DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention se rapporte de façon générale au domaine des pipettes de prélèvement,
également dénommées pipettes de laboratoire ou encore pipettes de transfert ou de
transvasement de liquide, destinées au prélèvement et à l'introduction calibrés de
liquide dans des récipients.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0002] De l'art antérieur, on connaît des pipettes de prélèvement disposant d'une conception
classique du type intégrant un corps de pipette supérieur formant poignée, ainsi qu'un
corps de pipette inférieur présentant à son extrémité basse un ou plusieurs embouts
porte cône de prélèvement de pipette, dont la fonction connue est de porter des cônes
de prélèvement, également dits consommables.
[0003] Le corps de pipette inférieur loge un piston coulissant, piloté par un équipage manuel
ou motorisé lui imposant une course de remontée lors des phases de prélèvement de
liquide, et une course de descente lors des phases de transfert du liquide, la course
de remontée s'effectuant généralement sous l'effet de détente d'un ressort préalablement
comprimé durant la course de descente précédente.
[0004] A cet égard, il est noté que ce type de conception est rencontrée aussi bien sur
les pipettes monocanal, à savoir présentant un unique embout porte cône de prélèvement
de pipette, que sur les pipettes multicanaux, à savoir présentant une pluralité d'embouts
porte cône de prélèvement de pipette, et ce, donc, que la pipette soit manuelle ou
motorisée.
[0005] La course de remontée imposée au piston détermine le volume de liquide prélevé, volume
qui est d'ailleurs préalablement réglé par l'utilisateur, au moyen par exemple d'une
molette, d'une vis de réglage, ou encore d'un clavier numérique.
[0006] Sur les pipettes classiques, le piston dispose d'une forme strictement cylindrique,
et coulisse dans une cavité de forme complémentaire, pratiquée dans le corps inférieur
de pipette et délimitant une chambre dite d'aspiration. Cette chambre est en partie
délimitée par l'extrémité inférieure du piston, de sorte que son volume varie lors
de la mise en mouvement de ce piston. Ainsi, le volume de liquide prélevé, correspondant
à l'augmentation du volume d'air dans la chambre d'aspiration suite à une course donnée
du piston, est sensiblement égal au produit de la section du piston par la longueur
de ladite course donnée.
[0007] Par conséquent, la capacité de prélèvement d'une pipette est aujourd'hui conditionnée
à la fois par la section de son piston, et par la longueur de course maximale de ce
dernier. Ainsi, pour augmenter la capacité d'une pipette, c'est-à-dire la valeur maximale
de volume liquide qu'elle est capable de prélever, ou encore le rapport entre les
valeurs maximale et minimale de volume liquide qu'elle est capable de prélever, typiquement
de l'ordre de 10 à 20, il est nécessaire d'augmenter la valeur d'au moins l'un des
deux paramètres indiqués ci-dessus.
[0008] A cet égard, dans le cas du premier paramètre constitué par la longueur de course
maximale, il est noté que le fait d'augmenter cette longueur conduit rapidement à
des problèmes d'ergonomie globale pour la pipette.
[0009] D'autre part, en ce qui concerne le second paramètre constitué par le diamètre du
piston, son augmentation est inévitablement au détriment de la justesse et de la répétatibilité
du volume prélevé.
[0010] La conception des pipettes classiques ne permet donc pas d'allier simultanément les
critères primordiaux que sont la grande capacité de prélèvement, le souci d'ergonomie,
et la justesse ainsi que la répétatibilité des volumes prélevés.
[0011] Pour faire face à ce problème, il a été proposé des pipettes dites « multivolumes
», notamment connues du document
US 3 640 434, ou encore de la demande de brevet
FR 06 00134. Ce type de pipettes multivolumes présente une succession de chambres de diamètres/volumes
croissants à partir de l'embout porte cône, chacune coopérant avec une section de
piston de diamètre correspondant. La mise en communication ou non de ces chambres,
isolées les unes des autres, permet d'adapter la pipette à la valeur du volume de
liquide à prélever.
[0012] Néanmoins, il est noté que ce principe ne permet pas de résoudre de manière entièrement
satisfaisante le problème posé ci-dessus, puisque plus la capacité de la pipette doit
être augmentée, plus le nombre de chambres d'aspiration à superposer selon la direction
de coulissement du piston est important. Cette augmentation du nombre de chambres
entraîne alors un accroissement de la longueur totale de la pipette, qui porte naturellement
préjudice à l'ergonomie de celle-ci.
[0013] Par ailleurs, plus le volume de liquide à prélever est important, moins la justesse
et la répétatibilité sont satisfaisantes, et ce en raison de l'utilisation de la chambre
et du piston de plus grand diamètre.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0014] L'invention a donc pour but de remédier au moins partiellement aux inconvénients
mentionnés ci-dessus, relatifs aux réalisations de l'art antérieur.
[0015] Pour ce faire, l'invention a tout d'abord pour objet une pipette de prélèvement comprenant
un corps de pipette inférieur logeant un piston coulissant et présentant un embout
porte cône de prélèvement définissant un canal débouchant d'embout, ledit corps de
pipette inférieur et ledit piston délimitant une chambre inférieure et une chambre
supérieure isolées l'une de l'autre. Selon l'invention, ladite pipette est conçue
de sorte que le mouvement du piston selon l'un des sens de coulissement entraîne simultanément
l'augmentation du volume de la chambre inférieure et la diminution du volume de la
chambre supérieure, et inversement lors d'un mouvement du piston selon l'autre sens
de coulissement. De plus, ladite pipette comprend en outre des moyens de mise en communication
fluidique permettant d'établir alternativement une première communication fluidique
entre la chambre inférieure et ledit canal débouchant d'embout isolé de cette chambre
inférieure, et une seconde communication fluidique entre la chambre supérieure et
ce même canal.
[0016] Ainsi, d'une manière générale, l'invention permet avantageusement de pouvoir réaliser
un prélèvement de liquide à la fois en effectuant une course de remontée du piston
entraînant l'augmentation du volume dans l'une desdites deux chambres, de préférence
la chambre inférieure, et en effectuant une course de descente du piston entraînant
l'augmentation du volume dans l'autre desdites deux chambres. Surtout, cette faculté
offre la possibilité d'effectuer un même prélèvement de liquide en réalisant successivement
des courses de remontée et de descente du piston, autant de fois que nécessaire en
fonction de la quantité de liquide à prélever. Bien entendu, durant cette phase de
prélèvement visant à prélever une quantité de liquide donnée dans un même cône, il
est fait en sorte qu'avant chaque inversion de sens de course de piston, les moyens
de mise en communication fluidique soient basculés vers l'autre des première et seconde
communications fluidiques, afin d'obtenir l'effet d'aspiration recherché. Comme cela
sera détaillé ci-après, le pilotage des moyens de mise en communication fluidique,
avant chaque inversion de sens de course de piston, peut être réalisé indifféremment
manuellement par l'opérateur, ou automatiquement par un module de commande de la pipette
préprogrammé, étant néanmoins noté que cette dernière alternative est plus particulièrement
préférée.
[0017] Bien entendu, si l'invention autorise une opération de prélèvement de liquide en
continue durant un mouvement de va-et-vient du piston, il en est de même pour l'opération
ultérieure de dispense/ transvasement du liquide prélevé dans un autre récipient.
En effet, une fois l'opération de prélèvement achevée, la dispense du liquide dans
un autre récipient est réalisée par une succession alternée de courses de remontée
et de descente du piston, avec la course de remontée du piston entraînant la diminution
du volume dans l'une desdites deux chambres, de préférence la chambre supérieure,
et avec la course de descente du piston entraînant la diminution du volume dans l'autre
desdites deux chambres. Ici aussi, durant la phase de dispense visant à transvaser
le liquide du cône vers un autre récipient, il est fait en sorte qu'avant chaque inversion
de sens de course de piston, les moyens de mise en communication fluidique soient
basculés vers l'autre des première et seconde communications fluidiques, afin d'obtenir
l'effet désiré d'expulsion d'air en direction du canal débouchant d'embout, assurant
la mise en pression de celui-ci.
