[0001] La présente invention concerne les procédés de réalisation de planchers, ainsi que
les planchers obtenus, comportant une pluralité de lames en bois massif, reposant
et fixées respectivement sur un support, deux dites lames juxtaposées longitudinalement
du plancher étant séparées l'une de l'autre par une distance non nulle. Par plancher,
il y a lieu de comprendre ce mot dans un sens large, incluant les plates-formes, les
revêtements de sol, et plus largement toute surface de marche entrant dans la définition
ci-dessus.
[0002] L'art antérieur enseigne de tels procédés et planchers.
[0003] Le document
FR 2 712 327 se rapporte à un plancher comportant une pluralité de lames en bois massif, reposant
et fixées sur un support, deux lames juxtaposées longitudinalement étant séparées
l'une de l'autre par une distance non nulle et fixées sur le support au moyen de tiges
rigides du type vis placées dans des trous. Les lames comportent en outre respectivement
sur leurs surfaces supérieures deux petites rainures longitudinales dont la section
transversale adopte une forme de V.
[0004] Les documents
GB 2 151 277 et
GB 2 339 437 montrent des sols comportant à leur surface supérieure une matrice de rainures remplies
d'une matière antidérapante.
[0005] Le document
ES 2 178 602 divulgue un plancher à lames jointives.
[0006] Le document
WO 02/46546 divulgue un plancher à lames espacées et fixées sur leur support par leur surface
inférieure d'appui, au moyen de vis qui sont ainsi non apparentes.
[0007] On connaît également le document
FR 2 801 943 qui enseigne un dispositif d'assemblage, sans vis apparente, de deux lames de bois
parallèles, comprenant un élément de fixation intercalaire engagé dans deux rainures
de positionnement disposées côte à côte dans les faces latérales en vis-à-vis des
lames. L'élément de fixation comporte un coulisseau métallique ayant :
- une embase équipée d'une lumière oblongue s'étendant longitudinalement dans la partie
centrale entre les lames de bois pour le passage de la vis,
- deux ailes de retenue orientées en sens inverse l'une de l'autre, et destinées à prendre
appui dans les deux rainures en vis-à-vis lors du serrage de la vis,
- une tête de vis dont la dimension extérieure est supérieure à l'écartement visible
supérieur des deux lames, lequel est ménagé au-dessus des rainures entre les chants
supérieurs des deux lames de bois.
[0008] Un tel dispositif présente l'inconvénient d'offrir un risque de libération ou d'affaiblissement
de la fixation des lames de bois dans le temps, lorsque la largeur de ces lames rétrécit
sous l'effet de leur séchage progressif et lent : l'écartement entre les lames juxtaposées
s'agrandit alors, et l'élément de fixation métallique dont les dimensions sont fixes
dans le temps peut être amené de manière aléatoire à se désolidariser de l'une ou
l'autre des rainures et ne plus être alors en prise dans celles-ci, libérant ainsi
au moins ponctuellement les lames de bois.
[0009] Une autre solution de l'art antérieur consiste en le vissage des lames de bois par
des vis dont chaque tête est encastrée dans un logement approprié, du type chambrage
ou fraisure selon les têtes de vis, puis ce logement est ensuite bouché par une cheville
de bois afin de dissimuler ces têtes de vis, comme le montrent par exemple les documents
AT 005 117 et
US 1,649,842 qui divulguent toutefois des planchers à lames jointives. Un tel procédé est très
long à mettre en oeuvre et donc très coûteux, et présente en outre l'inconvénient
de rendre l'emplacement des vis très visible malgré une réalisation très soignée de
leur dissimulation.
