[0001] La présente invention concerne un bouchon en matière plastique pour un col de récipient.
L'invention s'intéresse plus particulièrement aux bouchons dits « articulés », c'est-à-dire
aux bouchons comportant un couvercle basculable par rapport à une base destinée à
entourer fixement un col de récipient, par déformation d'une articulation à charnière(s)
reliant de façon monobloc la base et le couvercle. Des exemples de ce type de bouchon
sont donnés par
WO-A-03/006333 et
WO-A-03/059770. Le document
US-A-4 403 712 décrit un bouchon selon le préambule de la revendication 1.
[0002] Ce type de bouchon peut poser des problèmes de sécurité vis-à-vis des enfants : si
un enfant joue avec le couvercle articulé et le soumet à des sollicitations autres
que la sollicitation normale de basculement autour de sa ou ses charnières, telles
que des sollicitations de torsion et/ou de traction, cette ou ces charnières risquent
de se déchirer, ce qui désolidarise le couvercle de la base. L'enfant peut alors inhaler
par la bouche le couvercle et risque donc de s'étouffer.
[0003] Le but de la présente invention est de proposer un bouchon plastique articulé qui,
tout en permettant une articulation fiable et satisfaisante de son couvercle par rapport
à sa base pour ouvrir et fermer le bouchon, limite le risque qu'un enfant puisse arracher
le couvercle lorsqu'il joue avec le bouchon. En particulier, l'invention se propose
de fournir un bouchon plastique articulé qui réponde à la norme française relative
à la sécurité des enfants, référencée NF EN 71-1 ou classée sous l'indice S 51-212,
qui prévoit d'appliquer, dans certaines conditions de test, un effort de torsion puis
un effort de traction sur un objet à tester.
[0004] A cet effet, l'invention a pour objet un bouchon en matière plastique pour un col
de récipient, comportant une base globalement tubulaire, qui est destinée à entourer
le col, et un couvercle d'obturation, qui est venu de matière, dans une partie périphérique
de la base, avec une première extrémité longitudinale de la base, en formant une articulation
à charnière(s) qui définit un axe géométrique de basculement du couvercle par rapport
à la base entre des positions de service ouverte et fermée, caractérisé en ce que
la base présente deux zones allongées de moindre résistance mécanique, qui s'étendent
en longueur de la première extrémité de la base vers la seconde extrémité longitudinale
de celle-ci, en étant situées, au niveau de cette première extrémité, de part et d'autre
de l'articulation à charnières, et qui sont adaptées pour se rompre avant que l'articulation
ne puisse se déchirer totalement lorsque le couvercle, dans sa position ouverte, est
entraîné en rotation sur lui-même autour d'un axe géométrique de torsion, transversal
à l'axe de basculement.
[0005] Pour garantir la sécurité d'un enfant jouant avec un bouchon articulé du type évoqué
plus haut, notamment selon la norme française précitée, il est demandé que le couvercle
d'un tel bouchon présente soit un diamètre supérieur à une valeur prédéterminée, qui
est prévue pour empêcher que le couvercle, s'il devait être arraché de la base, ne
puisse être introduit dans la trachée d'un enfant, soit une résistance suffisante
au niveau de sa zone de liaison avec la base pour ne pas se désolidariser totalement
de la base lorsqu'une torsion de cette zone de liaison est appliquée sous une intensité
prédéterminée ou bien lorsqu'elle est appliquée jusqu'à retournement complet du couvercle
sur iui-même, autour d'un axe géométrique de test perpendiculaire à l'axe de basculement
normal du couvercle entre ses positions ouverte et fermée. L'idée à la base de l'invention
est de garantir que le couvercle du bouchon conforme à l'invention puisse être retourné
sur lui-même, c'est-à-dire entraîné en rotation sur lui-même autour de l'axe géométrique
de torsion, notamment dans les conditions spécifiées par la norme précitée, sans appliquer
à l'articulation à charnière(s) des contraintes significatives, évitant ainsi de déchirer
totalement cette articulation qui présente pourtant une faible résistance à la rupture
en raison de sa souplesse relative. En effet, si on considère que la base du bouchon
conforme à l'invention s'étend en longueur à la verticale, avec le couvercle tourné
vers le haut, la base dispose, de part et d'autre de la partie périphérique de son
extrémité haute articulée avec le couvercle, des deux zones allongées de moindre résistance,
qui s'étendent de son extrémité haute vers son extrémité basse. Lorsque le couvercle
est testé en flexion, chacune de ces deux zones se rompt quasi instantanément, c'est-à-dire
avant que l'articulation ne soit soumise à des contraintes de torsion significatives.
De la sorte, les contraintes de torsion, au lieu de se concentrer à l'extrémité haute
de la base, c'est-à-dire au niveau de l'articulation, sont réparties dans la portion
de matière plastique portant cette articulation et délimitée entre les deux zones
de moindre résistance, sur toute la longueur de ces zones. On limite ainsi grandement
le risque que le lien de matière reliant le couvercle à la base ne soit totalement
déchiré sous l'effet de surcontraintes locales lorsque ce lien est sollicité en torsion,
notamment lorsque le couvercle en position ouverte est retourné sur lui-même.
[0006] Ainsi, la sécurité d'un enfant jouant avec un bouchon conforme à l'invention, notamment
tordant le couvercle par rapport à la base au niveau de l'articulation, est renforcée
quelle que soit la dimension transversale maximale du couvercle, en particulier quel
que soit son diamètre pour un couvercle à base circulaire. Autrement dit, l'invention
peut être appliquée à des bouchons articulés en matière plastique de dimensions très
diverses. En outre, contrairement à une solution au problème posé plus haut, qui chercherait
à augmenter la résistance de l'articulation entre le couvercle et la base, notamment
en renforçait les abords de cette articulation par des nervures ou des surépaisseurs
de matière plastique, les zones de moindre résistance conformes à l'invention sont
réalisées en diminuant la quantité de matière plastique utilisée, réduisant donc le
poids total du bouchon.
