illustre la méthode de détermination de la pente de la surface de contact
de la liaison tringle/déclencheur, qu'on appelle première surface de contact 62.
[0091] Pour déterminer cette pente on prend en compte le frottement dans la liaison pivot
du déclencheur par rapport au boîtier 8 et au couvercle 7. Cette liaison pivot est
assurée par deux ergots 52 qui sont reçus dans des paliers de liaison ménagés dans
le boîtier et le couvercle. Ces paliers ont un rayon R52.
[0092] On représente graphiquement le frottement dans la liaison pivot par un cercle K1
de rayon R1 = R52 x Sin ϕ1, où ϕ1 est le coefficient de frottement dans la liaison
pivot entre le déclencheur 10 et les paliers de liaison 61.
[0093] On détermine alors la pente du contact tringle/déclencheur en tenant compte du coefficient
de frottement ϕ2 entre ces deux pièces. La direction de l'effort de contact de la
tringle sur le déclencheur est déterminée en relation avec la normale au point de
contact "tringle/déclencheur" 65. Pour ne pas créer un arc-boutement du système et
un blocage de celui-ci, on doit s'assurer que la direction de l'effort de contact
65 reste au-dessus du cercle K1.
[0094] De manière similaire, le levier 12 doit avoir tendance à basculer lorsque le déclencheur
veut tourner. La figure 9 illustre la méthode de détermination de la pente de la surface
de contact entre le déclencheur et le levier, lequel surface de contact étant ménagée
sur la dent de commande 24.
[0095] Le levier 12 est monté pivotant par l'intermédiaire d'une première goupille 50 de
rayon R50. Prenant en compte le frottement dans la liaison pivot créée par cette première
goupille 50, on la représente par un cercle K2 de rayon R2 = R50 x Sin ϕ3, où ϕ3 est
le coefficient de frottement dans la liaison pivot.
[0096] La direction de l'effort de contact 66 entre le déclencheur 10 et le levier 12 est
déterminée par rapport à la normale au point de contact "déclencheur/levier" 67 en
tenant compte du coefficient de frottement ϕ4 du déclencheur 10 sur le levier 12.
[0097] On détermine alors la pente de la deuxième surface de contact 63 de façon que la
direction de l'effort du contact 66 reste hors du cercle K2.
[0098] Compte tenu de la taille du, système, de l'énergie disponible, et de la rapidité
du déclenchement, nous utilisons un moteur petit et à faible couple. Il faut donc
que l'effort nécessaire au déverrouillage du système soit très faible.
[0099] De ce fait, il est impératif de connaître au mieux les coefficients de frottement
pour chaque liaison afin d'optimiser les géométries des surfaces de frottement entre
les différentes pièces : compromis entre arc-boutement et effort transmis.
[0100] Par cette disposition particulière du levier et du basculeur, on réalise une démultiplication
telle que, alors que en position fermée la tringle est soumise à un effort d'environ
120 daN, la libération est commandée par un moteur délivrant un couple de 0,5 mN.m.
[0101] L'utilisation et le fonctionnement du dispositif de déclenchement selon l'invention
vont maintenant être expliqués.
[0102] Tout d'abord l'utilisateur, ou le technicien, si celui-ci n'a pas les compétences
techniques suffisantes pour régler les fixations prend sa paire de skis et vérifie
que tous les éléments nécessaires à sa sécurité sont bien présents. La première vérification
concerne les éléments de retenue avant et arrière classiques. Pour ce faire l'utilisateur
s'assure que la manette 33 du dispositif de verrouillage 53 se trouve bien dans la
position de "verrouillage". Lorsque le dispositif de verrouillage est en position
de verrouillage le dispositif de déclenchement 4 est inopérant et l'utilisateur, ou
le technicien, peut régler la talonnière 3 ou la butée 2. Nous n'entrerons pas dans
le détail de ces réglages car ils sont largement connus dans l'art antérieur. Nous
dirons simplement que ces réglages comprennent à la fois un réglage longueur et le
tarage des ressorts contenus dans la butée 2 et dans la talonnière 3.
[0103] Ensuite l'utilisateur replace la manette 33 en position de "déverrouillage" en lui
faisant faire une rotation de 180° autour de son axe. L'utilisateur va alors utiliser
le module d'acquisition/visualisation 58, lequel comprend un écran de visualisation
et un ou plusieurs boutons d'acquisition ou un curseur, ou tout autre moyen d'échange
d'information. Le module d'acquisition/visualisation 58 est utilisé pour des vérifications
d'usage : le dispositif de déclenchement est il allumé, dispose t-il de suffisamment
d'énergie (la pile est elle chargée), et permet à l'utilisateur de rentrer certaines
données sur son niveau technique de ski, sur l'état de la neige.
