[0001] La présente invention concerne un procédé d'alimentation en puissance d'au moins
un inducteur.
[0002] Elle concerne également un appareil de cuisson mettant en oeuvre ce procédé d'alimentation
en puissance.
[0003] De manière générale, la présente invention concerne l'alimentation électrique des
inducteurs d'un appareil de cuisson, et notamment d'une table de cuisson domestique
mettant en oeuvre le chauffage par induction.
[0004] De manière classique, dans ces appareils de cuisson, les inducteurs sont alimentés
respectivement par des onduleurs commandés à une fréquence de travail en fonction
de la puissance de consigne attribuée à chaque inducteur.
[0005] Lorsque la fréquence de travail de l'onduleur est égale à la fréquence de résonance
du circuit résonant formé par l'inducteur et un ustensile de cuisine placé sur celui-ci,
l'inducteur génère dans l'ustensile de cuisine la plus grande puissance possible,
et lorsqu'on commande l'onduleur de façon à éloigner la fréquence de travail de cette
fréquence de résonance, la puissance générée par l'inducteur diminue.
[0006] En fonction du récipient à chauffer disposé sur l'inducteur (taille du récipient,
matériau, position par rapport à l'inducteur), la puissance délivrée par l'inducteur
ou la puissance restituée varie.
[0007] En pratique, comme décrit dans le document
FR 2 783 370, pour asservir la puissance délivrée par l'inducteur à une puissance de consigne,
on mesure la puissance délivrée au niveau de l'inducteur, en mesurant un courant moyen
circulant dans le circuit résonant formé par l'inducteur et le récipient et en multipliant
la valeur du courant moyen par la valeur de la tension d'alimentation.
[0008] Cette puissance restituée est comparée à la puissance de consigne demandée et la
fréquence de travail de l'onduleur est modifiée pour approcher par la valeur de la
puissance restituée par l'inducteur, la valeur de la puissance de consigne.
[0009] Toutefois, ce type de régulation nécessite d'avoir accès à la valeur du courant moyen
circulant dans le circuit résonnant comprenant l'inducteur et le récipient.
[0010] La présente invention a pour but de résoudre les inconvénients précités et de proposer
un procédé d'alimentation en puissance d'au moins un inducteur permettant de connaître
la valeur de la puissance restituée par cet inducteur sans la mesure d'un courant
électrique moyen circulant dans cet inducteur.
[0011] La présente invention vise ainsi selon un premier aspect un procédé d'alimentation
en puissance d'au moins un inducteur associé à un récipient à chauffer et alimenté
par un onduleur commandé par un générateur de fréquence.
[0012] Selon l'invention, le procédé d'alimentation comprend une étape d'analyse d'au moins
un inducteur associé au récipient à chauffer, l'étape d'analyse étant adaptée à déterminer
une fonction entre la puissance instantanée alimentant ledit au moins un inducteur
et la période du signal de découpage généré par le générateur de fréquence commandant
ledit au moins un onduleur, ladite étape d'analyse comprenant des mesures mises en
oeuvre pour un échantillon de valeurs de puissance de consigne attribuées audit au
moins un inducteur.
[0013] Ainsi, grâce à une analyse du comportement du système résonnant formé par l'inducteur
associé à un récipient à chauffer, il est possible de prévoir le comportement du système,
c'est-à-dire la puissance instantanée au niveau de chaque inducteur en fonction de
la fréquence de travail appliquée à chaque onduleur.
[0014] De préférence, ladite phase d'analyse est mise en oeuvre avant une étape d'alimentation
en puissance dudit au moins un inducteur à une valeur de puissance de consigne sélectionnée.
[0015] Selon une caractéristique préférée de l'invention, l'étape d'analyse est mise en
oeuvre régulièrement pendant l'alimentation en puissance dudit au moins un inducteur
à une valeur de puissance de consigne sélectionnée.
[0016] En renouvelant l'étape d'analyse régulièrement pendant l'alimentation en puissance
d'un inducteur, il est possible de tenir compte de la modification du comportement
du circuit résonnant, et notamment de la dérive en température de la charge inductive
dans le système constitué par l'inducteur et le récipient à chauffer, ou encore de
la position du récipient par rapport à l'inducteur.
[0017] En pratique, l'échantillon de valeurs de puissance de consigne comprend au moins
une valeur de puissance de consigne minimale correspondant à une valeur de puissance
minimale continue admise par l'inducteur et une valeur de puissance de consigne maximale
correspondant à une valeur de puissance maximale continue admise par l'inducteur.
[0018] Il est ainsi possible de connaître le comportement du système inducteur-récipient
et les limites de la plage de fonctionnement.
[0019] De manière avantageuse, l'échantillon comprend en outre au moins une valeur de puissance
de consigne intermédiaire comprise entre la valeur de puissance de consigne minimale
et la valeur de puissance de consigne maximale.
[0020] En pratique, les mesures mises en oeuvre pour un échantillon de valeurs de puissance
de consigne sont adaptées à définir une fonction affine reliant la puissance instantanée
alimentant ledit au moins un inducteur et la période de découpage générée par le générateur
de fréquence commandant ledit au moins un onduleur.
[0021] Il est possible de déterminer la fonction affine reliant la puissance instantanée
alimentant l'inducteur et la période du signal de découpage de l'onduleur associé,
par exemple par une méthode de calcul classique d'approximation d'une droite à partir
d'un échantillonnage de valeurs.
[0022] Dans un mode de réalisation pratique de l'invention, pour alimenter en puissance
deux inducteurs montés en parallèle sur une même phase de puissance d'une alimentation
électrique et alimentés respectivement par deux onduleurs commandés par un même générateur
de fréquence, le procédé d'alimentation comprend l'étape d'analyse mise en oeuvre
sur les inducteurs associés respectivement à des récipients à chauffer, et comporte
une phase d'alimentation en parallèle des deux inducteurs, dans laquelle les deux
inducteurs sont alimentés respectivement par les deux onduleurs commandés à une même
fréquence de travail, la fréquence de travail étant déterminée à partir des fonctions
déterminées lors de l'étape d'analyse, entre la période de découpage générée par le
générateur de fréquence commandant les deux onduleurs et la puissance instantanée
alimentant chaque inducteur, la somme des puissances instantanées alimentant chaque
inducteur pendant la phase d'alimentation en parallèle étant égale à la puissance
maximale fournie par la phase de puissance de l'alimentation électrique.