[0007] Par ailleurs, on comprend que lorsque le couvercle du bouchon conforme à l'invention
est sollicité dans ses conditions normales de service, c'est-à-dire est basculé entre
ses positions ouverte et fermée par rapport à la base, la présence des deux zones
de moindre résistance conformes à l'invention n'a aucune incidence, c'est-à-dire que
ces zones ne perturbent pas le basculement normal du couvercle et ne limitent en rien
les performances mécaniques relatives à ce basculement. En particulier, les deux zones
de moindre résistance conformes à l'invention peuvent être intégrées à un bouchon
articulé présentant les aménagements avantageux présentés dans
WO-A-03/006333. Autrement dit, lorsque deux charnières successives suivant la périphérie de la base
du bouchon conforme à l'invention sont prévues au niveau de l'articulation entre le
couvercle et la base, le couvercle est avantageusement pourvu d'une saillie adaptée
pour venir en appui contre une languette ménagée par la première extrémité de la base,
entre les deux charnières, pour bloquer le couvercle dans sa position ouverte avec
un angle d'ouverture d'au moins 180°.
[0008] Suivant un mode de réalisation préféré, les deux zones de moindre résistance sont
dimensionnées et configurées relativement à la base de sorte que, après leur rupture,
elles délimitent entre elles une portion de matière de la base, qui porte l'articulation
et qui est adaptée pour travailler en torsion sans se rompre lorsque le couvercle
est entraîné en rotation sur lui-même autour de l'axe de torsion sur au moins 180°.
De la sorte, le couvercle peut être complètement retourné sur lui-même par rapport
à la base, sans pouvoir se désolidariser de la base, notamment par rupture de l'articulation,
ce qui satisfait au test de torsion de la norme précitée.
[0009] Conformément à un dimensionnement pratique avantageux, chaque zone de moindre résistance
présente, suivant la direction longitudinale de la base, une dimension supérieure
au quart, de préférence à la moitié, de la longueur de la base.
[0010] Suivant un aménagement préféré, les deux zones de moindre résistance s'étendent en
longueur de manière convergente l'une vers l'autre en s'éloignant de la première extrémité
de la base. De la sorte, lorsque le couvercle est retourné sur lui-même autour de
l'axe géométrique de torsion, une partie importante, voire l'essentiel des contraintes
de torsion du lien de matière entre la base et le couvercle est concentré dans la
portion de matière entre les extrémités basses des deux zones de moindre résistance.
Autrement dit, ces contraintes de torsion sont encaissées au niveau longitudinal de
la partie courante de la base, à bonne distance de la ou des charnières d'articulation,
ce qui préserve autant que possible l'intégrité structurelle de cette ou ces charnières.
[0011] Suivant des dimensionnements pratiques avantageux relatifs à la portion de matière
de la base, qui est délimitée par les deux zones de moindre résistance, entre leur
extrémité opposée à la première extrémité de la base et dans la partie périphérique
de la base associée à l'articulation :
- cette portion présente, dans un plan perpendiculaire à la direction longitudinale
de la base, une section supérieure ou égale à celle de la ou des charnières de l'articulation
; et/ou
- cette portion présente une épaisseur strictement supérieure à celle de la ou des charnières
de l'articulation.
[0012] Pour permettre au couvercle du bouchon conforme à l'invention de résister à un effort
de traction appliqué suivant l'axe géométrique de torsion, notamment dans le cadre
d'un test de traction subséquent au test de torsion prévu par la norme française précitée,
une partie de matière longitudinale de la base, qui s'étend entre l'extrémité longitudinale
d'au moins une des zones de moindre résistance, opposée à la première extrémité de
la base, et la seconde extrémité de la base, présente, suivant la direction longitudinale
de la base, une dimension supérieure à 10 % de la longueur de la base. De la sorte,
après que les zones de moindre résistance conformes à l'invention aient joué leur
rôle de préservation de l'intégrité structurelle de l'articulation entre le couvercle
et la base, ces zones sont dimensionnées relativement à la base pour limiter le risque
d'arracher le couvercle retourné sur lui-même, en tirant dessus par rapport à la base.
Cependant, on comprend que, même dans le cas où l'application de l'effort de traction
devait entraîner la déchirure de la base, par propagation de fissures, dans la matière
plastique, dans le prolongement vers le bas des zones de moindre résistance jusqu'à
l'extrémité inférieure de la base, le bouchon déchiré en résultant présente alors
une dimension transversale très grande qui, en pratique, empêche ce bouchon de pouvoir
être inhalé par un enfant.
[0013] Suivant un aménagement alternatif ou cumulatif à l'aménagement qui précède, en vue
d'améliorer le maintien de l'intégrité structurelle de la base lorsque le couvercle
est ainsi sollicité en traction, au moins une des zones de moindre résistance est
prolongée, à son extrémité longitudinale opposée à la première extrémité de la base,
par une ouverture allongée ménagée dans la base, qui s'étend en longueur depuis cette
zone suivant une direction sensiblement périphérique de la base et en direction opposée
à l'autre zone de moindre résistance. De la sorte, des fissures dans la matière, amorcées
aux extrémités basses des zones de moindre résistance conformes à l'invention, sont
guidées par ces ouvertures suivant la périphérie de la base, c'est-à-dire suivant
une direction où ces déchirures peuvent progresser sur une grande étendue de matière
avant de compromettre l'intégrité structurelle de la base.
[0014] Suivant une forme de réalisation pratique, chaque zone de moindre résistance comprend,
d'une part, une fente traversante, qui s'étend en longueur de la première extrémité
vers la seconde extrémité de la base, et, d'autre part, au moins un élément frangible
reliant l'un à l'autre les bords longitudinaux de la fente, qui est adapté pour se
rompre avant que l'articulation ne puisse se déchirer totalement lorsque le couvercle,
dans sa position ouverte, est entraîné en rotation sur lui-même autour de l'axe de
torsion. Avantageusement, le ou les éléments frangibles sont disposés à l'extrémité
longitudinale de la fente, située au niveau de la première extrémité de la base.
[0015] Suivant un mode de réalisation possible, les deux zones de moindre résistance délimitent
entre elles une portion de matière de la base, qui porte l'articulation et qui est
pourvue, dans sa partie médiane suivant la périphérie de la base, d'un orifice traversant
de forme allongée suivant la direction longitudinale de la base. Cet orifice traversant
permet, en quelque sorte, de subdiviser la portion de matière précitée en deux sous-portions
de matière, disposées de part et d'autre de cet orifice. De la sorte, lorsque la portion
précitée de la base travaille en torsion lors du retournement sur lui-même du couvercle,
chacune de ces sous-portions se déforme de manière particulièrement souple, en limitant
l'apparition de surcontraintes locales.