[0010] La présente invention propose essentiellement de pallier ces inconvénients. Plus
précisément, elle consiste en un procédé de réalisation d'un plancher comportant une
pluralité de lames en bois massif, reposant et fixées respectivement sur un support,
deux dites lames juxtaposées longitudinalement étant séparées l'une de l'autre par
une distance non nulle,
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- former sur la surface supérieure desdites deux lames destinées à être juxtaposées
longitudinalement, deux rainures longitudinales proches des deux bords longitudinaux
de celles-ci qui doivent être placés en vis-à-vis, respectivement,
- disposer lesdites deux lames sur ledit support, les deux dites rainures tournées vers
le haut, de sorte qu'elles soient longitudinalement juxtaposées et qu'il existe une
distance non nulle les séparant,
- fixer respectivement lesdites deux lames juxtaposées longitudinalement sur ledit support
aux moyens de tiges rigides, du type vis ou clous, en prise à l'intérieur desdites
rainures, de telle sorte que chaque extrémité supérieure de tige rigide soit située
dans la rainure dans laquelle elle est placée,
- remplir lesdites rainures avec un matériau semi fluide et antidérapant à l'état solide,
en couvrant lesdites extrémités supérieures de tiges rigides avec ledit matériau semi
fluide, de telle sorte que ce dernier s'élève au-dessus du niveau de la surface supérieure
desdites deux lames juxtaposées longitudinalement,
- laisser sécher ledit matériau semi fluide jusqu'à ce qu'il adopte un état solide,
- poncer simultanément la surface supérieure desdites deux lames juxtaposées longitudinalement
et du matériau semi fluide lorsqu'il est sec, en sorte de niveler ladite surface supérieure.
[0011] La présente invention permet de proposer un plancher issu du procédé, sans vis apparente,
qui sécurise la fixation des lames de bois massif dans le temps au moyen de tiges
rigides de fixation dont les lames ne peuvent se dégager dans l'agencement défini,
tout en permettant de dissimuler ces moyens de fixation, malgré les distances non
nulles présentes entre les lames, en utilisant l'emplacement des tiges rigides pour
combiner la fixation d'un moyen antidérapant qui les cache. Le moyen antidérapant
permet une implantation extérieure du plancher, avec une sécurité optimisée des personnes
qui marchent sur le plancher, notamment pieds nus. Le procédé permet avantageusement
de niveler la surface supérieure du plancher définie par la surface supérieure des
lames et la face apparente supérieure du matériau antidérapant, en une seule opération
de ponçage. L'encastrement des extrémités supérieures des tiges rigides de fixation,
dans les rainures, permet une mise en place rapide de ces moyens de fixation qui seront
ensuite rendus non apparents grâce au matériau antidérapant les recouvrant.
[0012] Selon une caractéristique avantageuse, ledit matériau semi fluide et antidérapant
à l'état solide est constitué d'un matériau doté d'une nature élastique à l'état solide.
[0013] Cette caractéristique optimise la qualité antidérapante du plancher, tout en permettant
de s'adapter au mieux aux fluctuations dimensionnelles de la rainure dans le temps,
dues au variations dimensionnelles du bois massif en fonction de la température et
de l'humidité, et au séchage de ce bois dans le temps.
[0014] Selon une caractéristique avantageuse, le procédé suivant l'invention comprend en
outre les étapes suivantes préalables au remplissage des rainures avec ledit matériau
semi fluide et antidérapant à l'état solide :
- enduire la surface formant lesdites rainures d'une couche d'un produit fluide d'accrochage
pour ledit matériau semi fluide et antidérapant à l'état solide,
- laisser sécher ledit produit d'accrochage.
[0015] Cette caractéristique a pour but d'améliorer les qualités d'accrochage du bois pour
la fixation du matériau antidérapant, afin d'améliorer la résistance de la liaison
de ce dernier au bois et permettre la déformation du matériau antidérapant en restant
fixé au bois.
[0016] Selon une caractéristique avantageuse, le procédé suivant l'invention consiste à
former lesdites rainures par usinage du bois lors de l'usinage des lames.
[0017] L'invention se rapporte en outre à un plancher comportant une pluralité de lames
en bois massif, reposant et fixées respectivement sur un support, deux dites lames
juxtaposées longitudinalement étant séparées l'une de l'autre par une distance non
nulle, - lesdites deux lames juxtaposées longitudinalement étant fixées sur ledit
support aux moyens de tiges rigides, du type vis ou clous,
caractérisé en ce que :
- lesdites deux lames juxtaposées longitudinalement comportent sur leurs surfaces supérieures
deux rainures longitudinales proches des deux bords longitudinaux de celles-ci placés
en vis-à-vis, respectivement,
- lesdites tiges rigides de fixation desdites deux lames juxtaposées longitudinalement
sont en prise l'intérieur desdites rainures, de telle sorte que chaque extrémité supérieure
de tige rigide soit située dans la rainure dans laquelle elle est placée,
- lesdites rainures sont remplies par un matériau antidérapant, en couvrant lesdites
extrémités supérieures des tiges rigides de fixation, et
- ledit matériau antidérapant affleure sensiblement au niveau de la surface supérieure
desdites deux lames juxtaposées longitudinalement.
