[0001] L'invention concerne le domaine de la commande à distance des actionneurs de déplacement
d'un élément mobile dans un bâtiment et plus particulièrement le cas où les ordres
de commande sont émis à partir d'un émetteur radiofréquences auto-alimenté par l'énergie
apportée par l'utilisateur quand il active une touche de commande.
[0002] Un tel émetteur auto-alimenté est décrit par le brevet
EP 1 473 748, avec en particulier six touches de commande. Chaque touche de commande est mécaniquement
connectée à un élément à bascule, commun à plusieurs touches de commande, et à un
contact de commutation. L'élément à bascule est lui-même connecté à un générateur
d'énergie mécano-électrique. Ainsi, l'appui sur une touche de commande permet de générer
l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement de l'émetteur et permet d'identifier
quelle touche a été actionnée à partir de la connaissance du contact de commutation
activé.
[0003] Cependant, pour des questions d'encombrement et de coût, il est préférable d'utiliser
un nombre de contacts de commutation inférieur au nombre de touches. En particulier
dans le domaine de l'invention pour lequel il est courant de grouper fonctionnellement
les touches par ensembles de trois touches relatives à un même actionneur : une touche
de commande de mise en mouvement dans une première direction, une touche de commande
d'arrêt, une touche de commande de mise en mouvement dans une deuxième direction.
[0004] Le but de l'invention est de fournir un émetteur d'ordres remédiant à ces inconvénients
et améliorant les émetteurs d'ordres connus de l'art antérieur. En particulier, l'invention
propose un émetteur d'ordres optimisant les ressources matérielles et énergétiques.
L'invention concerne également des procédés de configuration et de fonctionnement
d'un tel émetteur auto-alimenté. Elle concerne aussi une installation domotique comprenant
au moins un tel émetteur d'ordres.
[0005] L'émetteur d'ordres selon l'invention est défini par la revendication 1.
[0006] Différents modes de réalisation de l'émetteur selon l'invention sont définis par
les revendications dépendantes 2 à 7.
[0007] L'installation domotique selon l'invention comprend au moins un dispositif domotique
commandé en mouvement par un émetteur d'ordres défini précédemment.
[0008] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, trois modes de réalisation d'un émetteur
d'ordres selon l'invention.
La figure 1 représente une installation domotique comprenant un mode de réalisation
d'un émetteur d'ordres auto-alimenté selon l'invention.
La figure 2 représente en vue de côté de ce mode de réalisation d'émetteur d'ordres
auto-alimenté selon l'invention.
La figure 3 représente un premier mode de réalisation d'émetteur d'ordres en vue de
dessus.
La figure 4 représente est un schéma électrique de ce mode de réalisation d'émetteur
d'ordres selon l'invention.
La figure 5 représente un mode d'exécution du procédé de configuration mis en oeuvre
dans l'émetteur d'ordres auto-alimenté selon l'invention.
La figure 6 représente un mode d'exécution du procédé de fonctionnement mis en oeuvre
dans l'émetteur d'ordres auto-alimenté selon l'invention.
La figure 7 représente deux applications d'un émetteur d'ordres selon l'invention.
Les figures 8 à 11 représentent un deuxième mode de réalisation d'un émetteur d'ordres
auto-alimenté selon l'invention.
La figure 12 représente un troisième mode de réalisation d'un émetteur d'ordres auto-alimenté
selon l'invention.
[0009] La figure 1 représente une installation domotique 100 comprenant un émetteur d'ordres
autonome 1 commandant un dispositif domotique 110 comprenant par exemple un actionneur
4 de manoeuvre d'un élément mobile 7. L'émetteur d'ordres est auto-alimenté, c'est-à-dire
que les actions d'un utilisateur sur celui-ci fournissent l'énergie nécessaire à son
fonctionnement. Cet émetteur d'ordres comprend un clavier de commande 2 et un émetteur
de signaux 3, par exemple de signaux radiofréquences, ici représenté par un symbole
d'antenne. L'émetteur d'ordres communique par le biais de signaux, par exemple de
signaux radiofréquences avec l'actionneur 4, comprenant un récepteur de signaux 5,
par exemple de signaux radiofréquences, représenté par un symbole d'antenne, et un
moteur représenté par sa sortie mécanique 6 qui est aussi l'organe de sortie de l'actionneur.