[0104] Bien entendu ces vérifications préalables ne sont pas toujours nécessaires si le
même utilisateur utilise à plusieurs reprises ses skis.
[0105] Une fois les vérifications faites l'utilisateur peut chausser ses skis et commencer
à skier. Lors de la pratique de ski plusieurs cas peuvent se présenter et pour des
raisons de simplification nous allons en exposer que trois.
[0106] Premier cas de figure, l'utilisateur fait une chute rapide vers l'avant dans l'axe
des skis. Dans ce cas c'est la talonnière 3 qui déclenche et libère la chaussure
[0107] Dans le deuxième cas l'utilisateur subit une torsion rapide de la jambe. Dans ce
cas c'est la butée 2 qui déclenche et libère la chaussure.
[0108] Les deux premiers cas de figure sont des situations de déclenchement classique, en
tout cas les situations de déclenchement sont résolues par les dispositifs de fixation
tels qu'ils sont connus actuellement sur le marché.
[0109] Dans le troisième cas de figure la torsion de la jambe / ou le basculement vers l'avant
de la jambe ne sont pas aussi rapides. Ou encore ces efforts n'atteignent pas le seuil
de déclenchement de la butée 2 ou de la talonnière 3, mais ils sont appliqués pendant
une période telle qu'ils peuvent mettre en danger l'utilisateur. On notera que ce
dernier cas se produit souvent lors des chutes à l'arrêt.
[0110] C'est dans ce troisième cas de figure que le dispositif de déclenchement entre en
lisse. Le capteur 43 placé sur le barreau 13 mesure constamment les efforts auxquels
la butée est soumise, et par son intermédiaire les efforts auxquels la chaussure et
la jambe de l'utilisateur sont soumises. La valeur de ces efforts est constamment
analysée par le circuit électronique présent sur la plaque principale 36. Le circuit
électronique contient la programmation d'une loi de déclenchement qui détermine en
fonction de la valeur des efforts et du temps pendant lequel ceux-ci sont appliqués
sur la jambe de l'utilisateur, si le déclenchement doit ou non être commandé.
[0111] Lorsque le déclenchement doit être commandé, le signal est envoyé au moteur 9. La
rotation du moteur et de la came entraîne le basculement du levier 12 jusqu'à ce qu'il
atteigne la position d'ouverture. Lorsque le levier 12 a atteint sa position d'ouverture
il n'exerce plus aucune obstruction au basculeur 10, lequel peut pivoter dans le sens
libératoire S. La tringle 27 est libérée et étant donné qu'elle est liée en translation
avec la butée 2 les efforts exercés sur la butée entraînent la tringle 27. La butée
2 s'éloigne de la talonnière et la chaussure est libérée.
[0112] Pour pouvoir recommencer la pratique, l'utilisateur doit réarmer le dispositif de
fixation. Dans le cas où le dispositif de déclenchement 4 a opéré un déclenchement,
le réarmement se fait en poussant la butée 2 en direction de la talonnière 3. Ce mouvement
entraîne également la translation de la tringle 27 vers le basculeur 10, celui-ci
étant toujours en position d'ouverture. Dès que l'extrémité de la tringle entre en
contact avec le déclencheur 10 il s'ensuit une rotation de ce dernier dans le sens
opposé au sens libératoire S. Cette rotation amène la dent de déclenchement 25 dans
l'encoche 28 de la tringle. Le circuit électronique placé sur la plaque principale
36 est informé du retour du déclencheur 10 dans sa position de fermeture grâce au
capteur fin de course placé sur la plaque "fin de course", lequel coopère avec l'ailette
40 du déclencheur. Le circuit électronique peut alors alimenter le moteur 9 de façon
à ce qu'il tourne dans le sens inverse ramenant la came 11 dans sa position initiale.
La came 11 replace le levier 12 en position de fermeture et le doigt de retenue 22
vient se placer au contact de la dent de commande 24. Le dispositif de déclenchement
est alors revenu en position de fermeture, réarmé, et l'utilisateur peut à nouveau
chausser ses skis en toute sécurité.
[0113] La figure 7 décrit une vue partielle d'un deuxième mode de réalisation de l'invention.
Seuls les éléments mécaniques mobiles ont été représentés sur cette figure. Le boîtier,
le couvercle ainsi que les éléments électroniques n'y sont pas représentés. Le moteur
9 entraîne une came 11. La came 11 comprend un chemin de came dont la partie initiale
est quasiment centrée sur l'axe de rotation du moteur A1. Un levier 12 est monté pivotant
autour d'un axe A2 à l'aide d'une première goupille 51. Ce levier comprend une grande
manivelle 20 à l'extrémité de laquelle se trouve un doigt qui suit le chemin de came
ménagé dans la came 11, ainsi qu'une petite manivelle 21 qui lorsque le levier 12
est en position de fermeture retient une dent de commande 24 du déclencheur 10. Le
déclencheur 10 est monté pivotant autour d'un axe A3 à l'aide d'une deuxième goupille
52. L'axe A3 est parallèle à l'axe A2 et à l'axe A1. Une dent de déclenchement 25
est ménagée sur le déclencheur 10, elle retient la tringle 27.
