[0001] L'invention se rapporte à une structure d'échafaudage composée de l'assemblage de
montants verticaux, de traverses et de lisses horizontales ainsi que des éléments
de plancher posés entre les lisses de même niveau. L'invention concerne plus particulièrement
l'intégration d'un escalier à une telle structure.
[0002] Dans une structure d'échafaudage du type défini ci-dessus, il est recommandé d'intégrer
un escalier plutôt que d'utiliser des échelles permettant d'avoir accès à des trappes
ménagées dans les planchers. On connaît des escaliers monoblocs susceptibles de s'adapter
à de tels échafaudages. Ils sont encombrants, difficiles à mettre en place et coûteux.
Ils posent des problèmes de transport et de stockage car différents escaliers doivent
être prévus pour s'adapter à la largeur de marche voulue et à la hauteur entre deux
planchers.
[0003] Le document
EP 1 127 997 décrit une structure d'escalier complexe dont les marches comportent des ergots latéraux
s'engageant dans des réceptacles en U solidaires des limons. Ces derniers sont difficiles
à intégrer à la structure de l'échafaudage et la nature du système de verrouillage
des marches implique que celles-ci soient des éléments spécifiques.
[0004] L'invention propose un perfectionnement selon lequel il n'est pas nécessaire de prévoir
et stocker des éléments spécifiques pour constituer les marches.
[0005] L'invention concerne plus particulièrement une structure d'échafaudage comprenant
des montants verticaux, des traverses, des lisses, des éléments de plancher et au
moins un escalier comportant deux limons espacés sensiblement de la longueur d'une
traverse et installés dans deux plans verticaux respectifs de lisses parallèles, chaque
lisse comportant des supports de marche,
caractérisé en ce que lesdits éléments de plancher sont munis de crochets faisant saillie de deux de leurs
côtés parallèles et en ce que les marches sont constituées par les éléments du plancher
précités ou analogues dont les crochets reposent sur lesdits supports de marche.
[0006] Avantageusement, les limons sont de conception simple ; ils forment des poutrelles
inclinées.
[0007] Selon un mode de réalisation, les supports de marche sont constitués de tronçons
horizontaux décalés, et espacés verticalement. Les crochets d'une marche reposent
sur des tronçons de même niveau appartenant à deux lisses espacées.
[0008] Ainsi, il n'est pas nécessaire de concevoir et référencer les éléments devant constituer
les marches de l'escalier. On peut utiliser des éléments de plancher identiques ou
analogues à ceux qui entrent dans la constitution du reste de l'échafaudage.
[0009] En outre, la structure des limons est optimisée pour faciliter le montage et augmenter
la sécurité.
[0010] En particulier, chaque limon est avantageusement équipé d'un élément d'accrochage
haut et d'un élément d'accrochage bas, aptes à se fixer à des éléments de raccordement
respectifs de deux montants verticaux précités.
[0011] Par exemple, les éléments de raccordement des montants sont des collerettes ou rosaces
percées, coaxiales aux montants. Avantageusement, chaque élément d'accrochage du limon
forme une pince définissant une fente horizontale s'engageant sur la rosace. L'assemblage
est sécurisé grâce à une goupille de verrouillage montée perpendiculairement à la
pince et traversant la fente et un trou de la rosace.
[0012] Selon un mode de réalisation avantageux, la première marche de l'escalier est indépendante
des limons et est constituée par un élément de plancher monté entre deux lisses parallèles
situées au voisinage et au-dessous des extrémités inférieures des deux limons parallèles
de l'escalier. Cet élément de plancher qui constitue la première marche est immobilisé
par les extrémités inférieures des limons.
[0013] Avantageusement, chaque limon comporte un poteau en partie basse, portant l'élément
d'accrochage bas. Ce dernier se trouve porté au niveau d'un élément de raccordement
du montant adjacent situé au-dessus de l'élément de raccordement auquel est raccordée
la lisse correspondante qui supporte ladite première marche. Une rampe peut être fixée
à l'extrémité supérieure de ce poteau.
[0014] Selon une autre caractéristique avantageuse, chaque tronçon formant support de marche,
porte des moyens de blocage de l'élément de plancher qu'il supporte.
[0015] Selon un mode de réalisation préféré, ces moyens de blocage comprennent une clavette
à rampe, rattachée à une tige surmontée d'une tête d'appui. La tige est fixée au tronçon
formant support de marche. Elle est engagée dans une lumière de la clavette à rampe.
La clavette peut ainsi être déplacée le long du tronçon formant support de marche,
jusqu'à recouvrir un crochet de l'élément de plancher reposant sur ce tronçon.
[0016] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre d'une structure d'échafaudage
conforme à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence
aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue générale en perspective d'une structure d'échafaudage incorporant
un escalier ;
- la figure 2 est une vue générale en élévation d'un limon ;
- la figure 3 est une coupe III-III de la figure 2 ;
- la figure 4 est une vue partielle en perspective montrant l'assemblage inférieur entre
la structure d'échafaudage et l'un des limon ; et
- les figures 5 et 6 sont des vues de détail des assemblages.