[0016] En outre, cet orifice traversant peut être aménagé conformément à l'enseignement
de
WO-A-03/059770, c'est-à-dire que cet orifice traversant forme un passage d'insertion d'une languette
d'inviolabilité dans un espace de rangement que la base et le col sont destinés à
délimiter entre eux, cette languette d'inviolabilité associant la base et le couvercle
en dehors de l'articulation à charnières, en étant reliée à cette base et à ce couvercle
par des moyens frangibles adaptés pour se rompre pour retirer la languette lors de
la première utilisation du bouchon afin d'ouvrir le couvercle.
[0017] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins sur lesquels :
- La figure 1 est une vue en perspective d'un bouchon conforme à l'invention ;
- la figure 2 est une vue en élévation selon la flèche Il de la figure 1;
- la figure 3 est une coupe longitudinale du col d'un récipient obturé par le bouchon
des figures 1 et 2 ;
- la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, représentant un couvercle du bouchon
en position ouverte par rapport à une base du bouchon ;
- la figure 5 est une vue en perspective du bouchon des figures 1 et 2, illustrant le
retournement sur lui-même du couvercle en position ouverte ; et
- les figures 6 à 9 sont des vues analogues à la figure 2, illustrant respectivement
des variantes de réalisation du bouchon, conformes à l'invention.
[0018] Sur les figures 1 à 5, un bouchon 1 est représenté soit seul, soit monté sur le col
2 d'un récipient 3, telle qu'une bouteille, figurée seulement en partie. Par commodité,
la suite de la description est orientée de manière que les termes « supérieur » et
« inférieur », ainsi que des termes analogues, sont définis en référence à un bouchon
posé à plat sur une surface globalement horizontale dans la position des figures 1,
2 et 5, ce qui revient à considérer que ce bouchon est monté sur le col 2 alors que
ce dernier s'étend en longueur à la verticale en étant dirigé vers le haut par rapport
au reste du récipient 3, dans la configuration illustrée aux figures 3 et 4. De la
sorte, le côté supérieur du dispositif 1 est orienté vers le haut sur les figures,
alors que son côté inférieur est orienté vers le bas.
[0019] Le bouchon 1, réalisé par moulage d'une matière plastique sous forme d'une pièce
monobloc, comporte une base inférieure 10 présentant une forme tubulaire à base circulaire
et d'axe longitudinal central X-X. La base 10 est pourvue de nervures internes 11,
situées à un même niveau longitudinal de la base, en y étant réparties suivant la
périphérie de la base, comme visible à la figure 5. Comme représenté aux figures 3
et 4, ces nervures 11 sont adaptées pour coopérer avec une collerette annulaire externe
4 du col 2 à des fins d'immobilisation de la base autour du col.
[0020] Le bouchon 1 comporte également un couvercle supérieur 20 articulé sur l'extrémité
supérieure 10A de la base 10, dans une zone périphérique restreinte de la base, correspondant
en pratique à l'arrière du bouchon 1. A cet effet, l'articulation arrière correspondante,
référencée 30, entre la base et le couvercle comporte deux lamelles souples 31 reliant
directement l'extrémité supérieure 10A de la base et l'extrémité inférieure 21A d'une
paroi principale tubulaire 21 du couvercle, en étant venues de matière avec ces extrémités.
Les lamelles 31 forment respectivement des charnières qui, par déformation, permettent
de basculer le couvercle 20 entre une position fermée, représentée sur les figures
1 à 3, dans laquelle le couvercle obture le col 2, et une position ouverte, représentée
sur la figure 4, dans laquelle le liquide contenu dans le récipient 3 peut librement
être déversé à l'extérieur de ce récipient, via le col 2, sans être retenu par le
couvercle. Les lamelles 31 définissent ainsi un axe géométrique A-A de basculement
du couvercle entre ces positions fermée et ouverte, étant entendu que, en pratique,
en raison de la déformation souple des lamelles, la position de cet axe A-A n'est
pas rigoureusement fixe par rapport à la base 10 mais que, durant tout le mouvement
de basculement du bouchon, cet axe est défini de manière instantanée du côté arrière
du bouchon 1, en s'étendant suivant une direction orthoradiale à l'axe X-X. Les lamelles
31 présentent avantageusement une épaisseur moindre que celle des extrémités 10A et
21A de la base et du couvercle, facilitant leur déformation.
[0021] Pour faciliter l'entraînement en basculement du couvercle 20 par l'utilisateur, ce
couvercle est muni, dans sa partie périphérique avant, d'un onglet 22 s'étendant en
saillie vers l'avant par rapport à la paroi principale 21. Lorsque l'utilisateur veut
ouvrir le bouchon 1, il peut alors exercer sur la face inférieure de l'onglet 22 un
effort F
1 dirigé vers le haut, comme indiqué sur la figure 3.
[0022] Dans le mode de réalisation considéré aux figures 1 à 5, le bouchon 1 présente avantageusement
des aménagements conformes à l'enseignement de
WO-A-03/006333, auquel le lecteur peut se reporter pour disposer de détails et de variantes de réalisation
correspondants. Suivant cet enseignement, le couvercle 20 est muni, à l'opposé de
l'onglet 22, c'est-à-dire dans sa partie périphérique arrière, d'un onglet 23 qui
s'étend en saillie vers l'arrière par rapport à la paroi principale 21, tandis que
la base 10 comporte, dans sa partie périphérique arrière, une languette 12 venue de
matière avec la base et s'étendant en saillie vers le haut depuis l'extrémité supérieure
10A. Suivant la périphérie de la base, cette languette 12 est disposée entre les deux
lamelles d'articulation 31. Au cours du basculement du couvercle autour de l'axe A-A,
l'onglet 23 vient s'appuyer par l'extérieur contre la languette 12 sous l'effet d'un
effort élastique exercé par les lamelles 31. Du fait de cet effort, la languette 12
est plaquée contre la surface externe du col 2, cette surface exerçant alors un effort
de réaction sur l'onglet 23, de sorte que cet effort, combiné à l'effort élastique
exercé par les lamelles 31, bloque le couvercle dans sa position ouverte, comme représenté
à la figure 4. Avantageusement, l'angle d'ouverture du couvercle 20 est alors maintenu
supérieur à 180°, de sorte que l'accès au col est clairement dégagé.
