[0001] La présente invention concerne un sac pour le transport et la manutention de substances
liquides ou quasi liquides. Il s'agit plus particulièrement d'un sac entrant dans
la catégories généralement appelée "big bags" dans les milieux de l'industrie et des
transports, c'est-à-dire de sacs permettant de transporter un volume de produit de
l'ordre du mètre cube, voire plus, ce qui peut conduire à un poids de deux tonnes
et plus.
[0002] Les sacs de cette catégorie sont réalisés en général par l'assemblage de pièces de
toile, d'ordinaire en polypropylène, assemblage auquel peuvent être adjoints des dispositifs
destinés à en permettre le levage, essentiellement des ceintures de levage, également
en matière synthétique tissée ou tressée.
[0003] La particularité des sacs dont il est plus précisément question à propos de la présente
invention est que, outre les pièces de toiles et les ceintures de levage, on met en
jeu des enveloppes intérieures étanches, les "liners", munies de dispositifs de remplissage
et de vidange, soit des orifices munis de vannes. Les sortes de produits que des sacs
de ce type sont destinés à transporter vont de l'eau à la compote de pommes, en passant
par tous les genres imaginables de produits plus ou moins liquides.
[0004] L'homme du métier du domaine concerné sait parfaitement réaliser des sacs de grande
taille destinés à contenir de tels liquides au sens large. On sait comment construire
les sacs en toile double pour y intégrer renforts et armatures, on sait aussi par
le document
US 6015057 que l'on peut placer des ceintures de levage aux quatre coins du sac afin de le transporter
et/ou manoeuvrer suspendu à un engin.
[0005] On sait le faire, on sait aussi qu'il est mieux adapté de le faire, et pourtant personne
ne le fait parce que tout le monde se heurte au même problème. Chacun se rend compte
intuitivement que pour porter un seau d'eau, il vaut mieux (il est plus pratique,
plus stable et plus sûr) le prendre par sa hanse en suspension plutôt que le porter
par en dessous en soulevant son fond.
[0006] Ce constat est, et a toujours été, valable aussi pour les sacs destinés à transporter
des liquides. Il n'y a aucun problème particulier à confectionner un sac en vue d'une
manutention au moyen d'une grue, en particulier si elle est équipée d'une croix de
levage coopérant avec quatre ceintures de levage disposées aux quatre coins du sac.
[0007] Cependant, les transports modernes se font dans des containers de 20 ou 40 pieds,
ce qui interdit tout chargement avec une grue. Ces containers sont chargés au moyen
de chariots élévateurs, ce qui a pour conséquence que les sacs destinés à transporter
des liquides sont placés sur des palettes, et portés par en dessous, même si chacun
sait que ce n'est pas comme cela qu'il faudrait faire.
[0008] On note au passage que le document
EP 1023232 a largement contribué à la disparition des palettes pour ce qui concerne le transport
de marchandises telles que le sable, le grain, les briques ou les pommes de terre.
[0009] Il y a bien sûr une raison rédhibitoire qui explique pourquoi on ne le fait pas,
alors même qu'on connaît le besoin économique, le besoin technique et que chacun a
l'intuition de ce qu'il faudrait faire.
[0010] Cette raison tient en ceci. Si l'on suspend un sac rempli de liquide aux fourches
d'un chariot élévateur et que le conducteur doit appliquer un freinage appuyé, sans
parler d'un arrêt d'urgence, le désastre est garanti. En effet, sans qu'il soit nécessaire
d'expliquer scientifiquement ce qui se passe à l'intérieur du sac, on voit très bien
depuis l'extérieur que le sac amplifie le mouvement dû à l'accélération par une sorte
de vague interne, qu'il se cabre, puis ripe sur les ceintures arrières en avançant
sur la fourche du chariot jusqu'à désengager les ceintures avant et ne plus être retenu
que par les ceintures arrières qui se trouvent alors proches du milieu de la fourche.
Le sac ne peut supporter de telles forces, il rompt et libère son contenu sur le sol.
Ce problème pourrait certes être atténué en utilisant des fourches d'une longueur
surdimensionnée, mais cela n'a pas grand sens car lorsqu'il faut charger les sacs
dans un container, il est impératif que les ceintures avant soient aussi proches que
possible de l'extrémité libre de la fourche.
