[0001] La présente invention concerne le domaine de l'excavation de sol et notamment la
technologie consistant à mélanger in situ le sol excavé avec un liant. La présente
invention ne concerne donc pas le domaine des machines pour l'enfoncement de pieux
du type illustré dans
JP 2003-013449.
[0002] La présente invention concerne plus particulièrement une machine d'excavation comportant
:
- un mât ayant une direction longitudinale,
- une barre qui présente une première extrémité munie d'un outil d'excavation,
- un chariot mobile selon la direction longitudinale du mât et comprenant un premier
organe de maintien pour maintenir la barre par rapport au chariot, ledit chariot étant
apte à déplacer la barre selon la direction longitudinale du mât.
[0003] Un exemple particulier d'une telle machine est déjà connu et notamment représenté
sur la figure 1 de
FR 2 888 859.
[0004] Cette machine permet notamment de mettre en oeuvre la technique du « soil-mixing
» qui consiste à exécuter des panneaux successifs en mélangeant in situ le sol découpé
de la tranchée avec du ciment ou plus généralement un liant, le mélange sol/liant
formant la paroi. Cette technique est particulièrement utilisée pour la réalisation
de murs de soutènement ou d'écrans d'étanchéité.
[0005] Cette machine peut également réaliser des parois enterrées dans le sol du type parois
moulées. Cela consiste à réaliser successivement dans le sol, à l'aide d'une telle
machine d'excavation, des portions de tranchée et de remplir la tranchée ainsi réalisée
avec un ciment ou un béton.
[0006] Pour réaliser les portions de tranchée, le chariot coulisse le long du mât depuis
son extrémité supérieure jusqu'à son extrémité inférieure. Autrement dit, la course
du chariot correspond sensiblement à la longueur, ou hauteur, du mât. Dans la mesure
où la barre, le plus souvent appelée « kelly » par l'homme de l'art, est maintenue
au chariot, on comprend que la course du kelly est également sensiblement égale à
la hauteur du mât. Il s'ensuit donc que cette machine est apte à réaliser des portions
de tranchée dont la profondeur est au mieux égale à la hauteur du mât.
[0007] En d'autres termes, la profondeur d'excavation de cette machine est limitée par la
hauteur du mât. Cela présente un inconvénient car, en pratique, la longueur des mâts
des machines d'excavation est limitée à environ 20 mètres alors que l'on souhaite
parfois pouvoir atteindre des profondeurs d'excavation bien supérieures.
[0008] Il est connu qu'une solution à ce problème est d'utiliser une barre, ou kelly, dont
la longueur est supérieure à la longueur du mât.
[0009] Cette solution, d'apparence simple, est difficile à mettre en oeuvre car il est actuellement
difficile de lever la barre pour la monter sur le mât, ce dernier étant positionné
en position verticale et pouvant mesurer jusqu'à une trentaine de mètres.
[0010] Plus généralement se pose le problème du montage de la barre au mât, quelle que soit
la longueur de la barre. En effet, il est actuellement nécessaire d'utiliser des moyens
de levage extérieurs afin de monter la barre sur le mât. Qui plus est, le raccordement
des flexibles hydrauliques pour alimenter les moteurs de l'outil d'excavation est
difficile et dangereux à effectuer car les opérateurs doivent intervenir en hauteur.
[0011] Un but de l'invention est de fournir une machine d'excavation permettant de lever
aisément la barre, notamment mais pas exclusivement lorsqu'elle est plus longue que
le mât.
[0012] L'invention atteint son but par le fait que le premier organe de maintien est rotatif
par rapport au chariot et que le premier organe de maintien présente un état verrouillé
dans lequel la barre est bloquée en translation par rapport au chariot, et un état
déverrouillé dans lequel la barre est libre de se déplacer en translation par rapport
au chariot, et par le fait que le mât présente une première extrémité qui porte un
second organe de maintien apte à recevoir et maintenir la barre par rapport au mât,
ledit second organe de maintien présentant un état verrouillé dans lequel la barre
est bloquée par rapport au mât et un état déverrouillé dans lequel la barre est libre
de se déplacer par rapport au mât.
[0013] Grâce à l'invention, on comprend que la levée de la barre peut se faire de la façon
suivante : partant d'une position où la barre est posée au sol en étant sensiblement
horizontale, c'est-à-dire sensiblement perpendiculaire au mât, on engage la barre
opposée à la première extrémité dans le premier organe de maintien, puis on verrouille
le premier organe de maintien avant d'amener le chariot, solidaire de la barre, vers
une extrémité supérieure du mât.
[0014] Comme le premier organe de maintien est rotatif par rapport au chariot, on comprend
que la levée de la barre s'accompagne du redressement de la barre par pivotement vers
une position sensiblement verticale. De préférence, la barre pivote naturellement
par rapport au chariot lors du déplacement de ce dernier, en raison de la force de
gravité agissant sur ladite barre.