[0023] Le bouchon 1 comporte également une languette d'inviolabilité 40 qui, avant la première
ouverture du bouchon, associe la base 10 et le couvercle 20 sur l'essentiel de la
périphérie du bouchon 1, à l'exception de la partie périphérique arrière de la base
où sont formés l'articulation 30 et un créneau 41 venu de matière avec la base et
s'étendant en saillie vers le haut depuis l'extrémité supérieure 10A. Cette languette
40 forme ainsi un lien de matière périphérique entre la base et le couvercle lors
du moulage du bouchon. Des moyens frangibles, destinés à être rompus lors du retrait
de la languette, relient cette languette à l'extrémité supérieure 10A de la base et
à l'extrémité inférieure 21A du couvercle, notamment sous forme de lignes déchirables
respectives 42 et 43 s'étendant de manière continue suivant la périphérie du bouchon.
Tant que ces lignes 42 et 43 ne sont pas déchirées, la languette 40 s'oppose au basculement
du couvercle 20 depuis sa position fermée. Lorsque l'utilisateur souhaite ouvrir pour
la première fois le bouchon, il saisit une extrémité longitudinale de la languette,
avantageusement conformée en une palette de préhension 44, et retire totalement la
languette, en déchirant les lignes 42 et 43, ce qui libère le couvercle qui peut alors
être basculé en position ouverte. Lorsque le couvercle est rebasculé ensuite en position
fermée, son extrémité inférieure 21A vient buter contre le créneau 41 pour arrêter
son mouvement de basculement.
[0024] Dans le mode de réalisation considéré aux figures, le bouchon 1 présente avantageusement
des aménagements conformes à l'enseignement de
WO-A-03/059770, auquel le lecteur peut se reporter pour connaître des détails et des variantes de
réalisation correspondants. Suivant cet enseignement, un orifice 13 est ménagé au
travers de la paroi de la base 10, dans sa partie périphérique arrière, à un niveau
longitudinal sensiblement médian de la base. Cet orifice 13 forme un passage pour
la languette 40 une fois que les lignes 42 et 43 sont totalement déchirées, dans le
sens où la languette peut être insérée, à travers l'orifice 13, dans un espace de
rangement 45 délimité radialement entre la face externe du col 2 et la face interne
de la base 10, comme représenté sur la figure 4.
[0025] Pour limiter le risque que le couvercle 20 en position ouverte ne puisse être totalement
arraché de la base 10, notamment lorsque ce couvercle est sollicité en dehors de son
mouvement de basculement normal autour de l'axe A-A par un enfant s'amusant avec le
bouchon 1, la base 10 est munie de deux lignes de moindre résistance mécanique 14,
situées dans la partie périphérique arrière de la base. Les deux lignes 14 sont symétriques
l'une de l'autre par rapport à un plan longitudinal diamétral de la base correspondant
au plan de coupe des figures 3 et 4, étant remarqué que ce plan correspond, pour les
deux lamelles d'articulation 31, à un plan de symétrie l'une de l'autre, ainsi qu'à
un plan médian de symétrie pour, à la fois, la languette 12 et l'orifice 13. Chaque
ligne de moindre résistance 14 comporte une fente 15 qui traverse radialement de part
en part la paroi de la base 10 et qui s'étend globalement suivant une direction longitudinale
de cette base, depuis l'extrémité supérieure 10A de cette dernière en direction de
son extrémité inférieure 10B. Dans l'exemple considéré aux figures 1 à 5, les fentes
15 s'étendent en longueur suivant des directions respectives qui ne sont pas rigoureusement
parallèles à l'axe X-X, mais qui, en projection dans un plan diamétral perpendiculaire
au plan de symétrie des lignes 14, sont chacune légèrement incurvées, avec une concavité
tournée vers l'articulation 30, avec la droite géométrique reliant leurs extrémités
opposées 14A et 14B qui forme avec l'axe X-X un angle α (figure 2) tourné vers le
haut, dont la valeur est inférieure à 45°. Ainsi, comme bien visible à la figure 2,
les deux fentes 15 convergent l'une vers l'autre lorsqu'on les parcourt en s'éloignant
de l'extrémité supérieure 10A de la base, en présentant chacune un contour longitudinal
légèrement incurvé, de concavité globalement centrée sur l'articulation 30.
[0026] Les extrémités supérieures respectives 14A des deux lignes de moindre résistance
14, qui correspondent respectivement à l'extrémité supérieure de la fente 15 correspondante,
débouchant à l'extrémité supérieure 10A de la base 10, sont situées de part et d'autre
de l'articulation 30, c'est-à-dire de part et d'autre des côtés latéraux respectifs
des lamelles 31 les plus éloignés l'un de l'autre. Dans l'exemple de réalisation considéré
aux figures, chaque ligne 14 débouche, au niveau de son extrémité supérieure 14A,
dans un interstice séparant la lamelle correspondante 31 et, soit la languette d'inviolabilité
40, soit le créneau 41.
[0027] Chaque ligne de moindre résistance 14 comporte également un pontet frangible 17 reliant
les deux bords longitudinaux de la fente correspondante 15, au niveau de l'extrémité
supérieure 14A de la ligne. Les pontets 17 sont configurés et dimensionnés pour que
la présence des lignes de moindre résistance 14 ne perturbe pas le comportement dynamique
de l'articulation 30 lorsque le couvercle 20 est basculé autour de l'axe A-A entre
ses positions fermée et ouverte. En revanche, lorsque le couvercle 20, alors qu'il
est en position ouverte, est sollicité en rotation sur lui-même autour d'un axe géométrique
B-B à la fois sensiblement perpendiculaire à l'axe A-A et s'étendant suivant un plan
diamétral au couvercle 20, comme indiqué par la flèche F
2 à la figure 5, les pontets 17 sont configurés et dimensionnés pour se rompre quasi
instantanément, c'est-à-dire pour se rompre avant que les lamelles 31 de l'articulation
30 ne soient soumises à des contraintes telles qu'elles entraîneraient la déchirure
totale de ces lamelles. De la sorte, dès que les pontets 17 sont rompus, la portion
de matière 10
14/14 de la base 10, qui est délimitée entre les deux lignes de moindre résistance 14 suivant
la périphérie de la base et qui porte l'articulation 30, n'est plus reliée au reste
de la base sur toute la dimension longitudinale l
15 des fentes 15. Cette portion de matière 10
14/14 peut alors travailler en torsion autour de l'axe géométrique B-B, sur toute la longueur
l
15 des fentes 15, notamment jusqu'à retournement complet du couvercle 20 sur lui-même,
par une rotation F
2 de 180° autour de l'axe B-B, comme représenté sur la figure 5.