[0018] L'agencement des rainures permet un bon maintien dans le temps des lames car la fixation
par vis ou analogue de celles-ci est répartie d'une manière proche des bords longitudinaux,
et empêche ainsi le tuilage ou courbure transversale des lames. Le matériau antidérapant
assume une double fonction : celle de rendre la surface supérieure des lames antidérapante,
et celle de mettre les vis de fixation des lames hors de la vue des gens. L'emplacement
des rainures proches des bords confère en outre une nature antidérapante aux lames,
en des endroits appropriés pour cette fonction.
[0019] Selon une caractéristique avantageuse, ledit matériau antidérapant est constitué
d'un matériau doté d'une nature élastique.
[0020] Selon une caractéristique avantageuse, ledit matériau antidérapant comprend un polyuréthane
ou un élastomère.
[0021] Selon une caractéristique avantageuse, le plancher selon l'invention comprend au
moins une couche d'un produit d'accrochage intermédiaire entre ledit matériau antidérapant
et le bois des lames.
[0022] Selon une caractéristique avantageuse, lesdites rainures adoptent chacune une section
transversale en U dont l'ouverture supérieure débouche exclusivement sur la surface
supérieure des lames.
[0023] Selon une caractéristique avantageuse, ledit support est constitué de poutres disposées
transversalement aux dites lames.
[0024] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit d'un exemple
de mode de réalisation d'un procédé de réalisation d'un plancher et d'un plancher,
selon l'invention, exemples donnés à titre illustratif non limitatif.
La figure 1 représente une vue de dessus en perspective d'un exemple de mode de réalisation
d'un plancher selon l'invention comportant une pluralité de lames en bois massif parallèles
et distantes les unes des autres.
La figure 2 représente une vue en coupe transversale du plancher de la figure 1, passant
le long d'une poutre constitutive du support des lames en bois massif.
Les figures 3A à 3D représentent quatre vues en coupe transversale, prises de manière
identique et semblable à la figure 2, montrant respectivement des étapes successives
d'un exemple de procédé de réalisation d'un plancher selon l'invention.
[0025] Le plancher 1 représenté sur les figures 1 et 2 comporte une pluralité de lames 2
en bois massif reposant et fixées respectivement sur un support 3, deux lames 2a,
2b juxtaposées longitudinalement étant séparées l'une de l'autre par une distance
d non nulle. Le plancher 1 trouve une application avantageuse, par exemple, mais pas
uniquement, sous la forme d'un revêtement de sol en milieu humide, par exemple formant
les surfaces de marche posées sur le sol aux abords des piscines ou bassins. Dans
l'exemple, la distance d entre chaque paire de lames 2 juxtaposées est fixe et deux
lames 2 juxtaposées longitudinalement sont parallèles. Deux lames 2a, 2b juxtaposées
longitudinalement sont fixées sur le support 3 aux moyens de tiges rigides, du type
vis, clous ou analogues, de préférence des vis 7, et comportent sur leurs surfaces
supérieures 4 deux rainures longitudinales 5a, 5b proches des deux bords longitudinaux
6a, 6b de celles-ci placés en vis-à-vis, respectivement. Les vis 7 de fixation des
deux lames 2a, 2b sont en prise à l'intérieur des rainures 5a, 5b, de telle sorte
que chaque extrémité supérieure 8 de vis 7, définie par chaque tête de vis, soit située
dans la rainure 5 dans laquelle la vis est implantée. Les rainures 5a, 5b sont remplies
par un matériau 9 antidérapant, qui recouvre les extrémités supérieures 8 des vis
7, soit qui recouvre leurs têtes dans l'exemple représenté. Le matériau 9 antidérapant
affleure sensiblement au niveau de la surface supérieure 4 des deux lames 2a, 2b juxtaposées
longitudinalement.