[0011] On doit souligner ici que l'enseignement du document
EP 1023232 reste valable pour le but qu'il poursuit, mais que cet enseignement est incapable
de résoudre le problème de vague basculante susmentionné, le résultat décrit plus
haut étant pratiquement le même.
[0012] Le but de la présente invention est de proposer un sac destiné à transporter des
liquides dont les particularités constructives permettent d'atténuer le mouvement
de vague provoqué par un freinage ou un arrêt du chariot et de neutraliser dans une
large mesure les conséquences que cet effet de vague, même atténué, peut malgré tout
avoir, et rendre ainsi compatible à l'échelle industrielle le transport de sacs à
liquide par suspension aux fourches d'un chariot élévateur et de libérer ainsi ledit
transport de la contrainte et des désavantages liés à l'usage de palettes.
[0013] A cette fin, la présente invention concerne un sac pour le transport et la manutention
de substances liquides ou quasi liquides, comportant au moins un fond et quatre côtés,
ainsi qu'un couvercle le cas échéant, le sac étant pourvu d'une enveloppe intérieure
étanche dotée d'organes de remplissage et éventuellement de vidange, et étant aussi
pourvu de plaques de renfort implantées dans les côtés du sac, ainsi que le cas échéant
dans le couvercle, et étant également pourvu d'organes destinés à en permettre le
levage, caractérisé par le fait que les quatre côtés du sac comportent à leur partie
supérieure une collerette en surplomb orientée vers l'intérieur, les quatre pans de
collerette étant réunis par leurs bords adjacents selon des arêtes communes orientées
selon une pyramide, et par le fait que les organes destinés au levage sont constitués
d'une part de ceintures de levage dont un tronçon est cousu sur les arêtes précitées
de la collerette, de sorte que chaque ceinture, cousue aussi sur l'arête verticale
des quatre coins du sac, possède un tronçon qui revient vers l'intérieur du sac selon
la dite arête, et d'autre part d'un tube ou conduit solidaire au moins des ceintures
réunies par paires, le tronçon cousu et le tronçon libre de chaque ceinture ayant
des longueurs différentes. Le sac peut en outre être pourvu d'une plaque de renfort
implantée dans son fond. D'autres particularités du sac selon l'invention sont distinguées
dans le texte des pages intitulées "revendications" qui est censé être intégralement
reproduit ici.
[0014] Dans la description des brevets, on s'emploie d'ordinaire à ce stade de l'exposé
à décrire les modes de réalisation de l'invention, on le fera bien sûr ci-après, mais
dans le cas d'espèce, on a préféré faire suivre sans transition ce qui constitue ci-dessus
la description de l'état de la technique et du problème à résoudre et ce qui constitue
ci-dessous l'essence de la solution.
[0015] S'agissant de transporter un sac au moyen d'un chariot élévateur, l'enseignement
du document
EP 1023232 ne peut pas être ignoré, et il ne l'est pas. Cet enseignement est donc appliqué d'une
façon transposée, mais de plus, par des particularités constructives judicieuses,
on est parvenu à lui faire jouer trois rôles supplémentaires auxquels rien ne le prédisposait.
En premier lieu, en implantant différemment les ceintures de levage, les deux tubes
horizontaux dans lesquels la fourche peut s'engager sans assistance ne sont plus placés
sur les côtés du sac, mais sur sa face supérieure, ce qui a pour conséquence que la
fourche contrarie tout mouvement d'élévation du sac en cas d'effet de vague. L'amplitude
de ce mouvement est ainsi limitée par la butée que constitue la face inférieure des
bras de la fourche. En deuxième lieu, et toujours grâce à la même modification d'implantation
des ceintures, on introduit une composante latérale préformée dans la boucle que forme
chaque ceinture, qui comporte ainsi un "plat" répercuté sur la toile formant le tube.
C'est ce plat du tube qui favorise un effet de frein horizontal lorsque les ceintures
avant se désengagent malgré tout, et permet aussi de ne pas laisser le sac pendre
par ses seules ceintures arrières dans cette hypothèse. En troisième lieu, et toujours
grâce à la même modification d'implantation, qui apporte une liaison oblique (et non
perpendiculaire) entre les ceintures de levage et les bras de la fourche, on induit
un effet de coinçage qui contrarie lui aussi l'éventuel déplacement du sac le long
de la fourche suite à un freinage et assure un meilleur maintien en cas de mouvement
brusque ou de virage serré.
