[0001] La présente invention concerne une méthode et un dispositif d'accélération gazodynamique
de matériaux en poudre en vue de l'utilisation dans la mécanique et d'autres domaines
industriels pour former des revêtements fonctionnels apportant des propriétés différentes
sur les surfaces traitées. En outre, la présente invention peut être mise en oeuvre
dans les procédés utilisant les impacts à haute vitesse entre des particules de poudre
et une surface de substrat tels que le sablage des surfaces, le morcèlement/granulation
de particules de poudre, etc.
[0002] On connait déjà des systèmes de projection gazodynamique des matériaux en poudre.
[0003] Le document
RU n° 2257423 décrit ainsi un système qui comporte un module de projection composé d'un réchauffeur
électrique de gaz comprimé et d'une buse supersonique reliée à l'orifice de sortie
dudit réchauffeur et comportant un module d'injection de poudre dans ladite buse,
un module de commande relié au réchauffeur électrique de gaz comprimé par une conduite
flexible et par un câble électrique, un conteneur d'alimentation en poudre dont l'orifice
de sortie est reliée au module d'injection de poudre dans la buse. Pour sécuriser
le fonctionnement du système en diminuant la température des composants extérieurs
du réchauffeur électrique de gaz comprimé, ledit réchauffeur comporte une housse en
cuir qui enveloppe un bâti métallique en laissant un espace libre entre lui et ledit
bâti, l'espace libre étant rempli d'un matériau calorifuge et ledit bâti comportant
un échangeur de chaleur et ayant des orifices d'aération permettant la circulation
d'un gaz de refroidissement à l'intérieur de la housse. Le module d'injection de poudre
dans la buse prévoit, selon une forme de réalisation préférée, l'injection de la poudre
dans la zone supercritique de la buse supersonique à l'oblique par rapport à l'axe
longitudinale de la buse afin d'augmenter l'efficacité du procédé de projection grâce
à une répartition plus uniforme du matériau en poudre dans la section transversale
de la buse. Le dispositif prévoit l'utilisation des buses ayant la section transversale
ronde ou rectangulaire en fonction des formes géométriques des surfaces traitées d'une
pièce. En fonction de la composition du matériau utilisé, le rapport entre la longueur
de la partie supersonique de la buse et la dimension de la section transversale minimale
de ladite buse peut varier de 20 à 100.
[0004] L'inconvénient de ce dispositif est que les dimensions de la buse supersonique en
faisant partie intégrante ne sont aucunement liées à la taille de diamètre et la densité
du matériau des particules projetées. De ce fait, en utilisant ce dispositif, il est
impossible de communiquer aux particules au cours de leur mouvement dans la partie
supersonique de la buse l'accélération optimale pour atteindre la vitesse d'impact
à la surface de la pièce traitée maximale susceptible d'être atteinte par les particules
projetées compte tenu de leurs caractéristiques de taille et de densité et, par conséquent,
d'assurer la qualité maximale des revêtements résultants.
[0005] Le document
RU n° 2288970 décrit un système de projection gazodynamique à froid des matériaux en poudre qui
comporte un réchauffeur électrique de gaz comprimé, une buse supersonique (dite de
Laval) reliée par un orifice de sortie audit réchauffeur et comportant une gorge située
entre les parties convergente et divergente de ladite buse, un module d'injection
de poudre dans la buse comportant des points d'injection destinés à l'injection de
poudre dans la buse et situés en amont de la buse après la gorge, ledit module d'injection
comportant au moins un conteneur d'alimentation en poudre relié par des conduites
auxdits points d'injection d'au moins un matériau en poudre, et les caractéristiques
géométriques de la partie de la buse située en amont des points d'injection de poudre
et destinée à accélérer les particules de poudre injectées dans la buse correspondant
aux conditions suivantes : 0,015
< B(
Saut/
Sinj-1)/
L < 0,03, où
Sout est l'aire de la section transversale de la buse à son extrémité de sortie,
Sinj est l'aire de la section transversale de la buse à l'endroit de la position des points
d'injection de poudre,
L est la longueur de la partie de la buse destinée à accélérer les particules de poudre
injectées dans la buse,
B est la dimension minimale de la section transversale de la buse à l'endroit de la
position des points d'injection de poudre. Le dispositif prévoit l'utilisation des
buses ayant la section transversale ronde ou rectangulaire en fonction des formes
géométriques et de la composition des surfaces traitées d'une pièce ainsi que des
objectifs visés et des caractéristiques du revêtement résultant désirées.
