[0001] La présente invention concerne un module de rangement d'outils, selon le préambule
de la revendication 1, et connu du document
DE 202006001737U.
[0002] La présente invention est née dans le domaine de la maintenance aéronautique mais
peut être étendue au domaine de la maintenance industrielle en général.
[0003] Lorsqu'un technicien, ou une équipe de techniciens, est appelé à intervenir sur un
chantier, par exemple un aéronef en panne, il emporte avec lui le matériel nécessaire
à l'intervention. En fonction de l'intervention à réaliser, il choisit ses outils
qu'il emporte avec lui.
[0004] À ce niveau, plusieurs problèmes se posent. Certains sont plus spécifiques du domaine
aéronautique mais d'autres sont des problèmes que l'on trouve également dans le domaine
de la maintenance industrielle en général.
[0005] Dans le domaine aéronautique, la réglementation impose de démontrer que tous les
outils utilisés lors d'un chantier avion ont bien été inventoriés et qu'aucun outil
n'a été oublié dans l'avion.
[0006] Il convient, lors du choix des outils emportés, de veiller à une adéquation aussi
parfaite que possible entre l'outillage disponible sur le site du chantier et les
tâches à effectuer sur ce chantier. Il convient ici d'éviter d'emporter trop d'outillage
mais il ne faut pas manquer d'outils au cours de l'opération de maintenance effectuée.
En effet, il convient d'éviter d'un côté d'expédier et d'immobiliser des outillages
inutiles et d'un autre côté, en cas de manque d'outils sur le site, de réexpédier
des outils dans l'urgence. Il convient donc d'être efficace en emportant tous les
outils nécessaires tout en limitant les dépenses inutiles en termes de coûts.
[0007] Les outils emportés peuvent être disposés en vrac dans une caisse. Une caisse de
ce type est couramment utilisée par le personnel préposé à l'entretien ou aux interventions
sur les sites de mise en oeuvre de dispositifs mécaniques, électriques, ... Une telle
caisse est normalement constituée d'un corps rigide, généralement en matière synthétique
ou métallique, avec des poignées de transport ou une sangle pour la porter à l'épaule.
[0008] Une telle caisse convient mal au rangement du matériel strictement nécessaire, offrant
parfois un encombrement et surtout un surpoids inutile et pénalisant en ce qui concerne
la maniabilité ou les contraintes de transport. Par ailleurs, l'absence d'un système
de rangement spécifique empêche une reconnaissance facile et rapide des outillages
inclus dans la caisse, et par voie de conséquence, ne permet pas l'identification
des outils éventuellement manquants en fin de chantier.
[0009] Par ailleurs, le rangement non structuré des outils dans la caisse empêche l'utilisateur
de retrouver immédiatement les objets qui y sont rangés. Enfin, une telle caisse contient
usuellement un ensemble maximisé d'outillage permettant d'effectuer de manière autonome
l'ensemble des tâches relatives à l'activité de son propriétaire. Le manque de souplesse
dans la gestion du contenu d'une telle caisse ne permet pas d'adapter ce contenu simplement
et rapidement pour le mettre spécifiquement en adéquation avec la tâche à accomplir.
[0010] Pour résoudre certains problèmes évoqués plus haut, il est connu d'adapter dans une
caisse destinée à recevoir des outils en vrac, des modules de rangement, généralement
constitués de casiers rigides métalliques ou en matière synthétique. Ceci permet d'améliorer
l'organisation du rangement dans la caisse en séparant les différents outillages.
[0011] Cette solution conduit à une diminution de la taille de chaque espace disponible
pour le rangement et complique le rangement des outils les plus volumineux. En outre,
la présence de modules augmente le poids du contenant au dépend de l'outillage. Cette
contrainte de poids est importante lorsque le technicien utilise l'avion comme moyen
de transport pour aller intervenir sur le chantier.
[0012] Dans le domaine de la maintenance aéronautique, il est connu d'utiliser des caisses
composées de casiers de rangement. La caisse elle-même est réalisée en métal ou en
matière synthétique. À l'intérieur de la caisse, sont empilés les casiers de rangement.
Dans chaque casier, se trouve un bloc de mousse rigide dans lequel sont réalisées
des cavités usinées à la forme des outils qu'elles sont destinées à contenir.
[0013] Un tel système permet de simplifier l'identification des outillages éventuellement
manquants en fin de chantier. Il présente toutefois les mêmes inconvénients que les
caisses en vrac, avec ou sans casiers de rangement. En effet, les listes d'outillages
proposées sont fixes et définies par le fournisseur de manière à couvrir une activité
générale et non spécifique. Ceci ne solutionne donc pas la contrainte d'adéquation
entre les outillages proposés et les outillages réellement requis par la tâche de
maintenance à effectuer. On ne retrouve donc pas forcément le type d'outillage souhaité,
ni la quantité d'outillage souhaitée. Enfin, ce système de caisses préaménagées ne
prend pas en compte la contrainte de poids liée au transport par avion de la caisse
en bagage accompagné.
[0014] La présente invention a alors pour but de fournir les moyens permettant, pour aller
réaliser une opération de maintenance donnée, d'emporter les outils adéquats ainsi
qu'une quantité d'outils adaptée.
[0015] À cet effet, la présente invention propose un module de rangement pour outils
[0016] selon la revendication 1.