Le récepteur de signaux 5 reçoit les ordres émis par l'émetteur de signaux et les
transforme s'il y lieu en ordres de commande du moteur. La sortie de l'actionneur
est connectée à l'élément mobile 7 pouvant se déplacer selon une première direction
DIR1 ou selon une deuxième direction DIR2 selon la commande appliquée au moteur. L'élément
mobile 7 est installé dans un bâtiment ou à ses abords et se déplace dans un espace
8 du bâtiment, par exemple devant une baie. L'élément mobile est par exemple un volet
roulant, un store de terrasse, une porte de garage ou un portail. Une position particulière
9 est définie sur la trajectoire de l'élément mobile. Il s'agit par exemple d'une
position intermédiaire prédéfinie par l'utilisateur ou par l'installateur, par exemple
une position de « lames ajourées » pour un volet roulant, une position « d'ouverture
piétons » pour un portail.
[0010] Dans une forme de réalisation, le clavier de commande comprend au moins trois touches
de commande. Selon la touche pressée par l'utilisateur, l'émetteur radiofréquences
émet : un ordre de mouvement dans la première direction, un ordre de mouvement dans
la deuxième direction, un ordre d'arrêt.
[0011] Quand l'actionneur reçoit un ordre d'arrêt alors qu'il est déjà à l'arrêt, cet ordre
est interprété comme un ordre d'aller dans la position particulière.
[0012] L'actionneur est muni de dispositifs électromécaniques ou électroniques non représentés
qui permettent d'arrêter automatiquement le moteur quand l'élément mobile arrive en
extrémité de sa trajectoire dans l'espace 8, par exemple en butée haute et en butée
basse s'il s'agit d'un volet roulant.
[0013] La figure 2 représente en vue de côté, et de manière partielle, un premier mode de
réalisation de l'émetteur d'ordres auto-alimenté 1 selon l'invention, tandis que la
figure 3 le représente en vue de dessus.
[0014] Cet émetteur d'ordres présente une structure très proche du dispositif décrit dans
le brevet
EP 1 473 748. Il comprend un module électronique 10, fixé sur une embase 20 par exemple destinée
à être fixée sur une paroi verticale comme c'est le cas avec un interrupteur mural,
un plastron (ou capot) non représenté, et un ensemble de touches de commande, ici
au nombre de six, dont sont visibles une première touche 21 et une deuxième touche
22. Alternativement, l'émetteur d'ordre peut être destiné à être intégré à une télécommande
nomade.
[0015] Le module électronique comprend un premier contact de commutation 11 disposé sous
la première touche et un deuxième contact de commutation 12 disposé sous la deuxième
touche. Il comprend également un premier élément à bascule 13 et un deuxième élément
à bascule 14.
[0016] Comme il sera vu plus loin en figure 4, chacun des deux éléments à bascule est relié
mécaniquement à un même moyen de génération d'énergie 18a.
[0017] Sur la figure 3, les touches de commande sont représentées en transparence pour permettre
la vue de dessus du module électronique 10. L'émetteur d'ordres comprend six touches
de commande référencées 21 à 26. Une troisième touche de commande 23 est disposée
en prolongement de la première touche de commande 21, une quatrième touche de commande
24 est disposée en prolongement de la deuxième touche de commande 22, une cinquième
touche de commande 25 est disposée en prolongement de la troisième touche de commande
et une sixième touche de commande 26 est disposée en prolongement de la quatrième
touche de commande.
[0018] Sur la figure 2, on a représenté un moyen d'articulation 27 des touches, disposé
sur la partie supérieure 17 du module électronique. La première touche est fixée par
une première extrémité supérieure 21 a au moyen d'articulation. Il en est de même
pour la deuxième touche en une deuxième extrémité supérieur 22a. Une première extrémité
inférieure 21 b de la première touche est au contact du premier élément à bascule,
et de même une deuxième extrémité inférieure 22b de la deuxième touche est au contact
du deuxième élément à bascule. La première touche présente, dans sa partie inférieure,
un premier doigt 21 c, disposé en appui sur le premier contact de commutation 11.
La deuxième touche présente, dans sa partie inférieure, un deuxième doigt 22c, disposé
en appui sur le deuxième contact de commutation 12.
[0019] La première touche 21 est représentée au repos, tandis que la deuxième touche 22
est représentée à l'état actif, enfoncée sous l'action d'une force F exercée par le
doigt de l'utilisateur. La deuxième touche a donc pivoté autour du moyen d'articulation
ce qui a pour conséquence de faire pivoter le deuxième élément à bascule 14, et donc
d'engendrer de l'énergie électrique, et d'enfoncer le deuxième contact de commutation
12, et donc de le rendre actif : conducteur s'il s'agit d'un contact normalement ouvert
ou non-conducteur s'il s'agit d'un contact normalement fermé.
