DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne en premier lieu une tête de massage, destinée à la
mobilisation du tissu cutané. Elle concerne ensuite un appareil de massage mettant
en oeuvre une telle tête.
[0002] L'objectif visé par l'invention est la réalisation de manière simple et efficace
des opérations de massage et ce aussi bien sur des êtres humains que sur des animaux.
ETAT ANTERIEUR DE LA TECHNIQUE
[0003] On connaît différentes techniques de massage, généralement fonction des traitements
à réaliser. De manière générale, elles visent à exercer sur le patient des contraintes
faisant appel à des phénomènes de pression et/ou de déplacement et/ou de pincement
notamment du tissu cutané.
[0004] Afin de faciliter l'action du masseur, on a proposé un grand nombre de dispositifs.
Parmi ceux-ci on a tout d'abord proposé la mise en oeuvre d'appareils faisant appel
à une simple action mécanique, par exemple au moyen d'ensembles comportant des billes
ou boules montées sur un boîtier support, permettant le cas échéant de distribuer
ou d'appliquer de manière concomitante un produit de traitement de type crème ou gel,
tel que par exemple décrit dans le document
FR-A-1 225 094.
[0005] On a également proposé d'associer à ce traitement mécanique un traitement d'aspiration
de la peau du patient. A cet effet, les appareils de massage en question mettent en
oeuvre une tête de traitement reliée à un circuit d'aspiration, ladite tête de traitement
étant constituée par un boîtier définissant une chambre interne à l'intérieur de laquelle
débouche le circuit d'aspiration. Lorsque la tête de massage est appliquée contre
le corps du patient, et en raison de l'aspiration générée par le circuit d'aspiration,
il se forme un pli cutané à l'intérieur de la chambre interne, pli cutané qui s'appui
contre le bord périphérique de ladite chambre interne.
[0006] L'action mécanique quant à elle peut être exercée par des rouleaux, ou des billes
qui permettent d'exercer concomitamment à l'aspiration sur le corps du patient une
action de pression et/ou de déplacement et/ou de friction, notamment par vibration.
[0007] Les solutions proposées dans ce contexte conduisent à des ensembles complexes, délicats
à mettre en oeuvre et qui ne donnent pas entière satisfaction sur le plan des résultats.
[0008] Il a également été proposé des appareils de massage susceptibles de reproduire de
manière simple les massages de type palper/rouler, c'est-à-dire consistant à exercer
sur le patient une action continue, provoquant non seulement un pincement localisé
du tissu cutané, mais également un déplacement progressif de la zone pincée de manière
à provoquer un roulage dudit pli cutané et ce tout en exerçant une pression (voir
par exemple
EP-A-224 422).
[0009] Ainsi, de tels appareils comportent un boîtier actionnable manuellement à l'intérieur
duquel sont montés deux rouleaux parallèles, montés libres en rotation ou entraînés
positivement en rotation à l'intérieur du boîtier. Ces rouleaux peuvent être montés
sur le boîtier à entraxe fixe, ou au contraire sont susceptibles de pouvoir s'écarter
et se rapprocher automatiquement l'un de l'autre lors de l'opération de massage, ledit
boîtier étant lui-même relié à des moyens d'aspiration permettant de créer une dépression
entre lesdits rouleaux lorsque la tête munie de ces différents éléments est appliquée
contre le corps du patient, de façon à former un pli cutané en appui contre les surfaces
des rouleaux.
[0010] Dans le document
EP 0 917 452, on a proposé de remplacer les rouleaux en question par deux cloisons rapportées
à l'intérieur du boîtier, articulées au sein de ce dernier de telle sorte à pouvoir
être animées d'un mouvement de pivotement, ledit boîtier étant là encore relié à une
source d'aspiration. Sous l'action de l'aspiration, il se créé un pli cutané venant
s'insérer entre les deux cloisons à l'intérieur du boîtier. En raison de la progression
dans un sens ou dans l'autre de la tête de massage munie d'un tel dispositif contre
la peau du patient, le pli de peau ainsi formé subit un pincement saccadé.
