[0001] La présente invention concerne un support personnalisable comprenant des moyens d'anti-falsification
prévus pour mettre en évidence toute tentative de personnalisation frauduleuse, et
un procédé de fabrication d'un tel support.
[0002] L'invention se situe dans le domaine des documents d'identification à puce ou sans
puce, tel que des permis de conduire, des cartes d'identité, des cartes de membre,
des badges d'accès, des passeports, des cartes bancaires, des porte-monnaie électroniques,
des cartes multi-application et autres papiers de valeurs. Du fait de la valeur et
de l'importance associée à chacun de ces documents, ils font souvent l'objet de copies
non autorisées, d'altérations, de modifications, et contrefaçons.
[0003] L'invention vise plus particulièrement à sécuriser des informations de personnalisation
inscrites sur le support, de manière à éviter toute modification frauduleuse ultérieure
de ces informations.
[0004] On a représenté, sur les figures 1 et 2, un support 1 personnalisable, par exemple
une carte d'identité, comprenant un corps 2 muni, sur une face supérieure 3, d'informations
de personnalisation 4, 6, 7 officielle se rapportant au titulaire de la carte. Ces
informations de personnalisation sont reportées par l'intermédiaire d'un moyen de
personnalisation graphique, par exemple de type laser YAG. La carte 1 comprend un
corps de carte 2, réalisé dans une matière plastique opaque, par exemple de type polycarbonate,
PET et/ou ABS ou PVC. Une couche protectrice transparente 5, encore dénommée « overlay
» dans le jargon des cartes, est avantageusement fixée sur au moins une face du corps
de carte. Le corps de carte 2 est prévu pour être muni, sur sa face supérieure 3,
d'informations de personnalisation 4. Généralement et à titre d'exemple, les informations
de personnalisation 4 reportées sur le corps de carte 2 comportent, en référence à
la figure 2, la représentation photographique 6 du titulaire de la carte et des caractères
alphanumériques 7 relatifs à l'identité du titulaire. Les données de personnalisation
7 et la photographie 6 sont par exemple inscrites sur la surface 3 du corps de carte
au moyen d'un faisceau laser, par brûlage de la surface du corps de carte. La décoloration
locale de la surface qui en découle dépend de l'énergie disponible, du temps d'inscription
ainsi que de la matière du corps de carte utilisé. Dans d'autres modes de réalisation,
la personnalisation peut être faite directement dans la couche protectrice transparente
5. Dans ce cas, le matériau utilisé pour la couche protectrice transparente 5 est
un matériau dopé en particules de carbone qui noircissent sous l'action d'un faisceau
laser. Quoiqu'il en soit, une telle personnalisation faite à la surface du corps de
carte ou dans la couche de protection transparente, est appelée personnalisation officielle
dans la suite du présent document, par opposition à une personnalisation non officielle,
ou frauduleuse, faite en vue de falsifier un document ou de créer un faux document.
[0005] Ces supports personnalisés sont de plus en plus utilisés, en tant que carte d'identité
ou en tant que passeport par exemple. Du fait de leur utilisation intensive et du
caractère sensible attaché aux contrôles d'identité, ils doivent être conçus de manière
à être protégés contre toute tentative de violation ou de falsification avec un degré
de sécurité aussi élevé que possible.
[0006] Pour répondre à cette exigence, il est connu d'ajouter, sur les informations de personnalisation,
des lignes courbes, appelées guilloches dans la suite de la description. Cependant,
même si les guilloches forment des schémas plus ou moins complexes, elles restent
prédictibles et toujours transposables d'un support à un autre. Il est donc possible,
avec un motif de guilloches classiques d'analyser le réseau de guilloches d'un support,
et ainsi de préparer une falsification des informations de personnalisations qui évite
d'imprimer sur les guilloches en question.
[0007] Une autre solution de sécurisation des supports personnalisés consiste à former des
moyens d'anti-falsification par une subdivision de chaque pixel, de la surface d'un
support, en une matrice de N points. Les N points ont une densité de couleur différente
les uns des autres pour permettre l'obtention d'une densité de couleur moyenne de
la matrice équivalente à une densité de couleur prédéterminée pour le pixel correspondant.