[0114] La figure 10 représente une vue de face de la came 11 du dispositif représenté à
la figure 7. La came 11 est parcourue par un chemin de came 18 qui prend la forme
d'une gorge 19. Cette gorge reçoit le doigt moteur 35. Pour des raisons d'explication,
le chemin de came est représenté par le trajet fait par l'axe médian du doigt moteur
35. Le chemin de came 18 se décompose en trois parties distinctes et contiguës : une
rampe initiale 44, une rampe de déclenchement 45 et une rampe finale 46.
[0115] La rampe initiale 44 correspond au trajet suivi par le doigt moteur 35 depuis sa
position de repos matérialisé par le point C1 sur la figure 6 jusqu'à une position
matérialisée par le point C2. Cette rampe initiale se caractérise par le fait qu'elle
correspond à un arc de cercle centré sur l'axe A1 et faisant un rayon égal à Rmin.
[0116] Cet arc de cercle C1-C2 définit un secteur angulaire d'angle al sensiblement égal
à 130°.
[0117] Grâce à cette configuration de la rampe initiale 44 dans la première phase de rotation
du moteur 9, le doigt moteur 35 n'exerce aucun effort sur la came 11. En effet cette
première phase de rotation du moteur se fait à rayon constant pour la position du
doigt moteur 35 sur la came. Par conséquent pendant cette phase le couple délivré
par le moteur n'est utilisé que pour vaincre sa propre inertie.
[0118] Avantageusement, le rayon de la rampe initiale Rmin est très petit, notamment inférieur
à 2 mm.
[0119] La deuxième partie du chemin de came 18 est la rampe 45. Cette rampe de déclenchement
correspond à un trajet du doigt moteur 35 entre le point C2 placé à une distance Rmin
de l'axe A1 et un point C3 placé à une distance Rmax de l'axe A1. La rampe de déclenchement
45 occupe par rapport à l'axe A1 un secteur angulaire d'angle α2.
[0120] Lorsque le doigt moteur 35 passe du point C2 au point C3, le levier 12 bascule de
la position de fermeture vers la position d'ouverture. Dans cette position la petite
manivelle 21 n'est plus en contact avec la dent de commande 24. Le déclencheur 10,
est alors libre de tourner dans le sens libératoire, la dent de déclenchement 25 sort
de l'encoche 28 et la tringle 27 est libérée. Le coulissement de la tringle 27 entraîne
celui de la butée 2, ce qui a pour conséquence la libération de la chaussure.
[0121] La troisième partie du chemin de came 18 est appelée rampe finale 46. Elle correspond
à un trajet du doigt moteur 35 entre le point C3 et le point C4. Il s'agit d'un arc
de cercle ou d'une droite qui se caractérise par le fait qu'elle est à rayon constant
ou quasi-constant par rapport à l'axe A1. Elle occupe un secteur angulaire d'angle
α3 sensiblement égal à 10°. Lorsque le doigt moteur 35 se trouve dans la rampe finale,
il n'exerce plus d'effort sur la came 11 si bien que le moteur n'est plus amené à
délivrer un couple important. Etant donné que le couple délivré par un moteur électromagnétique
est proportionnel au courant qu'il consomme, le suivi de sa consommation électrique
permet de savoir à quel moment le doigt moteur 35 a atteint sa position finale et
par conséquent à quel moment il faut cesser d'alimenter le moteur 9.
[0122] L'invention ne se limite pas aux deux modes de réalisation décrits ici à titre d'exemple,
mais couvre toute réalisation équivalent.
1. Dispositif de déclenchement (4) pour un dispositif de fixation (47) d'une chaussure
(48) sur une planche de glisse (1) comportant un moteur (9) rotatif d'axe A1, sur
l'arbre de sortie duquel une came (11) est fixée; un levier (12) pivotant autour d'un
axe A2 entre une position de fermeture et une position d'ouverture et ayant une grande
manivelle (20), laquelle est en contact avec ladite came (11), et une petite manivelle
(21) ; un déclencheur (10) qui comprend au moins une dent de commande (24), laquelle
est en contact avec ladite petite manivelle (21) lorsque ledit levier (12) est en
position de fermeture, et au moins une dent de déclenchement (25) ; une tringle (27),
apte à prendre une position de fermeture et une position d'ouverture, ladite tringle
(27) étant munie d'une encoche (28), dans laquelle ladite dent de déclenchement (25)
est en prise lorsque ladite tringle (27) est en position de fermeture.