[0015] Sans sortir du cadre de la présente invention, la machine d'excavation permet la
mise en oeuvre d'autres procédés de levée de la barre, dont certains seront définis
ci-après, précisément lorsque la barre est plus longue que le mât.
[0016] De manière préférentielle, le premier organe de maintien est apte à pivoter autour
d'un axe de rotation orthogonal à la direction longitudinale du mât, grâce à quoi
la rotation de la barre lors de sa levée se fait dans un plan sensiblement vertical.
[0017] Selon un mode préféré de réalisation, l'axe de rotation est orthogonal à un plan
d'excavation. Ce plan d'excavation est défini comme étant le plan sensiblement vertical
dans lequel s'étend la portion de tranchée excavée par l'outil d'excavation.
[0018] Avantageusement, la barre est apte à coulisser dans le premier organe de maintien
lorsque ce dernier est en position déverrouillée.
[0019] Il est donc compréhensible que l'on peut réaliser une levée de la barre en déplaçant
la machine vers la première extrémité de la barre, cette dernière étant maintenue
au sol, de sorte que le la barre se redresse en coulissant dans le premier organe
de maintien, ce dernier pivotant naturellement pendant le déplacement du chariot vers
l'extrémité supérieure du mât.
[0020] Par ailleurs, on comprend que le second organe de maintien permet avantageusement
de bloquer la barre par rapport au mât lorsque le premier organe de maintien est déverrouillé,
par exemple lors du déplacement de ce dernier le long du mât.
[0021] En pratique, le second organe de maintien est utilisé après que la barre a été amenée
en position verticale, c'est-à-dire que l'on engage la barre dans le second organe
de maintien lorsqu'elle est en position verticale.
[0022] De manière préférentielle, à l'instar du premier organe de maintien, la barre est
apte à coulisser dans le second organe de maintien lorsque ce dernier est en position
déverrouillée.
[0023] Il s'ensuit que les premier et second organes de maintien constituent également des
moyens de guidage en translation verticale pour la barre.
[0024] Avantageusement, l'outil d'excavation comporte au moins un moteur hydraulique et
la machine comporte en outre au moins une première conduite hydraulique reliant le
chariot et le moteur hydraulique via une seconde extrémité de la barre opposée à la
première extrémité, tout en passant à l'intérieur de la barre, ainsi qu'au moins une
deuxième conduite hydraulique reliant le chariot et un raccord hydraulique fixé sensiblement
à mi-longueur du mât, ledit raccord étant quant à lui destiné à être relié à une source
d'énergie hydraulique pour l'alimentation du moteur hydraulique.
[0025] On comprend que les première et deuxième conduites hydrauliques permettent l'alimentation
du moteur hydraulique en énergie hydraulique : l'énergie hydraulique est en effet
envoyée au moteur par la source d'énergie successivement par l'intermédiaire du raccord
hydraulique, de la deuxième conduite hydraulique et de la première conduite hydraulique.
[0026] Un circuit hydraulique de retour, connu par ailleurs, est de préférence également
prévu.
[0027] Par suite, la deuxième conduite hydraulique doit être suffisamment longue pour que
le chariot demeure connecté au raccord hydraulique quelle que soit la position du
chariot le long du mât.
[0028] En outre, la première conduite hydraulique doit être suffisamment longue pour que
le chariot reste relié à la seconde extrémité de la barre pendant la levée de cette
dernière et, bien évidemment, lorsque la barre a atteint sa position verticale.
[0029] Le fait que le raccord soit disposé à mi-longueur du mât permet de minimiser la longueur
de la deuxième conduite hydraulique.
[0030] Selon un aspect particulièrement avantageux de l'invention, les conduites hydrauliques
peuvent être connectées pendant que la barre est dans sa position descendue sensiblement
perpendiculaire au mât. Dans cette position, le montage des conduites hydrauliques
est beaucoup plus aisé que dans l'art antérieur où les opérateurs devaient intervenir
en hauteur.
[0031] De manière préférentielle, l'outil d'excavation est une fraise pour mélange de sol.
Autrement dit, l'outil d'excavation permet à la fois l'excavation et le mélange de
sol avec un liant pouvant être acheminé dans la tranchée via un tube s'étendant dans
la barre.
[0032] Ainsi, la machine d'excavation selon l'invention est préférentiellement une machine
de type « soil-mixing ».
