[0001] La présente invention est relative à des tuiles en bois pour toiture et elle concerne
plus particulièrement la géométrie d'une tuile de type nouveau.
[0002] Les tuiles pour toiture sont habituellement fabriquées en béton, de différentes couleurs
et avec de nombreux profils. Ces tuiles comportent habituellement des zones présentant
des profils de verrouillage le long de leurs bords latéraux aux moyens desquels, lorsqu'elles
sont posées sur une toiture, chaque tuile se trouve verrouillée avec les tuiles adjacentes
de la même rangée. Des efforts considérables ont été faits pour mettre au point des
nouvelles couleurs et de nouveaux profils, par exemple avec des moulures prononcées
afin d'améliorer l'aspect extérieur des tuiles.
[0003] Un avantage procuré par les crêtes et les vallées qui s'étendent longitudinalement
jusqu'au bas de la tuile est qu'elles favorisent l'écoulement des eaux de pluie au
bas des tuiles et réduisent un écoulement dans le sens transversal par exemple sous
l'action d'un vent latéral.
[0004] Le brevet
FR 2 569 748 propose un type de tuile en béton possédant des rainures sur deux côtés opposés de
la tuile permettant le verrouillage de tuiles adjacentes et l'écoulement des eaux
de pluie. Or ce type de tuile ne tient pas compte des contraintes du bois dues à l'hygrométrie
et à la température extérieure. Les variations hygrométriques et thermiques du bois
se traduisent par des variations dimensionnelles importantes en particulier dans le
sens tangentiel des cernes du bois où elles atteignent environs 2,5% par % d'eau absorbée
ou évacuée par le bois. Or, le brevet
FR 2 569 748 nécessite des dimensions assez précises particulièrement pour l'épaulement décrite
dans ce brevet qui ne sont possibles qu'avec des tuiles en béton.
[0005] Les bois employés pour la fabrication des tuiles sont des essences classe 3 ou 4,
c'est-à-dire imputrescibles et très résistantes (Mélèze, châtaignier scié ou fondu,
douglas et cèdre de l'Atlas). Posées dans les règles de l'art, elles offrent une longévité
supérieure à la majorité des matériaux de couverture (quelquefois plusieurs siècles
comme en témoignent les couvertures de châteaux ou d'église ayant dépassé 300 ans).
Les tuiles en cèdre de l'Atlas sont naturellement résistantes aux insectes et aux
termites. Elles sont légères et réduisent le poids sur les charpentes, résistantes
aux effets du vent au-delà de 200 km /h grâce à leurs quatre points d'ancrage par
tuile. De plus, elles permettent de marcher sur la toiture sans risque de casse. Elles
sont géologiquement saines en assurant la continuité des rayonnements telluriques
et cosmiques. Construire en bois est non seulement un moyen de lutter contre les gaz
à effets de serre et de permettre une gestion durable des forêts mais c'est aussi
acquérir un bien qui allie trois composantes essentielles : esthétisme, confort de
vie et économie d'énergie. En effet, la couverture en bois contribue à plus de 70%
d'économie d'énergie, elle offre un confort et une isolation thermique à toute épreuve
tout en faisant remarquer son style particulier.
[0006] Cependant, les toitures à base de tuiles en bois ne sont pas toujours étanches contrairement
à celles contenant des tuiles en béton mais ces dernières posent d'autres problèmes
tels l'isolation, le poids des tuiles ou encore l'aspect esthétique.
[0007] La présente invention a pour objet de pallier un ou plusieurs inconvénients de l'art
antérieur en créant une tuile permettant d'améliorer les performances d'une toiture
par une nouvelle géométrie de tuile en bois.