2. Dispositif de déclenchement (4) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite came (11) comprend une platine (17) sur laquelle est tracé un chemin de came
(18) et ledit chemin de came (18) comprend au moins deux portions distinctes, contigües
et appelées rampe initiale (44) et rampe de déclenchement (45), ladite rampe initiale
(44) consistant en un arc dont la variation de rayon à l'axe A1 est inférieur à 20%,
de préférence nulle et occupant un secteur angulaire supérieur à 90°.
3. Dispositif de déclenchement (4) selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite rampe initiale (44) correspond à un trajet du doigt moteur (35) faisant sensiblement
un arc angulaire, d'angle α1, centré sur l'axe A1 et de rayon Rmin et en ce que ladite rampe de déclenchement (45) correspond à un trajet du doigt moteur (35) entre
ledit point C2, placé à une distance Rmin de l'axe A1 et un point C3, placé à une
distance Rmax de l'axe A1 et occupant, par rapport à l'axe A1, un secteur angulaire,
d'angle α2.
4. Dispositif de déclenchement (4) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit moteur (9) est un moteur pouvant délivrer sur son arbre de sortie un couple
maximal inférieur à 2 mN.m, de préférence inférieur à 1 mN.m.
5. Dispositif de déclenchement (4) selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que ladite platine (17) comprend une troisième portion appelée rampe finale (46), ladite
rampe finale (46) consistant en un arc dont la variation de rayon à l'axe A1 est inférieur
à 20%, ladite rampe finale (46) étant contigüe à ladite rampe de déclenchement (45).
6. Dispositif de déclenchement (4) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la longueur L1 de ladite grande manivelle (20) est supérieure à 2 fois la longueur
L2 de ladite petite manivelle (21).
7. Dispositif de déclenchement (4) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la distance D1 séparant ladite dent de commande (24) de l'axe A3 est supérieure à
3 fois la distance D2 séparant ladite dent de déclenchement (25) de l'axe A3, dé préférence
supérieure à 3,7 fois.
8. Dispositif de déclenchement (4) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la liaison pivot d'axe A3 du déclencheur (10) est assurée par deux ergots (52) qui
sont reçus dans les paliers de liaison (61) lesquels ont un rayon R52, et en ce que
la pente de la surface de contact du déclencheur (10) qui vient en contact avec la
tringle (27) est déterminée de telle façon que la direction de l'effort de contact
(64) de la tringle sur le déclencheur, laquelle est déterminée en relation avec la
normale au point de contact "tringle/déclencheur" (65) en tenant compte du coefficient
de frottement ϕ2, soit en dehors du cercle K1, d'axe A3 et de rayon R1, R1 = R52 x
Sin ϕ1, où ϕ1 est le coefficient de frottement existant entre les ergots (52) et les
paliers de liaison (61).
9. Dispositif de déclenchement (4) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la liaison pivot d'axe A2 du levier (12) est assurée par une première goupille (50)
reçue dans un palier qui a un rayon R50, et en ce que
la pente de la surface de contact du déclencheur (10) qui vient en contact avec le
levier (12) est déterminée de telle façon que la direction de l'effort de contact
(66) du levier sur le déclencheur, laquelle est déterminée en relation avec la normale
au point de contact "levier/déclencheur" (67) en tenant compte du coefficient de frottement
ϕ4, soit en dehors du cercle K2, d'axe A2 et de rayon R2, R2 = R52 x Sin ϕ3, où ϕ3
est le coefficient de frottement existant entre la goupille et le palier qui la reçoit.
10. Dispositif de déclenchement (4) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif de verrouillage (53), qui empêche le désengagement
de ladite dent de déclenchement (25) de ladite encoche (28), ledit dispositif de verrouillage
(53) pouvant être alternativement en position déverrouillée ou en position verrouillée.
11. Dispositif de déclenchement (4) selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit dispositif de verrouillage (53) comprend un cliquet (16) sur lequel est ménagé
une première butée (29), laquelle vient, lorsque ledit dispositif de verrouillage
(53) est en position verrouillée, se mettre au contact d'une dent de verrouillage
(26) ménagée sur ledit déclencheur (10) de façon à en empêcher la rotation dans le
sens libératoire.
12. Dispositif de déclenchement (4) selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit cliquet (16) est monté rotatif autour d'un axe A4 et il comprend une deuxième
butée (30), laquelle est maintenue au contact d'un verrou (32) par l'intermédiaire
d'un ressort de verrou (31).