[0033] La présente invention concerne en outre un premier procédé de levée d'une barre d'une
machine d'excavation selon l'invention, ladite barre présentant une longueur sensiblement
plus grande que la longueur du mât, procédé dans lequel, partant d'une position dans
laquelle la barre est quasiment perpendiculaire au mât, l'outil d'excavation étant
posé au sol, la barre est amenée dans une position sensiblement parallèle au mât en
déplaçant la machine d'excavation vers l'outil d'excavation, l'outil d'excavation
demeurant immobile, pendant que le premier organe de maintien est dans l'état déverrouillé.
[0034] Le premier procédé de l'invention comporte en outre une étape lors de laquelle la
première extrémité de la barre vient s'engager dans le second organe de maintien après
que le chariot est arrivé à la seconde extrémité du mât.
[0035] Au fur et à mesure que la machine se rapproche de l'outil d'excavation, la barre
se redresse en pivotant depuis sa position sensiblement horizontale. Simultanément,
le chariot se déplace, naturellement ou par une action mécanique, vers la seconde
extrémité du mât. Dans ce procédé, on comprend que la barre se redresse tout en coulissant
dans le premier organe de maintien.
[0036] La présente invention concerne en outre un second procédé de levée d'une barre d'une
machine d'excavation selon l'invention, ladite barre présentant là encore une longueur
sensiblement plus grande que la longueur du mât, procédé dans lequel, partant d'une
position dans laquelle la barre est quasiment perpendiculaire au mât, la barre est
amenée dans une position sensiblement parallèle au mât en déplaçant le chariot depuis
une première extrémité du mât vers une seconde extrémité du mât opposée à la première
extrémité, la barre étant bloquée par rapport au premier organe de maintien.
[0037] Au cours de ce second procédé de levée, la barre est maintenue bloquée par rapport
au premier organe de maintien. Le chariot doit donc être solidarisé à la barre à une
distance de la première extrémité de la barre qui soit au plus égale à la hauteur
du mât.
[0038] Pour bloquer la barre par rapport au premier organe de maintien, on fait en sorte
que ce dernier soit dans l'état verrouillé lors du déplacement du chariot.
[0039] De manière avantageuse, le second procédé défini ci-dessus, comporte en outre une
étape au cours de laquelle la première extrémité de la barre vient s'engager dans
le deuxième organe de maintien après que le chariot est arrivé à la seconde extrémité
du mât.
[0040] On comprend donc que la barre, à l'issue des procédés de levée précités, est apte
à être maintenue, déplacée et guidée en translation le long du mât grâce aux premier
et second organes de maintien.
[0041] L'invention concerne enfin un procédé d'excavation dans lequel on fournit une machine
d'excavation selon l'invention, ladite machine comprenant une barre sensiblement plus
longue que le mât, ledit procédé comportant successivement :
- une étape de levée dans laquelle la barre est amenée dans une position sensiblement
parallèle au mât,
- une étape dans laquelle le chariot est positionné à la seconde extrémité du mât,
- une première étape d'enfoncement de l'outil d'excavation dans le sol au cours de laquelle
on verrouille le premier organe de maintien si tel n'est pas déjà le cas, on déplace
le chariot verrouillé à la barre vers la première extrémité du mât, de façon à amener
l'outil d'excavation dans une première position d'enfoncement,
- une étape dans laquelle le chariot est positionné à la seconde extrémité du mât après
que le premier organe de maintien a été mis dans l'état déverrouillé, l'outil d'excavation
restant dans sa première position d'enfoncement, et
- une seconde étape d'enfoncement de l'outil d'excavation, analogue à la première étape
d'enfoncement, de façon à amener l'outil d'excavation dans une seconde position d'enfoncement.
[0042] Selon l'invention, le mât présente une première extrémité qui porte un second organe
de maintien apte à recevoir et maintenir la barre par rapport au mât, ledit second
organe de maintien présentant un état verrouillé dans lequel la barre est bloquée
par rapport au mât et un état déverrouillé dans lequel la barre est libre de se déplacer
par rapport au mât. Selon l'invention, la première extrémité de la barre est engagée
dans le deuxième organe de maintien à la fin de l'étape de levée, tandis que pendant
la première étape d'enfoncement, le second organe de maintien est dans l'état déverrouillé,
et, à la fin de la première étape d'enfoncement, on réalise une étape de verrouillage
du second organe de maintien afin de bloquer la barre par rapport au mât.
[0043] Il s'ensuit qu'à l'issue de l'étape de levée, la barre est parfaitement maintenue
par le mât, grâce aux premier et second organes de maintien.
[0044] Ainsi, grâce à l'invention, l'outil d'excavation est amené dans sa position d'enfoncement
maximale, à savoir la deuxième position d'enfoncement, en deux fois. L'outil d'excavation
est en effet tout d'abord amené dans sa première position d'enfoncement avant d'être
amené dans sa seconde position d'enfoncement correspondant à la profondeur d'enfoncement
maximale. Grâce à ce procédé avantageux, la profondeur d'enfoncement totale de l'outil
d'excavation n'est pas donc pas limitée à la longueur du mât.