[0017] Un tel module peut être facilement manipulé grâce à la présence de l'élément raidisseur.
Les outils peuvent être manipulés par lots plutôt que de prévoir une manipulation
individuelle de chaque outil. Le surpoids apporté par la mousse et l'élément raidisseur
peut être très limité. Les outils, sur le chantier, peuvent être plus facilement repérés
et le travail de l'opérateur est plus efficace car il n'a pas à chercher ses outils
parmi un ensemble d'outils en vrac.
[0018] La présente invention permet un bon maintien du bloc de mousse dans l'élément raidisseur,
la plaque de l'élément raidisseur est une plaque rectangulaire de dimensions adaptées
à celles du bloc de mousse, les rebords sont formés d'un même côté de la plaque sur
deux bords opposés de celle-ci, les rebords s'étendent au moins sur toute la hauteur
du bloc de mousse, et l'extrémité libre de chaque rebord est repliée à angle droit
vers l'intérieur de l'élément raidisseur. Les rebords peuvent avoir une hauteur correspondant
sensiblement à la hauteur du bloc de mousse. Toutefois, avantageusement, ils sont
plus hauts que le bloc de mousse (par exemple entre 1 et 20 mm plus haut) pour tenir
compte du fait que les outils placés dans le bloc de mousse peuvent dépasser en hauteur
de celui-ci. Dans cette forme de réalisation, l'élément raidisseur comporte un troisième
rebord, de hauteur moindre par rapport aux deux premiers rebords et réalisé sur un
troisième bord de la plaque et du même côté de celle-ci que les deux premiers rebords.
Ce troisième rebord forme alors une butée lors de l'introduction du bloc de mousse
dans l'élément raidisseur, permettant d'assurer un bon positionnement de ce bloc dans
l'élément raidisseur. Le quatrième bord de la plaque est quant à lui de préférence
libre de tout rebord de manière à faciliter l'introduction et l'extraction du bloc
de mousse dans et hors de l'élément raidisseur.
[0019] Pour plus facilement repérer l'absence d'un outil dans un module de rangement, il
est proposé que le bloc de mousse soit bicolore de telle sorte que le bord de chaque
cavité est d'une couleur distincte du fond de ladite cavité.
[0020] Pour faciliter l'extraction d'un outil hors d'un module selon l'invention, au moins
une cavité présente avantageusement dans son fond au moins une cavité supplémentaire
de taille réduite destinée à faciliter le retrait d'un outil hors de la cavité de
grande taille.
[0021] La présente invention concerne également une caisse de rangement comportant un logement
sensiblement parallélépipédique présentant une ouverture associée à un couvercle,
caractérisée en ce qu'elle comporte en outre au moins deux modules de rangement tels
que décrits plus haut, lesdits modules étant empilés dans le logement.
[0022] Dans une telle caisse, le logement recevant les modules de rangement présente de
préférence des cales en mousse fixées sur quatre faces du logement, autour des modules
de rangement. De cette manière, les modules de rangement peuvent être parfaitement
calés dans leur logement.
[0023] Pour limiter le poids de la caisse, le logement et le couvercle sont par exemple
réalisés en matière synthétique.
[0024] Pour faciliter le déplacement de la caisse, cette dernière comporte avantageusement
des roulettes et une poignée escamotable.
[0025] Des détails et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description
qui suit, faite en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels :
La figure 1 montre schématiquement diverses catégories d'outillage pour le domaine
aéronautique,
La figure 2 symbolise des niveaux quantitatifs d'outillage à emporter,
La figure 3 montre schématiquement en perspective un module de rangement d'outils,
La figure 4 montre schématiquement une valisette pour le rangement d'outils,
La figure 5 est une vue en coupe d'un détail d'un module de rangement pour outils,
La figure 6A montre une caisse à outils en vue de côté,
La figure 6B montre la caisse à outils de la figure 6A en position ouverte,
La figure 6C montre l'intérieur de la caisse des figures 6A et 6B en vue de dessus,
La figure 6D est une vue en coupe selon la ligne de coupe VI-VI de la figure 6C,
La figure 7 montre en vue de face un atelier mobile, et
La figure 8 est un exemple d'un module et d'outils qu'il peut contenir.
[0026] Le système de gestion d'outillage décrit ci-après est un système modulaire suivant
deux axes : il présente d'une part une modularité fonctionnelle et d'autre part une
modularité quantitative.
[0027] La modularité fonctionnelle est obtenue par l'intermédiaire de modules de rangement
d'outils contenant des outils selon des listes d'outillage prédéfinies en fonction
du type de tâches à accomplir. La modularité quantitative est obtenue quant à elle
par la mise en adéquation de la quantité d'outillage fournie en fonction du volume
de travail à accomplir, et donc de la taille de l'équipe d'intervention. Avantageusement,
la présente invention propose que les modules utilisés soient tous d'une même taille,
quel que soit leur type. Ces modules sont alors mis dans des contenants adaptés à
leur nombre et aux contraintes liées à leur transport sur le site d'un chantier, par
exemple un chantier avion.
[0028] La présente description est maintenant faite en référence au domaine aéronautique.
Toutefois, la présente invention pourrait être mise en oeuvre dans un domaine différent,
par exemple la maintenance industrielle en général, lorsqu'il convient par exemple
d'expédier des outils vers un chantier.