[0011] Ce dispositif peut être perfectionné par la mise en oeuvre d'une électrovanne au
niveau du circuit d'aspiration, qui permet d'obtenir un fonctionnement en tout ou
rien, mais qui permet également de définir un débit contrôlé du flux d'air entre deux
valeurs déterminées, avec la possibilité de réglage entre lesdites valeurs.
[0012] Une telle électrovanne montée sur le circuit d'aspiration permet donc d'obtenir un
fonctionnement séquentiel de pulsation de rythme, tel qu'en cours de l'opération de
massage, le taux d'aspiration varie de manière cyclique, provoquant ainsi un effet
de vibration, de variation de la force d'aspiration et de prise de peau, améliorant
ainsi l'efficacité du traitement et facilitant en outre sa mise en oeuvre.
[0013] En l'absence de contrainte, les deux cloisons sont maintenues écartées l'une de l'autre
par exemple au moyen de ressorts ou d'aimants, le pivotement desdites cloisons et
donc le rapprochement de l'une par rapport à l'autre résultant de l'effet du vide
et/ou de la dépression générée à l'intérieur du boîtier.
[0014] Si incontestablement, le dispositif décrit dans ce document donne satisfaction, en
revanche il s'avère qu'en raison des fuites inéluctables entre le bord inférieur du
boîtier et la peau du patient contre lequel il s'applique, le vide ou la dépression
peut être rompu(e) rapidement, affectant ce faisant l'efficacité du traitement et
notamment, l'action de pincement résultant des deux cloisons.
[0015] Au surplus, il n'est pas rare qu'en raison du vide, on observe un coincement de l'une
ou des deux cloisons, affectant alors de manière plus importante l'efficacité du traitement.
[0016] L'objectif visé par la présente invention est d'optimiser le fonctionnement du dispositif
décrit dans ce document et notamment l'efficacité du pincement résultant de l'action
desdites cloisons.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0017] A cet effet, la présente invention vise une tête de massage munie d'un boîtier définissant
une chambre interne au niveau de laquelle est formée un pli cutané lorsqu'elle est
appliquée sur la peau d'un patient, ledit pli venant prendre appui contre les bords
inférieurs de la chambre. Cette chambre est définie par deux parois latérales et par
deux parois transversales, lesdites parois transversales étant chacune constituée
d'un clapet susceptible d'être animé d'un mouvement de pivotement, de telle sorte
à induire le rapprochement et l'éloignement des bords inférieurs desdits clapets au
contact avec le pli cutané.
[0018] Selon l'invention, le déplacement relatif du clapet est assuré au moyen d'une came
rotative motorisée ménagée au sein de la tête de massage, ladite came définissant
un chemin de came recevant une rotule rapportée à l'extrémité des clapets, opposée
à leur bord inférieur libre au contact de la peau du patient.
[0019] En d'autres termes, l'invention consiste en premier lieu, à remplacer la source d'aspiration
dans sa fonction de déplacement des clapets ou cloisons transversales par une action
purement motorisée résultant de la coopération d'organes montés sur lesdites cloisons
avec une came rotative, dont le chemin de came présente au moins une excentrique.
[0020] Le pli cutané résulte ainsi de l'accroche mécanique engendrée par le bord inférieur
libre des clapets. Celui-ci est avantageusement revêtu d'un matériau à coefficient
de frottement élevé, tel que par exemple en élastomère.
[0021] Ce faisant, on reproduit de manière efficace la technologie dite du « pincer de Jacquet
», consistant à réaliser une succession de pressions dans toute la profondeur de la
peau et en tout sens.
[0022] La mise en oeuvre de l'actionnement mécanique des clapets pour réaliser ce pli cutané
présente l'avantage de garantir le retour des clapets à leur position d'origine, contrairement
aux dispositifs de l'art antérieur ne mettant en oeuvre que l'aspiration, qui peut
aboutir au « collage » desdits clapets entre eux, annulant toute action de la tête
de massage.
