[0001] La présente invention concerne des nouveaux composés antiviraux dirigés contre le
virus du papillome, les compositions pharmaceutiques les contenant, leur procédé de
préparation, ainsi que leur utilisation pour le traitement ou la prévention d'une
infection par le virus du papillome.
[0002] Les virus du papillome sont des virus non enveloppés dont le génome est formé par
un ADN double brin d'environ 8 kb. Ils sont très répandus dans la nature et provoquent
des lésions épithéliales chez l'Homme ainsi que chez de nombreux animaux dont le lapin,
le cheval, le chien et l'espèce bovine. Près d'une centaine de virus du papillome
humains (VPH) ont été décrits. Ils sont classés en fonction de leurs sites d'infection.
Environ 30 VPH ont été isolés à partir de muqueuses anogénitales (col de l'utérus,
vagin, vulve, pénis, anus, rectum). Les autres VPH sont associés à des lésions cutanées.
Les VPH à tropisme cutané incluent, entre autres, VPH1, VPH2, VPH3, VPH4, VPH5, VPH7,
VPH8, VPH9, VPH10, VPH12, VPH14, VPH15, VPH17, VPH19, VPH20, VPH21, VPH22, VPH23,
VPH24, VPH25, VPH26, VPH27, VPH28, VPH29, VPH38, VPH41, VPH47, VPH49. Ils sont associés
à des lésions comme des verrues (de type vulgaire, plantaire, myrmécie, superficielle,
plate...) et des maladies comme l'épidermo-dysplasie verruciforme.
[0003] Les VPH de type mucogénital sont impliqués dans des maladies laryngées et anogénitales
dont certains cancers. Ils sont souvent classés en VPH à haut risque et VPH à bas
risque, en se référant au type de lésions auxquels ils sont associés. Les VPH à bas
risque incluent, entre autres, VPH6, VPH11, VPH13, VPH32, VPH34, VPH40, VPH42, VPH43,
VPH44, VPH53, VPH54, VPH55, VPH57, VPH58, VPH74, VPH91. Les VPH à bas risque sont
associés à des lésions bénignes comme les condylomes (verrues génitales telles les
condylomes acuminés et condylomes plans), les papillomes laryngés, conjonctivaux ou
buccaux ou d'autres lésions épithéliales comme des néoplasies intra-épithéliales de
bas grade ou des papillomatoses récurrentes respiratoires, et plus rarement à des
papuloses bowénoïdes ou des néoplasies intra-épithéliales de grade élevé ou des carcinomes.
Les VPH à haut risque incluent, entre autres, VPH16, VPH18, VPH31, VPH33, VPH35, VPH39,
VPH45, VPH51, VPH52, VPH56, VPH59, VPH61, VPH62, VPH66, VPH67, VPH68, VPH72. Ils sont
impliqués dans des lésions intra-épithéliales de bas grade qui peuvent évoluer vers
des lésions de plus haut grade allant jusqu'à des cancers, en particulier le cancer
du col de l'utérus et autres cancers ano-génitaux.
[0004] Les infections génitales par des VPH sont les infections sexuellement transmises
les plus fréquentes dans le monde, y compris dans les pays développés, avec plus de
20 millions de personnes infectées aux Etats-Unis. La prévalence des infections aux
VPH varie de 3 à 42 % selon les pays et affecte 10 à 20 % de la population sexuellement
active dans les pays industrialisés. Dans une partie de cette population, l'infection
persiste et peut conduire à des cancers dans le cas des VPH à haut risque.
[0005] On estime à 1 à 2 % la prévalence des verrues génitales (condylomes) dans la population
sexuellement active des pays industrialisés, soit environ 3 500 000 nouveaux cas par
an dans ces pays et 28 000 000 dans le monde. Les verrues génitales peuvent être trouvées
sur des parties du corps comprenant ou périphériques de l'anus, la vulve, le vagin,
le col de l'utérus et le pénis.
[0006] Les traitements des verrues génitales reposent sur plusieurs stratégies, depuis la
destruction physique (cryothérapie, laser CO
2, électro-chirurgie, excision chirurgicale), l'application d'agents cytotoxiques (TCA,
podophylline, podofilox) jusqu'à l'application d'agents immuno-modulateurs (interféron,
imiquimod, polyphenon E). Cependant, aucune de ces méthodes n'élimine complètement
toutes les particules virales et des taux de récurrence importants, accompagnés d'effets
secondaires sérieux sont observés avec les stratégies thérapeutiques actuelles. Ceci
renforce un besoin en nouvelles stratégies pour contrôler ou éliminer les infections
par les virus du papillome.
[0007] La demande internationale
WO 2004/108673 décrit des inhibiteurs du virus du papillome de formules (I) et (II) suivantes :