[0008] Cet objectif est atteint grâce à une tuile en bois
caractérisée en ce qu'elle possède au moins deux décrochements dits décrochements principaux dont chacun
est réalisé sur chaque côté longitudinal de la tuile, chacun des deux décrochements
se trouvant sur une face opposée et chacun des deux décrochements contient au moins
un sillon dit sillon principal dont la largeur est inférieure à la largeur du décrochement
contenant ce sillon de façon que des tuiles de ce type s'emboîtent tête bêche tout
en laissant un jeu à l'emboîtement.
[0009] Selon une autre particularité de l'invention, la tuile est plane.
[0010] Selon une autre particularité de l'invention, la tuile possède un ou plusieurs sillons
analogues aux sillons principaux placés sur les bords restants et de telle sorte qu'il
soit maintenant possible d'emboîter tête bêche les nouvelles tuiles suivant deux directions
du plan défini par la tuile.
[0011] Selon une autre particularité de l'invention, la tuile possède un perçage la traversant
en épaisseur permettant le passage d'un moyen de fixation de diamètre équivalent ou
supérieur au diamètre du perçage.
[0012] Un autre objectif de l'invention est de proposer un procédé d'assemblage permettant
d'améliorer les performances d'assemblage, notamment par un meilleur contrôle du flux
thermique.
[0013] Cet objectif est atteint grâce à un procédé d'assemblage de tuiles conduisant à une
disposition des tuiles dont les décrochements principaux par rapport à la surface
des tuiles sont suivant la ligne de plus grande pente et tels que les tuiles selon
l'invention s'emboîtent tête bêche.
[0014] Selon une autre particularité de l'invention, un procédé d'assemblage est appliqué
à des rangées de tuiles définies comme précédemment,
caractérisé en ce que ces rangées sont superposées selon la ligne de plus grande pente du toit dans le
plan comprenant les poutres horizontales de la toiture et de telle manière que la
partie surface inférieure des tuiles de la rangée supérieure recouvre la surface supérieure
des tuiles de la rangée inférieure.
[0015] Selon une autre particularité de l'invention, un procédé d'assemblage est
caractérisé en ce que, vus en projection, les décrochements principaux des tuiles d'une rangée s'alignent
avec les décrochements principaux des tuiles d'une autre rangée après assemblage.
[0016] Selon une autre particularité de l'invention, un procédé d'assemblage est
caractérisé en ce que, vus en projection, les décrochements principaux des tuiles d'une rangée ne s'alignent
pas avec les décrochements principaux des tuiles d'une autre rangée après assemblage.
[0017] Un autre objectif de l'invention est de proposer un procédé de fabrication d'une
tuile en bois permettant d'améliorer les performances d'assemblage de ce type de tuile
notamment par un meilleur contrôle du flux thermique.
[0018] Cet objectif est atteint grâce à un procédé de fabrication d'une tuile en bois
caractérisé en ce que la tuile subit une opération de fraisage pour former un décrochement selon deux côtés
opposés, chaque décrochement étant réalisé sur une face opposée de la tuile et une
opération de fraisage étant réalisée dans chaque décrochement de deux sillons parallèles
entre eux et d'ouverture sur des faces opposées.
[0019] L'invention, ses caractéristiques et ses avantages apparaîtront plus clairement à
la lecture de la description faite en référence aux figures référencées ci-dessous
:
- la figure 1 représente une vue en perspective d'un exemple de tuile plane avec perçage
et avec un décrochement par rapport à la surface de la tuile et un sillon principal
rectangulaire situés chacun sur deux côtés de la tuile selon l'invention ;
- la figure 2 représente une vue en perspective de l'emboîtement tête bêche de deux
tuiles planes selon l'invention avec un décrochement par rapport à la surface de la
tuile et un sillon principal rectangulaire situés chacun sur deux côtés de la tuile.
- La figure 3 représente une vue en coupe de l'emboîtement tête bêche de deux tuiles
planes selon l'invention avec un exemple de sillon non rectangulaire.
- La figure 4 représente une vue en coupe de la disposition des rangées de tuiles entre
elles lorsque celles-ci ont été placées sur les poutres de la toiture par l'intermédiaire
de clous.