[0018] Le nombre de va-et-vient du piston dépend ici encore de la quantité de liquide à
transvaser, étant cependant précisé que la pipette selon l'invention est parfaitement
capable d'être commandée de façon classique, à savoir par une simple et unique course
de piston pour le prélèvement de liquide, et une simple et unique course de retour
de piston pour la dispense de ce liquide vers un autre récipient, même si ce mode
opératoire conventionnel est uniquement réservé aux opérations concernant de faibles
volumes de liquides.
[0019] C'est donc pour le prélèvement de volumes plus importants que l'invention se révèle
extrêmement satisfaisante, puisque la capacité de la pipette n'est plus limitée par
la course maximale du piston, ni par le diamètre de ce dernier, ni encore par aucun
autre élément de la pipette, étant donné que le nombre de va-et-vient du piston dédiés
à une même opération de prélèvement de liquide est par théorie illimité. Surtout,
cette grande capacité associée à la pipette selon l'invention, qui ne nécessite que
deux chambres délimitées en partie par le piston, ne porte aucunement préjudice à
l'ergonomie globale, étant donné que la course maximale du piston, indépendante de
la capacité maximale de prélèvement de la pipette, peut être fixée librement, à une
valeur raisonnable.
[0020] Pour les mêmes raisons que celles qui viennent d'être invoquées, le diamètre du piston
ne nécessite pas d'être surdimensionné pour réaliser des prélèvements de volumes élevés,
ce qui permet d'obtenir une justesse ainsi qu'une bonne répétatibilité des volumes
prélevés.
[0021] L'invention, qui présente donc notamment comme particularité d'isoler le canal d'embout
de toute chambre d'aspiration du corps de pipette, est donc entièrement satisfaisante
en ce sens qu'elle permet d'allier simultanément les critères primordiaux que sont
la grande capacité de prélèvement, le souci d'ergonomie, et la justesse ainsi que
la répétatibilité des volumes prélevés, et cela sans aucun compromis.
[0022] A titre d'exemple indicatif, avec la pipette selon l'invention, si une course maximale
dans un sens donné du piston entraîne un prélèvement de 100 µl avec une précision
de 0,1 µl, le prélèvement d'un volume de liquide de 863,2 µl sera effectué par quatre
va-et-vient du piston, suivis d'une dernière course partielle correspondant à 63,2
µl. Naturellement, l'un des avantages réside dans le fait que ce prélèvement de 863,2
µl est obtenu avec une précision analogue à la précision d'une pipette classique de
l'art antérieur ayant une course maximale du piston entraînant un prélèvement de 100
µl, qui est largement affinée par rapport à la précision d'une pipette classique de
l'art antérieur pour laquelle ce volume total de 863,2 µl devrait être prélevé lors
d'une unique course de piston.
[0023] De préférence, ladite pipette est pourvue d'un module de commande pilotant de manière
automatique lesdits moyens de mise en communication fluidique, de façon à permettre,
si nécessaire en fonction de la quantité de liquide à prélever, qu'une phase de prélèvement
de liquide, opérée par une course du piston dans l'un des sens de coulissement avec
lesdits moyens de mise en communication fluidique en configuration établissant l'une
desdites première et seconde communications fluidiques, soit poursuivie par une course
du piston dans l'autre sens de coulissement, avec lesdits moyens de mise en communication
fluidique basculés automatiquement en configuration établissant l'autre desdites première
et seconde communications fluidiques. Dans ce cas, comme évoqué ci-dessus, les courses
de piston se succèdent autant de fois que nécessaire, avec entre chacune d'elles un
pilotage automatique approprié des moyens de mise en communication, assuré par le
module de commande de la pipette. Un principe analogue est naturellement prévu pour
la phase de dispense du liquide prélevé.
[0024] A cet égard, ledit module de commande est conçu de manière à déterminer, en fonction
de la quantité de liquide à prélever, le nombre et l'étendue des courses successives
de remontée et de descente du piston nécessaires au prélèvement de ladite quantité
de liquide, ce module de commande étant conçu pour piloter automatiquement, lors dudit
prélèvement de liquide, le piston de la manière déterminée, en pilotant également
automatiquement lesdits moyens de mise en communication fluidique afin d'obtenir un
basculement de l'une à l'autre desdites première et seconde communications fluidiques,
avant chaque inversion de sens de coulissement du piston.
[0025] Ainsi, le module de commande, et en particulier un programme de type « software »
équipant ce module, est capable de déterminer le nombre et l'étendue des courses à
réaliser en fonction de la quantité de volume à prélever, suite par exemple à l'entrée
de cette valeur de volume dans le module, par l'utilisateur. L'affichage des données
calculées peut éventuellement être réalisé sur le module, pour informer l'utilisateur.
A titre indicatif, il est noté que pour la détermination de l'étendue des courses,
le programme retient de manière préférentielle la course maximale offerte par la conception
de la pipette, sauf éventuellement pour la dernière course qui peut correspondre à
une fraction seulement de la course maximale possible, permettant d'atteindre exactement
le volume total désiré. Il serait néanmoins alternativement possible de faire en sorte
que durant le mouvement de va-et-vient du piston conduisant à un même prélèvement
de liquide, les courses pleines du piston s'effectuent sur une longueur inférieure
à celle de la course maximale offerte par la conception, sans sortir du cadre de l'invention.
[0026] De plus, il est également préférentiellement prévu que la course pleine du piston
dans chacun des deux sens de coulissement conduise à un prélèvement d'une même quantité
de liquide, même si il pourrait en être autrement, sans sortir du cadre de l'invention.
[0027] Suite à l'ordre d'initiation du pipetage, le programme est alors capable de délivrer
des consignes de commande, à la fois aux moyens de mise en communication fluidique,
et à l'équipage motorisé de mise en mouvement du piston.
[0028] Ici encore, il est noté que cette gestion de la pipette par le programme du module
de commande s'opère de manière analogue lors de l'opération ultérieure de dispense
du liquide dans un autre récipient.
[0029] Comme mentionné ci-dessus, il serait alternativement possible de prévoir que les
moyens de mise en communication fluidique soient pilotés manuellement, tout comme
la mise en mouvement du piston, même si la solution automatique décrite ci-dessus
reste préférée.
[0030] De préférence, les moyens de mise en communication fluidique comprennent au moins
une électrovanne à trois voies, ou tout moyen équivalent.
[0031] A ce titre, il est noté que les moyens de mise en communication fluidique permettent
par ailleurs, de préférence, d'établir alternativement une troisième communication
fluidique entre la chambre supérieure et l'extérieur de la pipette, et une quatrième
communication fluidique entre la chambre inférieure et l'extérieur de la pipette.
[0032] Ces troisième et quatrième communications alternatives des chambres d'aspiration
avec l'extérieur de la pipette permettent à la chambre dont le volume diminue lors
d'un prélèvement de liquide, de vider son air vers l'extérieur de la pipette afin
de pas générer de surpression dans celle-ci, et à la chambre dont le volume augmente
lors d'une dispense de liquide, de se remplir avec de l'air provenant de l'extérieur
de la pipette afin de pas générer de dépression dans celle-ci.
[0033] Dans un tel cas, pour gérer l'activation / la désactivation des quatre communications
fluidiques, les moyens de communication fluidique peuvent comprendre deux électrovannes
à trois voies, pilotées de manière synchronisée, et communiquant éventuellement l'une
avec l'autre.