[0029] Dans le domaine de la maintenance aéronautique, les tâches à accomplir peuvent être
classées dans trois catégories :
- systèmes : il s'agit ici de tâches liées plus spécifiquement à la maintenance des
systèmes avions. Ces tâches concernent par exemple les trains d'atterrissage, le conditionnement
d'air, ...
- structure : ces tâches sont liées à la maintenance, à la réparation ou à la modification
de la structure d'un aéronef. Il s'agit par exemple d'un changement d'un panneau externe,
du renforcement d'un élément de structure comme un cadre, ...
- électrique : ces tâches concernent la maintenance des circuits électriques de l'avion,
le câblage de celui-ci, les connecteurs, ...
[0030] Des outillages particuliers sont nécessaires pour la réalisation des tâches de chacune
de ces trois catégories. Il existe toutefois également des outillages communs, qui
peuvent être appelés outillages basiques, qui sont nécessaires pour pouvoir réaliser
les tâches des trois catégories précitées.
[0031] La figure 1 représente schématiquement l'ensemble des outillages selon leurs catégories.
Le sous-ensemble SYS correspond aux outillages pour réaliser des tâches de la catégorie
"systèmes". De même, le sous-ensemble STR correspond aux outillages utilisés pour
réaliser des tâches de la catégorie "structure" et le sous-ensemble ELC contient les
outillages destinés à réaliser des tâches de la catégorie "électrique". Le sous-ensemble
COM contient les outillages basiques qui sont utiles pour la réalisation des tâches
des trois catégories précitées.
[0032] Comme évoqué plus haut, chaque outil est rangé dans un module de rangement. Dans
un même module de rangement, se trouvent uniquement des outils appartenant à un même
sous-ensemble (SYS, STR, ELC ou COM). La définition du contenu et l'organisation de
chaque module de rangement sont optimisées de manière à ne pas dupliquer les outillages
communs mis à la disposition de l'équipe d'intervention.
[0033] À titre d'exemple illustratif, si une opération de maintenance consiste à effectuer
des tâches de la catégorie "structure" et de la catégorie "systèmes", il sera mis
à la disposition de l'équipe d'intervention plusieurs modules, certains modules contenant
des outils du sous-ensemble STR, d'autres modules avec des outils du sous-ensemble
SYS et enfin d'autres modules avec des outils du sous-ensemble COM.
[0034] La classification des outils dans des sous-ensembles permet d'obtenir une modularité
fonctionnelle lors de la préparation d'outils pour réaliser une tâche de maintenance
sur un avion. La présente invention prévoit également une modularité quantitative
permettant de mettre en adéquation le volume d'outillage mis à disposition de l'équipe
intervention à la taille de cette équipe d'intervention qui dépend elle-même de la
dimension du chantier à réaliser.
[0035] Selon une forme de réalisation préférée, adaptée au domaine de l'aéronautique, trois
niveaux quantitatifs sont définis. Un premier niveau, ou niveau 1, correspond au minimum
d'outillage nécessaire sur site pour effectuer une intervention basique de type dépannage
ou petite réparation. Ce niveau est destiné à une vacation d'une ou deux personnes.
Le niveau 1 correspond au minimum d'outillage requis pour réaliser un maximum de tâches.
[0036] Un second niveau, ou niveau 2, correspond à la quantité nécessaire sur site pour
effectuer une intervention qualifiée de standard, pour laquelle une équipe de deux
à quatre personnes intervient.
[0037] Enfin, un troisième niveau, ou niveau 3, correspond à la quantité d'outillage nécessaire
pour l'exécution sur site d'une opération majeure de maintenance, comme par exemple
pour une réparation structurale lourde. La quantité d'outils correspondant à ce niveau
convient pour l'intervention d'une équipe de plus de cinq personnes.
[0038] Ces trois niveaux sont imbriqués l'un dans l'autre. Ainsi, chaque niveau est constitué
d'un sur-ensemble du niveau inférieur et vient en complément de celui-ci, tant en
termes de type d'outillage qu'en quantité. La figure 2 illustre les trois niveaux
décrits plus haut.
[0039] La figure 3 représente schématiquement un module de rangement selon l'invention.
Comme indiqué précédemment, dans un système selon l'invention, tous les modules de
rangement présentent les mêmes dimensions.
[0040] On remarque sur la figure 2 que le module de rangement représenté schématiquement
comporte d'une part un bloc de mousse 2 et d'autre part un élément raidisseur, appelé
par la suite raidisseur 4.
[0041] Le bloc de mousse 2, dans une forme de réalisation préférée, comporte une couche
supérieure 6 réalisée dans une mousse de couleur sombre et une couche inférieure 8
réalisée dans une couleur claire.
[0042] À titre d'exemple non limitatif, les dimensions d'un bloc de mousse sont par exemple
les suivantes : 460 mm x 380 mm x 60 mm. La couche supérieure 6 est par exemple de
couleur gris anthracite et mesure : 460 mm x 380 mm x 5 mm. La couche inférieure 8
est quant à elle par exemple, de couleur jaune et a par exemple pour dimensions :
460 mm x 380 mm x 55 mm.