Toutefois, il n'y a toujours pas, à ce jour, de traitement antiviral ciblant spécifiquement
les pathogènes viraux que sont les virus du papillome, contrairement à ce qui existe
dans le traitement d'autres maladies virales, comme celles causées par VIH, les virus
de l'Herpès ou influenza.
[0008] Les virus du papillome infectent les épithéliums pluristratifiés et leur cycle viral
est étroitement lié à l'organogenèse de ces organes et à la différentiation des kératinocytes.
Après infection, le génome viral est présent et répliqué en faible nombre dans les
cellules basales de l'épithélium. A mesure que les cellules se différencient, l'expression
des gènes viraux et le nombre de copies du génome viral augmentent, jusqu'à l'expression
des gènes de la capside virale et la formation de virions infectieux dans les kératinocytes
totalement différenciés.
[0009] Le génome des VPH code potentiellement pour une dizaine de protéines. Les protéines
les plus précocement exprimées, E1 et E2, sont impliquées dans la réplication du génome
viral et la régulation de l'expression des gènes viraux. Les autres protéines précoces
de ces virus (E4, E5, E6, E7) ont des fonctions en relation avec la prolifération
cellulaire ou des rôles non encore complètement élucidés. L'existence des protéines
E3 et E8 est encore incertaine. Les protéines tardives L1 et L2 sont celles qui forment
la capside virale.
[0010] Les 2 seules protéines virales nécessaires et suffisantes pour la réplication des
VPH sont E1 et E2. Elles sont capables de former un complexe E1/E2 et de se fixer
sur l'origine de réplication (Ori) des VPH, une séquence contenue dans le génome viral
et portant des sites proches reconnus par E1 et par E2. E2 est capable de se fixer
avec une très grande affinité sur les sites E2 alors que E1, seule, ne possède pas
une très grande affinité pour les sites E1. L'interaction entre E1 et E2 augmente
la fixation de E1 sur l'Ori par coopérativité de fixation à l'ADN. Une fois fixée
à l'ADN, E1 n'interagit plus avec E2 puis forme un hexamère. Les activités hélicase
et ATPase de E1 permettent le déroulement de l'ADN viral qui est ensuite répliqué
par la machinerie cellulaire de réplication. L'interaction entre les protéines virales
E1 et E2 est absolument nécessaire à la réplication des VPH dans les cellules. La
disruption de l'interaction entre E1 et E2 aboutit à une absence de réplication virale.
[0011] Les inventeurs ont cherché à mettre au point des petites molécules qui inhibent la
réplication des VPH, de préférence à bas risque, en interférant notamment avec la
formation du complexe entre les protéines E1 et E2.
[0012] Une solution a été trouvée par l'élaboration de nouveaux dérivés.
[0013] La présente invention a pour objet ces nouveaux dérivés, leur synthèse, ainsi que
leur utilisation dans des compositions pharmaceutiques aptes à être utilisées dans
la prévention et le traitement des pathologies liées à une inhibition de la réplication
des VPH, comme, à titre d'exemples, VPH1, VPH2, VPH3, VPH4, VPH5, VPH7, VPH8, VPH9,
VPH10, VPH12, VPH14, VPH15, VPH17, VPH19, VPH20, VPH21, VPH22, VPH23, VPH24, VPH25,
VPH26, VPH27, VPH28, VPH29, VPH38, VPH41, VPH47, VPH49, VPH6, VPH11, VPH13, VPH32,
VPH34, VPH40, VPH42, VPH43, VPH44, VPH53, VPH54, VPH55, VPH57, VPH58, VPH74, VPH91,
VPH16, VPH18, VPH31, VPH33, VPH35, VPH39, VPH45, VPH51, VPH52, VPH56, VPH59, VPH61,
VPH62, VPH66, VPH67, VPH68, VPH72 de préférence les VPH à bas risque tels que VPH6,
VPH11, VPH13, VPH32, VPH34, VPH40, VPH42, VPH43, VPH44, VPH53, VPH54, VPH55, VPH57,
VPH58, VPH74, VPH91.
[0014] Les nouveaux dérivés objets de la présente invention sont actifs contre le virus
du papillome. Ils sont aussi capables d'inhiber l'interaction E1/E2.
[0015] Dans le cadre de la présente invention, on donne les définitions suivantes :
[0016] "Alkyle" ou "Alk" signifie une chaîne hydrocarbonée saturée, linéaire ou ramifiée,
monovalente ou divalente, comprenant de 1 à 6 atomes de carbone tel que le groupement
méthyle, éthyle, propyle, isopropyle, tert-butyle, méthylène, éthylène, propylène,
...
[0017] "Acyle" signifie un groupement -COR
a où R
a est un groupement alkyle tel que défini précédemment ou phényle, par exemple acétyle,
éthylcarbonyle, benzoyle, ...
[0018] "Acylamino" signifie un groupement -NHC(O)R où R est un groupement alkyle tel que
défini précédemment.
[0019] "Acylaminoalkyle" signifie un groupement -AlkNHC(O)R
b où Alk et R
b sont des groupements alkyle tels que définis précédemment.
[0020] "Alkoxy" signifie un groupement -OAlk où Alk est un groupement alkyle tel que défini
précédemment. Alkoxy comprend par exemple méthoxy, éthoxy,
n-propyloxy,
tert-butyloxy, ...
[0021] "Aryle" signifie un système monocyclique ou bicyclique aromatique comprenant de 4
à 10 atomes de carbone, étant compris que dans le cas d'un système bicyclique, l'un
des cycles présente un caractère aromatique et l'autre cycle est aromatique ou insaturé.
Aryle comprend par exemple les groupements phényle, naphthyle, indényle, benzocyclobutényle,
...
[0022] "Hétérocycle" signifie un système monocyclique ou bicyclique fusionné, spiro-fusionné
ou ponté, de 3 à 12 chaînons, saturé, insaturé ou aromatique, comprenant de 1 à 4
hétéroatomes, identiques ou différents, choisis parmi oxygène, soufre et azote, et
contenant éventuellement 1 ou 2 groupements oxo (=O) ou thioxo (=S), étant compris
que dans le cas d'un système bicyclique, l'un des cycles peut présenter un caractère
aromatique et l'autre cycle est aromatique ou insaturé. Hétérocycle comprend par exemple
les groupements pipéridyle, pipérazyle, furyle, thiényle, pyrrolyle, pyrazolyle, imidazolyle,
pyridyle, pyrimydile, pyrazynile, pyradizinyle, benzofuryle, benzothiényle, indolyle,
quinolyle, isoquinolyle, benzodioxolyle, benzodioxinyle, benzo[1,2,5]thiadiazolyle,
benzo[1,2,5]oxadiazolyle, [1,2,3]triazolyle, [1,2,4]triazolyle,
[0023] "Alkylthio" signifie un groupement -SAlk où Alk est un groupement alkyle tel que
défini précédemment. Alkylthio comprend par exemple méthylthio, éthylthio, isopropylthio,
heptylthio, ...
[0024] "Arylalkyle" signifie un groupement -Alk-Ar où Alk représente un groupement alkyle
tel que défini précédemment et Ar représente un groupement aryle tel que défini précédemment.
[0025] "Atome d'halogène" signifie un atome de fluor, de brome, de chlore ou d'iode.
[0026] "Cycloalkyle" signifie un système monocyclique ou polycyclique tel que bicyclique
fusionné ou ponté, saturé, comprenant de 3 à 12 atomes de carbone tel que le groupement
cyclopropyle, cyclobutyle, cyclopentyle, cyclohexyle, cycloheptyle, cyclooctyle, adamantyle,
décalinyle, norbornyle, ...
[0027] "Cycloalkényle" signifie un système monocyclique ou polycyclique tel que bicyclique
fusionné ou ponté, insaturé, comprenant de 3 à 12 atomes de carbone tel que le groupement
cyclopropényle, cyclobutényle, cyclopentényle, cyclohexényle, ...
[0028] "Monoalkylamino" signifie un groupement -NHAlk où Alk est un groupement alkyle tel
que défini précédemment.
[0029] "Dialkylamino" signifie un groupement -NAlkAlk' où Alk et Alk' représentent chacun
indépendamment l'un de l'autre un groupement alkyle tel que défini précédemment.
[0030] "Monoalkylamide" signifie un groupement -C(O)NHAlk où Alk est un groupement alkyle
tel que défini précédemment.
[0031] "Dialkylamide" signifie un groupement -C(O)NAlkAlk' où Alk et Alk' représentent chacun
l'un indépendamment de l'autre un groupement alkyle tel que défini précédemment.
[0032] "N-cycloalkyle" signifie un radical cycloalkyle tel que défini précédemment, comprenant
un atome d'azote, relié au restant de la molécule par cet atome. N-cycloalkyle comprend
par exemple le groupement pipérid-1-yle ou pyrrolid-1-yle. "N-cycloalkényle" signifie
un radical cycloalkényle tel que défini précédemment, comprenant un atome d'azote,
relié au restant de la molécule par cet atome. N-cycloalkényle comprend par exemple
le groupement tétrahydropyridin-1-yle.
[0033] "Ester" signifie un groupement -C(O)OR
c avec R
c représentant un groupement alkyle tel que défini précédemment.
[0034] "Halogénoalkyle" signifie une chaîne hydrocarbonée saturée, linéaire ou ramifiée,
comprenant de 1 à 6 atomes de carbone et substituée par un ou plusieurs et notamment
1 à 6 atomes d'halogène tel que le groupement trifluorométhyle, 2,2,2-trifluoroéthyle,
...
[0035] "Halogénoalkoxy" signifie une chaîne hydrocarbonée saturée, linéaire ou ramifiée,
comprenant de 1 à 6 atomes de carbone et substituée par un ou plusieurs et notamment
1 à 6 atomes d'halogène, ladite chaîne étant reliée au composé par un atome d'oxygène
tel que le groupement
trifluorométhoxy, 2,2,2-trifluoroéthoxy, ...
[0036] "Halogénoalkylthio" signifie une chaîne hydrocarbonée saturée, linéaire ou ramifiée,
comprenant de 1 à 6 atomes de carbone et substituée par un ou plusieurs et notamment
1 à 6 atomes d'halogène, ladite chaîne étant rattachée par un atome de soufre tel
que le groupement trifluorométhylthio, ...
[0037] « Groupe protecteur » ou « groupe de protection » signifie le groupe qui bloque sélectivement
le site réactif dans un composé multifonctionnel de telle sorte qu'une réaction chimique
peut être effectuée sélectivement au niveau d'un autre site réactif non protégé dans
la signification classiquement associée à celui-ci en chimie de synthèse.
[0038] « Isomérisme » signifie des composés qui ont des formules moléculaires identiques
mais qui diffèrent par nature ou dans la séquence de liaison de leurs atomes ou dans
l'agencement de leurs atomes dans l'espace. Les isomères qui diffèrent dans l'agencement
de leurs atomes dans l'espace sont désignés par « stéréoisomères ». Les stéréoisomères
qui ne sont pas des images dans un miroir l'un de l'autre sont désignés par « diastéréoisomères
», et les stéréoisomères qui sont des images dans un miroir non superposables sont
désignés par « énantiomères » ou isomères optiques. Les « stéréoisomères » se réfèrent
aux racémates, énantiomères et diastéréoisomères.
[0039] « Pharmaceutiquement acceptable » signifie celui qui est de manière générale sûr,
non toxique, et qui n'est pas indésirable biologiquement, aussi bien pour une utilisation
vétérinaire que pour une utilisation pharmaceutique humaine.
[0040] « Sels pharmaceutiquement acceptables » d'un composé signifie des sels qui sont pharmaceutiquement
acceptables, tels que définis ici, et qui possèdent l'activité pharmacologique souhaitée
du composé parent. Il devrait être compris que toutes les références aux sels pharmaceutiquement
acceptables comprennent les formes d'addition de solvants (solvates) ou les formes
cristallines (polymorphes) tels que définis ici, du même sel d'addition d'acide ou
de base. Une revue des sels pharmaceutiquement acceptables est notamment décrite
dans J. Phare. Sci., 1977, 66, 1-19.
[0041] Les « acides pharmaceutiquement acceptables » signifient les sels d'acides non toxiques
issus d'acides organiques ou minéraux. Parmi les acides pharmaceutiquement acceptables,
on peut citer à titre non limitatif les acides chlorhydrique, bromhydrique, sulfurique,
phosphonique, nitrique, acétique, trifluoroacétique, lactique, pyruvique, malonique,
succinique, glutarique, fumarique, tartrique, maléïque, citrique, ascorbique, oxalique,
méthane sulfonique, camphorique, benzoïque, toluènesulfonique, ...
[0042] Les « bases pharmaceutiquement acceptables » signifient les sels basiques non toxiques
issues de bases organiques ou minérales, formés quand un proton acide présent dans
le composé parent est remplacé par un ion métallique ou est coordiné à une base organique.
Parmi les bases pharmaceutiquement acceptables, on peut citer à titre non limitatif
l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, l'hydroxyde de lithium, l'hydroxyde
de calcium, la triétylamine, la tertbutylamine, la 2-diéthylaminoéthanol, l'éthanolamine,
l'éthylènediamine, la dibenzyléthylènediamine, la pipéridine, la pyrrolidine, la morpholine,
la pipérazine, la benzylamine, l'arginine, la lysine, l'histidine, la glucosamine,
les hydroxydes d'ammonium quaternaire, ...
[0043] Dans la présente demande de brevet, les composés chimiques sont nommés selon la nomenclature
IUPAC (The International Union of Pure and Applied Chemistry) lorsque celle-ci peut
s'appliquer audit composé.
[0044] La présente invention a pour objet les composés de formule (I) :