[0045] Sans sortir du cadre de la présente invention, on peut également prévoir de réaliser
l'enfoncement de l'outil d'excavation en un nombre d'étapes d'enfoncement supérieur
à deux, notamment lorsque la longueur de la barre est très supérieure à celle du mât.
De préférence, ce procédé comporte en outre une étape de remontée de l'outil d'excavation,
qui est réalisée après la seconde étape d'enfoncement, afin de sortir l'outil d'excavation
de la tranchée venant d'être excavée. Cette étape de remontée se fait avantageusement
en au moins deux étapes.
[0046] L'invention sera mieux comprise et ses avantages apparaîtront mieux à la lecture
de la description détaillée qui suit, de modes de réalisation représentés à titre
d'exemples non limitatifs. La description sue réfère aux dessins, sur lesquels :
- la figure 1 représente une machine d'excavation selon l'invention, la barre étant dans sa position
descendue, sensiblement orthogonale au mât ;
- la figure 2 est une vue de détail de la figure 1, montrant les premier et second organes de maintien ;
- la figure 3 représente la machine d'excavation de la figure 1 lorsque le chariot se déplace vers la seconde extrémité du mât, le chariot étant
à la mi-longueur du mât ;
- la figure 4 est une vue de détail de la figure 3 représentant le premier organe de maintien ;
- la figure 5 représente la machine d'excavation de la figure 1 lorsque la barre est en position levée, parallèle au mât, le chariot étant positionné
à la seconde extrémité du mât ;
- la figure 6 est une vue de détail de la figure 5, montrant le premier organe de maintien ;
- la figure 7 est une vue de détail de la première extrémité du mât montrant le premier organe
de maintien en position déverrouillé et le second organe de maintien en position verrouillée,
le chariot étant positionné à cette première extrémité du mât ;
- la figure 8 est une vue de détail de la première extrémité du mât montrant les premier et second
organes de maintien ; et
- les figures 9 à 12 illustrent le procédé d'excavation selon l'invention.
[0047] La machine d'excavation
10 représentée sur la figure
1 comprend un châssis mobile
12 sur lequel est monté un mât
14 ayant une direction longitudinale, ce dernier étant en l'espèce vertical. La machine
d'excavation
10 comporte en outre un chariot
16 mobile selon la direction longitudinale du mât, pouvant se déplacer, en l'espèce
verticalement, entre une première extrémité
14a du mât, son extrémité inférieure, et une seconde extrémité
14b du mât, son extrémité supérieure.
[0048] De manière connue en soi, le chariot
16 est destiné à déplacer verticalement une barre
18 dont une première extrémité
18a est munie d'un outil d'excavation
20. Les moyens utilisés pour déplacer le chariot
16 le long du mât étant bien connus de l'homme de l'art, ils ne sont pas décrits ici.
[0049] Cette barre
18 est communément appelée « kelly » par l'homme de l'art de sorte que dans la suite
de la description on utilisera barre ou kelly pour designer cet élément.
[0050] L'outil d'excavation
20 est ici constitué par une fraise pour mélange de sol de type en soi connu. Plus précisément,
l'outil d'excavation comporte deux outils rotatifs
20a, 20b prévus pour tourner autour d'axes parallèles horizontaux lors des opérations d'excavation.
Ces outils rotatifs
20a, 20b, actionnés par des moteurs hydrauliques
22, 24, permettent à la fois la découpe du sol pour réaliser une portion de tranchée sensiblement
verticale, correspondant à la paroi à réaliser, et le mélange du sol découpé avec
du liant ou du ciment.
[0051] Lors du fonctionnement de la machine d'excavation
10, le kelly
18 s'étend verticalement, de manière sensiblement parallèle au mât
14, comme cela est représenté sur la figure
5.
[0052] Comme on l'a déjà mentionné ci-dessus, le chariot
16 est apte à déplacer le kelly selon la direction longitudinale du mât
14. Pour ce faire, le chariot
16 comprend un premier organe de maintien
26 pour maintenir le kelly
18 par rapport au chariot
16. En d'autres termes, le premier organe de maintien
26 permet de solidariser le kelly
18 au chariot
16, ce dernier pouvant alors exercer une poussée verticale descendante sur le kelly
18 afin d'enfoncer l'outil d'excavation
20 dans le sol en vue de réaliser la portion de tranchée.
[0053] On va maintenant s'intéresser plus en détail à l'opération de levée du kelly
18, opération qui consiste à amener le kelly, depuis une position descendue, sensiblement
horizontale, dans laquelle le kelly est sensiblement orthogonal au mât
14 (figure
1), vers une position levée dans laquelle le kelly est parallèle au mât (figure
5).
