[0001] L'invention a pour objet un opercule perforé sur partie de son épaisseur et muni
d'une languette d'arrachage, ledit opercule étant destiné à l'obturation d'un récipient.
Elle se rapporte également à un joint constitué dudit opercule associé à un support.
Elle concerne enfin un récipient du type flacon rigide ou souple muni de l'opercule
ou du joint.
[0002] Dans la suite de la description, l'invention est plus particulièrement décrite en
relation avec les dispositifs du type saupoudreur, sans pour autant que ce soit limitatif.
[0003] La majorité des dispositifs du type saupoudreur aujourd'hui sur le marché se présentent
sous la forme d'un récipient présentant sur le buvant, une grille ou une plaque perforée,
rigide, réalisée en matière plastique, laquelle est rapportée ou fait partie intégrante
du récipient. La grille est généralement recouverte par un bouchon ou capsule, suivant
le type d'emballage. Dans certains cas, pour des raisons de conservation du contenu,
les grille ou plaque sont recouvertes d'un film, lequel est retiré définitivement
dès la première utilisation. Ce type de saupoudreurs reste relativement onéreux à
produire et ne donne pas toute satisfaction, en particulier s'agissant de l'étanchéité
de la grille au niveau du buvant.
[0004] Le document
US-A-5513781 décrit un opercule comprenant une couche supérieure et une couche inférieure munie
de perforations, les couches étant totalement séparables l'une de l'autre. Le contenu
du récipient devient alors sensible à l'humidité, notamment dans l'hypothèse ou le
couvercle n'est pas immédiatement remis en place.
[0005] Le document
EP0040797 décrit un joint associant un support et un opercule. L'opercule présente dans son
épaisseur des orifices obturés par la présence d'une film pelable venant recouvrir
juste la surface de l'orifice.
[0006] Le problème que se propose de résoudre l'invention est donc celui de mettre au point
un nouveau type de saupoudreur qui réponde au problème d'étanchéité, en particulier
au niveau du buvant, et dont le coût de production soit limité.
[0007] Pour ce faire, le Demandeur a eu l'idée de substituer la grille ou plaque rigide
par un opercule, dont la couche supérieure est pleine et pelable et dont la couche
inférieure est munie de perforations et/ou de trous prépercés, les couches inférieure
et supérieure étant reliées par une charnière, permettant le cas échéant de ne pas
avoir recours à la présence d'une capsule ou d'un bouchon. En outre, l'opercule peut
être associé à un support pour constituer un joint.
[0008] Plus précisément, l'invention a pour objet un opercule pour l'obturation d'un récipient,
par exemple du type saupoudreur, comprenant un film scellant présentant, dans toute
son épaisseur, une ou plusieurs perforations et/ou un ou plusieurs trous prépercés
sur lequel est appliqué au moins un film de renfort dépourvu de perforations et/ou
de trous prépercés et muni d'un prolongement constituant une languette d'arrachage,
le film scellant et le film de renfort étant solidarisés l'un à l'autre au moyen d'un
adhésif de sorte à ce que le film de renfort puisse être en partie séparé du film
scellant au moment de l'arrachage par la languette.
[0009] L'invention se
caractérise en ce que la partie de l'opercule munie de la languette est munie sur sa face inférieure, à
l'opposée de la zone au niveau de laquelle se trouve la languette, d'un adhésif interdisant
la séparation définitive des parties supérieure et inférieure de l'opercule formant
ainsi une charnière, la partie restante de la face inférieure, en particulier la périphérie,
étant munie d'un adhésif repositionnable.
[0010] En d'autres termes, l'adhésif situé à l'opposé de la languette joue le rôle de charnière,
la présence de colle repositionnable, à la périphérie, permettant de repositionner
la partie supérieure de l'opercule sur la partie inférieure après utilisation.
[0011] En d'autres termes, le récipient sera obturé au moyen d'un simple opercule et pourra
être utilisé comme saupoudreur ou autre, en fonction de la nature du ou des perforations
et/ou des trous prépercés, une fois le film supérieur retiré de manière définitive
ou non.
[0012] Selon l'invention, la languette est constituée par un prolongement formé dans l'épaisseur
du film de renfort.