ainsi que leurs stéréoisomères, dans laquelle :
G1 représente un groupement

où n est un entier compris entre 1 et 4, de préférence n vaut 1,
R1 représente un groupement alkoxy, tel que méthoxy, de préférence en position ortho
par rapport à R3,
R2 représente un atome d'halogène, tel que le brome, de préférence en position méta
par rapport à R3,
R3 représente :
- un groupement

dans lequel :
- W représente un atome d'oxygène, ou NH,
- m est un entier compris entre 0 et 2, et
- R4 et R5 représentent indépendamment l'un de l'autre un atome d'hydrogène, un groupement alkyle
linéaire ou ramifié ou un groupement alkoxy,
- ou le groupement suivant :

dans lesquel :
- R7 un groupe alkyle, tel que méthyle,
- m est un entier compris entre 0 et 2,
A représente un groupement aryle, tel que phényle, substitué, de préférence en position
para, par un groupement alkoxy, tel que méthoxy, ou acyle, tel qu'acétyle,
B représente un groupement aryl, de préférence un phényle,
- substitué en position ortho par un hétérocycle, de préférence un N-cycloalkyle, tel
qu'un groupement pipéridine, et
- éventuellement substitué en position ortho' par un groupement alkyle, tel qu'un méthyle.
[0045] La présente invention concerne également les sels pharmaceutiquement acceptables
des composés de formule (I).
[0046] Un groupe de composés préférés de formule (I) est celui où :
R3 représente :
- un groupement :

dans lequel :
- W représente un atome d'oxygène ou NH,
- m est un entier compris entre 0 et 2, et
- R4 et R5 représentent indépendamment l'un de l'autre un atome d'hydrogène, un groupement alkyle
linéaire ou ramifié, tel qu'un méthyle ou un tertiobutyle, ou un groupement alkoxy,
tel qu'un méthoxy,
- ou le groupement :

dans lequel R7 représente un groupe alkyle, tel que méthyle, et m représente un entiers
compris entre 0 et 2,
et R1, R2, A et B sont tels que définis précédemment.
[0047] Un groupe de composés de formule (I) particulièrement préférés est celui où :
R1 représente un groupement méthoxy en position ortho par rapport à R3,
R2 représente un atome de brome en position méta par rapport à R3,
R3 représente :
- un groupement :

et avantageusement

dans lequel :
- W représente un atome d'oxygène ou NH,
- m est un entier compris entre 0 et 2, et
- R4 et R5 représentent indépendamment l'un de l'autre un atome d'hydrogène, un groupement alkyle
linéaire ou ramifié, tel qu'un méthyle ou un tertiobutyle, ou un groupement alkoxy,
- ou le groupement :

dans lequel R7 est représente un groupe alkyle, tel que méthyle, et m est un entier
compris entre 0 et 2,
A représente un groupement phényle substitué en position para par un groupement méthoxy,
ou acétyle, et
B représente un groupement phényle substitué en position ortho par un groupement pipéridine
et substitué en position ortho' par un groupement méthyle.
[0048] Les composés encore plus particulièrement préférés sont rassemblés dans le
tableau I :
Tableau I
| 1 |
5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzamide |
| 2 |
5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-N,N-diméthyl-benzamide |
| 3 |
[2-Bromo-5-méthoxy-4-(4-méthyl-pipérazine-1-carbonyl)-phényl]-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide |
| 4 |
4-[N'-(4-Acétyl-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-5-bromo-2-méthoxy-benzamide |
| 5 |
(4-Acétyl-2-bromo-5-méthoxy-phényl)-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide |
| 6 |
5-Bromo-2-N-diméthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-N-méthyl-benzamide |
| 7 |
5-Bromo-N-tert-butyl-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzamide |
| 8 |
(2-Bromo-4-cyano-5-méthoxy-phényl)-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide |
[0049] La présente invention a également pour objet les compositions pharmaceutiques comprenant
au moins un composé de formule (I) ou un sel pharmaceutiquement acceptable de celui-ci,
en association avec un excipient pharmaceutiquement acceptable.
[0050] Les compositions pharmaceutiques selon l'invention peuvent être des compositions
administrables dans l'organisme par toute voie d'administration. De manière non-exhaustive,
la voie d'administration des compositions pharmaceutiques selon l'invention peut être
topique, entérale ou parentérale, de préférence une administration buccale, conjonctivale,
cutanée, endotrachéale, intradermale, intraépidermale, intramusculaire, intravasculaire,
laryngale, nasale, ophtalmique, orale, rectale, respiratoire, sous-cutanée, transcutanée
ou vaginale. Il est généralement avantageux de formuler de telles compositions pharmaceutiques
sous forme de dose unitaire. Chaque dose comprend alors une quantité prédéterminée
du principe actif, associée au véhicule, excipients et/ou adjuvants appropriés, calculée
pour obtenir un effet thérapeutique donné. A titre d'exemple de forme de dose unitaire
administrable par voie orale on peut citer les comprimés, les gélules, les granules,
les poudres et les solutions ou suspensions orales. A titre d'exemple de forme de
dose unitaire administrable par voie topique (notamment pour le traitement local des
verrues génitales et péri-anales externes), on peut citer les ovules, gels, crèmes,
lotions, solutions et patchs.
[0052] Il est connu que la posologie varie d'un individu à l'autre, selon la nature et l'intensité
de l'affection, la voie d'administration choisie, le poids, l'âge et le sexe du malade
en conséquence les doses efficaces devront être déterminées en fonction de ces paramètres
par le spécialiste en la matière. A titre indicatif, les doses efficaces pourraient
s'échelonner entre 1 et 500 mg par jour.
[0053] La présente invention a également pour objet un composé de formule (I) ou un sel
pharmaceutiquement acceptable de celui-ci tel que défini précédemment pour son utilisation
comme médicament.
[0054] La présente invention a également pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou un sel pharmaceutiquement acceptable de celui-ci pour le traitement ou la prévention
d'une infection par le virus du papillome, chez l'Homme de préférence.
[0055] La présente invention a également pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour inhiber la réplication du
virus du papillome par inhibition de la formation du complexe protéinique E1/E2.
[0056] La présente invention a en outre pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour la préparation d'un médicament
destiné au traitement ou à la prévention d'une infection par le virus du papillome,
chez l'Homme de préférence.
[0057] La présente invention a en particulier pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour la préparation d'un médicament
destiné au traitement ou à la prévention d'une infection par un virus du papillome
à bas risque, tel que VPH6, VPH7, VPH11, VPH13, VPH32, VPH34, VPH40, VPH42, VPH43,
VPH44, VPH53, VPH54, VPH55, VPH57, VPH58, VPH74, VPH91.
[0058] La présente invention a en particulier pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour la préparation d'un médicament
destiné au traitement ou à la prévention d'une infection par VPH6 et/ou VPH11.
[0059] Ainsi, la présente invention a également pour objet l'utilisation des composés de
formule (I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour la préparation d'un
médicament destiné au traitement ou à la prévention des lésions et maladies associées
aux infections par le virus de papillome.
[0060] La présente invention a en particulier pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour la préparation d'un médicament
destiné au traitement ou à la prévention des verrues ano-génitales, comme les condylomes
acuminés et condylomes plans, les papillomes laryngés, conjonctivaux ou buccaux et
d'autres lésions épithéliales, comme des papillomatoses récurrentes respiratoires
et des néoplasies intra-épithéliales de bas grade et de haut grade, des papuloses
bowénoïdes, des verrues (vulgaires, plantaires, myrmécies, superficielles, plates...),
des épidermodysplasies verruciformes, des carcinomes, en particulier ano-génitaux,
et toutes les lésions qui sont associées au virus du papillome.
[0061] La présente invention a en particulier pour objet l'utilisation des composés de formule
(I) ou de leurs sels pharmaceutiquement acceptables pour la préparation d'un médicament
destiné au traitement ou à la prévention des verrues ano-génitales, comme les condylomes
acuminés et condylomes plans, les papillomes laryngés, conjonctivaux ou buccaux et
d'autres lésions épithéliales, comme des papillomatoses récurrentes respiratoires
et des néoplasies intra-épithéliales de bas grade et toutes les lésions qui sont associées
au virus du papillome.
[0062] Les composés objets de la présente invention peuvent être préparés selon la voie
de synthèse décrite ci-après, en utilisant des précurseurs de formule (II) et (III)
suivantes :

dans lesquelles n, A, B, R1 et R2 sont tels que définis précédemment et P représente
un groupe protecteur de fonction acide, tel qu'un groupement (C
1-C
4)alkyle linéaire ou ramifié.
[0063] Selon cette voie de synthèse, on effectue un couplage peptidique entre les composés
(II) et (III) en présence par exemple d'EDCI dans un milieu basique et polaire pour
conduire au composé de formule (IV) :

[0064] Puis on déprotège le groupement -CO
2P du composé de formule (IV) par hydrolyse, pour obtenir le composé de formule (V)
suivante :