[0020] Comme on le constate sur la figure 3, l'émetteur radiofréquences auto-alimenté se
distingue principalement du dispositif décrit dans le brevet
EP 1 473 748 en ce que la structure de la figure 2 ne se répète pas à l'identique pour les six
touches de commande. En effet, aucun contact de commutation n'est disposé sous la
troisième touche de commande 23 et sous la quatrième touche de commande 24. Par contre,
un troisième contact de commutation 15 est disposé sous la cinquième touche de commande
25 et un quatrième contact de commutation 16 est disposé sous la sixième touche de
commande 26.
[0021] Les touches de commande auxquelles sont associées spécifiquement un moyen capteur
d'actionnement tels un contact de commutation forment un premier groupe, ici constitué
par la première, la deuxième, la cinquième et la sixième touche de commande 21, 22,
25, 26.
[0022] Les touches de commande auxquelles n'est associé aucun moyen capteur d'actionnement
tels un contact de commutation forment un deuxième groupe, ici constitué par la troisième
et la quatrième touche de commande 23, 24.
[0023] Les troisième et quatrième touches de commandes sont néanmoins identiques aux autres
touches de commande et leur extrémité inférieure est donc en contact avec le premier
élément à bascule 13 et avec le deuxième élément à bascule 14. Ces deux touches permettent
donc de générer de l'énergie électrique, mais sans qu'il y ait possibilité d'identifier
quelle touche a été activée puisque les deux éléments à bascule actionnent un même
moyen de génération d'énergie.
[0024] Les procédés de configuration et de fonctionnement selon l'invention permettent de
remédier à cet inconvénient et d'en tirer profit, comme il sera décrit plus bas.
[0025] Les contacts de commutation 11, 12, 15 et 16 associées aux touches 21, 22, 25, 26
sont des moyens capteurs d'actionnement des touches de commande du premier ensemble.
En revanche, aucun moyen ne permet d'identifier positivement si les touches de commande
23 et/ou 24 sont actionnées.
[0026] Bien que les contacts de commutation constituent la technologie la plus courante,
toute autre technologie de moyens capteurs peut être utilisée pour détecter l'actionnement
d'une touche.
[0027] Avant cette description, la figure 4 détaille les liens fonctionnels des constituants
d'un émetteur d'ordres auto-alimenté utilisant les procédés d'affectation de touche
et de fonctionnement selon l'invention. Cette figure représente le module électronique
10, comprenant les quatre contacts de commutation 11, 12, 15 et 16, ainsi que les
deux éléments à bascule 13 et 14, déjà décrits. Aussi bien le premier élément à bascule
13 que le deuxième élément à bascule 14 sont reliés mécaniquement à un moyen de génération
d'énergie 18a comme un transducteur mécano-électrique, convertissant en énergie électrique
une partie de l'énergie mécanique fournie par l'élément à bascule. Ce convertisseur
d'énergie utilise par exemple un mécanisme à induction électromagnétique ou encore
à effet piézo-électrique, connus de l'art antérieur. Il est en général relativement
encombrant et/ou coûteux, ce qui justifie qu'un seul transducteur soit utilisé en
association avec les deux éléments à bascule.
[0028] La sortie du moyen de génération d'énergie 18a est reliée à un accumulateur d'énergie
électrique 18b, de type condensateur, comprenant éventuellement des moyens d'adaptation
de tension, de type régulateur. La sortie de l'accumulateur d'énergie électrique 18b
alimente un microcontrôleur 18c, comprenant des moyens logiciels 19 nécessaires en
particulier à la mise en oeuvre du procédé de fonctionnement et/ou du procédé de configuration
selon l'invention. Ainsi, les moyens logiciels comprennent des moyens pour exécuter
chaque étape des procédés et notamment un moyen pour déterminer si un seul moyen capteur
d'actionnement est activé, un moyen d'identification du moyen capteur activé, un moyen
pour provoquer, dans ce cas l'émission, d'un ordre de mise en mouvement en relation
avec le moyen capteur activé et un moyen pour provoquer, si tel n'est pas le cas,
l'émission d'un ordre d'arrêt de mouvement. Ces moyens logiciels peuvent comprendre
des programmes informatiques. Le microcontrôleur analyse l'état des contacts de commutation
11, 12, 15 et 16, du fait d'une liaison électrique entre ces contacts et quatre entrées
du microcontrôleur. De plus, le microcontrôleur est raccordé à l'émetteur radiofréquences
3, ce qui permet le pilotage de celui-ci en fonction des appuis exercés par l'utilisateur
sur les touches de commande.