[0013] La partie de l'opercule se prolongeant par une languette peut être constituée d'un
ou plusieurs films de renfort en fonction de l'épaisseur dudit film, de sorte à ce
que le film de renfort ne se déchire pas au moment de l'arrachage. Toutefois, il n'est
pas obligatoire que la languette soit formée sur la totalité de l'épaisseur de la
partie de l'opercule dépourvue de perforations et/ou de trous prépercés. En effet,
lorsque la partie supérieure de l'opercule est constituée de deux films de renfort,
la languette peut être formée au niveau de l'un, de l'autre ou des deux films de renfort.
[0014] Dans un mode de réalisation particulier, les films de renfort munis de la languette
sont au nombre de 2, respectivement un film de renfort supérieur et un film de renfort
inférieur, une impression étant appliquée entre les deux films.
[0015] De manière générale, le matériau constitutif de la languette et donc du film de renfort
sera choisi de sorte à ce que la résistance dudit matériau soit supérieure à celle
de la force d'arrachage de l'opercule.
[0016] En pratique, le film de renfort est par exemple un film de polyester biorienté d'épaisseur
comprise entre 4 et 40 µm, en pratique de 10 à 15 µm
[0017] Selon une caractéristique avantageuse, l'opercule est thermoscellant par induction.
Pour ce faire, il présente, positionné entre le film de renfort et le film scellant,
une feuille réalisée en un matériau diélectrique, en pratique, une feuille d'aluminium
d'épaisseur comprise avantageusement entre 10 et 50 µm, de l'ordre par exemple de
20 µm Pour renforcer la résistance de l'ensemble aluminium/film scellant, la feuille
réalisée en un matériau diélectrique est elle même recouverte d'au moins un film de
renfort.
[0018] Dans un mode de réalisation perfectionné, la feuille réalisée en un matériau conducteur
est séparée du film de renfort ci-avant référencé par une mousse d'épaisseur comprise
entre 0,4 et 4 mm, avantageusement de l'ordre de 1 mm, de densité comprise entre 50
et 500 kg/m
3, avantageusement de l'ordre de 250 kg/m
3. La mousse est en pratique une mousse de polyoléfine. Pour renforcer d'avantage encore
la partie de l'opercule munie de trous, l'opercule présente, entre le film scellant
et la feuille d'aluminium, à nouveau un film de renfort.
[0019] Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la partie inférieure de l'opercule,
c'est-à-dire la partie démunie de languette, présente une ou plusieurs perforations
et/ou un ou plusieurs trous prépercés en fonction des applications recherchées. Dans
le cas d'une perforation unique, celle-ci n'excédera pas le diamètre interne du buvant
du récipient.
[0020] Le mode de réalisation selon lequel la partie inférieure de l'opercule, en pratique
l'assemblage entre la feuille en aluminium et le film de scellage est pourvue de trous
prépercés est particulièrement intéressant pour conférer au récipient un caractère
inviolable. En effet, le premier arrachage de la partie supérieure de l'opercule au
moyen de la languette entrainera celui des matériaux constitutifs des trous prépercés,
en l'espèce l'assemblage alu/film de scellage. En outre, ce mode de réalisation permet
d'interdire le contact entre le contenant du récipient et la colle appliquée sur la
face inférieure du film de renfort muni de la languette pendant le stockage. Il en
est de même en cas de refermeture du récipient, lorsque la partie supérieure de l'opercule
est repositionnable. En effet, une fois la partie supérieure de l'opercule repositionnée
sur la partie inférieure, les trous formés au moment de l'arrachage, se trouveront
de nouveau comblés par la matière restée collée sur la face inférieure du film de
renfort constitutif de la partie supérieure de l'opercule.