[0054] Il faut aussi préciser, dans l'exemple représenté ici, que le kelly
18 présente une longueur supérieure à celle du mât
14, en l'espèce, la longueur du kelly
18 est environ 30% plus grande que le mât
14.
[0055] Conformément à l'invention, le premier organe de maintien
26 est rotatif par rapport au chariot
16. Dans l'exemple représenté ici, le premier organe de maintien
26 peut tourner librement par rapport au chariot
16.
[0056] Plus précisément, le premier organe de maintien est apte à pivoter autour d'un axe
de rotation
A qui est orthogonal à la direction longitudinale du mât
14. Cet axe
A, mieux visible sur les figures
2, 4 et
6, est par ailleurs orthogonal à un plan d'excavation
P, correspondant au plan vertical dans lequel s'étend la portion de tranchée excavée
par l'outil d'excavation
20.
[0057] Qui plus est, de manière avantageuse, le premier organe de maintien
26 présente un état verrouillé, représenté sur la figure
2, dans lequel la barre
18 est bloquée en translation par rapport au chariot
16, et un état déverrouillé dans lequel la barre
18 est libre de se déplacer en translation par rapport au chariot
16, représenté sur la figure
7. En l'espèce, le kelly
18 est apte à coulisser dans le premier organe de maintien lorsque ce dernier est en
position déverrouillée. On comprend ainsi que dans l'état déverrouillé, le chariot
16 est également libre de se déplacer selon la direction longitudinale de la barre
18.
[0058] Pour réaliser le blocage en translation du kelly
18 par rapport au chariot
16, le premier organe de maintien comporte des doigts
28,30 actionnables par des vérins
32,34. Ces doigts
28,30 peuvent pivoter pour venir se loger transversalement dans des orifices
36 ménagés le long des bords longitudinaux du kelly
18. On comprend donc que dans l'état verrouillé, les doigts
28,30 sont introduits dans les orifices
36, grâce à quoi le kelly
18 est bloqué en translation, tandis que dans l'état déverrouillé, les doigts
28,30 sont rétractés hors des orifices de sorte qu'ils ne s'opposent pas au déplacement
en translation du kelly
18 par rapport au chariot
16.
[0059] En outre, le premier organe de maintien
26 comporte un pont de maintien
38 muni d'au moins un rouleau
40, s'étendant transversalement par rapport à la direction longitudinale de la barre,
afin d'éviter que le kelly
18 ne se désengage du premier organe de maintien
26. Selon une variante, on remplace le rouleau
40 par une plaque d'usure.
[0060] Selon un autre aspect avantageux de l'invention, la première extrémité
14a du mât
14 porte un second organe de maintien
42, visible sur les figures
2 et
7, qui est apte à recevoir et maintenir le kelly
18 par rapport au mât
14, après que le kelly
18 a été amené en position verticale.
[0061] Le second organe de maintien
42 est solidaire du mât et ne tourne pas, contrairement au premier organe de maintien
26.
[0062] De plus, à l'instar du premier organe de maintien
26, le second organe de maintien
42 présente un état verrouillé (figure
7) dans lequel la barre
18 est bloquée par rapport au mât
14 et un état déverrouillé dans lequel la barre
18 est libre de se déplacer par rapport au mât
14. Plus précisément, lorsque le second organe de maintien est en position déverrouillé,
la barre
18 est libre de coulisser, verticalement, dans ce dernier.
[0063] Le second organe de maintien
42 comporte aussi des doigts
44,46 pour venir coopérer avec les orifices
36 précités, de manière à pouvoir bloquer le kelly
18 par rapport au mât
14.
[0064] En outre, le second organe de maintien
42 comporte un pont amovible
48 permettant d'ouvrir le second organe de maintien pour y loger la barre
18.
[0065] Ceci étant précisé, on va maintenant décrire plus en détail un procédé de levée de
la barre
18 de la machine d'excavation, conforme à l'invention, à l'aide des figures
1 à
6.
[0066] Comme on l'a déjà évoqué, la barre
18 présente une longueur supérieure à celle du mât
14.
[0067] Pour débuter, comme cela est illustré sur la figure
1, on part généralement d'une position dans laquelle la barre
18 est quasiment perpendiculaire au mât
14, l'outil d'excavation
20 étant posé au sol.
[0068] Comme on le voit sur les figures
1 et
2, la barre
18 est tout d'abord engagée dans le premier organe de maintien
26, de telle manière que la distance entre le chariot
16 et l'outil d'excavation
20 soit au plus égale à la hauteur du mât
14, le premier organe de maintien
26 étant alors déverrouillé.
[0069] Ensuite, on bloque la barre
18 par rapport au premier organe de maintien
26, de préférence en verrouillant le premier organe de maintien
26.