Au moins certains des N points de la matrice sont pré-sensibilisés pour induire un
assombrissement plus ou moins rapide de leur couleur en cas de personnalisation supplémentaire,
par rapport à d'autres points non pré-sensibilisés. Ainsi, si un fraudeur essaye de
modifier une photo par ajout d'une surcharge, les points pré-sensibilisés de chaque
matrice subissant cette personnalisation additionnelle frauduleuse vont réagir plus
ou moins que d'autres et foncer plus ou moins vite. Par conséquent, en fonction du
nombre de points pré-sensibilisés par matrice et du degré de pré-sensibilisation de
ces points, chaque matrice, ou pixel correspondant, va réagir différemment et certains
pixels apparaîtront plus foncés ou plus clairs que d'autres pixels environnants. Ainsi,
des lignes et/ou des textes et/ou des logos apparaîtront dans des teintes plus claires
et/ou plus foncées par rapport à une densité de couleur moyenne, dans les zones où
une personnalisation additionnelle aura été effectuée. La personnalisation frauduleuse
apparait alors immédiatement à l'oeil nu. Une telle solution est cependant assez longue
et complexe à mettre en oeuvre, et par conséquent relativement coûteuse.
[0008] Enfin, il existe d'autres techniques consistant à créer des éléments sécuritaires
en faisant des micro perforations dans le corps du support, lesdites micro-perforations
reproduisant les informations de personnalisation, telles que la photographie du titulaire
du support par exemple, de manière à authentifier la photo du titulaire. Pour cela,
une technologie laser est utilisée pour créer les micro-perforations à travers l'épaisseur
du corps du support, les perforations étant arrangées pour former une image qui devient
clairement visible à l'oeil nu lorsque le document est éclairé, permettant ainsi une
vérification facile. Cette technologie nécessite cependant une étape supplémentaire
de reproduction à l'identique, et donc très précise, des informations de personnalisation
par perforation laser. Une telle solution est cependant longue et complexe à mettre
en oeuvre, et par conséquent relativement coûteuse.
[0009] Aussi, le problème technique objet de la présente invention consiste à proposer un
support personnalisable comprenant un corps muni, sur une face, d'informations de
personnalisation, obtenues par carbonisation du matériau de constitution au moyen
d'un faisceau laser, et comprenant des moyens graphiques d'anti-falsification, disposés
sur toute ou partie desdites informations de personnalisation, lesdits moyens graphiques
d'anti-falsification étant prévus pour mettre en évidence toute tentative de personnalisation
frauduleuse dudit support auxdits emplacements correspondants, qui permettrait de
mettre en évidence rapidement et simplement toute tentative de personnalisation frauduleuse
supplémentaire, qui permettrait aussi de pouvoir diversifier les moyens d'anti-falsification
pour chaque support, et enfin qui procurerait une alternative sérieuse et efficace
aux solutions existantes déjà proposées.
[0010] La solution au problème technique posé est obtenue, selon la présente invention par
le fait que les moyens graphiques d'anti-falsification dessinent un motif et comprennent,
le long de ce motif, des bulles dont la densité varie en fonction du degré de carbonisation
des zones traversées par ledit motif.
[0011] Ainsi, lorsqu'une tentative de personnalisation additionnelle frauduleuse est réalisée,
une surcharge de carbonisation est réalisée à certains endroits. Cependant, la densité
de bulles créées lors de la sécurisation ne change pas dans ces zones, si bien que
la perception globale de l'image change d'aspect.
[0012] L'invention porte également sur un procédé de sécurisation d'un support personnalisable
comprenant un corps muni sur une face, d'informations de personnalisation, obtenues
par carbonisation du matériau de constitution au moyen d'un faisceau laser, caractérisé
en ce qu'il comprend une étape de réalisation de moyens graphiques d'anti-falsification,
sur toute ou partie desdites informations de personnalisation, selon un motif particulier
de manière à incorporer, le long de ce motif, des bulles, dont la densité varie avec
le degré de carbonisation de la zone traversée par le motif, lesdits moyens graphiques
d'anti-falsification étant prévus pour mettre en évidence toute tentative de personnalisation
frauduleuse dudit support auxdits emplacements correspondants.
[0013] L'invention porte également sur une utilisation d'un laser CO
2 pour sécuriser des informations de personnalisation sur un support personnalisable,
lesdites informations de personnalisation étant réalisées par carbonisation du matériau
de constitution dudit support personnalisable, au moyen d'un laser YAG ; ledit laser
CO2 permettant de générer la formation de bulles dans les zones carbonisées, la densité
desdites bulles variant en fonction du degré de carbonisation de la zone carbonisée
dans laquelle elles sont créées.
[0014] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description suivante faite à titre d'exemple illustratif et non limitatif, en référence
aux figures annexées qui représentent :
- la figure 1, déjà décrite, un schéma en coupe d'un support personnalisable, de type
carte, comprenant des informations de personnalisation,
- la figure 2, déjà décrite, un schéma d'une vue de dessus du support personnalisable
de la figure 1,
- la figure 3, un schéma d'un support personnalisable selon l'invention vu de dessus,
- la figure 4, un schéma en coupe du support personnalisable de la figure 3, avec un
détail schématisant une photo et des moyens d'anti-falsification obtenus selon la
présente invention,
- la figure 5, un schéma en coupe du même support que la figure 4 en cas de tentative
de personnalisation additionnelle frauduleuse.