[0023] En montant les inducteurs en parallèle sur une même phase de puissance d'une alimentation
électrique et en alimentant ces inducteurs par des onduleurs commandés à une même
fréquence de travail au moyen d'un unique générateur de fréquence, on évite la génération
d'interférences entre les inducteurs voisins, susceptibles de créer des bruits audibles
et gênants pour l'utilisateur.
[0024] Grâce à l'étape d'analyse, lorsque les deux inducteurs fonctionnent simultanément,
il est possible de prévoir la répartition de puissance entre ces deux inducteurs montés
en parallèle sur une même phase d'alimentation.
[0025] On peut ainsi optimiser la répartition de puissance en fonction de la fréquence de
travail sur chaque inducteur alimenté simultanément à partir de la même phase de puissance
de l'alimentation électrique.
[0026] En pratique, à l'étape d'analyse, si pour au moins un des deux inducteurs, la puissance
instantanée alimentant l'inducteur mesurée pour une valeur de puissance de consigne
minimale et la puissance instantanée alimentant l'inducteur mesurée pour une valeur
de puissance de consigne maximale sont proches l'une de l'autre, le procédé d'alimentation
en puissance comporte uniquement une phase d'alimentation en alternance des deux inducteurs.
[0027] Selon un second aspect, la présente invention concerne un appareil de cuisson électrique,
et notamment une table de cuisson à induction, comprenant au moins deux foyers de
cuisson comportant respectivement deux inducteurs montés en parallèle sur une même
phase de puissance d'une alimentation électrique et alimentés respectivement par deux
onduleurs.
[0028] Selon l'invention, l'appareil de cuisson électrique comprend une unité de traitement
adaptée à commander à une même fréquence de travail les onduleurs et à mettre en oeuvre
le procédé d'alimentation en puissance des deux inducteurs selon la présente invention.
[0029] Cet appareil de cuisson électrique présente des caractéristiques et avantages analogues
à ceux décrits précédemment en relation avec le procédé d'alimentation en puissance
mis en oeuvre.
[0030] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description
ci-après.
[0031] Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs :
- la figure 1 représente schématiquement un appareil de cuisson conforme à un premier
mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 2 représente schématiquement un appareil de cuisson conforme à un second
mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 3 est un circuit électronique illustrant le montage de deux inducteurs et
de deux onduleurs sur une phase de puissance d'une alimentation électrique ;
- la figure 4 est un algorithme illustrant un procédé d'alimentation en puissance ;
- la figure 5 est un algorithme illustrant une étape d'analyse du procédé d'alimentation
en puissance de la figure 4 ; et
- la figure 6 illustre des courbes montrant la variation de la puissance en fonction
de la période associée à la fréquence de travail.
[0032] On va décrire tout d'abord en référence à la figure 1 un appareil de cuisson selon
un premier mode de réalisation de l'invention.
[0033] Dans cet exemple, l'appareil de cuisson électrique est une table de cuisson à induction
10 comprenant quatre foyers de cuisson F1, F2, F3, F4.
[0034] Chaque foyer de cuisson F1, F2, F3, F4 comporte respectivement un inducteur monté
sur une phase de puissance d'une alimentation électrique 11, typiquement une alimentation
secteur. Classiquement, la table de cuisson est alimentée en 32 ampères pouvant fournir
une puissance maximale de 7200 W à la table de cuisson 10, soit une puissance de 3600
W par phase.
[0035] On notera que chaque inducteur des foyers de cuisson F1, F2, F3, F4 peut en pratique
être réalisé à partir d'une ou plusieurs bobines dans lesquelles circule le courant
électrique.
[0036] Une carte de contrôle et de commande de puissance 12 permet de supporter l'ensemble
des moyens électronique et informatique nécessaires au contrôle de la table de cuisson
10.
[0037] En pratique, des liaisons électriques 13 sont prévues entre cette carte de contrôle
et de commande 12 et chaque foyer de cuisson F1, F2, F3, F4.
[0038] De manière classique, dans une telle table de cuisson, l'ensemble des inducteurs
et la carte de contrôle et de commande 12 sont placés sous une surface plane de cuisson,
généralement réalisée à partir d'une plaque en vitrocéramique.
[0039] Les foyers de cuisson peuvent en outre être identifiés par une sérigraphie en vis-à-vis
des inducteurs placés sous la surface de cuisson.
[0040] Finalement, la table de cuisson 10 comporte également des moyens de commande et d'interface
14 avec l'utilisateur permettant notamment à l'utilisateur de commander en puissance
et en durée le fonctionnement de chaque foyer F1, F2, F3, F4.
[0041] La structure d'une telle table de cuisson et le montage des inducteurs n'ont pas
besoin d'être décrits plus en détail ici.
[0042] On a illustré également à la figure 2 un deuxième mode de réalisation d'un appareil
de cuisson conforme à l'invention.
[0043] Cette table de cuisson présente des caractéristiques semblables et portant les mêmes
références numériques que la table de cuisson illustrée à la figure 1.
[0044] Contrairement au mode de réalisation à quatre foyers de la figure 1, le mode de réalisation
de la figure 2 comporte uniquement trois foyers, des foyers F1, F2 identiques à ceux
décrits précédemment, et un foyer double F5 de plus grande dimension.
[0045] Ce foyer double F5 est généralement constitué d'un inducteur central et d'un inducteur
annulaire.