[0029] Préférentiellement, les quatre contacts de commutation sont également connectés aux
entrées d'une porte logique 51 de type OU EXCLUSIF (active en sortie si une entrée
et une seule est activée) dont la sortie est raccordée au microcontrôleur: une telle
disposition, permet au microcontrôleur en une seule lecture de savoir si un seul des
contacts est activé ou si aucun des contacts n'est activé. Cette porte logique 51
fait partie avec les contacts 11, 12, 15, 16 d'un moyen 50 de détermination pour déterminer
si l'une des touches du deuxième ensemble est actionnée. Ce moyen de détermination
comprend les moyens capteurs 11, 12, 15, 16. De manière équivalente, une seule opération
de lecture d'un même port d'entrée comprenant les quatre entrées permet de savoir
si un des contacts est activé ou si aucun des contacts n'est activé : dans ce cas,
la porte logique 51 est inutile, et la détermination est assurée par le microcontrôleur
18c et les moyens logiciels 19.
[0030] La figure 5 représente un mode d'exécution du procédé de configuration de l'émetteur
d'ordres selon l'invention. La quantité d'énergie électrique provoquée par l'appui
sur une touche étant très limitée, il est important de l'utiliser avec une grande
parcimonie.
[0031] Pour un dispositif domotique à élément mobile, c'est la commande d'arrêt qui présente
en général un caractère de sécurité, notamment vis-à-vis de la protection des personnes,
ce qui justifie qu'elle soit privilégiée par rapport aux autres commandes, en ce qui
concerne la conservation et la récupération d'énergie. Dans certains cas, une commande
de sécurité supplémentaire peut être associée à l'ordre d'arrêt de mouvement : par
exemple un ordre d'inversion rapide de mouvement ou encore un ordre d'ouverture rapide
avec activation d'un signal d'alarme.
[0032] Ainsi, il est choisi d'affecter la fonction STOP ou d'arrêt à une touche de commande
qui ne provoque pas d'activation d'un unique contact de commutation, comme indiqué
par l'étape E0 du procédé d'affectation. Ce choix d'affectation concerne donc les
troisième et quatrième touches de commande sur la figure 3.
[0033] Un avantage supplémentaire de ce choix est qu'il garantit la sécurité par émission
d'une commande d'arrêt de mouvement dans tout cas de défaillance d'un contact de commutation
ou de tout moyen capteur d'actionnement.
[0034] La procédure de configuration permet de configurer des moyens d'association comprenant
par exemple le microcontrôleur 18c et/ou les moyens logiciels 19 qui associent une
touche de commande du deuxième ensemble à un ordre de commande de sécurité du dispositif
domotique 110 de manière à ce que l'émetteur de signaux émette un ordre de commande
d'arrêt au moins lorsque le dispositif est actif et lorsqu'une touche de commande
du deuxième ensemble est actionnée.
[0035] Le choix d'affectation d'une touche du deuxième groupe intercalée entre deux touches
du premier groupe présente en outre l'avantage mécanique d'un meilleur centrage de
l'effort exercé sur l'élément à bascule, donc une meilleure récupération d'énergie
mécanique.
[0036] Enfin, ce choix est optimal quand l'émetteur auto-alimenté est utilisé pour commander
simultanément deux actionneurs, comme il sera vu plus loin.
[0037] La figure 6 représente sous forme d'ordinogramme un mode d'exécution du procédé de
fonctionnement de l'émetteur d'ordres selon l'invention. Dans une première étape E1,
la présence d'énergie électrique, provoquée par l'appui sur une quelconque des touches
et donc le basculement d'un des éléments à bascule, permet l'alimentation du microcontrôleur
et le démarrage du programme logiciel implantant le procédé de fonctionnement. Dans
cette première étape, une lecture du port d'entrées comprenant les entrées raccordées
aux quatre contacts de commutation 11, 12, 15 et 16 est effectuée. Alternativement,
une sortie de fonction OU EXCLUSIF (active en sortie si une entrée et une seule est
activée) raccordée à ces quatre contacts est testée, par exemple sur une entrée d'interruption
du microcontrôleur.