- La figure 5 représente, vu en projection, le toit après assemblage des tuiles lorsque
les décrochements principaux de chaque rangée sont superposés.
- La figure 6 représente, vu en projection, le toit après assemblage des tuiles lorsque
les décrochements principaux de chaque rangée sont décalés de la longueur correspondant
à la moitié de celle d'une tuile dans la dimension perpendiculaire aux sillons principaux.
[0020] L'invention va à présent être décrite en référence aux figures précédemment citées.
Dans toute la suite, le mot tuile désigne un objet de n'importe quelle forme et de
matériau quelconque destiné à protéger les toitures des intempéries.
[0021] Sur une tuile plane selon l'invention par exemple (figure 1) se trouvent deux décrochements
(2) par rapport à la surface de la tuile, chacun est situé de chaque côté longitudinal,
chacun des deux décrochements se trouve sur une face opposée de la tuile. Un sillon
(3) se trouve à l'intérieur de chaque décrochement, la largeur des sillons étant inférieure
à celle du décrochement le comportant. La forme de chaque décrochement (2) ainsi que
la forme de chaque sillon (3) peut pour simplifier être rectangulaire (figure 1) mais
elle n'est pas limitée tant que le procédé d'assemblage tête bêche reste valable (figure
2).
[0022] Le sillon est suffisamment profond et suffisamment espacé du bord longitudinal correspondant
pour éviter le glissement des tuiles dans la direction d'emboîtement (figure 2) ou
encore la rupture d'un des bords longitudinal de la tuile par exemple.
[0023] La profondeur des sillons permet un écoulement de l'eau lorsque les tuiles sont placées
sur la toiture de telle sorte que les sillons soient dans la direction de plus grande
pente d'où la propriété d'étanchéité dans ce type d'assemblage puisque l'écoulement
transversal est alors fortement réduit.
[0024] Le bois subissant des contraintes hygrométriques et thermiques, il est nécessaire
d'adapter la géométrie de la tuile au niveau de l'emboîtement. Pour cela, la largeur
L des sillons (3) à l'intérieur des décrochements est au moins plus grande que la
largeur I de l'épaulement du décrochement donnant un jeu (13) à l'emboîtement. Ceci
permet à la tuile d'avoir la liberté de se dilater ou de se rétracter transversalement
suites à ces contraintes hygrométriques et thermiques.
[0025] Si le bois est très sec, par exemple entre environ 10% à 13% d'humidité, le bois
doit être trempé dans de l'eau claire avant la pose sur la toiture.
[0026] La tuile peut être fixée à la toiture par l'intermédiaire de clous (4), de vis, de
colle, d'adhésif ou autre.
[0027] La tuile peut être plane, auquel cas un moyen de fixation de type clou (4) peut être
disposé sur l'ensemble de la surface de la tuile dont la surface opposée est en contact
avec un liteau (5) de la toiture. Il faut éviter de placer le clou trop près des bords
de la tuile s'il n'y a qu'un point d'attache pour qu'il y ait un certain équilibre
et éviter un mouvement de rotation autour de la fixation car ce mouvement pourrait
nuire à la performance de la fixation, notamment lorsque lorsqu'il s'agit d'une vis
qui peut se desserrer. Le moyen de fixation peut ne pas être localisé comme dans le
cas d'une colle.
[0028] En outre, un seul point d'attache est envisagé afin de laisser libre les variations
des dimensions de la tuile dues à une dilatation ou une rétraction transversale de
la tuile. En effet, deux points d'attache auraient pour effet d'empêcher une libre
dilatation ou une libre rétraction et donc provoquer une dégradation de la tuile pouvant
être traduite par un fendillement de la tuile et/ou une déformation irréversible de
celle-ci.
