[0001] La présente invention a pour objet un procédé d'adaptation automatique d'un faisceau
lumineux, généré par au moins un projecteur de véhicule automobile, en fonction des
conditions de circulation (présence de véhicule adverse, d'obstacle...) rencontrées
par le véhicule considéré. Un but essentiel de l'invention est d'optimiser automatiquement,
en fonction de différents éléments présents au voisinage du véhicule considéré ou
sur la route empruntée par celui-ci, un faisceau lumineux global produit par un couple
de projecteurs, composé d'un projecteur droit avant et d'un projecteur gauche avant.
L'adaptation proposée dans l'invention consiste en la génération d'une variation d'intensité
lumineuse dans une direction latérale bien précise, dans laquelle se situe un obstacle
ou un véhicule adverse, croisé ou suivi (on parle de faisceau sélectif), ainsi que
en la variation de la portée du faisceau lumineux produit (on parle de faisceau progressif).
[0002] Le domaine de l'invention est, d'une façon générale, celui des projecteurs de véhicule
automobile. Dans ce domaine, on connaît différents types de projecteurs classiques,
parmi lesquels on trouve essentiellement :
- des feux de position, d'intensité et de portée faible ;
- des feux de croisement, ou codes, d'intensité plus forte et de portée sur la route
avoisinant 80 mètres, qui sont utilisés essentiellement la nuit et dont la répartition
du faisceau lumineux est telle qu'elle permet de ne pas éblouir le conducteur d'un
véhicule croisé ; les faisceaux lumineux de type code sont différents avec le type
de circulation, à gauche ou à droite, dans laquelle ils sont utilisés ;
- des feux de route longue portée, dont la zone de vision sur la route avoisine 300
mètres au plus, et qui doivent être éteints lorsque l'on croise un autre véhicule
afin de ne pas éblouir son conducteur ;
- des feux anti-brouillard...
[0003] Par ailleurs, on connaît un type de projecteurs perfectionnés, cumulant les fonctions
de feux de croisement et de feux longue portée. Cet exemple de réalisation est principalement
mis en oeuvre dans les modules optiques de type elliptiques. Le projecteur comprend
alors un module optique comprenant un réflecteur de type elliptique associé à une
source lumineuse placée au premier foyer du réflecteur elliptique et d'une lentille
placée au deuxième foyer de ce réflecteur. Pour que le module optique soit bi-fonction
(cumulant les fonctions de feux de croisement et de feux longue portée), on peut par
exemple disposer à l'intérieur du module optique, un cache amovible, constitué par
exemple d'une plaque métallique, pouvant passer sur commande d'une première position
dans laquelle il n'occulte pas le signal lumineux produit par la source lumineuse
du module optique, la portée du projecteur correspondant alors à celle des feux de
route, à une deuxième position dans laquelle il occulte une partie du signal lumineux
produit par ladite source lumineuse, la portée du projecteur étant alors limitée à
celle des feux de croisement. Le module optique doit, dans la deuxième position, engendrer
un faisceau à coupure réglementaire correspondant à un faisceau de type code classique,
la forme de la coupure étant donnée par la forme du cache interceptant une partie
du signal lumineux.
[0004] Dans le but général d'améliorer le confort de conduite en terme de visibilité, il
existe, dans l'état de la technique, des modules optiques bifonctions dont la commutation
de la fonction code à la fonction route, et vice-versa, est automatique, ladite commutation
dépendant des conditions de circulation. Avec des véhicules équipés de tels modules
bifonctions, on procède à la recherche de la présence d'un véhicule susceptible d'être
ébloui par une utilisation de la fonction route. Si aucun véhicule n'est détecté,
la fonction route est automatiquement activée. Dès que la présence d'un véhicule est
détectée, la fonction route est automatiquement désactivée, et le véhicule équipé
du projecteur bifonctions présente de nouveau un faisceau lumineux de type code. De
plus le système détecte aussi les entrées et sorties de zone urbaine.
[0005] Dans la pratique, la valeur seuil à partir de laquelle l'absence de véhicule détecté
autorise la commutation vers la fonction route est approximativement de 600 mètres.
