[0001] La présente invention concerne un dispositif de coffrage, qui est destiné à être
placé sur un moellon afin de réaliser un coffrage pour un liant tel que du béton.
[0002] Concrètement, un tel dispositif comprend d'une part un support pour une planche de
coffrage, destiné à être placé contre une première face verticale du moellon, et d'autre
part des moyens de maintien du support contre le moellon.
[0003] On connaît déjà des dispositifs de coffrage de ce type, qui présentent un certain
nombre d'inconvénients, parmi lesquels on peut citer la complexité structurelle du
dispositif, qui implique des étapes de fabrication longues et coûteuses et conduit
le plus souvent à des chutes importantes de matière ; la difficulté de mise en oeuvre,
nécessitant plusieurs étapes de positionnement et de réglage ; le maintien insuffisant,
ou dans une position inappropriée, du support contre le moellon.
[0004] La présente invention vise à remédier aux inconvénients mentionnés ci-dessus, en
fournissant un dispositif de coffrage simple à fabriquer et à mettre en oeuvre, et
permettant de réaliser rapidement un bon positionnement de la planche de coffrage,
donc un coffrage de très bonne qualité.
[0005] A cet effet, l'invention concerne un dispositif destiné à être placé sur un moellon
afin de réaliser un coffrage pour un liant tel que du béton, le dispositif comprenant
d'une part un support pour une planche de coffrage, destiné à être placé contre une
première face verticale du moellon, et d'autre part des moyens de maintien du support
contre le moellon, lesdits moyens de maintien comportant :
- un élément de liaison destiné à reposer sensiblement longitudinalement sur la face
supérieure du moellon, ledit élément de liaison étant, à sa première partie extrême,
lié au support avec possibilité de déplacement longitudinal, et, à sa deuxième partie
extrême, lié à un organe de retenue apte à coopérer avec une deuxième face verticale
du moellon, opposée à la première face verticale ;
- et des moyens de blocage temporaire de l'élément de liaison par rapport au support
dans la position longitudinale appropriée permettant un serrage du moellon entre le
support et l'organe de retenue.
[0006] Selon une définition générale de l'invention, le support comprend un profilé en U
possédant une paroi de fond et deux ailes latérales qui, en position d'utilisation,
s'étendent à l'opposé du moellon tandis que la paroi de fond est disposée sensiblement
verticalement et parallèlement à la première face verticale du moellon, ledit profilé
comportant :
- au moins une patte faisant saillie de la paroi de fond sensiblement longitudinalement
et dont le bord libre est prévu pour venir en contact avec la première face verticale
du moellon, la dimension longitudinale de ladite patte définissant l'écartement entre
la première face verticale du moellon et la paroi de fond du U et correspondant à
l'épaisseur de la planche de coffrage destinée à être placée contre la paroi de fond
;
- des moyens de réception et de guidage du déplacement longitudinal de l'élément de
liaison, faisant saillie de la paroi de fond sensiblement longitudinalement et formant
en outre un moyen d'appui pour la planche de coffrage.
[0007] La direction longitudinale correspond à la direction transversale du moellon, perpendiculairement
à ses première et deuxième faces verticales.
[0008] Ainsi, l'invention fournit un dispositif de coffrage de structure très simple, puisqu'il
est obtenu à partir d'un profilé en U sur lequel sont prévus des moyens pouvant être
très simplement réalisés, par exemple par des opérations de découpe et pliage.
[0009] En pratique, pour la mise en place du dispositif sur le moellon, on introduit l'élément
de liaison dans les moyens de réception et de guidage ménagés sur le support, on place
l'élément de liaison sur le moellon, avec l'organe de retenue en appui contre la deuxième
face verticale du moellon, puis on déplace le support longitudinalement jusqu'à ce
qu'il vienne en appui contre la première face verticale du moellon. Il n'y a alors
plus qu'à bloquer le déplacement relatif du support et de l'élément de liaison. L'ensemble
de ces étapes est très simple et très rapide à réaliser, et cela conduit à un positionnement
et un maintien très satisfaisant du dispositif sur le moellon.
[0010] L'élément de liaison forme une entretoise qui reste liée au support et à l'organe
de retenue au moins pendant la coulée et le durcissement du béton. Après durcissement
du béton, et du fait du caractère temporaire des moyens de blocage, on peut désolidariser
l'élément de liaison et le support. De cette façon, il est possible de récupérer le
support, qui pourra être réutilisé ultérieurement, tandis que l'élément de liaison,
restant dans le béton durci, est perdu. Lors d'une étape de finition, l'élément de
liaison peut être coupé afin qu'il ne dépasse pas longitudinalement de la première
et de la deuxième faces verticales du moellon. On peut également prévoir que cet élément
de liaison soit muni d'une zone de plus faible résistance permettant sa rupture, cette
zone étant située légèrement en retrait par rapport à la deuxième face verticale du
moellon. Ainsi, la rupture au niveau de cette zone (alors que le béton n'est pas complètement
durci) permet que l'élément de liaison ne dépasse pas longitudinalement, et même que
son extrémité soit en retrait.