[0070] Puis, on déplace le chariot
16 vers la seconde extrémité
14b (l'extrémité supérieure) du mât
14, comme cela est représenté sur la figure
3.
[0071] Du fait de l'action de la pesanteur sur la portion de barre
18 comprise entre le premier organe de maintien
26 et l'outil d'excavation
20, la barre
18 tend à pivoter autour de l'axe de rotation
A lors du déplacement du chariot
16 dans un sens dans lequel l'outil d'excavation se rapproche de la première extrémité
14a du mât
14. Sur la figure
4, détaillant le premier organe de maintien
26, on voit que le kelly
18 a pivoté dans le sens horaire.
[0072] Enfin, lorsque le chariot
16 est à l'extrémité supérieure
14b du mât
14, le kelly
18 se trouve alors suspendu verticalement au premier organe de maintien
26, comme on le voit sur la figure
5. En d'autres termes, le kelly
18 se trouve alors dans sa position levée.
[0073] Pour améliorer le maintien du kelly
18 par rapport au mât
14, la première extrémité
18a du kelly
18 est engagée dans le second organe de maintien
42 en ouvrant le pont amovible
48.
[0074] Dès lors, le kelly
18 peut être maintenu par le second organe de maintien
42 comme le montre la vue partielle de la figure
7.
[0075] A l'aide de la figure
8, on va maintenant décrire un autre procédé de levée de la barre
18, conforme à l'invention.
[0076] Dans ce procédé, on part également d'une position où le kelly
18 est quasiment perpendiculaire au mât
14, c'est-à-dire sensiblement horizontal, l'outil d'excavation
20 étant quant à lui posé au sol tout en demeurant immobile.
[0077] Selon l'invention, le kelly
18 est amené dans une position sensiblement parallèle au mât
14 en déplaçant la machine
10 vers l'outil d'excavation, selon la flèche
F1, pendant que le premier organe de maintien
26 est dans l'état déverrouillé, de manière à permettre au kelly
18 de pouvoir coulisser dans le premier organe de maintien
26.
[0078] Le déplacement de la machine d'excavation
10 vers l'outil de forage
20, ce dernier demeurant immobile, favorise l'élévation du chariot
16 vers l'extrémité supérieure
14b du mât
14 (flèche
F2), et entraîne le pivotement du kelly
18 autour de l'axe de rotation
A, en l'espèce dans un sens horaire, (flèche
F3) et le coulissement du kelly
18 dans le premier organe de maintien
26 (flèche
F4).
[0079] On comprend donc que lorsque la machine d'excavation est arrivée au niveau de l'outil
d'excavation, le kelly
18 est dans sa position verticale.
[0080] Dans ce procédé, il n'est pas nécessaire d'engager le kelly
18 dans le premier organe de maintien
26 de sorte que la longueur entre le chariot
16 et l'organe de coupe soit au plus égal à la hauteur du mât. En effet, si le chariot
16 arrive à la seconde extrémité
14b du mât avant que le kelly
18 ne soit vertical, ce dernier continuera à pivoter autour de l'axe de rotation
A tout en coulissant dans le premier organe de maintien jusqu'à ce que la machine atteigne
la position de l'outil d'excavation
20.
[0081] Selon une autre variante avantageuse, on combine les deux procédés décrits ci-dessus,
c'est-à-dire on élève le chariot vers l'extrémité supérieure du mât tout en déplaçant
la machine vers l'outil de forage.
[0082] A l'aide des figures
9 à
12, on va maintenant décrire un procédé d'excavation selon la présente invention.
[0083] Sur ces figures, on a représente en vue de côté et de manière schématique, la machine
d'excavation
10 lors de l'opération d'excavation.
[0084] Après avoir levé le kelly
18 en position verticale, notamment selon l'un ou l'autre des procédés précités, on
positionne le chariot
16 à l'extrémité supérieure
14b du mât
14, comme cela est représenté sur la figure
9. Après cela, on engage la première extrémité
18a du kelly
18 dans le second organe de maintien
42 en ouvrant le pont
48.
[0085] Puis, on réalise une première étape d'enfoncement de l'outil d'excavation
20 dans le sol, étape au cours de laquelle on verrouille le premier organe de maintien
26, de sorte que le kelly
18 soit solidarisé au chariot
16, on déplace le chariot
16 (par des moyens de poussée non représentés ici) vers l'extrémité inférieure
14a du mât
14, de façon à amener l'outil dans une première position d'enfoncement visible sur la
figure
10, étant précisé qu'au cours de cette étape, le second organe de maintien
42 est déverrouillé.
[0086] On comprend que la profondeur
P1 atteinte par l'outil d'excavation
20 dans sa première position d'enfoncement correspond sensiblement à la hauteur du mât
14.