[0021] Selon une autre caractéristique également essentielle, la partie inférieure de l'opercule
(dépourvue de languette) et comprenant le film scellant et la partie supérieure de
l'opercule comprenant le film de renfort pourvu d'une languette sont solidarisés l'un
à l'autre au moyen d'un adhésif de sorte à ce que le film de renfort puisse en partie
séparé du film scellant au moment de l'arrachage par le biais de la languette. Pour
ce faire, on peut par exemple appliquer un film adhésif co-extrudé, dont chacune des
deux faces a un pouvoir collant différent, la face la plus collante étant appliquée
sur la surface inférieure du film de renfort, tandis que la face la moins collante
est appliquée sur la face supérieure du film scellant. En pratique, le film co-extrudé
est un film à base de polymère, en général synthétique, et choisi judicieusement par
l'homme du métier, de manière à obtenir les propriétés recherchées de collage différentiel.
De tels polymères sont par exemple des polymères ou co-polymères à base d'acétate,
d'acrylate, de polyéthylène ...
[0022] Dans un autre mode de réalisation la partie supérieure de l'opercule est repositionnable
sur la partie inférieure après arrachage partielle. Dans ce mode de réalisation, la
partie de l'opercule munie de la languette est munie sur sa face inférieure, à l'opposée
de la zone au niveau de laquelle se trouve la languette, d'un adhésif interdisant
la séparation définitive des parties supérieure et inférieure de l'opercule formant
ainsi une charnière, la partie restante de la face inférieure, en particulier la périphérie,
étant munie d'un adhésif repositionnable. En d'autres termes, l'adhésif situé à l'opposé
de la languette joue le rôle de charnière, la présence de colle repositionnable, à
la périphérie, permettant de repositionner la partie supérieure de l'opercule sur
la partie inférieure après utilisation. Dans l'hypothèse où la partie inférieure de
l'opercule est munie de trous prépercés, la colle repositionnable peut être appliquée
sur toute la surface inférieure de la partie supérieure de l'opercule, à l'exception
de la « charnière ».
[0023] Comme déjà dit, l'adhésif est choisi pour permettre le repositionnement de l'élément
supérieur sur l'élément inférieur après séparation partielle des deux éléments. L'homme
du métier sera choisir la composition adéquate.
[0024] Dans le mode de réalisation selon lequel la partie inférieure de l'opercule est munie
de perforations, quelle que soit la nature de l'adhésif, celui-ci est avantageusement
appliqué sur la face inférieure de l'élément supérieur, sur les zones non en regard
des perforations de sorte à éviter le contact entre la colle et le contenu du récipient.
[0025] Selon une autre caractéristique, le film thermoscellant est réalisé en un matériau
choisi dans le groupe comprenant le polyéthylène, le polypropylène ou le polyester.
[0026] Bien entendu, chacune des autres couches constitutives de l'opercule sont rendues
solidaires les unes des autres au moyens de liants classiques.
[0027] Suivant que l'opercule soit muni de trous ou de prépercages, ledit opercule peut
être fabriqué d'au moins deux façons distinctes.
[0028] Lorsque la partie inférieure de l'opercule dépourvue de languette présente des trous,
le procédé de fabrication est le suivant :
- on réalise des prédécoupes de languettes dans une bande de film de renfort,
- on retourne mécaniquement la totalité de la surface des languettes sur la face supérieure
de la bande de film de renfort,
- on forme des trous dans l'épaisseur d'une bande de film scellant,
- on associe ensuite la face inférieure de la bande de film de renfort avec la face
supérieure de la bande de film scellant, par collage différentiel, pour former la
bande opercule,
- on découpe sur la totalité de l'épaisseur de la bande opercule, les joints à la forme
souhaitée de façon repérée par rapport aux languettes.
[0029] Lorsque la partie inférieure de l'opercule dépourvue de languette présente des préperforations,
le procédé de fabrication est le suivant :
- on réalise des prédécoupes de languettes dans une bande de film de renfort,
- on retourne mécaniquement la totalité de la surface des languettes sur la face supérieure
de la bande de film de renfort,
- on associe ensuite la face inférieure de la bande de film de renfort avec la face
supérieure de la bande de film scellant, par collage différentiel, pour former la
bande opercule,
- on préperce des trous dans l'épaisseur de la bande de film scellant,
- on découpe sur la totalité de l'épaisseur de la bande opercule, les opercules à la
forme souhaitée de façon repérée par rapport aux languettes.