[0011] Selon une réalisation possible, les moyens de blocage comprennent au moins une saillie
ménagée sur l'élément de liaison, apte à coopérer avec une saillie ménagée sur le
support afin d'empêcher le déplacement longitudinal intempestif de l'élément de liaison
par rapport au support. On peut par exemple prévoir sur l'élément de liaison une pluralité
de saillies verticales orientées transversalement, ce qui permet un réglage de la
position longitudinale du support en fonction de la distance entre les première et
deuxième faces verticales du moellon. De préférence, le déplacement longitudinal relatif
du support et de l'élément de liaison reste possible, malgré les saillies, lorsque
ce déplacement est souhaité par l'opérateur, et tout moyen approprié peut être prévu
à cet effet.
[0012] En variante ou en complément, les moyens de blocage peuvent comprendre au moins un
orifice ménagé dans l'élément de liaison et au moins un orifice ménagé dans le support,
un organe d'assemblage tel qu'un clou ou un coin pouvant être inséré dans les deux
orifices placés en correspondance.
[0013] Avantageusement, l'élément de liaison se présente sous la forme d'une tige plate
comprenant des dents en saillie sur sa face supérieure, les dents possédant une face
inclinée formant une rampe et une face droite formant butée et étant aptes à coopérer
avec une saillie ménagée sur le support, afin d'empêcher le déplacement longitudinal
de l'élément de liaison par rapport au support dans un sens et de l'autoriser dans
le sens opposé.
[0014] Selon une réalisation possible, le support comporte deux languettes formées par une
découpe dans les ailes opposées du U, les languettes étant agencées pour pouvoir être
repliées sensiblement à l'horizontale vers l'intérieur du U, l'une au-dessus de l'autre,
de part et d'autre de l'élément de liaison.
[0015] Dans ce cas, la languette disposée au-dessus de l'élément de liaison peut comporter
au moins une nervure en saillie vers le bas et s'étendant transversalement, ladite
nervure étant apte à coopérer avec une dent de l'élément de liaison pour bloquer le
déplacement longitudinal de cet élément de liaison.
[0016] Avantageusement, les languettes peuvent comprendre des moyens d'assemblage mutuel
réversibles. Ainsi, on obtient un très bon maintien de l'élément de liaison, qui est
pris en sandwich entre les deux languettes assemblées, mais cet élément de liaison
peut être libéré lorsque les languettes sont séparées l'une de l'autre.
[0017] Par exemple, les moyens de réception et de guidage de l'élément de liaison comprennent
une languette découpée dans la paroi de fond du U et repliée sensiblement horizontalement,
ladite languette comportant deux rabats latéraux repliés sensiblement à l'horizontale
de sorte à former un fourreau.
[0018] En variante, on peut prévoir que les moyens de réception et de guidage de l'élément
de liaison comprennent une pièce en U rapportée sur le profilé en U, ladite pièce
en U comprenant :
- une première branche qui possède une extrémité libre fixée sur la paroi de fond du
profilé en U et qui s'étend sensiblement horizontalement dans le même sens que les
ailes latérales ;
- une base pourvue d'une première lumière horizontale dans laquelle l'élément de liaison
est apte à coulisser ;
- une deuxième branche plus longue que la première, qui s'étend depuis la base sensiblement
horizontalement et passe à travers une fente ménagée dans la paroi de fond du profilé
en U, ladite fente étant surmontée d'une seconde lumière horizontale qui est située
dans l'alignement de la première lumière horizontale et dans laquelle l'élément de
liaison est apte à coulisser.
[0019] Selon un premier mode de réalisation, l'organe de retenue est réalisé d'une seule
pièce avec l'élément de liaison, une zone de moindre résistance étant ménagée à la
jonction entre l'organe de retenue et l'élément de liaison. Ainsi, la pièce peut être
rompue après durcissement du béton, pour séparer l'organe de retenue et l'élément
de liaison qui reste pris dans le béton. De préférence, pour simplifier les opérations
de finition, la zone de moindre résistance est située sensiblement au niveau de l'arête
correspondante du moellon.
[0020] Selon un deuxième mode de réalisation, l'organe de retenue est une pièce distincte
de l'élément de liaison, qui comporte des moyens permettant le déplacement longitudinal
de l'élément de liaison et des moyens de blocage temporaire de l'élément de liaison
par rapport à l'organe de retenue dans la position longitudinale appropriée.
[0021] Le profilé en U peut comporter trois pattes faisant saillie de la paroi de fond sensiblement
longitudinalement et dont le bord libre est prévu pour venir en contact avec la première
face verticale du moellon, lesdites trois pattes possédant sensiblement la même dimension
longitudinale.
[0022] L'une des pattes peut être formée par les moyens de réception et de guidage du déplacement
longitudinal de l'élément de liaison. Selon une autre réalisation possible, une patte
distincte peut être prévue.