Dès qu'un véhicule est détecté à moins de 600 mètres du véhicule équipé, c'est la
fonction code qui est activée. Or cette fonction n'assure un éclairage satisfaisant
que sur une distance avoisinant 80 mètres au niveau de la partie centrale de la route,
et de 150 mètres sur le bas-côtés de la voie où circule le véhicule (soit le bas-côté
droit dans le cadre d'un trafic à droite). L"éclairage réalisé est ainsi essentiellement
sur la droite de la route dans le cas d'une circulation à droite, le côté gauche de
la chaussée étant nettement moins éclairé. Il existe donc de nombreuses configurations
de circulation, celles dans lesquelles le premier véhicule susceptible d'être ébloui
est situé à plus d'une centaine de mètres et à moins de 600 mètres du véhicule équipé,
pour lesquelles l'éclairage de la route pourrait être optimisé sans pour autant éblouir
le conducteur d'un quelconque autre véhicule. Dans la pratique on distingue 2 seuils
de détection différents suivant que le véhicule présent à l'avant de notre propre
véhicule est un véhicule suivit ou un véhicule croisé. Dans le cas d'un véhicule croisé,
la distance de détection maximale est d'environ 600 m. Dans le cas d'un véhicule suivi,
cette distance de détection passe à environ 400 m.
[0006] On a donc proposé différentes solutions permettant d'adapter la portée du faisceau
en fonction d'une distance estimée à laquelle se situe le véhicule croisé ou suivi.
On parle alors de faisceaux lumineux progressifs. Si ces solutions sont satisfaisantes
en terme d'optimisation de la portée du faisceau lumineux, elles ne le sont pas si
on considère l'éclairage latéral de la route qui est proposé.
[0007] On a donc également proposé, dans l'état de la technique, des solutions pour découper
un faisceau lumineux global émis par un véhicule en différentes portions adjacentes,
chaque portion correspondant à un secteur angulaire du faisceau global. Ainsi, si
le véhicule croisé ou suivi est présent dans une portion considérée, un faisceau lumineux
global optimisé consisterait à rendre non éblouissante uniquement la portion considérée
du faisceau lumineux global. On parle alors de faisceaux lumineux sélectifs. Par portion
non éblouissante, on désigne un secteur angulaire du faisceau lumineux global dans
lequel le faisceau est concentré uniquement sous la ligne d'horizon ou sous la ligne
des yeux des occupants du véhicule suivi ou croisé,, lorsqu'il atteint, ou avant d'atteindre,
le véhicule suivi ou croisé.
[0008] Cependant, les solutions proposées dans l'état de la technique sont adaptées pour
proposer des modules optiques générant des faisceaux lumineux progressifs performants,
ou des faisceaux lumineux sélectifs performants, mais aucune des solutions proposées
ne permet de générer des faisceaux lumineux qui soient performants à la fois sélectivement
et progressivement.
[0009] C'est un objet de l'invention de répondre au problème qui vient d'être mentionné.
Dans l'invention, on propose de réaliser, de manière non encombrante et peu coûteuse,
un module optique pour dispositif projecteur apte à générer au moins deux faisceaux
différents, par exemple un faisceau sans coupure et un faisceau avec coupure, (notamment
au moins un faisceaux définis dans la nouvelle réglementation européenne dite AFS
(pour Advanced Front Lighting Systems). Ledit module est destiné à être apte à produire
un faisceau lumineux évolutif aussi bien en terme de progressivité qu'en terme de
sélectivité. A cet effet, on propose, dans l'invention, de scinder la pièce, réalisant
la coupure dans un faisceau de type code, en deux parties distinctes, chacune des
parties étant apte à entrer en mouvement indépendamment de l'autre partie. Dans la
pratique, le mouvement de la première partie et le mouvement de la deuxième partie
sont coordonnés, avantageusement par l'intermédiaire d'une pièce réalisant une double
came, afin que les positions respectives de la première partie et de la deuxième partie
de la pièce réalisant la coupure permettent l'obtention d'un faisceau lumineux répondant
à un besoin instantané en terme de progressivité et de sélectivité.
[0010] L'invention concerne donc un module optique générant un faisceau lumineux, ledit
module optique étant équipé d'au moins une source lumineuse, produisant une pluralité
de rayons lumineux, disposée au sein d'un réflecteur, ledit module optique comportant
notamment un cache mobile, avec un élément, notamment supérieur, apte à réaliser une
coupure dans le faisceau lumineux généré, ledit cache mobile étant apte à évoluer
progressivement entre un premier état dans lequel il n'intercepte substantiellement
aucun desdits rayons lumineux, le faisceau lumineux généré remplissant par exemple
alors une fonction de type route, et un deuxième état dans lequel il intercepte une
partie desdits rayons lumineux, le faisceau lumineux généré remplissant alors une
fonction faisceau à coupure, par exemple à coupure plate ou à coupure oblique de type
code.