[0028] Les contraintes liées à la torsion de la portion de matière 10
14/14 étant réparties sur toute la longueur l
15 des fentes 15, l'intensité de contrainte au niveau des lamelles 31 reste modérée
et est en pratique insuffisante pour entraîner leur complète déchirure et, par là,
l'arrachement du couvercle 20 par rapport à la base 10. A cet effet, suivant un dimensionnement
pratique, la longueur l
15 vaut au moins le quart, de préférence la moitié, de la longueur totale L de la base,
mesurée entre ses extrémités supérieure 10A et inférieure 10B.
[0029] En pratique, la présence de l'orifice traversant 13 subdivise la portion de matière
10
14/14 en deux sous-portions élémentaires 10
14113 et 10
13/14, de part et d'autre de cet orifice suivant la direction périphérique de la base,
de sorte que chacune de ces sous-portions travaille individuellement en torsion, en
limitant les surcontraintes potentielles, notamment au niveau de la zone périphérique
médiane de la portion 10
14/14. Lorsque le bouchon 1 atteint la configuration de la figure 5, ces sous-portions
10
14/13 et 10
13/14 s'entrecroisent.
[0030] En outre, dans la mesure où les deux lignes de moindre résistance 14 convergent l'une
vers l'autre au niveau de leur extrémité inférieure 14B, on comprend que les contraintes
de torsion les plus intenses supportées par la portion de matière 10
14/14 sont appliquées à la portion 10
14B/14B qui, comme indiqué par une région hachurée horizontale à la figure 2, s'étend entre
les extrémités inférieures 14B suivant la périphérie de la base. Dans l'exemple de
réalisation des figures 1 à 5, cette portion 10
14B/14B est en fait interrompue en son milieu par l'orifice 13. Ainsi, le dimensionnement
de cette portion 10
14B/14B est critique, dans le sens où cette dernière doit conserver son intégrité structurelle
durant la torsion autour de l'axe B-B. En particulier, comparativement aux lamelles
31, prévues pour conserver leur intégrité structurelle tout en étant soumises à une
intensité de contrainte minimale eu égard à la convergence vers le bas des lignes
14, cette portion 10
14B/14B présente avantageusement une section totale de matière, dans un plan perpendiculaire
à l'axe X-X, supérieure ou égale à celle des lamelles 31, et/ou une épaisseur strictement
supérieure à celle des lamelles.
[0031] Avantageusement, en plus de conserver l'intégrité structurelle de l'articulation
30 lorsque le couvercle 20 est retourné complètement sur lui-même autour de l'axe
B-B, les lignes de moindre résistance 14 sont prévues pour limiter le risque d'arrachement
de la portion 10
14/14 lorsque le couvercle 20, après avoir été ainsi retourné sur lui-même, est tiré à
l'opposé de la base 10, suivant l'axe B-B, comme indiqué par la flèche F
3 à la figure 5. En effet, lorsqu'on considère le bouchon 1 dans sa configuration de
la figure 5 et qu'on tire le couvercle 20 suivant la flèche F
3, la partie basse de la base 10 supporte les contraintes de traction correspondantes,
dans le prolongement longitudinal des fentes 15. Pour garantir un niveau de résistance
à la traction élevé, chaque fente 15 est prolongée par une ouverture allongée 18 qui
est ménagée dans la base et qui s'étend en longueur depuis l'extrémité inférieure
14B de la ligne correspondante 14 suivant une direction sensiblement périphérique
de la base et en direction opposée à l'autre ligne 14. De la sorte, lors de la traction
F
3 du couvercle, les déchirures et les fissures de la matière plastique constituant
la base 10 ne se propagent pas dans le prolongement longitudinal direct des fentes
15, mais sont renvoyées, par l'intermédiaire des ouvertures 18, dans une direction
périphérique de la base 10, axialement entre le niveau des extrémités 14B des lignes
14 et l'extrémité inférieure 10B de la base. En pratique, comme bien visible à la
figure 2, les ouvertures 18 s'étendent en longueur suivant des directions respectives
qui ne sont pas rigoureusement orthoradiales à l'axe X-X mais qui, projetées dans
un plan diamétral perpendiculaire au plan de symétrie des lignes 14, forment chacune
avec cet axe un angle p tourné vers le bas, dont la valeur est comprise entre 45 et
90°.
[0032] Ainsi, le bouchon 1 satisfait, entre autres, aux exigences de la norme française
NF EN 71-1 ou S 51-212 relative à la sécurité des enfants, dans le sens où son couvercle
20 est apte à être retourné sur lui-même, notamment sur 180°, et à être tracté à l'opposé
de la base 10 dans des conditions prédéterminées imposées par la norme, sans que le
lien de matière entre le couvercle et la base ne soit totalement rompu, en particulier
au niveau des lamelles de charnière 31 de l'articulation 30 qui sont pourtant des
parties du bouchon 1 fragiles en raison de leur faible épaisseur relative.
[0033] Sur les figures 6 à 9, quatre variantes du bouchon 1 sont respectivement représentées.
Ci-dessous, seules les différences entre chacune de ces variantes et le mode de réalisation
des figures 1 à 5 sont détaillées.
[0034] Le bouchon de la variante de la figure 6 est dépourvu des ouvertures allongées 18.
Cette disposition facilite la fabrication du bouchon. Pour garantir à la portion de
matière 10
14/14 un niveau de résistance à la traction suffisamment élevé, les extrémités inférieures
respectives 14B des lignes 14 sont prévues suffisamment distantes de l'extrémité inférieure
10B de la base 10, de manière que les deux parties longitudinales de matière 14
14B/10B, s'étendant entre l'extrémité inférieure 14B de chaque ligne 14 et l'extrémité inférieure
10B de la base et indiquées par deux régions hachurées verticales sur la figure 6,
supportent des contraintes en traction importantes sans se rompre. A cet effet, la
dimension longitudinale I
14B/10B de ces parties 10
14B/10B vaut au moins 10 % de la longueur L de la base.