[0065] Dans le cas où dans le groupement correspondant à R3, m = 0, les composés de formule
(I) peuvent être obtenus en faisant réagir l'amine diversement substituée terminale
de R3 soit directement sur la fonction acide du composé de formule (V), soit sur l'une
de ses formes activées, obtenue par exemple par réaction du composé de formule (V)
avec le
N-hydroxysuccinimide ou avec le chlorure d'oxalyle.
[0066] Dans le cas où dans le groupement correspondant à R3, m ≠ 0, les composés de formule
(I) peuvent être obtenus en passant par l'intermédiaire éther d'énol à partir de l'ester
correspondant de formule (IV) en utilisant par exemple le réactif de Tebbe. Cet intermédiaire
éther d'énol soumis ensuite à une réaction de Mannich, avec par exemple du paraformaldéhyde
en présence de diméthylamine dans un solvant polaire, conduit au produit de formule
(I) dans le cas où m ≠ 0.
[0067] Les composés de formule (I) peuvent également être obtenus à partir des précurseurs
de formule (II) et (X) suivantes :

dans lesquelles, n, A, B, R1, R2 et R3 sont tels que définis précédemment.
[0068] Dans ce cas, on effectue un couplage peptidique entre les composés (II) et (X) en
présence par exemple d'EDCI dans un milieu basique et polaire pour conduire au composé
de formule (I) tel que précédemment décrit.
[0069] Le précurseur de formule (II) peut être obtenu à partir du composé de formule (VI)
suivante:

dans laquelle B est tel que défini précédemment et Z est un halogène tel que fluor
ou brome.
[0070] Dans le cas où Z est un fluor, on soumet le composé de formule (VI) à une substitution
nucléophile aromatique en milieu basique et polaire en présence du composé de formule
(VII) suivante :

dans laquelle A est tel que défini précédemment, pour obtenir le composé de formule
(VIII) suivante:

dans laquelle A et B sont tels que définis précédemment.
[0071] Dans le cas où Z est un brome, on soumet le composé de formule (VI) à une réaction
de Buchwald en présence de bis(2-diphénylphosphinophényl)éther et d'un catalyseur
tel que le tris(dibenzylidèneacétone)dipalladium (0) en milieu basique et apolaire
en présence du composé (VII) tel que défini précédemment pour conduire au composé
de formule (VIII) tel que défini précédemment.
[0072] Le composé de formule (VIII) est mis en présence de nitrite de sodium en milieu acide
puis réduit par un hydrure, par exemple l'hydrure de lithium et d'aluminium, pour
donner le composé de formule (II) tel que défini précédemment.
[0074] Dans le cas où R2 représente un atome de brome, le composé de formule (III) peut
être obtenu en faisant réagir du dibrome en milieu acide avec un précurseur de formule
(IX) suivante:

dans laquelle R1, n et P sont tels que définis précédemment.
[0075] Les composés de formule (VI) et (VII) sont soit des composés commerciaux, soit des
composés obtenus selon des méthodes connues de la synthèse organique aisément accessibles
et compréhensibles à l'homme du métier.
[0076] Dans le cas préféré où B est un phényle substitué par une pipéridine, on peut préparer
les composés de formule (I) selon la voie de synthèse suivante.
[0077] Le composé de formule (II) peut être obtenu à partir du composé de formule (XI) :

dans laquelle R8 peut être un atome d'halogène, un groupement alkyle ou halogénoalkyle.
[0078] On soumet le composé de formule (XI) à une réaction de Buchwald en présence de bis(2-diphénylphosphinophényl)éther
et d'un catalyseur, comme défini ci-dessus, en milieu basique et apolaire en présence
du composé (VII) tel que défini précédemment :

et on obtient le composé de formule (XII) suivante:

dans laquelle A et R8 sont tels que définis précédemment.
[0079] Le composé de formule (XII) est réduit par du chlorure d'étain en milieu polaire
(
Tet. Lett. 1984, 25 (8), 839) puis mis à réagir avec un dibromoalkane, par exemple du dibromopentane en milieu
basique et apolaire (
Bioorg. Med. Chem. Lett. 1996, 6 (5), 563) pour conduire au composé de formule (XIII) :

dans laquelle A et R8 sont tels que définis précédemment.
[0080] Le composé de formule (XIII) est mis en présence de nitrite de sodium en milieu acide
puis réduit par un hydrure, par exemple l'hydrure de lithium et d'aluminium, pour
donner le composé de formule (II) tel que défini précédemment :

