[0001] La présente invention concerne une installation de liaison fond-surface comprenant
au moins une conduite sous-marine assurant la liaison entre un support flottant et
le fond de la mer notamment à grande profondeur. Ces conduites rigides sous-marines
sont appelées "colonnes montantes" ou "risers" comme explicité ci-après, ces risers
étant constitués d'éléments tubulaires unitaires soudés entre eux bout à bout, réalisés
en acier.
[0002] Plus particulièrement, la présente invention concerne une installation de liaison
fond surface d'une conduite sous-marine reposant au fond de la mer comprenant une
conduite rigide remontant depuis le fond de la mer où elle repose, jusqu'en subsurface
où son extrémité supérieure est reliée à un support flottant par une liaison mécanique
comprenant un lien souple et une conduite flexible permettant le transfert du fluide
depuis la conduite rigide jusqu'à un support flottant.
[0003] Le secteur technique de l'invention est donc le domaine de la fabrication et de l'installation
de conduites sous-marines et plus particulièrement de liaisons fond-surface de production
pour l'extraction sous-marine de pétrole, de gaz ou autre matériau soluble ou fusible,
ou d'une suspension de matière minérale, à partir de tête de puits immergé pour le
développement de champs de production installés en pleine mer au large des côtes.
L'application principale et immédiate de l'invention étant dans le domaine de la production
pétrolière, ainsi que dans la ré-injection d'eau et la production ou ré-injection
de gaz.
[0004] Un support flottant comporte en général des moyens d'ancrage pour rester en position
malgré les effets des courants, des vents et de la houle. Il comporte aussi en général
des moyens de forage, de stockage et de traitement du pétrole ainsi que des moyens
de déchargement vers des pétroliers enleveurs, ces derniers se présentant à intervalle
régulier pour effectuer l'enlèvement de la production. L'appellation de ces supports
flottants est le terme anglo-saxon "Floating Production Storage Offloading" (signifiant
"moyen flottant de stockage, de production et de déchargement") dont on utilisera
le terme abrégé "FPSO" dans l'ensemble de la description suivante, ou encore "FDPU"
ou "Floating Drilling & Production Unit" (signifiant "moyen flottant de forage et
de production"), lorsque le support flottant est aussi utilisé pour effectuer les
opérations de forage avec puits dévié dans la hauteur de la tranche d'eau.
[0005] Une conduite sous-marine, ou un riser, selon l'invention peuvent être soit un "conduite
de production" de pétrole brut ou de gaz, soit un conduite d'injection d'eau, assurant
la liaison avec une tête de puits sous-marine installée au fond de la mer, soit encore
un "riser de forage" assurant la liaison entré le support flottant et une tête de
puits localisée au fond de la mer.
[0006] Dans les FPSO où l'on installe en général une multiplicité de lignes, on est amené
à mettre en oeuvre soit des liaisons fond-surface de type tour-hybride, soit des liaisons
de type caténaire en forme de "chaînette".
[0007] Lorsque la conduite de liaison fond-surface est du type caténaire, elle assure directement
la liaison entre un support flottant et un-point de contact au fond de la mer qui
se trouve décalé par rapport à l'axe dudit support, ladite conduite prend de par son
propre poids une configuration dite de "chaînette", formant une courbe dont le rayon
de courbure diminue depuis la surface jusqu'au point de contact au fond de la mer,
et l'axe de ladite conduite forme un angle a avec la verticale dont la valeur varie
en général de 5 à 20 degrés au niveau du support flottant jusqu'à, théoriquement,
90 degrés au niveau du fond de la mer correspondant à une position théorique sensiblement
tangentielle à l'horizontale comme il sera explicité ci-après.
[0008] Les liaisons de type chaînette sont en général réalisées à l'aide de conduites flexibles,
mais leur coût est extrêmement élevé en raison de structure complexe de la conduite.
[0009] Ainsi on a été amené à développer des colonnes montantes sensiblement verticales,
de manière à rapprocher de la surface la liaison souple en configuration de chaînette
vers le support flottant, ce qui permet de minimiser la longueur de ladite conduite
flexible, ainsi que les efforts qui lui sont appliqués, minimisant ainsi considérablement
son coût.
[0010] Dès lors que la profondeur d'eau atteint et dépasse 500-1000m, il devient possible
de réaliser ladite liaison fond-surface à l'aide d'une conduite rigide à paroi épaisse,
car la longueur de la conduite étant considérable, sa souplesse permet d'obtenir une
configuration de chaînette satisfaisante en restant dans des limites de contraintes
acceptables. Une telle liaison est décrite dans le document
US 2005/196242.
[0011] Ces risers rigides en matériaux résistants de forte épaisseur, en configuration de
chaînette, sont communément appelés par le terme anglo-saxon "Steel Catenary Riser"
signifiant "riser en acier en forme de chaînette" dont on utilisera le terme abrégé
"SCR" ou "riser caténaire" dans la présente description, qu'il soit en acier ou en
autre matériau tel qu'un matériau composite.
[0012] Ces "SCR" ou "risers caténaires" sont beaucoup plus simples à réaliser que les conduites
flexibles et donc moins onéreux.
[0013] La courbe géométrique formée par une conduite de poids uniforme en suspension soumise
à la gravité, appelée "chaînette" est une fonction mathématique de type cosinus hyperbolique
(Coshx = (e
x + e
-x)/2, reliant l'abscisse et l'ordonnée d'un point quelconque de la courbe selon les
formules suivantes :

dans lesquelles :
- x représente la distance dans la direction horizontale entre ledit point de contact
et un point M de la courbe,
- y représente l'altitude du point M (x et y sont donc les abscisses et ordonnées d'un
point M de la courbe par rapport à un repère orthonormé dont l'origine est audit point
de contact)
- R0 représente le rayon de courbure au dit point de contact, c'est à dire au point de
tangence horizontale.
- R représente le rayon de courbure au point M (x, y)
[0014] La courbure varie continûment le long de la chaînette depuis la surface, ou son rayon
a une valeur maximale R
max, jusqu'au point de contact, ou son rayon a une valeur minimale R
min (ou R
0 dans la formule ci-dessus). Sous l'effet des vagues, du vent et du courant, le support
de surface se déplace latéralement et verticalement, ce qui a pour effet de soulever
ou de reposer la conduite en forme de chaînette, au niveau du fond de la mer.
[0015] Ainsi, la conduite présente un rayon de courbure qui est maximal au sommet de la
chaînette, en général, d'au moins 1500, notamment de 1500 à 5000m, c'est à dire au
point de suspension sur le FPSO, et qui décroît jusqu'au point de contact avec le
sol. A cet endroit, le rayon de courbure est minimal dans la portion en suspension.
Mais, dans la partie adjacente reposant sur le fond de la mer, ladite conduite étant
théoriquement en ligne droite, son rayon de courbure est théoriquement infini. En
fait ledit rayon n'est pas infini mais extrêmement élevé, car il subsiste une courbure
résiduelle.
[0016] Ainsi, au gré des mouvements du support flottant en surface, le point de contact
se déplace d'avant en arrière et, dans la zone soulevée ou reposée sur le fond, le
rayon de courbure passe successivement d'une valeur minimale R
min à une valeur extrêmement élevée, voire infinie dans le cas d'une configuration théorique
où la conduite sous-marine repose sur le fond de la mer sensiblement en ligne droite.
[0017] Ces flexions alternatives créent des phénomènes de fatigue concentrés dans toute
la zone de pied de chaînette et la durée de vie de telles conduites est fortement
réduite et en général incompatible avec les durées de vie recherchées pour les liaisons
fond-surface, c'est à dire 20-25 ans, voire plus.
[0018] De plus, on observe que durant ces mouvements alternatifs du point de contact, la
raideur de la conduite, associée à la courbure résiduelle mentionnée précédemment,
va dans le temps creuser un sillon sur toute la longueur soulevée puis reposée et
créer une zone de transition dans laquelle existera un point d'inflexion où le rayon
de courbure, minimal en pied de chaînette, changera alors de sens dans ladite zone
de transition, et croîtra pour atteindre enfin une valeur infinie dans la portion
de conduite sous-marine reposant en ligne droite sur le fond de la met.
[0019] Ces mouvements répétés en tête de riser sur de longues périodes créent un sillon
d'autant plus important dans les sols peu consolidés que l'on rencontre couramment
en grande profondeur, ce qui a pour effet de modifier la courbure de la chaînette
et conduire, si le phénomène s'amplifie, à des risques d'endommagement des conduites,
soit au niveau des conduites sous-marines reposant au fond de la mer, soit au niveau
des SCR assurant la liaison entre ces conduites sous-marines reposant au fond de la
mer et la surface.
[0020] Les mouvements sont de deux types très différents se produisant avec des périodicités
et des conséquences très variables comme montré sur la figure 2. En effet, le support
flottant est ancré en général par 8 ou 16 lignes d'ancres en général également réparties
et situées dans les angles. Sous l'effet du vent et du courant, le support flottant
se déplace à l'intérieur d'une surface appelée « cercle d'excursion », sensiblement
elliptique ou circulaire et sensiblement centrée par rapport à sa position au repos.
Et, on cherche à réduire au maximum la taille de ce cercle d'excursion en jouant sur
la raideur des ancrages. Ainsi, il est courant de prévoir les ancrages pour limiter
l'excursion du support flottant dans un rayon représentant 5-6% de la hauteur d'eau.
Ainsi, pour une profondeur d'eau de 1500m, le cercle d'excursion aura sensiblement
un rayon de 75-90m. Ces mouvements dus au vent at au courant sont en général très
lents et leur période est de 200 à 300 secondes, c'est-à-dire que le pied de chaînette
se déplace relativement lentement d'avant en arrière et en conditions normales les
mouvements sont de très faible amplitude. On parle d'état « quasi-statique », c'est-à-dire
que le système est toujours en quasi-équilibre, ce qui permet de négliger les efforts
dus à l'inertie de l'ensemble. En fait, ce type de mouvement à période longue n'est
pas très préjudiciable à la tenue en fatigue du pied de riser pendant toute sa durée
de vie.
[0021] Le second type de mouvement est dû au pilonnement du support flottant qui se produit
sur plusieurs mètres et engendre alors des mouvements verticaux dudit riser. Ces mouvements
dynamiques sont beaucoup plus préjudiciables, car ils présentent une période beaucoup
plus courte, entre 3-5 secondes et 15-18 secondes. Et de plus, certaines fréquences
comprises entre les valeurs extrêmes, correspondent à des fréquences de résonance
du riser en configuration de chaînette, ce qui a pour effet d'amplifier considérablement
les déformations de ladite chaînette, donc les mouvements et risques d'endommagement
en pied de chaînette, au niveau du point de contact.
[0022] En surface, au niveau du raccordement de la tête du riser avec le support flottant,
on installe en général un dispositif d'articulation souple étanche appelé « flexjoint
», de manière à absorber les variations angulaires du sommet du riser, lors des mouvements
du support flottant. Ces « flexjoints » constitués principalement d'élastomères, notamment
sous forme de butées lamifiées à surface de révolution, servent non seulement à reprendre
les efforts de traction engendrés par le riser, mais aussi à transférer le pétrole
brut vers les conduites rigides solidaires du support flottant. Ces dispositifs d'articulation
à butée lamifiée du type « flexjoints » présentent un avantage supplémentaire en ce
qu'ils impliquent un encombrement latéral réduit et ainsi permettent de raccorder
un grand nombre de riser côte à côte le long du bordé du support flottant.
[0023] Mais, ces dispositifs d'articulation à butée lamifiée sont très coûteux et délicats
à fabriquer et les risques de fuites au niveau des élastomères sont importants, car
la durée de vie de telles installations atteint et dépasse 20-25 ans, voire plus.
[0024] D'autre part, le raccordement de la tête de riser avec le support flottant est difficile
à réaliser car il implique la mise en oeuvre de treuils de grandes capacités aptes
à manutentionner des conduites rigides dont le poids peut atteindre 500t, à bord du
support flottant et qu'il est nécessaire de déplacer ledit treuil lorsque l'on souhaite
mettre en place une multiplicité de riser raccordés au support flottant comme c'est
le cas en pratique. En outre, les dispositifs d'articulation à butée lamifiée mentionnés
ci-dessus rendent le raccordement de la tête de riser sur le support flottant d'autant
plus délicat à réaliser.