[0023] Le profilé en U peut en outre comporter une fente sensiblement horizontale pratiquée
dans sa paroi de fond, à proximité d'une extrémité de ladite paroi de fond, dans laquelle
l'élément de liaison est apte à coulisser. Ceci permet une disposition inversée du
support, pour la réalisation de coffrages sous un plafond.
[0024] Enfin, selon un autre aspect, l'invention vise un ensemble comprenant un dispositif
tel que précédemment décrit et un profilé additionnel, ledit profilé additionnel ayant
une forme de U possédant une paroi de fond et deux ailes latérales, et comprenant
en outre deux pattes faisant saillie de la paroi de fond à l'opposé et dans le prolongement
des ailes latérales, ledit profilé additionnel étant apte à être inséré et fixé de
façon amovible dans le profilé en U du support, respectivement en partie haute de
celui-ci dans un premier sens ou en partie basse de celui-ci dans un deuxième sens,
de façon à permettre la réalisation d'un coffrage de plus grande hauteur.
[0025] On décrit à présent, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs modes de réalisation
possibles de l'invention, en référence aux figures annexées :
La figure 1 est une vue en perspective d'un support appartenant au dispositif de coffrage
selon un premier mode de réalisation de l'invention ;
La figure 2 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation d'un organe
de retenue appartenant au dispositif de coffrage ;
La figure 3 est une vue latérale d'un élément de liaison appartenant au dispositif
de coffrage ;
La figure 4 est une vue en perspective du dispositif de coffrage comportant les pièces
des figures 1 à 3, monté sur un moellon ;
La figure 5 est une vue latérale schématique du montage de l'élément de liaison de
la figure 4 dans le support et l'organe de retenue ;
La figure 6 est une vue latérale d'un deuxième mode de réalisation d'un organe de
retenue, placé sur un moellon ;
La figure 7 est une vue en perspective d'un coin servant de moyen de blocage ;
La figure 8 est une vue en perspective d'un support appartenant au dispositif de coffrage
selon un deuxième mode de réalisation de l'invention ;
La figure 9 est une vue en perspective du dispositif de coffrage comportant le support
de la figure 8, monté sur un moellon ;
La figure 10 est une vue en perspective d'un profilé additionnel pouvant être associé
au support ; et
La figure 11 est une vue en perspective d'un ensemble de coffrage comprenant le support
de la figure 8 et deux profilés additionnels comme celui illustré sur la figure 10.
[0026] Comme illustré sur la figure 4, un dispositif de coffrage 1 selon l'invention est
destiné à être monté sur un moellon 2 comprenant une première et une deuxième faces
verticales 3, 4 opposées et une face supérieure 5 horizontale.
[0027] On définit la direction longitudinale D1 comme la direction perpendiculaire aux faces
verticales 3, 4 du moellon 2 et la direction transversale D2 comme la direction horizontale
parallèle aux faces verticales 3. La direction verticale est notée D3. Dans la suite
de la description des figures 1 à 7, les différentes pièces constitutives du dispositif
de coffrage 1 seront décrites dans la position qu'elles occupent lors de leur utilisation
pour la réalisation du coffrage comme illustré sur la figure 4.
[0028] Le dispositif de coffrage 1 comprend un support 6, un élément de liaison 7 et un
organe de retenue 8 qui vont maintenant être décrits.
[0029] Le support 6, illustré sur la figure 1, est constitué d'un profilé métallique en
U, comprenant une paroi de fond 9 et deux ailes latérales 10, 11. En position d'utilisation,
le support est sensiblement vertical, les ailes 10, 11 s'étendant à l'opposé du moellon
2.
[0030] Dans la paroi de fond 9 sont réalisées plusieurs découpes qui, après repli des parties
ainsi obtenues, forment des éléments en saillie.
[0031] Ainsi, on a tout d'abord deux pattes latérales 12, 13 sensiblement parallèles aux
ailes 10, 11, situées chacune sensiblement dans le même plan que l'aile 10, 11 correspondante,
et faisant saillie à l'opposé des ailes 10, 11, en direction du moellon 2. Ces pattes
latérales 12, 13 sont sensiblement rectangulaires et identiques. Elles sont obtenues
à partir de deux lignes horizontales de découpe 14, 15 et d'une ligne verticale médiane
de découpe qui forme les bords libres 16 des pattes 12, 13, après repli des pattes
12, 13 de 90° latéralement vers l'extérieur. Ces bords libres 16 vont venir en appui
contre la première face verticale 3 du moellon 2, et la dimension longitudinale L
des pattes 12, 13 correspond donc à l'écartement entre la paroi de fond 9 du support
6 et ladite face verticale 3 du moellon 2.