[0034] Néanmoins, d'autres solutions alternatives pourraient être envisagées, dont celle
dans laquelle l'ouverture/la fermeture de chaque chambre vis-à-vis de l'extérieur
serait assurée respectivement par deux simples électrovannes « tout ou rien », indépendantes
des moyens du type électrovanne à trois voies permettant alternativement les première
et seconde communications fluidiques, tout en étant synchronisées avec ces moyens.
Plus généralement, chaque électrovanne à trois voies peut être remplacée par deux
électrovannes « tout ou rien », également dites à deux voies.
[0035] Il est noté que la pipette peut être monocanal ou multicanaux, sans sortir du cadre
de l'invention. Dans le dernier cas, on peut faire en sorte que tous les embouts porte
cône de prélèvement, logeant chacun leur piston correspondant, sont réalisés conformément
à la présente invention, notamment en ce qu'ils sont chacun associés à des moyens
de mise en communication fluidique. Ces moyens de mise en communication fluidique
associés à chaque embout sont alors pilotés simultanément, lorsque l'équipage portant
l'ensemble des pistons est en bout de course.
[0036] Par ailleurs, ledit piston comprend de préférence une portion supérieure de section
plus importante que la section d'une portion inférieure de piston, ladite chambre
supérieure de forme de révolution étant délimitée entre le corps de pipette inférieur
et la portion supérieure de piston, et ladite chambre inférieure étant délimitée sous
une extrémité inférieure de la portion inférieure de piston. Avec cette disposition,
il est facilement possible, en fixant de manière adéquate les diamètres des deux portions
de piston et le diamètre intérieur du corps de pipette inférieur, d'obtenir, pour
un déplacement donné du piston, une identité en valeur absolue entre la variation
de volume dans la chambre intérieure, et la variation de volume dans la chambre supérieure.
[0037] D'autres configurations sont néanmoins possibles pour la réalisation du piston.
[0038] L'invention a également pour but un procédé de commande d'une pipette de prélèvement
telle que décrite ci-dessus, ledit procédé comprenant une étape de prélèvement de
liquide dans un cône de prélèvement porté par l'embout porte cône, cette étape étant
mise en oeuvre de sorte que suite à une course du piston dans l'un des sens de coulissement
avec lesdits moyens de mise en communication fluidique en configuration établissant
celle desdites première et seconde communications fluidiques qui assure le prélèvement
de liquide dans le cône, cette étape de prélèvement est poursuivie, si nécessaire
en fonction de la quantité de liquide à prélever, par une course du piston dans l'autre
sens de coulissement, avec lesdits moyens de mise en communication fluidique basculés
en configuration établissant l'autre desdites première et seconde communications fluidiques,
assurant le prélèvement de liquide dans le cône.
[0039] Par ailleurs, ledit procédé comprend en outre une étape ultérieure de dispense/transvasement
du liquide prélevé du cône de prélèvement vers un autre récipient, cette étape étant
mise en oeuvre de sorte que suite à une course du piston dans l'un des sens de coulissement
avec lesdits moyens de mise en communication fluidique en configuration établissant
celle desdites première et seconde communications fluidiques qui assure la dispense
du liquide dans ledit autre récipient, cette étape de dispense/transvasement est poursuivie,
si nécessaire en fonction de la quantité de liquide à dispenser, par une course du
piston dans l'autre sens de coulissement, avec lesdits moyens de mise en communication
fluidique basculés en configuration établissant l'autre desdites première et seconde
communications fluidiques, assurant la dispense du liquide dans ledit autre récipient.
[0040] Ici encore, il est rappelé que le basculement de l'une à l'autre desdites première
et seconde communications fluidiques s'effectue de préférence automatiquement, même
si une solution manuelle pourrait éventuellement être envisagé.
[0041] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description
détaillée non limitative ci-dessous.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0042] Cette description sera faite au regard des dessins annexés parmi lesquels :
- la figure 1 représente une vue schématique en coupe de face d'une pipette de prélèvement
selon un mode de réalisation préféré de la présente invention ;
- les figures 2a à 2d montrent des vues schématiques expliquant le fonctionnement de
la pipette de prélèvement montrée sur la figure 1 ;
- les figures 3 à 5 représentent des vues schématiques en coupe de face de pipettes
de prélèvement selon d'autres modes de réalisation préférés de la présente invention
;
- les figures 6a et 6b montrent des vues plus détaillées en coupe de face d'une pipette
de prélèvement selon un autre mode de réalisation préféré de la présente invention
; et
- les figures 7a et 7b sont des vues détaillées partiellement éclatées des moyens de
mise en communication fluidique équipant la pipette de prélèvement montrée sur les
figures 6a et 6b.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PRÉFÉRÉS
[0043] En référence tout d'abord à la figure 1, on peut voir une pipette de prélèvement
100 selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, du type monocanal
et motorisée. Dans toute la description qui va suivre, les indications « haut » /
« supérieur » / « bas » / « inférieur » sont à considérer par rapport à un axe principal
longitudinal 5 de la pipette, lorsqu'elle est tenue en main par un opérateur durant
une opération de pipetage.
[0044] La pipette 100 comprend en partie supérieure un corps formant poignée (non représenté),
ainsi qu'une partie basse 3 intégrant un corps de pipette inférieur 4, à l'extrémité
inférieure duquel se trouve agencé un embout porte cône 6, de forme classiquement
tronconique. Comme cela est connu de l'homme du métier, la partie basse 3 est préférentiellement
montée de façon vissée sur le corps supérieur formant poignée.
[0045] De plus, la pipette est équipée d'un module de commande 10, qui peut indifféremment
être totalement intégré à l'un des ses corps, en particulier au corps supérieur formant
poignée, ou être constitué par un dispositif déporté à distance de ces mêmes corps
de pipette, par exemple dans une salle de contrôle.
[0046] Le corps de pipette inférieur 4 est creux, de manière à pouvoir loger un piston coulissant
12 dans une cavité appropriée.
[0047] Comme visible sur la figure 1, le piston 12 logé dans ladite cavité présente une
portion supérieure cylindrique 12a, qui se poursuit par une portion inférieure cylindrique
12b de diamètre plus élevé, chacune de ces portions 12a, 12b étant respectivement
guidée par une section du corps inférieur 4a, 4b de forme complémentaire. De plus,
chacune des ces deux sections creuses 4a, 4b présente respectivement un joint étanchéité
fixe, épousant le piston 12 coulissant par rapport à ceux-ci.
[0048] Avec une telle configuration, une chambre d'aspiration inférieure 20 est délimitée,
de haut en bas, par le joint d'étanchéité inférieur 14, l'extrémité inférieure du
piston 24, la paroi intérieure de la section 4b, et une obstruction vers le bas 26
pratiquée sur le corps de pipette 4. Il est noté que cette obstruction 26 est essentiellement
prévue pour isoler la chambre 20 d'un canal débouchant d'embout 28, pratiqué au moins
en partie selon l'axe 5 dans l'embout 6, de manière à pouvoir communiquer en permanence
avec un cône de prélèvement 30 lorsque ce dernier est emboîté sur l'embout 6. Plus
précisément, le canal 28 débouche vers le bas dans le cône de prélèvement 30, et,
présente, plus vers le haut, une bifurcation lui permettant de déboucher à son autre
extrémité radialement/latéralement par rapport au corps inférieur, afin de pouvoir
communiquer avec des moyens de communication fluidiques qui seront décrits ci-après.
[0049] En outre une chambre d'aspiration supérieure 22 est délimitée, de haut en bas, par
le joint d'étanchéité supérieur 16, la portion supérieure de piston 12a, la paroi
intérieure de la section 4b, l'extrémité supérieure 32 de la portion inférieure de
piston 12b, et le joint d'étanchéité 14. Il est noté que ce dernier joint 14 participe
à l'isolation des deux chambres d'aspiration 20, 22, étant par ailleurs noté que la
chambre supérieure 22 est également isolée du canal d'embout 28.