[0006] Comme dans le cas précédant, l'inconvénient de ce dispositif est que les dimensions
de la buse supersonique en faisant partie intégrante ne sont aucunement liées à la
taille de diamètre et la densité du matériau des particules projetées. De ce fait,
en utilisant ce dispositif, il est impossible de communiquer aux particules au cours
de leur mouvement dans la partie supersonique de la buse l'accélération optimale pour
atteindre la vitesse d'impact à la surface de la pièce traitée maximale susceptible
d'être atteinte par les particules projetées compte tenu de leurs caractéristiques
de taille et de densité et, par conséquent, d'assurer la qualité maximale des revêtements
résultants. Or, le rapport typique des aires
Sout et
Sinj étant
Sout/
Sinj ≈ 2 - 4, la formule 0,015 <
B(Saut/
Sinj-1)/
L < 0,03 utilisée par ce procédé et ce dispositif, en effet, ne détermine que le rapport
entre la longueur de la partie de la buse destinée à accélérer les particules de poudre
et la dimension minimale de la section transversale à l'endroit de la position des
points d'injection de poudre. Par exemple, une buse ayant
B = 0,1 mm,
L = 5 mm et
Sout/
Sinj = 2 et, par cela, satisfaisant à la formule proposée ne permettrait pas de réaliser
un revêtement à partir des particules ayant des tailles dans la gamme indiquée parce
que le parcours d'accélération serait trop court pour que les particules puissent
atteindre la vitesse nécessaire pour effectuer un dépôt.
[0007] Le document
US 6 743 468 considéré comme l'état de la technique le plus proche décrit un procédé et un dispositif
pour le dépôt de revêtements sur la surface d'une pièce par projection cinétique et
projection thermique en utilisant une seule et même buse. Le dispositif selon cette
invention comporte un réchauffeur de gaz permettant à l'utilisateur de passer du mode
de projection cinétique qui s'effectue sans amollissement thermique de particules
au mode de projection thermique avec amollissement thermique de particules avant la
projection. Une telle construction de buse s'élargit le spectre d'applications de
la méthode dans la projection cinétique. La méthode selon cette invention utilise
des particules ayant une taille de diamètre
dp = 50 - 250 µm et des buses ayant des dimensions comme suit : la longueur de la partie
supersonique est
L = 60 - 400 mm, le diamètre de la section critique de la buse axisymétrique est
dcr = 1,5 - 3,5 mm.
[0008] L'inconvénient de ce procédé et de ce dispositif est que les dimensions de la buse
supersonique en faisant partie intégrante sont optimisées uniquement compte tenu de
l'utilisation des particules ayant des tailles dans la gamme revendiquée dans le brevet
(
dp = 50 - 250 µm) et ne sont aucunement liées à la densité du matériau des particules.
De ce fait, il est impossible, en mettant en oeuvre cette invention, de communiquer
aux particules projetées au cours de leur mouvement dans la partie supersonique de
la buse l'accélération optimale pour atteindre la vitesse d'impact à la surface de
la pièce traitée maximale susceptible d'être atteinte si elles ont une taille distincte
de celles revendiquées. Par exemple, ce dispositif est incapable d'assurer une haute
vitesse d'impacte à la surface d'une pièce traitée aux particules ayant une taille
de diamètre inférieure à 1 µm en raison du fait que les particules de telles dimensions
seraient ralenties de façon considérable dans une couche limite compressible formée
par un jet supersonique impactant une cible.