[0046] L'inducteur central est mis en fonctionnement de manière isolée lorsqu'un récipient
de petite dimension est posé sur le foyer F5 et les deux inducteurs sont mis en fonctionnement
simultanément en cas de récipient de taille supérieure.
[0047] Dans les deux modes de réalisation illustrés aux figures 1 et 2, les inducteurs de
chaque foyer sont montés deux à deux en parallèle sur une même phase de puissance
de l'alimentation électrique.
[0048] Ainsi, dans le mode de réalisation illustré à la figure 1, les inducteurs associés
aux deux premiers foyers F1, F2 sont montés en parallèle sur une première phase de
puissance de l'alimentation électrique, et les inducteurs associés aux deux autres
foyers F3, F4 sont montés en parallèle sur la deuxième phase de puissance de l'alimentation
électrique.
[0049] De même, à la figure 2, les inducteurs associés aux deux premiers foyers F1, F2 sont
montés en parallèle sur une première phase de l'alimentation électrique, et les inducteurs
concentriques associés au foyer F5 sont montés en parallèle sur une deuxième phase
de puissance de l'alimentation électrique.
[0050] On va décrire le montage par paire de ces inducteurs en référence à la figure 3.
[0051] On a illustré ainsi à la figure 3 deux inducteurs I1, I2 pouvant correspondre aux
inducteurs des foyers F1, F2, ou des foyers F3, F4, ou du foyer F5.
[0052] Comme bien illustré à la figure 3, ces deux inducteurs I1, I2 sont montés en parallèle
sur une phase de puissance de l'alimentation électrique et commandés respectivement
par deux onduleurs 31, 32.
[0053] Chaque inducteur I1, I2 est monté en parallèle avec un condensateur C1, C2.
[0054] L'inducteur I1, I2 et le condensateur C1, C2 forment alors un circuit résonnant dont
la fréquence de résonance varie en fonction du récipient disposé au-dessus de l'inducteur
I1, I2.
[0055] Chaque onduleur 31, 32 peut fonctionner à partir de tout moyen de commutation électronique,
et par exemple, à partir d'un interrupteur de type transistor commandé en tension,
connu sous l'appellation IGBT (acronyme du terme anglais "
Insulated Gate Bipolar Transistor"). Cet interrupteur est associé à une diode de roue libre.
[0056] Un tel onduleur est utilisé de manière classique dans une table de cuisson à induction
et n'a pas besoin d'être décrit plus en détail ici.
[0057] De manière classique, chaque onduleur 31, 32 est commandé en fréquence F
T1, F
T2.
[0058] Cette commande de fréquence est gérée par une unité de traitement 33. Cette unité
de traitement 33 est adaptée à commander un générateur de fréquence 34.
[0059] Ainsi, l'unité de traitement 33 est adaptée à commander la fréquence F
T1, F
T2 à laquelle les transistors des onduleurs 31, 32 sont conducteurs ou se bloquent.
[0060] On a illustré également à la figure 3 des moyens de mesure 35, 36 adaptés respectivement
à mesurer le courant circulant entre chaque onduleur 31, 32 et les inducteurs associés
I1, I2.
[0061] Ces moyens de mesure 35, 36 permettent notamment de mesurer le courant crête Imax1,
Imax2 et le courant commuté Icom1, Icom2 en sortie de chaque onduleur 31, 32.
[0062] En particulier, le courant crête Imax est déduit à partir du courant instantané circulant
dans chaque onduleur 31, 32.
[0063] De même, le courant de commutation Icom, courant pour lequel l'interrupteur ou la
diode de roue libre qui lui est associée devient conducteur, est également déduit
du courant instantané mesuré en sortie de l'onduleur.
[0064] La détermination du courant crête Imax et du courant de commutation Icom est connue
et n'a pas besoin d'être décrite plus en détail ici.
[0065] Elle est notamment décrite dans le document
US 4 847 746.
[0066] On va décrire à présent en référence aux figures 4 à 6 le procédé d'alimentation
en puissance d'un inducteur conformément à l'invention.
[0067] Cet algorithme va être décrit pour un inducteur I, cet inducteur I pouvant être l'un
ou l'autre des inducteurs I1, I2 décrits précédemment en référence à la figure 3.
[0068] De manière générale, le procédé d'alimentation en puissance de l'inducteur I est
mis en oeuvre pour chauffer un récipient placé sur cet inducteur I à une puissance
de consigne Pd demandée par l'utilisateur.
[0069] Après une étape d'acquisition E40 d'une puissance de consigne Pd, le procédé d'alimentation
en puissance comporte une étape E41 de détection de récipient placé en vis-à-vis de
l'inducteur I.
[0070] Les moyens mis en oeuvre dans une table à induction pour détecter la présence d'un
récipient en vis-à-vis d'un inducteur sont bien connus et n'ont pas besoin d'être
décrits en détail ici.
[0071] En particulier, cette détection de récipient peut être mise en oeuvre à partir de
l'analyse par l'unité de traitement 33 d'un courant circulant dans l'inducteur I.
[0072] Une étape de test E42 permet de déterminer la présence ou non d'un récipient.
[0073] Dans la négative, une étape d'incrémentation E43 d'un compteur et de comparaison
E44 de la valeur du compteur avec une valeur limite VI permet de manière classique
de réitérer les étapes de détection de récipient E41 et de test E42 après l'écoulement
d'une période de temps prédéterminée.
[0074] Si à l'issue de l'étape de test E42, un récipient est détecté, le procédé d'alimentation
en puissance comprend une étape d'analyse de l'inducteur I associé au récipient à
chauffer afin de déterminer une fonction reliant la puissance instantanée P alimentant
l'inducteur I et la période du signal de découpage T généré par le générateur de fréquence
34 commandant les onduleurs 31, 32.
[0075] Cette étape d'analyse E45 est mise en oeuvre avant une étape d'alimentation en puissance
E46 de l'inducteur I à la valeur de puissance de consigne sélectionnée Pd.