[0011] L'invention a donc pour objet un tel module optique dans lequel l'élément du cache
mobile apte à réaliser la coupure comprend une première partie et une deuxième partie,
la première partie et la deuxième partie étant disjointes et mobiles l'une par rapport
à l'autre.
[0012] Par l'expression "parties disjointes", on désigne le fait que la première partie
et la deuxième partie ne constituent pas une pièce monobloc, et ne présentent pas
non plus entre elles d'articulation ; la première partie et la deuxième partie peuvent
cependant être en contact l'une de l'autre quand une extrémité de la première partie
est amenée à recouvrir une extrémité de la deuxième partie.
[0013] Par coupure « oblique », de façon connue, on entend une coupure dans le faisceau
qui comprend au moins une zone de coupure oblique. C'est notamment le cas du faisceau
réglementaire code européen, qui comprend une portion de coupure plate et une portion
de coupure oblique à 15°.
[0014] On comprend aussi que le cache mobile peut permettre de faire un ou plusieurs faisceaux
à coupures différentes, notamment entre un et trois faisceaux à coupure.
[0015] Le module optique selon l'invention peut également présenter, outre les caractéristiques
principales énoncées dans le paragraphe précédent, une ou plusieurs des caractéristiques
complémentaires suivantes ; toute combinaison de ces caractéristiques complémentaires,
dans la mesure où elles ne s'excluent pas mutuellement, constitue un exemple avantageux
de réalisation de l'invention:
- l'élément supérieur du cache mobile présente une zone de recouvrement de la première
partie et de la deuxième partie dans une région centrale dudit élément supérieur ;
- le cache mobile comporte un premier bras d'articulation, rattaché par une extrémité,
notamment supérieure, à la première partie de l'élément supérieur pour former une
demi-cache gauche, et un deuxième bras d'articulation, rattaché par une extrémité,
notamment supérieure, à la deuxième partie de l'élément supérieur pour former un demi-cache
droit ;
- le premier bras d'articulation et la première partie de l'élément supérieur forment
une pièce monobloc ;
- le premier bras d'articulation et le deuxième bras d'articulation présentent des tailles
comparables ;
- la première partie et la deuxième partie de l'élément supérieur du cache mobile sont
mobiles en rotation autour respectivement d'un premier axe de rotation et d'un deuxième
axe de rotation distincts, le premier axe de rotation et le deuxième axe de rotation
étant notamment sensiblement parallèles à l'axe optique du module optique ; ainsi
il est possible d'obtenir une ouverture plus grande pour créer la coupure, et la plage
de mouvement des première et deuxième parties est plus large ;
- le module optique comporte un moteur d'entraînement apte à entraîner en rotation le
premier bras d'articulation et le deuxième bras d'articulation autour respectivement
du premier axe de rotation et du deuxième axe de rotation ;
- le moteur d'entraînement est par exemple un moteur de type pas à pas ;
- la première et la seconde partie de l'élément apte à réaliser la coupure sont mues
à l'aide de deux cames formant une pièce monobloc ou fixées l'une à l'autre/montées
solidairement l'une à l'autre ;
- le moteur d'entraînement entraîne en rotation le premier arbre d'entraînement et le
deuxième arbre d'entraînement par l'intermédiaire respectivement d'une première came
et d'une deuxième came, en contact respectivement avec une extrémité inférieure du
premier bras d'articulation et avec une extrémité inférieure du deuxième bras d'articulation
;
- la première came et la deuxième came forment une pièce monobloc ou sont fixées l'une
à l'autre/montées solidairement l'une à l'autre;
- la première came et la deuxième came sont entraînées en rotation par le moteur d'entraînement
autour d'un même axe de rotation principal ;
- au moins une des deux cames possède un rail de guidage recevant un pion de guidage
du bras d'articulation avec lequel elle est en contact.