[0038] Dans une deuxième étape E2, un test est réalisé sur l'activation d'un des contacts
de commutation. Si un seul des contacts de commutation est activé, on passe alors
à la troisième étape E3, dans laquelle on reconnaît quel est le contact activé puis
on émet vers l'actionneur, par activation de l'émetteur radiofréquences, l'ordre de
mise en mouvement (ou tout autre ordre particulier) correspondant au contact actif.
[0039] Si aucun contact de commutation n'est activé, ou si plusieurs contacts de commutation
sont activés simultanément (et en particulier deux contacts de touches du premier
groupe entourant une touche du deuxième groupe), alors on émet un ordre STOP ou ordre
de commande d'arrêt. Comme il a été vu, cet ordre peut aussi être interprété comme
ordre d'aller dans une position spécifique.
[0040] Dans tous les cas, l'émission d'un signal de commande résulte donc de l'activation
du moyen de génération d'énergie.
[0041] La figure 7 représente différentes variantes d'émetteur selon l'invention.
[0042] Dans une première variante 30, l'émetteur radiofréquences auto-alimenté commande
un seul actionneur d'entraînement d'un élément mobile. Il comprend une touche de descente
31 de l'actionneur, correspondant à la première touche de commande 21, une touche
d'arrêt 33 de l'actionneur, correspondant à la troisième touche de commande 23, une
touche de montée 35 de l'actionneur. Une première touche spécifique 32 correspond
à la deuxième touche de commande 22 et une deuxième touche spécifique 36 correspond
à la sixième touche de commande 26. Aucune touche n'est disposée à l'emplacement de
la quatrième touche de commande 24 (ce qu'indique une référence 34 sans élément correspondant).
Les deux touches spécifiques appartiennent au premier groupe. Elles concernent des
fonctions spécifiques de l'actionneur, par exemple deux positions spécifiques ou encore
des touches de programmation de l'actionneur. Alternativement les deux touches spécifiques
concernent une toute autre application que l'actionneur, par exemple un premier éclairage
de la pièce et un deuxième éclairage de la pièce. Les touches spécifiques permettent
donc l'émission d'ordres autres que de mise en mouvement ou d'arrêt de mouvement.
[0043] Si l'émetteur est tourné de 90°, les touches de commande de mouvement peuvent exprimer
un mouvement horizontal de l'élément mobile, par exemple un mouvement de rideau devant
une baie vitrée.
[0044] La première variante est préférentiellement utilisée pour la commande d'une protection
solaire à lames ou à lamelles, telle qu'un store vénitien. Dans ce cas, les touches
spécifiques correspondent à la commande lente du mouvement d'orientation des lamelles.
[0045] Il est alors avantageux que, dans cette variante, la génération d'énergie électrique
ait lieu de manière différente selon qu'on agit sur le premier élément à bascule 13
ou sur le deuxième élément à bascule 14. Dans le premier cas, l'énergie électrique
est créée uniquement lors de l'appui sur une touche alors que dans le deuxième cas
l'énergie électrique est créée lors de l'appui et lors du relâché d'une touche. Ainsi,
il est possible d'émettre un ordre d'orientation lente dans un premier sens lors de
l'appui sur la première touche spécifique, et d'émettre ensuite un ordre d'arrêt au
moment où on cesse d'appuyer sur cette touche spécifique. La deuxième touche spécifique
correspond à l'orientation lente dans l'autre sens.
[0046] Dans une deuxième variante 40, l'émetteur radiofréquences auto-alimenté commande
deux actionneurs d'entraînement d'éléments mobiles. Il comprend une première touche
de descente 41 du premier actionneur, correspondant à la première touche de commande
21, une première touche d'arrêt 43 du premier actionneur, correspondant à la troisième
touche de commande 23, une première touche de montée 45 du premier actionneur. Il
comprend une deuxième touche de descente 42 du deuxième actionneur, correspondant
à la deuxième touche de commande 22, une deuxième touche d'arrêt 44 du deuxième actionneur,
correspondant à la quatrième touche de commande 24, une deuxième touche de montée
46 du deuxième actionneur.
[0047] Dans cette deuxième variante, il est clair que les réglages de programmation relatifs
à chaque actionneur doivent être réalisés à l'aide d'un autre type d'émetteur, préférentiellement
un émetteur classique à pile électrique ou un outil de réglage spécifique. C'est cet
émetteur ou outil de réglage spécifique qui permettra à chaque actionneur de passer
dans un mode de programmation lui permettant « d'apprendre » l'identité de l'émetteur
radiofréquences auto-alimenté.
[0048] On remarque qu'un ordre d'arrêt devra être émis simultanément vers les deux actionneurs,
puisqu'il n'est pas possible d'identifier dans la deuxième variante si cet ordre concerne
le premier ou le deuxième actionneur.