[0076] Grâce à la fonction déterminée lors de l'étape d'analyse E45, l'alimentation en puissance
de l'inducteur I à une puissance de consigne Pd est mise en oeuvre en déterminant
la période du signal de découpage T généré par le générateur de fréquence 34 à partir
de la fonction reliant cette période du signal de découpage T à la puissance instantanée
P alimentant l'inducteur I.
[0077] De préférence, l'étape d'analyse E45 est mise en oeuvre régulièrement pendant l'alimentation
en puissance de l'inducteur I à la valeur de puissance de consigne sélectionnée Pd.
[0078] Cette mise en oeuvre périodique de l'étape d'analyse E45 peut être gérée de manière
pratique par un compteur.
[0079] Après une première étape d'analyse E45 mise en oeuvre avant l'étape d'alimentation
E46, une étape d'incrémentation E47 d'un compteur est mise en oeuvre.
[0080] Une étape de test E48 permet de vérifier si la valeur de ce compteur a atteint ou
non une seconde valeur limite VI'.
[0081] Dans la négative, l'étape d'incrémentation E47 est réitérée.
[0082] A titre d'exemple non limitatif, le procédé d'alimentation en puissance est adapté
à mettre en oeuvre une étape d'analyse E45 toutes les deux minutes de fonctionnement
du système inducteur-récipient.
[0083] On notera en particulier que lorsque l'inducteur I est alimenté en alternance sur
une période de temps, l'étape d'analyse E45 est mise en oeuvre périodiquement en fonction
du temps cumulé de fonctionnement du système inducteur-récipient.
[0084] Ainsi, à titre d'exemple, si l'inducteur I fonctionne en alternance 50% du temps
réel, l'étape d'analyse E45 dans l'exemple précédent sera mise en oeuvre, périodiquement,
toutes les 4mn.
[0085] Lorsqu'à l'issue de l'étape de test E48, la valeur du compteur a atteint la seconde
valeur limite VI', l'étape d'analyse E45 est réitérée.
[0086] On va décrire à présent plus en détail l'étape d'analyse E45, notamment en référence
aux figures 5 et 6.
[0087] L'étape d'analyse E45 comporte tout d'abord une phase préliminaire E45a dans laquelle
la période de découpage T générée par le générateur de fréquence 34 commandant un
des onduleurs 31, 32 pour alimenter l'inducteur I est augmentée progressivement jusqu'à
l'apparition d'un courant de commutation Icom aux bornes de l'onduleur 31, 32.
[0088] Cette phase préliminaire E45a a pour but de connaître la relation entre la valeur
de la puissance instantanée P alimentant l'inducteur I et une mesure du courant crête
Imax.
[0089] Cette solution présente l'avantage de permettre par la suite, par une mesure du courant
crête Imax circulant dans chaque onduleur 31, 32, d'en déduire la puissance instantanée
P alimentant l'inducteur I.
[0090] Bien entendu, cette phase préliminaire E45a pourrait être supprimée dès lors que
l'unité de traitement 33 est adaptée à connaître la valeur de la puissance instantanée
P alimentant l'inducteur I à partir de n'importe quel autre type de moyen de mesure
traditionnel.
[0091] En revenant à la phase préliminaire E45a, on rappelle que le comportement de l'onduleur
31, 32 dépend du type de récipient utilisé, de telle sorte que la valeur du courant
de communication Icom et la valeur du courant crête Imax dépendent notamment du type
de récipient utilisé.
[0092] Les récipients utilisables varient notamment en terme de matériaux (aluminium, tôle
émaillée, acier inoxydable de type variable, fonte, aluminium associé à une tôle en
inox).
[0093] Par ailleurs, les dimensions des récipients utilisables peuvent également être variables,
et par exemple pour des récipients cylindriques, être comprises entre 12 et 24 cm
de diamètre.
[0094] En analysant ainsi pour des types et des dimensions variables de récipients l'apparition
du courant de commutation Icom et la valeur du courant crête Imax et la relation existant
entre la puissance instantanée P et la valeur du courant crête Imax circulant dans
l'inducteur I, il est possible de déterminer de manière expérimentale des coefficients
reliant de manière univoque ces valeurs. Ces coefficients sont déterminés en usine
et mémorisés dans l'unité de traitement 33.
[0095] Lors de la phase préliminaire E45a, en mesurant le courant de commutation Icom et
le courant crête Imax circulant dans l'inducteur I on peut trouver de manière univoque
la puissance instantanée P alimentant le système inducteur-récipient à partir des
coefficients mémorisés.
[0096] Une fois la phase préliminaire E45a réalisée, l'étape d'analyse E45 comporte une
phase d'analyse E45b adaptée à déterminer une fonction entre la puissance instantanée
P alimentant l'inducteur I et la période de découpage T générée par le générateur
de fréquence 34.
[0097] On notera que dans cette phase d'analyse E45b, la valeur de la puissance instantanée
P alimentant l'inducteur I peut être déduite directement de la mesure du courant crête
Imax circulant dans l'inducteur I grâce à la relation reliant ces deux valeurs identifiées
lors de la phase préliminaire E45a de l'étape d'analyse E45.
[0098] La phase d'analyse E45b pour déterminer la courbe reliant la puissance instantanée
P alimentant le système inducteur-récipient à la période de découpage T permet d'anticiper
le comportement de ce système inducteur-récipient en fonction de la période de découpage
T appliquée aux onduleurs 31, 32.
[0099] Le procédé d'alimentation comporte tout d'abord une phase d'analyse du système inducteur-récipient
pour des valeurs de puissance de consigne comprenant au moins une valeur de puissance
de consigne minimale Pmin correspondant à une valeur de puissance minimale continue
PminCont admise par l'inducteur I et une valeur de puissance de consigne maximale
Pmax correspondant à une valeur de puissance maximale continue PmaxCont admise par
l'inducteur I.