[0081] Les exemples suivants illustrent l'invention mais ne la limitent en aucune façon.
[0082] Les produits de départ utilisés sont des produits commerciaux ou des produits préparés
selon des modes opératoires connus à partir de composés commerciaux ou connus par
l'homme du métier. Les différentes préparations conduisent à des intermédiaires de
synthèse utiles pour la préparation des composés de l'invention.
[0083] Les structures des composés décrits dans les exemples et dans les préparations ont
été déterminées selon les techniques spectrophotométriques usuelles (résonance magnétique
nucléaire (RMN), spectrométrie de masse (SM) dont électrospray (ES), ...) et la pureté
a été déterminée par chromatographie liquide à haute performance (HPLC).
[0084] Abréviations utilisées dans les modes opératoires :
- CCM : chromatographie sur couche mince
- EDCI : chlorhydrate de 1-(3-diméthylaminopropyl)-3-éthylcarbodiimide
- DMSO : diméthylsulfoxyde
- DMF : diméthylformamide
- NaCl : chlorure de sodium
- DIPEA : N,N-diisopropyléthylamine
- HOBt : 1-hydroxybenzotriazole
- TFA : acide trifluoroacétique
- THF : tétrahydrofurane
- DPEPhos : bis(2-diphénylphosphinophényl)éther
- NaOH : hydroxyde de sodium
- HCl : acide chlorhydrique
- Na2CO3 : carbonate de sodium
- Réactif de TEBBE : réactif d'oléfination de formule Cp2Ti=CH2
- Cp : cylcopentadiényle
Préparation 1 : 4-Carboxyméthyl-2-méthoxy-benzoate de méthyle
Préparation 2 : 5-Bromo-4-carboxyméthyl-2-méthoxy-benzoate de méthyle
[0086] Le 5-bromo-4-carboxyméthyl-2-méthoxy benzoate de méthyle est obtenu à partir de la
préparation 1 suivant le protocole décrit dans le brevet
WO 0135900.
Exemple 1 : 5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzamide (1)
Stade 1 : (4-Méthoxy-phényl)-(2-méthyl-6-nitro-phényl)-amine
[0087] A une solution de 50 g de 2-fluoro-3-nitrotoluène dans 1,1 L de DMSO sont ajoutés,
à température ambiante, 59,5 g de para-anisidine (1,5 équivalents). Après 5 minutes
d'agitation à température ambiante, 57,9 g de tert-butanoate de potassium (1,6 équivalents)
sont additionnés au milieu réactionnel et l'ensemble est chauffé à 110 °C pendant
1 heure. Le milieu réactionnel est directement hydrolysé par ajout d'1 L de glace
et d'eau puis la phase aqueuse est extraite plusieurs fois à l'acétate d'éthyle. Les
phases organiques sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées puis concentrées
à sec. Le brut est chromatographié sur gel de silice (éther/cyclohexane : 0/100, 5/95
puis 20/80) pour fournir 34,95 g de composé attendu sous forme d'un solide rouge sombre.
Rendement : 42 %
RMN 1H (CDCl3, 400 MHz) δ (ppm) : 8,52 (s élargi, 1H), 7,98 (d, 1H), 7,36 (d, 1H),
6,97 (, 1H), 6,80 (s, 4H), 3,79 (d, 3H), 2,00 (s, 3H)
Stade 2 : N2-(4-Méthoxy-phényl)-3-méthyl-benzène-1,2-diamine
[0088] A une solution de 72,0 g du composé précédemment obtenu dans 900 mL d'éthanol sont
ajoutés sous argon 314,5 g de chlorure d'étain (5 équivalents). Le milieu réactionnel
est chauffé à reflux pendant 2 heures. Le milieu est ensuite refroidi à température
ambiante puis concentré sous pression réduite. L'ensemble est repris dans 600 mL d'acétate
d'éthyle et 300 mL d'eau. Le milieu est ensuite basifié jusqu'à pH 8 à l'aide d'une
solution de NaOH 50%. Les deux phases sont séparées et la phase aqueuse est extraite
plusieurs fois à l'acétate d'éthyle. Les phases organiques sont réunies, séchées sur
sulfate de sodium, filtrées et évaporées à sec. 52,27 g du composé attendu sont obtenus
sous forme d'un solide brun. Le produit est engagé sans purification supplémentaire
dans l'étape suivante.
Rendement : 90 %
RMN 1H (CDCl3, 400 MHz) δ (ppm) : 7,01 (t, 1H), 6,77 (d, 2H), 6,67 (m, 2H), 6,56 (d,
2H), 3,76 (s, 3H), 2,18 (s, 3H)
Stade 3 : (4-Méthoxy-phényl)-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-amine
[0089] A une solution de 50,0 g du composé obtenu précédemment, dans 800 mL de toluène anhydre
sont ajoutés successivement 92,0 mL de DIPEA (2,4 équivalents), 29,85 mL de 1,5-dibromopentane
(1,0 équivalent) et 5 g d'iodure de sodium (environ 10% massique). Le milieu est agité
à reflux, sous argon, pendant 12 heures. Le brut réactionnel est dilué dans 500 mL
d'eau et la phase aqueuse résultante est extraite plusieurs fois à l'acétate d'éthyle.
Les phases organiques sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées et
concentrées à sec. Le brut est chromatographié sur gel de silice (acétate d'éthyle/cyclohexane
: 2/98) pour fournir 22,75 g de composé attendu sous forme d'un solide brun.
Rendement : 36 %
RMN 1H (CDCl3, 400 MHz) δ (ppm) : 6,97 (m, 3H), 6,77 (d, 2H), 6,70 (d, 2H), 6,16 (s
élargi, 1H), 3,77 (s, 3H), 2,74 (m, 4H), 2,09 (s, 3H), 1,61 (m, 4H), 1,53 (m, 2H)
Stade 4 : N-Nitroso-(4-méthoxy-phényl)-N-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-amine
[0090] A une solution thermostatée à 10°C de 20,6 g du composé précédent dans 250 mL d'acide
acétique est ajoutée goutte à goutte une solution de 27,81 g de nitrite de sodium
(5,8 équivalents) dans 250 mL d'eau. Le milieu est laissé sous agitation à température
ambiante, sous argon, pendant 25 minutes. Le brut est dilué dans 200 mL d'eau puis
la solution aqueuse résultante est versée sur 100 g environ de carbonate de sodium
solide. La phase aqueuse est extraite plusieurs fois au dichlorométhane et les phases
organiques sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, puis évaporées à sec.
20,0 g de brut sont obtenus puis engagés dans l'étape suivante sans purification supplémentaire.
Rendement : 87 %
RMN 1H (CDCl3, 400 MHz) δ (ppm) : 7,29 (m, 3H), 6,99 (d, 2H), 6,90 (d, 2H), 3,84 (s,
3H), 2,67 (m, 2H), 2,52 (m, 2H), 1,95 (s, 3H), 1,36 (m, 4H), 1,25 (m, 2H)
Stade 5 : N-(4-Méthoxy-phényl)-N-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazine
[0091] A une solution de 7,0 g du composé précédent dans 85 mL d'éther anhydre est ajouté
lentement sous argon une solution 1 N de 86,05 mL d'hydrure de lithium et d'aluminium
dans l'éther (4 équivalents). Le milieu réactionnel est agité à reflux pendant 1 heure
au bout de laquelle la réaction est terminée (suivi CCM). Le brut réactionnel est
neutralisé par ajout goutte à goutte de 100 mL d'acétate d'éthyle puis 200 mL d'eau.
La phase aqueuse est extraite plusieurs fois à l'acétate d'éthyle et les phases organiques
sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées et concentrées à sec. Le
brut est chromatographié sur gel de silice (acétate d'éthyle/cyclohexane : 1/99) pour
fournir 4,61 g de composé attendu sous forme d'une poudre rouge-orange.
Rendement : 69 %
RMN 1H (CDCl3, 400 MHz) δ (ppm) : 7,14 (t, 1H), 6,99 (dd, 2H), 6,77 (s, 4H), 4,90
(s élargi, 2H), 3,76 (s, 3H), 2,80 (m, 4H), 2,09 (s, 3H), 1,57 (m, 6H)
Stade 6 : 5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzoate
de méthyle
[0092] A une solution de 5,28 g de composé obtenu précédemment dans 60 mL de DMF sont ajoutés
successivement, 5,65 g de composé obtenu à la préparation 2 (1,1 équivalents), 2,52
g d'HOBt (1,1 équivalents), 3,57 g d'EDCI (1,1 équivalents) et 2,35 mL de triéthylamine
(1,0 équivalent). Après 15 minutes d'agitation à 100 °C, la réaction est terminée
(suivi CCM). Le milieu réactionnel est refroidi puis versé sur de la glace. Le précipité
formé est filtré puis repris dans le dichlorométhane. La phase organique résultante
est séchée sur sulfate de sodium, filtrée et évaporée à sec. Le brut est chromatographié
sur gel de silice (acétate d'éthyle/cyclohexane : 1/9) pour fournir 8,81 g de composé
attendu sous forme d'une poudre brune.
Rendement : 87 %
RMN
1H (CDCl3, 400 MHz) δ (ppm) : 10,06 et 9,92 (2s, 1H), 8,02 et 7,98 (2s, 1H), 7,19 (m,
1H), 7,02 (m, 2H), 6,91 (s, 1H), 6,75 (m, 2H), 6,54 (d, 2H), 3,89 (s, 3H), 3,87 et
3,78 (m, 2H), 3,74 (s, 6H), 3,71 (m, 2H), 2,79 (m, 2H), 2,40 (s, 3H), 1,45 (m, 6H)
Stade 7: Chlorhydrate d'acide 5-bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzoïque
[0093] A une solution de 6,99 g du composé précédemment obtenu dans 160 mL de THF est ajoutée
une solution de 850 mg d'hydroxyde de lithium (3 équivalents) dans 50 mL d'eau. Le
milieu est laissé sous agitation à température ambiante et sous argon pendant 12 heures.
Le THF est alors évaporé sous pression réduite et une solution d'acide chlorhydrique
1 M est ajoutée goutte à goutte. Le précipité formé est filtré, lavé par une solution
d'acide chlorhydrique 1 M puis repris dans le dichlorométhane. Après évaporation du