[0050] Avec cet agencement dans lequel les portions de piston 12a, 12b épousent respectivement
la paroi intérieure de la section 4a et celle de la section 4b, on peut globalement
considérer que la chambre 20 présente une section transversale constante par rapport
à l'axe 5, en forme de disque de même axe et de diamètre identique à celui de la paroi
intérieure de la grande section 4b. De plus, on peut aussi globalement considérer
que la chambre 22 présente une section transversale constante par rapport à l'axe
5, en forme de couronne annulaire de même axe disposant d'un diamètre extérieur identique
à celui de la paroi intérieure de la section 4b, et d'un diamètre intérieur identique
au diamètre extérieur de la petite section 12a.
[0051] Le piston 12 est de préférence piloté par un équipage motorisé (non représenté) relié
au module de commande 10, lui imposant des mouvements dans l'un ou l'autre des deux
sens 36, 38 de la direction de coulissement 35 de ce piston par rapport au corps 4,
cette direction 35 étant parallèle à l'axe 5. A titre indicatif, dans la suite de
la description, le sens de coulissement 36 vers le haut sera dénommé « remontée »
du piston, tandis que le sens de coulissement 38 vers le bas sera dénommé « descente
» du piston.
[0052] Ainsi, avec la conception préférée décrite ci-dessus, une course de remontée du piston
entraîne simultanément l'augmentation du volume de la chambre inférieure 20 et la
diminution du volume de la chambre supérieure 22, tandis qu'inversement, une course
de descente du piston entraîne simultanément l'augmentation du volume de la chambre
supérieure 22 et la diminution du volume de la chambre inférieure 20. Les effets présentés
ci-dessus pourraient être inversés avec une conception des chambres 20, 22 différentes,
sans sortir du cadre de l'invention.
[0053] La pipette 100 comprend par ailleurs des moyens de mise en communication fluidique,
indiqués de façon générale par la référence numérique 40 sur la figure 1, ces moyens
comprenant de préférence deux électrovannes à trois voies, d'un type connu qui ne
sera pas détaillé davantage. Cependant, à titre indicatif, il peut par exemple s'agir
d'une électrovanne à piston linéaire, présentant trois entrées 1, 2, 3, qui autorise,
grâce au mouvement du piston linéaire, alternativement la communication entre les
entrées 1 et 2 et entre les entrées 2 et 3, comme celle commercialisée par la société
LEE COMPANY sous la référence LHDA 053 1115H.
[0054] Comme cela sera détaillé ci-après, la particularité de ces moyens 40 est qu'ils permettent,
en étant pilotés de manière appropriée, de prélever du liquide aussi bien durant la
course de remontée du piston que durant sa course de descente, de sorte que du liquide
peut être introduit dans le cône 30 de façon continue durant un mouvement de va-et-vient
du piston 12. La seule limitation quant au volume maximal pouvant être prélevé est
donc la capacité du cône de prélèvement, et non plus la conception de la pipette comme
cela était le cas dans les réalisations de l'art antérieur. De plus, il est noté que
la dispense ultérieure du liquide dans un autre récipient s'effectue de manière analogue,
à savoir par un mouvement de va-et-vient du piston 12, qui peut si nécessaire comprendre
plusieurs allers-retours.
[0055] Dans ce mode de réalisation préféré, la première électrovanne à trois voies 42 est
dédiée à la mise en communication alternée des deux chambres 20, 22 avec le canal
d'embout 28, tandis que la seconde électrovanne à trois voies 44 est dédiée à la mise
en communication alternée des deux chambres 20, 22 avec l'extérieur de la pipette,
ces deux vannes 42, 44 étant synchronisées, et pilotées de manière automatique par
le module de commande 10 auquel elles sont reliées électriquement.
[0056] Ainsi, la première électrovanne 42 présente trois entrées 1, 2, 3 dont l'entrée 1
communique avec le canal d'embout 28, au niveau de son extrémité supérieure débouchant
radialement/latéralement par rapport au corps 4, dont l'entrée 2 communique avec la
chambre inférieure 20 par traversée de la section 4b, et dont l'entrée 3 communique
avec la chambre supérieure 22, également par traversée de la section 4b. Les communications
indiquées ci-dessus sont établies en permanence, par exemple par simples conduits
de raccord, ou encore par canaux réalisés directement au sein du corps de pipette.
En revanche, les entrées ne communiquent entre-elles que lorsque l'électrovanne 42
est pilotée pour qu'il en soit de la sorte, étant tout de même indiqué que dans le
mode de réalisation décrit, seules des communications entre les entrées 1 et 2 d'une
part, et entre les entrées 1 et 3 d'autre part, peuvent alternativement être établies
par le piston coulissant de vanne. En effet, la communication entre les entrées 2
et 3 n'est pas mise en oeuvre, et de préférence rendue impossible par la conception
de l'électrovanne, par exemple du type à piston linéaire évoqué ci-dessus.
[0057] De manière analogue, la seconde électrovanne 44 présente trois entrées 1, 2, 3 dont
l'entrée 1 communique avec la chambre supérieure 22, par traversée de la section 4b,
dont l'entrée 2 communique avec la chambre inférieure 20, également par traversée
de la section 4b, et dont l'entrée 3 communique avec l'air ambiant extérieur à la
pipette.
[0058] Ici encore, les communications indiquées ci-dessus sont établies en permanence, par
exemple par simples conduits de raccord. En revanche, les entrées ne communiquent
entre-elles que lorsque l'électrovanne 44 est pilotée pour qu'il en soit de la sorte,
étant indiqué que dans le mode de réalisation décrit, seules des communications entre
les entrées 1 et 3 d'une part, et entre les entrées 2 et 3 d'autre part, peuvent alternativement
être établies par le piston coulissant de vanne. La communication entre les entrées
1 et 2 n'est pas mise en oeuvre, et de préférence rendue impossible par la conception
de l'électrovanne.
[0059] Ainsi, on peut apercevoir sur la figure 1 que la première électrovanne 42, lorsque
les entrées 1 et 2 communiquent entre elles, assure une première communication fluidique
référencée A, permettant une libre circulation d'air entre la chambre inférieure 20
et le canal d'embout 28 débouchant dans le cône 30, mais interdit la communication
de ce dernier canal avec la chambre 22. En outre, lorsque les entrées 1 et 3 communiquent
entre elles, elle assure une seconde communication fluidique référencée B, permettant
une libre circulation d'air entre la chambre supérieure 22 et le canal d'embout 28
débouchant dans le cône 30, mais interdit dans ce cas la communication de ce dernier
canal avec la chambre 20.
[0060] De même, la seconde électrovanne 44, lorsque les entrées 1 et 3 communiquent entre
elles, assure une troisième communication fluidique référencée C, permettant une libre
circulation d'air entre la chambre supérieure 22 et l'extérieur de la pipette, mais
interdit la communication entre l'extérieur et la chambre 20. En outre, lorsque les
entrées 2 et 3 communiquent entre elles, elle assure une quatrième communication fluidique
référencée D, permettant une libre circulation d'air entre la chambre inférieure 20
et l'extérieur de la pipette, mais interdit dans ce cas la communication entre l'extérieur
et la chambre 22.
[0061] En référence à présent aux figures 1 et 2a à 2d, il va être explicité le fonctionnement
de la pipette de prélèvement 100 décrite ci-dessus.
[0062] Tout d'abord, l'utilisateur de la pipette saisit la valeur de volume à prélever,
grâce à des moyens de saisie 46 prévus sur le module 10, ces moyens 46 prenant par
exemple la forme d'une molette, d'une vis de réglage, ou encore d'un clavier numérique.