[0025] Enfin, en cas d'endommagement au niveau du « flexjoint » il est très difficile de
maintenir le riser en configuration de sauvegarde pendant l'intervention de réparation
ou remplacement du « flexjoint ».
[0026] Le but de la présente invention est de fournir une installation de liaison fond surface
améliorée comprenant une conduite rigide ou riser remontant depuis le fond de la mer
jusqu'à un support flottant dont le raccordement de la tête de riser avec le support
flottant soit à la fois fiable mécaniquement, plus simple à réaliser et qui permette
plus généralement de surmonter les inconvénients mentionnés ci-dessus.
[0027] Plus particulièrement, un but de la présente invention est de fournir une installation
de liaison fond-surface telle que définie ci-dessus permettant d'autoriser de préférence
d'atténuer les mouvements du riser, de manière à minimiser les conséquences dommageables
des mouvements du support flottant et de la tête du riser, plus particulièrement les
mouvements de pilonnement, afin d'augmenter de ce fait la tenue en fatigue de ladite
liaison fond-surface.
[0028] Plus particulièrement encore, un but de la présente invention est de fournir une
installation de liaison fond-surface telle que définie ci-dessus présentant un encombrement
latéral minimal le long du bordé de la barge, autorisant de ce fait l'installation
d'un plus grand nombre de risers le long dudit bordé, sur une même distance.
[0029] Plus particulièrement encore, un but de la présente invention est de fournir une
installation de liaison fond-surface comportant un dispositif de sécurité, qui, en
cas d'incident ou de rupture d'un élément supérieur de retenue, maintient le riser
en configuration de sauvegarde, évitant ainsi la rupture de la liaison flexible et
les pollutions qui en découleraient.
[0030] Pour ce faire, la présente invention fournit une installation de liaison fond surface
d'une conduite sous-marine reposant au fond de la mer comprenant une conduite rigide
remontant depuis le fond de la mer où elle repose, jusqu'en subsurface où son extrémité
supérieure est reliée à un support flottant, caractérisée en ce que ladite extrémité
supérieure de la conduite rigide est reliée audit support flottant par :
- 1) au moins une liaison mécanique entre l'extrémité supérieure du riser et un point
d'accroche sur ledit support flottant comprenant au moins un lien souple de type câble
ou chaîne, ladite installation comprenant en outre, un dispositif de sécurité et de
guidage comprenant au moins une première barre rigide articulée à une extrémité par
une première articulation au niveau de son point d'accroche sur le support flottant
et à l'autre extrémité par une deuxième articulation au niveau de la dite liaison
mécanique ou de la dite extrémité supérieure de la conduite rigide, et
- 2) une conduite flexible apte à permettre le transfert du fluide véhiculé par ladite
conduite rigide vers le support flottant, ladite conduite flexible étant retenue par
au moins point de retenue au niveau de ladite liaison mécanique de telle sorte que
la conduite flexible est sensiblement entièrement maintenue selon une forme incurvée
au dessus de ladite extrémité supérieure de la conduite rigide, la longueur de la
conduite flexible étant supérieure à la distance maximale possible entre l'extrémité
supérieure de la conduite rigide et le point d'accroche de ladite conduite flexible
au niveau du support flottant.
[0031] L'installation selon la présente invention permet de dissocier :
- d'une part, la fonction de transfert de fluide depuis l'extrémité supérieure de la
conduite rigide jusqu'à son support flottant, fonction de transfert exercée par ladite
conduite flexible, et
- d'autre part, la fonction de liaison mécanique entre l'extrémité supérieure de la
conduite rigide et le support flottant, fonction exercée par au moins un dit lien.
[0032] Le lien souple ainsi combiné à ladite conduite flexible autorise des mouvements de
la tête de riser tout en les limitant de par la tension exercée par ledit lien souple
sur la tête de riser, ce qui permet de réduire les fatigue et usure de la conduite
rigide à son point d'accrochage avec le support flottant et permet de supprimer ou
éviter la mise en oeuvre d'une articulation à butée lamifiée du type flexjoint pour
les raccordement mécanique et transfert du fluide entre le support flottant de la
tête de riser.
[0033] De préférence, la courbure de la conduite flexible présente une double courbure inversée
avec un point d'inflexion situé de préférence au niveau dudit point de retenue, ce
qui permet à ladite conduite flexible de suivre les mouvements limités de la tête
de riser sans subir de traction dommageable et avec un encombrement limité par rapport
aux conduites flexibles plongeantes traditionnellement mises en oeuvre, ces dernières
présentant une courbure variable sans inversion de la courbure, c'est-à-dire sans
point d'inflexion.
[0034] D'autre part, la retenue de la conduite flexible au dessus de la tête de riser évite
l'endommagement de la conduite flexible lors des mouvements de la tête de riser et
limite les déplacements latéraux de la conduite flexible et donc l'encombrement ce
qui autorise la mise en place d'un nombre plus grand de liaison fond-surface côte
à côte.
[0035] L'invention permet aussi de faciliter la réalisation du raccordement de la tête de
riser au support flottant sans nécessiter la mise en oeuvre de treuil de forte capacité,
difficiles à déplacer sur le support flottant, mais en en mettant en oeuvre de tels
treuils uniquement à bord du navire de pose.
[0036] Plus particulièrement encore, l'invention permet de limiter les mouvements dans la
zone du pied de riser, et donc limiter la formation d'un sillon au fond de la mer,
ce qui permet de réduire la fatigue cumulée dans la zone de pied du riser de façon
considérable.
[0037] On comprend que le dispositif de sécurité et de guidage guide les mouvements de la
tête de riser et protège ladite conduite flexible en cas de rupture dudit lien souple.
D'autre part comme explicité plus loin, ladite barre facilite la mise en place de
l'installation et notamment le raccordement de l'extrémité dudit lien souple sur le
support flottant .
[0038] De préférence encore, ledit dispositif de sécurité et de guidage assure une liaison
mécanique de longueur variable entre le support flottant et l'extrémité supérieure
de la conduite rigide, permettant de faire varier la distance entre le point d'attache
de la dite première articulation sur le support flottant et l'extrémité supérieure
de ladite conduite rigide.
[0039] Dans une variante de réalisation, ledit dispositif de sécurité et de guidage comprend
au moins une dite première barre télescopique, la variation du coulissement de ladite
première barre permettant de faire varier la distance entre le point d'attache de
ladite première articulation sur le support flottant et l'extrémité supérieure de
ladite conduite rigide, cette distance restant inférieure à la longueur de ladite
conduite flexible.
[0040] Plus particulièrement, ledit dispositif de sécurité et de guidage comprend une dite
première barre articulée par une première articulation à une extrémité au niveau de
son point d'accroche au support flottant et par une deuxième articulation à l'autre-extrémité
au niveau dudit lien souple les extrémités sont fixées respectivement à l'extrémité
supérieure du riser et à un point d'accroche sur ledit support flottant.
[0041] On comprend que le dit lien souple peut être constitué de deux longueurs de liens
dont la jonction est assurée au niveau de la dite deuxième articulation.
[0042] Avantageusement, ladite conduite flexible est retenue par au moins un point, de préférence
deux points de retenue au niveau respectivement de ladite première barre et au niveau
dudit lien souple entre l'extrémité supérieure de la conduite rigide et ladite deuxième
articulation.
[0043] Dans une autre variante de réalisation, le dit dispositif de sécurité et de guidage
comporte au moins deux première et seconde barres de sécurité articulées entre elles
par une dite deuxième articulation et à leurs extrémités par une dite première articulation
à l'extrémité de la dite première barre au niveau du support flottant et une troisième
articulation à l'extrémité de la deuxième barre au niveau de l'extrémité supérieure
de la conduite rigide, la dite première barre étant de préférence télescopique,la
variation de l'inclinaison des deux dites barres l'une par rapport à l'autre, et de
préférence le coulissement en extension de la dite première barre permettant de faire
varier la distance entre d'une part le point d'attache de la dite première articulation
de ladite première barre sur le support flottant et d'autre part le point d'attache
de la troisième articulation de ladite seconde barre à l'extrémité supérieure de ladite
conduite rigide.
[0044] Plus particulièrement, le dit lien souple est fixé à une extrémité au niveau de l'articulation
médiane ou dite deuxième articulation entre les deux dites barres et à l'autre extrémité
à un point d'accroche sur ledit support flottant.
[0045] Avantageusement, ladite conduite flexible est retenue par au moins deux points de
retenue au niveau respectivement des deux dites barres. Ceci permet de maintenir une
double courbure inversée de ladite conduite flexible de façon plus fiable.
[0046] On comprend que la distance maximale de ladite liaison correspond à la longueur maximale
de ladite barre télescopique en extension maximale et/ou respectivement à la longueur
cumulée des deux dites barres.
[0047] Dans un mode préféré de réalisation, la dite première articulation au niveau de l'accroche
de la dite première barre au support flottant autorise uniquement une rotation de
la dite première barre par rapport à un axe parallèle au bordé du support flottant,
ledit axe YY étant horizontal lorsque ledit support flottant est en position au repos,
de manière à maintenir l'axe XX de la partie supérieure de la conduite rigide dans
un plan sensiblement perpendiculaire au dit bordé du support flottant. Ce dernier
mode de réalisation est avantageux car il permet de réduire l'encombrement latéral
de l'installation en cas de mouvements de l'extrémité supérieure de la conduite rigide
et du support flottant.
[0048] De préférence, ladite troisième articulation est une rotule permettant des rotations
dans toutes les directions.
[0049] Avantageusement, le dispositif de sécurité et de guidage comprend deux dites premières
barres disposées parallèlement de part de d'autre du plan axial d'une unique dite
deuxième barre et lesdites deuxièmes articulations sont solidaires d'une platine elle-même
solidaire de l'extrémité de ladite deuxième barre.
[0050] Avantageusement encore, ledit lien souple est constitué d'un dit premier câble, lui-même
constitué de préférence de fibres thermoplastiques présentant des caractéristiques
d'élasticité ou comprenant ou coopérant avec au moins un dispositif élastique d'amortissement,
ledit dispositif élastique d'amortissement reprenant la tension de ladite conduite
rigide à son extrémité supérieure, et permettant la variation de la distance entre
l'extrémité supérieure de la conduite rigide et le support flottant, tout en maintenant
ledit premier câble ou dite chaîne tendu.
[0051] On comprend que :
- le dispositif élastique d'amortissement selon l'invention, de par son extension ou
sa rétractation, induit une augmentation ou une diminution de la distance entre l'extrémité
supérieure de la conduite rigide et le support flottant, ledit lien souple étant maintenu
tendu, et cette variation de distance est contrôlée dans des limites pré-établies
par les caractéristiques et propriétés élastiques du dispositif élastique d'amortissement
; et
- la variation de distance entre l'extrémité supérieure de la conduite rigide et le
support flottant induite par le dispositif élastique d'amortissement est fonction
de la variation de tension exercée sur celui-ci par l'extrémité supérieure de la conduite
rigide, avec une augmentation de la distance en cas de traction et une diminution
en cas de relâchement de la traction exercée sur le dispositif élastique d'amortissement.
[0052] Compte tenu du fait que la variation de tension à l'extrémité supérieure de la conduite
rigide est essentiellement liée aux mouvements de la conduite rigide et du support
flottant sous l'effet de la houle et du vent et/ou des courants marins, le dispositif
élastique d'amortissement selon l'invention permet d'assouplir la liaison entre l'extrémité
supérieure de la conduite rigide et le support flottant en diminuant la tension à
l'extrémité supérieure de la conduite rigide par augmentation ou diminution de la
distance entre l'extrémité supérieure de la conduite rigide et le support flottant.
[0053] La présente invention permet ainsi de réduire radicalement les fatigue et usure de
la conduite rigide à son point de contact avec le fond de la mer et à son point d'accrochage
avec le support flottant.