[0087] Il s'ensuit qu'à l'issue de la première étape d'enfoncement, le kelly
18 n'est pas complètement enfoncé dans le sol dans la mesure où il est plus long que
le mât
14.
[0088] Après la première étape d'enfoncement, le chariot
16 est positionné à la seconde extrémité
14b du mât
14, ou bien à une hauteur du mât correspondant à la seconde extrémité
18b du kelly
18 si cette dernière se trouve alors à une hauteur inférieure à la longueur du mât
14, ceci après que le premier organe de maintien
26 a été mis dans l'état déverrouillé, alors que l'outil d'excavation
20 reste dans sa première position d'enfoncement comme cela est représenté sur la figure
11. On comprend en effet qu'à ce stade, l'outil d'excavation 20, reposant sur la paroi
de fond de la tranchée, reste naturellement dans sa première position d'enfoncement.
Cependant, on peut aussi choisir de mettre le second organe de maintien 42 dans sa
position verrouillée afin de bloquer le kelly par rapport au mât pendant que le chariot
16 se déplace vers la seconde extrémité 14b du mât 14.
[0089] Ensuite, on réalise une seconde étape d'enfoncement de l'outil d'excavation, analogue
à la première étape d'enfoncement. En d'autres termes, on verrouille le premier organe
de maintien
26 à la barre puis on déplace le chariot vers l'extrémité inférieure
14a du mât
14, le second organe de maintien étant alors déverrouillé. Cette seconde étape d'enfoncement,
visible sur la figure
12, permet d'amener l'outil d'excavation
20 dans une seconde position d'enfoncement, à une profondeur
P2.
[0090] Comme on le voit sur la figure
12, grâce à l'invention, la profondeur d'enfoncement
P2 de l'outil d'excavation
20, qui correspond sensiblement à la longueur de la barre
18, est avantageusement supérieure à la course du chariot
16, à savoir la longueur du mât
14.
[0091] A l'issue de la seconde étape d'enfoncement, on réalise une étape de remontée de
l'outil d'excavation (non représentée ici) en deux fois, inverse des étapes d'enfoncement.
[0092] En revenant à la figure
8, on va maintenant expliquer comment les moteurs hydrauliques
22,24 de l'outil d'excavation
20 sont alimentés en énergie hydraulique.
[0093] La machine d'excavation
10 comporte une première conduite hydraulique
50 reliant le chariot
16 et les moteurs hydrauliques
22,24 via une seconde extrémité
18b du kelly
18 tout en passant à l'intérieur du kelly
18. Pour ce faire, l'intérieur du kelly
18 est creux de sorte que l'on peut y placer une conduite longitudinale
52 reliant la seconde extrémité
18b du kelly
18 aux moteurs
22,24.
[0094] En pratique, la première conduite hydraulique
50 est fixée à une extrémité d'un support
54 monté sur le chariot
16.
[0095] Une seconde conduite hydraulique
56 relie l'autre extrémité du support
54 du chariot
16 à un raccord hydraulique
58 fixé sensiblement à mi-longueur du mât
14.
[0096] Ce raccord hydraulique
58 est quant à lui destiné à être relié à une source d'énergie hydraulique (non représentée
ici), connue par ailleurs.
1. Machine d'excavation (10) comportant :
- un mât (14) ayant une direction longitudinale,
- une barre (18) qui présente une première extrémité (14a) munie d'un outil d'excavation
(20),
- un chariot (16) mobile selon la direction longitudinale du mât et comprenant un
premier organe de maintien (26) pour maintenir la barre par rapport au chariot, ledit
chariot étant apte à déplacer la barre selon la direction longitudinale du mât, le
premier organe de maintien (26) étant rotatif par rapport au chariot (16) et le premier
organe de maintien (26) présentant un état verrouillé dans lequel la barre est bloquée
en translation par rapport au chariot (16) et un état déverrouillé dans lequel la
barre est libre de se déplacer en translation par rapport au chariot, caractérisé en ce que le mât (14) présente une première extrémité (14a) qui porte un second organe de maintien
(42) apte à recevoir et maintenir la barre (18) par rapport au mât, ledit second organe
de maintien présentant un état verrouillé dans lequel la barre est bloquée par rapport
au mât et un état déverrouillé dans lequel la barre est libre de se déplacer par rapport
au mât.
2. Machine d'excavation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la barre (18) est apte à coulisser dans le second organe de maintien (42) lorsque
ce dernier est en position déverrouillée.
3. Machine d'excavation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le premier organe de maintien (26) est apte à pivoter autour d'un axe de rotation
(A) orthogonal à la direction longitudinale du mât (14).
4. Machine d'excavation selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'axe de rotation (A) est orthogonal à un plan d'excavation (P).