[0035] Bien entendu, ce dimensionnement longitudinal des parties 10
14B/10B peut être prévu dans le mode de réalisation des figures 1 à 5, en étant ainsi avantageusement
combiné à la présence des deux ouvertures 18.
[0036] A la figure 7, on envisage une variante du bouchon 1 qui associe, pour l'une des
lignes de moindre résistance mécanique 14, à savoir celle représentée dans la partie
gauche de cette figure, la présence d'une des ouvertures allongées 18 et, pour l'autre
ligne 14, à savoir celle représentée à droite, l'absence d'une telle ouverture, tout
en dimensionnant la longueur I
14B/10B comme à la figure 6. De cette façon, le comportement de la portion 10
14/14 demeure sensiblement homogène de part et d'autre de l'orifice 13, les sous-portions
10
14/13 et 10
13/14 étant symétriques l'une de l'autre, lors de la sollicitation F
2 du couvercle 20 en torsion autour de l'axe B-B. En revanche, lors de la sollicitation
F
3 en traction suivant l'axe B-B, la partie basse de la base 10, entre les extrémités
14B des deux lignes de moindre résistance 14 et l'extrémité 10B de la base, se comporte
de manière dissymétrique de part et d'autre du plan de symétrie des lignes 14 : du
côté pourvu de l'ouverture 18, les déchirures et les fissures de la matière plastique
sont guidées selon une direction essentiellement périphérique à la base, comme expliqué
en détail plus haut en regard de la figure 2, tandis que, du côté dépourvu d'ouverture
du type de l'ouverture 18, les déchirures et les fissures de la matière plastique
se propagent directement dans le prolongement longitudinal de la ligne correspondante
14, essentiellement au sein de la partie longitudinale correspondante 10
14B/10B, indiquée par une région hachurée verticale sur la figure 7.
[0037] Comparativement, pour une intensité de traction F
3 donnée, les déchirures de la partie basse de la base 10 sont plus marquées et se
rapprochent davantage de l'extrémité 10B du côté de la base représenté dans la partie
droite de la figure 7 que du côté représenté dans la partie gauche. A l'extrême, si
l'intensité de traction est suffisamment grande, la base 10 se rompt au niveau de
la partie 10
14B/10B dépourvue de l'ouverture 18 mais ne se rompt pas dans le prolongement de l'ouverture
18, de sorte que le bouchon 1, avec sa base ainsi rompue sur toute sa longueur L,
reste en une seule pièce, avec notamment son couvercle 20 lié de manière sûre à la
base, étant remarqué que cette pièce s'avère présenter des dimensions telles que son
inhalation par un enfant est en pratique impossible.
[0038] La variante du bouchon 1 envisagée à la figure 8 est dépourvue de l'orifice traversant
13, ce qui empêche de pouvoir ranger la languette 40 entre le col 2 et la base 10
une fois que cette languette est déchirée, mais ce qui permet de disposer de la portion
de matière 10
14B/14B sous une forme continue, sans interruption par l'orifice 13.
[0039] La variante du bouchon 1 envisagée à la figure 9 se distingue du mode de réalisation
des figures 1 à 5 par le fait que, d'une part, l'articulation 30 ne comporte qu'une
unique lamelle de charnière 31 et, d'autre part, les deux lignes de moindre résistance
mécanique 14, qui s'étendent depuis l'extrémité supérieure 10A de la base 10 de part
et d'autre de cette articulation 30, sont rigoureusement parallèles à l'axe X-X.
[0040] Divers aménagements et variantes au bouchon 1 et à ses variantes décrits ci-dessus
sont par ailleurs envisageables. A titre d'exemples, d'autres formes allongées que
les lignes 14 peuvent être prévues en ce qui concerne les zones de moindre résistance
mécanique ménagées par la base 10 en vue de permettre le retournement sur lui-même
du couvercle 20 sans entraîner la déchirure totale de l'articulation 30. En outre,
les fentes 15 des lignes 14 n'ont pas à être incurvées comme sur les figures 1 à 8
pour être efficaces : leur courbure peut être inversée par rapport à celle représentée
sur ces figures, ou, comme envisagé à la figure 9, ces fentes peuvent également être
rectilignes, ou bien ces fentes peuvent inclure des segments successifs rectilignes
et/ou incurvés, avec les deux signes de courbure possibles. De même, plusieurs pontets
frangibles, tel que le pontet 17, peuvent être intégrés aux zones de moindre résistance,
notamment selon la géométrie précise de ces zones.
1. Bouchon (1) en matière plastique pour un col (2) d'un récipient (3), comportant une
base (10) globalement tubulaire, qui est destinée à entourer le col (2), et un couvercle
d'obturation (20), qui est venu de matière, dans une partie périphérique de la base,
avec une première extrémité longitudinale (10A) de la base, en formant une articulation
(30) à charnière(s) (31) qui définit un axe géométrique (A-A) de basculement du couvercle
par rapport à la base entre des positions de service ouverte et fermée,
caractérisé en ce que la base (10) présente deux zones allongées de moindre résistance mécanique (14),
qui s'étendent en longueur de la première extrémité (10A) de la base vers la seconde
extrémité longitudinale (10B) de celle-ci, en étant situées, au niveau de cette première
extrémité, de part et d'autre de l'articulation à charnières (30), et qui sont adaptées
pour se rompre avant que l'articulation ne puisse se déchirer totalement lorsque le
couvercle (20), dans sa position ouverte, est entraîné en rotation sur lui-même autour
d'un axe géométrique de torsion (B-B), transversal à l'axe de basculement (A-A).
2. Bouchon selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux zones de moindre résistance (14) sont dimensionnées et configurées relativement
à la base (10) de sorte que, après leur rupture, elles délimitent entre elles une
portion de matière (1014/14) de la base, qui porte l'articulation (30) et qui est adaptée pour travailler en
torsion sans se rompre lorsque le couvercle (20) est entraîné en rotation sur lui-même
autour de l'axe de torsion (B-B) sur au moins 180°.