[0032] En outre, dans la paroi de fond 9 et au-dessus des pattes 12, 13 est réalisée une
découpe 30 qui forme une languette 18, après repli à 90° vers le haut et à l'opposé
des ailes 10, 11, autour d'une ligne de pliage 17 horizontale. Cette languette 18
est sensiblement horizontale et en saillie selon D1 dans le même sens que les pattes
12, 13. La languette 18 comporte une portion sensiblement rectangulaire et horizontale
19 et deux rabats latéraux 20, repliés sensiblement à l'horizontale sous la portion
19, formant ainsi un fourreau qui sert de moyen de réception de l'élément de liaison
17 et de guidage de son déplacement selon D1, comme on le verra plus loin. La languette
peut également être pourvue d'un trou 21 traversant d'axe vertical. La dimension longitudinale
de la languette 18 est sensiblement égale à la dimension longitudinale L des pattes
12, 13.
[0033] De plus, dans chacune des ailes 10, 11 du support 6 est réalisée une découpe 22 qui,
après repli des parties ainsi obtenues, forme un moyen de maintien et/ou de blocage
de l'élément de liaison 7.
[0034] Chaque découpe 22 permet de former une languette 23 sensiblement rectangulaire, liée
à l'aile 10, 11 correspondante par une extrémité formant une ligne de pliage 24 sensiblement
horizontale. Dans l'exemple de réalisation représenté, la languette 23 comprend d'une
part une oreille 25 à son extrémité libre, et d'autre part une lumière 26 à proximité
de la ligne de pliage 24.
[0035] Les lignes de pliage 24 sont ménagées sensiblement à la même hauteur sur les ailes
10, 11, mais les découpes 22 sont réalisées l'une vers le haut et l'autre vers le
bas. Ainsi, l'aile 10 comporte une languette 23 qui peut être rabattue à l'horizontale,
vers l'intérieur du U, par un pliage de 90° vers le bas, tandis que l'aile 11 comporte
une languette 23 qui peut être rabattue à l'horizontale, vers l'intérieur du U, par
un pliage de 90° vers le haut. Lorsque les deux languettes 23 sont à l'horizontale,
l'une au-dessus de l'autre, elles peuvent être assemblées l'une à l'autre par engagement
de l'oreille 25 d'une languette 23 dans la lumière 26 de l'autre languette 23. Cet
assemblage n'est pas définitif, et les languettes 23 pourront être ultérieurement
séparées. De préférence, lorsqu'elles sont à l'horizontale, les languettes 23 s'étendent
pratiquement d'une aile 10, 11 à l'autre.
[0036] En outre, comme illustré sur la figure 5, la languette 23 qui sera située au-dessus
de l'autre languette comporte, sur sa face inférieure 27, une ou plusieurs nervures
28 en saillie vers le bas et orientées transversalement (selon D2). Cette nervure
peut être obtenue par une déformation localisée de la matière (roulage, action d'une
presse, etc.).
[0037] On décrit à présent l'élément de liaison 7 en référence à la figure 3.
[0038] L'élément de liaison 7 se présente sous la forme d'une tige plate, ce qui permet
d'obtenir un très bon appui sur la face supérieure 5 horizontale du moellon 2. Dans
la réalisation représentée, on a sur la face supérieure de l'élément de liaison 7
des dents 29 en saillie vers le haut. Toutefois la présence de dents n'est pas indispensable,
d'autres moyens de blocage pouvant être envisagés.
[0039] Chaque dent 29 possède une face inclinée formant une rampe 31 et une face droite
32, verticale, formant butée. L'élément de liaison 7 comporte de plus une pluralité
d'orifices 42 d'axe vertical.
[0040] Avantageusement, l'élément de liaison 7 peut être réalisé en un matériau appartenant
au groupe comprenant : l'acier inoxydable, le laiton, l'aluminium, les composites,
les bicomposants acier et composite. On évite ainsi les problèmes de corrosion rencontrés
dans l'art antérieur et, dans le cas de l'utilisation au moins partiellement d'un
composite, on supprime les ponts thermiques.
[0041] La figure 2 illustre un premier mode de réalisation d'un organe de retenue 8, qui
est ici une pièce distincte de l'élément de liaison 7.
[0042] Dans la réalisation représentée, l'organe de retenue 8 est formé d'un profilé en
U, placé verticalement lors de son utilisation, ce profilé comportant d'une part une
paroi de fond 33 destinée à venir en appui contre la deuxième face verticale 4 du
moellon 2 et d'autre part deux ailes latérales 34, 35 s'étendant à l'opposé de ladite
face verticale 4. Par découpe dans la paroi de fond 33 et repli à l'horizontale, à
90°, dans le sens des ailes latérales 34, 35, on réalise une patte 36 munie de rabats
latéraux 37 repliés sensiblement à l'horizontale par-dessus. On obtient ainsi un fourreau
dans lequel l'élément de liaison 7 peut être déplacé longitudinalement, le fourreau
guidant ce déplacement. De plus, un trou 38 traversant d'axe vertical, formant un
moyen de blocage temporaire de l'élément de liaison 7, est ménagé dans la patte 36.
D'autres moyens de blocage peuvent être envisagés.