[0100] La puissance minimale continue admise PminCont sur chaque inducteur I dépend en particulier
de l'onduleur 31, 32 alimentant cet inducteur I, et notamment du fonctionnement de
l'interrupteur IGBT, c'est-à-dire de ses possibilités de commutation.
[0101] La valeur de la puissance minimale continue admise PminCont peut être comprise entre
600 et 1800 W en fonction de la température de fonctionnement, du type de récipient
et de sa taille, et de la dimension de l'inducteur.
[0102] On fixe ainsi dans une première étape d'échantillonnage E51, la valeur de la puissance
de consigne minimale Pmin à une valeur standard de puissance minimale continue admise
PminCont, ici égale à 1400 W.
[0103] Une étape de test E52 est adaptée à vérifier si la puissance de consigne minimale
Pmin est atteinte.
[0104] Dans la négative, une étape de temporisation E53 est mise en oeuvre pour attendre
une nouvelle période de secteur pour réaliser l'asservissement par l'unité de traitement
33 au niveau de la fréquence de travail F
T1, F
T2 commandant l'onduleur 31, 32 alimentant l'inducteur I.
[0105] La période secteur correspond à la périodicité du courant alternatif alimentant l'appareil
de cuisson électrique.
[0106] A l'étape de test E52, la valeur de la puissance instantanée P, alimentant le système
inducteur-récipient est mesurée grâce à la valeur du courant crête Imax circulant
dans l'inducteur I.
[0107] Lorsque la valeur de la puissance instantanée P atteint la valeur de puissance de
consigne minimale Pmin, une étape de test E54 est adaptée à vérifier si le courant
de commutation Icom est toujours présent au niveau de l'onduleur 31, 32 alimentant
l'inducteur I.
[0108] Dans l'affirmative, une étape de réglage E55 est adaptée à diminuer la valeur de
puissance de consigne minimale Pmin et les étapes E52 à E54 sont réitérées.
[0109] A l'issue de l'étape de test E54, si le courant de commutation Icom n'est plus présent,
c'est-à-dire que la diode de l'onduleur 31, 32 ne conduit plus, on considère que la
valeur de puissance de consigne minimale Pmin est égale à la valeur de puissance minimale
continue admise PminCont en deçà de laquelle le système inducteur-récipient ne peut
pas fonctionner.
[0110] Une étape de mémorisation E56 est adaptée alors à mémoriser le couple de la puissance
de consigne minimale Pmin associée à la période du signal de découpage Tmin.
[0111] Une seconde étape d'échantillonnage E57 est mise en oeuvre pour une valeur de puissance
de consigne maximale Pmax correspondant à la valeur de puissance maximale continue
admise PmaxCont par l'inducteur I.
[0112] Cette puissance maximale continue admise PmaxCont dépend également des composants
des onduleurs 31, 32, et notamment de l'interrupteur IGBT.
[0113] A titre d'exemple, cette puissance maximale continue admise PmaxCont peut être de
l'ordre de 2300 W.
[0114] Une étape de temporisation E58 est mise en oeuvre pour attendre une nouvelle période
secteur pour mettre en oeuvre l'asservissement au niveau de l'unité de traitement
33 à la puissance de consigne maximale Pmax.
[0115] Une étape de test E59 est adaptée à vérifier que la période du signal de découpage
T appliqué à l'onduleur 31, 32 est bien inférieure à une valeur maximale Tdmax.
[0116] En particulier, la période du signal de découpage T doit être comprise dans une plage
de périodes prédéterminées, comprise entre Tdmin et Tdmax.
[0117] A titre d'exemple non limitatif, la période minimale Tdmin peut être sensiblement
égale à 1/38 kHz et la période maximale Tdmax peut être sensiblement égale à 1/28
kHz.
[0118] Dans la négative, une étape de sécurité E60 est mise en oeuvre, afin notamment de
vérifier que les valeurs maximales autorisées sur le courant crête Imax ne sont pas
atteintes.
[0119] De même, dans la négative, on vérifie dans une étape de test E61 par la mesure du
courant crête Imax circulant dans l'inducteur I, et déduction de la puissance instantanée
P alimentant le système, si la valeur de consigne maximale Pmax est atteinte.
[0120] Dans la négative, l'étape de temporisation E58 est réitérée, ainsi que les étapes
E59 à E61.
[0121] Si la valeur de la période maximale Tdmax est atteinte à l'issue de l'étape de test
E59, ou si une limite de sécurité est atteinte à l'étape de sécurité E60, ou encore
que la puissance de consigne maximale Pmax est atteinte à l'issue de l'étape de test
E61, une étape de mémorisation E62 est adaptée à mémoriser la puissance de consigne
maximale Pmax et la période du signal de découpage associée Tmax.
[0122] Ces étapes E51 à E62 de l'étape d'analyse E45 permettent de déterminer les limites
de fonctionnement du système inducteur-récipient, et notamment de connaître la plage
de puissance P pouvant alimenter ce système.
[0123] A l'issue de l'étape de mémorisation E62, une étape de comparaison E63 permet de
vérifier si la valeur de puissance maximale Pmax et la valeur de puissance minimale
Pmin déterminées précédemment sont proches l'une de l'autre.
[0124] En pratique, on compare la différence Pmax - Pmin à une valeur de seuil X, par exemple
égale à 200 W.
[0125] Dans l'affirmative, le récipient associé à l'inducteur I présente une faible dynamique
de puissance instantanée P et l'étape d'analyse E45b est terminée.
[0126] Cette caractérisation du système inducteur-récipient a des répercussions sur le type
d'alimentation possible de ce système comme cela sera décrit ultérieurement.
[0127] Comme bien illustré à la figure 6, la fonction reliant la puissance instantanée P
alimentant l'inducteur I et la période du signal découpage T générée par le générateur
de fréquences 34 commandant l'onduleur 31, 32 est ici, à titre d'exemple non limitatif,
une fonction affine, représentée par une droite.