3. Bouchon selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque zone de moindre résistance (14) présente, suivant la direction longitudinale
(X-X) de la base (10), une dimension (l15) supérieure au quart, de préférence à la moitié, de la longueur (L) de la base.
4. Bouchon selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux zones de moindre résistance (14) s'étendent en longueur de manière convergente
l'une vers l'autre en s'éloignant de la première extrémité (10A) de la base (10).
5. Bouchon selon la revendication 4, caractérisé en ce que les deux zones de moindre résistance (14) délimitent, entre leur extrémité (14B)
opposée à la première extrémité (10A) de la base (10) et dans la partie périphérique
de la base associée à l'articulation (30), une portion de matière (1014B/14B) de la base, qui présente, dans un plan perpendiculaire à la direction longitudinale
(X-X) de la base, une section supérieure ou égale à celle de la ou des charnières
(31) de l'articulation.
6. Bouchon selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que les deux zones de moindre résistance (14) délimitent, entre leur extrémité (14B)
opposée à la première extrémité (10A) de la base (10) et dans la partie périphérique
de la base associée à l'articulation (30), une portion de matière (1014B/14B) de la base (10), qui présente une épaisseur strictement supérieure à celle de la
ou des charnières (31) de l'articulation.
7. Bouchon selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une partie de matière longitudinale (1014B/10B) de la base (10), qui s'étend entre l'extrémité longitudinale (14B) d'au moins une
des zones de moindre résistance (14), opposée à la première extrémité (10A) de la
base, et la seconde extrémité (10B) de la base, présente, suivant la direction longitudinale
(X-X) de la base, une dimension (l14B/10B) supérieure à 10 % de la longueur (L) de la base.
8. Bouchon selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que au moins une des zones de moindre résistance (14) est prolongée, à son extrémité
longitudinale (14B) opposée à la première extrémité (10A) de la base (10), par une
ouverture allongée (18) ménagée dans la base, qui s'étend en longueur depuis cette
zone suivant une direction sensiblement périphérique de la base et en direction opposée
à l'autre zone de moindre résistance (14).
9. Bouchon selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque zone de moindre résistance (14) comprend, d'une part, une fente traversante
(15), qui s'étend en longueur de la première extrémité (10A) vers la seconde extrémité
(10B) de la base (10), et, d'autre part, au moins un élément frangible (17) reliant
l'un à l'autre les bords longitudinaux de la fente, qui est adapté pour se rompre
avant que l'articulation (30) ne puisse se déchirer totalement lorsque le couvercle
(20), dans sa position ouverte, est entraîné en rotation sur lui-même autour de l'axe
de torsion (B-B).
10. Bouchon selon la revendication 9, caractérisé en ce que le ou les éléments frangibles (17) sont disposés à l'extrémité longitudinale (14A)
de la fente (15), située au niveau de la première extrémité (10A) de la base (10).
11. Bouchon selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux zones de moindre résistance (14) délimitent entre elles une portion de matière
(1014/14) de la base (10), qui porte l'articulation (30) et qui est pourvue, dans sa partie
médiane suivant la périphérie de la base, d'un orifice traversant (13) de forme allongée
suivant la direction longitudinale (X-X) de la base.
1. A stopper (1) of plastics material for a neck (2) of a container (3), the stopper
comprising a generally tubular base (10) for surrounding the neck (2) and a closure
cap (20) that is formed in a peripheral portion of the base integrally with a first
longitudinal end (10A) of the base, forming a hinge (30) with one or more hinge members
(31) defining an axis (A-A) for tilting the cap relative to the base between open
and closed service positions, the stopper being characterized in that the base (10) presents two elongate zones of weakness (14) that extend lengthwise
from the first end (10A) of the base towards the second longitudinal end (10B) thereof,
being situated at said first end on either side of the hinge (30) and adapted to break
before the hinge can be torn through when the cap (20), in the open position, is turned
over around a twist axis (B-B) extending transversely to the tilt axis (A-A).
2. A stopper according to claim 1, characterized in that the two zones of weakness (14) are dimensioned and configured relative to the base
(10) in such a manner that, after breaking, they define between them a portion of
base material (1014/14) that carries the hinge (30) and that is adapted to work in twisting without breaking
when the cap (20) is turned over about the twist axis (B-B) through at least 180°.
3. A stopper according to claim 1 or claim 2, characterized in that each zone of weakness (14) presents, in the longitudinal direction (X-X) of the base
(10), a dimension (ℓ15) that is greater than one-fourth, and preferably greater than half the length (L)
of the base.
4. A stopper according to any preceding claim, characterized in that the two zones of weakness (14) extend lengthwise converging towards each other on
going away from the first end (10A) of the base (10).
5. A stopper according to claim 4, characterized in that the two zones of weakness (14) define, between their ends (14B) remote form the first
end (10A) of the base (10) and in the peripheral portion of the base associated with
the hinge (30), a portion of base material (1014B/14B) that presents, in a plane perpendicular to the longitudinal direction (X-X) of the
base, a section that is greater than or equal to that of the members (31) of the hinge.
6. A stopper according to claim 4 or claim 5, characterized in that the two zones of weakness (14) define, between their ends (14B) remote from the first
end (10A) of the base (10) and in the peripheral portion of the base associated with
the hinge (30), a portion of material (1014B/14B) of the base (10) that presents a thickness that is strictly greater than the thickness
of the member(s) (31) of the hinge.
7. A stopper according to any preceding claim, characterized in that a longitudinal portion of material (1014B/10B) of the base (10) that extends between the longitudinal end (14B) of at least one
of the zones of weakness (14) opposite from the first end (10A) of the base, and the
second end (10B) of the base presents, in the longitudinal direction (X-X) of the
base, a dimension (ℓ14B/10B) that is greater than 10% of the length (L) of the base.
8. A stopper according to any preceding claim, characterized in that at least one of the zones of weakness (14) is extended at its longitudinal end (14B)
remote from the first end (10A) of the base (10) by an elongate opening (18) formed
in the base, said opening extending lengthwise from said zone of weakness in a direction
that is substantially peripheral relative to the base and away from the other zone
of weakness (14).