[0043] La couche supérieure 6 et la couche inférieure 8 sont par exemple collées entre elles
de manière à former un bloc monolithique. Comme on peut le voir sur les figures 5
et 8, des cavités 10 sont usinées dans la face supérieure du bloc de mousse 2, chacune
de ces cavités 10 étant destinée à accueillir un outil 12. L'ouverture de chaque cavité
permettant l'introduction de l'outil 12 est ainsi réalisée au niveau de la couche
supérieure 6 tandis que le fond de la cavité se trouve dans la couche inférieure 8.
De la sorte (cf. figure 8), il est très facile de repérer les cavités 10 dans lesquelles
se trouve un outil 12 et les cavités sans outil. On identifie ainsi rapidement les
outils manquants, potentiellement oubliés sur le chantier.
[0044] L'usinage des cavités 10 est réalisé de telle sorte que l'outil 12 correspondant
s'ajuste parfaitement dans la mousse assurant ainsi le calage latéral de l'outil 12
pendant un transport. Comme illustré sur la figure 5, une cavité supplémentaire 14
est usinée dans le fond de chaque cavité 10 pour faciliter le retrait de l'outil 12
hors de la cavité 10. Si l'on suppose que la face supérieure du bloc de mousse 2 est
horizontale, cette face supérieure correspondant à la face du bloc de mousse 2 formée
uniquement par la couche supérieure 6 de couleur sombre, alors les cavités supplémentaires
14 sont réalisées au fond des cavités 10 par un usinage réalisé verticalement. Grâce
à la cavité supplémentaire 14 réalisée dans une cavité 10, par simple appui sur un
côté de l'outil 12, ce dernier sort de la cavité 10 du côté opposé à la cavité supplémentaire
14 et un utilisateur peut ainsi facilement saisir cet outil.
[0045] La figure 5 illustre également qu'un outil 12, lorsqu'il est rangé dans sa cavité
10, peut dépasser légèrement de sa cavité 10 et être en saillie par rapport à la face
supérieure du bloc de mousse 2. Cette caractéristique facilite également la préhension
de l'outil 12, même s'il n'est en saillie par rapport à la mousse que d'1 mm (ou de
quelques millimètres).
[0046] Comme mentionné plus haut, le module de rangement de la figure 3 comporte en outre
le raidisseur 4. L'objectif de ce dernier est de rigidifier le bloc de mousse 2 contenant
des outils 12 afin d'en faciliter la manipulation. Ce raidisseur 4 sera de préférence
très léger de manière à n'ajouter qu'un poids très faible à l'ensemble constitué du
bloc de mousse 2 et des outils 12 qu'il contient.
[0047] Dans une forme de réalisation préférée, le raidisseur 4 est réalisé à partir d'une
plaque de matière synthétique alvéolée pliée et formée de manière à pouvoir contenir
le bloc de mousse 2. À titre d'exemple non limitatif, l'épaisseur de la plaque utilisée
pour réaliser le raidisseur 4 est par exemple de 4 mm. Sur la figure 3, on remarque
que le raidisseur 4 comporte un fond 16 de forme rectangulaire. Sur deux bords opposés
du fond 16 s'étendent, perpendiculairement au fond 16, des bords latéraux 18. Ces
bords latéraux 18 s'étendent sur toute la largeur du fond 16. Chaque bord latéral
18 est replié à son extrémité libre de manière à former un repli 20 s'étendant parallèlement
au fond 16 en direction du bord latéral 18 opposé. Un troisième côté du fond 16 porte
un talon 22 qui s'étend perpendiculairement au fond 16.
[0048] Dans cette forme de réalisation, le bloc de mousse 2 peut être facilement introduit
et retiré du raidisseur 4 en étant guidé le long des bords latéraux 18 et des replis
20. Le talon 22 sert alors de butée pour le bloc de mousse 2. Ce dernier peut alors
être aisément et rapidement glissé dans ou retiré hors du raidisseur 4 qui forme un
fourreau pour le bloc de mousse 2. On remarque que le quatrième côté du fond 16, opposé
au troisième côté portant le talon 22, est libre de tout bord ou autre saillie laissant
ainsi le passage entièrement libre pour la mise en place et le retrait de bloc de
mousse 2.
[0049] Dans l'exemple numérique donné précédemment pour les blocs de mousse 2, la distance
entre les deux bords latéraux 18 est ici de 460 mm tandis que la distance entre le
fond 16 et un repli 20 est de 60 mm. Ces replis 20 surplombent alors un bloc de mousse
2 introduit dans le raidisseur 4 sur une bande de largeur comprise par exemple entre
10 et 15 mm. Compte tenu de l'épaisseur du matériau utilisé pour réaliser le raidisseur
4, c'est-à-dire 4 mm dans l'exemple numérique, la hauteur des bords latéraux 18 est
ici de 64 mm. Ainsi, si des outils 12 font saillie du bloc de mousse 2, comme illustré
sur la figure 5 et évoqué plus haut, ils se trouvent tout de même en dessous du niveau
supérieur des replis 20. Ainsi, on peut empiler plusieurs modules à plat les uns sur
les autres sans être gêné par les outils 10 en saillie. Il est également envisageable
de prévoir une distance entre le fond 16 et le repli 20 supérieure à la hauteur du
bloc de mousse 2.
[0050] Le talon 22 présente quant à lui, dans l'exemple illustré aux dessins une hauteur
comprise entre 20 et 30 mm et s'étend sur une partie seulement de la longueur du fond
16, par exemple sur 400 mm.