[0128] La détermination des couples Pmin, Tmin et Pmax, Tmax permet en principe de déterminer
une telle fonction affine reliant la puissance instantanée P et la période du signal
de découpage T.
[0129] Toutefois, dans la négative à l'issue de l'étape de comparaison E63, afin d'obtenir
une meilleure fiabilité de cette étape d'analyse E45, elle comprend en outre des mesures
mises en oeuvre pour un échantillon de valeurs de puissance de consigne comprenant,
outre la valeur de puissance de consigne minimale Pmin et la valeur de puissance de
consigne maximale Pmax, au moins une valeur de puissance de consigne intermédiaire
comprise entre la valeur de puissance de consigne minimale Pmin et la valeur de puissance
de consigne maximale Pmax.
[0130] Dans ce mode de réalisation, une étape de calcul E65 permet de déterminer deux valeurs
de puissance de consigne intermédiaires Pi1, Pi2.
[0131] Par exemple :

et

[0132] La connaissance des mesures de la puissance instantanée P et de la période du signal
de découpage T pour un échantillon de quatre valeurs permet de déterminer de manière
fiable la droite de variation entre la puissance instantanée P et la période du signal
de découpage T.
[0133] Toute méthode de détermination d'une telle droite, et par exemple par régression
linéaire, peut être appliquée.
[0134] En pratique, une étape d'échantillonnage E66 permet de fixer la valeur de puissance
de consigne à une première valeur de puissance de consigne intermédiaire Pi1.
[0135] Une étape de temporisation E67 est adaptée à attendre une nouvelle période secteur
pour mettre en oeuvre l'asservissement au niveau de la commande de l'onduleur 31,
32.
[0136] Une étape de test E68 est adaptée comme précédemment à vérifier si la valeur de puissance
de consigne intermédiaire Pi1 est atteinte.
[0137] Dans la négative, on réitère les étapes de temporisation E67 et de test E68.
[0138] Si à l'issue de l'étape de test E68, la puissance P mesurée à l'aide de la valeur
du courant crête Imax circulant dans l'inducteur I, est égale à la puissance de consigne
intermédiaire Pi1, une étape de mémorisation E69 est adaptée à mémoriser le couple
de puissance instantanée Pi1 et de période du signal de découpage associée Ti1.
[0139] Une période d'échantillonnage E70 permet ensuite de fixer la valeur de la puissance
de consigne à la seconde valeur de puissance de consigne intermédiaire Pi2, des étapes
analogues de temporisation E71 et de test E72 étant mises en oeuvre de manière analogue
aux étapes de temporisation E67 et de test E68.
[0140] Si à l'issue de l'étape de test E72, la valeur de la puissance instantanée P atteint
la valeur de la seconde puissance de consigne intermédiaire Pi2, une étape de mémorisation
E73 est adaptée à mémoriser le couple de puissance Pi2 et de période du signal de
découpage associée Ti2.
[0141] Une étape de calcul E74 permet de déterminer les paramètres A et B de la fonction
affine reliant la puissance instantanée P à la période du signal de découpage T selon
la formule :

[0142] On a illustré à la figure 6 des exemples de fonctions affines reliant la puissance
instantanée alimentant chaque système inducteur-récipient et la période du signal
de découpage T, en fonction du type de récipients R1 à R6.
[0143] La phase d'analyse E45b est alors achevée pour ce système inducteur-récipient lorsque
la fonction affine est ainsi déterminée.
[0144] Bien entendu, l'étape d'analyse E45 est mise en oeuvre indépendamment sur les différents
systèmes inducteur-récipient dès lors qu'un récipient est détecté en vis-à-vis d'un
inducteur I de l'appareil de cuisson électrique.
[0145] Bien que les courbes ont été illustrées sur des plages de puissance importantes,
en fonctionnement, la puissance instantanée P admise sur chaque inducteur I doit rester
entre les valeurs de puissance minimale continue PminCont et de puissance maximale
continue PmaxCont déterminée comme indiqué précédemment.
[0146] Le procédé d'alimentation décrit précédemment peut être adapté à alimenter en puissance
à deux puissances de consigne P1d, P2d deux inducteurs I1, I2 montés en parallèle
sur la même phase de puissance et alimentés par les deux onduleurs 31, 32 commandés
par le générateur de fréquence 34. Une étape d'analyse E45 est mise en oeuvre alors
sur les deux systèmes inducteurs I1, I2 associés respectivement à des récipients à
chauffer.
[0147] Ce procédé d'alimentation peut alors comporter une phase d'alimentation en parallèle
des deux inducteurs I1, I2 dans laquelle les deux inducteurs I1, I2 sont alimentés
respectivement par les deux onduleurs 31, 32 commandés à une même fréquence de travail
F
T = F
T1 = F
T2.
[0148] Comme bien illustré à la figure 6, l'étape d'analyse E45 permet de déterminer si
deux systèmes inducteurs-récipients admettent un fonctionnement en parallèle, c'est-à-dire
s'il est possible de commander à une même fréquence de travail F
T, et donc à une même période du signal de découpage T égale à T
p, deux onduleurs 31, 32 de manière à obtenir en parallèle deux puissances instantanées
P1 p, P2p comprises dans la plage de fonctionnement de chaque système inducteur-récipient.
[0149] En particulier, si à l'issue de l'étape E63 de l'étape d'analyse E45, les valeurs
de puissance maximale Pmax et minimale Pmin sont très proches l'une de l'autre, c'est-à-dire
que la courbe illustrée à la figure 6 est un segment de droite de toutes petites dimensions,
voire est réduite à un point, le fonctionnement de ce système en parallèle avec un
autre système inducteur-récipient ne sera pas possible.
[0150] Dans ce cas, seule une alimentation selon un mode alterné des deux onduleurs 31,
32 peut être mise en oeuvre.