9. A stopper according to any preceding claim, characterized in that each zone of weakness (14) comprises firstly a through slot (15) that extends lengthwise
from the first end (10A) towards the second end (10B) of the base (10), and secondly
at least one breakable element (17) connecting together the longitudinal sides of
the slot, and adapted to break before the hinge (30) can be torn through when the
cap (20) in its open position is turned over about the twist axis (B-B).
10. A stopper according to claim 8, characterized in that the breakable element(s) (17) is/are disposed at the longitudinal end (14A) of the
slot (15) that is situated at the first end (10A) of the base (10).
11. A stopper according to any preceding claim, characterized in that, the two zones of weakness (14) define between them a portion of material (1014/14) of the base (10) that carries the hinge (30) and that is provided, in its middle
portion around the periphery of the base, with a through orifice (13) of elongate
shape in the longitudinal direction (X-X) of the base.
1. Kunststoffscharnierstopper (1) für einen Hals (2) eines Behälters (3), der eine insgesamt
röhrenförmige Basis (10) aufweist, die dazu bestimmt ist, den Hals (2) zu umgeben,
und einen Verschlussdeckel (20), der in einem Umfangsteil der Basis aus einem Stück
mit einem ersten Längsende (10A) der Basis besteht, indem ein Gelenk (30) mit Scharnier(en)
(31) gebildet wird, das eine geometrische Kippachse (A-A) des Deckels in Bezug zu
der Basis zwischen der offenen Servierposition und der geschlossenen Position definiert,
dadurch gekennzeichnet, dass die Basis (10) zwei längliche Bereiche mit geringerer mechanischer Festigkeit (14)
aufweist, die sich entlang des ersten Endes (10A) der Basis zu dem zweiten Längsende
(10B) dieser erstrecken und sich auf dem Niveau dieses ersten Endes zu beiden Seiten
des Gelenks (30) mit Scharnier befinden und die brechen können, bevor das Gelenk komplett
zerreißt, wenn der Deckel (20) in seiner offenen Position in Drehung auf sich selbst
um eine geometrische Torsionsachse (B-B) quer zu der Kippachse (A-A) angetrieben wird.
2. Stopper nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die zwei Bereiche mit geringerer Festigkeit (14) in Bezug zu der Basis (10) derart
bemessen und konfiguriert sind, dass sie nach ihrem Bruch untereinander einen Materialabschnitt
(1014/14) der Basis abgrenzen, der das Gelenk (30) trägt und in Torsion arbeiten kann, ohne
zu brechen, wenn der Deckel (20) auf sich selbst um die Torsionsachse (B-B) über mindestens
180° Grad in Drehung angetrieben wird.
3. Stopper nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Bereich mit geringerer Festigkeit (14) entlang der Längsrichtung (X-X) der
Basis (10) ein Maß (l15) aufweist, das größer ist als das Viertel, vorzugsweise größer als die Hälfte der
Länge (L) der Basis.
4. Stopper nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sich die zwei Bereiche mit geringerer Festigkeit (14), während sie sich von dem ersten
Ende (10A) der Basis (10) entfernen, längs zueinander konvergierend erstrecken.
5. Stopper nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die zwei Bereiche mit geringerer Festigkeit (14) zwischen ihrem Ende (14B), das dem
ersten Ende (10A) der Basis (10) entgegengesetzt ist, und in dem peripheren Teil der
Basis, der zu dem Gelenk (30) gehört, einen Materialabschnitt (1014B/14B) der Basis abgrenzen, der in einer Ebene senkrecht zu der Längsrichtung (X-X) der
Basis einen Querschnitt aufweist, der größer oder gleich dem des Scharniers oder der
Scharniere (31) des Gelenks ist.
6. Stopper nach einem der Ansprüche 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, dass die zwei Bereiche mit geringerer Festigkeit (14) zwischen ihrem Ende (14B), das dem
ersten Ende (10A) der Basis (10) entgegengesetzt ist, und in dem peripheren Teil der
Basis, der zu dem Gelenk (30) gehört, einen Materialabschnitt (1014B/14B) der Basis (10) aufweisen, der eine Stärke hat, die strikt größer ist als die des
Scharniers oder der Scharniere (31) des Gelenks.
7. Stopper nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass ein länglicher Materialteil (1014B/10B) der Basis (10), der sich zwischen dem Längsende (14B) mindestens eines der Bereiche
mit geringerer Festigkeit (14), der dem ersten Ende (10A) der Basis entgegengesetzt
ist, und dem zweiten Ende (10B) der Basis erstreckt, entlang der Längsrichtung (X-X)
der Basis ein Maß (I14B/10B) größer als 10 % der Länge (L) der Basis aufweist.
8. Stopper nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens einer der Bereiche mit geringerer Festigkeit (14) an seinem Längsende
(14B), das dem ersten Ende (10A) der Basis (10) entgegengesetzt ist, durch eine längliche
Öffnung (18) verlängert wird, die in der Basis eingerichtet ist, die sich längs ausgehend
von diesem Bereich entlang einer im Wesentlichen peripheren Richtung der Basis und
in entgegen gesetzte Richtung zu dem anderen Bereich mit geringerer Festigkeit (14)
erstreckt.
9. Stopper nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Bereich mit geringerer Festigkeit (14) einerseits einen durchgehenden Schlitz
(15) aufweist, der sich entlang des ersten Endes (10A) zu dem zweiten Ende (10B) der
Basis (10) erstreckt, und, andererseits, mindestens ein brechbares Element (17), das
die Längsränder des Schlitzes miteinander verbindet, das brechen kann, bevor das Gelenk
(30) komplett reißen kann, wenn der Deckel (20) in seiner offenen Position in Drehung
auf sich selbst um die Torsionsachse (B-B) angetrieben wird.
10. Stopper nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das brechbare Element oder die brechbaren Elemente (17) an dem Längsende (14A) des
Schlitzes (15), der sich auf dem Niveau des ersten Endes (10A) der Basis (10) befindet,
angeordnet sind.
11. Stopper nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die zwei Bereiche mit geringerer Festigkeit (14) untereinander einen Materialabschnitt
(1014/14) der Basis (10) abgrenzen, der das Gelenk (30) trägt und in seinem mittleren Teil,
entlang der Peripherie der Basis mit einer durchgehenden Öffnung (13) mit länglicher
Form entlang der Längsrichtung (X-X) der Basis versehen ist.