[0016] La présente invention se rapporte également à un procédé d'adaptation automatique
d'un faisceau lumineux produit par au moins un module optique, tel que décrit plus
haut, d'un premier véhicule automobile circulant sur une route, ledit module optique
comportant une source lumineuse produisant un ensemble de rayons lumineux, un cache
mobile, avec un élément, notamment supérieur, apte à réaliser une coupure dans le
faisceau lumineux généré, ledit cache mobile étant apte à évoluer progressivement
entre un premier état dans lequel il n'intercepte substantiellement aucun desdits
rayons lumineux, le faisceau lumineux généré remplissant alors la fonction de type
route, et un deuxième état dans lequel il intercepte une partie desdits rayons lumineux,
le faisceau lumineux généré remplissant alors la fonction faisceau à coupure, notamment
plate ou oblique de type code,
ledit procédé comportant les différentes étapes suivantes :
- détecter la présence d'au moins un deuxième véhicule, suivi ou croisé, à ne pas éblouir
;
- le cas échéant, déterminer une position du deuxième véhicule sur la route ;
- faire évoluer, pour adapter le faisceau lumineux à la position du deuxième véhicule
sur la route, la position du cache mobile, notamment au moyen d'un moteur d'entraînement,
en provoquant le déplacement d'une première partie et d'une deuxième partie d'un élément
supérieur, apte à réaliser une coupure dans le faisceau lumineux généré, du cache
mobile, la première partie et la deuxième partie étant disjointes et mobiles l'une
par rapport à l'autre.
Un autre objet de l'invention est un projecteur de véhicule automobile comprenant
au moins un module optique selon l'invention, avec ses caractéristiques principales
précédemment précisées, et éventuellement une ou plusieurs caractéristiques complémentaires
qui viennent d'être mentionnées.
Un autre objet de l'invention est un véhicule automobile comprenant au moins un module
optique selon l'invention, avec ses caractéristiques principales précédemment précisées,
et éventuellement une ou plusieurs caractéristiques complémentaires qui viennent d'être
mentionnées.
L'invention et ses différentes applications seront mieux comprises à la lecture de
la description qui suit et à l'examen des figures qui l'accompagnent.
Celles-ci ne sont présentées qu'à titre indicatif et nullement limitatif de l'invention.
- à la figure 1, une représentation schématique d'un exemple fonctionnel de mécanisme
occultant intervenant dans un dispositif selon l'invention ;
- à la figure 2, une représentation détaillée d'un exemple de réalisation du cache intervenant
dans le dispositif selon l'invention ;
- aux figures 3-A et 3-B, une représentation détaillée d'un exemple de réalisation d'une
came, respectivement en vue de face et en vue de derrière, intervenant dans le dispositif
selon l'invention ;
- aux figures 4-A, 4-B et 4-C, un exemple de réalisation du module optique selon l'invention
dans une première configuration ;
- aux figures 5-A, 5-B et 5-C, un exemple de réalisation du module optique selon l'invention
dans une deuxième configuration ;
- aux figures 6-A, 6-B et 6-C, un exemple de réalisation du module optique selon l'invention
dans une troisième configuration ;
- aux figures 7-A, 7-B et 7-C, un exemple de réalisation du module optique selon l'invention
dans une quatrième configuration.
[0017] Les éléments apparaissant sur différentes figures conservent, sauf précision contraire,
les mêmes références. Les différentes désignations de position, par exemple "en-dessous",
"au-dessus", "vertical", "supérieur", "inférieur"... doivent être considérées dans
des conditions normales de circulation sur route, ou d'utilisation du dispositif selon
l'invention, lorsque celui-ci est installé pour fonctionner sur un véhicule automobile.
[0018] Par soucis de simplification de la description de l'objet de l'invention, les différentes
figures représentées montrent essentiellement les éléments essentiels intervenant
dans un exemple de module optique selon l'invention. Par module optique, on désigne
ici un système optique comprenant au moins une source lumineuse, éventuellement disposée
dans un réflecteur, et éventuellement associée à un ou plusieurs éléments dioptriques
du type lentille. Les éléments du type réflecteur et source lumineuse ne sont pas
représentées sur les différentes figures, mais leur disposition par rapport aux éléments
représentés est évidente, notamment pour l'homme du métier.
[0019] A la figure 1, on a représenté, de manière schématique, un exemple de cache mobile
100 intervenant dans les modules optiques selon l'invention, ainsi que les moyens
qui permettent de le mettre en mouvement.
[0020] Le cache mobile 100 est essentiellement constitué d'un élément supérieur 101, dont
la forme supérieure 102 permet de définir une ligne de coupure dans le faisceau lumineux
produit par le module optique. Ainsi, dans la position du cache mobile représentée
à la figure 1, la ligne de coupure définie est celle d'un code classique pour une
circulation à droite, avec la partie gauche de la forme supérieure 102 positionnée
légèrement à une hauteur inférieure à la partie droite de la forme supérieure 102.