[0015] Les figures 3 et 4 illustrent un support personnalisable selon l'invention. Sur ces
figures, le support est représenté au format carte, mais il ne se limite pas à ce
format et peut se présenter sous toute autre forme, telle qu'au format livret de type
passeport par exemple.
[0016] Le support illustré comprend un corps 2 protégé des contraintes environnementales,
sur ses deux faces principales, par une couche de protection transparente 5, communément
appelée « overlay » dans le jargon des cartes. Ce support comprend des informations
de personnalisation sous forme de caractères alphanumériques 7 de l'identité du titulaire
et/ou sous forme de reproduction photographique 6 du titulaire du support. Des moyens
d'anti-falsification 8 sont par ailleurs prévus sur au moins certaines zones des informations
de personnalisation telles que la photographie par exemple. Ces moyens graphiques
d'anti-falsification dessinent un motif 8 déterminé, tel qu'un réseau de guilloches
par exemple. Ce motif 8 peut par ailleurs être variable ou non d'un support à un autre.
[0017] Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les informations de personnalisation
6 sont imprimées dans l'épaisseur de l'overlay 5. Pour cela, on utilise un overlay
sensible au rayonnement laser. Ce peut être par exemple un overlay en polymère chargé
en particules de carbone. Le polymère peut être de type PVC ou polycarbonate par exemple.
Un laser YAG à 1064 nm par exemple est utilisé pour réaliser la personnalisation officielle.
Pour cela, les particules de carbone présentes à l'intérieur de l'overlay absorbent
l'énergie du laser YAG, et deviennent noires. La structure interne de l'overlay se
trouve alors modifiée. Selon les zones de la photographie à imprimer, on brûle plus
ou moins certaines zones de l'overlay qui apparaissent plus ou moins noircies. Ces
zones sont représentées sur la figure 4, sous les références 61 à 65, où la référence
61 représente une zone très noire et donc avec un degré élevé de carbonisation des
particules de carbone par unité de volume, la référence 63 représente une zone grise
comprenant moins de particules carbonisées par unité de volume que la zone référencée
61 etc....
[0018] L'étape suivante du procédé de fabrication d'un support personnalisable sécurisé
consiste ensuite à réaliser des moyens graphiques d'anti-falsification. Pour cela,
un laser CO
2, de longueur d'onde égale à 10640nm par exemple, est utilisé. Ce laser permet de
dessiner un motif prédéterminé et de permettre la génération, le long de ce motif,
de bulles à l'intérieur de l'overlay. Plus le degré de carbonisation par unité de
volume est élevé dans l'overlay, et plus cette matière carbonisée est réactive au
faisceau du laser CO
2. Or, le laser CO
2 favorise une destruction de la matière, si bien qu'il permet de générer des bulles
à l'intérieur de l'overlay, dont la densité varie en fonction du degré de carbonisation
par unité de volume de l'overlay.
[0019] Les bulles ainsi créées peuvent être de différente nature. Elles peuvent par exemple
être remplies d'air, mais elles peuvent aussi être remplies d'un gaz résultant de
la combustion de la matière. Ainsi, elles peuvent par exemple être remplies d'un gaz
carbonique qui se forme du fait de la présence des particules de carbone dans l'overlay,
ou bien d'un gaz chloré par exemple dû à la combustion du PVC lorsque ce matériau
est utilisé pour la réalisation de l'overlay.
[0020] La figure 4 représente un détail de ces moyens d'anti-falsification réalisés sur
le support ainsi officiellement personnalisé. Les moyens graphiques d'anti-falsification
dessinent un motif visible depuis l'extérieur mais non préjudiciable à la perception
de la photographie 6. Ce motif, référencé 90 sur le détail d'une photo 6 représentant
un oeil sur la figure 4, représente par exemple un réseau de guilloches. Il est avantageusement
réalisé avec un laser CO
2. Il permet ainsi de créer des bulles dans l'overlay. La densité des bulles dépend
du degré de carbonisation des zones traversées par le motif. Ainsi, dans l'exemple
de la figure 4, la densité d1 de bulles 9, générées dans la zone 61 très carbonisée
de l'overlay, est beaucoup plus élevée que la densité d3 de bulles générées dans la
zone 63, qui est elle-même plus élevée que la densité d5 de bulles générées dans la
zone 65 très claire. Les bulles ainsi générées, bien que dessinant un motif visible
de part le changement de la structure interne de l'overlay, sont transparentes et
ne perturbent donc pas la perception visuelle de la photographie.