[0016] On décrit ci-dessous les particularités et variantes du sac selon l'invention en
se référant au dessin où :
- la figure 1 montre une vue en perspective des éléments de base du sac selon l'invention;
- la figure 2 montre une vue en perspective d'un détail du sac selon l'invention, lequel
détail correspond au coin supérieur gauche du dessin de la figure 1, identifié sur
la figure 1 par le repère 6;
- la figure 3 montre une vue de dessus du sac selon l'invention;
- la figure 4 montre une vue de détail en perspective d'un côté du sac selon l'invention;
- la figure 5 montre une vue de dessus du fond du sac selon l'invention;
- la figure 6 montre une vue schématique et partielle en perspective du fond du sac
selon l'invention et de certains aménagements de parois verticales internes; et
- la figure 7 montre une vue de détail en perspective d'un coin supérieur du sac selon
l'invention, en l'occurrence le coin proximal supérieur droit.
[0017] Sur la figure 1, on reconnaît le sac 1 illustré ici sous forme pratiquement cubique,
ce qui ne se veut en rien limitatif. On remarque immédiatement, à la partie supérieure
du sac, une collerette en surplomb 2, orientée vers l'intérieur du sac. Cette collerette
est formée de prolongements des pièces de toile formant les côtés du sac, lesdits
prolongements étant réunis par une couture selon les arêtes 3 de la collerette. Les
quatre arêtes 3 sont situées sur des lignes droites qui, si on les prolongeait vers
le haut, se couperaient en un même point et formeraient une pyramide.
[0018] On reconnaît enfin une pièce de toile servant de couvercle 4, qui sera plus tard
attachée au sac au moyen des brins 5.
[0019] Sur la figure 2, on reconnaît la partie supérieure du sac 1, ainsi qu'un tronçon
de la collerette 2 et finalement l'une des arêtes obliques 3. Le caractère oblique
de l'arête 3 est déterminé par la composante horizontale x et qui représente la profondeur
du surplomb que constitue la collerette 2, ainsi que par la composante verticale y,
qui elle donne l'inclinaison de la pyramide que forment entre elles les quatre arêtes
3.
[0020] Dans sa version préférentielle, la collerette 2 et le positionnement des arêtes 3
sera déterminé par un ratio de trois à deux entre la composante x et la composante
y (2x = 3y). La position exacte des quatre arêtes 3 étant ainsi déterminée, on peut
s'attacher à exposer en détail l'implantation de la ceinture de levage 7. La ceinture
de levage est bien entendu réalisée d'une seule pièce dans un matériau tissé ou tressé,
mais pour le confort de l'exposé, on a distingué quatre tronçons identifiés respectivement
par les repères 7a, 7b, 7d et 7e, ainsi qu'un point particulier identifié par le repère
7c.
[0021] Dans le tronçon 7a, la ceinture de levage est cousue le long de l'arête verticale
formée par deux côtés adjacents du sac. Ensuite, la ceinture de levage a un tronçon
libre 7b dont la forme, au moins théorique, au repos se rapproche de celle d'une parabole,
plutôt que de la forme usuelle d'une boucle oblongue. Bien sûr, lorsque le sac sera
rempli d'une ou plusieurs tonne(s) de produit et qu'ensuite il sera soulevé par la
fourche d'un chariot élévateur, certaines positions relatives vont changer, mais il
n'en reste pas moins que, à l'état constructif, la boucle libre 7b se termine en son
point culminant 7c car la ceinture est ensuite cousue sur la l'arête oblique 3 selon
le tronçon 7d. Enfin, jusqu'à son extrémité, la ceinture est ensuite cousue à nouveau
sur l'arête verticale du sac selon le tronçon 7e. Le tronçon libre 7b est plus long
que le tronçon cousu 7d, et cette différence de longueur, à optimiser dans chaque
cas particulier, favorise une tendance de la bouche formée par la ceinture à rester
ouverte et donc à favoriser aussi un engagement facile et sans assistance de la fourche
du chariot élévateur.
[0022] Les quatre coins supérieurs du sac 1 sont pourvus d'une ceinture de levage 7 en tout
point conforme à celle décrite à la figure 2, de sorte que le sac en son ensemble
est parfaitement symétrique.