[0009] Dans ce contexte technique, l'objectif de la présente invention est de communiquer
aux particules au cours de leur mouvement dans la partie supersonique de la buse l'accélération
optimale pour atteindre la vitesse d'impact à la surface de la pièce traitée maximale
susceptible d'être atteinte aux paramètres de gaz donnés (composition, température
et pression de stagnation) au moyen du développement et de l'application des buses
ayant les paramètres géométriques optimales, notamment, le rapport entre la longueur
de la partie supersonique et la section critique, calculés spécialement pour l'utilisation
des particules ayant une taille et une densité du matériau les constituant concrètes.
[0010] La présente invention offre les améliorations suivantes par rapport à l'état actuel
de la technique :
- l'augmentation du rendement de déposition et de la qualité des revêtements déposés
par la projection gazodynamique à froid ;
- la possibilité d'utiliser dans la projection gazodynamique à froid et le sablage des
surfaces, selon une réalisation préférée, les particules ayant une taille inférieure
à 1 µm et d'obtenir une résolution spatiale inférieure à 1 mm;
- l'augmentation du rendement des procédés de sablage des surfaces et de morcèlement/granulation
de particules.
[0011] Prenons un exemple. On souhaite déposer un revêtement à partir d'un matériau en poudre
avec les particules ayant un diamètre d'environ 100 nm (nanoparticules). Il ne se
formera pas de dépôt si l'on utilise une buse de projection gazodynamique traditionnelle,
c'est-à-dire, avec la longueur de la partie supersonique d'environ 100 mm et le diamètre
de la section critique d'environ 3 mm. Cela s'explique par le fait que les particules
de si faibles dimensions n'atteindront pas de grandes vitesses d'impact à la surface
de cible à cause d'un ralentissement considérable qu'elles subiront dans une couche
limite compressible formée par un jet supersonique impactant une cible.
[0012] Il y a encore un aspect à considérer. Si l'on souhaite obtenir une haute résolution
spatiale du procédé mise en oeuvre, comme, par exemple, le dépôt de cordons de moins
de 1 mm de largeur ou la fabrication directe d'objets tridimensionnels par projection
de poudres, l'orifice de sortie de la buse utilisée doit avoir des dimensions spécialement
prévues à cet effet. La partie supersonique de telle buse doit être raccourcie. En
fonction des dimensions choisies d'une buse, les particules à projeter doivent être
sélectionnées ayant une taille qui leur permettrait d'atteindre la vitesse maximale
d'impact à la surface de cible susceptible d'être atteinte. Or, les particules de
faibles dimensions sont bien accélérées dans la buse, mais fortement ralenties dans
la couche limite compressible. Les particules grosses, au contraire, ne subissent
presque pas de ralentissement dans la couche limite compressible, mais en même temps,
leur accélération dans la buse est difficile. C'est pourquoi il s'agit d'opter pour
une taille de particules qui permettrait aux particules projetées d'atteindre la vitesse
maximale d'impact à la surface de cible et, de ce fait, d'obtenir le rendement de
déposition et la qualité des revêtements déposés maximaux ou d'autres caractéristiques
performantes propres au procédé mis en oeuvre (sablage des surfaces, morcèlement/granulation
de particules).
[0013] La présente invention résout avantageusement les problèmes évoqués ci-dessus en proposant
une méthode d'accélération gazodynamique à froid d'au moins un matériau en poudre
comprenant l'alimentation dudit matériau en poudre dans une buse supersonique via
un point d'injection, son accélération par un flux de gaz supersonique et son dépôt
par impact sur la surface d'une pièce, la méthode prenant en compte la taille des
particules et la densité du matériau les constituant ainsi que les paramètres du gaz
afin de conférer aux particules de poudre entraînées par le flux de gaz la vitesse
maximale susceptible d'être atteinte à leur impact à la surface de la pièce traitée
grâce à l'accélération du flux de gaz et de poudre dans la partie supersonique de
la buse dont la longueur et la dimension transversale correspondent aux conditions
suivantes :

où
L est la longueur de la partie supersonique de la buse, ρ
p est la densité d'une particule dudit matériau,
dp est le diamètre d'une particule,
b =
h est la hauteur de la buse,
b =
dcr est le diamètre de la section critique de la buse axisymétrique.