[0043] Il est à noter que la paroi de fond 33 comporte une encoche 39 au niveau de la découpe
formant la patte 36. De la sorte, les rabats 37 repliés se trouvent sensiblement dans
le même plan que le bord supérieur 40 de la paroi de fond 33, sans dépasser au-dessus.
[0044] On décrit à présent la mise en oeuvre du dispositif de coffrage 1.
[0045] L'élément de liaison 7 est inséré dans la languette 18 du support 6, puis les languettes
23 sont repliées à l'horizontale, au-dessus et en-dessous de l'élément de liaison
7, et assemblées l'une à l'autre par engagement des oreilles 25 dans les lumières
26, de part et d'autre (selon D2) de l'élément de liaison 7.
[0046] Cet ensemble est associé à l'organe de retenue 8, par insertion de l'élément de liaison
7 dans la patte 36 et introduction d'un clou 41 dans le trou 38 placé en correspondance
d'un orifice 42 de l'élément de liaison 7.
[0047] Ensuite, on place l'élément de liaison 7 en appui sur la face supérieure 5 horizontale
du moellon 2, avec l'organe de retenue 8 en appui contre la deuxième face verticale
4 du moellon 2.
[0048] Puis le support 6 est rapproché du moellon jusqu'à ce qu'il vienne en appui serré
contre la première face verticale 3 du moellon 2. Ce mouvement est possible car les
saillies 28 de la languette 23 se déplacent le long des rampes 31 des dents 29 de
l'élément de liaison 7.
[0049] En position montée (figure 4), le moellon 2 est serré entre, d'une part, la paroi
de fond 33 de l'organe de retenue 8 et, d'autre part, le bord libre 16 des pattes
latérales 12, 13 du support 6 et les rabats latéraux 20 de la languette 18. On a donc
un appui en trois points du support 6 contre la première face verticale 3 du moellon
2, qui garantit le bon positionnement du support 6 par rapport au moellon 2.
[0050] L'élément de liaison 7 est bloqué par rapport à l'organe de retenue 8 grâce au clou
41. De plus, il est bloqué par rapport au support 6 par la coopération entre la face
verticale 32 des dents 29 de l'élément de liaison 7 et les saillies 28 de la languette
23 qui empêchent l'éloignement du support 6 par rapport au moellon 2 (voir figure
5). Il est possible de prévoir des moyens de blocage supplémentaires de l'élément
de liaison 7 par rapport au support 6. A cet effet, on peut introduire un clou dans
le trou 21 de la languette 18, placé en correspondance d'un orifice 42 de l'élément
de liaison 7.
[0051] Eventuellement, une rehausse peut être fixée sur le support 6. Puis une planche de
coffrage (non représentée) est placée en appui sur la languette 18, contre la paroi
de fond 9 du support 6, en étant fixée, par exemple par des clous insérés dans des
trous 46 ménagés dans la paroi de fond 9. L'épaisseur de la planche correspond à la
distance L, pour que la planche soit placée dans la continuité de la première face
verticale 3 du moellon 2. On peut alors procéder à la coulée du béton.
[0052] Lorsque le béton a durci, on retire la planche de coffrage ainsi que les clous de
blocage, et on sépare les languettes 23 du support 6. On peut ainsi dégager par coulissement
par rapport à l'élément de liaison 7 d'une part le support 6 et d'autre part l'organe
de retenue 8, qui pourront donc être réutilisés. L'élément de liaison 7 reste pris
dans le béton et doit être coupé. La découpe peut être faite à l'aide d'un outil (scie)
ou à la main si l'élément de liaison 7 comporte une zone de moindre résistance (existant
naturellement entre deux dents 29 ou spécifiquement prévue).
[0053] La figure 6 illustre un deuxième mode de réalisation de l'élément de liaison 7. Celui-ci
est réalisé d'une seule pièce avec l'organe de retenue 8 qui se présente par exemple
sous la forme d'une tige courbée en S permettant l'appui sur la deuxième face verticale
4 du moellon 2. Une zone de moindre résistance 43 est ménagée à la jonction entre
l'organe de retenue 8 et l'élément de liaison 7. Pour le reste, le dispositif de coffrage
1 est inchangé.
[0054] Après durcissement du béton, on peut là encore récupérer le support 6 en le faisant
coulisser par rapport à l'élément de liaison 7. Par contre l'organe de retenue 8,
formant une seule pièce avec l'élément de liaison 7, ne pourra pas être réutilisé.
Par simple rupture au niveau de la zone de moindre résistance 43, on peut séparer
l'élément de liaison 7 et l'organe de retenue 8 afin qu'aucun élément ne dépasse du
moellon 2. A cet effet, il est possible de faire levier avec un outil, tel qu'un tournevis,
introduit dans l'espace 44 prévu entre la partie inférieure de l'organe de retenue
8 et le moellon 2. Une autre zone de moindre résistance 47 peut également être prévue
au droit de la première face verticale 3 du moellon 2.