[0023] Sur la figure 3, qui représente le sac vu de dessus, on distingue aux quatre coins
supérieurs du sac les ceintures de levage 7, implantées selon l'arête oblique qui
constitue la jointure des collerettes en surplomb intérieur 2.
[0024] On distingue également une liaison réalisée grâce à une pièce de toile 8 cousue sur
chacune des deux sangles formant une paire. La pièce de toile 8 forme ainsi, avec
les deux ceintures de levage 7 d'une même paire un tube ou conduit destiné à permettre
l'engagement des bras de la fourche d'un chariot élévateur.
[0025] Bien que cela ne soit pas représenté sur la figure 3, on se rend compte que, lorsque
le chariot élévateur engagera sa fourche dans les deux tubes ou conduits 8, les ceintures
de levages 7 ne seront pas perpendiculaires à l'axe d'engagement des bras de la fourche,
mais au contraire obliques par rapport à cet axe.
[0026] Il résulte de cette particularité que, en cas de freinage ou arrêt brusque du chariot
élévateur, la composante oblique des ceintures de levage tendra à s'accentuer et à
provoquer un effet de coinçage et de résistance au désengagement de la fourche. Il
en va de même en cas de mouvement brusque ou de virage serré.
[0027] Sur la figure 4, on reconnaît l'un des quatre côtés du sac selon l'invention. On
observe que les côtés, comme d'ailleurs aussi le fond, du sac sont réalisés dans une
toile double. Cette toile double peut être confectionnée soit en joignant deux coupons
de toile simple, soit en utilisant une toile tubulaire pliée en deux, formant une
chaussette aplatie. Dans tous les cas, on sait que, pour confectionner des sacs destinés
à contenir des liquides, il est nécessaire d'implanter des renforts et des armatures.
En l'espèce, la toile double des côtés du sac est divisée en trois logements, cela
par la réalisation de deux coutures verticales 9, qui courront sur toute la hauteur
du sac. A l'intérieur des trois logements ainsi formés, on introduit des plaques de
renfort 10. Il est bien évident que les plaques de renfort entrent complètement à
l'intérieur des trois logements, alors que sur la figure on les a dessinées légèrement
sorties afin que l'on puisse les voir. Il n'y a rien de révolutionnaire à ce type
de construction bien connu, cependant on relèvera une particularité dans le mode d'exécution
représenté, à savoir que le logement central est plus grand que les deux logements
latéraux. La largeur de la plaque de renfort centrale est d'approximativement 30 %
plus grande que la largeur des deux plaques latérales; la hauteur des trois plaques
étant bien entendu la même. Ce ratio entre les diverses plaques de renfort 10, et
par conséquent les divers logements crées dans les parois verticales du sac par les
coutures 9, est particulièrement adapté pour permettre de coudre les bandes de toiles
13, décrites ci-après en regard de la figure 6, selon les mêmes lignes de couture
qui séparent les plaques de renfort 10. Cette configuration permet également, si nécessaire,
d'introduire un renfort de forme octogonale dans le fond du sac, comme le montre la
figure 5. Le couvercle 4, illustré à la figure 1, peut aussi être réalisé en toile
double et comporter entre les deux pièces de toile une plaque de renfort, cela en
particulier en vue de favoriser le gerbage.
[0028] Sur la figure 5, on voit dépasser aux quatre coins la toile double qui constitue
le fond du sac 11, sur lequel est disposée l'éventuelle plaque de renfort octogonale
12.
[0029] Sur la figure 6, on retrouve la plaque de renfort du fond 12 et l'on peut observer
deux bandes de toile 13, qui remontent sur toute la hauteur du sac et sont solidaires
des quatre côtés du sac par la ligne de couture indiquée au repère 9 de la figure
4. Ces deux bandes de toile 13 se croisent sur le fond en formant un "X".
[0030] Lorsque le liner sera rempli du liquide à transporter, il appuiera sur les bandes
de toile 13, lesquelles agiront sur les coutures 9, en tirant celles-ci vers l'intérieur
du sac, ce qui permet de combattre la tendance naturelle des quatre côtés du sac une
fois rempli à former un bombage vers l'extérieur. Ainsi, on parvient à mieux maintenir
sur toute la hauteur du sac une section carrée de celui-ci.