solvant sous pression réduite, le solide jaune pâle est purifié par chromatographie
sur gel de silice (dichlorométhane/méthanol : 98/2 à 95/5). La poudre blanche résultante
est ensuite solubilisée dans un minimum de mélange THF/eau (1:4) puis re-précipitée
par ajout goutte à goutte d'une solution d'acide chlorhydrique 1 M. Le précipité formé
est filtré, lavé avec une solution d'acide chlorhydrique 1 M et séché sous vide à
35 °C pendant 48 heures. 4,35 g du composé attendu sont obtenus sous forme d'un solide
blanc.
Rendement : 60 %
HPLC : 98,6 %
SM : MH+ 582/584
RMN
1H (DMSO+TFA, 400 MHz) δ (ppm) : 7,90 (d, 1H), 7,79 (s, 1H), 7,68 (t, 1H), 7,61 (d,
1H), 7,26 (s, 1H), 6,88 (d, 2H), 6,62 (d, 2H), 4,14 (d, 1H), 3,95 (m, 2H), 3,76 (s,
3H), 3,69 (s, 3H), 3,42 (m, 1H), 3,30 (d, 1H), 3,16 (d, 1H), 2,21 (s, 3H), 1,85 (m,
4H), 1,48 (m, 2H)
Stade 8: 5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzoate
de 2,5-dioxo-pyrrolidin-1-yle
[0094] A une solution de 117 mg du composé précédemment obtenu dans 570 µL de dichlorométhane,
sont additionnés consécutivement à température ambiante 80 µL de triéthylamine (3,0
équivalents), 32 mg de
N-hydroxysuccinimide (1,5 équivalents) puis 54 mg d'EDCI (1,5 équivalents). Après 18
heures d'agitation, le milieu réactionnel est dilué dans 10 mL de chloroforme. La
phase organique résultante est lavée plusieurs fois à l'eau puis par une solution
saturée de NaCl, séchée sur sulfate de sodium, évaporée à sec. Le brut est chromatographié
sur gel de silice (dichlorométhane/méthanol : 98/2) pour fournir 76 mg du composé
attendu sous forme d'un solide blanc qui est engagé dans l'étape suivante sans purification
supplémentaire.
Rendement : 59 %
Stade 9: 5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzamide (1)
[0095] 50 mg d'une solution du composé obtenu précédemment dans 500 µL de dioxane est purgée
sous argon. Un courant d'ammoniac gazeux est maintenu pendant 30 minutes à température
ambiante puis le milieu réactionnel est agité pendant 2 heures puis évaporé à sec.
Le solide blanc obtenu est repris dans 10 mL d'acétate d'éthyle. La phase organique
résultante est lavée plusieurs fois à l'eau, avec une solution saturée de NaCl, séchée
sur sulfate de sodium, évaporée à sec. Le brut est chromatographié sur gel de silice
(dichlorométhane/méthanol : 98/2) pour fournir 36 mg du composé attendu sous forme
d'un solide blanc.
Rendement : 83 %
HPLC : 96,3 %
SM : MH+ 581/583
RMN
1H (DMSO+TFA, 200 MHz) δ (ppm) : 7,95 (s, 1H), 7,91 (s, 1H), 7,67 (m, 3H), 7,26 (s,
1H), 6,91 (d, 2H), 6,61 (d, 2H), 3,75-4,16 (m + dd, 3H), 3,84 (s, 3H), 3,70 (s, 3H),
3,10-3,45 (m, 3H), 2,20 (s, 3H), 1,45-1,92 (m, 6H)
Exemple 2 : 5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-N,N-diméthyl-benzamide (2)
[0096] A une solution de 85 mg du composé obtenu au stade 8 de l'exemple 1 dans 500 µL de
THF sont additionnés à température ambiante 2 mL (29 équivalents) d'une solution de
diméthylamine 2 M dans le THF. Le milieu réactionnel est ensuite agité pendant 2 heures
avant d'être évaporé à sec. Le solide blanc obtenu est repris dans 10 mL d'acétate
d'éthyle. La phase organique résultante est lavée plusieurs fois à l'eau puis par
une solution saturée de NaCl, séchée sur sulfate de sodium, évaporée à sec. Le brut
est chromatographié sur gel de silice (dichlorométhane/méthanol : 98/2) pour fournir
45 mg du composé attendu sous forme d'un solide blanc.
Rendement : 53 %
HPLC : 97 %
SM : MH+ 609/611
RMN
1H (DMSO+TFA, 200 MHz) δ (ppm) : 7,91 (d, 1H), 7,70 (m, 2H), 7,38 (s, 1H), 7,19 (s,
1H), 6,88 (d, 2H), 6,81 (d, 2H), 4,09 (d, 1H), 3,93 (m, 1H), 3,88 (d, 1H), 3,75 (s,
3H), 3,70 (s, 3H), 3,10-3,50 (m, 3H), 2,95 (s, 3H), 2,75 (s, 3H), 2,20 (s, 3H), 1,65-1,95
(m, 4H), 1,49 (m, 2H)
Exemple 3 : [2-Bromo-5-méthoxy-4-(4-méthyl-pipérazine-1-carbonyl)-phényl]-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phenyl)-hydrazide (3)
[0097] A 92 mg d'une solution du composé obtenu au stade 8 de l'exemple 1 dans 450 µL de
dichlorométhane sont additionnés à température ambiante 82 µL de
N-méthylpipérazine (5 équivalents). Le milieu réactionnel est agité pendant 2 heures
avant d'être évaporé à sec. Le solide blanc obtenu est repris dans 10 mL d'acétate
d'éthyle. La phase organique résultante est lavée plusieurs fois à l'eau puis par
une solution saturée de NaCl, séchée sur sulfate de sodium, évaporée à sec. Le brut
est chromatographié sur gel de silice (dichlorométhane/méthanol : 98/2) pour fournir
53 mg du composé attendu sous forme d'un solide blanc.
Rendement : 54 %
HPLC : 98,1 %
SM : MH+ 664/666
RMN
1H (DMSO+TFA, 200 MHz) δ (ppm) : 9,55 (s, 1H), 7,38 (s, 1H), 6,99-7,20 (m, 4H), 6,79
(d, 2H), 6,50 (d, 2H), 3,54-3,80 (m, 2s, m, 11H), 3,10 (m, 2H), 2,70 (m, 1H), 2,30
(m, 4H), 2,22 (s, 3H), 2,16 (s, 3H), 1,40 (m, 4H), 1,25 (m, 2H)
Exemple 4: 4-[N'-(4-Acétyl-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonyl méthyl]-5-bromo-2-méthoxy-benzamide
(4)
Stade 1 : 1-[4-(2-Méthyl-6-nitro-phénylamino)-phényl]-éthanone
[0098] Dans un ballon sous atmosphère d'argon sont placés consécutivement 2,16 g de 2-bromo-3-nitrotoluène,
1,69 g de 4-aminoacétophénone (1,25 équivalents), 229 mg de dipalladium trisdibenzylidèneacétone
(0,025 équivalents), 269 mg de DPEPhos (0,05 équivalents) et 4,07 g de carbonate de
césium (1,25 équivalents). Le toluène est additionné à température ambiante. Le milieu
réactionnel hétérogène est purgé à l'argon puis porté à reflux pendant 16 heures.
Après retour à température ambiante, de l'eau et de l'acétate d'éthyle sont additionnés.
Après séparation des phases, la phase organique est lavée à l'eau puis avec une solution
saturée de NaCl, séchée sur sulfate de sodium, filtrée puis évaporée à sec. L'huile
rouge obtenue est purifiée par chromatographie sur silice (acétate d'éthyle/cyclohexane
: 5/95 à 10/90) pour fournir 2,29 g du composé attendu sous forme d'une huile rouge.
Rendement : 85 %
RMN 1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 7,95 (m, 4H), 7,51 (d, 1H), 7,19 (d, 1H), 6,68 (d,
2H), 2,53 (s, 3H), 2,17 (s, 3H)
Stade 2 : 1-[4-(2-Amino-6-méthyl-phénylamino)-phényl]-éthanone
[0099] Le produit (2,02 g) est obtenu selon le procédé du stade 2 de l'exemple 1, en utilisant
2,29 g du dérivé précédent comme produit de départ et 9,56 g de chlorure d'étain dans
30 mL d'éthanol.
Rendement : 99 %
RMN 1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 7,81 (d, 2H), 7,06 (t, 1H), 6,68 (d, 2H), 6,55 (d,
2H), 5,42 (s élargi, 1H), 2,50 (s, 3H), 2,15 (s, 3H)
Stade 3 : 1-[4-(2-Méthyl-6-pipéridin-1-yl-phénylamino)-phényl]-éthanone
[0100] Le produit (1,36 g) est obtenu selon le procédé du stade 3 de l'exemple 1, en utilisant
2,02 g du dérivé précédent comme produit de départ, 3,5 mL de DIPEA, 1,20 mL de 1,5-dibromopentane
et 200 mg d'iodure de sodium.
Rendement : 52 %
RMN 1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 7,84 (d, 2H), 7,08 (d, 1H), 6,97 (m, 2H), 6,64 (d,
2H), 6,35 (s élargi, 1H), 2,72 (m, 4H), 2,52 (s, 3H), 2,14 (s, 3H), 1,55 (m, 6H)
Stade 4 : [4-(2-Méthyl-[1,3]dithian-2-yl)-phényl]-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-amine
[0101] A une solution de 1,36 g de composé obtenu précédemment dans 22 mL de dichlorométhane
sont additionnés successivement à température ambiante 550 µL de 1,3-propanedithiol
(1,25 équivalents) puis 920 µL d'étherate de trifluorure de bore (1,5 équivalents).
Après 18 heures d'agitation à température ambiante, la réaction est stoppée par ajout
de 50 mL d'une solution de NaOH 2 M. Après séparation des phases, la phase aqueuse
est extraite plusieurs fois au dichlorométhane. Les phases organiques sont réunies,
lavées avec une solution saturée de NaCl, séchées sur sulfate de sodium, filtrées
puis évaporées à sec pour fournir 1,55 g du composé attendu sous forme d'une mousse
blanche.
Rendement : 89 %
RMN 1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 7,67 (d, 2H), 6,99 (m, 3H), 6,67 (d, 2H), 2,77 (m,
8H), 2,14 (s, 3H), 1,95 (m, 2H), 1,87 (s, 3H), 1,66 (m, 4H), 1,53 (m, 2H)
Stade 5 : N-Nitroso-[4-(2-méthyl-[1,3]dithian-2-yl)-phényl]-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-amine
[0102] A une solution de 856 mg du composé précédemment obtenu dans 6 mL d'acide acétique
est ajoutée goutte à goutte une solution de 1,17 g de nitrite de sodium (5,8 équivalents)
dans 6 mL d'eau. Il se forme un précipité qui est dissout par addition successive