[0055] A la place d'un clou, on peut utiliser un coin 45, comme illustré sur la figure 7,
qui vient se placer dans un orifice de section correspondante rectangulaire ou carrée,
ménagé dans l'élément de liaison 7 et la languette 18 et/ou la patte 36.
[0056] Un autre mode de réalisation du support 6 est illustré sur la figure 8, ce support
ayant la même orientation que celui illustré sur la figure 1.
[0057] Ce support 6 est constitué d'un profilé en U possédant généralement la même structure
que le support de la figure 1, à savoir une paroi de fond 9 et deux ailes latérales
10, 11, et qui présente les différences suivantes.
[0058] Tout d'abord, les deux pattes latérales 12, 13 sont obtenues à partir de deux lignes
horizontales de découpe 14, 15 et de deux lignes verticales de découpe distinctes
50, 51 qui forment les bords libres 16 de ces pattes 12, 13, après repli. Ainsi, pour
un même support 6, possédant une paroi de fond 9 de largeur (selon D2) donnée 2L,
on peut obtenir des pattes 12, 13 ayant une longueur maximale de L (cas de la figure
1) ou une longueur L' inférieure à L. On peut ainsi avoir une gamme de supports 6
pouvant s'adapter à différentes épaisseurs de planches de coffrage.
[0059] De plus, les ailes 10, 11 du support 6 ne comportent pas de découpes, et on ne retrouve
donc pas les languettes 23.
[0060] En outre, on n'a pas de languette 18. Dans ce mode de réalisation, les moyens de
réception et de guidage de l'élément de liaison 7 comprennent une pièce en U 52 distincte
du profilé en U et rapportée sur celui-ci. Cette pièce en U 52 comprend deux branches
53, 54 sensiblement horizontales et une base 55 arrondie. La première branche 53 possède
une extrémité libre 56 fixée sur la paroi de fond 9 du profilé en U, par exemple par
soudage, et s'étend jusqu'à la base 55 dans le même sens que les ailes latérales 10,
11 du profilé en U. La deuxième branche 54 est plus longue (dimension selon D1) que
la première ; elle s'étend depuis la base 55 en direction du moellon 2 et passe à
travers une fente 56 ménagée dans la paroi de fond 9 du profilé en U. L'extrémité
libre 57 de la deuxième branche 54 est située en retrait par rapport aux bords libres
16 des pattes 12, 13, c'est-à-dire que la deuxième branche 54 ne sera pas en contact
avec le moellon en position montée.
[0061] En outre, on a une première lumière horizontale 58 ménagée dans la base 55 et une
seconde lumière horizontale 59 ménagée dans la paroi de fond 9, au-dessus de la fente
56 et formant une ouverture unique avec elle. Les deux lumières 58, 59 sont situées
dans l'alignement l'une de l'autre selon D1 et sont destinées à recevoir l'élément
de liaison 7 et à guider son coulissement.
[0062] Les branches 53, 54 de la pièce en U 52 possède des orifices 60 en correspondance
destinés à recevoir un clou (par exemple) pour le blocage de l'élément de liaison
7.
[0063] Par ailleurs, dans la paroi de fond 9 et au-dessous des pattes 12, 13 est réalisée
une découpe 61 qui forme une patte 62, après repli à 90° vers le bas et à l'opposé
des ailes 10, 11, autour d'une ligne de pliage 63 horizontale. Cette patte 62 est
sensiblement horizontale et en saillie selon D1 dans le même sens que les pattes 12,
13 ; elle possède une dimension longitudinale sensiblement égale à la dimension longitudinale
L' des pattes 12, 13, et forme ainsi un troisième appui contre le moellon 2, en position
montée. Il est possible de prévoir que la dimension longitudinale de la patte 62 soit
de 1 à 2 mm plus grande que L'. Ceci permet d'assurer la verticalité du support 6
après la poussée du béton qui s'exerce sur la planche de coffrage et tend à faire
légèrement basculer le support 6.
[0064] Le profilé en U 6 comporte en outre une fente 64 sensiblement horizontale pratiquée
dans sa paroi de fond 9, sous la ligne de pliage 63 et à proximité d'une extrémité
de ladite paroi de fond 9. Le rôle de cette fente 64 sera expliqué plus loin.
[0065] Enfin, le profilé en U 6 comporte des orifices 65 ménagés dans les ailes 10, 11,
en vis-à-vis, pour permettre la fixation d'une rehausse, comme on le verra plus loin.
[0066] Le support 6 qui vient d'être décrit peut être utilisé dans la position qu'il occupe
sur la figure 8, de façon similaire à la disposition illustrée sur la figure 4. Dans
cette position d'utilisation, les pattes 12, 13, 62 sont en appui contre la première
face verticale 3 du moellon 2. L'élément de liaison 7 est inséré dans les lumières
58, 59, et se situe donc au-dessus de la deuxième branche 54 de la pièce en U 52.