[0031] Sur la figure 7, on reconnaît tout d'abord une représentation tronquée de l'un des
bras 14 de la fourche d'un chariot élévateur, lorsque ce bras est engagé dans le tube
ou conduit 8, cela juste avant que le chariot élévateur ne soulève le sac.
[0032] On reconnaît l'une des quatre ceintures de levage 7 et les divers tronçons de cette
ceinture telle que commentée en rapport avec la figure 2 (7a, 7e, 7d, et 7b).
[0033] On reconnaît également deux pans de collerette en surplomb 2, joints par l'arrête
3. Enfin, on note la représentation de la couture verticale 9, qui forme les logements
pour les plaques de renfort 10.
[0034] Il convient d'observer tout particulièrement ici que la plaque de renfort 10 latérale
se trouve en dessous (à la verticale de) du bras de la fourche du chariot élévateur
14, de sorte que si le sac venait à se cabrer, son soulèvement serait limité par l'effet
de butée occasionné par la rencontre de la plaque de renfort 10 et de la face inférieure
du bras de la fourche 14.
[0035] En mettant en rapport les figures 5 et 7, on se rend compte que l'arête 3, et par
conséquent la boucle de la ceinture de levage (7e et 7b), se trouve au-dessus d'une
colonne verticale vide s'élevant des coins libres 11 du fond du sac. Cette particularité
s'ajoute à l'effet de coinçage qu'on a déjà commenté en rapport avec la figure 3.
[0036] Le sac selon l'invention a pour mérite de rendre à la fois sûre et pratique l'utilisation
du chariot élévateur pour soulever par suspension (et non porter par en dessous) des
sacs remplis de liquide.
[0037] Dans les proportions qui sont données dans la description qui précède, le sac ainsi
réalisé est d'une maniabilité stupéfiante. En effet, les ceintures de levage restent
remarquablement ouvertes en toutes circonstances, permettant ainsi l'engagement facile
de la fourche. De plus, la résistance au balancement et mouvement de vague du liquide
est très probante, de même que la résistance accrue au désengagement de la fourche
en cas d'arrêt brusque. Enfin, la disposition des éléments constructifs tels que décrits,
notamment l'intervention d'un fond octogonal et de bandes d'angle se croisant en "X",
donnent au sac une tenue irréprochable, qui permet l'empilement de deux sacs ou plus
dans une stabilité impressionnante.
[0038] Lorsqu'il est réalisé de manière que chacun des côtés du sac mesure approximativement
110 centimètres de large (compte tenu des proportions décrites), le sac selon l'invention
se prête parfaitement au chargement de containers, deux sacs prenant idéalement place
côte à côte par rang, et quatre sacs par rang si on les empile.
[0039] Pour terminer, le chargement est rendu très facile par le fait que les tubes bordés
de ceintures sont placés au-dessus du sac et ne débordent presque pas vers l'extérieur.
Un chariot élévateur avec un écartement de fourche standard de 90 centimètres peut
manoeuvrer le sac sans que rien dépasse à l'extérieur des 110 centimètres de largeur
recommandés ci-dessus. Et le plus frappant est que l'effet de sécurité, c'est-à-dire
de neutralisation de l'effet de vague et de ses conséquences, découle aussi de la
même conception constructive.
1. Sac pour le transport et la manutention de substances liquides ou quasi liquides,
comportant au moins un fond et quatre côtés ainsi que, le cas échéant, un couvercle,
le sac étant pourvu d'une enveloppe intérieure étanche dotée d'organes de remplissage,
et étant aussi pourvu de plaques de renfort implantées dans les côtés du sac de même
que, le cas échéant, dans le couvercle, et étant également pourvu d'organes destinés
à en permettre le levage, caractérisé par le fait que les quatre côtés du sac comportent à leur partie supérieure une collerette en surplomb
(2) orientée vers l'intérieur, les quatre pans de collerette étant réunis par leurs
bords adjacents selon des arêtes (3) communes orientées selon une pyramide, et par le fait que les organes destinés au levage sont constitués d'une part de ceintures de levage
(7) dont un tronçon (7d) est cousu sur les arêtes précitées (3) de la collerette,
de sorte que chaque ceinture, cousue aussi sur l'arête verticale des quatre coins
du sac (7a), possède un tronçon (7d) qui revient vers l'intérieur du sac selon la
dite arête (3) et d'autre part d'un tube ou conduit (8) solidaire au moins des ceintures
réunies par paires, le tronçon cousu (7d) et le tronçon libre (7b) de chaque ceinture
ayant des longueurs différentes.