[0030] Lorsque la partie inférieure de l'opercule pourvue de prépercages ou de trous contient
un assemblage film de renfort/aluminium/film thermoscellant, le film de renfort peut
être assemblé sur le film de renfort constitutif de la partie supérieure de l'opercule.
On effectue ensuite les prépercages dans l'épaisseur du film de renfort associé au
film de renfort constitutif de la partie supérieure de l'opercule et dans l'épaisseur
de l'assemblage aluminium/film thermoscellant.
[0031] Dans un mode de réalisation particulier, la partie inférieure de l'opercule contient,
en plus de la feuille d'aluminium, une mousse, à l'instar de ce qui est décrit précédemment.
Dans ce cas, on effectue les prépercages dans l'épaisseur du complexe.
[0032] Comme déjà dit, un dispositif du type saupoudreur est en général recouvert d'un bouchon
ou d'une capsule. Dans ce cas, l'opercule de l'invention peut être associé de manière
temporaire à un support pour constituer un joint, avantageusement thermoscellable.
[0033] L'opercule aura ainsi plusieurs rôles. L'un d'entre eux sera de conférer une inviolabilité
du récipient avant la première ouverture. En outre, il assurera l'étanchéité primaire
vis-à-vis de l'extérieur. Enfin et surtout, il se comportera après arrachage de la
languette et donc de l'élément supérieur, comme un saupoudreur.
[0034] Le support, quant à lui, est destiné à absorber les tolérances entre le fond de la
capsule et/ou du bouchon et la partie supérieure du col du récipient, et en outre,
à assurer l'étanchéité secondaire dès lors que l'opercule a été en tout ou partie
retiré. Il est donc susceptible d'assurer une certaine compression avec effet mémoire
pour justement permettre d'absorber ces tolérances.
[0035] En pratique, le joint est inséré au fond de la capsule ou du bouchon. Une fois le
récipient rempli, on vient visser ou clipser le bouchon ou la capsule munie du joint
sur le récipient. La partie opercule du joint se trouve alors au contact du buvant.
Le scellage de l'opercule sur le buvant est ensuite effectué par thermoscellage par
induction. Ce thermoscellage est rendu possible par l'action combinée d'un matériau
conducteur, inséré dans l'épaisseur du joint, qui, sous l'effet d'une induction électrique
s'échauffe, entrainant le ramollissement du film de scellage sur le buvant. Le matériau
conducteur peut être inséré soit dans le support, soit dans l'opercule. Le plus souvent,
il est inséré dans l'épaisseur de l'opercule. Lorsque que l'on procède pour la première
fois à l'ouverture du récipient, le support inséré au fond du bouchon se désolidarise
de l'opercule resté scellé sur le buvant. Ce n'est qu'ensuite que la partie de l'opercule
munie de la languette est partiellement retirée par le consommateur.
[0036] Pour éviter que la languette de l'opercule crée latéralement une surépaisseur dans
le bouchon ou capsule, et pour éviter tout risque de détérioration de la languette
au moment de la fermeture ou de l'ouverture du bouchon ou de la capsule, la totalité
de la surface de la languette est repliée sur la face de l'opercule en contact avec
la face correspondante du support.
[0037] S'agissant du support, celui-ci peut être réalisé en tout type de matériau compressible
avec mémoire de reprise, notamment en polyéthylène expansé ou en polypropylène expansé,
éventuellement muni sur au moins une de ses deux faces, d'un film de polypropylène
ou polyéthylène pour lui conférer une certaine rigidité. Il peut également être réalisé
en carton. En pratique, les supports envisagés ont une épaisseur comprise entre 0,5
et 4 mm, avantageusement entre 1 et 2 mm.
[0038] S'agissant de la solidarisation temporaire entre le support et l'opercule, celle-ci
peut être obtenue au moyen d'un adhésif temporaire appliqué ponctuellement sur une
multitude de points, par exemple de la cire microcristalline ou, avantageusement au
moyen d'un film extrudé constitué par exemple d'un polymère tel que le polyéthylène.