[0151] Si une phase d'alimentation en parallèle est possible sur les deux inducteurs I1,
I2 associés aux récipients, la fréquence de travail F
T est déterminée à partir des fonctions déterminées lors de l'étape d'analyse E45 décrite
précédemment, reliant la période du signal de découpage T
p généré par le générateur de fréquence 34 commandant les deux onduleurs 31, 32 et
la puissance instantanée P1p, P2p alimentant chaque inducteur I1, I2, la somme des
puissances instantanées P1p, P2p alimentant chaque inducteur I1, I2 pendant le mode
parallèle étant égale à la puissance maximale fournie par la phase de puissance de
l'alimentation électrique.
[0152] Ainsi, en mode parallèle, la puissance totale consommée est asservie par la puissance
fournie par l'alimentation secteur, et par exemple, est égale à 3600 W.
[0153] Lorsque les deux inducteurs I1, I2 sont alimentés en parallèle, c'est-à-dire simultanément,
la somme des puissances instantanées P1 p, P2p répartie sur chaque inducteur I1, I2
correspond à la puissance absorbée sur le réseau :

[0154] En revanche, chaque puissance P1p et P2p n'est pas forcément égale bien que la fréquence
de travail F
T des onduleurs 31, 32, correspondant à une période du signal de découpage T
p, soit identique.
[0155] Grâce à l'étape d'analyse E45 décrite précédemment, on connaît la relation linéaire
reliant la puissance instantanée P1p, P2p pour chaque inducteur I1, I2 à la période
du signal de découpage T
p selon les équations suivantes :

[0156] On peut ainsi calculer la valeur de la période du signal de découpage T
p par connaissance des coefficients A1, B1, A2, B2 déterminés lors de l'étape d'analyse
E45 des récipients.
[0157] On compare ensuite la période du signal de découpage T
p lors d'un fonctionnement parallèle à la valeur minimale Tmin autorisée pour la période
du signal de découpage T et à la valeur maximale Tmax autorisée pour la période du
signal de découpage T.
[0158] Si la période du signal de découpage T
p en parallèle n'est pas supérieure à la valeur minimale autorisée Tmin et inférieure
à la valeur maximale autorisée Tmax, le mode parallèle ne peut pas être mis en oeuvre
et, une phase d'alimentation en alternance des deux inducteurs I1, I2 est mise en
oeuvre.
[0159] Toutefois, cette alimentation en alternance ne permettra pas d'atteindre la puissance
de consigne P1d, P2d sur chaque inducteur I1, I2.
[0160] En revanche, si la période du signal de découpage T
p en parallèle est comprise entre la valeur minimale Tmin et la valeur maximale Tmax
autorisées pour la période du signal de découpage T, on détermine pour les deux inducteurs
I1, I2 la puissance instantanée P1p, P2p sur cet inducteur I1, I2 en fonction de la
caractérisation du récipient décrite précédemment :

[0161] La connaissance des puissances instantanées P1p, P2p alimentant chaque inducteur
I1, I2 fonctionnant en parallèle à partir d'une même période du signal de découpage
T
p permet de gérer sur une période programme Tprog la puissance moyenne restituée P1m,
P2m au niveau de chaque récipient.
[0162] La période programme Tprog est une succession de périodes secteur.
[0163] La norme électrique EN-61000-3-3 (norme Flicker) fixe pour le réseau électrique d'alimentation
un nombre maximal de variations de la tension par minute en fonction de l'amplitude
de cette variation.
[0164] Selon cette norme électrique, le nombre de périodes secteur qui constituent la période
programme Tprog est déterminé en fonction de l'écart de puissance existant sur la
période programme Tprog, qui doit rester en conformité avec la norme Flicker.
[0165] On peut considérer une période programme Tprog de longueur suffisamment longue, et
par exemple égale à quinze secondes, susceptible de convenir pour un écart de puissance
important de l'ordre de 1800 Watts.
[0166] La puissance moyenne P1 m, P2m restituée pendant la période programme Tprog par les
inducteurs I1, I2 associés respectivement à des récipients à chauffer est déterminée
en multipliant la durée Np de la phase d'alimentation en parallèle par la valeur des
puissances instantanées P1p, P2p.
[0167] La durée Np de la phase d'alimentation en parallèle est déterminée de sorte que les
puissances moyennes P1m, P2m délivrées par les inducteurs I1, I2 soient proches des
valeurs de puissances de consigne P1d, P2d associées respectivement aux deux inducteurs
I1, I2 et demandées par l'utilisateur.
[0168] En revenant à la figure 6, on notera par exemple qu'il est possible de faire fonctionner
en parallèle un récipient R1 (courbe triangle blanc) avec un récipient R4 (courbe
rond noir). Dans ce cas, il est également nécessaire que la somme des puissances instantanées
P1p, P2p sur chaque inducteur I1, I2 ne dépasse pas la puissance maximale fournie
par la phase de l'alimentation secteur, ici égale à 3600 W.
[0169] En revanche, une phase d'alimentation en parallèle ne peut être mise en oeuvre pour
un récipient R2 (courbe carré blanc) et un récipient R6 (courbe losange noir).
[0170] En effet, pour une période du signal de découpage T
p donnée, au moins une des puissances instantanées P1p, P2p peut se retrouver en dehors
des limites de puissances autorisées, comprises par exemple entre 1400 et 2300 Watts.
[0171] En outre, il est possible que pour certains récipients, et notamment dans l'exemple
illustré à la figure 6, pour un récipient R7, que la droite reliant la puissance instantanée
P à la période du signal de découpage T soit située en dehors de la plage de puissances
autorisée.
[0172] Ce type de récipient ne pourra être alimenté qu'à faible puissance.
[0173] La présente invention permet ainsi de caractériser un système inducteur-récipient
et de connaître la puissance instantanée P alimentant ce système en fonction de la
période du signal de découpage commandant l'onduleur associé.
[0174] Bien que la description précédente ait été illustrée pour une structure de commande
comprenant un seul interrupteur IGBT, elle peut aussi être mise en oeuvre sur une
structure d'alimentation en demi-pont ou un montage en pont complet des inducteurs.