de 6 mL de dichlorométhane et 6 mL de méthanol. Le milieu réactionnel est laissé sous
agitation à température ambiante, sous argon, pendant 2 heures puis versé sur 10 g
de carbonate de sodium solide. Le brut est dilué par 40 mL d'eau et 40 mL de dichlorométhane.
Les phases sont séparées puis la phase aqueuse est extraite plusieurs fois au dichlorométhane.
Les phases organiques sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, puis évaporées
à sec pour fournir 839 mg du composé désiré sous forme d'une mousse rouge pâle. Ce
dérivé nitroso est engagé dans l'étape suivante sans purification supplémentaire.
Rendement : 91 %
RMN 1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 7,93 (d, 2H), 7,33 (m, 3H), 7,00 (t, 2H), 2,49-2,77
(m, 8H), 1,99 (m, 2H), 1,96 (s , 3H), 1,81 (s, 3H), 1,33 (m, 4H), 1,19 (m, 2H)
Stade 6 : N-[4-(2-Méthyl-[1,3]dithian-2-yl)-phényl]-N-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazine
[0103] Le produit (333 mg) est obtenu selon le procédé du stade 5 de l'exemple 1, en utilisant
836 mg du dérivé précédent comme produit de départ et 8 mL d'une solution 1 M d'hydrure
de lithium et d'aluminium dans l'éther diéthylique.
Rendement : 41 %
RMN 1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 7,64 (d, 2H), 7,18 (m, 1H), 6,99 (t, 2H), 6,79 (d,
2H), 2,78 (m, 8H), 2,10 (s, 3H), 1,93 (m, 2H), 1,86 (s, 3H), 1,56 (m, 6H)
Stade 7: 5-Bromo-2-méthoxy-4-[N'-[4-(2-méthyl-[1,3]dithian-2-yl)-phényl]-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzoate
de méthyle
[0104] Le produit (320 mg) est obtenu selon le procédé du stade 6 de l'exemple 1, en utilisant
333 mg de l'hydrazine précédente et 267 mg de l'acide de la préparation 2 en présence
de 119 mg d'HOBt, 169 mg d'EDCI et 130 µL de triéthylamine dans 2,4 mL de DMF.
Rendement : 57 %
RMN
1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 9,76 (s, 1H), 8,00 (s, 1H), 7,67 (d, 2H), 6,92-7,21 (m,
4H), 6,57 (d, 2H), 3,91 (m, 2H), 3,96 (s, 3H), 3,73 (s, 3H), 2,71 (m, 6H), 2,43 (s,
3H), 2,36 (m, 2H), 1,93 (m, 2H), 1,78 (s, 3H), 1,22-1,44 (m, 6H)
Stade 8 : 4-[N'-( 4-Acétyl-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-5-bromo-2-méthoxy-benzoate
de méthyle
[0105] A une solution de 320 mg du composé précédemment obtenu dans 5 mL d'un mélange THF/eau
(9 : 1) sont additionnés consécutivement à température ambiante 204 mg d'oxyde de
mercure (II) (2,0 équivalents) puis 130 µL d'étherate de trifluorure de bore (2,0
équivalents). L'agitation est poursuivie pendant 16 heures puis la réaction est stoppée
par ajout de 20 mL d'une solution de soude 2 M. La phase aqueuse résultante est extraite
plusieurs fois à l'acétate d'éthyle. Les phases organiques sont réunies, lavées à
l'eau et avec une solution saturée de NaCl, séchées sur sulfate de sodium, filtrées
puis évaporés à sec. Le brut est chromatographié sur gel de silice (chloroforme 100%)
pour fournir 210 mg du composé attendu sous forme d'un solide blanc.
Rendement : 73 %
RMN
1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 9,78 (s, 1H), 7,98 (s, 1H), 7,82 (d, 2H), 7,21 (d, 1H),
7,01 (t, 2H), 6,88 (s, 1H), 6,60 (d, 2H), 3,85 (s, 3H), 3,75 (m, 2H), 3,73 (s, 3H),
2,72 (m, 2H), 2,36-2,49 (s+m+s, 8H), 1,39 (m, 6H)
Stade 9 : Acide [N'-(4-acétyl-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazine
carbonylméthyl]-5-bromo-2-méthoxy-benzoïque
[0106] A une solution de 210 mg du composé précédemment obtenu dans 3,5 mL de THF sont additionnés
à température ambiante 41 mg d'hydroxyde de lithium (5 équivalents) en solution dans
1,4 mL d'eau. Un solide blanc précipite dans le milieu réactionnel qui est solubilisé
par addition de 500 µL de méthanol. L'agitation est poursuivie 18 heures puis le milieu
réactionnel est dilué dans 50 mL d'acétate d'éthyle. La phase organique résultante
est lavée à l'eau puis avec une solution saturée de NaCl, séchée sur sulfate de sodium,
évaporée à sec. Le brut est chromatographié sur gel de silice (dichlorométhane/méthanol
: 96/4) pour fournir 142 mg du composé attendu sous forme d'une mousse blanche.
Rendement : 69 %
HPLC : 96,3 %
SM : MH+ 594/596
RMN
1H (CDCl3, 200 MHz) δ (ppm) : 9,98 (s, 1H), 8,36 (s, 1H), 7,82 (d, 2H), 7,25 (s, 1H),
7,03 (m, 3H), 6,60 (d, 2H), 3,94 (s, 3H), 3,78 (s, 2H), 2,80 (m, 2H), 2,37-2,51 (s+m+s,
8H), 1,57 (m, 6H)
Stade 10 : 4-[N'-(4-Acétyl-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazino
carbonylméthyl]-5-bromo-2-méthoxy-benzamide (4)
[0107] A une solution de 75 mg du composé précédent dans 200 µL de THF sont ajoutés successivement
à température ambiante 20 mg d'HOBt, 28 mg d'EDCI (1,1 équivalents) puis 300 µL (4,8
équivalents) d'ammoniaque 2 M en solution dans le THF. Le milieu réactionnel est agité
à température ambiante pendant 18 heures puis dilué à l'acétate d'éthyle. La phase
organique résultante est lavée plusieurs fois à l'eau puis par une solution saturée
de NaCl, séchée sur sulfate de sodium, filtrée et évaporée à sec. Le brut est chromatographié
sur gel de silice (dichlorométhane/méthanol : 98/2) pour fournir 70 mg du composé
attendu sous forme d'un solide blanchâtre. Une fraction de la mousse blanche obtenue
est solubilisée dans 1 mL d'éther diéthylique. Après ajout de 100 µL d'une solution
d'acide chlorhydrique 4 M dans le dioxane, puis filtration, le chlorhydrate du composé
attendu est obtenu sous forme d'un solide blanc.
Rendement (forme neutre) : 93 %
HPLC : 96,75 %
SM : MH+ 593/595
RMN
1H - forme chlorhydrate - (DMSO, 200 MHz) δ (ppm) : 7,92 (m, 4H), 7,69 (m, 4H), 7,36
(s, 1H), 6,74 (s élargi, 2H), 4,04-4,28 (dd+m, 3H), 3,86 (s, 3H), 3,16-3,56 (m, 3H),
2,24 (s, 3H), 1,77 (m, 4H), 1,46 (m, 2H).
Exemple 5 : (4-Acétyl-2-bromo-5-méthoxy-phényl)-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide (5)
Stade 1 : [2-Bromo-5-méthoxy-4-(1-méthoxy-vinyl)-phényl]-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide
[0108] A une solution de 200 mg du composé obtenu au stade 6 de l'exemple 1 dans 2 mL de
THF sont ajoutés, à température ambiante, 177 µL d'une solution du réactif de TEBBE
à 4 M dans le toluène. Après 20 heures d'agitation à température ambiante, le milieu
réactionnel est basifié à l'aide de 15 mL d'une solution saturée de Na
2CO
3 puis la phase aqueuse est extraite à l'acétate d'éthyle (3 x 20 mL). Les phases organiques
sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées puis concentrées à sec.
Le brut est chromatographié sur gel de silice (cyclohexane/acétate d'éthyle : 90/10)
pour fournir 138 mg de composé attendu pur sous forme d'un solide blanc.
Rendement : 68 %
SM : MH+ 593/595
Stade 2 : (4-Acétyl-2-bromo-5-méthoxy-phényl)-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide
(5)
[0109] A une solution de 138 mg du composé précédemment obtenu dans 2 mL de THF est ajouté
1 mL d'une solution d'HCl 1N. Après 4 heures d'agitation à température ambiante, le
milieu réactionnel est basifié à l'aide de 20 mL d'une solution saturée de Na
2CO
3 puis la phase aqueuse est extraite à l'acétate d'éthyle (3 x 20 mL). Les phases organiques
sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées puis concentrées à sec.
Le brut est chromatographié sur gel de silice (cyclohexane/acétate d'éthyle : 80/20)
pour fournir 96 mg du composé attendu sous forme d'un solide beige.
Rendement : 74 %
HPLC : 96,26 %
SM : MH+ 579/581
RMN
1H (CD
3OD, 200 MHz) δ (ppm) : 7,80 (s, 1H), 7,00-7,3 (m, 4H), 6,65 (dd, 4H), 3,83 (s+m, 8H),
3,72 (s, 3H), 2,75 (m, 2H), 2,56 (s, 3H), 2,35 (s+m, 5H), 1,15-1,45 (m, 6H)
Exemple 6 : 5-Bromo-2-N-diméthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-N-méthyl-benzamide (9)
[0110] A une suspension de 200 mg du composé obtenu au stade 7 de l'exemple 1 sous forme
neutre dans 3 mL de dichlorométhane anhydre sont ajoutés, goutte à goutte à 0°C, 30
µL de chlorure de méthanesulfonyle. Le milieu devient alors homogène. Après 20 minutes
d'agitation à 0°C, 38 mg de chlorhydrate de la N,O-diméthylhydroxylamine sont ajoutés
au milieu réactionnel et l'ensemble est placé sous agitation à 0°C pendant 30 minutes
supplémentaires au bout desquelles la réaction n'est pas terminée (selon le suivi
CCM). Une quantité supplémentaire de 38 mg de chlorhydrate de la N,O-diméthylhydroxylamine
sont alors ajoutés et le milieu réactionnel est placé sous agitation à température
ambiante pendant une heure. Le milieu devient hétérogène et se présente sous forme
d'une suspension blanche. Le brut réactionnel est ensuite hydrolysé avec 10 mL d'eau