[0023] Selon l'invention, la came ne comporte qu'un seul chemin de came pour les deux rotules
des deux clapets. Comme déjà dit, ce chemin de came n'est pas circulaire, mais présente
au moins une excentrique. Cependant, ce chemin de came est symétrique pour induire
un rapprochement ou au contraire un éloignement simultané et concomitant des bords
inférieurs libres desdits clapets.
[0024] Ce chemin de came peut être ellipsoïdal mais peut également adopter un profil sensiblement
en forme d'étoile et de manière générale tout profil symétrique, fonction du nombre
recherché d'opérations de rapprochement et d'éloignement des bords inférieurs libres
des clapets par rotation entière de ladite came.
[0025] Selon une caractéristique de l'invention, les rotules reçues au sein du chemin de
came sont montées à l'extrémité d'un axe solidaire des clapets.
[0026] En outre, l'extrémité des clapets opposée à leur bord inférieur libre est articulée
au niveau d'un support des clapets pour permettre justement leur pivotement et notamment
le mouvement des bords inférieurs libres de rapprochement et d'éloignement l'un de
l'autre.
[0027] Cette articulation peut résulter d'une charnière élastique.
[0028] L'ensemble support des clapets et les clapets eux-mêmes peuvent être constitués d'une
pièce en matière plastique monobloc.
[0029] Selon une variante de l'invention, la zone active de la tête de massage est constituée:
● d'un support de clapets, solidarisé à ladite tête, et comportant deux embases rigides
articulées sur ledit support, lesdites embases se prolongeant dans la direction opposée
au bord libre des clapets par un organe apte à coopérer avec la came rotative ;
● d'une partie active, venant s'emmancher sur l'autre extrémité des embases, et destinée
à venir en contact avec la peau.
[0030] Cette variante permet tout d'abord de simplifier la réalisation de la tête de massage
de l'invention. En effet, le support des clapets muni de ses deux embases peut être
monobloc, et notamment réalisé en plastique, et prévoyant une zone amincie afin de
constituer charnière. En outre, elle permet de moduler la partie active, en termes
de forme géométrique, outre de la nature du matériau qui la constitue, tel que matériau
souple, abrasif, parfumé, effet froid. Un tel matériau peut par exemple est constitué
de polypropylène, polyéthylène ou polyuréthanne.
[0031] Selon une variante plus évoluée de l'invention, on peut ajouter un degré de liberté
supplémentaire pour le déplacement des clapets, constitué en l'espèce par un déplacement
de ces derniers selon la dimension principale de la tête de massage.
[0032] A cet effet, les clapets sont chacun munis d'une lumière orientée selon leur dimension
principale, et s'étendant au niveau de leur zone supérieure, ladite lumière coopérant
avec un axe perpendiculaire émanant du support des clapets.
[0033] De plus, lesdits clapets sont chacun soumis à l'action d'un organe de rappel élastique,
en l'espèce constitué d'un ressort, induisant leur positionnement, en l'absence de
toute contrainte, en position haute, c'est-à-dire, induisant le positionnement des
rotules contre la came rotative.
[0034] Ce faisant, on optimise l'action de la tête de massage, rendant inutile toute mise
en oeuvre de source d'aspiration conventionnelle. Au surplus, on induit, en raison
de ce mouvement « vertical » supplémentaire des clapets un effet de « lifting », ceux-ci
induisant lorsqu'ils sont fermés, outre le pincement, également la traction du pli
cutané. On aboutit de la sorte à l'optimisation du traitement de la peau en termes
d'élasticité, de tonicité et de fermeté de la peau.
[0035] Selon une autre variante de l'invention, il peut cependant être envisagé d'associer
à la tête de massage les moyens d'aspiration conventionnels connus de l'art antérieur,
le conduit d'aspiration débouchant au sein de la chambre interne. Dans cette hypothèse,
on améliore ou on facilite la formation du pli cutané, et surtout, on dispose de la
faculté d'agir de manière combinée en exerçant une action d'aspiration continue ou
non avec une action de massage rythmée et donc discrète, née de l'action des clapets
motorisés. Cette combinaison d'effets, que les fréquences respectivement d'ouverture
et de fermeture des clapets, et de phase d'aspiration, soit synchrones ou non, permet
d'optimiser le processus de circulations sanguine et lymphatique.