[0175] Grâce à cette caractérisation, il est possible de connaître le comportement en puissance
de deux inducteurs I1, I2 fonctionnant en parallèle et commandés par une même période
du signal de découpage T
p.
[0176] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation
décrits précédemment.
[0177] En particulier, la fonction reliant la puissance instantanée P et la période du signal
de découpage T peut être quelconque, l'invention n'étant pas limitée à une fonction
affine.
1. Procédé d'alimentation en puissance d'au moins un inducteur (I, I1, I2) associé à
un récipient à chauffer (R1-R6) et alimenté par un onduleur (31, 32) commandé par
un générateur de fréquence (34), caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'analyse (E45) dudit au moins un inducteur (I1, I2) associé
audit récipient à chauffer (R1-R6), ladite étape d'analyse (E45) étant adaptée à déterminer
une fonction entre la puissance instantanée (P) alimentant ledit au moins un inducteur
(I) et la période du signal de découpage (T) généré par ledit générateur de fréquence
(34) commandant ledit onduleur (31,32), ladite étape d'analyse (E45) comprenant des
mesures mises en oeuvre pour un échantillon de valeurs de puissance de consigne (Pmin,
Pmax, Pi1, Pi2) attribuées audit au moins un inducteur (I, I1, I2).
2. Procédé d'alimentation conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que ladite étape d'analyse (E45) est mise en oeuvre avant une étape d'alimentation en
puissance (E46) dudit au moins un inducteur (I, I1, I2) à une valeur de puissance
de consigne sélectionnée (Pd, P1d, P2d).
3. Procédé d'alimentation conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite étape d'analyse (E45) est mise en oeuvre régulièrement pendant l'alimentation
en puissance dudit au moins un inducteur (I, I1, I2) à une valeur de puissance de
consigne sélectionnée (Pd, P1d, P2d).
4. Procédé d'alimentation conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'échantillon de valeurs de puissance de consigne comprend au moins une valeur de
puissance de consigne minimale (Pmin) correspondant à une valeur de puissance minimale
continue admise (PminCont) par ledit inducteur (I, I1, I2) et une valeur de puissance
de consigne maximale (Pmax) correspondant à une valeur de puissance maximale continue
admise (PmaxCont) par ledit inducteur (I, I1, I2).
5. Procédé d'alimentation conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que l'échantillon comprend en outre au moins une valeur de puissance de consigne intermédiaire
(Pi1, Pi2) comprise entre ladite valeur de puissance de consigne minimale (Pmin) et
ladite valeur de puissance de consigne maximale (Pmax).
6. Procédé d'alimentation conforme à l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdites mesures mises en oeuvre pour un échantillon de valeurs de puissance de consigne
(Pmin, Pmax, Pi1, Pi2) sont adaptées à définir une fonction affine reliant la puissance
instantanée (P) alimentant ledit au moins un inducteur (I, I1, I2) et la période du
signal de découpage (T) généré par le générateur de fréquence (34) commandant ledit
au moins un onduleur (31, 32).
7. Procédé d'alimentation conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'étape d'analyse (E45) comprend en outre une phase préliminaire (E45a) dans laquelle
la période du signal de découpage (T) généré par le générateur de fréquence (34) commandant
ledit au moins un onduleur (31, 32) est augmentée progressivement jusqu'à l'apparition
d'un courant de commutation (Icom) aux bornes dudit au moins un onduleur (31, 32).
8. Procédé d'alimentation conforme à l'une des revendications 1 à 7, pour alimenter en
puissance deux inducteurs (I1, I2) montés en parallèle sur une même phase de puissance
d'une alimentation électrique et alimentés respectivement par deux onduleurs (31,
32) commandés par un même générateur de fréquence (34), caractérisé en ce qu'il comprend ladite étape d'analyse (E45) mise en oeuvre sur lesdits inducteurs (I1,
I2) associés respectivement à des récipients à chauffer (R1-R6), et en ce qu'il comporte une phase d'alimentation en parallèle desdits deux inducteurs (I1, I2),
dans laquelle lesdits deux inducteurs (I1, I2) sont alimentés respectivement par lesdits
deux onduleurs (31, 32) commandés à une même fréquence de travail (FT), ladite fréquence de travail (FT) étant déterminée à partir desdites fonctions déterminées lors de ladite étape d'analyse
(E45) entre la période du signal de découpage (T) généré par le générateur de fréquence
(34) commandant lesdits deux onduleurs (31, 32) et la puissance instantanée (P) alimentant
chaque inducteur (I1, I2), la somme des puissances instantanées (P1p, P2p) alimentant
chaque inducteur (I1, I2) pendant la phase d'alimentation en parallèle étant égale
à la puissance maximale fournie par ladite phase de puissance de l'alimentation électrique.
9. Procédé d'alimentation conforme à la revendication 8, caractérisé en ce qu'à ladite étape d'analyse (E45), si pour au moins un desdits deux inducteurs (I1, I2),
une valeur de puissance de consigne minimale (Pmin) et une valeur de puissance de
consigne maximale (Pmax) sont proches l'une de l'autre, le procédé d'alimentation
en puissance comporte uniquement une phase d'alimentation en alternance desdits deux
inducteurs (I1, I2).
10. Appareil de cuisson électrique, et notamment table de cuisson à induction (10), comprenant
au moins deux foyers de cuisson (F1, F2, F3, F4, F5) comportant respectivement deux
inducteurs (I1, I2) montés en parallèle sur une même phase de puissance d'une alimentation
électrique et alimentés respectivement par deux onduleurs (31, 32), caractérisé en ce qu'il comprend une unité de traitement (33) adaptée à commander à une même fréquence
de travail (FT) lesdits onduleurs (31, 32) et à mettre en oeuvre le procédé d'alimentation en puissance
des deux inducteurs (I1, I2) conforme à l'une des revendications 1 à 9.