[0026] Dans l'exemple représenté, les lames 2 de bois massif sont parallèles, mais tout
agencement de lames 2 en bois massif peut être utilisé, selon le plan de pose établi
tenant compte de l'esthétique recherchée, en respectant l'existence d'un espace entre
les lames 2, qui peut être de préférence constant sur la longueur d'un couple de lames
2 juxtaposées, et être constant ou varier d'une paire de lames juxtaposées à une autre.
[0027] Les lames 2 de bois du plancher 1 peuvent être réalisées dans toutes essences de
bois appropriées selon les besoins, identiques ou différentes pour un même plancher.
Les lames 2 peuvent être notamment réalisées en IPE dans le cas d'une application
en plancher extérieur soumis aux intempéries.
[0028] Les lames 2 de bois sont par exemple de section transversale rectangulaire, constante
sur la longueur d'une lame, dont les bords latéraux 6 sont par exemple lisses et peuvent
être dépourvus de tout relief, comme représenté, du fait de l'absence de moyen de
fixation des lames 2 sur les côtés de celles-ci. Les côtés longitudinaux 6 des lames
2 sont, dans l'exemple, lisses et parallèles entre la surface supérieure 4 et la surface
inférieure 11 des lames 2, déduction faite des chanfreins ou arrondis longitudinaux
d'angle des lames, comme représenté. Par référence 2a et 2b, on définit toutes paires
de lames 2 de bois massif juxtaposées longitudinalement dans le plancher 1 décrit.
[0029] Les vis 7 utilisées sont de préférence des vis à tête 8 fraisée, sans qu'une fraisure
ne soit nécessaire dans la rainure 5 pour l'encastrement de la tête de vis. En effet,
compte tenu que la rainure 5 est remplie d'un matériau couvrant les têtes, il est
admis que la tête de vis 7 puisse dépasser au-dessus du fond de rainure.
[0030] Par rainures 5, on définit toutes rainures présentes dans les lames 2 d'un plancher
1, et qui correspondent fonctionnellement aux rainures 5a, 5b décrites ; les références
5a, 5b s'appliquent à toutes paires de rainures 5 juxtaposées de deux lames 2a, 2b
juxtaposées longitudinalement, respectivement.
[0031] Les rainures 5a, 5b sont réalisées de préférence à une distance du bord de lame 2a,
2b, respectivement, au moins égale à la profondeur de la rainure en sorte de ne pas
affaiblir la résistance de la lame sur son bord supérieur. Chaque rainure 5a, 5b sera
de préférence parallèle à son bord respectif de lame 2a, 2b. La profondeur d'une rainure
5a, 5b sera fonction de la tolérance admise pour le dépassement des têtes de vis au-dessus
de la surface de fond de rainure, et de l'épaisseur minimale du matériau antidérapant
9 nécessaire pour sa fixation à la lame 2 dans la rainure 5 et sa durée dans le temps.
La largeur d'une rainure 5a, 5b sera de préférence égale ou légèrement supérieure
au diamètre de la tête des vis 7 afin que chaque tête 8 de vis 7 puisse pénétrer dans
la rainure 5 sans endommager les bords supérieurs de la rainure. Les rainures 5 adoptent
chacune de préférence une section transversale en U dont l'ouverture supérieure débouche
exclusivement sur la surface supérieure 4 des lames 2. Des rainures 5 de section transversale
carrée ou sensiblement carrée peuvent par exemple convenir pour des lames 2 en bois
massif de 22 mm par 145 mm de section transversale. Toute section transversale de
rainure 5 de type rectangulaire peut également convenir lorsque le diamètre de tête
8 de vis 7 utilisé est plus grand ou plus petit que l'épaisseur nécessaire du matériau
antidérapant 9 correspondant sensiblement à la profondeur de la rainure 5. Lorsque
l'épaisseur nécessaire du matériau antidérapant 9 est inférieure au dépassement possible
de la tête 8 de vis 7 au-dessus du fond de rainure 5, c'est cette dernière condition
qui détermine la profondeur de rainure 5 afin que les têtes 8 de vis 7 soient couvertes
par le matériau antidérapant 9.
[0032] La distance d séparant deux lames 2a 2b juxtaposées permet la dilatation transversale
des lames et sera définie selon le lieu de pose du plancher, en assurant en fonction
de ce lieu de pose, la possibilité de dilatation des lames 2. Une distance d inférieure
à l'épaisseur des lames 2 est par exemple possible, et de préférence cette distance
d sera comprise entre 3 et 5 millimètres, pour la France.