[0051] Comme illustré sur la figure 4, un bloc de mousse 2 peut également être introduit
dans une valisette 24. Cette dernière comporte un fond 26 et un couvercle 28. Le fond
26 est dimensionné pour recevoir sans jeu un bloc de mousse 2. La face du couvercle
28 orientée vers le fond 26 est tapissée d'une couche de mousse, par exemple d'une
épaisseur de 5 mm. Ainsi, lorsque le couvercle 28 est refermé, la couche de mousse
dans le couvercle vient assurer un calage vertical des outils 12 logés dans les cavités
10 du bloc de mousse 2.
[0052] Les figures 6A à 6D montrent une caisse 30 à l'intérieur de laquelle sont disposés
quatre modules de rangement. Une telle caisse peut être appelée caisse de niveau 1
car elle contient une quantité d'outils correspondant au niveau 1 décrit plus haut.
La caisse 30 est réalisée en matière synthétique. Elle est montée sur deux roulettes
32 et comporte d'une part des poignées de transport 34 et d'autre part une poignée
escamotable 36. Cette caisse 30 présente un couvercle 28' lui aussi garni à l'intérieur
d'une couche de mousse. La poignée escamotable 36 se trouve du côté opposé au couvercle
28'. Cette poignée escamotable 36 est montée de telle sorte sur la caisse 30 que lorsque
cette caisse repose sur les roulettes 32, un utilisateur puisse confortablement tirer
la caisse 30 en tirant par la poignée escamotable 36. Une telle caisse 30 est ainsi
bien adaptée au transport par avion et les contraintes de poids liées au transport
d'objets en bagage accompagné sont respectées.
[0053] À l'intérieur de la caisse 30 se trouvent des cales 38 en mousse très compacte. Ces
dernières sont collées sur les parois intérieures de la caisse et s'étendent perpendiculairement
à l'ouverture de la caisse. Les cales 38 définissent à l'intérieur de la caisse des
dimensions intérieures correspondant aux valeurs permettant le calage latéral d'un
ensemble formé d'un bloc de mousse 2 et d'un raidisseur 4. La caisse 30 représentée
sur les figures 6A à 6D permet d'empiler quatre modules de rangement formés d'un bloc
de mousse 2 et d'un raidisseur 4 l'un au-dessus de l'autre. Grâce aux replis 20 des
raidisseurs 4, les modules de rangement peuvent être empilés les uns sur les autres
sans qu'un module supérieur ne vienne appuyer sur les outils 12 et le bloc de mousse
2 d'un module inférieur. Une fois le couvercle 28' fermé, la mousse qui en tapisse
le fond vient en appui sur le dessus du module de rangement situé en haut de la pile
et, par effet domino, cale verticalement l'ensemble des modules disposés dans la caisse
30.
[0054] Un autre type de contenant proposé dans la présente invention est représenté sur
la figure 7. Ce contenant se présente sous la forme d'un atelier mobile 40 destiné
à être utilisé lors d'interventions de niveau 2.
[0055] Cet atelier mobile 40 présente un châssis 42, par exemple réalisé en aluminium, et
habillé de parois latérales, par exemple réalisées à l'aide de plaques en téflon.
Cet atelier mobile 40 est de préférence réalisé au format normalisé de palettes européennes
et mesure ainsi environ 120 cm de large et 80 cm de profondeur. Il présente également
des roulettes 32' et sa hauteur, roulettes comprises, est d'environ 130 cm.
[0056] À l'intérieur de l'atelier mobile 40 se trouvent deux meubles juxtaposés, chaque
meuble présentant huit plateaux coulissants 44.
[0057] Chacun de ces plateaux coulissants 44 peut recevoir une valisette 24 à l'intérieur
de laquelle se trouve un bloc de mousse 2 garni d'outils 12. Ces plateaux coulissants
44 peuvent s'avancer hors du meuble de manière à permettre l'ouverture du couvercle
28 de la valisette 24 et donc l'accès aux outils 12 se trouvant dans ladite valisette
24. On accède ainsi aux outils 12 sans avoir à retirer complètement la valisette 24
hors de l'atelier mobile 40. Bien entendu, il est possible de retirer la valisette
hors du meuble et de l'emporter au plus près de la tâche à accomplir.
[0058] Dans la partie inférieure de l'atelier mobile 40, sous le châssis 46, se trouvent
deux entretoises, une le long de chaque petit côté, permettant d'assurer le levage
de l'atelier mobile 40 par un chariot élévateur. Les roulettes 32' sont ici au nombre
de quatre. Elles sont de préférence orientables, freinées et amovibles pour le transport.
[0059] La partie supérieure de l'atelier mobile 40 comprend un plan de travail 46 sur lequel
peut venir se fixer un étau 48. Des inserts réalisés dans le plan de travail 46 permettent
par exemple la fixation de l'étau 48. Des poignées latérales 50 sont également prévues
sur le plan de travail 46 dans la forme de réalisation représentée sur la figure 7.
On peut également prévoir des taraudages dans le plan de travail 46 afin de venir
y glisser des anneaux de levage.