La planche de coffrage repose donc directement sur l'élément de liaison 7. L'avantage
correspondant est qu'on n'a pas de surépaisseur de matière entre cet élément de liaison
7 et la planche.
[0067] Ce support 6 peut également être utilisé en position « retournée », comme illustré
sur la figure 9, en particulier lorsqu'il s'agit de réaliser un coffrage sous un plafond.
Dans cette configuration, l'élément de liaison n'est pas inséré dans les lumières
58, 59 mais dans la fente 64. Cet élément de liaison est avantageusement pourvue d'une
partie extrême coudée qui sert d'organe de retenue 8. Le support 6 est toujours en
contact avec le moellon 2 par les extrémités libres des pattes 12, 13, 62.
[0068] Sur la figure 10 est représenté un profilé additionnel 66 qui a une forme de U possédant
une paroi de fond 67 et deux ailes latérales 68, 69. Le profilé additionnel 66 comprend
en outre deux pattes 70, 71 faisant saillie de la paroi de fond 67 à l'opposé et dans
le prolongement des ailes latérales 68, 69, à une extrémité de la paroi de fond 67.
En outre, la paroi de fond 67 de ce profilé additionnel 66 comporte des trous 72 pour
la fixation, par exemple par des clous, d'une planche de coffrage. Et les ailes latérales
68, 69 comportent des orifices 73, en vis-à-vis.
[0069] Le profilé additionnel 66 joue un rôle de rehausse, comme on le voit sur la figure
11. Ses dimensions sont telles qu'il peut être inséré dans le profilé en U formant
le support 6.
[0070] On a d'une part un premier profilé additionnel 66 monté au-dessus de la pièce en
U 52 dans un premier sens, avec les pattes 70, 71 dirigées dans le même sens que les
ailes 10, 11, la paroi de fond 67 du profilé additionnel 66 étant ainsi à distance
de la paroi de fond 9 du support 6. On a d'autre part un second profilé additionnel
66 - identique - monté au-dessous des pattes 12, 13 dans un deuxième sens, avec les
pattes 70, 71 dirigées dans le même sens que les pattes 12, 13, la paroi de fond 67
du profilé additionnel 66 étant ainsi contre la paroi de fond 9 du support 6.
[0071] Les profilés additionnels 66 sont fixés au support 6 de façon amovible au moyen d'organes
tels que des clavettes (non représentés) insérés transversalement dans les orifices
65, 73 placés en correspondance.
[0072] Avec l'ensemble illustré sur la figure 11, on peut réaliser des coffrages de plus
grande hauteur (grâce au premier profilé additionnel 66) tout en assurant le maintien
contre le moellon 2 et la reprise d'effort (grâce au deuxième profilé additionnel
66).
[0073] Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits ci-dessus
à titre d'exemples mais qu'elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation.
1. Dispositif destiné à être placé sur un moellon (2) afin de réaliser un coffrage pour
un liant tel que du béton, le dispositif (1) comprenant d'une part un support (6)
pour une planche de coffrage, destiné à être placé contre une première face verticale
(3) du moellon, et d'autre part des moyens de maintien du support (6) contre le moellon,
lesdits moyens de maintien comportant :
- un élément de liaison (7) destiné à reposer sensiblement longitudinalement sur la
face supérieure (5) du moellon, ledit élément de liaison (7) étant, à sa première
partie extrême, lié au support (6) avec possibilité de déplacement longitudinal, et,
à sa deuxième partie extrême, lié à un organe de retenue (8) apte à coopérer avec
une deuxième face verticale (4) du moellon, opposée à la première face verticale (3)
;
- et des moyens de blocage (28, 29, 21, 42) temporaire de l'élément de liaison (7)
par rapport au support (6) dans la position longitudinale appropriée permettant un
serrage du moellon (2) entre le support (6) et l'organe de retenue (8) ;
caractérisé en ce que le support (6) comprend un profilé en U possédant une paroi de fond (9) et deux ailes
latérales (10, 11) qui, en position d'utilisation, s'étendent à l'opposé du moellon
tandis que la paroi de fond (9) est disposée sensiblement verticalement et parallèlement
à la première face verticale (3) du moellon, ledit profilé comportant :
- au moins une patte (12, 13) faisant saillie de la paroi de fond (9) sensiblement
longitudinalement et dont le bord libre (16) est prévu pour venir en contact avec
la première face verticale (3) du moellon, la dimension longitudinale (L) de ladite
patte (12, 13) définissant l'écartement entre la première face verticale (3) du moellon
(2) et la paroi de fond (9) du U et correspondant à l'épaisseur de la planche de coffrage
destinée à être placée contre la paroi de fond (9) ;
- des moyens (18, 19, 20) de réception et de guidage du déplacement longitudinal de
l'élément de liaison (7), faisant saillie de la paroi de fond (9) sensiblement longitudinalement
et formant en outre un moyen d'appui pour la planche de coffrage.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de blocage comprennent au moins une saillie (29) ménagée sur l'élément
de liaison (7), apte à coopérer avec une saillie (28) ménagée sur le support (6) afin
d'empêcher le déplacement longitudinal intempestif de l'élément de liaison (7) par
rapport au support (6).