[0033] Chaque lame 2 est de préférence munie de deux rainures comme décrite débouchant sur
la surface supérieure de la lame et longeant respectivement les deux bords longitudinaux
de la lame comme représenté sur les figures. Chaque rainure 5 d'une même lame 2 est
de préférence située à la même distance du bord longitudinal correspondant de lame,
comme défini plus haut. Dans l'exemple représenté, les deux rainures 5 d'une même
lame 2 sont parallèles, comme elles sont parallèles aux bords longitudinaux 6 de la
lame.
[0034] Le support 3 peut être constitué de tous matériaux dans lequel les tiges rigides
de fixation des lames 2 peuvent pénétrer, et par exemple du bois. Le support 3 est
avantageusement constitué de poutres 3a, 3b ... disposées transversalement aux lames
2a, 2b ... de bois massif. Ces poutres peuvent être des traverses bois ou lambourdes,
disposées perpendiculairement aux lames 2, et sous celles-ci, comme représenté sur
les figures. Les vis 7 sont avantageusement implantées dans chaque rainure 5a, 5b
et dans chaque traverse constitutive du support 3 pour deux lames 2a, 2b juxtaposées.
De même, les vis 7 sont implantées dans chaque rainure 5 d'une même lame 2, et de
préférence dans chaque traverse le long de chaque rainure 5.
[0035] De manière avantageuse, le matériau 9 antidérapant est constitué d'un matériau doté
d'une nature élastique. De préférence, le matériau antidérapant 9 comprend un polyuréthane
ou un élastomère. Il peut par exemple être constitué d'un mastic de calfatage de pont
de bateau, commercialisé sous la référence Sikaflex® - 290 DC sous la forme d'un polyuréthane
monocomposant pâteux qui polymérise sous l'action de l'humidité de l'air. Dans ce
cas, par état solide, on entend un état polymérisé du matériau, qui présente une nature
élastique. Un procédé de mise en place de ce matériau antidérapant sera décrit ultérieurement
avec un exemple de mode de réalisation d'un procédé selon l'invention. Le matériau
9 antidérapant est disposé dans chaque rainure 5 du plancher 1 décrit.
[0036] De manière avantageuse, le plancher 1 comprend au moins une couche 10 d'un produit
d'accrochage intermédiaire entre le matériau 9 antidérapant et le bois des lames 2a,
2b. Ce produit d'accrochage 10 intermédiaire est disposé entre les surfaces formant
les rainures 5 et le matériau antidérapant 9, par recouvrement desdites surfaces formant
les rainures 5. Un exemple de produit d'accrochage peut être un primaire commercialisé
sous la référence Sika® Primaire - 215, lorsque le matériau antidérapant est du Sikaflex®
- 290 DC. Un exemple de procédé de mise en place de ce primaire sera décrit ultérieurement
avec un exemple de mode de réalisation d'un procédé selon l'invention. Le produit
d'accrochage 10 intermédiaire est disposé dans chaque rainure 5 du plancher 1 décrit,
destinée à loger le matériau antidérapant 9.
[0037] Un exemple de mode de réalisation d'un procédé de réalisation d'un plancher 1 selon
l'invention, comportant une pluralité de lames 2 en bois massif, reposant et fixées
respectivement sur un support 3, deux lames 2a, 2b juxtaposées longitudinalement étant
séparées l'une de l'autre par une distance d non nulle, va maintenant être décrit
avec l'aide des figures 3A à 3D.