[0021] D'autre part, la densité de bulles dépend en outre de l'énergie du laser CO
2 utilisé. Il est important de bien régler cette énergie pour qu'elle ne détruise pas
complètement les zones carbonisées et l'overlay et affecte alors la perception de
la photographie. En effet une trop grande énergie risquerait d'engendrer une trop
grande destruction de matière qui rendrait la perception de la photographie difficile
voire même impossible, et qui risquerait de détruire complètement l'overlay. Au contraire,
une énergie trop faible, ne permettrait pas de créer suffisamment de bulles pour qu'une
tentative de falsification puisse être détectée. L'énergie du laser CO2 doit donc
être réglée de manière à obtenir l'effet désiré. Cependant, l'énergie dépend aussi
du laser utilisé et notamment de sa focale, sa vitesse de marquage, sa fréquence etc.
A titre d'exemple, un motif de guilloche comprenant des bulles générées avec une densité
dépendante du degré de carbonisation des zones traversées, a pu être réalisé à l'intérieur
d'un overlay de 150µm d'épaisseur, avec un laser CO2 sur une image contrastée noire
et blanche, avec une puissance de 20W, une fréquence d'impulsion laser de 15KHz, et
une vitesse de marquage de 1000 mm/s. Bien sûr ces valeurs ne sont données qu'à titre
d'exemple, et il est à la portée de l'homme du métier de maitriser les réglages du
laser utilisé pour obtenir les effets optimum souhaités.
[0022] La figure 5 schématise le cas où une tentative de personnalisation frauduleuse a
été réalisée sur une photographie protégée par les moyens d'anti-falsification préalablement
décrits. Dans cet exemple, les moyens graphiques d'anti-falsification ne dessinent
pas un motif de guilloches comme sur la figure 4 mais des motifs prédéterminés 80
qui sont disposés à des endroits stratégiques de la photographie, c'est-à-dire à des
endroits vulnérables et plus sujets à modification. Ces endroits sont par exemple
les cheveux, les yeux, la bouche, les pommettes etc.... Dans ce cas, la personnalisation
additionnelle frauduleuse faite au laser YAG, tout comme la personnalisation officielle,
consiste à rajouter une surcharge de carbonisation, c'est-à-dire à noircir certaines
zones. Une telle personnalisation frauduleuse permet de rajouter du noir sur une photo,
mais elle ne permet pas de rajouter des bulles sur les zones où la surcharge a été
rajoutée. Dans l'exemple de la figure 5, la personnalisation frauduleuse consiste
par exemple à brunir le teint du titulaire de la photographie. Par conséquent, dans
les zones 64', 65', où une carbonisation supplémentaire a eu lieu, la densité d'origine
d4, d5 de bulles 9' demeure et n'est plus en adéquation avec le degré de carbonisation.
La surcharge est alors immédiatement visible à l'oeil nu car il y a moins de bulles
dans les zones sombres rajoutées.
[0023] Un autre avantage de ces bulles réside dans le fait que lors de la personnalisation
frauduleuse, les bulles font diverger et/ou converger tout ou partie du faisceau laser
YAG utilisé par le fraudeur, selon la place du faisceau par rapport aux bulles, si
bien qu'il se crée un halot respectivement plus clair et/ou plus sombre autour de
ces bulles et du motif d'anti-falsification. La personnalisation additionnelle frauduleuse
laisse donc des traces et/ou marques plus foncées et/ou plus claires à côté du motif
sécuritaire, lequel apparait alors comme une image fantôme 81.
[0024] Si le fraudeur veut ensuite reconstruire le motif dessiné par les moyens d'anti-falsification,
avec la densité de bulles correspondante au degré de carbonisation des zones falsifiées,
il lui faut déterminer l'énergie du laser CO
2 utilisé pour créer ces bulles. Cependant, l'obtention d'une densité précise de bulles
est très difficile à contrôler, et ce d'autant plus que plus le degré de carbonisation
est élevé, car plus on génère de bulles dans l'overlay plus il y a de risque d'endommager
l'overlay et que celui-ci se détache complètement du corps de carte.
[0025] Un avantage supplémentaire de ces bulles créées dans l'overlay réside dans le fait
qu'elles permettent de créer des zones de résistance mécanique plus ou moins réduite
selon leur densité, si bien qu'en cas de tentative de décollement de l'overlay, celui-ci
de déchire le long des motifs réalisés, au moyen du laser CO
2, contenant plus ou moins de bulles.