[0017] La structure d'échafaudage 11 représentée se compose traditionnellement de montants
verticaux 13, de traverses 15, de lisses 17 et d'éléments de plancher 19 globalement
rectangulaires. Dans l'exemple, les montants verticaux 13 sont munis d'éléments de
raccordement 21 espacés verticalement. Selon un mode de réalisation avantageux, chaque
élément de raccordement a la forme d'une collerette ou rosace, coaxiale au montant
et percée de trous. Les traverses et les lisses peuvent venir s'accrocher à ces rosaces.
Elles y sont rattachées par des moyens classiques tels que des goupilles.
[0018] Dans la suite de la description, on désigne par traverses les éléments horizontaux
de petite longueur et par lisses les éléments horizontaux de grande longueur. Ces
éléments sont de même nature et ne se distinguent que par leurs longueurs. Par ailleurs,
les éléments de plancher ont une longueur, prédéterminée, correspondant à celle des
traverses. Chaque élément de plancher 19 est muni de quatre crochets 25 faisant saillie
de deux de ses côtés parallèles, pour venir reposer sur des lisses 17 parallèles de
même niveau.
[0019] Ainsi, par exemple, un échafaudage comprend au moins deux groupes de montants verticaux
répartis dans deux plans verticaux parallèles séparés d'une distance correspondant
à celle d'une traverse tandis que les montants verticaux d'un même groupe sont espacés
d'une distance correspondant à celle d'une lisse. Des éléments de rigidification,
de même nature, peuvent être installés en diagonale, par exemple entre deux niveaux
de plancher. La figure 1 représente une telle structure d'échafaudage formant plus
particulièrement une tour d'escalier. Elle comporte à cet effet trois groupes de montants
verticaux supportant les éléments de l'escalier.
[0020] Cependant, l'invention s'applique à toute structure d'échafaudage de ce type, quelque
soit sa forme dès lors qu'elle comporte au moins un escalier 27 susceptible de relier
deux planchers et à des niveaux différents.
[0021] Selon une caractéristique importante de l'invention, un tel escalier 27 comporte
deux limons 29 espacés d'une distance correspondant à la longueur d'une traverse 15
et installés sensiblement dans deux plans verticaux respectifs de lisses parallèles.
En outre, chaque limon comprend des supports de marche 31 horizontaux, décalés et
espacés. Les marches sont constituées par des éléments de plancher 19 précités ou
analogues dont les crochets 25 reposent sur lesdits supports. Les marches peuvent
cependant présenter des différences structurelles de détail par rapport aux autres
éléments de plancher utilisés.
[0022] Il est à noter EN OUTRE que, bien qu'on ait représenté un escalier étroit dont les
marches correspondent aux traverses, il est parfaitement possible d'imaginer une structure
comparable pour un escalier de grande largeur utilisant des éléments de plancher de
longueur correspondant à celles d'une lisse. On peut également construire un escalier
de grande largeur en plusieurs tronçons étroits et parallèles utilisant plus de deux
limons entre lesquels des éléments de plancher de longueur correspondant à celle des
traverses, sont posés.
[0023] On va maintenant décrire plus particulièrement en référence à la figure 2 les caractéristiques
d'un limon 29. Il est formé de deux éléments tubulaires rectilignes 33 parallèles
entre lesquels sont fixés (soudés) des tronçons formant les supports de marche 31,
décalés et espacés. Les deux éléments 33 et les tronçons supports de marche sont assemblés
les uns aux autres, comme représenté, de façon que lorsque le limon 29 est en place,
les deux éléments 33 parallèles soient inclinés et les tronçons décalés 33 soient
dans des plans horizontaux. Typiquement, un tel limon est installé entre deux montants
verticaux 13 d'un même groupe.
[0024] Comme le montre la figure 2, chaque limon 29 est équipé d'un élément d'accrochage
haut 35 et d'un élément d'accrochage bas 37. Un tel élément d'accrochage est conçu
pour pouvoir se fixer à des éléments de raccordement 21 respectifs, ici les rosaces,
de deux montants verticaux 13 d'un même groupe. Plus précisément, chaque élément d'accrochage
forme une pince définissant une sorte de fente horizontale 39, laquelle est engagée
sur la rosace. Les deux bras de la pince sont percés et une goupille de verrouillage
41 est installée perpendiculairement à la pince en traversant ladite fente et un trou
de la rosace.
[0025] Selon une autre caractéristique importante, chaque tronçon support de marche porte
des moyens de blocage de l'élément de plancher qu'il supporte.