Le film adhésif peut être également un film co-extrudé, dont chacune des deux faces
a un pouvoir collant différent, la face la plus collante étant par exemple appliquée
sur la surface inférieure du support, tandis que la face la moins collante est appliquée
sur la face supérieure de l'opercule. En pratique, le film co-extrudé est un film
à base de polymère, en général synthétique, et choisi judicieusement par l'homme du
métier, de manière à obtenir les propriétés recherchées de collage différentiel. De
tels polymères sont par exemple des polymères ou co-polymères à base d'acétate, d'acrylate,
de polyéthylène ...
[0039] De manière générale, l'adhésif doit être choisi de telle sorte à ce que la force
d'assemblage entre le support et l'opercule soit inférieure à celle de la couche thermoscellante
sur le buvant.
[0040] L'invention a également pour objet un procédé de fabrication des joints thermoscellables
précédemment décrits.
[0041] Dans ce cas, le procédé de l'invention comprend les étapes suivantes :
- on fabrique une bande opercule selon le procédé décrit précédemment,
- parallèlement, on prépare une bande support
- on solidarise ensuite temporairement la bande support à la bande opercule au moyen
d'un adhésif temporaire, pour former la bande joint,
- on découpe sur la totalité de l'épaisseur de la bande joint, les opercules à la forme
souhaitée de façon repérée par rapport aux languettes.
[0042] Les procédés précédemment cités sont des modes de réalisation préférés de l'invention
et ne sont aucunement limitatifs.
[0043] L'invention et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples qui
suivent, à l'appui des figures annexées.
La figure 1 est une représentation schématique en coupe de l'opercule de l'invention.
La figure 2 est une représentation schématique vue de dessous de l'opercule de l'invention.
La figure 3 est une représentation schématique en coupe du joint de l'invention.
La figure 4 est une représentation en coupe d'un dispositif du type saupoudreur après
retrait partiel de la feuille supérieure de l'opercule.
[0044] Comme représenté sur la figure 1, l'opercule de l'invention, désigné par la référence
générale 1, présente deux éléments essentiels respectivement un élément supérieur
(2) et un élément inférieur (3). L'élément supérieur est avantageusement constitué
de deux films de renfort (4, 5) dans le prolongement desquels se trouve une languette
(6) d'arrachage. L'élément inférieur se
caractérise en ce qu'il est muni de trous prépercés (7) (voir figure 2) agencés dans toute son épaisseur.
Il est constitué de haut en bas, d'un film de renfort (8), d'une mousse en polyoléfine
(9), d'une feuille d'aluminium (10), d'un second film de renfort (11) et enfin d'une
couche de scellage (12). Les éléments supérieur et inférieur sont assemblés au moyen
d'un adhésif interdisant la séparation définitive des parties supérieure et inférieure
de l'opercule formant ainsi une charnière, la partie restante de la face inférieure,
en particulier la périphérie, étant munie d'un adhésif repositionnable.
[0045] La figure 4 représente schématiquement un dispositif de saupoudrage selon l'invention.
Il comprend un récipient (13) sur le buvant (14) duquel est appliqué l'opercule (1).
A la première utilisation, l'élément supérieur (2) est arraché en partie par préhension
de la languette (6). Du fait de la présence des préperforations (7), la matière constitutive
de la partie inferieure de l'opercule reste collée sur la face inférieure du film
de renfort. Lorsque la partie supérieure (2) est repositionnée sur la partie inférieure
(3), la matière revient prendre sa place, c'est-à-dire que les orifices laissés libre
après l'arrachage se trouvent de nouveau rebouchés.
[0046] Sur la figure 2 est représenté un joint (15) thermoscellable par induction associant
un support (16) et l'opercule (1). Le support est réalisé en polypropylène ou polyéthylène
expansé et présente une épaisseur comprise entre 1,4 et 1,7 mm. Selon une caractéristique
originale, la languette (6) est retournée et en contact avec la face inférieure du
support (16). On retrouve en outre l'ensemble des couches décrites sur la figure 1.
Le support est associé à l'opercule au moyen d'un adhésif temporaire correspondant
à un film extrudé du type polyéthylène (17).
[0047] En pratique, ces joints sont positionnés tels quels au fond du bouchon, le bouchon
étant ensuite vissé ou clipsé, selon les cas, sur le col du récipient. Le thermoscellage
du joint est effectué par induction.