[0054] Plus particulièrement encore, le dispositif élastique d'amortissement selon l'invention
permet de limiter les mouvements dans la zone du pied de riser, et donc limiter la
formation d'un sillon au fond de la mer, ce qui permet de réduire la fatigue cumulée
dans la zone de pied du riser de façon considérable.
[0055] On comprend que le dispositif élastique d'amortissement est :
- solidaire du support flottant auquel il est fixé rigidement, ledit premier câble ou
chaîne assurant alors, le cas échéant, la liaison entre le dispositif d'amortissement
et l'extrémité supérieure de la conduite rigide, ou
- solidaire de l'extrémité supérieure de la conduite rigide à laquelle il est directement
fixé rigidement, ledit premier câble ou chaîne assurant alors, le cas échéant, la
liaison entre le support flottant et le dispositif d'amortissement.
[0056] Dans les deux cas, le déplacement de l'extrémité supérieure de la conduite rigide
est lié à la possible extension ou rétractation du dispositif élastique d'amortissement
de par ses propriétés élastiques.
[0057] De préférence, ledit dispositif élastique d'amortissement est fixé sur ledit support
flottant et ledit lien souple assure la liaison entre le dispositif d'amortissement
et un élément rigide de ladite liaison mécanique entre l'extrémité supérieure de la
conduite et le support flottant, de préférence ledit élément rigide étant une dite
deuxième articulation d'une dite barre de sécurité, de préférence encore une dite
première articulation entre lesdites deux barres de sécurité d'un dispositif de sécurité
.
[0058] Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif élastique d'amortissement est
positionné dans l'alignement de l'extrémité supérieure de la conduite rigide, soit
directement solidaire de celle-ci, soit solidaire du support flottant, mais sans que
le lien souple ne coopère avec une poulie de renvoi sur ledit support flottant. Par
« positionnement dans l'alignement de l'extrémité supérieure de la conduite rigide
», on entend que le dispositif élastique s'étend ou se rétracte, et/ou le point d'accroche
dudit lien souple avec ledit dispositif élastique se déplace dans une direction longitudinale
correspondant sensiblement à celle de la direction axiale de ladite conduite rigide
à son extrémité supérieure.
[0059] Ce mode de réalisation est avantageux, car il permet de réduire les problèmes de
fatigue et d'usure dudit câble, qui se créent au niveau des enroulements sur les poulies
de renvoi, en raison de la tension extrêmement importante existant dans ledit câble.
[0060] Comme il sera explicité dans la description détaillée qui va suivre, les inventeurs
ont découvert qu'un dispositif élastique d'amortissement selon l'invention permet
essentiellement de réduire les mouvements verticaux de l'extrémité supérieure de la
conduite rigide induits par les mouvements de pilonnement du support flottant, et
les variations de tension de courtes périodes les plus préjudiciables qui en résultent.
Mais, un dispositif élastique d'amortissement selon la présente invention n'a sensiblement
que peu d'effet sur les mouvements dits quasi statiques de la tête du riser liée à
l'excursion latérale ou horizontale du support flottant tel que décrite ci-dessus.
[0061] Plus particulièrement, ladite conduite rigide est une conduite de type caténaire
remontant depuis le fond de la mer jusqu'en dite subsurface selon une courbe en chaînette
présentant une courbure essentiellement continûment variable jusqu'à son extrémité
supérieure.
[0062] Dans une variante de réalisation, ladite conduite flexible est reliée à l'extrémité
supérieure de la conduite rigide par un dispositif comprenant un élément de conduite
coudée. La courbure ainsi créée permet à la conduite flexible de supporter les excursions
du support flottant sans jamais devoir reprendre les tensions exercées au niveau du
support flottant ou de la tête de riser suite aux mouvements de la tête d'embardée
et de pilonnement du support flottant, seul ledit lien souple combiné le cas échéant
au dispositif de sécurité et de guidage et dispositif élastique d'amortissement reprenant
l'essentiel de la tension en tête du riser liée à ces embardées et pilonnement du
support flottant.
[0063] Dans un mode de réalisation, ledit dispositif élastique d'amortissement comprend
un dispositif élastique mécanique du type à ressort ou à rondelles dites « belleville
» ou un dispositif élastique hydro pneumatique du type à vérin hydraulique.
[0064] Plus particulièrement, une installation selon l'invention comprend un dispositif
élastique d'amortissement mécanique comprenant des éléments élastiques biconiques
comprenant des rondelles tronconiques de type belleville, de préférence constitués
de paires de rondelles tronconiques de type belleville disposées axialement et de
façon inversée, aptes à se déformer élastiquement axialement, enfilées autour d'une
première tige rigide axiale contenues dans une enceinte cylindrique à un état de précontrainte,
de manière à former un empilement de dites rondelles retenues d'un côté par une butée
à une extrémité de ladite première tige rigide axiale et de l'autre côté par une des
parois d'extrémité de ladite enceinte cylindrique, paroi d'extrémité à travers une
perforation de laquelle l'autre extrémité de ladite première tige rigide est apte
à se déplacer, ladite autre extrémité de la première tige rigide étant reliée à ladite
extrémité supérieure de la conduite rigide.
[0065] Lesdites rondelles tronconiques dénommées « rondelles belleville » sont groupées
par paires formant des éléments biconiques , les dites rondelles successives étant
disposées axialement de façon inversée alternativement, c'est-à-dire les petites bases
des deux rondelles tronconiques de la paire étant l'une contre l'autre tandis que
les grandes bases des deux rondelles tronconiques d'une paire sont adjacentes à d'autres
grandes bases de rondelles tronconiques d'une paire adjacente enfilée sur la même
tige.
[0066] On comprend que lorsque lesdites rondelles sont comprimées axialement, de par leurs
propriétés élastiques, elles exercent une traction sur ladite première tige et donc
sur l'extrémité supérieure de la conduite rigide qui reprend la tension à l'extrémité
supérieure de la conduite rigide, laquelle tire ladite première tige du dispositif
d'amortissement en dehors de ladite enceinte suite à la descente de l'extrémité supérieure
du riser plus profondément en subsurface, sous l'effet de pilonnement du support flottant.
[0067] Plus particulièrement encore, les nombre et dimension desdites rondelles tronconiques
dites belleville sont tels que :
■ dans leur état de précontrainte initiale à l'intérieur de ladite enceinte, avec
une extension minimale de ladite première tige en dehors de ladite enceinte, le dispositif
élastique d'amortissement permet de reprendre une tension correspondant à la tension
de l'extrémité supérieure de la conduite rigide lorsque le support flottant est au
repos, et
■ dans leur état de contrainte maximale de butée contre ladite paroi d'extrémité,
lors de l'extension maximale possible de ladite première tige en dehors de ladite
enceinte rigide, le dispositif élastique d'amortissement permet de reprendre la tension
maximale possible exercée à l'extrémité supérieure de la conduite rigide en cas d'excursion
dudit support flottant notamment sous l'effet de houle, vent et/ou courants marins
forts.
[0068] Ce dispositif d'amortissement à rondelles tronconiques aura ainsi toujours une longueur
de tige sortie apte à donner la souplesse recherchée entre le support flottant et
l'extrémité supérieure de la conduite rigide.
[0069] Avantageusement, dans ce dispositif élastique d'amortissement comprenant des rondelles
tronconiques, lesdites tension initiale de précontrainte et tension maximale de butée
dudit dispositif élastique d'amortissement correspondent sensiblement aux valeurs
de tension délimitant une zone d'aplatissement de la courbe effort/déplacement représentant
la variation de tension dans le dispositif d'amortissement en fonction de la longueur
de dite première tige sortie de ladite enceinte, zone d'aplatissement dans laquelle
la variation du déplacement de ladite première tige est maximal pour une variation
de tension donnée exercée sur ladite première tige.
[0070] Dans un autre mode de réalisation, ledit dispositif élastique d'amortissement mécanique
comprend un ressort combiné à une poulie de renvoi et un contrepoids, une extrémité
dudit ressort étant fixée rigidement à un dit point d'accroche sur ledit support flottant
et l'autre extrémité dudit ressort étant fixée audit contrepoids, ledit lien souple
assurant la liaison entre ledit contrepoids et ladite extrémité supérieure de conduite
rigide en passant par ladite première poulie de renvoi.
[0071] Ce mode de réalisation permet de mettre en oeuvre des ressorts ne reprenant qu'une
partie de la tension à l'extrémité supérieure de la conduite rigide, le reste, à savoir
la plus grande part de ladite tension étant reprise par ledit contrepoids, ledit ressort
permettant seulement d'assouplir les variations de tension par des variations de distance
entre l'extrémité supérieure de la conduite rigide et le support flottant, la tension
à l'extrémité de la conduite rigide lorsque le support flottant est au repos étant
reprise par ledit contrepoids.
[0072] Dans un autre mode de réalisation, ledit dispositif élastique d'amortissement est
un dispositif hydro pneumatique comprenant un vérin hydraulique fixé sur le support
flottant, combiné à un système d'accumulateur d'énergie hydro pneumatique, permettant
de contrôler le déplacement de la tige du vérin, ledit premier câble ou chaîne étant
fixé à l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide et coopérant avec les extrémités
de ladite tige rigide de vérin, de telle sorte qu'une traction exercée par l'extrémité
supérieure de la conduite rigide sur ledit premier câble ou chaîne est reprise par
une poussée exercée par la tige du vérin sous l'effet de la pression hydraulique fournie
par ledit système d'accumulateur d'énergie hydraulique, ladite poussée de la tige
de vérin exerçant une traction opposée sur ledit premier câble ou chaîne reprenant
la tension exercée par l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide.
[0073] On comprend que l'extension moyenne de la tige de vérin correspond à une poussée
reprenant la tension exercée à l'extrémité supérieure de la conduite rigide lorsque
le support flottant est au repos et l'extension maximale, respectivement minimale,
de la tige de vérin correspond à une poussée reprenant la tension exercée par l'extrémité
supérieure de la conduite rigide correspondant aux mouvements d'éloignement maximal
de la barge, respectivement de rapprochement maximal dans la direction du point de
contact en pied de riser.
[0074] Plus particulièrement, dans ledit dispositif hydro pneumatique élastique d'amortissement
selon l'invention, ladite tige de vérin coopère avec au moins une deuxième poulie
de renvoi solidaire de l'extrémité de la tige du vérin, ladite deuxième poulie de
renvoi coopérant avec ledit premier câble ou chaîne.
[0075] On comprend que ladite deuxième poulie de renvoi réalise un renvoi du lien souple
entre sa première extrémité fixée à l'extrémité supérieure de la conduite rigide et
sa deuxième extrémité fixée sur le support flottant.
[0076] Plus particulièrement encore, le dispositif élastique d'amortissement hydro pneumatique
selon l'invention est caractérisé en ce que :
- ledit système d'accumulateur est constitué d'une pluralité de réservoirs remplis pour
partie de liquide et pour partie de gaz,
- la compression dudit gaz sous l'effet du transfert du liquide depuis le vérin jusqu'auxdits
réservoirs est en fonction des déplacements de la tige de vérin et conférant des propriétés
d'élasticité audit dispositif élastique d'amortissement, et
- le contrôle des pertes de charges par des dispositifs de variation de perte de charge
lors du transfert du liquide entre lesdits réservoirs et ledit vérin permettant de
contrôler et d'amortir des variations de pression hydraulique dans le système d'accumulateur
et dans le vérin,
[0077] de sorte qu'il est possible d'obtenir des variations maximales de déplacement de
la tige de vérin pour des variations correspondantes minimales de la pression hydraulique
dans le système d'accumulateur et du vérin hydraulique.
[0078] En pratique, ledit premier câble et le cas échéant dit dispositif d'amortissement
sont capables de reprendre des tensions à l'extrémité supérieure de ladite conduite
rigide de 50 à 750 T, de préférence 100T à 250 T.
[0079] Plus particulièrement, ledit premier câble et le cas échéant ledit dispositif d'amortissement
autorisent desdits déplacements de l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide,
apte à amortir des variations de tension à l'extrémité supérieure de ladite conduite
rigide, lesdites variations représentant jusqu'à 20% de la tension au repos au niveau
de ladite extrémité supérieure de conduite rigide, c'est-à-dire lorsque le support
flottant et l'extrémité supérieure de la conduite rigide sont au repos.