[0014] Les valeurs ci-dessus sont obtenues au moyen de la modélisation mathématique effectuée
pour une large gamme de dimensions de particules et de buse, de pressions et de températures
de gaz (air, azote, hélium) et comparée à des mesures expérimentales de la vitesse
des particules de différentes tailles et de leur densité à l'orifice de sortie de
la buse.
[0015] La méthode selon l'invention peut utiliser, comme gaz comprimé porteur : l'air comprimé,
l'azote comprimé, l'hélium comprimé ou un mélange de ces gaz.
[0016] Selon une réalisation possible, le gaz comprimé est chauffé jusqu'à des températures
entre 300 et 9800 K.
[0017] Les matériaux en poudre utilisés sont par exemple constitués de particules ayant
une taille comprise entre 0,1 et 1000 µm.
[0018] La méthode peut utiliser : des matériaux en poudre métalliques, des matériaux en
poudre non métalliques, des mélanges de poudres métalliques ayant des valeurs de ρ
pdp proches, des mélanges de poudres non métalliques ayant des valeurs de ρ
pdp proches ou des mélanges de poudres métalliques et non métalliques ayant des valeurs
de ρ
pdp proches.
[0019] La présente méthode est mise en oeuvre par un dispositif d'accélération gazodynamique
à froid d'au moins un matériau en poudre comprenant une buse supersonique reliée à
un injecteur de poudre, un doseur de poudre relié par un orifice de sortie audit injecteur
de poudre. Ce dispositif prévoit l'utilisation de buses plates ou axisymétriques démontables
et échangeables, la longueur de la partie supersonique et la dimension typique de
la section critique desdites buses correspondant aux conditions suivantes :

où
L est la longueur de la partie supersonique de la buse, ρ
p est la densité d'une particule dudit matériau,
dp est le diamètre d'une particule,
b =
h est la hauteur de la buse,
b =
dcr est le diamètre de la section critique de la buse axisymétrique.
[0020] L'un des avantages de la méthode et du dispositif de projection gazodynamique de
matériaux en poudre proposés est qu'en fonction de la taille des particules et de
la densité du matériau les constituant sélectionnées en vue d'une opération technologique
distincte ainsi que de la pression et de la température de gaz (par exemple, air,
azote, hélium ou le mélange d'au moins deux de ces gaz), les dimensions de la partie
supersonique de la buse utilisée peuvent être calculées de manière à assurer la vitesse
maximale d'impact des particules à la surface de cible susceptible d'être atteinte,
et, de ce fait, à améliorer avantageusement la qualité du dépôt, le rendement et la
qualité du procédé de nettoyage des surfaces, le rendement du procédé de morcèlement/granulation
de particules. En même temps, pour assurer la résolution spatiale désirée du procédé
de projection ou de sablage des surfaces, il est possible de jouer sur la granulométrie
de la poudre en choisissant la taille des particules du matériau en poudre souhaité
de manière à assurer un haut rendement de déposition et une haute qualité du revêtement
résultant, la bonne réalisation du procédé de sablage d'une surface ayant une structure
à grains fins correspondante à la tailles des particules projetées.
[0021] Pour sa bonne compréhension, l'invention est décrite en référence à la figure unique
du dessin ci-annexé représentant à titre d'exemple non limitatif une forme de réalisation
d'un dispositif selon l'invention.