[0049] Dans ce cas, il existe le risque qu'un des actionneurs soit au repos lorsqu'on émet
un ordre d'arrêt concernant en fait l'autre actionneur alors en mouvement. Celui qui
est au repos interprète alors la commande comme étant un ordre d'aller dans la position
spécifique préenregistrée, alors que tel n'est pas le souhait de l'utilisateur. Ce
type de problème est résolu dès lors que les actionneurs sont munis de moyens radiofréquences
bidirectionnels permettant de communiquer entre eux ou avec les émetteurs d'ordres,
comme indiqué dans la demande de brevet
EP 1 722 340.
[0050] Dans le cas où la quantité d'énergie fournie par actionnement d'une touche est suffisante
pour que l'émetteur d'ordres soit de type bidirectionnel et capable par réception
d'information de connaître l'état actif ou inactif du dispositif domotique, alors
une variante du procédé de fonctionnement consiste à émettre un ordre de commande
d'arrêt de mouvement, lors de l'actionnement d'une touche de commande appartenant
au deuxième groupe, uniquement si le dispositif domotique est actif, par exemple en
cas de mouvement en cours. Dans le cas où le dispositif est inactif, alors l'ordre
émis peut concerner une autre commande qu'une commande d'arrêt de mouvement, par exemple
une commande d'aller dans une position prédéfinie.
[0051] L'invention a été décrite en référence à une disposition mécanique de touches de
commande analogue à celle du brevet
EP 1 473 748. Elle s'applique à toute autre disposition, pourvu qu'il s'agisse d'un émetteur auto-alimenté
par un même moyen de génération d'énergie, notamment de type transducteur mécano-électrique,
activé par plusieurs touches de commande lorsque le nombre de touches de commande
est supérieur au nombre de contacts de commutation spécifiquement associés aux touches
de commande.
[0052] Les figures 8 à 11 représentent ainsi un deuxième mode de réalisation d'un émetteur
d'ordres 1' selon l'invention, comprenant le même module électronique 10 que dans
le premier mode de réalisation, et un même plastron 20. Le module électronique est
de nouveau muni de quatre contacts de commutation 11, 12, 15 et 16, et de deux éléments
à bascule 13 et 14. Dans le deuxième mode de réalisation représenté sur la figure
8 en vue de dessus, on a également 6 touches de commande visualisées en transparence.
[0053] Les touches de commande occupant un même emplacement que dans le premier mode de
réalisation de la figure 3 sont référencées par les mêmes nombres ajoutés de 100.
Ces touches sont cette fois différenciées, en ce sens que les touches du premier groupe
sont physiquement différentes des touches du deuxième groupe.
[0054] La figure 9 représente en vue de dessus les trois touches différenciées situées à
gauche de l'émetteur d'ordres de la figure 8.
[0055] Une première touche différenciée 121, une troisième touche différenciée 123 et une
cinquième touche différenciée 125 sont disposées en alignement vertical. Comme dans
le premier mode de réalisation, les première et cinquième touche différenciées appartiennent
au premier groupe. La troisième touche différenciée appartient au deuxième groupe,
c'est-à-dire qu'elle n'est spécifiquement associée à aucun moyen capteur d'activation.
[0056] Une tige de couplage 60 traverse, dans un trou 123e, la touche du deuxième groupe
et en est mécaniquement solidaire, alors qu'elle est simplement en appui sur un logement
de couplage ménagé dans chaque touche du premier groupe entourant la précédente. Un
premier logement de couplage porte la référence 121d dans la première touche différenciée
et un deuxième logement de couplage porte la référence 125d dans la cinquième touche
différenciée.
[0057] La figure 10 représente la première touche différenciée 121, selon un plan de coupe
passant par l'axe XX' et perpendiculaire au plan de la figure 9. La cinquième touche
différenciée 125 est identique à la première différenciée, notée simplement touche
121 dans sa description.
[0058] La touche 121 comprend une extrémité supérieure 121 a raccordée à un moyen d'articulation
127 ici commun aux touches, une extrémité inférieure 121 b prévue pour appuyer sur
l'élément à bascule 13, un doigt 121c prévu pour activer le contact de commutation
11 (tous ces éléments étant identiques à ceux du premier mode de réalisation).