[0080] Plus particulièrement encore, ledit premier câble et le cas échéant ledit dispositif
élastique d'amortissement est apte à permettre des variations de distance entre l'extrémité
supérieure de la conduite rigide et le support flottant ou des déplacements dans la
direction axiale XX de l'extrémité supérieure de la conduite rigide de 1 à 10 m, de
préférence de 2 à 5 m, de préférence pour des variations de tension à l'extrémité
supérieure de la conduite rigide de 5 à 150 T.
[0081] Dans un mode de réalisation, l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide est
située en subsurface à une profondeur de 20 à 60 m.
[0082] Plus particulièrement encore, ladite conduite flexible présente une longueur de 20
à 400 m , et le dit lien souple présente une longueur de 10 à 300m, et le cas échéant
le dispositif de sécurité et de guidage peut s'étendre sur une longueur de 1.5 à 25
m.
[0083] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lumière détaillée des modes de réalisation qui vont suivre, en référence aux figures
suivantes, dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue de côté d'une conduite rigide sous-marine en configuration
de chaînette simple, suspendue à un support flottant 10 de type FPSO, et dont l'extrémité
inférieure repose sur le fond de la mer 13, représentée dans trois positions différentes
1a, 1b, 1c, selon la technique antérieure.
- la figure 1A est une coupe en vue de côté détaillant la tranchée 12 creusée par le
pied 11 de chaînette lors des mouvements de soulèvement de la conduite 1 sur le fond
marin.
- la figure 2 est une courbe détaillant les variations de tension dans le riser en mouvement
quasi-statique et en dynamique.
- les figures 3A à 3C sont des vues de côté de plusieurs variantes de réalisation de
l'installation de liaison fond-surface selon l'invention sans dispositif de sécurité
(figure 3A), avec dispositif de sécurité à une barre articulée ( figure 3B) et avec
dispositif de sécurité à plusieurs barres articulées ( figure 3C).
- la figure 3D est une vue de face de la variante de la figure 3 C.
- la figure 4 est une vue de côté d'une l'installation de liaison fond-surface selon
l'invention avec dispositif de sécurité associé à un dispositif d'amortissement.
- les figures 5A-5C sont des coupes en vue de côté d'un dispositif d'amortissement selon
l'invention constitué de rondelles coniques, respectivement en configuration d'assemblage,
de précontrainte et de fonctionnement.
- la figure 5D est un diagramme des efforts engendrés lors de la variation de la longueur
H de tige dudit dispositif.
- les figures 6A à 6C représentent les étapes d'accrochage d'une tête de riser sur le
bordée d'un support solide selon la technique antérieure
- les figures 7A-7C représentent en vue de côté les différentes étapes d' un monde préféré
d'installation de l'invention dans lequel l'extrémité du riser est guidée par rapport
à la barge 10 au moyen de barres articulées,
- les figures 8A-8B-8C représentent en éclaté en vue de côté, la barre articulée télescopique,
respectivement en version simple (figure 8A), et en versions avec amortissement intégré
(figures 8B et 8C).
[0084] Dans la figure 1, on a représenté en vue de côté une liaison fond-surface 1, de type
SCR, suspendue à un support flottant 10 de type FPSO ancré en 11, et reposant sur
le fond de la mer 13 au niveau du point de contact 14.
[0085] La courbure varie le long de la chaînette depuis la surface, ou son rayon a une valeur
maximale, jusqu'au point de contact, ou son rayon a une valeur minimale R. Sous l'effet
des vagues, du vent et du courant, le support flottant 10 se déplace, par exemple
de gauche à droite comme représenté sur la figure, ce qui a pour effet de soulever
ou de reposer la conduite en forme de chaînette, au niveau du fond de la mer. Dans
la position 10-3, le support flottant s'écarte de la position normale 10-1, ce qui
a pour effet de tendre la chaînette 1c en la soulevant, et de déplacer le point de
contact 14 vers la droite de 14a en 14c; le rayon de courbure en pied de chaînette
augmentant de R
0 à R
2, de même que la tension horizontale dans la conduite engendrée au niveau dudit point
de contact au fond de la mer, ainsi que la tension dans la conduite en tête de riser
au niveau dudit support flottant. De la même manière, dans la position opposée 10-2,
le déplacement vers la droite du support flottant a pour effet de détendre la chaînette
1b et de reposer une partie de la conduite sur le fond de la mer. Le rayon R
0 au niveau du point de contact 14a décroît jusqu'à la valeur R
1 en 14b, de même que la tension horizontale dans la conduite au même point 14b, ainsi
que la tension dans la conduite au niveau dudit support flottant.
[0086] Au point de contact 14 avec le sol 13, le rayon de courbure de la conduite est minimal
dans la portion en suspension, mais dans la partie adjacente reposant sur le fond
de la mer, ladite conduite étant théoriquement en ligne droite, son rayon de courbure
est théoriquement infini. En fait ledit rayon n'est pas infini mais extrêmement élevé,
car il persiste en général une courbure résiduelle.
[0087] Ainsi, comme expliqué précédemment, au gré des mouvements du support flottant en
surface 10, le point de contact 14 se déplace de droite à gauche et, dans la zone
soulevée ou reposée sur le fond, le rayon de courbure passe successivement d'une valeur
minimale R
min à une valeur extrêmement élevé, voire infinie dans le cas d'une configuration sensiblement
en ligne droite.
[0088] La variation du rayon de courbure en 14 crée des contraintes internes considérables
au sein de la structure de la conduite ce qui engendre des phénomènes de fatigue cumulés
pouvant conduire à terme à la ruine de la liaison fond-surface.
[0089] Ces mouvements alternés répétitifs créent des phénomènes de fatigue concentrés non
seulement dans toute la zone de pied de chaînette, mais aussi dans la zone de jonction
entre la tête de riser et le support flottant, et la durée de vie de telles conduites
est alors fortement réduite et en général incompatible avec les durées de vie recherchées
pour les liaisons fond-surface, c'est à dire 20-25 ans, voire plus.
[0090] De plus, comme illustré dans la figure 1A, on observe que durant ces mouvements alternatifs
du point de contact, la raideur de la conduite, associée à la courbure résiduelle
mentionnée précédemment, va dans le temps creuser un sillon 13a sur toute la longueur
soulevée puis reposée. Il se crée ainsi une zone de transition dans laquelle existe
un point d'inflexion 11, où la courbure change de sens dans les zones de transition,
pour atteindre enfin une valeur infinie dans la portion de conduite sous-marine reposant
en ligne droite sur le fond de la mer, ladite portion n'étant soulevée que de manière
exceptionnelle, par exemple lors du cumul maximal dans la même direction, vers la
gauche, de tous les éléments perturbateurs (houle-vent-courant) agissant sur le support
flottant et sur la chaînette, ou encore lors de l'apparition de phénomènes de résonance
au niveau de la chaînette elle-même. Lorsque la conduite se soulève, le point d'inflexion
disparaît et les matériaux de la conduite précédemment en traction se retrouvent alors
en compression ce qui crée une fatigue considérable dans cette portion de conduite.
Ladite fatigue est alors d'un ou deux ordres supérieur à la fatigue en section courante
où il n'y a pas de changement de la courbure, ce qui est incompatible avec une durée
de vie recherchée de 25-30 ans voire plus.
[0091] Sur la figure 2 on a représenté le diagramme des variations dans le temps de la tension
en tête 1
1 de riser sous les effets des mouvements quasi-statiques et des mouvements dynamiques
du support flottant. La courbe 12 représente la combinaison des variations quasi-statique
12a et dynamique 12b sur une période quasi-statique de 200-300 secondes. Au départ,
le support flottant est au centre du cercle d'excursion, c'est-à-dire que le riser
est dans la position 1a de la figure 1, correspondant à une tension dans le riser
de F0=100t. Puis,la barge s'écarte vers la gauche vers la position maximale 1c, où
la tension est alors maximale avec pour valeur Fmax=110t. La position est atteinte
au bout de T/4= 50-75 secondes. Puis, le support flottant revient vers la droite et
la tension décroît jusqu'à un minimum Fmin=90t, position atteinte à 3T/4, soit 150-225
secondes. A ces variations de tension, viennent se superposer des variations dynamiques
12b dues au mouvement vertical de pilonnement de la barge. Ces variations dynamiques
sont de période plus courte, de 3-5 secondes à 15-20 secondes, et d'amplitude variable
en fonction desdits mouvements du FPSO. Au cas où la fréquence d'excitation correspond
à une fréquence de résonance propre du riser, l'amplitude de la variation de tension
se trouve considérablement amplifiée comme indiqué en 12c-12d, ce qui provoque un
mouvement préjudiciable extrêmement important au niveau du pied de chaînette. Sur
la partie gauche (première demi-période de T=0 à T/2) du diagramme on a représenté
les variations 12a, 12b, 12c de la tension en tête de riser, pour un riser de l'art
antérieur, simplement accroché sur le bordé du FPSO, par le biais d'un flexjoint.
Et sur la droite (deuxième demi-période de T= T/2 à T), on a représenté les variations
de tension 12e en tête de riser comprenant un lien souple de préférence muni d'un
dispositif amortisseur et d'assouplissement 20 selon l'invention, installé entre l'extrémité
supérieure 1 du riser et le support flottant. Ainsi, le dispositif d'amortissement
selon l'invention 20 tel que décrit ci-après joue le rôle de filtre pour les hautes
fréquences correspondant aux mouvements dynamiques, mais n'a sensiblement que peu
d'effet sur les basses fréquences correspondant aux mouvements quasi-statiques.
[0092] Sur les figures 3A à 3D, on a représenté différents modes de réalisation d'une installation
de liaison fond surface selon l'invention comprenant l'extrémité supérieure 1
1 d'une conduite rigide 1 remontant depuis le fond de la mer 13, sur lequel elle repose,
jusqu'en subsurface où sa dite extrémité supérieure 1
1 est reliée à un support flottant 10 (encore appelé ci-après « barge ») par laquelle
ladite conduite rigide est une conduite de type caténaire (« SCR ») remontant depuis
le fond de la mer 13 jusqu'en dite surface au long d'une courbe en chaînette présentant
une courbure essentiellement continûment variable jusqu'à ladite extrémité supérieure.
[0093] L'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide 1 est reliée au support flottant par un lien souple ou dit
premier câble 3 lui-même accroché au support flottant au niveau d'une platine d'accrochage
7. Ce premier câble 3 assure une simple liaison mécanique entre l'extrémité supérieure
de la conduite rigide 1
1 et le support flottant.
[0094] Une conduite flexible 2 apte à permettre le transfert du fluide véhiculé par la conduite
rigide 1 vers le support flottant, est reliée à l'extrémité supérieure de la conduite
rigide 1 par le biais d'un dispositif comprenant une portion de conduite coudée 6,
l'autre extrémité de la conduite flexible étant reliée à des extrémités de conduites
à bord du support flottant au niveau de la platine d'accrochage 8.
[0095] La conduite flexible est toute entière située au-dessus de son point de liaison au
niveau du dispositif coudé 10 avec l'extrémité supérieure de la conduite rigide et
adopte une position de forme incurvée avec une double courbure inversée, ladite conduite
flexible étant retenue par un élément de retenue 2a au niveau du premier câble 3 pour
ce faire.
[0096] En pratique, ledit premier câble 3 peut représenter une longueur de 10 à 300 m. Si
l'on souhaite conférer au premier câble 3 des propriétés d'élasticité afin d'amortir
et d'assouplir des mouvements en tête de riser de façon accrue, il peut être intéressant
de mettre en oeuvre un câble constitué d'haussières de 100 à 300 mm réalisées en fibre
thermoplastique, telles que celles couramment utilisées pour l'amarrage des structures
flottantes. Ces haussières sont capables de résister à des charges de plusieurs centaines
de tonnes. Elles possèdent une élasticité importante et leur longueur de 100 à 200
m permet de fournir un débattement par élasticité de plusieurs mètres le cas échéant
dans la plage de tension concernée. On comprend que la longueur de la conduite flexible
est adaptée en fonction de la longueur dudit premier câble 3.