[0038] Le procédé comprend les étapes suivantes :
- former sur la surface supérieure 4 des deux lames destinées à être juxtaposées longitudinalement,
au moins deux rainures longitudinales 5a, 5b proches des deux bords longitudinaux
6a, 6b de celles-ci qui doivent être placés en vis-à-vis, respectivement,
- disposer les deux lames 2a, 2b sur le support 3, les deux rainures 5a, 5b étant tournées
vers le haut, de sorte que ces lames soient longitudinalement juxtaposées et qu'il
existe une distance d non nulle les séparant, par exemple une distance d constante
sur la longueur des lames 2a 2b qui sont ainsi parallèles, comme représenté sur la
figure 3A,
- fixer respectivement les deux lames 2a, 2b juxtaposées longitudinalement sur le support
3 aux moyens de tiges rigides, du type vis 7 par exemple et de préférence, en prise
à l'intérieur des rainures 5a, 5b, de telle sorte que chaque extrémité supérieure
8 de vis soit située dans la rainure dans laquelle elle est placée, comme représenté
sur la figure 3B ; les têtes 8 de vis 7 peuvent dépasser au-dessus du fond de rainure
5 sans toutefois dépasser au-dessus de la surface supérieure des lames,
- enduire avantageusement la surface formant les rainures 5a, 5b d'une couche d'un produit
fluide d'accrochage 10 pour un matériau 9 semi fluide et antidérapant à l'état solide,
par exemple un produit d'accrochage primaire Sika® Primaire - 215, en une seule couche,
comme représenté sur la figure 3B,
- laisser sécher le produit d'accrochage primaire Sika® Primaire - 215, selon une durée
comprise entre 1 heure et 4 heures maximum à une température de 15° C minimum,
- une fois le produit d'accrochage 10 sec, remplir les rainures 5a, 5b avec un matériau
9 semi fluide et antidérapant à l'état solide, de préférence un matériau 9 doté d'une
nature élastique à l'état solide, par exemple du Sikaflex® - 290 DC à l'état pâteux,
en couvrant les extrémités supérieures 8 des vis 7 avec le matériau 9 semi fluide,
de telle sorte que ce dernier s'élève au-dessus du niveau de la surface supérieure
4 des lames 2a, 2b, comme représenté sur la figure 3C,
- laisser sécher le matériau 9 semi fluide Sikaflex® - 290 DC jusqu'à ce qu'il polymérise,
selon une durée variable notamment en fonction de l'épaisseur de matériau, par exemple
pendant 3 jours minimum à une température de 15° C,
- poncer simultanément la surface supérieure 4 des lames 2a, 2b juxtaposées longitudinalement
et le matériau 9 semi fluide lorsqu'il est sec, en sorte de niveler ladite surface
supérieure, comme représenté sur la figure 3D.
[0039] Le procédé ci-dessus décrit convient à la mise en oeuvre du plancher 1 décrit plus
haut, et l'homme du métier se réfèrera avantageusement au mode d'emploi des matériaux
cités en exemple, fourni par le fabriquant, pour leurs mises en oeuvre.
[0040] Dans le cas où le plan de pose du plancher 1 définit une surface supérieure 4 plane
des lames 2, l'opération de ponçage se fera aisément au moyen d'une ponceuse qu'un
opérateur déplacera sur la surface supérieure plane du plancher 1.
[0041] Les lames 2 seront de préférence fabriquées en atelier et les rainures 5 seront réalisées
avantageusement par usinage du bois lors de l'usinage des lames 5.
[0042] Les vis 7 seront choisies de préférence parmi des exemplaires de vis inoxydables
si le plancher 1 est destiné à être placé en milieu extérieur, et de préférence parmi
les vis auto-foreuses afin de réduire le temps de fixation des lames.
[0043] Le matériau semi fluide 9 antidérapant peut être mis en place dans les rainures 5
au moyen d'un compresseur afin de réduire le temps d'application du matériau, et il
est préférable de lisser et niveler sensiblement ce matériau 9 avec la surface supérieure
4 des lames, par exemple au moyen d'une spatule, lorsqu'il est encore à l'état pâteux,
ceci afin de limiter la quantité de matériau 9 antidérapant qu'il y aura lieu de supprimer
par ponçage à l'étape de ponçage.
[0044] Le domaine d'application du procédé et du plancher selon l'invention est large et
peut concerner tout domaine dans lequel un plancher en bois massif peut être mis en
place, selon les besoins et les effets esthétiques recherchés. Ils trouvent une application
privilégiée en milieu humide, par exemple pour constituer les abords de piscines ou
de bassins, les plates-formes en milieu extérieur, ou encore les planchers de terrasse.