[0021] Selon l'invention, l'élément supérieur 101 est formé d'une première partie 103, à
gauche sur la figure 1, et d'une deuxième partie 104, à droite sur la figure 1. La
première partie 103 et la deuxième partie 104 sont disjointes, et ne sont pas articulées
entre elle ; il n'existe ainsi par exemple aucun pion de guidage au niveau de la première
partie 103 qui serait destiné à coulisser dans un rail de la deuxième partie 104.
La première partie 103 possède une première extrémité 105, dite extrémité liée, disposée
au niveau d'un premier axe de rotation 106, et une deuxième extrémité 107, dite extrémité
libre. La deuxième partie 104 possède une première extrémité 108, dite extrémité liée,
disposée au niveau d'un deuxième axe de rotation 109, et une deuxième extrémité 110,
dite extrémité libre.
[0022] Les deux extrémités libres 107 et 110 sont susceptibles de se superposer comme c'est
le cas dans la configuration représentée à la figure 1, la première partie 103 et
la deuxième partie 104 présentent une zone de recouvrement 111, qui se trouve dans
une région centrale 112 de l'élément supérieur 101. Par région centrale, on désigne
une région de l'espace située à mi-distance entre les premières extrémités 105 et
108 de la première partie 103 et de la deuxième partie 104, et s'étalant horizontalement
sur environ trois centimètres.
[0023] La première partie 103, respectivement la deuxième partie 104, est complétée par
un premier bras d'articulation 113, respectivement par un deuxième bras d'articulation
114, relié par son extrémité supérieure 115, respectivement 116, à l'extrémité liée
105, respectivement 108, de la première partie 103, respectivement de la deuxième
partie 104. Ainsi, dans l'exemple illustré, chacune des deux parties 103 et 104 forme
une pièce monobloc avec le bras d'articulation qui lui est rattaché.
[0024] Le premier bras d'articulation 113, respectivement le deuxième bras d'articulation
114, présente une extrémité inférieure 117, respectivement 118 et un coude 119, respectivement
120. Avantageusement, les deux bras d'articulation 113 et 114 sont de tailles comparables,
c'est-à-dire que leur longueur présente la même valeur, à trente pour cent près.
[0025] Le module optique selon l'invention comporte par ailleurs un moteur d'entraînement
121 dont la fonction est d'assurer le mouvement du cache mobile 100. Dans l'exemple
représenté, le moteur 121 occupe une place relativement centrale, sous la région centrale
112. Dans d'autres exemple, non représenté, le moteur 121 est déporté, et son mouvement
est transmis au moyen, par exemple, d'une tige se terminant par une vis sans fin,
qui coopère avec un engrenage pour transmettre le mouvement du moteur 121.
[0026] Par son mouvement de rotation, le moteur entraine en rotation une première came 122
et une deuxième came 123, qui entre en contact respectivement avec l'extrémité inférieure
117 du premier bras d'articulation 113, respectivement avec l'extrémité inférieure
118 du deuxième bras d'articulation 114 pour provoquer un mouvement de rotation de
la première partie 103, respectivement de la deuxième partie 104, autour du premier
axe de rotation 106, respectivement du deuxième axe de rotation 109. La fonction des
cames 122 et 123 est ainsi de transformer le mouvement de rotation du moteur en un
mouvement de rotation des différentes parties 103 et 104 de l'élément supérieur 101
autour de l'axe de rotation auquel elles sont rattachées.
[0027] Avantageusement, le moteur 121 est de type moteur pas à pas. Ainsi, la précision
dans les déplacements des première et deuxième parties 103 et 104 est particulièrement
élevée. On prévoit par ailleurs, dans certains modes de réalisation, un dispositif
124 de recopie de la position du moteur pas à pas, afin que le microcontrôleur gérant
le fonctionnement du moteur 121 connaisse précisément sa position à chaque instant,
et ainsi la position globale du cache mobile 100. Le moteur pas à pas est de type
réversible, à vitesse de rotation variable ; il est commandé par le microcontrôleur
selon la vitesse désirée dans la transition des différents faisceaux susceptibles
d'être produits par le module optique.
[0028] La figure 2 montre un exemple plus détaillé du cache mobile 100, constitué d'une
première demi-coupure 206, ou demi-cache, et d'une deuxième demi-coupure 207, ou deuxième
demi-cache, chaque demi-coupure étant constituée par la pièce monobloc formée par
une des parties de l'élément supérieur 101 et du bras d'articulation qui lui est associé.