[0097] Sur la figure 3B, on a représenté une installation de liaison fond surface du type
de la figure 3, mais comportant en outre un dispositif de sécurité et guidage 5, constitué
d'une barre télescopique 5a. La barre télescopique 5a comporte 2 éléments coulissants
l'un dans l'autre 5a1 et 5a2, le premier élément un corps tubulaire 5a1 est solidaire
à une de ses extrémités du support flottant par une première articulation 5d, le deuxième
élément de barre télescopique, une tige coulissante 5a2 coulissant à l'intérieur du
premier élément 5a1 comme explicité ci-après, en référence aux figures 8A à 8C.
[0098] Sur les figures 8A à 8C, la barre télescopique 5a se présente sous la forme d'un
vérin hydraulique avec un corps tubulaire 5a1 et une tige coulissante 5a2 associée
à un piston 5a3 venant en butée franche à l'extrémité du corps tubulaire 5a1 en 5a4
lorsque la tige coulissante 5a2 est en complète extension vers l'extérieur. L'extrémité
libre de la tige coulissante 5a2 est reliée au premier câble 3 par une deuxième articulation
5c. En pratique dans un mode de réalisation, le premier câble 3 peut être constitué
de deux élingues 3
1 et 3
2 assurant la liaison entre la deuxième articulation 5c et le point d'accroche 7 au
support flottant est pour l'élingue 3
1 et la liaison entre la deuxième articulation 5c et l'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide pour la seconde élingue 3
2.
[0099] Dans un autre mode de réalisation, la seconde articulation 5c est fixée à l'extrémité
supérieure de la conduite rigide directement, mais ce mode de réalisation implique
une mise en oeuvre de barre télescopique de plus grandes dimensions.
[0100] La conduite flexible 2 est maintenue au-dessus de l'extrémité supérieure de la conduite
rigide en adoptant une position en forme au moins doublement incurvée et présentant
un point d'inflexion, grâce à 2 points de retenue où la conduite flexible est maintenue
par des éléments de retenue 2a sur la première élingue 3
2 et élément de retenue 2b au niveau du corps tubulaire 5a1 de la barre télescopique
5a.
[0101] La barre télescopique 5a fait office de dispositif de guidage et de sécurité. Elle
permet en effet en contrôlant le coulissement de la barre télescopique de contrôler
les mouvements du premier câble 3 et donc de la tête de riser en tant que de besoin.
D'autre part, la configuration des articulations desdites première 5d et deuxième
articulation 5c permet également de guider les mouvements de la portion supérieure
de la conduite rigide 1 par rapport au support flottant et notamment de maintenir
l'axe XX de la partie supérieure de la conduite rigide 1 dans un plan sensiblement
perpendiculaire au bordé 10
1 du support flottant. Pour ce faire, il peut être prévu notamment que la première
articulation 5d n'autorise qu'une rotation dans un plan perpendiculaire au bordé 10
1, c'est-à-dire autour d'un axe parallèle au bordé 10
1 et sensiblement horizontal lorsque le support flottant et la mer-sont au repos, c'est-à-dire
sensiblement parallèle à la plateforme supérieure 10
2 du support flottant. En revanche, la deuxième articulation 5c se présente de préférence
sous forme d'une rotule permettant ainsi des rotations dans toutes les directions,
de façon à éviter des torsions, plicatures ou flexions qui pourraient endommager le
premier câble 3.
[0102] La barre télescopique 5a constitue également une sécurité en cas d'incident ou de
rupture du premier câble 3
1, par exemple au point d'accroche 7 au support flottant, qui permet d'éviter que la
tension soit reprise par la conduite flexible 2 dans un tel cas de rupture, dans la
mesure où la longueur de la conduite flexible est supérieure à la distance maximum
possible entre l'extrémité supérieure au niveau du dispositif 6 de la conduite rigide
1 et le point d'accroche 8 à l'autre extrémité de la conduite flexible ,en cas d'extension
maximum de la barre télescopique et d'alignement de celle-ci avec l'élingue 3
2.
[0103] Avantageusement, le dispositif de sécurité comporte deux barres articulées 5a et
5b, telles que représentées sur la figure 3c. La deuxième articulation 5c servant
d'articulation entre les deux barres articulées 5a et 5b, la deuxième barre 5b étant
non télescopique et étant elle-même articulée à son autre extrémité par une troisième
articulation 5e au niveau de l'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide. La conduite flexible est retenue par les éléments de retenue
2a au niveau de la deuxième barre 5b et 2b au niveau de la première barre télescopique
5a. Ce mode de réalisation présente une sécurité supplémentaire par rapport à la figure
3b dans la mesure où il n'y a pas de risque de rupture au niveau de la troisième élingue
3
2. D'autre part, la deuxième barre 5b permet de renforcer le guidage de la partie supérieure
de la conduite rigide 1 dans ses mouvements de par la rigidification de la liaison
mécanique entre l'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide et la deuxième articulation 5c reliée au point d'accroche 7
du support flottant par le premier câble 3.
[0104] Sur la figure 3D, on a représenté une variante avantageuse de réalisation dans laquelle
le dispositif de sécurité comporte en fait deux premières barres 5a articulées au
niveau d'une première articulation 5d sur le bordé 10
1 du support flottant et assurant une liaison télescopique avec la platine 5f solidaire
de l'extrémité de la deuxième barre 5b et supportant lesdites deuxièmes articulations
5c à l'extrémité de chacune des tiges 5a2 de la première barre télescopique 5a (non
représentées sur la figure 3D). La platine 5f est soutenue par des éléments de renfort
5g.
[0105] Ce mode de réalisation avec deux dites premières barres 5a télescopiques disposées
parallèlement de part et d'autre du plan axial de l'unique deuxième barre non télescopique
5b permet de renforcer le guidage de l'extrémité de la portion supérieure de la conduite
rigide 1 dans un plan sensiblement perpendiculaire au plan du bordé 10
1.
[0106] Lesdites deuxièmes articulations 5c à l'extrémité des tiges coulissantes 5a2 de chacune
des premières barres 5a n'autorise également qu'une rotation autour d'un axe parallèle
au plan du bordé 10
1 et à la platine 5f, ainsi qu'à la platine supérieure 10
2 du support flottant, c'est-à-dire se présente en position sensiblement horizontale
lorsque le support flottant et au repos, la mer étant également au repos.
[0107] En fonctionnement normal, lesdites premières barres télescopiques 5a se trouvent
dans une position intermédiaire, telle que représentée figures 3A à 3C et le premier
câble 3 se trouve dans une position sensiblement en ligne droite par rapport à la
deuxième barre 5b et l'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide 1.
[0108] Sur les figures 8B et 8C, on a représenté des variantes de vérin hydraulique constitutif
desdites premières barres télescopiques 5a comportant un dispositif hydraulique permettant
d'éviter un choc trop brutal du piston 5a3 sur la butée 5a4 à l'extrémité du corps
tubulaire 5a1 en cas de mise en oeuvre du dispositif de sécurité, c'est-à-dire de
rupture du câble 3 le cas échéant. Les mouvements de la tige coulissante 5a2 sont
amortis par des dispositifs à étranglement 6a et clapet anti -retour 6b permettant
de contrôler de manière connue respectivement la sortie et la rentrée de tige. Un
petit accumulateur hydro pneumatique 6c permet d'absorber les variations du volume
d'huile dans les canalisations hydrauliques 6 provenant des deux chambres 5a5 et 5a6
du vérin hydraulique. En effet, le volume d'huile provenant de la chambre 5a6 étant
diminué du volume occupé par la tige 5a2 à l'intérieur de la chambre 5a6 par rapport
au volume de la dite chambre 5a6, tout déplacement du piston 5a3 entraîne une variation
du différentiel des volumes d'huile-expulsé et aspiré dans l'une et respectivement
l'autre chambre des chambres 5a6 et 5a5, l'excès d'huile pouvant être gérée par le
dispositif et l'accumulateur hydro pneumatique 6c. Ces dispositifs hydrauliques de
contrôle de mouvements de la barre télescopique 5a sont bien connus de l'homme du
métier.
[0109] Sur la figure 8C, on a représenté une version simplifiée de la figure 8B dans laquelle
on ne contrôle que la sortie de tige 5a2 par le dispositif d'étranglement ou calibre
6a, la rentrée de tige ne faisant qu'ouvrir le clapet 6b sans contrôle du mouvement.
[0110] Sur les figures 6A à 6C, on a représenté l'accrochage d'une tête de riser 1 sur un
support flottant 10 au niveau d'un point d'accroche 8 sur le bordé 10
1 du support flottant à partir d'un navire en surface 9 servant de navire de pose de
conduite en mer. La tête du riser 1
1 est déplacée depuis le navire de pose jusqu'au support flottant à l'aide de câbles.
Dans l'art antérieur, tel que représenté sur la figure 6A, l'accrochage de la tête
de riser en 8 le long du bordé 10
1 du support flottant requière la mise en oeuvre d'engins de traction tels que des
treuils 10
3 extrêmement puissants et encombrants sur la plateforme 10
2 qui permettent par l'intermédiaire d'un câble 15 de transférer progressivement la
tête de riser vers le support flottant. Du fait de la multiplicité des risers installés
côte à côte le long du bordé, cet engin de traction 10
3 doit être successivement déplacé d'un emplacement de riser vers le suivant, ce qui
complique considérablement l'organisation de cette zone du support flottant, déjà
fortement encombrée par les diverses conduites ainsi que par les structures de charpente
renforcée capable de reprendre chacune des efforts de plusieurs centaines de tonnes.
[0111] Selon la présente invention, tel que représenté sur les figures 7A, 7B et 7C, le
dispositif de sécurité et guidage 5- permet de faciliter l'accroche des têtes de riser
dans la mesure où la tête de riser est déportée par rapport au bordé et reliée à-celui-ci
par une double liaison mécanique 3 et de transfert de fluide par conduite flexible
2. Le dispositif de sécurité comprenant les deux premières barres 5a et deuxièmes
barres 5b comprenant une première articulation 5d assurant la fixation de l'extrémité
de la première barre 5a au niveau du bordé 10
1 et comprenant une deuxième articulation 5c permettant l'articulation l'une par rapport
à l'autre des deux barres 5a et 5b, facilite la mise en place des liaisons souples
3 et liaisons par conduite flexible 2 à l'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide. En effet, il suffit pour cela d'installer un câble 16 fixé
à l'autre extrémité de la deuxième barre 5b, le câble 16 étant manoeuvré depuis un
engin de traction à bord du navire de pose 9 et permettant ainsi de ramener le jeu
de barres articulées 5a, 5b vers l'extrémité supérieure 1
1 du riser, elle-même reliée au navire de pose 9 par un câble 17. L'extrémité libre
de la deuxième barre 5b peut ainsi être accrochée par le biais d'une troisième articulation
5e (non représentée) à l'extrémité supérieure 1
1 de la conduite rigide. Une fois la connexion terminée, on peut installer les premiers
câbles 3 et deuxièmes conduites flexibles 2 et dévirer le câble 17 afin de disposer
la conduite rigide 1
1 depuis une position 1d jusqu'à une position 1e de fonctionnement.
[0112] Comme illustré sur la figure 4, on peut également avantageusement installer un dispositif
d'amortissement et assouplissement 4, par exemple le dispositif 20 des figures 5A
à 5C, fixé sur la platine d'accroche 7 du support flottant 10.
[0113] En procédant ainsi, le navire d'installation est utilisé pour effectuer toutes les
phases nécessitant des moyens importants de traction. Et, en cas de rupture du dispositif
assouplisseur 4 ou du premier câble 3, l'ensemble se retrouve alors sensiblement dans
la configuration 1f de la figure 7B, la conduite flexible de jonction 2 étant toujours
connecté à ses deux extrémités. On évite de ce fait d'interrompre la production, l'ensemble
restant en sécurité dans une configuration similaire à l'art antérieur, bien que momentanément
dépourvu du dispositif d'amortissement et d'assouplissement 4, en attente de la réparation
de ce dernier et de la remise en route du dispositif selon l'invention.