3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de blocage comprennent au moins un orifice (42) ménagé dans l'élément
de liaison (7) et au moins un orifice (21) ménagé dans le support (6), un organe d'assemblage
tel qu'un clou (41) ou un coin (45) pouvant être inséré dans les deux orifices placés
en correspondance.
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'élément de liaison (7) se présente sous la forme d'une tige plate comprenant des
dents (29) en saillie sur sa face supérieure, les dents possédant une face inclinée
formant une rampe (31) et une face droite formant butée (32) et étant aptes à coopérer
avec une saillie (28) ménagée sur le support (6), afin d'empêcher le déplacement longitudinal
de l'élément de liaison (7) par rapport au support (6) dans un sens et de l'autoriser
dans le sens opposé.
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le support (6) comporte deux languettes (23) formées par une découpe dans les ailes
opposées du U, les languettes (23) étant agencées pour pouvoir être repliées sensiblement
à l'horizontale vers l'intérieur du U, l'une au-dessus de l'autre, de part et d'autre
de l'élément de liaison (7).
6. Dispositif selon les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la languette (23) disposée au-dessus de l'élément de liaison (7) comporte au moins
une nervure (28) en saillie vers le bas et s'étendant transversalement, ladite nervure
(28) étant apte à coopérer avec une dent (29) de l'élément de liaison (7) pour bloquer
le déplacement longitudinal de cet élément de liaison (7).
7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que les languettes (23) comprennent des moyens d'assemblage mutuel réversibles (25, 26).
8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens de réception et de guidage de l'élément de liaison (7) comprennent une
languette (18) découpée dans la paroi de fond (9) du U et repliée sensiblement horizontalement,
ladite languette (18) comportant deux rabats latéraux (20) repliés sensiblement à
l'horizontale de sorte à former un fourreau.
9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7,
caractérisé en ce que les moyens de réception et de guidage de l'élément de liaison (7) comprennent une
pièce en U (52) rapportée sur le profilé en U, ladite pièce en U (52) comprenant :
- une première branche (53) qui possède une extrémité libre (56) fixée sur la paroi
de fond (9) du profilé en U et qui s'étend sensiblement horizontalement dans le même
sens que les ailes latérales (10, 11);
- une base (55) pourvue d'une première lumière horizontale (58) dans laquelle l'élément
de liaison (7) est apte à coulisser ;
- une deuxième branche (54) plus longue que la première, qui s'étend depuis la base
(55) sensiblement horizontalement et passe à travers une fente (56) ménagée dans la
paroi de fond (9) du profilé en U, ladite fente (56) étant surmontée d'une seconde
lumière horizontale (59) qui est située dans l'alignement de la première lumière horizontale
(58) et dans laquelle l'élément de liaison (7) est apte à coulisser.
10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'organe de retenue (8) est réalisé d'une seule pièce avec l'élément de liaison (7),
une zone de moindre résistance (43) étant ménagée à la jonction entre l'organe de
retenue (8) et l'élément de liaison (7).
11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'organe de retenue (8) est une pièce distincte de l'élément de liaison (7), qui
comporte des moyens (36) permettant le déplacement longitudinal de l'élément de liaison
(7) et des moyens de blocage (38) temporaire de l'élément de liaison (7) par rapport
à l'organe de retenue (8) dans la position longitudinale appropriée.
12. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'élément de liaison (7) est réalisé en un matériau appartenant au groupe comprenant
: l'acier inoxydable, le laiton, l'aluminium, les composites, les bicomposants acier
et composite.
13. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le profilé en U comporte trois pattes (12, 13, 18, 62) faisant saillie de la paroi
de fond (9) sensiblement longitudinalement et dont le bord libre (16) est prévu pour
venir en contact avec la première face verticale (3) du moellon (2), lesdites trois
pattes possédant sensiblement la même dimension longitudinale (L, L').
14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le profilé en U (6) comporte en outre une fente (64) sensiblement horizontale pratiquée
dans sa paroi de fond (9), à proximité d'une extrémité de ladite paroi de fond (9),
dans laquelle l'élément de liaison (7) est apte à coulisser.
15. Ensemble de coffrage caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif (1) selon l'une des revendications précédentes et un profilé
additionnel (66), ledit profilé additionnel ayant une forme de U possédant une paroi
de fond (67) et deux ailes latérales (68, 69), et comprenant en outre deux pattes
(70, 71) faisant saillie de la paroi de fond (67) à l'opposé et dans le prolongement
des ailes latérales (68, 69), ledit profilé additionnel (66) étant apte à être inséré
et fixé de façon amovible dans le profilé en U du support (6), respectivement en partie
haute de celui-ci dans un premier sens ou en partie basse de celui-ci dans un deuxième
sens, de façon à permettre la réalisation d'un coffrage de plus grande hauteur.