La valeur entrée s'inscrit de préférence sur un écran digital 48, et est transmise
à un programme 50 de type « software » équipant ce module.
[0063] Le programme 50 détermine le nombre et l'étendue des courses de piston à réaliser,
en fonction de la quantité de volume à prélever. Pour exemple, si la valeur désirée
est de 400 µl, et que chaque course maximale de remontée et de descente du piston
permet d'engendrer un prélèvement de 100 µl, le programme déterminera qu'il faut réaliser
deux allers-retours de piston 12, avec des longueurs de course maximales, assurant
chacune un prélèvement de 100 µl. Pour rappel, il est indiqué qu'en cas de sections
différentes des deux chambres, pour obtenir le même prélèvement ou la même dispense
de liquide dans les deux sens de déplacement du piston, l'une des deux courses est
fixée à une valeur plus importante que l'autre.
[0064] Les données précitées, une fois déterminées, peuvent éventuellement être affichées
sur l'écran 48 pour être visualisées par l'utilisateur, qui peut ensuite ordonner,
par exemple à l'aide d'un bouton du module 10 prévu à cet effet, l'initiation du pipetage
après avoir plongé le cône 30 dans le récipient de liquide à prélever.
[0065] Avant que le programme 50 ne délivre une consigne visant à mettre le piston en mouvement
dans le sens de la remontée 36, il délivre des consignes aux électrovannes 42, 44
afin que celles-ci basculent dans une configuration établissant les communications
A et C, si cela n'est pas déjà le cas. Ensuite, la consigne de mise en mouvement du
piston dans le sens de la remontée 36 est délivrée à l'équipage du piston. Lors de
ce mouvement, on observe une augmentation du volume de la chambre 20, qui crée une
aspiration au sein de la communication A dans le sens allant du canal 28 vers la chambre
20, étant donné que la communication C isole cette dernière de l'air extérieur. Cette
aspiration se traduit par une remontée de liquide dans le cône 30, dont l'extrémité
distale est plongée dans ce même liquide.
[0066] Dans un même temps, la communication C permet à l'air de s'échapper de la chambre
supérieure 22 dont le volume diminue, et ce vers l'extérieur de la pipette, ce qui
évite l'apparition d'une surpression dans cette chambre 22.
[0067] A la fin de la première course de remontée du piston montrée sur la figure 2a, qui
peut être obtenue par la simple détente d'un ressort comprimé durant une phase de
descente précédente du piston, la quantité de liquide introduite dans le cône est
donc de 100 µl. La pipette 100 s'apprête à poursuivre automatiquement l'opération
de prélèvement par descente du piston, mais avant ceci, le programme 50 délivre des
consignes aux électrovannes 42, 44 afin que celles-ci basculent simultanément dans
une configuration établissant les communications B et D.
[0068] Ensuite, la consigne de mise en mouvement du piston dans le sens de la descente 38
est délivrée à l'équipage du piston. Lors de ce mouvement montré sur la figure 2b,
on observe une augmentation du volume de la chambre 22, qui crée une aspiration au
sein de la communication B dans le sens allant du canal 28 vers la chambre 22, étant
donné que la communication D isole cette dernière de l'air extérieur. Cette aspiration
se traduit par une nouvelle remontée de liquide dans le cône 30, dont l'extrémité
distale est toujours plongée dans ce même liquide.
[0069] Dans un même temps, la communication D permet à l'air de s'échapper de la chambre
inférieure 20 dont le volume diminue, et ce vers l'extérieur de la pipette, ce qui
évite l'apparition d'une surpression dans cette chambre 20.
[0070] Ainsi, les courses de remontée et de descente du piston 12 se succèdent alternativement
autant de fois que nécessaire, à savoir ici quatre fois pour atteindre le volume désiré
de 400 µl. Il est également possible de faire en sorte que l'utilisateur soit informé,
par l'écran 48, du nombre de courses déjà effectuées et/ou encore à effectuer.
[0071] Lorsque le second et dernier va-et-vient de piston est achevé, le volume désiré de
400 µl se trouvant dans le cône de prélèvement 30 peut alors être dispensé / transvasé
dans un autre récipient, d'une manière analogue à celle qui vient d'être présentée.
[0072] Ici aussi, l'écran 48 peut automatiquement afficher le nombre de courses qui seront
à effectuer pour assurer la totalité de la dispense de liquide désirée, puis ensuite
afficher le nombre de courses déjà effectuées et/ou encore à effectuer durant cette
opération de dispense.
[0073] Une fois le cône 30 introduit dans le récipient de collecte du liquide préalablement
aspiré, l'utilisateur peut alors ordonner, par exemple à l'aide d'un bouton du module
10 prévu à cet effet, l'initiation de la dispense du liquide.
[0074] A l'instant de l'initiation de la dispense, le piston se trouve en positon basse
avec des électrovannes 42, 44 établissant les communications B et D. Le programme
50 délivre alors une consigne visant à mettre la piston 12 en mouvement dans le sens
de la remontée 36.
[0075] Lors de ce mouvement schématisé sur la figure 2c, on observe une diminution du volume
de la chambre supérieure 22, qui crée une pression au sein de la communication B dans
le sens allant de la chambre 22 vers le canal 28, étant donné que la communication
D isole cette chambre 22 de l'air extérieur. Cette pression se traduit par une éjection
de liquide par l'extrémité distale du cône 30, dans le récipient approprié.
[0076] Dans un même temps, la communication D permet à l'air extérieur de s'introduire dans
la chambre inférieure 20 dont le volume augmente, ce qui évite l'apparition d'une
dépression dans cette chambre 20.
[0077] A la fin de la première course de remontée du piston, la quantité de liquide extraite
du cône est donc de 100 µl. La pipette 100 s'apprête à poursuivre automatiquement
l'opération de dispense par descente du piston, mais avant ceci, le programme 50 délivre
des consignes aux électrovannes 42, 44 afin que celles-ci basculent dans une configuration
établissant les communications A et C. Ensuite, la consigne de mise en mouvement du
piston dans le sens de la descente 38 est délivrée à l'équipage du piston. Lors de
ce mouvement schématisé sur la figure 2d, on observe une diminution du volume de la
chambre inférieure 20, qui crée une pression au sein de la communication A dans le
sens allant de la chambre 20 vers le canal 28, étant donné que la communication C
isole cette chambre 20 de l'air extérieur. Cette pression se traduit par une nouvelle
éjection de liquide par l'extrémité distale du cône 30, dans le récipient approprié.
[0078] Dans un même temps, la communication C permet à l'air extérieur de s'introduire dans
la chambre supérieure 22 dont le volume augmente, ce qui évite l'apparition d'une
dépression dans cette chambre 22.
[0079] Ainsi, les courses de remontée et de descente du piston 12 se succèdent alternativement
autant de fois que nécessaire, à savoir ici quatre fois pour transvaser le volume
désiré de 400 µl.
[0080] Le mode de réalisation montré sur la figure 3 est sensiblement similaire à celui
qui vient être décrit, les éléments portant les mêmes références numériques correspondent
à des éléments identiques ou similaires, ceci s'appliquant d'ailleurs pour l'ensemble
des modes décrits et représentés. Ainsi, on peut s'apercevoir que dans ce mode de
réalisation préféré, seules les connexions des première et seconde électrovannes 42,
44 ont été modifiées par rapport à celles décrites précédemment.