[0022] Le dispositif d'accélération gazodynamique à froid des matériaux en poudre comprend
une buse supersonique démontable et échangeable 1 reliée à l'orifice de sortie d'un
réchauffeur électrique 2 et à un injecteur de poudre dans ladite buse 3, un doseur
de poudre 4 dont l'orifice de sortie est relié audit injecteur de poudre. La partie
supersonique de ladite buse peut être, selon une forme de réalisation préférée, de
forme plate ou axisymétrique, la buse ayant la longueur de la partie supersonique
et la dimension typique de la section critique correspondant aux conditions suivantes
:

où
L est la longueur de la partie supersonique de la buse, ρ
p est la densité d'une particule dudit matériau,
dp est le diamètre d'une particule,
b =
h est la hauteur de la buse,
b =
dcr est le diamètre de la section critique de la buse axisymétrique.
[0023] Le procédé est mis en oeuvre comme suit.
[0024] En fonction du procédé de projection/sablage/granulation de particules et du choix,
à cet effet, de poudre (densité du matériau des particules et leur teilla moyenne)
et de pression et de températures de gaz (par exemple, air, azote, hélium ou le mélange
d'au moins deux de ces gaz), les rapports simulés présentés ci-dessus sont mis en
oeuvre pour calculer les dimensions principales de la buse: la longueur de la partie
supersonique et la section critique (la hauteur pour une buse plate et le diamètre
de la section critique pour une buse axisymétrique). Les particules entraînées par
un flux de gaz dans une telle buse spécialement calculée se voient conférer la vitesse
maximale susceptible d'être atteinte à leur impact à la surface de la pièce traitée
grâce à l'accélération du flux de gaz et de poudre dans la partie supersonique de
ladite buse, plate ou axisymétrique.
[0025] L'utilisation des buses spécialement conçues pour une taille de diamètre concrète
de particules d'un matériau en poudre souhaité permet d'obtenir la vitesse maximale
d'impact des particules projetées à la surface de la pièce traitée.
[0026] On décrit à présent, à titre d'exemples non limitatifs, des variantes d'utilisation
de la présente invention avec les particules de différentes tailles.
- 1. Des particules de poudre de cuivre de 1 µm de diamètre moyen sont projetées par
la méthode gazodynamique à froid. La pression de stagnation de l'azote ou de l'aire,
selon une réalisation préférée, est de 2,0 MPa, la température de stagnation est de
700 K. Les rapport simulés pour une buse plate sont L = 4,35ρpdp ± 50%, h = 0,065ρpdp 50%. On introduit ρp = 8940 kg/m3 et dp = 1.10-6 m et obtient les dimensions optimales de la buse L = 20 - 60 mm et h = 0,29 - 0,87 mm qui assureront la vitesse maximale d'impact des particules projetées
à la surface de cible.
- 2. Pour les particules d'aluminium (ρp = 2700 kg/m3) de la même taille projetées par une buse axisymétrique, on obtient L = 6 - 18 mm et dcr = 0,09 - 0,26 mm. La pression de stagnation de l'azote ou de l'aire est de 2,0 MPa,
la température de stagnation est de 500 K.
- 3. On souhaite obtenir une résolution spatiale de 0,5 mm lors de projection de particules
de cuivre. On choisi une buse avec 0,5 mm de diamètre d'orifice de sortie et, en conséquence,
d'environ 0,3 mm de diamètre de section critique. La pression de stagnation de l'hélium
est de 2,0 MPa, la température de stagnation est de 300 K. Selon la formule dcr = 0,065ρpdp ± 50%, on obtient la taille nécessaire des particules de cuivre et, selon la formule
L = 4,35ρpdp ± 50%, on calcule la longueur de la partie supersonique de la buse nécessaire pour
communiquer aux particules l'accélération optimale. Dans ce cas, on obtient dp = (0,34 - 1,03)·10-6 m = 0,34 - 1,03 µm et L = 13,2 - 40 mm.