[0026] Dans l'exemple représenté, ces moyens de blocage comprennent une clavette à rampe
43 rattachée à une tige 45 surmontée d'une tête d'appui 47. La tige est fixée au tronçon
support de marche 31 et s'étend verticalement, la clavette 43 est maintenue prisonnière
entre le tronçon et la tête 47 de la tige. Plus particulièrement, la tige 45 est engagée
dans une lumière 49 de la clavette de sorte que celle-ci peut être serrée ou desserrée,
au moyen d'un marteau, le long dudit tronçon support de marche 31. En position serrée,
la clavette se bloque au-dessus d'un crochet 25 de l'élément de plancher qui repose
sur le tronçon support de marche correspondant. De cette façon, la marche constituée
par un simple élément de plancher disponible, se trouve parfaitement immobilisée sur
le tronçon support de marche par coincement de la clavette à rampe entre ce dernier
et la tête de la tige.
[0027] Selon une autre caractéristique remarquable, la première marche 10a de l'escalier
est indépendante des limons 29 et constituée par un élément de plancher monté entre
deux lisses 17 parallèles situées au voisinage et au-dessous des extrémités inférieures
des deux limons 29 parallèles. Cet élément de plancher constituant la première marche
est donc immobilisé par les extrémités inférieures des limons. Plus particulièrement,
cet élément de plancher est monté au voisinage des montants 13 auxquels sont raccordées
les extrémités des deux lisses et en outre, chaque limon comporte une butée inférieure
51 coopérant avec ledit élément de plancher formant la première marche pour l'immobiliser
en translation par rapport auxdites lisses.
[0028] Pour permettre l'accrochage du limon, celui-ci comporte un poteau 53 en partie basse
portant ledit élément d'accrochage bas 37 jusqu'à un niveau correspondant à l'emplacement
d'un élément de raccordement 21 (rosace) du montant 13 adjacent et situé au-dessus
de l'élément de raccordement analogue auxquels est raccordée la lisse qui supporte
la première marche.
[0029] Une barre oblique 55, formant rampe peut être fixée à l'extrémité supérieure dudit
montant avant.
1. Structure d'échafaudage comprenant des montants verticaux (13), des traverses (15),
des lisses (17), des éléments de plancher (19) et au moins un escalier comportant
deux limons (29) espacés sensiblement de la longueur d'une traverse et installés dans
deux plans verticaux respectifs de lisses parallèles, chaque limon comportant des
supports de marche (31), caractérisée en ce que lesdits éléments de plancher sont munis de crochets (25) faisant saillie de deux
de leurs côtés parallèles et en ce que les marches sont constituées par les éléments du plancher (19) précités ou analogues
dont les crochets (25) reposent sur lesdits supports de marche
2. Structure d'échafaudage selon la revendication 1,
caractérisée en ce que chaque limon (29) est équipé d'un élément d'accrochage haut (35) et d'un élément
d'accrochage bas (37), aptes à se fixer à des éléments de raccordement (21) respectifs
de deux montants verticaux précités.
3. Structure d'échafaudage selon la revendication 2,
caractérisée en ce que chaque élément de raccordement (21) ayant la forme d'une collerette ou rosace coaxiale
au montant et percée de trous, chaque élément d'accrochage forme une pince (37) définissant
une fente horizontale (39) engagée sur ladite rosace et une goupille de verrouillage
(41) montée perpendiculairement à ladite pince et traversant ladite fente et un trou
de ladite rosace.
4. Structure d'échafaudage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la première marche (19a) dudit escalier est indépendante desdits limons et constituées
par un élément de plancher monté entre deux lisses (29) parallèles situées au voisinage
et au-dessous des extrémités inférieures desdits deux limons parallèles, cet élément
de plancher constituant la première marche étant immobilisé par lesdites extrémités
inférieures des limons.
5. Structure d'échafaudage selon la revendication 4,
caractérisée en ce que ledit élément de plancher formant ladite première marche (19a) est monté au voisinage
des montants (13) auxquels sont raccordées lesdites deux lisses et en ce que chaque limon (29) comporte une butée inférieure (51) coopérant avec cet élément de
plancher formant ladite première marche pour l'immobiliser en translation par rapport
auxdites lisses.
6. Structure d'échafaudage selon la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que chaque limon (29) comporte un poteau (53) portant ledit élément d'accrochage bas
(37) jusqu'à un niveau correspondant à la hauteur d'un élément de raccordement (21)
du montant (13) adjacent situé au-dessus de l'élément de raccordement auquel est raccordée
la lisse correspondante supportant ladite première marche.
7. Structure d'échafaudage selon la revendication 6,
caractérisée en ce qu'une barre (55) formant rampe est fixée à l'extrémité supérieure dudit poteau.
8. Structure d'échafaudage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque support de marche (31) d'un limon précité porte des moyens de blocage de l'élément
de plancher qu'il supporte.
9. Structure d'échafaudage selon la revendication 8,
caractérisée en ce que lesdits moyens de blocage comprennent une clavette à rampe (43) rattachée à une tige
(45) surmontée d'une tête d'appui (47) et en ce que ladite tige est engagée dans une lumière (49) de ladite clavette à rampe, pour le
blocage de ladite clavette au-dessus d'un crochet (25) de l'élément de plancher reposant
sur le support de marche correspondant.
10. Structure d'échafaudage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle constitue une tour d'escalier.