[0081] En effet, la première électrovanne 42 présente trois entrées 1, 2, 3 dont l'entrée
1 communique avec le canal d'embout 28, au niveau de son extrémité supérieure débouchant
radialement/ latéralement par rapport au corps 4, dont l'entrée 2 communique avec
la chambre inférieure 20 par traversée de la section 4b, et dont l'entrée 3 communique
avec l'extérieur de la pipette. Les communications indiquées ci-dessus sont établies
en permanence, par exemple par simples conduits de raccord. En revanche, les entrées
ne communiquent entre-elles que lorsque l'électrovanne 42 est pilotée pour qu'il en
soit de la sorte, étant tout de même indiqué que dans le mode de réalisation décrit,
seules des communications entre les entrées 1 et 2 d'une part, et entre les entrées
2 et 3 d'autre part, peuvent alternativement être établies par le piston coulissant
de vanne. En effet, la communication entre les entrées 1 et 3 n'est pas mise en oeuvre,
et de préférence rendue impossible par la conception de l'électrovanne.
[0082] La seconde électrovanne 44 présente quant à elle trois entrées 1, 2, 3, dont l'entrée
2 communique avec le canal d'embout 28, au niveau d'une autre extrémité supérieure
débouchant radialement/ latéralement par rapport au corps 4, dont l'entrée 1 communique
avec la chambre 22 par traversée de la section 4b, et dont l'entrée 3 communique avec
l'extérieur de la pipette. Les communications indiquées ci-dessus sont établies en
permanence, par exemple par simples conduits de raccord. En revanche, les entrées
ne communiquent entre-elles que lorsque l'électrovanne 42 est pilotée pour qu'il en
soit de la sorte, étant tout de même indiqué que dans le mode de réalisation décrit,
seules des communications entre les entrées 1 et 2 d'une part, et entre les entrées
1 et 3 d'autre part, peuvent alternativement être établies par le piston coulissant
de vanne. En effet, la communication entre les entrées 2 et 3 n'est pas mise en oeuvre,
et de préférence rendue impossible par la conception de l'électrovanne.
[0083] Ainsi, on peut apercevoir sur la figure 3 que la première électrovanne 42, lorsque
les entrées 1 et 2 communiquent entre elles, assure la première communication fluidique
A, permettant une libre circulation d'air entre la chambre inférieure 20 et le canal
d'embout 28 débouchant dans le cône 30, tout en interdisant la communication de cette
chambre 20 avec l'extérieur. En revanche, lorsque les entrées 2 et 3 communiquent
entre elles, elle assure la quatrième communication fluidique D, permettant une libre
circulation d'air entre la chambre inférieure 20 et l'extérieur de la pipette, mais
interdit dans ce cas la communication du canal 28 canal avec la chambre 20. On peut
donc considérer que cette électrovanne 42 est particulièrement dédiée à la gestion
d'air dans la chambre inférieure 20, sans jamais communiquer avec la chambre supérieure
22.
[0084] De même, on peut apercevoir sur la figure 3 que la seconde électrovanne 44, lorsque
les entrées 1 et 2 communiquent entre elles, assure la seconde communication fluidique
B, permettant une libre circulation d'air entre la chambre 22 et le canal d'embout
28 débouchant dans le cône 30, tout en interdisant la communication de cette chambre
22 avec l'extérieur. En revanche, lorsque les entrées 1 et 3 communiquent entre elles,
elle assure la troisième communication fluidique C, permettant une libre circulation
d'air entre la chambre supérieure 22 et l'extérieur de la pipette, mais interdit dans
ce cas la communication du canal 28 canal avec cette chambre 22. On peut donc ici
aussi considérer que cette électrovanne 44 est particulièrement dédiée à la gestion
d'air dans la chambre supérieure 22, sans jamais communiquer avec la chambre inférieure
20.
[0085] Avec ce mode de réalisation préféré, les risques de fuites de liquide sont réduits
à néant, et cela même si la synchronisation des deux électrovannes n'est pas parfaite.
Pour exemple, suite à une course de remontée du piston 12 ayant conduit à un prélèvement
de liquide grâce à l'établissement des communications A et C, un basculement de l'électrovanne
42 dans la configuration D opéré légèrement avant le basculement de l'électrovanne
44 dans la configuration B n'implique aucune rupture de la dépression dans le canal
28 et le cône 30 rempli de liquide, puisque le volume à l'intérieur de ces derniers
éléments devient étanche, donc non-communiquant avec l'extérieur. Il en est de même
pour le cas inverse où le basculement de l'électrovanne 44 serait effectué légèrement
avant celui de l'électrovanne 42, puisque le volume d'air du canal 28 et du cône 30
serait d'abord mis en communication avec la chambre 22, devenue isolée de l'extérieur
grâce à la communication fluidique B. Ici aussi, l'absence de rupture de la dépression
dans le canal 28 et le cône 30 interdit les fuites de liquide déjà prélevé dans le
cône 30.
[0086] Cet effet bénéfique s'applique aussi bien lors de l'inversion de sens de course avec
le piston en position haute, que lors de l'inversion de sens de course avec le piston
en position basse. La pipette ainsi réalisée est alors en mesure de présenter une
très grande précision, car quelque soit l'ordre de commutation des électrovannes ordonné
par le module de commande 10 avant chaque inversion de course du piston, il n'existe
aucun risque de fuite de liquide.
[0087] Dans ce mode de réalisation montré sur la figure 3, le module 10 est préprogrammé
de sorte que le fonctionnement de la pipette soit celui décrit ci-dessus, en particulier
en ce qui concerne l'établissement automatique en alternance des communications fluidiques
A et C d'une part, et des communications fluidiques B et D d'autre part.
[0088] Dans l'autre mode de réalisation montré sur la figure 4, seule la conception du piston
et de ses chambres d'aspiration associées a été modifiée par rapport au mode de réalisation
préféré montré sur les figures 1 et 2a à 2d. Ainsi, le pilotage des électrovannes
42 et 44 étant le même que l'un de ceux présentés ci-dessus, il ne sera pas davantage
décrit.
[0089] Comme cela est visible sur la figure 4, le corps de pipette inférieur 4 est toujours
creux, de manière à pouvoir loger le piston coulissant à double section 12 dans une
cavité appropriée.
[0090] Ce piston 12, logé dans ladite cavité, présente une portion supérieure cylindrique
12a, qui se poursuit par une portion inférieure cylindrique 12b de diamètre moins
important. La portion 12b est guidée par une section du corps inférieur 4b de forme
complémentaire, tandis que la portion 12a est logée concentrique et à distance dans
une section du corps supérieur 4a de diamètre supérieur. De plus, chacune des ces
deux sections creuses 4a, 4b présente respectivement un joint étanchéité fixe, épousant
le piston 12 coulissant par rapport à ceux-ci. Ce même piston 12 présente quant à
lui un joint d'étanchéité 17 qui est fixé extérieurement sur sa portion 12a, et qui
épouse la paroi intérieure de la grande section 4a, tout en restant logé sous le joint
supérieur 16 durant le mouvement de va-et-vient du piston.
[0091] Avec une telle configuration, la chambre d'aspiration inférieure 20 est délimitée,
de haut en bas, par le joint d'étanchéité inférieur 14, l'extrémité inférieure du
piston 24, la paroi intérieure de la section 4b, et l'obstruction vers le bas 26 pratiquée
sur le corps de pipette 4. De plus, la chambre d'aspiration supérieure 22 est délimitée,
de haut en bas, par le joint d'étanchéité supérieur 16, la paroi intérieure de la
section 4a, la portion de piston 12a, et le joint d'étanchéité mobile 17. Il est noté
que l'espace de volume variable situé entre les joints 17 et 14 ne sert pas directement
au prélèvement et à la dispense de liquide, de sorte qu'il n'est pas considéré comme
une chambre d'aspiration, contrairement aux chambres 20 et 22.