[0114] Sur la figure 4, on a représenté une installation de liaison fond surface d'une conduite
sous-marine reposant au fond de la mer comprenant un lien souple comprenant un premier
câble 3 coopérant avec un dispositif élastique d'amortissement 4 pour assurer la liaison
entre l'extrémité supérieure du riser et un point d'accroche 7 sur ledit support flottant
situé au-dessus du niveau de la surface de la mer, ledit dispositif élastique d'amortissement
4 reprenant la tension de ladite conduite rigide à son extrémité supérieure, et apte
à permettre la variation de la distance entre l'extrémité supérieure de la conduite
rigide et le support flottant, de manière à contrôler, tout en maintenant ledit lien
souple tendu. Le dispositif élastique d'amortissement selon l'invention permet de
limiter radicalement les mouvements dans la zone du pied de riser, ainsi que la formation
dans le temps du sillon 13a, et en conséquence de réduire la fatigue cumulée dans
cette zone, d'un facteur 4 à 6, voire plus dans certains modes préférés de réalisation.
[0115] Sur la figure 4, le dispositif élastique d'amortissement 4 est solidaire de l'extrémité
supérieure de la conduite rigide à laquelle il est directement fixé rigidement, ledit
premier câble 3 assurant la liaison entre un point d'accroche 7 du support flottant
et l'autre extrémité du dispositif élastique d'amortissement 4, 20.
[0116] Plus particulièrement, l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide est située
en subsurface à une profondeur de 20 à 60m. Ladite conduite flexible présente une
longueur de 20 à 140m.
[0117] Dans une version de l'invention, représentée sur les figures SA-5C, le dispositif
d'amortissement 4 comprend un ressort 20 pré-comprimé constitué d'un empilement de
rondelles tronconiques élastiques 20a, connues sous le nom de rondelles belleville
(ou « conical spring washer »). Le fonctionnement du dispositif 20 est expliqué en
référence aux figures 5A-5C. Les rondelles belleville 20b sont disposées axialement
de façon inversée alternativement, formant ainsi une succession de paires 20a de rondelles
tronconiques 20b enfilées par leur perforation axiale autour d'une dite première tige
22. Les 2 petites bases de chaque rondelle tronconique 20b d'une même paire 20a étant
tournées l'une vers l'autre et les 2 grandes bases opposées des rondelles de la paire
étant tournée vers la grande base d'une rondelle suivante ou précédente enfilées à
la suite sur la dite première tige 22. Les rondelles enfilées sur la tige 22 sont
insérées au sein d'un tube cylindrique 21 muni d'un fond 21a percé de manière à laisser
passer la tige 22 munie à son extrémité inférieure d'un point d'attache 22a. Lesdites
rondelles sont enfilées autour de ladite tige en nombre suffisant pour qu'elles soient
mise en compression dans un état de pré contrainte comme illustré sur la figure 5B.
Une rondelle ou butée d'extrémité 22b est alors rendue solidaire de ladite tige, de
telle manière que si l'on tire vers le bas sur l'attache 22a, on augmente la compression
du ressort et donc l'effort de rappel F, en créant un allongement δH qui donne ainsi
de la souplesse à l'extrémité supérieure du riser. Sur le diagramme de la figure 5D,
on a représenté les variations de la tension dans le dispositif 20 en fonction de
la longueur de tige 22 sortie δH. La particularité des rondelles belleville est que
la courbe 23 effort/déplacement est sensiblement linéaire jusqu'à une certaine valeur
d'aplatissement ou écrasement des rondelles, puis la courbe 23 s'aplatit dans un deuxième
temps entre 23b et 23c. Dans cette zone 23b-23c, une légère augmentation de la compression
crée un déplacement important. Ainsi, lors de l'assemblage du dispositif 20 et de
sa précontrainte pour atteindre l'état représenté sur la figure 5B, on ajuste le nombre
de rondelles 20a de manière à atteindre le point 23b du diagramme de la figure 5D
avec une tige 22 quasiment entièrement rentrée dans l'enceinte 21. Dans cette position
23b, la précontrainte est de 90t reprenant la tension en tête de riser lorsque le
support flottant 10 est au repos en 10a, c'est-à-dire que si l'on tire vers le bas
sur l'extrémité 22a de la tige 22, aucun mouvement ne se produit. Si la tension augmente
en tête de riser, la tige 22 se déplace vers le bas donnant ainsi de la souplesse
au dispositif 20, jusqu'à atteindre en 23c la valeur maximale de tension F correspondant
sensiblement à une sortie de tige 22 maximale. Si l'on dépasse le point 23c, l'ensemble
des rondelles est quasiment à plat et l'on atteint alors rapidement une butée franche
23d qui bloque alors le dispositif, le rendant ainsi complètement rigide. Ainsi, on
ajuste la précontrainte du dispositif 20 en 23b à une valeur minimale inférieure au
minimum de la tension quasi-statique cumulée à la variation dynamique, telle que représentée
sur la figure 2, et on limite avantageusement la tension supérieure du dispositif
20 en 23c à une valeur maximale supérieure au maximum de la tension quasi-statique
cumulée à la variation dynamique, telle que représentée sur la figure 2. En procédant
ainsi, le dispositif 20 selon l'invention aura toujours sa longueur de tige 22 sortie
située entre les deux points 23b-23c du diagramme 5D, et donnera de ce fait la souplesse
recherchée entre la structure de la barge et l'extrémité supérieure du riser. Pour
augmenter la raideur du dispositif par deux, par trois, voire plus, on dispose avantageusement
les rondelles belleville par premier groupe de deux ou trois, voire plus, orientées
dans le même sens, le seconde groupe comportant le même nombre de rondelles identiques
orientées en sens inverse.
[0118] Dans une version de l'invention, représentée sur la figure 4, la première barre 5a
est télescopique, et comporte deux éléments 5a1, 5a2, un premier dit élément 5a1 étant
solidaire de l'articulation 5d, un deuxième élément 5a2 coulissant à l'intérieur de
5a1 et venant en butée franche en cas de complète extension, sa seconde extrémité
étant articulée en 5c sur la seconde barre 5b, le dispositif élastique amortisseur
4 étant connecté au niveau de la même articulation 5c. Ainsi, en fonctionnement normal,
le dispositif élastique d'amortissement n'induit aucun effort de compression au sein
de la barre télescopique 5a1-5a2, et le dispositif élastique amortisseur se trouve
sensiblement en ligne droite par rapport à l'extrémité du riser 1 et à la seconde
barre 5b. Lors de l'installation précédemment détaillée en référence aux figures 7A-7B,
ainsi qu'en cas de rupture de l'un des éléments dudit dispositif élastique amortisseur,
l'élément coulissant 5a2 de la première barre 5a vient en butée de l'élément 5a1 solidaire
de l'articulation 5d sur le support flottant, ce qui donne alors à l'ensemble du dispositif
la configuration 1d représentée sur la figure 7B, simplifiant ainsi la procédure d'installation,
ou mettant en sécurité le riser en cas de rupture de l'un des éléments dudit dispositif
élastique amortisseur.
[0119] Les divers dispositifs ont été décrits en relation avec une barge ancrée de manière
fixe sur de multiples ancrages, mais ils présentent le même avantage quand ils sont
installés sur des FPSO ancrés sur touret. Dans ce type d'ancrage, le touret est ancré
sur le fond de la mer par 6-8-12 ancres, et le FPSO tourne librement autour dudit
touret et se positionne ainsi naturellement au gré des vents et courants, dans la
position créant le minimum d'effort entre FPSO et touret, donc le minimum d'efforts
dans le système d'ancrage, ce qui augmente d'autant la stabilité du FPSO et perturbe
alors d'autant moins les risers en configuration de chaînette reliées audit touret.
[0120] Le dispositif selon l'invention permet, en ajustant par exemple la longueur du lien
souple 3, de modifier la zone sensible en pied de riser soumise à la fatigue. Ainsi,
pendant les premières années d'exploitation la longueur de ladite liaison souple sera
par exemple de 25 à 100 m, puis après cinq années, elle sera augmentée pour atteindre
50 à 300m m, la zone sensible en pied de chaînette étant alors sensiblement déplacée
d'autant, une zone de fatigue cumulée critique reposant alors de manière permanente
sur le sol, et n'étant de ce fait plus soumise à fatigue. L'opération sera avantageusement
répétée à intervalle régulier, dans la mesure où la longueur de la liaison flexible
a été prévue suffisamment longue pour absorber ces variations de la position de l'extrémité
supérieure du riser en configuration de chaînette. Le cas échéant, la liaison flexible
sera simplement changée et une nouvelle liaison flexible plus longue viendra en remplacement
de la longueur devenue trop courte. -
[0121] On reste dans l'esprit de l'invention dès lors que l'on utilise comme dispositif
élastique amortisseur une haussière en fibres thermoplastiques de forte capacité et
de grande longueur. De telles haussières, de 100 à 300mm de diamètre sont capables
de résister à des charges de plusieurs centaines de tonnes et sont couramment employée
pour l'amarrage des structures flottantes. Elles possèdent une élasticité importante
et leur longueur sera avantageusement de 100à 200m pour fournir le débattement nécessaire
de plusieurs mètres, dans la plage de tension recherchée. L'extrémité du riser se
trouvant de ce fait plus éloignée du bordé 10
1 de la barge, il conviendra alors d'ajuster la longueur de conduite flexible qui,
dans cette configuration sera beaucoup plus importante que dans les variantes décrites
précédemment.
1. Installation de liaison fond surface d'une conduite sous-marine reposant au fond de
la mer comprenant une conduite rigide (1) remontant depuis le fond de la mer où elle
repose, jusqu'en subsurface où son extrémité supérieure (1
1) est reliée à un support flottant (10)
caractérisé en ce que ladite extrémité supérieure (1
1) de la conduite rigide est reliée audit support flottant par :
1) au moins une liaison mécanique entre l'extrémité supérieure du riser (11) et un point d'accroche (7) sur ledit support flottant comprenant au moins un lien
souple de type câble ou chaîne, ladite installation comprenant en outre, un dispositif
de sécurité et de guidage (5) comprenant au moins une première barre rigide (5a) articulée
à une extrémité par une première articulation (5d) au niveau de son point d'accroche
sur le support flottant et à l'autre extrémité par une deuxième articulation (5c)
au niveau de la dite liaison mécanique ou de la dite extrémité supérieure de la conduite
rigide,et
2) une conduite flexible (2) apte à permettre le transfert du fluide véhiculé par
ladite conduite rigide (1) vers le support flottant, la dite conduite flexible étant
retenue par au moins un point de retenue (2a) au niveau de la dite liaison mécanique
et/ou dudit dispositif de sécurité (5), de telle sorte que la conduite flexible est
entièrement maintenue selon une forme incurvée au dessus de la dite extrémité supérieure
de la conduite rigide, la longueur de la conduite flexible étant supérieure à la distance
maximale possible entre l'extrémité supérieure (11) de la conduite rigide et le point d'accroche de la dite conduite flexible au niveau
du support flottant.
2. Installation selon la revendication 1 caractérisé en ce que ledit dispositif de sécurité et de guidage (5) assure une liaison mécanique de longueur
variable entre le support flottant (10) et l'extrémité supérieure de la conduite rigide,
permettant de faire varier la distance entre le point d'attache de ladite première
articulation (5d) sur le support flottant et l'extrémité supérieure de ladite conduite
rigide.
3. Installation selon l'une des revendications 1 à 2 caractérisé en ce que ledit dispositif de sécurité et de guidage (5) comprend au moins une dite première
barre télescopique (5a) articulée à ses extrémités (5d, 5c), la variation du coulissement
de la dite première barre permettant de faire varier la distance entre le point d'attache
de ladite première articulation (5d) sur le support flottant et l'extrémité supérieure
de ladite conduite rigide, cette distance restant inférieure à la longueur de ladite
conduite flexible (2).