2. Sac selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe intérieure est dotée d'organes de vidange.
3. Sac selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est pourvu d'une plaque de renfort (12) implantée dans son fond.
4. Sac selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que, en raison de son tronçon (7d) cousu sur l'arête (3), le tronçon libre (7b) de chaque
ceinture de levage, dans lequel pourra être engagé le bras d'un chariot élévateur,
et par conséquent ledit bras aussi, se trouve au moins en partie en surplomb de l'intérieur
du sac.
5. Sac selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les deux tronçons (7b et 7d) non verticaux des ceintures de levage se trouvent dans
un plan oblique par rapport à l'axe d'insertion horizontal des bras de la fourche
du chariot élévateur dans les tubes ou conduits (8).
6. Sac selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que deux bandes de toile (13), formant entre elle un "X" en se croisant au fond du sac,
sont cousues sur les quatre côtés du sac.
7. Sac selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les côtés du sac comportent trois plaques de renfort (10), soit deux plaques latérales
et une plaque médiane, et en ce que la largeur de la plaque médiane est supérieure du tiers à celle des plaques latérales.
8. Sac selon les revendications 6 et 7, caractérisé en ce que lesdites deux bandes de toile (13) sont cousues sur les quatre côtés du sac selon
les mêmes lignes de couture qui séparent aussi les trois plaques de renfort (10) que
comporte chacun des côtés du sac.
9. Sac selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait que la plaque de renfort (12) implantée dans le fond du sac est octogonale.
10. Sac selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les deux pièces de toile qui forment chacune respectivement chacun des deux tubes
ou conduits, sont aussi rendues au moins partiellement solidaires, par couture totale
ou partielle, du côté du sac au sommet duquel court, partiellement au moins à l'intérieur,
chacun desdits tubes ou conduits.
1. A bag for transporting and handling liquid or quasi liquid substances that comprises
at least a bottom and four sides and optionally a lid, the bag being provided with
a sealed inner envelope including filling members and being also provided with reinforcement
plates integrated in the sides and optionally in the lid of the bag and being also
provided with members for lifting same, characterised in that the four sides of the bag include at the upper portions thereof an overhanging collar
(2) oriented towards the inside, the four parts of the collar being connected at their
adjacent edges along common ridges (3) oriented as in a pyramid and in that the lifting members include on the one hand lifting straps (7) including a section
(7d) sawn on the above-mentioned ridges (3) of the collar, so that each strap also
sawn on the vertical ridge of the four corners of the bag (7a) has a section (7d)
oriented back into the bag along said ridge (3), and on the other hand a tube or duct
(8) connected at least to the straps grouped by pairs, the sawn section (7d) and the
free section (7b) of each strap having different lengths.
2. A bag according to claim 1, characterised in that the inner envelope is provided with draining members.
3. A bag according to one of the preceding claims, characterised in that it is provided with a reinforcement plate (12) integrated in the bottom thereof.
4. A bag according to one of the preceding claims, characterised in that, because of the section (7d) thereof sawn on the ridge (3), the free section (7b)
of each lifting strap wherein the fork of a forklift truck can be engaged, and consequently
said arm too, is at least partially overhanging the inside of the bag.
5. A bag according to one of the preceding claims, characterised in that both non vertical sections (7b and 7d) of the lifting straps are in an oblique plane
with respect to the horizontal insertion axis of the arms of the fork of the forklift
truck in the tubes or ducts (8).
6. A bag according to one of the preceding claims, characterised in that two cloth strips (13) forming an "X" by intersecting at the bottom of the bag are
sawn on the four sides of the bag.
7. A bag according to one of the preceding claims, characterised in that the sides of the bag include three reinforcement plates (10), i.e. two side plates
and one mid-plate and in that the width of the mid-plate is greater of one third to that of the side plates.