5. Machine d'excavation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la barre (18) est apte à coulisser dans le premier organe de maintien (26) lorsque
ce dernier est en position déverrouillée.
6. Machine d'excavation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée que en ce que l'outil d'excavation (20) comporte au moins un moteur hydraulique (22, 24) et en
ce que la machine comporte en outre au moins une première conduite hydraulique (50)
reliant le chariot et le moteur hydraulique via une seconde extrémité (18b) de la
barre (18) opposée à la première extrémité (18a), tout en passant à l'intérieur de
la barre, ainsi qu'au moins une deuxième conduite hydraulique (56) reliant le chariot
(16) et un raccord hydraulique (58) fixé sensiblement à mi-longueur du mât, ledit
raccord étant quant à lui destiné à être relié à une source d'énergie hydraulique
pour l'alimentation du moteur hydraulique (22, 24).
7. Machine d'excavation selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'outil d'excavation (20) est une fraise (20a, 20b) pour mélange de sol.
8. Procédé de levée d'une barre (18) d'une machine d'excavation (10) selon l'une quelconque
des revendications 1 à 7, ladite barre (18) présentant une longueur sensiblement plus grande que la longueur
du mât (14), procédé dans lequel, partant d'une position dans laquelle la barre est
quasiment perpendiculaire au mât, l'outil d'excavation étant posé au sol, la barre
est amenée dans une position sensiblement parallèle au mât en déplaçant la machine
d'excavation vers l'outil d'excavation (20), l'outil d'excavation demeurant immobile,
pendant que le premier organe de maintien est dans l'état déverrouillé.
9. Procédé de levée d'une barre (18) selon la revendication 8, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte en outre une étape au cours de laquelle la première extrémité (18a) de
la barre (18) vient s'engager dans le deuxième organe de maintien (42) après que le
chariot est arrivé à la seconde extrémité (14b) du mât (14).
10. Procédé de levée d'une barre (18) d'une machine d'excavation (10) selon l'une quelconque
des revendications 1 à 7, ladite barre présentant une longueur sensiblement plus grande que la longueur du
mât (14), procédé dans lequel, partant d'une position dans laquelle la barre est quasiment
perpendiculaire au mât, la barre (18) est amenée dans une position sensiblement parallèle
au mât en déplaçant le chariot depuis une première extrémité du mât vers une seconde
extrémité du mât opposée à la première extrémité, la barre étant bloquée par rapport
au premier organe de maintien (26), ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte en outre une étape au cours de laquelle la première extrémité (18a) de
la barre (18) vient s'engager dans le deuxième organe de maintien (42) après que le
chariot est arrivé à la seconde extrémité (14b) du mât (14).
11. Procédé de levée selon la revendication 10, dans lequel le premier organe de maintien (26) est dans l'état verrouillé lors du
déplacement du chariot (16).
12. Procédé d'excavation dans lequel on fournit une machine d'excavation (10) selon l'une
quelconque des revendications
1 à
7, ladite machine comprenant une barre (18) sensiblement plus longue que le mât, ledit
procédé comportant successivement :
- une étape de levée dans laquelle la barre est amenée dans une position sensiblement
parallèle au mât (14),
- une étape dans laquelle le chariot (16) est positionné à la seconde extrémité (14b)
du mât (14),
- une première étape d'enfoncement de l'outil d'excavation dans le sol au cours de
laquelle on verrouille le premier organe de maintien (26) si tel n'est pas déjà le
cas, on déplace le chariot (16) verrouillé à la barre vers la première extrémité du
mât, de façon à amener l'outil d'excavation (20) dans une première position d'enfoncement
(P1),
- une étape dans laquelle le chariot (16) est positionné à la seconde extrémité du
mât, ou bien à une hauteur du mât (14) correspondant à la seconde extrémité (18b)
de la barre (18) si cette seconde extrémité se trouve alors à une hauteur inférieure
à la longueur du mât (14), ceci après que le premier organe de maintien a été mis
dans l'état déverrouillé, l'outil d'excavation restant dans sa première position d'enfoncement,
et
- une seconde étape d'enfoncement de l'outil d'excavation (20), analogue à la première
étape d'enfoncement, de façon à amener l'outil d'excavation dans une seconde position
d'enfoncement (P2), ledit procédé étant caractérisé en ce que la première extrémité (18a) de la barre (18) est engagée dans le deuxième organe
de maintien (42) à la fin de l'étape de levée, en ce que pendant la première étape d'enfoncement, le second organe de maintien (42) est dans
l'état déverrouillé, et en ce que, à la fin de la première étape d'enfoncement, on réalise une étape de verrouillage
du second organe de maintien (42) afin de bloquer la barre (18) par rapport au mât
(14).