[0026] Un autre avantage de ce mode préféré de réalisation de l'invention selon lequel la
personnalisation officielle et les motifs d'anti-falsification sont créés dans l'overlay
réside dans le fait que si un fraudeur arrive à retirer l'overlay complètement, il
lui faudra reconstruire non seulement une personnalisation au moyen d'un laser YAG,
mais disposer aussi d'un laser CO2 pour reconstruire les bulles. En admettant que
cela soit possible, une variante de l'invention consiste à étendre la personnalisation
et la génération de bulles à la surface 3 du corps 2 du support. Dans ce cas, la surface
du corps du support est brûlée par le laser YAG au moment de la personnalisation officielle,
puis elle est gravée plus ou moins profondément en fonction du degré de carbonisation
de la surface au moment de l'étape de sécurisation au moyen du laser CO2. Ainsi, le
corps 2 du support et l'overlay 5 sont complètement associés l'un à l'autre et une
tentative de délaminage de l'overlay se verrait immédiatement à l'oeil nu.
[0027] La densité de bulles dépend des zones noircies, donc les densités de bulles le long
du motif graphique d'anti-falsification varient d'un support à un autre, en fonction
de la photographie du titulaire. De plus même si dans la description, seuls des moyens
d'anti-falsification ont été décrit sur une photographie, ils s'appliquent aussi pour
les caractères alphanumériques.
[0028] Le motif que dessinent les moyens graphiques d'anti-falsification peut être différent
d'un support à un autre, la détection de la personnalisation frauduleuse ne se faisant
pas sur la géométrie du motif mais sur la densité de bulles associées au degré de
carbonisation des zones traversées.
[0029] Les moyens graphiques d'anti-falsification qui viennent d'être décrits constituent
donc une trace de la personnalisation officielle, trace qui ne peut pas être modifiée
en cas de personnalisation frauduleuse additionnelle.
1. Support personnalisable comprenant un corps (2) muni, sur une face, d'informations
de personnalisation (6, 7), obtenues par carbonisation du matériau de constitution,
au moyen d'un faisceau laser et comprenant des moyens graphiques d'anti-falsification
(8), disposés sur toute ou partie desdites informations de personnalisation (6,7),
lesdits moyens graphiques d'anti-falsification étant prévus pour mettre en évidence
toute tentative de personnalisation frauduleuse dudit support auxdits emplacements
correspondants, caractérisé en ce que les moyens graphiques d'anti-falsification dessinent un motif (90, 80) et comprennent,
le long de ce motif, des bulles (9) dont la densité (d1-d5) varie en fonction du degré
de carbonisation des zones (61-65) d'informations de personnalisation (6) traversées
par ledit motif.
2. Support selon la revendication 1, selon lequel les informations de personnalisation
(6, 7) et les moyens graphiques d'anti-falsification (8, 91, 80) sont disposés à l'intérieur
d'une couche de protection transparente (5) sensible au faisceau laser.
3. Support selon l'une quelconque des revendications précédentes, selon lequel les moyens
graphiques d'anti-falsification sont obtenus au moyen d'un faisceau laser CO2.
4. Support selon l'une des revendications 1 à 3, selon lequel les moyens graphiques d'anti-falsification
dessinent un motif visible.
5. Procédé de sécurisation d'un support personnalisable comprenant un corps (2) muni
sur une face supérieure, d'informations de personnalisation (6, 7), obtenues par carbonisation
du matériau de constitution au moyen d'un faisceau laser, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de réalisation de moyens graphiques d'anti-falsification (8),
sur toute ou partie desdites informations de personnalisation (6, 7), selon un motif
(90, 80) particulier de manière à incorporer, le long de ce motif, des bulles (9)
dont la densité (d1-d5) varie avec le degré de carbonisation de la zone (61-65) traversée
par le motif, lesdits moyens graphiques d'anti-falsification étant prévus pour mettre
en évidence toute tentative de personnalisation frauduleuse dudit support auxdits
emplacements correspondants.
6. Procédé selon la revendication 5, selon lequel les moyens graphiques d'anti-falsification
sont réalisés au moyen d'un faisceau laser CO2
7. Utilisation d'un laser CO2 pour sécuriser des informations de personnalisation (6, 7) sur un support personnalisable
(1), lesdites informations de personnalisation étant réalisées par carbonisation du
matériau de constitution dudit support personnalisable, au moyen d'un laser YAG ;
ledit laser CO2 permettant de créer des bulles (9) dans les zones carbonisées (61-65), la densité
(d1-d5) desdites bulles variant en fonction du degré de carbonisation desdites zones
carbonisées (61-65) dans lesquelles elles sont créées.