8. A bag according to claims 6 and 7, characterised in that both said cloth strips (13) are sawn on the four sides of the bag according to the
same sewing lines which also separate the three reinforcement plates (10) that each
of the bag sides includes.
9. A bag according to one of claims 6 to 8, characterised in that the reinforcement plate (12) integrated in the bottom of the bag is octagonal.
10. A bag according to one of the preceding claims, characterised in that the two cloth pieces which each form respectively each of both tubes or ducts are
also made at least partially integral, by a total or partial sewing, on the side of
the bag at the summit of which each of said tubes or ducts runs at least partially
inside.
1. Beutel zum Transport und zur Handhabung flüssiger oder quasiflüssiger Substanzen,
umfassend mindestens einen Boden und vier Seiten sowie gegebenenfalls einen Deckel,
wobei der Beutel mit einer dichten inneren Hülle versehen ist, die mit Füllorganen
ausgestattet ist, und wobei er auch mit Verstärkungsplatten versehen ist, die in die
Seiten des Beutels und gegebenenfalls in den Deckel eingebaut sind, und wobei er auch
mit Organen versehen ist, die dazu bestimmt sind, ihn heben zu können, dadurch gekennzeichnet, dass die vier Seiten des Beutels an ihrem oberen Teil einen nach innen gerichteten vorspringenden
Kragen (2) umfassen, wobei die vier Kragenflächen an ihren einander angrenzenden Rändern
entlang von gemeinsamen Kanten (3) miteinander verbunden sind, die pyramidenförmig
ausgerichtet sind, und dadurch, dass die zum Heben bestimmten Organe durch Folgendes gebildet werden: einerseits
durch Hebegurte (7), wobei ein Abschnitt (7d) an die oben genannten Kanten (3) des
Kragens genäht ist, derart, dass jeder Gurt, der auch an die vertikale Kante der vier
Ecken des Beutels (7a) genäht ist, einen Abschnitt (7d) aufweist, der entlang der
Kante (3) zum Inneren des Beutels hin gewandt ist, und andererseits durch eine Röhre
oder einen Kanal (8), die bzw. der mindestens mit den paarweise verbundenen Gurten
fest verbunden ist, wobei der angenähte Abschnitt (7d) und der freie Abschnitt (7b)
jedes Gurtes unterschiedliche Längen aufweisen.
2. Beutel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die innere Hülle mit Entleerungsorganen versehen ist.
3. Beutel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er mit einer Verstärkungsplatte (12) versehen ist, die in seinen Boden eingebaut
ist.
4. Beutel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass aufgrund des an die Kante (3) genähten Abschnitts (7d) der freie Abschnitt (7b) jedes
Hebegurts, in den der Arm eines Gabelstaplers
eingefügt werden kann, und folglich ebenso der Arm, mindestens teilweise gegenüber
dem Inneren des Beutels vorragt.
5. Beutel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden nicht vertikalen Abschnitte (7b und 7d) der Hebegurte in einer Ebene angeordnet
sind, die in Bezug auf die horizontale Einschubachse des Arms der Gabel des Gabelstaplers
in die Röhren oder Kanäle (8) schräg ist.
6. Beutel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass zwei Tuchstreifen (13), die zueinander ein "X" bilden, indem sie sich am Boden des
Beutels kreuzen, an die vier Seiten des Beutels genäht sind.
7. Beutel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die vier Seiten des Beutels drei Verstärkungsplatten (10) umfassen, nämlich zwei
seitliche Platten und eine mittlere Platte, und dass die Breite der mittleren Platte
um ein Drittel größer ist als jene der seitlichen Platten.
8. Beutel nach den Ansprüchen 6 und 7, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden Tuchstreifen (13) entlang der gleichen Stepplinien an die vier Seiten
des Beutels genäht sind, die auch die drei Verstärkungsplatten (10) trennen, die jede
der Seiten des Beutels umfasst.
9. Beutel nach einem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass die in den Boden des Beutels eingebaute Verstärkungsplatte (12) achteckig ist.
10. Beutel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden Tuchstücke, die jeweils eine(n) der beiden Röhren oder Kanäle bilden,
auch mindestens teilweise durch vollständiges oder teilweises Annähen fest mit der
Seite des Beutels verbunden sind, an deren Spitze jeder(r) der Röhren oder Kanäle
mindestens teilweise innen verläuft.