4. Installation selon la revendication 3 caractérisé en ce que dit dispositif de sécurité comprend une dite première barre (5a) articulée par une
première articulation (5d) à une extrémité au niveau de son point d'accroche au support
flottant et par une deuxième articulation (5c) à l'autre extrémité au niveau du dit
lien souple, les extrémités dudit lien souple étant fixées respectivement à l'extrémité
supérieure du riser (11) et à un point d'accroche (7) sur ledit support flottant.
5. Installation selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que la courbure de ladite conduite flexible présente une double courbure inversée avec
un point d'inflexion situé de préférence au niveau d'un dit point de retenue (2a).
6. Installation selon la revendication 5 caractérisé en ce que la dite conduite flexible est retenue par au moins deux points de retenue (2a, 2b)
au niveau respectivement de la dite première barre (5a) et au niveau du dit lien souple
(3) entre l'extrémité supérieure de la conduite rigide et la dite deuxième articulation
(5c).
7. installation selon l'une des revendications 3 à 6 caractérisé en ce que le dit dispositif de sécurité et de guidage(5) comprend au moins deux première et
seconde barres de sécurité (5a, 5b) articulées entre elles par une dite deuxième articulation
(5c) et à leurs extrémités par une dite première articulation (5d) à l'extrémité de
la dite première barre au niveau du support flottant et une troisième articulation
(5e) à l'extrémité de la deuxième barre au niveau de l'extrémité supérieure de la
conduite rigide,la dite première barre étant de préférence télescopique,la variation
de l'inclinaison des deux dites barres l'une par rapport à l'autre , et de préférence
le coulissement en extension de la dite première barre permettant de faire varier
la distance entre d'une part le point d'attache de la dite première articulation (5d)
de ladite première barre sur le support flottant et d'autre part le point d'attache
de la dite troisième articulation (5e) de ladite seconde barre à l'extrémité supérieure
de ladite conduite rigide.
8. Installation selon la revendication 7 caractérisé en ce que le dit lien souple est fixé à une extrémité au niveau de l'articulation médiane ou
dite deuxième articulation (5c) entre les deux dites barres (5a, 5b) et à l'autre
extrémité à un point d'accroche (7) sur ledit support flottant.
9. Installation selon la revendication 7 ou 8 caractérisé en ce que la dite conduite flexible est retenue par au moins deux points de retenue (2a, 2b)
au niveau respectivement des deux dites barres.
10. Installation selon l'une des revendications 2 à 9 caractérisé en ce que la dite première articulation au niveau de l'accroche de la dite première barre au
support flottant autorise uniquement une rotation de la dite première barre par rapport
à un axe parallèle au bordé du support flottant , le dit axe( YY) étant horizontal
lorsque ledit support flottant est en position au repos, de manière à maintenir l'axe
(XX) de la partie supérieure de la conduite rigide sensiblement dans un plan sensiblement
perpendiculaire au dit bordé du support flottant.
11. Installation selon la revendication 10 caractérisé en ce que le dispositif de sécurité et de guidage comprend deux dites premières barres disposées
parallèlement de part de d'autre du plan axial d'une unique dite deuxième barre et
les dites deuxièmes articulations (5c) sont solidaires d'une platine (5f) elle-même
solidaire de l'extrémité de la dite deuxième barre.
12. Installation selon l'une des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que ledit lien souple est constitué d'un dit premier câble, lui-même constitué de préférence
de fibres thermoplastiques présentant des caractéristiques d'élasticité, ou comprenant
ou coopérant avec au moins un dispositif élastique d'amortissement (4), ledit dispositif
élastique d'amortissement (4) reprenant la tension de ladite conduite rigide à son
extrémité supérieure, et permettant la variation de la distance entre l'extrémité
supérieure de la conduite rigide et le support flottant, tout en maintenant ledit
premier câble ou dite chaîne (3) tendu.
13. Installation selon la revendication 1 ou 12, caractérisé en ce que ladite conduite rigide est une conduite de type caténaire remontant depuis le fond
de la mer jusqu'en dite subsurface selon une courbe en chaînette présentant une courbure
essentiellement continûment variable jusqu'à son extrémité supérieure.
14. Installation selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisée en ce que ledit dispositif élastique d'amortissement (4) comprend un dispositif élastique mécanique
du type à ressort ou à rondelles belleville ou un dispositif élastique hydro pneumatique
du type à vérins.
15. Installation selon l'une des revendications 12 à 14, caractérisée en ce que ledit dispositif élastique d'amortissement est fixé sur ledit support flottant et
le dit lien souple assure la liaison entre le dispositif d'amortissement et un élément
rigide de la dite liaison mécanique entre l'extrémité supérieure de la conduite et
le support flottant, de préférence le dit élément rigide étant une dite deuxième articulation
d'une dite barre de sécurité (5a), de préférence encore une dite première articulation
(5c) entre lesdites deux barres de sécurité (5a, 5b) d'un dispositif de sécurité (5).
16. Installation selon l'une des revendications 1 à 15 caractérisée en ce que ledit dispositif élastique d'amortissement est positionné dans l'alignement de l'extrémité
supérieure de ladite conduite rigide.
17. Installation selon l'une des revendications 12 à 16, caractérisée en ce que ledit premier câble et le cas échéant ledit dispositif d'amortissement sont capables
de reprendre des tensions à l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide de 50
à 750 T, de préférence 100T à 250 T.
18. Installation selon l'une des revendications 12 à 17, caractérisée en ce que ledit premier câble et le cas échéant ledit dispositif d'amortissement autorisent
desdits déplacements de l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide, aptes à
amortir des variations de tension à l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide,
lesdites variations représentant jusqu'à 20% de la tension au repos au niveau de ladite
extrémité supérieure de conduite rigide.
19. Installation selon l'une des revendications 12 à 18, caractérisée en ce que ledit premier câble et le cas échéant ledit dispositif élastique d'amortissement
sont aptes à permettre des variations de distance entre l'extrémité supérieure de
la conduite rigide et le support flottant ou des déplacements dans la direction axiale
(XX) de l'extrémité supérieure de la conduite rigide de 1 à 10 m, de préférence de
2 à 5 m, de préférence pour des variations de tension à l'extrémité supérieure de
la conduite rigide de 5 à 150 T.
20. Installation selon l'une des revendications 1 à 19, caractérisée en ce que l'extrémité supérieure de ladite conduite rigide est située en subsurface à une profondeur
de 20 à 60 m.
21. Installation selon l'une des revendications 1 à 20 caractérisée en ce que ladite conduite flexible présente une longueur de 20 à 400 m, et le dit lien souple
présente une longueur de 10 à 300 m, et le cas échéant le dispositif de sécurité et
de guidage peut s'étendre sur une longueur de 1,5 à 25 m.
1. A bottom-to-surface connection installation for connecting an undersea pipe resting
on the sea bottom and comprising a rigid pipe (1) rising from the sea bottom on which
it rests to the sub-surface where its top end (1
1) is connected to a floating support (10), the installation being
characterized in that said top end (1
1) of the rigid pipe is connected to said floating support by:
1) at least one mechanical connection between the top end of the riser (11) and an attachment point (7) on said floating support, the connection comprising
at least one flexible link of the cable or chain type, said installation further comprising
a safety and guide device (5) comprising at least a first rigid bar (5a) hinged at
one end via a first hinge (5d) to its attachment point to the floating support and
at its other end via a second hinge (5c) to said mechanical connection or to said
top end of the rigid pipe; and
2) a flexible pipe (2) suitable for enabling the fluid conveyed by said rigid pipe
(1) to be transferred to the floating support, said flexible pipe being held by at
least one holding point (2a) to said mechanical connection and/or to said safety device
(5), such that the flexible pipe is maintained entirely in a curved shape above said
top end of the rigid pipe, the length of the flexible pipe being longer than the maximum
possible distance between the top end (11) of the rigid pipe and the attachment point of said flexible pipe to the floating
support.
2. An installation according to claim 1, characterized in that said safety and guide device (5) provides a mechanical connection of varying length
between the floating support (10) and the top end of the rigid pipe, making it possible
to vary the distance between the attachment point of said first hinge (5d) to the
floating support and the top end of said rigid pipe.
3. An installation according to claim 1 or claim 2, characterized in that said safety and guide device (5) comprises at least one first telescopic bar (5a)
hinged at its ends (5d, 5c), the sliding variation of said first bar making it possible
to vary the distance between the attachment point of said first hinge (5d) to the
floating support and the top end of said rigid pipe, said distance remaining less
than the length of said flexible pipe (2).
4. An installation according to claim 3, characterized in that said safety device comprises a said first bar (5a) hinged via a first hinge (5d)
at one end to its attachment point to the floating support and via a second hinge
(5c) at the other end to said flexible link, the ends of said flexible link being
fastened respectively to the top end of the riser (11) and to an attachment point (7) to said floating support.
5. An installation according to any one of claims 1 to 4, characterized in that the curvature of said flexible pipe presents two opposite curves with a point of
inflection that is preferably situated at a said holding point (2a).
6. An installation according to claim 5, characterized in that said flexible pipe is held by at least two holding points (2a, 2b) respectively to
said first bar (5a) and to said flexible link (3) between the top end of the rigid
pipe and said second hinge (5c).
7. An installation according to any one of claims 3 to 6, characterized in that said safety and guide device (5) comprises at least first and second safety bars
(5a, 5b) hinged to each other via a said second hinge (5c) and at their ends via a
said first hinge (5d) at the end of said first bar to the floating support and via
a third hinge (5e) at the end of the second bar to the top end of the rigid pipe,
said first bar preferably being telescopic, variation in the angle of inclination
of said two bars relative to each other, and preferably sliding in extension of said
first bar, making it possible to vary the distance between firstly the attachment
point of said first hinge (5d) of said first bar to the floating support and secondly
the attachment point of said third hinge (5e) of said second bar to the top end of
said rigid pipe.
8. An installation according to claim 7, characterized in that said flexible link is fastened at one end to the middle hinge or said second hinge
(5c) between said two bars (5a, 5b) and at its other end to an attachment point (7)
to said floating support.
9. An installation according to claim 7 or claim 8, characterized in that said flexible pipe is held by at least two holding points (2a, 2b) respectively to
said two bars.
10. An installation according to any one of claims 2 to 9, characterized in that said first hinge at the attachment of said first bar to the floating support allows
pivoting of said first bar only about an axis parallel to the side of the floating
support, said axis (YY) being horizontal when said floating support is in a rest position,
so as to maintain the axis (XX) of the top portion of the rigid pipe substantially
in a plane that is substantially perpendicular to said side of the floating support.
11. An installation according to claim 10, characterized in that the safety and guide device comprises two of said first bars placed parallel on either
side of the axial plane of a single said second bar, and said second hinges (5c) are
secured to a plate (5f), itself secured to the end of said second bar.
12. An installation according to any one of claims 1 to 11, characterized in that said flexible link is constituted by a said first cable, itself preferably constituted
by thermoplastic fibers presenting characteristics of elasticity, or comprising or
cooperating with at least one resilient damper device (4), said resilient damper device
(4) taking up the tension of said rigid pipe at its top end and making it possible
to vary the distance between the top end of the rigid pipe and the floating support,
while maintaining said first cable or said chain (3) under tension.
13. An installation according to claim 1 or claim 12, characterized in that said rigid pipe is a catenary type pipe rising from the bottom of the sea to said
subsurface in a catenary curve and presenting curvature that essentially varies continuously
all the way to its top end.
14. An installation according to claim 12 or claim 13, characterized in that said resilient damper device (4) comprises a resilient mechanical device of the spring
type or of the Belleville spring washer type or a hydropneumatic resilient device
of the actuator type.
15. An installation according to any one of claims 12 to 14, characterized in that said resilient damper device is fastened to said floating support and said flexible
link provides the connection between the damper device and a rigid element of said
mechanical connection between the top end of the pipe and the floating support, said
rigid element preferably being a said second hinge of a said safety bar (5a), more
preferably a said first hinge (5c) between said two safety bars (5a, 5b) of a safety
device (5).
16. An installation according to any one of claims 1 to 15, characterized in that said resilient damper device is positioned in alignment with the top end of said
rigid pipe.