[0029] La tuile peut être, comme précédemment,
caractérisée en ce qu'elle possède au moins deux décrochements par rapport à la surface de la tuile sur
les deux bords restants et un ou plusieurs sillons analogues aux sillons principaux
placés dans les nouveaux décrochements, ceci de telle sorte qu'il soit possible d'emboîter
comme selon l'invention les nouvelles tuiles mais cette fois-ci suivant deux directions
du plan défini par la tuile. Les nouveaux reliefs ne doivent pas gêner l'emboîtement,
les nouveaux décrochements et sillons ne peuvent donc pas avoir la longueur de la
dimension de la tuile correspondante, auquel cas les nouveaux décrochements et sillons
traverseraient les décrochements et sillons principaux et créeraient un problème d'étanchéité
par rapport au premier type d'emboîtement. Cependant, en raison des problèmes de raccord
avec les autres décrochements et sillons, ce type d'agencement ne peut être étanche
simplement par juxtaposition, à moins d'utiliser des moyens plus complexes, des joints
ou autres.
[0030] Selon un autre moyen de réalisation, la tuile possède un perçage (6) la traversant
en épaisseur, ce perçage peut être étroit par exemple dans le cas d'un clou (4), il
peut être de direction perpendiculaire au plan de la tuile dans le cas où elle est
plane afin d'optimiser la longueur de clou planté dans la poutre. Le perçage sera
de préférence placé à égale distance entre les décrochements principaux et positionné
plutôt vers un des bords vierges afin d'optimiser l'équilibre de la tuile sur la fixation.
Le clou, par exemple, peut ainsi être placé dans le perçage, de façon que sa pointe
soit directement en contact avec la poutre afin de gagner du temps lors de la phase
de plantage du clou. Cela permet aussi de garder le même emplacement des clous sur
toutes les tuiles de manière très simple.
[0031] Le perçage (6) donne aussi la possibilité de remplacer une tuile défectueuse sans
découvrir la toiture. Il suffit d'enlever la tuile défectueuse en la fendant dans
le fil du bois. La vis ou le clou reste en place sur le liteau pour servir de centreur
à la nouvelle tuile par l'intermédiaire de son perçage. Il est alors possible de glisser
la nouvelle tuile pour quelle puisse prendre la place de l'ancienne tuile avec un
point de colle sous la nouvelle tuile pour la maintenir en place.
[0032] Dans le plan de coupe du toit (figure 4), les tuiles sont fixées sur les lattis (5)
horizontaux du toit eux-mêmes fixés sur les chevrons (12) à travers l'écran (éventuel)
de sous toiture (11). Les tuiles sont disposées de telle sorte que la surface inférieure
de la partie inférieure des tuiles de la rangée supérieure recouvre la surface supérieure
de la partie supérieure des tuiles de la rangée inférieure. La dimension dans la direction
des décrochements principaux de la tuile doit être supérieure à l'espacement entre
deux poutres successives horizontales.
[0033] Ce type d'assemblage permet le guidage de l'eau de pluie par les sillons principaux.
Les sillons principaux ayant des directions suivant la ligne de plus grande pente,
l'écoulement est réalisé naturellement.
[0034] Selon un autre exemple de réalisation, les rangées de tuiles assemblées selon l'invention
peuvent être superposées comme précédemment (figure 4) de telle manière que les tuiles
de deux rangées successives vues en projection aient leurs décrochements principaux
alignés (figure 5). Les lignes de plus grande pente observées dans cette vue (9) correspondent
en fait à la partie intérieure de l'un des décrochements par rapport à la surface
d'une tuile. Les pointillés (10) représentent le bord d'une tuile située sous une
autre dans l'emboîtement tête bêche.
[0035] Selon un autre exemple de réalisation, les rangées de tuiles assemblées selon l'invention
peuvent être superposées comme précédemment (figure 4) de telle manière que les tuiles
de deux rangées (7) successives vues en projection aient leurs décrochements principaux
décalés d'une longueur égale à celle de la moitié d'une tuile suivant la direction
d'emboîtement (figure 6). Les lignes de plus grande pente observées dans cette vue
(9) correspondent encore en réalité à la partie intérieure de l'un des décrochements
principaux.