[0036] L'invention concerne également un dispositif de massage mettant en oeuvre une telle
tête de massage. Ce dispositif de massage comporte une source d'énergie électrique
propre à actionner le moteur électrique intégré dans la tête de massage et assurant
la rotation de la came. Il est également susceptible de comprendre une source de vide
ou de dépression associée à la tête de massage lorsque celle-ci en est pourvue.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0037] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent
ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et
non limitatif, à l'appui des figures annexées :
La figure 1 est une représentation schématique en perspective en éclaté de la tête
de massage conforme à l'invention.
La figure 2 est une représentation schématique également en éclaté de tête de massage
vue en section sagittale.
La figure 3 est une représentation schématique en section sagittale de la tête de
massage assemblée conformément à l'invention, les clapets dont elle est munie étant
en position éloignée l'un de l'autre.
La figure 4 est une vue analogue à la figure 3 mais dans laquelle les clapets sont
en position rapprochée l'un de l'autre.
La figure 5 est une représentation schématique en perspective des clapets caractéristiques
de l'invention.
La figure 6 est une représentation schématique vue de dessus de la came conforme à
l'invention selon une première forme de réalisation.
La figure 7 est une vue analogue à la précédente selon une seconde forme de réalisation.
Les figures 8a et 8b sont des représentations schématiques en section d'une variante
évoluée de l'invention, permettant de conférer auxdits clapets un degré de liberté
supplémentaire.
Les figures 9a à 9d illustrent différents phases de rotation de la came et de son
action sur les clapets, dans le cadre de la version plus évoluée de l'invention visée
au sein des figures 8a et 8b.
Les figures 10a à 10d sont des représentations schématiques des quatre phases précédentes
vue de dessus.
La figure 11 est une vue schématique en perspective éclatée d'une variante de réalisation
de l'invention.
Les figures 12a et 12b sont des représentations schématiques vue de côté de deux modes
de réalisation de cette variante.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0038] On a donc illustré en relation avec la figure 1 une représentation schématique en
éclaté de la tête de massage
1 conforme à l'invention.
[0039] Celle-ci comporte un boîtier constitué de deux parties
2, 11 assemblées l'une avec l'autre par encliquetage, collage ou vissage, réalisées par
exemple en matière plastique (et par exemple en POM (polyoxyméthylène), ABS ou polycarbonate
pour la partie postérieure
2, et polycarbonate, notamment transparent pour la partie antérieure
11), et définissant un volume au sein duquel sont reçus les éléments mécaniques assurant
le fonctionnement de la tête.
[0040] Ce boîtier fait également fonction de poignée de préhension par l'utilisateur afin
de permettre l'application de la tête de massage contre le corps d'un patient.
[0041] La partie postérieure
2 dudit boîtier est munie d'un orifice débouchant se prolongeant par un canal
13, au niveau duquel est susceptible de venir s'adapter une conduite
3 raccordée à une source de vide ou de dépression lorsque l'appareil de massage mettant
en oeuvre la tête
1 en est muni.
[0042] La partie antérieure
11 de ce boîtier définit une chambre interne et reçoit un ensemble
12 intégrant deux clapets
15 et
16 susceptibles de pivoter autour d'un axe perpendiculaire à la dimension principale
de la tête, de telle sorte que leur bord inférieur libre
17,
18 se rapprochent ou s'éloignent l'un de l'autre, ainsi que cela sera décrit plus en
détail ultérieurement.
[0043] La partie postérieure
2 définit donc un volume interne au sein duquel est tout d'abord destiné à être reçu
un moteur électrique
4, fixé sur la paroi latérale interne de ladite partie au moyen d'une plaque de fixation
6 vissée dans des fentes
34 ménagées au sein de ladite paroi. Cette plaque
6 est percée en son centre d'un orifice traversant autorisant le passage de l'axe de
rotation
5 issu du moteur
4, et destiné à assurer la rotation d'une came
10, là encore décrit plus en détail ultérieurement.