17. An installation according to any one of claims 12 to 16, characterized in that said first cable, and where appropriate said damper device, are capable of taking
up tensions at the top end of said rigid pipe lying in the range 50 t to 750 t, and
preferably in the range 100 t to 250 t.
18. An installation according to any one of claims 12 to 17, characterized in that said first cable, and where appropriate said damper device, allow said movements
of the top end of said rigid pipe suitable for damping variations in tension at the
top end of said rigid pipe, said variations representing up to 20% of the tension
at rest at said top end of the rigid pipe.
19. An installation according to any one of claims 12 to 18, characterized in that said first cable, and where appropriate said resilient damper device, are suitable
for allowing variations of distance between the top end of the rigid pipe and the
floating support or movements in the axial direction (XX) of the top end of the rigid
pipe, said variations of distance or said movements lying in the range 1 m to 10 m,
and preferably in the range 2 m to 5 m, preferably for variations of tension at the
top end of the rigid pipe lying in the range 5 t to 150 t.
20. An installation according to any one of claims 1 to 19, characterized in that the top end of said rigid pipe is situated in the sub-surface at a depth lying in
the range 20 m to 60 m.
21. An installation according to any one of claims 1 to 20, characterized in that said flexible pipe presents a length lying in the range 20 m to 400 m, and said flexible
link presents a length lying in the range 10 m to 300 m, and where appropriate the
safety and guide device is capable of extending over a length lying in the range 1.5
m to 25 m.
1. Einrichtung zur Grund-Oberflächen-Verbindung einer auf dem Meeresgrund aufliegenden
Unterwasserleitung, umfassend eine starre Leitung (1), die vom Meeresgrund, auf dem
sie aufliegt, bis nahe der Oberfläche verläuft, wo ihr oberes Ende (1
1) mit einem schwimmenden Träger (10) verbunden ist,
dadurch gekennzeichnet, daß das obere Ende (1
1) der starren Leitung mit dem schwimmenden Träger verbunden ist durch:
1) wenigstens eine mechanische Verbindung zwischen dem oberen Ende des Risers (11) und einer Eingreifstelle (7) an dem schwimmenden Träger, umfassend wenigstens ein
flexibles Verbindungsteil vom Typ Seil oder Kette, wobei die Einrichtung ferner eine
Sicherheits- und Führungsvorrichtung (5) umfaßt, die wenigstens eine erste starre
Stange (5a) aufweist, welche an einem Ende über ein erstes Gelenk (5d) im Bereich
ihrer Eingreifstelle an dem schwimmenden Träger und am anderen Ende über ein zweites
Gelenk (5c) im Bereich der mechanischen Verbindung oder des oberen Endes der starren
Leitung angelenkt ist, und
2) eine flexible Leitung (2), die geeignet ist, die Überführung des durch die starre
Leitung (1) beförderten Fluids zu dem schwimmenden Träger zu ermöglichen, wobei die
flexible Leitung durch wenigstens einen Haltepunkt (2a) im Bereich der mechanischen
Verbindung und/oder der Sicherheitsvorrichtung (5) gehalten wird, so daß die flexible
Leitung in einer gekrümmten Form vollständig oberhalb des oberen Endes der starren
Leitung gehalten wird, wobei die Länge der flexiblen Leitung größer ist als der maximal
mögliche Abstand zwischen dem oberen Ende (11) der starren Leitung und der Eingreifstelle der flexiblen Leitung im Bereich des
schwimmenden Trägers.
2. Einrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Sicherheits- und Führungsvorrichtung (5) eine mechanische Verbindung variabler
Länge zwischen dem schwimmenden Träger (10) und dem oberen Ende der starren Leitung
sicherstellt, die ermöglicht, den Abstand zwischen der Eingreifstelle des ersten Gelenks
(5d) an dem schwimmenden Träger und dem oberen Ende der starren Leitung zu verändern.
3. Einrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Sicherheits- und Führungsvorrichtung (5) wenigstens eine erste Teleskopstange
(5a) umfaßt, die an ihren Enden (5d, 5c) angelenkt ist, wobei die Änderung des Schiebens
der ersten Stange ermöglicht, den Abstand zwischen dem Eingreifpunkt des ersten Gelenks
(5d) an dem schwimmenden Träger und dem oberen Ende der starren Leitung zu verändern,
wobei dieser Abstand kleiner als die Länge der flexiblen Leitung (2) bleibt.
4. Einrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Sicherheitsvorrichtung eine erste Stange (5a) umfaßt, die über ein erstes Gelenk
(5d) an einem Ende im Bereich ihrer Eingreifstelle an dem schwimmenden Träger und
über ein zweites Gelenk (5c) an dem anderen Ende im Bereich des flexiblen Verbindungsteils
angelenkt ist, wobei die Enden des flexiblen Verbindungsteils am oberen Ende des Risers
(11) bzw. an einer Eingreifstelle (7) an dem schwimmenden Träger befestigt sind.
5. Einrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Krümmung der flexiblen Leitung eine umgekehrte Zweifachkrümmung mit einem vorzugsweise
im Bereich eines Haltepunktes (2a) gelegenen Wendepunkt aufweist.
6. Einrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die flexible Leitung durch wenigstens zwei Haltepunkte (2a, 2b) im Bereich der ersten
Stange (5a) bzw. im Bereich des flexiblen Verbindungsteils (3) zwischen dem oberen
Ende der starren Leitung und dem zweiten Gelenk (5c) gehalten ist.
7. Einrichtung nach einem der Ansprüche 3 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Sicherheits- und Führungsvorrichtung (5) wenigstens zwei, eine erste und eine
zweite, Sicherheitsstangen (5a, 5b) umfaßt, die durch ein zweites Gelenk (5c) untereinander
angelenkt sind und an ihren Enden über ein erstes Gelenk (5d) am Ende der ersten Stange
im Bereich des schwimmenden Trägers und ein drittes Gelenk (5e) am Ende der zweiten
Stange im Bereich des oberen Endes der starren Leitung angelenkt sind, wobei die erste
Stange vorzugsweise teleskopartig ist, wobei die Änderung der Neigung der beiden Stangen
zueinander und vorzugsweise der Ausschub der ersten Stange ermöglicht, den Abstand
zwischen einerseits der Eingreifstelle des ersten Gelenks (5d) der ersten Stange an
dem schwimmenden Träger und andererseits der Eingreifstelle des dritten Gelenks (5e)
der zweiten Stange am oberen Ende der starren Leitung zu verändern.
8. Einrichtung nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß das flexible Verbindungsteil an einem Ende im Bereich des mittleren Gelenks oder
zweiten Gelenks (5c) zwischen den beiden Stangen (5a, 5b) und am anderen Ende an einer
Eingreifstelle (7) an dem schwimmenden Träger befestigt ist.
9. Einrichtung nach Anspruch 7 oder 8, dadurch gekennzeichnet, daß die flexible Leitung durch wenigstens zwei Haltepunkte (2a, 2b) im Bereich jeweils
der beiden Stangen gehalten ist.
10. Einrichtung nach einem der Ansprüche 2 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß das erste Gelenk im Bereich der Befestigung der ersten Stange an dem schwimmenden
Träger einzig und allein eine Drehung der ersten Stange um eine zur Beplankung des
schwimmenden Trägers parallele Achse erlaubt, wobei die Achse (YY) horizontal ist,
wenn der schwimmende Träger sich in Ruhestellung befindet, so daß die Achse (XX) des
oberen Teils der starren Leitung im wesentlichen in einer Ebene gehalten wird, die
zu der Beplankung des schwimmenden Trägers im wesentlichen senkrecht verläuft.
11. Einrichtung nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß die Sicherheits- und Führungsvorrichtung zwei erste Stangen umfaßt, die auf beiden
Seiten der axialen Ebene einer einzigen zweiten Stange parallel angeordnet sind, und
die zweiten Gelenke (5c) mit einer Tragplatte (5f) fest verbunden sind, die ihrerseits
mit dem Ende der zweiten Stange fest verbunden ist.
12. Einrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß das flexible Verbindungsteil von einem ersten Seil gebildet ist, das seinerseits
vorzugsweise aus thermoplastischen Fasern mit Elastizitätseigenschaften besteht, oder
wenigstens eine elastische Dämpfungsvorrichtung (4) umfaßt oder damit zusammenwirkt,
wobei die elastische Dämpfungsvorrichtung (4) die Spannung der starren Leitung an
ihrem oberen Ende aufnimmt und die Änderung des Abstandes zwischen dem oberen Ende
der starren Leitung und dem schwimmenden Träger ermöglicht und dabei das erste Seil
oder die Kette (3) gespannt hält.
13. Einrichtung nach Anspruch 1 oder 12, dadurch gekennzeichnet, daß die starre Leitung eine Leitung vom Typ aufgehängte Leitung ist, die in einer Kettenkurve,
welche eine im wesentlichen kontinuierlich variable Krümmung bis zu ihrem oberen Ende
aufweist, vom Meeresgrund bis nahe der Oberfläche verläuft.
14. Einrichtung nach einem der Ansprüche 12 oder 13, dadurch gekennzeichnet, daß die elastische Dämpfungsvorrichtung (4) eine mechanische elastische Vorrichtung von
der Art mit Feder oder mit Tellerfedern, oder eine hydropneumatische elastische Vorrichtung
vom Typ mit Zylindern umfaßt.
15. Einrichtung nach einem der Ansprüche 12 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß die elastische Dämpfungsvorrichtung an dem schwimmenden Träger befestigt ist und
das flexible Verbindungsteil die Verbindung zwischen der Dämpfungsvorrichtung und
einem starren Element der mechanischen Verbindung zwischen dem oberen Ende der Leitung
und dem schwimmenden Träger sicherstellt, wobei vorzugsweise das starre Element ein
zweites Gelenk einer Sicherheitsstange (5a), weiterhin vorzugsweise ein erstes Gelenk
(5c) zwischen den beiden Sicherheitsstangen (5a, 5b) einer Sicherheitsvorrichtung
(5) ist.
16. Einrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß die elastische Dämpfungsvorrichtung in der Flucht des oberen Endes der starren Leitung
angeordnet ist.
17. Einrichtung nach einem der Ansprüche 12 bis 16, dadurch gekennzeichnet, daß das erste Seil und gegebenenfalls die Dämpfungsvorrichtung geeignet sind, Spannungen
am oberen Ende der starren Leitung zwischen 50 und 750 T, vorzugsweise zwischen 100
T und 250 T aufzunehmen.
18. Einrichtung nach einem der Ansprüche 12 bis 17, dadurch gekennzeichnet, daß das erste Seil und gegebenenfalls die Dämpfungsvorrichtung Bewegungen des oberen
Endes der starren Leitung zulassen, die geeignet sind, Spannungsänderungen am oberen
Ende der starren Leitung abzuschwächen, wobei die Änderungen bis zu 20 % der Spannung
in Ruhe im Bereich des oberen Endes der starren Leitung ausmachen.
19. Einrichtung nach einem der Ansprüche 12 bis 18, dadurch gekennzeichnet, daß das erste Seil und gegebenenfalls die elastische Dämpfungsvorrichtung geeignet sind,
Änderungen des Abstandes zwischen dem oberen Ende der starren Leitung und dem schwimmenden
Träger oder Bewegungen in axialer Richtung (XX) des oberen Endes der starren Leitung
um 1 bis 10 m, vorzugsweise um 2 bis 5 m zu ermöglichen, vorzugsweise bei Spannungsänderungen
am oberen Ende der starren Leitung zwischen 5 und 150 T.
20. Einrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 19, dadurch gekennzeichnet, daß das obere Ende der starren Leitung oberflächennah in einer Tiefe von 20 bis 60 m
liegt.
21. Einrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 20, dadurch gekennzeichnet, daß die flexible Leitung eine Länge zwischen 20 und 400 m aufweist und das flexible Verbindungsteil
eine Länge zwischen 10 und 300 m hat und gegebenenfalls die Sicherheits- und Führungsvorrichtung
sich über eine Länge von 1,5 bis 25 m erstrecken kann.