[0036] La présente invention présente les qualités des tuiles en bétons, entre autres leur
étanchéité grâce à la géométrie particulière de la nouvelle tuile en bois. Elle a
de plus les qualités d'une tuile en bois, c'est-à-dire plus légère, esthétique, écologique
et isolante sur le plan thermique et phonique. Elle permet grâce à son dispositif
d'assemblage d'éviter les deux couches traditionnelles qui composent les toits en
bois par la superposition alternée de planches simples et permet ainsi une économie
de bois et un coût moindre.
[0037] Il doit être évident pour les personnes versées dans l'art que la présente invention
permet des modes de réalisation sous de nombreuses autres formes spécifiques sans
l'éloigner du domaine d'application de l'invention comme revendiqué. Par conséquent,
les présents modes de réalisation doivent être considérés à titre d'illustration mais
peuvent être modifiés dans le domaine défini par la portée des revendications jointes.
1. Tuile (1) en bois caractérisée en ce qu'elle possède au moins deux décrochements (2) dits décrochements principaux dont chacun
est réalisé sur chaque côté longitudinal de la tuile, chacun des deux décrochements
se trouvant sur une face opposée et chacun des deux décrochements contient au moins
un sillon (3) dit sillon principal dont la largeur est inférieure à la largeur du
décrochement contenant ce sillon de façon que des tuiles de ce type s'emboîtent tête
bêche tout en laissant un jeu (13) à l'emboîtement.
2. Tuile selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle est plane (1).
3. Tuile selon l'une des revendication 1 et 2 caractérisée en ce qu'elle possède un ou plusieurs sillons analogues aux sillons principaux placés sur les
deux bords restants et de telle sorte qu'il soit possible d'assembler les nouvelles
tuiles mais cette fois-ci suivant deux directions du plan.
4. Tuile selon l'une des revendication 1 à 3 caractérisée en ce qu'elle possède un perçage (6) la traversant en épaisseur permettant le passage d'un
moyen de fixation de diamètre équivalent ou supérieur au diamètre du perçage.
5. Procédé d'assemblage de tuiles selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que les décrochements par rapport à la surface des tuiles sont en position de plus grande
pente après emboîtement tête bêche des tuiles.
6. Procédé d'assemblage selon la revendication 5 de tuiles selon une des revendications
1 ou 2, caractérisé en ce que les rangées (7) de tuiles sont superposées selon la ligne de plus grande pente du
toit dans le plan comprenant les liteaux horizontaux de la toiture et de telle manière
que la surface inférieure de la partie inférieure des tuiles de la rangée supérieure
recouvre la surface supérieure de la partie supérieure des tuiles de la rangée inférieure.
7. Procédé d'assemblage selon la revendication 5 de tuiles selon une des revendications
1 ou 2, caractérisé en ce que, vu en projection, les décrochements principaux des tuiles d'une rangée s'alignent
avec les décrochements principaux des tuiles d'une autre rangée après assemblage.
8. Procédé d'assemblage de tuiles selon la revendication 5 de tuiles selon une des revendications
1 ou 2 caractérisé en ce que vu en projection les décrochements principaux des tuiles d'une rangée ne s'alignent
pas avec les décrochements principaux des tuiles d'une autre rangée après assemblage.
9. Procédé de fabrication d'une tuile en bois caractérisé en ce que la tuile subit une opération de fraisage pour former un décrochement sur deux côtés
opposés de la tuile, chaque décrochement étant réalisé sur une face opposée de la
tuile et une opération de fraisage dans chaque décrochement étant réalisée pour former
deux sillons parallèles entre eux et d'ouverture sur des faces opposées.