[0059] La première touche 121 comprend également le logement de couplage 121 d, en forme
d'encoche. Alternativement, ce logement a sa partie supérieure masquée, pour des raisons
esthétiques. La tige de couplage 60 est en appui sur la partie inférieure du logement
de couplage et peut s'y déplacer verticalement sans contrainte, par exemple sur une
hauteur égale au diamètre de la tige de couplage. Un appui vertical de haut en bas
sur la touche ne provoque pas de mouvement de la tige de couplage, tandis qu'un même
appui exercé sur la tige de couplage provoque l'actionnement de la touche 121.
[0060] La figure 11 représente la troisième touche différenciée 123, selon un plan de coupe
passant par l'axe ZZ' et perpendiculaire au plan de la figure 9. Elle diffère de la
première touche en ce que l'extrémité inférieure 123b peut être située au dessus de
l'extrémité inférieure 121 b (représentée en trait pointillé) car il n'est pas nécessaire
que la troisième touche différenciée soit en contact avec l'élément à bascule 13.
De même, aucun doigt similaire au doigt 121 c n'est prévu, cette touche n'actionnant
aucun contact de commutation. Un trou 123e permet le passage de la tige de couplage
60, en montage serré.
[0061] L'activation d'une touche du premier groupe, telle la première touche différenciée
121 est donc sans effet sur une touche du deuxième groupe, telle la deuxième touche
différenciée 123. Inversement, l'activation d'une touche du deuxième groupe active
les deux touches du premier groupe situées de part et d'autre. Ainsi, l'activation
des contacts 11, 15 se fait indirectement par le biais des touches 121 et 125 lors
de l'actionnement de la touche 123. Cette activation simultanée exerce un effort mécanique
bien réparti sur l'élément à bascule 13, ce qui optimise la collecte d'énergie mécanique.
[0062] L'activation des contacts 11, 15 pourrait aussi être réalisée indirectement par le
biais d'autres éléments lors de l'actionnement de la touche 123.
[0063] La figure 12 représente un troisième mode de réalisation d'un émetteur d'ordres 1"
selon l'invention. Cet émetteur d'ordres utilise le même module électronique 10 que
dans les cas précédents et il diffère du premier mode de réalisation en ce que les
moyens capteurs d'actionnement 11, 12, 15 et 16 des touches se trouvent respectivement
aux interfaces des couples de touches 221 et 223, 222 et 224, 223 et 225, 224 et 226.
Les moyens capteurs se trouvant chacun positionné partiellement sous deux touches
et chaque touche présentant un ou des moyens comme un bossage pour activer, lorsqu'elle
est activée, tous les moyens capteurs au-dessus desquels elle se trouve :
- l'actionnement de la touche 221 active le moyen capteur 11,
- l'actionnement de la touche 222 active le moyen capteur 12,
- l'actionnement de la touche 223 active le moyen capteur 11 et le moyen capteur 15,
- l'actionnement de la touche 224 active le moyen capteur 12 et le moyen capteur 16,
- l'actionnement de la touche 225 active le moyen capteur 15,
- l'actionnement de la touche 226 active le moyen capteur 16.
[0064] Dans ce mode de réalisation, chaque touche 221, 222, 225 et 226 est spécifiquement
associée à un moyen capteur d'actionnement. Ces touches constituent donc le premier
groupe de touches. En revanche, chaque touche 223, 224 n'est spécifiquement associée
à aucun moyen capteur d'actionnement, puisqu'elles activent chacune deux moyens capteurs
lorsqu'elles sont actionnées. Ainsi, ces touches constituent le deuxième groupe de
touches. Dans le mode décrit sur la figure, les touches du deuxième groupe présentent
une aire supérieure aux touches du premier groupe, ce qui est bénéfique pour la bonne
collecte d'énergie et pour l'ergonomie de fonction de sécurité.
[0065] Alternativement, les moyens capteurs pourraient se trouver intégralement sous les
touches 221 et 225 et des extensions pourraient être prévues sur la touche 223 pour
activer les moyens capteurs lorsqu'elle est activée.
[0066] Le procédé de fonctionnement précédemment décrit s'applique aussi aux deuxième et
troisième modes de réalisation. Il faut noter qu'il est cette fois possible d'identifier,
lors d'une activation simultanée de deux moyens capteurs d'actionnement, quels sont
ces moyens capteurs, et donc d'émettre un ordre d'arrêt de mouvement spécifiquement
vers un premier actionneur ou vers un deuxième actionneur.
[0067] De manière plus générale, ces deuxième et troisième modes de réalisation de l'invention
permettent d'émettre six ordres différents à partir de six touches de commande et
quatre capteurs d'actionnement.