[0060] L'étau 48 peut être rangé, pendant le transport, dans un compartiment (non représenté)
situé à l'arrière de l'atelier mobile 40 et accessible par l'intermédiaire de deux
portes latérales situées de chaque côté de l'atelier mobile 40. Ce compartiment peut
par ailleurs être utilisé pour stocker pendant le transport divers éléments d'environnement
tels des tuyaux d'air ou des éclairages.
[0061] On remarque également sur la figure 7 une platine 52. Sur cette figure 7, la platine
52 est montée dans des coulisses (non représentées) disposées à l'arrière de l'atelier
mobile 40. Des goupilles (non représentées) permettent le maintien à une hauteur donnée
de la platine 52. Dans la position représentée, cette platine 52 sert par exemple
à l'affichage de documents nécessaires à la réalisation du chantier, par exemple des
cartes de travail et/ou des plans. Cette platine 52, une fois retirée de ses coulisses,
est destinée à venir fermer la face avant de l'atelier mobile 40. Un verrouillage
à clé peut être prévu.
[0062] Pour une intervention de niveau 3, un contenant de taille supérieure peut être prévu.
Un tel contenant est de préférence adapté au transport par fret aérien. Il est proposé
ici un contenant dont les dimensions correspondent à un conteneur normalisé de type
LD3. Les dimensions générales extérieures d'un tel contenant sont de 156 cm x 153
cm x 163 cm. Un tel conteneur est généralement constitué de plaques d'aluminium montées
sur un châssis lui-même en aluminium. Les portes, suivant les modèles et le niveau
de protection du fret recherché, peuvent être en toile imprégnée ou en panneaux d'aluminium
articulés en leur milieu pour faciliter l'ouverture.
[0063] Il est proposé ici d'aménager des meubles fixes à tiroirs coulissants dans le conteneur,
sur le même principe que l'atelier mobile 40 décrit plus haut. Les meubles sont alors
dimensionnés de manière à recevoir des ensembles formés d'un bloc de mousse 2 garni
d'outils 12 dans une valisette 24. On prévoit ici également des plateaux coulissants
dans les meubles permettant d'ouvrir les couvercles des valisettes et donc d'accéder
au contenu de celles-ci, sans avoir à retirer la valisette entièrement hors du meuble.
Bien entendu, il est aussi possible de retirer la valisette hors du meuble et de l'emporter
au plus près de la tâche à accomplir.
[0064] En outre, un meuble additionnel correspondant à un atelier mobile 40 décrit plus
haut vient prendre place dans le conteneur de type LD3. Pour le transport, l'atelier
mobile 40 est monté dans le conteneur via une rampe d'accès escamotable en acier.
Il est calé par la rampe d'accès une fois celle-ci repliée sur l'intérieur du conteneur
et ses freins de roues sont bloqués. On peut aussi envisager de loger dans le conteneur
de type LD3, comme décrit ci-avant, deux servantes d'atelier (non représentées) correspondant
chacune, en termes de capacité, à un demi atelier mobile.
[0065] L'ensemble de ces meubles est verrouillable à clé et l'ensemble du conteneur est
lui-même sécurisé par des cadenas.
[0066] Un conteneur de type LD3 étant connu de l'homme du métier, il a semblé inutile ici
de représenter un tel conteneur sur les figures. Divers aménagements de l'intérieur
du conteneur peuvent être envisagés.
[0067] Dans les différentes formes de réalisation décrites ci-dessus, on remarque qu'un
élément de base, le bloc de mousse 2 garni d'outils 12, est disposé à l'intérieur
d'un contenant. Ce dernier est d'une part adapté en dimensions au nombre d'outils
(blocs de mousse) nécessaires pour l'intervention à réaliser et d'autre part aux éventuelles
contraintes liées à son transport. En fonction de la criticité et donc du délai de
l'intervention, deux cas de figures peuvent être envisagés.
[0068] Dans le cas d'une intervention urgente, le transport d'outillage se fait par bagage
accompagné. La contrainte de poids est donc ici une contrainte très forte. Le contenant
est choisi de manière à ce que le poids total de l'ensemble contenant-modules de rangement
avec outils soit inférieur à la limite supérieure par bagage fixée par la compagnie
aérienne empruntée par les techniciens de l'équipe d'intervention. Dans un tel cas,
le contenant est le plus souvent une caisse 30 décrite plus haut comme étant un contenant
de niveau 1. Une telle caisse est facile à manipuler, rigide, robuste et son poids
est optimisé.
[0069] Dans le cas d'une intervention non urgente, le transport de l'outillage peut s'effectuer
par le biais classique du fret routier ou aérien et la contrainte de poids est ici
moins importante. Il est alors techniquement possible d'acheminer autant d'outils
que l'on veut mais plus le poids transporté est important, plus les coûts liés au
transport de l'outillage seront élevés. Il convient donc ici d'optimiser le poids
de l'outillage emporté et de son contenant. Ce dernier est alors choisi essentiellement
en fonction de la quantité d'outillage nécessaire. Le contenant utilisé ici peut être
le même que celui identifié ci-avant pour une intervention urgente si le nombre d'outils
à emporter est peu élevé. Si le nombre d'outils (modules de rangement) à expédier
est plus important, le contenant choisi peut être par exemple un atelier mobile 40
ou, dans le cas d'une intervention plus conséquente, un contenant de type niveau 3,
par exemple un conteneur de type LD3. Bien entendu, d'autres solutions de contenant
sont utilisables en fonction des contraintes liées au transport.