On y voit plus distinctement la forme supérieure 102, qui définit précisément une
ligne de coupure correspondant à un faisceau de type code lorsque le cache mobile
est dans la configuration représentée à la figure 1. La partie inférieure 103, respectivement
la partie supérieure 104, est apte à entrer en rotation autour du premier axe de rotation
106, respectivement autour du deuxième axe de rotation 109, grâce, dans l'exemple
représenté, à la présence d'une ouverture 201, respectivement 202, destinée à recevoir
une tige matérialisant l'axe de rotation considéré, ladite tige entraînant en rotation
la partie du cache mobile à laquelle elle est associée.
[0029] Les axes de rotation 106 et 108 sont avantageusement des axes globalement parallèles
à l'axe otique du module optique considéré, l'axe optique étant considéré comme l'axe
selon lequel l'intensité du faisceau lumineux produit est maximale.
[0030] La première partie 103, associée à son bras d'articulation 113, est sensiblement
contenue dans un premier plan. L'extrémité inférieure 117 présente cependant un décrochement
203 qui permet d'assurer la mise en place d'un premier pion de guidage 204 dans la
première came 122. La deuxième partie 104, associée à son bras d'articulation 114,
est sensiblement contenue dans un deuxième plan, parallèle au premier plan. L'extrémité
inférieure 118 supporte un deuxième pion de guidage 205 qui est destiné à coopérer
avec la deuxième came 123.
[0031] Les figures 3-A et 3-B montrent un exemple, selon une vue de face et selon une vue
de derrière, de réalisation des cames 122 et 123. Avantageusement, comme représenté,
la première came 122 et la deuxième came 123 constituent une pièce monobloc 304, apte
à entrer en rotation, entraînée par le moteur 121, autour d'un même axe de rotation,
matérialisé par un pion 301 destiné à être entraîné en rotation par le moteur 121.
La première came 122, respectivement la deuxième came 123, comporte un premier rail
de guidage 302, respectivement un deuxième rail de guidage 303, destinés à recevoir
le premier pion de guidage 204, respectivement le deuxième pion de guidage 204.
[0032] La rotation de la pièce monobloc 304, constituée par les deux cames 122 et 123, suite
à l'action du moteur, entraîne le déplacement des pions de guidage 204 et 205 dans
leur rail de guidage respectif, provoquant ainsi le basculement de la première partie
103 et de la deuxième partie 104. Ainsi, le mouvement de la première partie 103 et
de la deuxième partie 104 dépend de la géométrie respective de la came qui leur est
associée, et plus particulièrement de la forme du rail de guidage. L'exemple illustré
aux 3-A et 3-B permet d'obtenir les différents mouvements des demi-coupures 206 et
207 qui sont illustrés dans les figures suivantes.
[0033] Ces figures montrent un exemple d'évolution possible des deux demi-coupures 206 et
207 sous l'action du moteur 201, avec les cames 122 et 123 qui viennent d'être mentionnées.
Les figures qui suivent montrent le cache mobile 100 disposé au sein d'un support
400 qui est destiné par ailleurs à maintenir un élément réflecteur et/ou une lentille
du module optique considéré ; avantageusement, le moteur 201 est également maintenu
par le support 400. Le support 400 sert également à fixer le premier axe de rotation
106 et le deuxième axe de rotation 109. Les différentes figures montrent, lorsqu'elles
portent l'extension -A, une vue de face du cache mobile ; lorsqu'elles portent l'extension
-B, une vue de derrière du cache mobile ; et lorsqu'elles portent l'extension -C,
une représentation schématique, en vue de face, du cache mobile 100 disposé sur le
support 400.
[0034] La série de figures 4 montre le cache mobile dans une première configuration 401
correspondant à la production d'un faisceau lumineux de type code. On retrouve une
ligne de coupure 402, définie par la forme supérieure 102, classique pour la réalisation
d'une telle fonction.
[0035] La série de figures 5 montre le cache mobile dans une deuxième configuration 500
correspondant à la production d'un faisceau lumineux de type code progressif, le faisceau
lumineux produit par le module optique ayant une portée sensiblement supérieure à
la portée d'un faisceau de type code. Pour obtenir un tel faisceau lumineux, par rapport
à la position illustrée à la série de figures 4, la première partie 103 a été légèrement
abaissée par rotation autour de l'axe de rotation 106.
[0036] La série de figures 6 montre le cache mobile dans une troisième configuration 600
correspondant à la production d'un faisceau lumineux de type code sélectif, le faisceau
lumineux produit par le module optique ayant une portée qui est inégale latéralement,
avec au moins une portion latérale pour laquelle la portée est moins importante que
pour les autres portions latérales du faisceau produit, tout en conservant son caractère
progressif, avec une portée globale supérieure à la portée d'un faisceau de type code.