1. Procédé de réalisation d'un plancher (1), comportant une pluralité de lames (2) en
bois massif, reposant et fixées respectivement sur un support (3), deux dites lames
(2a, 2b) juxtaposées longitudinalement étant séparées l'une de l'autre par une distance
(d) non nulle,
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- former sur la surface supérieure (4) desdites deux lames destinées à être juxtaposées
longitudinalement, deux rainures longitudinales (5a, 5b) proches des deux bords longitudinaux
(6a, 6b) de celles-ci qui doivent être placés en vis-à-vis, respectivement,
- disposer lesdites deux lames (2a, 2b) sur ledit support, les deux dites rainures
(5a, 5b) tournées vers le haut, de sorte qu'elles soient longitudinalement juxtaposées
et qu'il existe une distance (d) non nulle les séparant,
- fixer respectivement lesdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées longitudinalement
sur ledit support (3) aux moyens de tiges rigides, du type vis (7) ou clous, en prise
à l'intérieur desdites rainures (5a, 5b), de telle sorte que chaque extrémité supérieure
(8) de tige rigide soit située dans la rainure dans laquelle elle est placée,
- remplir lesdites rainures (5a, 5b) avec un matériau (9) semi fluide et antidérapant
à l'état solide, en couvrant lesdites extrémités supérieures (8) des tiges rigides
(7) avec ledit matériau semi fluide, de telle sorte que ce dernier s'élève au-dessus
du niveau de la surface supérieure (4) desdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées longitudinalement,
- laisser sécher ledit matériau (9) semi fluide jusqu'à ce qu'il adopte un état solide,
- poncer simultanément la surface supérieure (4) desdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées
longitudinalement et le matériau (9) semi fluide lorsqu'il est sec, en sorte de niveler
ladite surface supérieure.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit matériau (9) semi fluide et antidérapant à l'état solide est constitué d'un
matériau doté d'une nature élastique à l'état solide.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre les étapes suivantes préalables au remplissage des rainures avec
ledit matériau semi fluide et antidérapant à l'état solide :
- enduire la surface formant lesdites rainures (5a, 5b) d'une couche d'un produit
fluide d'accrochage pour ledit matériau (9) semi fluide et antidérapant à l'état solide,
- laisser sécher ledit produit d'accrochage.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste à former lesdites rainures (5a, 5b) par usinage du bois lors de l'usinage
des lames (2a, 2b).
5. Plancher (1) comportant une pluralité de lames (2) en bois massif, reposant et fixées
respectivement sur un support (3), deux dites lames (2a, 2b) juxtaposées longitudinalement
étant séparées l'une de l'autre par une distance (d) non nulle,
- lesdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées longitudinalement étant fixées sur ledit
support (3) aux moyens de tiges rigides, du type vis (7) ou clous,
caractérisé en ce que
- lesdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées longitudinalement comportent sur leurs
surfaces supérieures (4) deux rainures longitudinales (5a, 5b) proches des deux bords
longitudinaux (6a, 6b) de celles-ci placés en vis-à-vis, respectivement,
- lesdites tiges rigides (7) de fixation desdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées
longitudinalement sont en prise l'intérieur desdites rainures (5a, 5b), de telle sorte
que chaque extrémité supérieure (8) de tige rigide (7) soit située dans la rainure
dans laquelle elle est placée,
- lesdites rainures (5a, 5b) sont remplies par un matériau (9) antidérapant, en couvrant
lesdites extrémités supérieures (8) des tiges rigides (7) de fixation, et
- ledit matériau (9) antidérapant affleure sensiblement au niveau de la surface supérieure
(4) desdites deux lames (2a, 2b) juxtaposées longitudinalement.
6. Plancher selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit matériau (9) antidérapant est constitué d'un matériau doté d'une nature élastique.
7. Plancher selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que ledit matériau antidérapant comprend un polyuréthane ou un élastomère.
8. Plancher selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une couche (10) d'un produit d'accrochage intermédiaire entre
ledit matériau (9) antidérapant et le bois des lames (2a, 2b).
9. Plancher selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que lesdites rainures (5a, 5b) adoptent chacune une section transversale en U dont l'ouverture
supérieure débouche exclusivement sur la surface supérieure (4) des lames (2a, 2b).
10. Plancher selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que ledit support (3) est constitué de poutres (3a, 3b) disposées transversalement aux
dites lames (2a, 2b).