[0092] Avec cet agencement, on peut globalement considérer que la chambre 20 présente une
section transversale constante par rapport à l'axe 5, en forme de disque de même axe
et de diamètre identique à celui de la paroi intérieure de la petite section 4b. De
plus, on peut aussi globalement considérer que la chambre 22 présente une section
transversale constante par rapport à l'axe 5, en forme de couronne annulaire de même
axe disposant d'un diamètre extérieur identique à celui de la paroi intérieure de
la grande section 4a, et d'un diamètre intérieur identique au diamètre extérieur de
la section 12a.
[0093] Avec cette disposition, il est facilement possible, en fixant de manière adéquate
les diamètres des deux portions de piston 12a, 12b et le diamètre intérieur de la
section 4a du corps de pipette inférieur, d'obtenir une section transversale de même
valeur pour les deux chambres 20 et 22. Ainsi, pour un déplacement donné du piston,
on obtient une identité en valeur absolue entre la variation de volume dans la chambre
intérieure 20, et la variation de volume dans la chambre supérieure 22.
[0094] Dans l'autre mode de réalisation montré sur la figure 5, ici encore, seule la conception
du piston et de ses chambres d'aspiration associées a été modifiée par rapport aux
modes de réalisation préférés précédents montrés sur les figures 1, 2a à 2d, et 4.
Ainsi, le pilotage des électrovannes ne sera pas davantage décrit, puisqu'il est identique
ou similaire à l'un de ceux présentés précédemment.
[0095] Comme cela est visible sur la figure 5, le corps de pipette inférieur 4 est toujours
creux, de manière à pouvoir loger le piston coulissant à section unique 12 dans une
cavité appropriée.
[0096] Ce piston 12, logé dans ladite cavité, présente une portion supérieure cylindrique
guidée par une section de corps supérieure 4a de forme complémentaire, le piston se
poursuivant par une portion inférieure cylindrique de même diamètre logée concentrique
et à distance dans une section du corps inférieur 4b de diamètre supérieur. De plus,
la section creuse inférieure 4b loge fixement le joint d'étanchéité supérieur 16 et
le joint d'étanchéité inférieur 14, qui épousent tous les deux le piston 12 coulissant
par rapport à ceux-ci, et situé à distance radialement vers l'intérieur par rapport
à la grande section 4b.
[0097] Par ailleurs, ce même piston 12 présente quant à lui le joint d'étanchéité 17 qui
lui est fixé extérieurement, et qui épouse la paroi intérieure de la grande section
4b, tout en restant logé sous le joint supérieur 16 durant le mouvement de va-et-vient
du piston. De la même manière, il présente un autre joint d'étanchéité 19 qui lui
est fixé extérieurement, et qui épouse aussi la paroi intérieure de la grande section
4b, tout en restant logé sous le joint 17 et au-dessus du joint inférieur 14 durant
le mouvement de va-et-vient du piston.
[0098] Avec une telle configuration, la chambre d'aspiration inférieure 20 est délimitée,
de haut en bas, par le joint d'étanchéité mobile 19, la paroi intérieure de la section
4b, le piston 12 de section unique, et le joint d'étanchéité fixe 14. De même, la
chambre d'aspiration supérieure 22 est délimitée, de bas en haut, par le joint d'étanchéité
mobile 17, la paroi intérieure de la section 4b, le piston 12 de section unique, et
le joint d'étanchéité fixe 16.
[0099] Avec cet agencement, on peut globalement considérer que les chambres 20 et 22 présentent
une même section transversale constante par rapport à l'axe 5, en forme de couronne
annulaire de même axe disposant d'un diamètre extérieur identique à celui de la paroi
intérieure de la grande section 4b, et d'un diamètre intérieur identique au diamètre
du piston. Par conséquent, dans ce mode de réalisation où le piston présente avantageusement
une forme simple facilitant sa réalisation, pour un déplacement donné du piston, on
obtient également une identité en valeur absolue entre la variation de volume dans
la chambre intérieure 20, et la variation de volume dans la chambre supérieure 22.
[0100] Idéalement, la distance entre les joints 16 et 17 en fin de course haute du piston
est égale à la distance entre les joints 14 et 19 en fin de course basse du piston,
afin d'avoir une égalité des volumes morts des chambres 20 et 22, et parfaire ainsi
la symétrie de pipetage lors du déplacement du piston dans chacun des deux sens, étant
rappelé que le volume pipeté dépend non seulement du volume déplacé par le piston,
mais aussi du volume mort.
[0101] Les figures 6a à 7b montrent de façon plus détaillée un autre mode de réalisation
préféré de la présente invention, dont la conception du piston et de ses chambres
d'aspiration associées est identique ou similaire à celle du mode précédant représenté
sur la figure 4. Néanmoins, elle pourrait être identique ou similaire à celle de l'un
quelconque des autres modes de réalisation présentés ci-dessus, sans sortir du cadre
de l'invention.
[0102] La figure 6a montre la pipette 100 avec son piston 12 en position basse, alors que
la figure 6b montre la pipette 100 avec son piston 12 en position haute. La particularité
réside ici dans la conception des moyens de mise en communication fluidique 40, qui
vont maintenant être détaillés.
[0103] Il est prévu deux électrovannes à trois voies 42, 44, du type incorporant un piston
linéaire 52, et présentant trois entrées 1, 2, 3. Grâce au mouvement du piston linéaire
52 présentant une gorge de mise en communication, chaque électrovanne peut alternativement
établir la communication fluidique entre les entrées 1 et 2 et entre les entrées 2
et 3, la communication entre les entrées 1 et 3 étant rendue impossible par construction.
Comme mentionné ci-dessus, ces électrovannes 42, 44 peuvent être du type de celle
commercialisée par la société LEE COMPANY, sous la référence LHDA 053 1115H.
[0104] La première électrovanne 42 est fixée sur la section 4a du corps de pipette inférieur,
par l'intermédiaire d'une platine de montage 54 présentant trois orifices 1', 2',
3' communiquant respectivement et en permanence avec les trois entrées 1, 2, 3 de
l'électrovanne solidarisée sur cette platine. L'orifice 1' communique d'une part avec
la chambre inférieure 20, et d'autre part avec un raccord 56 portant un conduit 58.
L'orifice 2' communique uniquement avec le canal débouchant, tandis que l'orifice
3' communique uniquement avec un raccord 60 portant un conduit 62. A titre indicatif,
les conduits 58, 62 peuvent être remplacés par des canaux réalisés directement au
sein du corps de pipette.
[0105] De manière analogue, l'électrovanne 44 est fixée sur la section 4b du corps de pipette
inférieur, par l'intermédiaire d'une platine de montage 64 présentant trois orifices
1', 2', 3' communiquant respectivement et en permanence avec les trois entrées 1,
2, 3 de l'électrovanne 44 solidarisée sur cette platine. L'orifice 1' communique d'une
part avec la chambre supérieure 22, et d'autre part avec un raccord 66 raccordé sur
l'autre extrémité du conduit 62. L'orifice 2' communique uniquement avec l'extérieur
de la pipette, tandis que l'orifice 3' communique uniquement avec un raccord 68 raccordé
sur l'autre extrémité du conduit 58.
[0106] Ainsi, on peut apercevoir sur la figure 7a que la première électrovanne 42, lorsque
les entrées 1 et 2 communiquent entre elles, assure la première communication fluidique
A, permettant une libre circulation d'air entre la chambre inférieure 20 et le canal
d'embout 28 débouchant dans le cône 30. En effet, l'air sortant de la chambre 20 circule
successivement dans l'orifice 1', l'entrée 1 de l'électrovanne 42, la gorge de piston,
l'entrée 2 de l'électrovanne 42, l'orifice 2' de la platine 54, puis le canal d'embout
28. Toujours, sur cette figure 7a, lorsque les entrées 1 et 2 de l'électrovanne 44
communiquent entre elles, cette électrovanne assure la troisième communication fluidique
C, permettant une libre circulation d'air entre la chambre supérieure 22 et l'extérieur
de la pipette. En effet, l'air sortant de la chambre 22 circule successivement dans
l'orifice 1' de la platine de montage 64, l'entrée 1 de l'électrovanne 44, la gorge
de piston, l'entrée 2 de l'électrovanne 44, l'orifice 2' de la platine 64, puis l'extérieur
de la pipette.