- 4. Pour le sablage d'une surface, prenons la poudre d'Al2O3 avec 10 µm de diamètre moyen de particules. La pression de stagnation de l'aire est
de 0,6 MPa, la température de stagnation est de 300 K. Les rapports simulés pour une
buse plate sont L = 4,35ρpdp ± 50%, h = 0,065ρpdp ± 50%. On introduit ρp ≈ 4000 kg/m3 et dp = 10·10-6 m et obtient les dimensions optimales de la buse L ≈ 90 - 270 mm et h ≈ 1,2 - 3,7 mm qui assureront la vitesse maximale d'impact des particules projetées
à la surface de cible.
[0027] On souhaite obtenir une résolution spatiale de 1,0 mm lors de sablage d'une surface
par projection de la poudre de SiC. On choisi une buse avec 0,1 mm de diamètre d'orifice
de sortie et, en conséquence, d'environ 0,5 mm de diamètre de section critique. La
pression de stagnation de l'air est de 1,0 MPa, la température de stagnation est de
300 K. Selon la formule
dcr = 0,065ρ
pdp ± 50%, on obtient la taille nécessaire des particules de carbure de silicium et,
selon la formule
L = 4,35ρ
pdp ± 50%, on calcule la longueur de la partie supersonique de la buse nécessaire pour
communiquer aux particules l'accélération optimale. Dans ce cas, on obtient :

1. Méthode d'accélération gazodynamique à froid d'au moins un matériau en poudre comprenant
l'alimentation dudit matériau en poudre dans une buse supersonique via un point d'injection,
son accélération par un flux de gaz supersonique et son dépôt par impact sur la surface
d'une pièce,
caractérisée en ce qu'elle prend en compte la taille des particules et la densité dudit matériau les constituant
ainsi que les paramètres du gaz afin de conférer aux particules de poudre entraînées
par le flux de gaz la vitesse maximale susceptible d'être atteinte à leur impact à
la surface de la pièce traitée grâce à l'accélération du flux de gaz et de poudre
dans la partie supersonique de la buse dont la longueur et la dimension transversale
correspondent aux conditions suivantes :

où L est la longueur de la partie supersonique de la buse, ρ
p est la densité d'une particule dudit matériau,
dp est le diamètre d'une particule,
b =
h est la hauteur de la buse,
b = d
cr est le diamètre de la section critique de la buse axisymétrique.
2. Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle utilise l'air comprimé comme gaz comprimé porteur.
3. Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle utilise l'azote comprimé comme gaz comprimé porteur.
4. Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle utilise l'hélium comprimé comme gaz comprimé porteur.
5. Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle utilise comme gaz comprimé porteur un mélange d'air comprimé, d'azote comprimé
et/ou d'hélium comprimé.
6. Méthode selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le gaz comprimé est chauffé jusqu'à des températures entre 300 et 9800 K.
7. Méthode selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle utilise des matériaux en poudre constitués de particules ayant une taille comprise
entre 0,1 et 1000 µm.
8. Méthode selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle utilise des matériaux en poudre métalliques.
9. Méthode selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle utilise des matériaux en poudre non métalliques.
10. Méthode selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'elle utilise des mélanges de poudres métalliques ayant des valeurs de ρpdp proches.
11. Méthode selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle utilise des mélanges de poudres non métalliques ayant des valeurs de ρpdp proches.
12. Méthode selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce qu'elle utilise des mélanges de poudres métalliques et non métalliques ayant des valeurs
de ρpdp proches.
13. Dispositif d'accélération gazodynamique à froid d'au moins un matériau en poudre comprenant
une buse supersonique reliée à un injecteur de poudre, un doseur de poudre relié par
un orifice de sortie audit injecteur de poudre,
caractérisé en ce qu'il prévoit l'utilisation de buses plates ou axisymétriques démontables et échangeables,
la longueur de la partie supersonique et la dimension typique de la section critique
desdites buses correspondant aux conditions suivantes :

où
L est la longueur de la partie supersonique de la buse, ρ
p est la densité d'une particule dudit matériau,
dp est le diamètre d'une particule,
b =
h est la hauteur de la buse,
b =
dcr est le diamètre de la section critique de la buse axisymétrique.