[0044] Le moteur électrique mis en oeuvre peut être du type à courant continu ou de type
brushless. Il est associé à un réducteur, afin de disposer du couple nécessaire à
l'actionnement des clapets. Lorsqu'un moteur brushless est mis en oeuvre, on peut
avantageusement lui adjoindre un codeur, permettant de gérer la vitesse de sortie
de l'arbre moteur et corollairement, la fréquence de battement des clapets.
[0045] Ladite plaque
6 est également fixée à l'extrémité inférieure du moteur
4 par des vis additionnelles
8.
[0046] L'axe rotatif
5 du moteur électrique
4 est reçu et collé dans un logement
14 ménagé au sein d'une plaque
9, fixée au moyen de vis sur la face postérieure de la came rotative
10.
[0047] La came rotative
10 est quant à elle guidée par ajustement au sein du corps
2.
[0048] La face antérieure de la came définit un chemin de came
30 destiné à coopérer avec des moyens appropriés associés aux clapets
15 et
16, ainsi que décrit plus en détail ci-après.
[0049] Ladite came
10 est percée en son centre d'une canalisation traversante
29, coaxiale avec son axe de rotation, et destinée à permettre le passage d'un moyen
de fixation de l'ensemble
12 intégrant lesdits clapets et notamment un caudron ou renflement.
[0050] Cette came
10 est réalisée avantageusement en matière plastique par moulage par injection, et typiquement
en POM, afin de garantir ses caractéristiques mécaniques, notamment en termes de guidage,
de frottement et d'usure.
[0051] La chambre interne définie par la partie antérieure
11 du boîtier constitutif de la tête de massage comporte deux cloisons latérales opposées
l'une à l'autre
28 et les deux clapets
15 et
16 intégrés dans l'ensemble
12.
[0052] Cet ensemble
12 comprend un système de fixation de type caudron précédemment décrit associé à une
plateforme
21, également munie d'un orifice traversant
22, colinéaire et coaxial avec le caudron et avec la canalisation traversante
29 ménagée au sein de la came
10. Lesdits clapets
15 et
16 sont en fait articulés par leur extrémité supérieure opposée aux bords libres
17 et
18 au niveau de cette plateforme
21, ainsi qu'on peut bien l'observer sur la figure 5. Cette articulation peut avantageusement
être constituée d'une charnière élastique d'un type en soi connu.
[0053] En outre, ladite extrémité supérieure des clapets
15 et
16, opposée aux bords inférieurs libres
17 et
18 se prolonge chacune par un axe
25 et
26, perpendiculaire à l'axe d'articulation desdits clapets sur la plateforme
21, et dont l'extrémité libre est pourvue d'une rotule
27 respectivement
28, destinée à coopérer avec le chemin de came
30 ménagé au sein de la came
10.
[0054] Avantageusement, l'ensemble constitué par les deux clapets, la plateforme
21, les axes
25 et
26 et les rotules
27 et
28 est réalisé en matière plastique et constitue une seule et même pièce. En tout état
de cause, chacun des axes
25 et
26 est rigidement solidarisé au clapet qui lui est associé, de telle sorte à induire
son déplacement par rapport à l'axe d'articulation de ce dernier, en fonction du cheminement
de la rotule correspondante
27 et
28 dans le chemin de came
30.
[0055] Le bord inférieur libre
17 et
18 des clapets
15 et
16 est avantageusement de forme convexe, afin de favoriser le contact avec la peau du
patient. Par ailleurs, lesdits clapets, lorsqu'ils sont en position éloignée l'un
de l'autre, ainsi que par exemple représenté sur la figure 3, viennent prendre appui
contre l'extrémité antérieure de la partie antérieure
11 du boîtier de la tête de massage et présentent à cet effet un épaulement
19 respectivement
20.
[0056] En raison de l'articulation
23 et
24 des clapets sur la plateforme
21, on conçoit donc que les clapets
15 et
16 sont susceptibles de pouvoir se rapprocher ou s'éloigner l'un de l'autre au sein
de la chambre interne définie par la partie antérieure
11 du boîtier, ce déplacement intervenant dans un plan parallèle aux parois latérales
28 définissant également la chambre interne de la tête de massage.