[0068] L'invention permet de réaliser un émetteur d'ordres à moindre coût en économisant
des moyens matériels, tout en s'assurant qu'un ordre d'arrêt de mouvement soit provoqué
par une action mécanique dont la symétrie garantit la meilleure collecte possible
d'énergie mécanique.
[0069] Par « moyen capteur d'actionnement spécifiquement associé à une touche », on entend
que l'actionnement de la touche active un et un seul moyen capteur. Néanmoins, ce
moyen capteur d'actionnement peut, notamment dans des applications de sécurité, comprendre
une redondance d'éléments de détection constituant le moyen capteur, comme par exemple
plusieurs contacts de commutation ou plusieur capteurs de différents types lié par
une fonction logique OU.
[0070] A l'inverse, par « touche sans moyen capteur d'actionnement spécifiquement associé
», on entend que l'actionnement de la touche active aucun ou plusieurs moyens capteurs
d'actionnement. Ainsi, l'actionnement d'une touche sans moyen capteur d'actionnement
spécifiquement associé peut activer plusieurs moyens capteurs d'actionnement, chaque
moyen capteur d'actionnement étant spécifiquement associé à une touche différente.
1. Emetteur d'ordres (1 ; 1 ' ; 1 ") destiné à la commande de mouvement d'un dispositif
domotique (110) comprenant un ensemble de touches de commande (21, 22, 23, 24, 25,
26 ; 121, 122, 123, 124, 125, 126 ; 221, 222, 223, 224, 225, 226), un moyen de génération
d'énergie (18b) activable au moins indirectement par actionnement de chaque touche
de commande, un émetteur (3) de signal de commande alimenté par le moyen de génération
d'énergie et un moyen capteur d'actionnement (11, 12, 15, 16) spécifiquement associé
à chaque touche d'un premier groupe de touches (21, 22, 25, 26 ; 121, 122, 125, 126
; 221, 222, 225, 226) appartenant à l'ensemble de touches, d'autres touches (23, 24
; 123, 124 ; 223, 224) formant un deuxième groupe d'au moins une touche sans moyen
capteur d'actionnement spécifiquement associé, caractérisé en ce qu'un signal de commande est émis suite à une activation du moyen de génération d'énergie,
ce signal comprenant un ordre de mise en mouvement du dispositif domotique lors de
l'actionnement d'une seule touche du premier groupe et un ordre d'arrêt de mouvement
du dispositif domotique lors de l'actionnement d'au moins une touche du deuxième groupe.
2. Emetteur d'ordres selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'une touche (23 ; 123 ; 223) du deuxième groupe est intercalée entre une première (21
; 121 ; 221) et une deuxième (25 ; 125 ; 225) touches du premier groupe, l'ordre de
mise en mouvement du dispositif domotique étant de sens opposé selon qu'on actionne
la première ou la deuxième touche du premier groupe.
3. Emetteur d'ordres (1' ; 1 ") selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'actionnnement d'une touche (123 ; 223) du deuxième groupe entraîne l'activation
simultanée d'au moins deux moyens capteurs d'actionnement.
4. Emetteur d'ordres (1') selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'actionnement de la touche (123) du deuxième groupe entraîne l'actionnement simultané
d'au moins deux touches (121, 125) du premier groupe.
5. Emetteur d'ordres selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un ordre particulier est substitué à l'ordre d'arrêt de mouvement dans le cas où l'émetteur
d'ordres est informé d'un état inactif du dispositif domotique.
6. Emetteur d'ordres selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend des moyens matériels et logiciels aptes à exécuter un procédé de fonctionnement
comprenant les étapes suivantes, suite à une détection de génération d'énergie ou
lors d'une détection de génération d'énergie :
• déterminer si un seul moyen capteur d'actionnement est activé, identifier le moyen
capteur activé et provoquer dans ce cas l'émission d'un ordre de mise en mouvement
en relation avec le moyen capteur activé,
• si tel n'est pas le cas, provoquer l'émission d'un ordre d'arrêt de mouvement.
7. Emetteur d'ordres selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des touches spécifiques appartenant au premier groupe et permettant l'émission
d'un signal de commande comportant un ordre autre qu'un ordre de mise en mouvement
ou qu'un ordre d'arrêt de mouvement du dispositif domotique.
8. Installation domotique (100) comprenant au moins un dispositif domotique (110) commandé
en mouvement par un émetteur d'ordres (1 ; 1' ; 1 ") selon l'une des revendications
précédentes.