[0048] S'agissant du procédé, on fabrique tout d'abord l'opercule. Pour ce faire, on prédécoupe
les languettes dans les deux films de renfort que l'on retourne ensuite sur ledit
film. On enroule puis on déroule les films de renfort sur le complexe formé par le
film de renfort (8), la mousse en polyoléfine (9), la feuille d'aluminium (10), du
second film de renfort (11) et enfin de la couche de scellage (12). Les films et le
complexe sont associés au moyen d'un film coextrudé. On préperce des trous dans le
complexe jusqu'à atteindre le film de renfort (4). On fabrique parallèlement les bandes
support. On associe le support à l'opercule ainsi formé au moyen d'un adhésif temporaire.
On découpe le joint dans l'épaisseur à la forme souhaitée de manière séparée par rapport
au positionnement de la languette.
[0049] L'invention et les avantages qui en découlent ressortent bien de la description qui
précède, on note notamment l'avantage de réaliser un opercule à languette pouvant
servir de saupoudreur avec ou sans bouchon ou capsule.
1. Opercule (1) pour l'obturation d'un récipient, comprenant un film scellant (12) présentant,
dans toute son épaisseur, une ou plusieurs perforations et/ou de un ou plusieurs trous
prépercés (7) sur lequel est appliqué au moins un film de renfort (4), dépourvu de
perforations et/ou de trous prépercés (7) et muni d'un prolongement constituant une
languette d'arrachage (6), le film scellant (12) et le film de renfort (4) étant solidarisés
l'un à l'autre au moyen d'un adhésif de sorte à ce que le film de renfort (4) puisse
être en partie séparé du film scellant (12) au moment de l'arrachage par la languette,
caractérisé en ce que la partie de l'opercule munie de la languette (6) est munie sur sa face inférieure,
à l'opposée de la zone au niveau de laquelle se trouve la languette, d'un adhésif
interdisant la séparation définitive des parties supérieure et inférieure de l'opercule
formant ainsi une charnière, la partie restante de la face inférieure, en particulier
la périphérie, étant munie d'un adhésif repositionnable.
2. Opercule selon la revendication 1, caractérisé en ce que les films de renfort sont au nombre de deux (4, 5), une impression étant éventuellement
appliquée entre les deux films.
3. Opercule selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend entre le(s) film(s) de renfort et le film scellant, une feuille réalisée
en un matériau conducteur (10).
4. Opercule selon la revendication 3, caractérisé en ce que la feuille réalisée en un matériau conducteur (10) est elle-même recouverte d'au
moins un film de renfort (8), éventuellement séparé de ladite feuille par une mousse
(9) d'épaisseur comprise entre 0,4 et 4 mm.
5. Procédé de fabrication d'un opercule selon l'une des revendications 1 à 4,
caractérisé en ce que :
- on réalise des prédécoupes de languettes dans une bande de film de renfort,
- on retourne mécaniquement la totalité de la surface des languettes sur la face supérieure
de la bande de film de renfort,
- on associe ensuite la face inférieure de la bande de film de renfort avec la face
supérieure de la bande de film scellant, par collage différentiel, pour former la
bande opercule,
- on préperce des trous dans l'épaisseur de la bande de film scellant,
- on découpe sur la totalité de l'épaisseur de la bande opercule, les opercules à
la forme souhaitée de façon repérée par rapport aux languettes.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on associe la face inférieure de la bande de film de renfort avec la face supérieure
d'une feuille d'un matériau dieletrique elle-même appliquée sur la face supérieure
du film scellant.
7. Joint comprenant un support (16, 17) destiné à être positionné au fond d'un bouchon
associé à l'opercule (1) objet de l'une des revendications 1 à 4, le support (16,
17) et l'opercule (1) étant associés au moyen d'un adhésif temporaire.
8. Joint selon la revendication 7, caractérisé en ce que la totalité de la surface de la languette (6) de l'opercule destinée à être en contact
avec la face correspondante du support (16,17) est repliée sur la face supérieure
de l'opercule (1).
9. Dispositif comprenant un récipient munie d'une ouverture sur la buvant (14) de laquelle
est agencé l'opercule (1) objet de l'une des revendications 1 à 4.