Pour obtenir un tel faisceau lumineux, par rapport à la position illustrée à la série
de figures 5, la première partie 103 a été plus sensiblement abaissée par rotation
autour de l'axe de rotation 106.
[0037] La série de figures 7 montre le cache mobile dans une quatrième configuration 700
correspondant à la production d'un faisceau lumineux de type route, le faisceau lumineux
produit par le module optique ayant une portée qui est très importante, les rayons
lumineux produits par la source lumineuse n'étant plus interceptés par le cache mobile.
Pour obtenir un tel faisceau lumineux, par rapport à la position illustrée à la série
de figures 6, la deuxième partie 104 a été sensiblement abaissée par rotation autour
de l'axe de rotation 109.
[0038] D'autres formes de cames permettent d'obtenir d'autres séquences de transition que
celles décrites dans l'exemple en référence aux figures, comme par exemple la réalisation
d'une fonction avec une coupure plate pour obtenir un faisceau à coupure plate pouvant
être utilisé en ville ou lorsque le véhicule est utilisé dans un sens de trafic pour
lequel il n'est pas prévu. Pour obtenir un tel faisceau lumineux, la partie 103 est
remontée au même niveau que la partie 104.
[0039] D'autres formes de coupures permettent d'obtenir des faisceaux plus performant comme
par l'exemple l'ajout d'une plieuse, décrit dans le brevet
EP 2 006 605, permettant d'améliorer les performances en mode progressif et ou sélectif.
[0040] Par ailleurs la réalisation d'un tel module permet de satisfaire à la réalisation
de fonctions AFS comme par exemple le code dit autoroute (ou « motorway » en anglais)
ou le code mauvais temps. (ou « adverse weather » en anglais).
[0041] Pour permettre à un premier véhicule, mettant en oeuvre le procédé selon l'invention,
d'optimiser l'éclairage d'une route sans éblouir un éventuel autre véhicule, il est
bien évidemment nécessaire, dans un premier temps, de déterminer la présence de cet
autre véhicule, et de déterminer sa position instantanée par rapport au véhicule équipé
selon l'invention.
[0042] A cet effet, on prévoit la mise en oeuvre de moyens d'évaluation de position connus,
mettant en oeuvre par exemple une ou plusieurs caméras embarquées dans le véhicule,
associées à des moyens logiciels de traitement d'images.
[0043] Le cache mobile 100 peut avantageusement être disposé simultanément dans un module
optique du projecteur droit du véhicule et dans un module optique du projecteur gauche
du véhicule ; une fois la position du véhicule adverse 101 détectée, chacun des caches
mobiles est alors positionné pour adapter au mieux, sélectivement et progressivement
parlant, le faisceau lumineux produit
[0044] Les sources lumineuses utilisées dans la présente invention peuvent être, de manière
non limitative, des lampes à décharge, des diodes électroluminescentes, ou des lampes
à incandescence.
1. Module optique générant un faisceau lumineux, ledit module optique étant équipé d'au
moins une source lumineuse, produisant une pluralité de rayons lumineux, disposée
au sein d'un réflecteur, ledit module optique comportant notamment un cache mobile
(100), avec un élément (101) apte à réaliser une coupure dans le faisceau lumineux
généré, ledit cache mobile (100) étant apte à évoluer progressivement entre un premier
état (700) dans lequel il n'intercepte substantiellement aucun desdits rayons lumineux,
le faisceau lumineux généré remplissant alors une fonction de type route, et un deuxième
état (401) dans lequel il intercepte une partie desdits rayons lumineux, le faisceau
lumineux généré remplissant alors une fonction faisceau à coupure, notamment de type
code,
caractérisé en ce que l'élément (101) du cache mobile apte à réaliser une coupure (100) comprend une première
partie (103) et une deuxième partie (104), la première partie (103) et la deuxième
partie (104) étant disjointes et mobiles l'une par rapport à l'autre.
2. Module optique selon la revendication précédente caractérisé en ce que l'élément apte à réaliser la coupure (101) du cache mobile (100) présente une zone
de recouvrement (111) de la première partie (103) et de la deuxième partie (104) dans
une région sensiblement centrale (112) dudit élément supérieur (101).
3. Module optique selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que le cache mobile (100) comporte un premier bras d'articulation (113), rattaché par
une extrémité (115) à la première partie (103) de l'élément supérieur (101) pour former
un demi-cache gauche (206), et un deuxième bras d'articulation (114), rattaché par
une extrémité (116) à la deuxième partie (104) de l'élément supérieur (101) pour former
un demi-cache droit (207).