[0070] Pour la gestion du magasin d'outils, on peut utiliser un système informatique dédié
ainsi que l'identification de chaque outil par un numéro unique, ledit numéro étant
converti en code-barres apposé sur l'outil. De la même manière, chaque consommateur
d'outils (chantier, individu) est identifié au travers d'un numéro unique et d'un
code-barres associé. Ces codes-barres sont lus par un pistolet optique à lecture de
code-barres.
[0071] On peut proposer d'attribuer à chaque bloc de mousse 2 un identifiant.
[0072] Une première étape consiste alors à créer un identifiant de module en tant que consommateur
d'outils, exactement comme serait créé un identifiant de chantier. Cet identifiant
est alors déclaré de type "GTB" (abréviation de l'expression anglaise "Generic Tool-Box"
ou boîte à outils générique).
[0073] Lors d'une seconde étape, tous les outils contenus physiquement dans le module sont
enregistrés dans le système informatique comme étant sortis sur ce module, au même
titre que s'il s'agissait d'un chantier classique, par lecture des codes-barres correspondants.
[0074] Dans une troisième étape, on crée un article (outil) dans la base informatique qui
présente le même code que l'identifiant de module créé à la première étape. Cet article
sera lui aussi déclaré de type "GTB".
[0075] Dans une quatrième étape, l'article "GTB" est reçu administrativement dans le stock
du magasin.
[0076] Pour enregistrer une sortie, le code-barres correspondant au consommateur (un chantier
ou un individu) est lu, puis les codes-barres correspondant aux modules concernés
sont également lus. Le fait que chaque module soit identifié comme étant du type "GTB"
provoque le décodage automatique par le système informatique du contenu de ce module
et l'enregistrement du code de chacun des articles contenus dans ce module comme étant
sorti sur le consommateur. Une fois ces mouvements enregistrés, la production des
documents de transport se fait automatiquement en affectant des articles sortis sur
le consommateur à un numéro d'expédition : une liste de colisage précisant chacun
des articles contenus dans le module peut ainsi être produite.
[0077] Ce système permet donc, par une lecture unique de codes-barres, d'enregistrer plusieurs
mouvements d'outils, le nombre de mouvements enregistrés correspondant au nombre d'outils
contenus dans le module de rangement. Les documents de transport, incluant la liste
de colisage, peuvent alors être générés avec la même précision que si chaque outil
avait été enregistré individuellement.
[0078] Par rapport à l'état de l'art antérieur à la présente invention, pour un module contenant
n outils, le gain en nombre d'opérations effectuées est alors de n-1. Si on imagine
un nombre moyen d'outils par module de 50, le système d'enregistrement modulaire proposé
ici permet de gagner 49 opérations de lecture de code-barres par module de rangement
enregistré. L'expérience montre ici que pour la préparation des outillages nécessaires
à un chantier, l'établissement des documents de transport passe de plusieurs heures
à seulement quelques minutes.
[0079] Il en est de même pour l'organisation du transport pour le retour des outillages.
Dans le cas de caisses en vrac, il n'y a que deux solutions : replacer les mêmes outils
dans les mêmes contenants afin de coller parfaitement aux documents de départ ou réécrire
les documents (ce qui peut poser des problèmes en cas d'export temporaire). Ainsi
donc, dans tous les cas, cette opération est difficilement réalisable sur site et
coûteuse en temps. Ce problème est totalement résolu par l'approche selon l'invention
puisque dans ce cas, le contenu et les documents sont les mêmes à l'aller et au retour.
[0080] Avec un système tel que décrit ici, deux types de fonctionnement sont à distinguer
en fonction du type d'intervention et donc également du moyen de transport choisi.
[0081] Dans le cas d'une intervention en urgence, comme déjà mentionné plus haut, on utilise
de préférence, mais pas exclusivement, une caisse du type de la caisse 30 décrite
plus haut. Après la sélection des modules de rangement devant prendre place dans cette
caisse, les modules étant choisis en fonction du type de tâches à accomplir, les modules
choisis sont enregistrés dans le système informatique par lecture de leur codes-barres,
ce qui permet de produire très rapidement les documents de transport. Dans le cas
présent, il s'agit de modules comportant un bloc de mousse et un raidisseur. Pour
une équipe de deux personnes, un kit d'outillage complet de niveau 1 demande la manipulation
de huit modules que l'on enregistre par la lecture de huit codes-barres. Le reste
des opérations est automatique. Ainsi par exemple, la liste de transport est éditée
automatiquement. Par comparaison avec l'état de l'art antérieur, l'enregistrement
du même nombre d'outils, lorsqu'il est réalisé outil par outil, reviendrait à manipuler
des centaines d'articles et de lire des centaines de codes-barres.
[0082] Par rapport à l'art antérieur, on a donc un gain de temps tout à fait significatif.
On remarque également que dans l'art antérieur, les outils sont disposés en vrac dans
une caisse alors qu'ici ces outils sont rangés par catégorie dans des modules de rangement.
Ceci permet de travailler plus efficacement sur le chantier et de plus facilement
vérifier qu'aucun outil n'a été oublié sur l'avion.