[0057] Conformément à l'invention, le chemin de came
30 de la came
10 présente une symétrie par rapport à au moins un axe passant par le plan dans lequel
il s'inscrit et par le centre de rotation de ladite came. Il présente en outre au
moins un excentrique. Dans la forme de réalisation représentée en figure 6, ce chemin
de came est de forme ellipsoïdale. Ce faisant, les rotules
27 et
28 des deux clapets
15 et
16 suivent exactement un profil symétrique l'un de l'autre par rapport à un plan passant
par l'axe de rotation de la came d'une part et perpendiculaire aux parois latérales
28. Avec le profil ellipsoïdale représenté en figure 6, chaque rotation de 360° de la
came
10 induit de fait deux battements de chacun des deux clapets.
[0058] En revanche ce chemin de came peut adopter d'autres profils, toujours symétriques
et par exemple un profil du type de celui de la figure 7. Dans cette configuration,
chaque rotation de la came
10 de 360° induit quatre battements de chacun des clapets.
[0059] On conçoit ainsi qu'en adaptant la vitesse de rotation du moteur
4, et donc de la came
10, on peut sélectionner la vitesse et le nombre de battements desdits clapets, et donc
l'intensité du traitement et notamment du pincement généré par les clapets.
[0060] Partant, on optimise de manière significative l'efficacité de cette action de pincement.
[0061] Selon une version avantageuse de l'invention, et plus particulièrement décrite en
relation avec les figures 8 à 10, on confère aux clapets
15 et
16 un degré de liberté supplémentaire, constitué par un déplacement vertical (sur lesdites
figures) de ceux-ci.
[0062] A cet effet, on ménage en zone supérieure de chacun desdits clapets, une lumière
31, 32, en l'espèce traversante, et s'étendant linéairement selon la dimension principale
de chacun d'eux. En outre, la plateforme
21 assurant la fonction de support desdits clapets se prolonge en direction de l'extrémité
inférieure de la tête de massage par une paroi latérale
35, de laquelle émanent deux axes
33, 34, représentés de manière horizontale sur les figures, et orientées de manière générale
perpendiculairement par rapport à la dimension principale des clapets ou des lumières.
Ces axes
33, 34 traversent et coopèrent avec les lumières
31, 32, et assurent le support des clapets au sein du corps
2, 11.
[0063] Deux ressorts, respectivement
36 et
37, dont l'un des points d'application est constitué par les axes
33 et
34, et exerçant leur poussée en direction de la came
10 en raison du positionnement de leur autre point d'application sur l'axe
25, 26 prolongeant chacun des deux clapets, induisent le positionnement des clapets en position
haute, c'est à dire, tendent à pousser systématiquement lesdits clapets contre le
chemin de came.
[0064] Bien évidemment, dans cette configuration, lesdits clapets ne sont plus liés à la
plateforme
21 par une charnière, du type de celle décrite (sous les références
23 et
24) dans le mode de réalisation précédent, pour justement autoriser un débattement vertical
desdits clapets.
[0065] On a représenté sur les figures 9a à 9d, et sur les figures 10a à 10d le positionnement
de la came
10, respectivement pour 0°, 30°, 60° et 90°. On peut ainsi observer la variation d'altitude
Δ1 des clapets en fonction de la rotation de la came.
[0066] Ce faisant, on favorise la formation du pli cutané, permettant définitivement de
s'affranchir de toute source d'aspiration. Au surplus, on peut réaliser un effet de
« lifting » sur la peau traitée, puisque simultanément avec le pincement de la peau
entre les clapets, donc lorsque ceux-ci sont en position fermée (figure 8b), on induit
une traction d'amplitude Δ1 sur le pli de peau ainsi pincé.
[0067] On travaille ce faisant l'élasticité, la tonicité et la fermeté de la peau.
[0068] On a représenté en relation avec les figures 11 et 12 une autre variante de la tête
de massage de l'invention.
[0069] Selon cette variante, la zone active de la tête de massage comprend tout d'abord
une entité structurelle unique, rapportée sur le reste de ladite tête. Cette entité
structurelle est constituée par la plateforme
21 munie du caudron
50, et de laquelle émanent deux embases
38, 39, rigides, et articulées sur deux bords opposés de ladite plateforme par des charnières
23, 24.