4. Module optique selon la revendication précédente caractérisé en ce que le premier bras d'articulation (113) et la première partie (103) de l'élément supérieur
(101) forment une pièce monobloc.
5. Module optique selon l'une au moins des revendications 3 ou 4 caractérisé en ce que le premier bras d'articulation (113) et le deuxième bras d'articulation (114) présentent
des tailles comparables.
6. Module optique selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première partie (103) et la deuxième partie (104) de l'élément apte à réaliser
la coupure (101) du cache mobile (100) sont mobiles en rotation autour respectivement
d'un premier axe de rotation (106) et d'un deuxième axe de rotation (109), le premier
axe de rotation (106) et le deuxième axe de rotation (109) étant notamment sensiblement
parallèles à l'axe optique du module optique.
7. Module optique selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première (103) et la seconde partie (104) de l'élément apte à réaliser la coupure
sont mues à l'aide de deux cames (122,123) formant une pièce monobloc ou fixées l'une
à l'autre/montées solidairement l'une à l'autre.
8. Module optique selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce qu'il comporte un moteur d'entraînement (121) apte à entraîner en rotation le premier
bras d'articulation (113) et le deuxième bras d'articulation (114) autour respectivement
du premier axe de rotation (106) et du deuxième axe de rotation (109).
9. Module optique selon la revendication précédente caractérisé en ce que le moteur d'entraînement (121) est un moteur de type pas à pas.
10. Module optique selon l'une au moins des revendications 8 ou 9 caractérisé en ce que le moteur d'entraînement (121) entraîne en rotation le premier arbre d'entraînement
(113) et le deuxième arbre d'entraînement (114) par l'intermédiaire respectivement
d'une première came (122) et d'une deuxième came (123), en contact respectivement
avec une extrémité inférieure (117) du premier bras d'articulation (113) et avec une
extrémité inférieure (118) du deuxième bras d'articulation (114).
11. Module optique selon la revendication précédente caractérisé en ce que la première came (122) et la deuxième came (123) forment une pièce monobloc ou sont
fixées l'une à l'autre/montées solidairement l'une à l'autre.
12. Module optique selon l'une au moins des revendications 10 ou 11 caractérisé en ce que la première came (122) et la deuxième came (123) sont entraînées en rotation par
le moteur d'entraînement (121) autour d'un même axe de rotation principal (301).
13. Module optique selon l'une au moins des revendications 10 à 12
caractérisé en ce que au moins une des deux cames (122 ; 123) possède un rail de guidage (302 ; 303) recevant
un pion de guidage (204 ; 205) du bras d'articulation (113 ; 114) avec lequel elle
est en contact.
14. Procédé d'adaptation automatique d'un faisceau lumineux produit par au moins un module
optique selon l'une au moins des revendications précédentes, d'un premier véhicule
automobile circulant sur une route, ledit module optique comportant une source lumineuse
produisant un ensemble de rayons lumineux, un cache mobile (100), avec un élément
(101) apte à réaliser une coupure dans le faisceau lumineux généré, ledit cache mobile
(100) étant apte à évoluer progressivement entre un premier état (700) dans lequel
il n'intercepte substantiellement aucun desdits rayons lumineux, le faisceau lumineux
généré remplissant alors la fonction de type route, et un deuxième état (401) dans
lequel il intercepte une partie desdits rayons lumineux, le faisceau lumineux généré
remplissant alors la fonction de faisceau à coupure, notamment plate ou oblique de
type code,
caractérisé en ce que le procédé comporte les différentes étapes suivantes :
- détecter la présence d'au moins un deuxième véhicule, suivi ou croisé, à ne pas
éblouir ;
- le cas échéant, déterminer une position du deuxième véhicule sur la route ;
- faire évoluer, pour adapter le faisceau lumineux à la position du deuxième véhicule
sur la route, la position du cache mobile (100), notamment au moyen d'un moteur d'entraînement
(121), en provoquant le déplacement d'une première partie (103) et d'une deuxième
partie (104) d'un élément (101), apte à réaliser une coupure dans le faisceau lumineux
généré, du cache mobile (100), la première partie (103) et la deuxième partie (104)
étant disjointes et mobiles l'une par rapport à l'autre.
15. Projecteur de véhicule automobile caractérisé en ce qu'il comporte au moins un module optique selon l'une quelconque des revendications 1
à 13.