[0083] Dans le cas d'une intervention standard, c'est-à-dire non urgente, la démarche est
exactement identique. Ici, les blocs de mousse sont plutôt disposés dans des valisettes
et non pas dans des raidisseurs et le contenant est d'un type différent. Par rapport
à une intervention urgente, le gain de temps est encore plus important puisque le
nombre d'outils est généralement plus élevé. Le rangement des outils dans les modules
de rangement permet également d'être plus efficace sur le chantier.
[0084] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux différentes formes de réalisation
décrites ci-dessus à titre d'exemples non limitatifs. Elle concerne également les
variantes de réalisation à la portée de l'homme du métier, non évoquées plus haut,
et dans le cadre des revendications ci-après.
[0085] Ainsi par exemple les blocs de mousse ne sont pas tous forcément de la même épaisseur.
Pour pouvoir loger plus d'outils dans une caisse par exemple, on pourrait prévoir
pour des outils de faible épaisseur (clés plates, tournevis, douilles, ...) des blocs
de mousse d'une épaisseur moindre, par exemple d'une épaisseur correspondant à la
moitié de celle des blocs standards. Les autres dimensions (longueur et largeur) pourraient
être conservées. D'autres modifications sur les blocs de mousse peuvent être envisagés
(monocolore ou tricolore ou ...).
[0086] Les contenants décrits sont donnés à titre illustratifs et non limitatifs. D'autres
formes de réalisation peuvent être envisagées. Par exemple pour les caisses, on peut
envisager des caisses contenant non pas quatre modules de rangement mais trois ou
cinq (ou un autre nombre).
[0087] Les outillages ont été classés dans quatre sous-ensembles. Il est possible d'avoir
un plus grand nombre de sous-ensembles ou bien de définir dans les sous-ensembles
indiqués plus haut d'autres sous-ensembles. Par exemple dans le sous-ensemble concernant
les outils pour une intervention dans le domaine électrique, on peut prévoir un sous-ensemble
d'outils spécifiques lorsque l'intervention doit être réalisée sur un avion équipé
de câblages en aluminium. Pour notamment les outils du sous-ensemble concernant les
tâches sur la structure de l'avion, on pourrait prévoir un sous-ensemble qui pourrait
s'appeler "outils coupants". On retrouverait ici des outils du type foret, alésoir,
fraise, ....
1. Modul zum Verstauen für Werkzeuge (12), umfassend:
- einen quaderförmigen Schaumstoffblock (2), in einer Seite dessen Vertiefungen (10)
ausgebildet sind, wobei eine jede von ihnen eine für die Aufnahme eines Werkzeugs
(12) angepasste Form aufweist,
- ein Versteifungselement (4), das in Form einer Platte (16) vorliegt, auf welcher
der Schaumstoffblock (2) aufliegt, und
- wenigstens zwei Halteränder (18), die jeweils entlang einer Seite des Schaumstoffblocks
(2) verlaufen,
wobei die Platte (16) des Versteifungselements (4) eine rechteckige Platte ist, deren
Abmessungen denjenigen des Schaumstoffblocks (2) angepasst sind, wobei die Ränder
(18) auf einer gleichen Seite der Platte (16) an zwei gegenüberliegenden Kanten derer
ausgebildet sind, wobei die Ränder (18) über die gesamte Höhe des Schaumstoffblocks
(2) verlaufen,
dadurch gekennzeichnet, dass das freie Ende eines jeden Randes (18) rechtwinklig zur Innenseite des Versteifungselements
(4) umgebogen ist und dass das Verstaumodul ferner einen dritten Rand (22) mit einer
im Vergleich zu den beiden ersten Rändern (18) geringeren Höhe umfasst, der an einer
dritten Kante der Platte (16) und auf der gleichen Seite derer wie die beiden ersten
Ränder (18) ausgebildet ist.
2. Verstaumodul nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Höhenunterschied zwischen den beiden ersten Rändern (18) und dem Schaumstoffblock
(2) zwischen 1 und 20 mm beträgt.
3. Verstaumodul nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die vierte Kante der Platte des Versteifungselements frei ist und keinen Rand aufweist.
4. Verstaumodul nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Schaumstoffblock (2) zweifarbig ist, derart, dass der Rand einer jeden Vertiefung
(10) eine andere Farbe als der Boden der Vertiefung (10) aufweist.
5. Verstaumodul nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass wenigstens eine Vertiefung (10) in ihrem Boden wenigstens eine zusätzliche Vertiefung
(14) von kleinerer Größe aufweist, welche dazu bestimmt ist, das Herausnehmen eines
Werkzeugs (12) aus der großen Vertiefung (10) zu erleichtern.
6. Verstaukasten (30) mit einer im Wesentlichen quaderförmigen Aufnahme, die eine einem
Deckel (28') zugeordnete Öffnung aufweist, dadurch gekennzeichnet, dass er ferner wenigstens zwei Verstaumodule nach einem der Ansprüche 1 bis 5 umfasst,
wobei die Module in der Aufnahme gestapelt sind.
7. Verstaukasten nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Aufnahme Schaumstoffkeile (38) aufweist, die an vier Seiten der Aufnahme um die
Verstaumodule befestigt sind.
8. Verstaukasten nach einem der Ansprüche 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Aufnahme und der Deckel aus Kunststoff gefertigt sind.
9. Verstaukasten nach einem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass er ferner Rollen (32) sowie einen versenkbaren Griff (36) umfasst.