[0070] Les embases
38,
39 se prolongent chacune par un axe
25 et
26, perpendiculaire à l'axe d'articulation desdites embases sur la plateforme
21, et dont l'extrémité libre est pourvue d'une rotule
27 respectivement
28, destinée à coopérer avec le chemin de came
30 ménagé au sein de la came
10.
[0071] La partie active des clapets, destinée à venir au contact de la peau, est constituée
d'une zone indépendante
42, 43 venant s'emmancher sur les embases respectives
38, 39, lesdites zones étant pourvues à cet effet d'un logement de forme complémentaire
44, 45, jusqu'à ce que le bord supérieur
46, 47 desdites zones vienne prendre appui sur un épaulement
48,
49 ménagés sur lesdites embases.
[0072] La solidarisation effective de ces zones
42, 43 sur les embases respectives
38, 39 est par exemple assurée par la coopération de l'extrémité inférieure des axes
25, 26, munis à cet effet d'excroissances radiales
40, 41 avec un logement dédié
50, 51 prolongeant les logements
44, 45.
[0073] L'ensemble constitué par la plateforme
21, le caudron
50 et les embases
38, 39 est avantageusement réalisé en matière plastique et est monobloc. Dans ce cas, lesdites
embases sont percées d'un orifice traversant, afin de permettre l'introduction des
axes
25,
26, ceux-ci étant en outre munis d'une saillie radiale
51, 52 venant prendre appui sur le bord supérieur des embases, et ainsi limiter leur débattement
et assurer leur fonction de transmission de mouvement aux clapets.
[0074] Comme on peut l'observer au sein des figures 12a et 12b, les zones
42, 43 peuvent prendre différentes configurations, au choix de l'opérateur. En outre, elles
peuvent être réalisées en différents matériaux, et notamment en matériau souple, et/ou
abrasif, voire exciper des odeurs parfumées ou générer un effet glaçon, tel que par
exemple du polypropylène, polyéthylène ou polyuréthanne.
[0075] Ainsi que rappelé précédemment, il est possible d'associer cette tête de massage
à une source de vide ou de dépression, notamment dans le cas où les clapets ne disposent
pas du degré de liberté supplémentaire, décrit en relation avec les figures 8 à 10.
Dans cette configuration, l'air passe au sein du corps
2, 11 autour du moteur électrique
4. On peut ainsi accentuer la formation du pli cutané au sein de la chambre interne
entre lesdits clapets et donc travailler de manière plus profonde le tissu cutané.
Au surplus, il est possible avec cette aspiration, susceptible d'être régulée, de
réaliser un traitement continu ou non du massage sur le pli cutané réalisé.
[0076] De par la mise en oeuvre d'une électrovanne, qui ainsi que rappelé en préambule,
permet d'obtenir un fonctionnement en tout ou rien, mais qui permet également de définir
un débit contrôlé du flux d'air entre deux valeurs déterminées, avec la possibilité
de réglage entre lesdites valeurs, on peut jouer sur le synchronisme ou au contraire
le caractère aléatoire entre la fréquence de battements des clapets (par voie mécanique)
et la fréquence des phases d'aspiration, permettant ainsi de favoriser la circulation
sanguine et lymphatique, ou d'obtenir un effet de « stretching ».
[0077] En raison de cette conjonction de moyens, on aboutit à une action de masser pincer
plus efficace notamment pour le raffermissement de la peau.
1. Tête de massage munie d'un boîtier (2, 11) définissant une chambre interne au niveau
de laquelle est formée un pli cutané lorsqu'elle est appliquée sur la peau d'un patient,
ledit pli venant prendre appui contre les bords inférieurs de la chambre, cette dernière
étant définie par deux parois latérales (28) et par deux parois transversales (15,
16), lesdites parois transversales étant chacune constituée d'un clapet susceptible
d'être animé d'un mouvement de pivotement, de telle sorte à induire le rapprochement
et l'éloignement des bords inférieurs (17, 18) desdits clapets au contact avec le
pli cutané, caractérisée en ce que le déplacement relatif des clapets est assuré au moyen d'une came rotative motorisée
(10) ménagée au sein de la tête de massage, ladite came définissant un chemin de came
(30) coopérant avec un organe associé auxdits clapets, apte à induire le mouvement
de pivotement de ces derniers.