[0107] En outre, en référence à la figure 7b, lorsque les entrées 2 et 3 de chacune des
électrovannes 42, 44 communiquent entre elles, elles assurent conjointement d'une
part la seconde communication fluidique B permettant une libre circulation d'air entre
la chambre supérieure 22 et le canal d'embout 28 débouchant dans le cône 30, et la
quatrième communication fluidique D permettant une libre circulation d'air entre la
chambre inférieure 20 et l'extérieur de la pipette.
[0108] En effet, l'air sortant de la chambre 22 circule successivement dans l'orifice 1'
de la platine de montage 64, le raccord 66, le conduit 62, le raccord 60, l'orifice
3' de la platine 54, l'entrée 3 de l'électrovanne 42, la gorge de piston, l'entrée
2 de l'électrovanne 42, l'orifice 2' de la platine 54, puis le canal d'embout 28.
De plus, l'air sortant de la chambre 20 circule successivement dans l'orifice 1' de
la platine de montage 54, le raccord 56, le conduit 58, le raccord 68, l'orifice 3'
de la platine 64, l'entrée 3 de l'électrovanne 44, la gorge de piston, l'entrée 2
de l'électrovanne 44, l'orifice 2' de la platine 64, puis l'extérieur de la pipette.
[0109] Dans ce mode de réalisation montré sur les figures 6a à 7b, le module 10 est bien
entendu préprogrammé de sorte que le fonctionnement de la pipette soit celui décrit
ci-dessus, en particulier en ce qui concerne l'établissement automatique en alternance
des communications fluidiques A et C d'une part, et des communications fluidiques
B et D d'autre part.
[0110] Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme du métier
à l'invention qui vient d'être décrite, uniquement à titre d'exemples non limitatifs.
1. Entnahmepipette (100), die einen unteren Pipettenkörper (4) umfasst, der einen Gleitkolben
(12) beherbergt und ein konusförmiges Entnahme-Eingangsansatzstück (6), das einen
aus dem Ansatzstück austretenden Kanal (28) festlegt, aufweist, wobei der untere Pipettenkörper
und der Kolben eine untere Kammer (20) und eine obere Kammer (22), die voneinander
isoliert sind, umgrenzen,
dadurch gekenntzeichnet, dass die Pipette derart gestaltet ist, dass die Bewegung
des Kolbens (12) in eine der Gleit- bzw. Verschiebungsrichtungen (36, 38) gleichzeitig
eine Erhöhung des Volumens der unteren Kammer (20) und eine Verringerung des Volumens
der oberen Kammer (22) und umgekehrt, während einer Bewegung des Kolbens in die andere
Verschiebungsrichtung, zur Folge hat;
und, dass die Pipette ferner Mittel zur Fluidverbindung (40) aufweist, die das abwechselnde
Einrichten bzw. Herstellen einer ersten Fluidverbindung (A) zwischen der unteren Klammer
(20) und dem aus dem Ansatzstück austretenden Kanal (28, der von dieser unteren Kammer
isoliert ist, und einer zweiten Fluidverbindung (B) zwischen der oberen Kammer (22)
und eben diesem Kanal (28) möglich machen.
2. Pipette (100) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sie mit einem Steuermodul (10) ausgestattet ist, das die Mittel zur Fluidverbindung
(40) derart automatisch steuert, dass, wenn es als Funktion der zu entnehmenden Flüssigkeitsmenge
notwendig ist, auf eine Phase der Flüssigkeitsentnahme, die durch eine Bewegung des
Kolbens (12) in eine der Verschiebungsrichtungen (36, 38) mit den Mitteln zur Fluidverbindung
(40) in einer Konfiguration, die eine Fluidverbindung von der ersten und der zweiten
Fluidverbindung (A, B) herstellt, ausgeführt wird, eine Bewegung des Kolbens (12)
in die andere Verschiebungsrichtung folgt, wobei die Mittel zur Fluidverbindung (40)
automatisch in eine Konfiguration, die die andere Fluidverbindung von der ersten und
der zweiten Fluidverbindung (A, B) herstellt, gekippt werden.
3. Pipette (100) nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Steuermodul (10) derart gestaltet ist, dass als Funktion der zu entnehmenden
Flüssigkeitsmenge die Anzahl und der Hub der aufeinanderfolgenden Auf- und Abbewegungen
des Kolbens (12), die zur Entnahme der Flüssigkeitsmenge notwendig sind, bestimmt
werden, und dass das Steuermodul (10) derart gestaltet ist, dass der Kolben (12) in
der bestimmten Weise während der Entnahme von Flüssigkeit automatisch gesteuert wird,
wobei die Mittel zur Fluidverbindung (40) ebenfalls automatisch gesteuert werden,
um vor jeder Umkehr der Verschiebungsrichtung des Kolbens (36, 38) ein Kippen von
einer der beiden Fluidverbindungen (A, B), der ersten und der zweiten, zur anderen
zu erhalten.
4. Pipette (100) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zur Fluidverbindung (40) derart ausgestaltet sind, dass sie manuell gesteuert
werden können.
5. Pipette (100) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zur Fluidverbindung (40) mindestens ein Drei-Wege-Elektroventil (42, 44)
zu umfassen.
6. Pipette (100) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zur Fluidverbindung (40) ferner alternativ das Einrichten einer dritten
Fluidverbindung (C) zwischen der oberen Kammer (22) und dem Äußeren der Pipette und
einer vierten Fluidverbindung (D) zwischen der unteren Kammer (20) und dem Äußeren
der Pipette möglich machen.
7. Pipette (100) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass diese eine Einkanal-Pipette oder eine Mehrkanal-Pipette ist.
8. Pipette (100) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Kolben (12) einen oberen Bereich (12a) mit einem bedeutenderen Querschnitt als
dem Querschnitt eines unteren Bereichs des Kolbens (12b) aufweist, wobei die obere
Kammer (22) von dem unteren Pipettenkörper (4) und dem oberen Bereich des Kolbens
(4a) umgrenzt ist, und die untere Klammer (20) unter dem unteren Ende (24) des unteren
Bereichs des Kolbens (12b) abgegrenzt ist.
9. Verfahren zur Steuerung einer Entnahme-Pipette nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
wobei das Verfahren einen Flüssigkeitsentnahmeschritt in einen Entnahmekonus, der
auf dem konusförmigen Eingangsansatzstück aufsitzt, umfasst, wobei dieser Schritt
derart durchgeführt wird, dass im Anschluss an eine Bewegung des Kolbens in eine der
Verschiebungsrichtungen mit den Mitteln zur Fluidverbindung in einer Konfiguration
die die Fluidverbindung von der ersten und der zweiten Fluidverbindung, die die Flüssigkeitsentnahme
in den Konus sicherstellt, herstellt, auf diesen Entnahmeschritt, wenn dies als Funktion
der zu entnehmenden Flüssigkeitsmenge notwendig ist, eine Bewegung des Kolbens in
die andere Verschiebungsrichtung folgt, wobei die Mittel zur Fluidverbindung in eine
Konfiguration gekippt werden, die die andere von den beiden Fluidverbindungen, der
ersten und der zweiten, herstellt, wobei die Flüssigkeitsentnahme in den Konus sichergestellt
wird.
10. Verfahren zur Steuerung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das Kippen von der einen zur anderen der beiden Fluidverbindungen, der ersten und
der zweiten, automatisch erfolgt.