puis la phase aqueuse résultante est extraite au dichlorométhane (3 x 20 mL). Les
phases organiques sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées et concentrées
à sec. Le brut est chromatographié sur gel de silice (cyclohexane/acétate d'éthyle
: 90/10) pour fournir 60 mg de composé attendu sous forme d'un solide beige.
Rendement : 29 %
SM : MH+ 624/626
RMN
1H (DMSO + TFA, 200 MHz) δ (ppm) : 7,60-7,95 (m, 3H), 7,47 (s, 1H), 7,20 (s, 1H), 6,75
(dd, 4H), 3,80-4,15 (m, 3H), 3,74 (s, 3H), 3,71 (s, 3H), 3,10-3,55 (m, 9H), 2,20 (s,
3H), 1,40-1,95 (m, 6H)
Exemple 7 : 5-Bromo-N-tert-butyl-2-méthoxy-4-[N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazinocarbonylméthyl]-benzamide (10)
[0111] A une suspension de 300 mg du composé obtenu au stade 7 de l'exemple 1 sous forme
neutre dans 4 mL de dichlorométhane anhydre sont ajoutés successivement 120 µL de
chlorure d'oxalyle 3 gouttes de DMF. Le milieu devenu homogène est agité, à température
ambiante, sous argon, pendant 1 heure avant d'être évaporé à sec puis placé à nouveau
sous argon. Le brut réactionnel est alors dilué dans 4 mL de dichlorométhane avant
d'additionner goutte à goutte 72 µL de
tert-butylamine. Après 1 heure d'agitation à température ambiante, le milieu réactionnel
est basifié à l'aide de 20 mL d'une solution saturée de Na
2CO
3 puis la phase aqueuse est extraite à l'acétate d'éthyle (3 x 30 mL). Les phases organiques
sont rassemblées, séchées sur sulfate de sodium, filtrées et concentrées à sec. Le
brut est chromatographié sur gel de silice (cyclohexane/acétate d'éthyle : 80/20)
pour fournir 95 mg de composé attendu sous forme d'un solide beige.
Rendement : 29 %
SM : MH+ 636/638
RMN
1H (DMSO + TFA, 200 MHz) δ (ppm) : 7,60-7,95 (m, 6H), 7,26 (s, 1H), 6,75 (dd, 4H),
3,95-4,10 (m, 6H), 3,85 (s, 3H), 3,70 (s, 3H), 3,10-3,50 (m, 3H), 2,21 (s, 3H), 1,40-1,95
(m, 6H), 1,35 (s, 9H)
Exemple 8 : (2-Bromo-4-cyano-5-méthoxy-phényl)-acétic acid N'-(4-méthoxy-phényl)-N'-(2-méthyl-6-pipéridin-1-yl-phényl)-hydrazide (11)
[0112] A une solution de 490 mg du composé obtenu au stade 9 de l'exemple 1 dans 4 mL de
dichlorométhane anhydre sont ajoutés successivement à -78°C, 96 µL de DMSO et 128
mg de chlorure d'oxalyle. Après 15 minutes d'agitation à -78°C, 350 µL de triéthylamine
sont additionnés lentement au milieu réactionnel à -78°C. Après 30 minutes d'agitation
supplémentaires à -78°C, le milieu réactionnel est hydrolysé avec 10 mL d'eau puis
la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 15 mL). La phase organique résultante
est séchée sur sulfate de sodium, filtrée et évaporée à sec. Le brut est chromatographié
sur gel de silice (cyclohexane/acétate d'éthyle :80/20) pour fournir 356 mg de composé
attendu sous forme d'une poudre blanche.
Rendement : 75 %
SM : MH+ 562/564
RMN
1H (DMSO + TFA, 200 MHz) δ (ppm) : 8,08 (s, 1H), 7,60-7,95 (m, 3H), 7,40 (s, 3H), 6,75
(dd, 4H), 3,95-4,20 (m, 3H), 3,88 (s, 3H), 3,70 (s, 3H), 3,10-3,50 (m, 3H), 2,20 (s,
3H), 1,40-1,90 (m, 6H)
RESULTATS D'ACTIVITE BIOLOGIQUE
Exemple 9 : études pharmacologiques des composés de l'invention dans des tests cellulaires d'interaction
entre les protéines virales E1 et E2 et de réplication de l'ADN viral des VPH
[0114] Une première série de tests évalue l'interaction entre les protéines E1 et E2 des
VPH dans les cellules humaines. Une deuxième série de tests mesure la réplication
de l'ADN génomique viral dans des cellules humaines.
[0115] Les tests d'interaction entre E1 et E2 s'apparentent aux tests souvent appelés 'mammalian
2 Hybrid'. Ils reposent sur la co-transfection d'un vecteur rapporteur contenant des
sites de fixation à l'ADN pour la protéine E2 dans le promoteur contrôlant l'expression
du gène rapporteur, et de vecteurs d'expression codant pour les protéines E1 et E2
de VPH, les protéine E1 étant fusionnées au domaine transactivateur VP16. Ces tests
permettent de suivre l'interaction entre les protéines E1 et E2, cette interaction
étant une étape nécessaire à la réplication du génome des VPH.
[0116] Les tests de réplication de l'ADN génomique viral reposent sur la co-transfection
d'un vecteur rapporteur contenant une origine de réplication virale (ori) et de vecteurs
d'expression codant pour les protéines E1 et E2 de VPH. Ils permettent de suivre l'ensemble
des fonctions biologiques de E1 et E2 nécessaires à la réplication du génome des VPH.
[0117] Pour les tests d'interaction entre E1 et E2, il a été construit un vecteur rapporteur
contenant plusieurs sites de fixation à l'ADN pour la protéine E2 (le palindrome 5'
ACCGNNNNCGGT - 3') en amont du promoteur minimal MLP (Adenovirus Major Late Promoter)
contrôlant la transcription du gène codant pour la luciférase de luciole. Il a aussi
été construit des vecteurs d'expression des protéines E1 des VPH fusionnées en N-terminal
avec le domaine transactivateur VP16 du virus HSV-1. La co-transfection de ce vecteur
rapporteur contenant des sites E2 et de vecteurs d'expression des protéines E2 des
VPH conduit à une augmentation marginale de l'activité luciférase. La co-transfection
de ce vecteur rapporteur contenant des sites E2, de vecteurs d'expression des protéines
E2 des VPH et de vecteurs d'expression des protéines E1 fusionnées au domaine VP16
permet la formation dans les cellules du complexe protéique E2 / E1-VP16 fortement
transactivateur, et conduit à une forte augmentation de l'activité luciférase. Ceci
traduit l'interaction entre les protéines E1 et E2 dans les cellules.
[0118] Pour les tests de réplication de l'ADN génomique viral, il a été construit un vecteur
rapporteur 'réplicon' contenant l'origine de réplication virale de VPH11 / VPH6 (appelée
aussi LCR qui portent des sites de fixation des protéines E1 et E2 du VPH) et le gène
codant pour la luciférase de luciole sous le contrôle transcriptionnel du promoteur
de SV40. Il a été vérifié que la présence de l'origine de réplication du VPH n'a aucun
effet transcriptionnel sur l'expression du gène de la luciférase, ceci en présence
ou en absence des protéines virales E1 ou E2. La co-transfection de ce vecteur-réplicon
et de vecteurs d'expression des protéines E1 et E2 de VPH conduit à une augmentation
de l'activité luciférase dépendante de la présence de E1 et de E2 et traduit l'augmentation
du nombre de vecteurs rapporteurs. Ceci est dû à l'activité des protéines virales
E1 et E2 qui permettent la réplication, dans les cellules mammifères, de ce vecteur-réplicon
contenant une origine de réplication virale.
[0119] Les composés chimiques ont été évalués pour leur activité inhibitrice de la formation
de l'interaction entre les protéines E1 et E2 de VPH11 / VPH6 dans les tests cellulaires
en co-transfectant, dans des lignées de cellules humaines dérivées de cellules épithéliales
de rein ou de carcinome cervical, le vecteur rapporteur contenant des sites de fixation
pour E2 et des couples de vecteurs d'expression des protéines de VPH11 / VPH6, soit
d'une part E1 fusionné à VP16 et d'autre part E2. Des doses variées des composés ont
été incubées durant 1 à 4 jours après la transfection dans le milieu cellulaire et
l'activité luciférase a été déterminée à l'aide d'un luminomètre afin d'évaluer l'IC
50 des composés sur la formation de l'interaction entre les protéines E1 et E2 des VPH.
[0120] Les composés chimiques 1 et 4 du tableau 1 ont aussi été évalués pour leur activité
inhibitrice de la réplication virale dépendante de E1 et E2 de VPH11 / VPH6 dans ces
tests cellulaires en co-transfectant, dans des lignées de cellules humaines dérivées
de cellules épithéliales de rein ou de carcinome cervical, le vecteur rapporteur-réplicon
et des couples de vecteurs d'expression de E1 et E2 de VPH11 / VPH6. Des doses variées
des composés ont été incubées durant 2 à 6 jours après la transfection dans le milieu
cellulaire et l'activité luciférase a été déterminée à l'aide d'un luminomètre afin
d'évaluer l'IC
50 des composés sur la réplication du génome des VPH.
[0121] Tous les composés présentés dans les exemples ci-dessus inhibent la formation de
l'interaction entre les protéines E1 et E2 de VPH11 / VPH6 dans les cellules avec
une IC
50 inférieure à 20 µM, et pour les composés préférés, inférieure à 10 µM. Ceux évalués
dans les tests de réplication virale inhibent la réplication dépendante de E1 et E2
de VPH11 / VPH6 dans les cellules avec une IC
50 inférieure à 20 µM, voire inférieure à 10 µM pour les composés les plus actifs.