2. Tête de massage selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'organe associé aux clapets (15, 16) est constitué par une rotule (27, 28), rapportée
par l'intermédiaire d'un axe (25, 26) solidaire de l'extrémité des clapets, opposée
à leur bord inférieur libre (17, 18) au contact de la peau du patient.
3. Tête de massage selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la came (10) ne comporte qu'un seul chemin de came (30) pour les deux clapets, ledit
chemin de came (30) comportant au moins une excentrique, et présentant une symétrie
par rapport à au moins un axe passant par le plan dans lequel il s'inscrit et par
le centre de rotation de ladite came.
4. Tête de massage selon la revendication 3, caractérisée en ce que le chemin de came (30) est ellipsoïdal.
5. Tête de massage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'extrémité des clapets (15, 16) opposée à leur bord inférieur libre (17, 18) est
articulée (23, 24) au niveau d'un support (21) des clapets pour permettre leur pivotement
et notamment le mouvement des bords inférieurs libres de rapprochement et d'éloignement
l'un de l'autre.
6. Tête de massage selon la revendication 5, caractérisée en ce que le support des clapets et les clapets eux-mêmes sont constitués d'une pièce en matière
plastique monobloc, et en ce que l'articulation est constituée par une charnière élastique.
7. Tête de massage selon l'une des revendications 5 et 6,
caractérisée en ce que la zone active de la tête de massage est constituée :
● d'un support de clapets (21), solidarisé à ladite tête, et comportant deux embases
rigides (38, 39) articulées sur ledit support, lesdites embases se prolongeant dans
la direction opposée au bord libre (17, 18) des clapets par un organe 25 - 28) apte
à coopérer avec la came rotative (30) ;
● et d'une partie active ou zone active (42, 43), venant s'emmancher sur l'autre extrémité
des embases, et destinée à venir en contact avec la peau.
8. Tête de massage selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'ensemble constitué par le support (21) et les embases (38, 39) est monobloc.
9. Tête de massage selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisée en ce que les zones actives (42, 43) adoptent différentes configurations, au choix de l'opérateur.
10. Tête de massage selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que les zones actives (42, 43) sont réalisées en un matériau souple, et/ou abrasif, voire
susceptible d'exciper des odeurs parfumées ou générer un effet glaçon.
11. Tête de massage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les clapets (15, 16) sont chacun munis d'une lumière (31, 32) orientée selon leur
dimension principale et s'étendant au niveau de leur zone supérieure, c'est-à-dire
opposée à bords inférieurs libres, lesdites lumières coopérant chacune avec un axe
(33, 34) perpendiculaire à ces dernières émanant d'un support (35) des clapets au
sein de la tête de massage, lesdits clapets étant chacun soumis à l'action d'un organe
de rappel élastique (36, 37) induisant la poussée permanente des rotules (27, 28)
associées aux clapets contre le chemin de came (30).
12. Dispositif de massage mettant en oeuvre tête de massage selon l'une des revendications
1 à 11, et comportant une source d'énergie électrique propre à actionner le moteur
électrique (4) intégré dans la tête de massage et assurant la rotation de la came.
13. Dispositif de massage selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend également une source de vide ou de dépression, communiquant avec la tête
de massage, et destiné à générer au sein de la chambre interne de cette dernière une
dépression apte à engendrer l'aspiration de la peau du patient, et à constituer un
pli cutané au sein de ladite chambre interne.
14. Dispositif de massage selon la revendication 13, caractérisé en ce que la source de vide ou de dépression est gérée au moyen d'une électrovanne.
15. Dispositif de massage selon la revendication 14, caractérisé en ce que la fréquence des phases d'aspiration générée par la source de vide ou de dépression
et la fréquence des battements des clapets est synchrone ou non.