[0001] La présente invention concerne le domaine général de l'emballage ; elle concerne
plus précisément un élément pour le calage d'un objet rapporté dans un contenant.
[0002] Les emballages de transport ont pour fonction principale de protéger le ou les objets
qu'ils contiennent à l'encontre des atteintes environnementales.
[0003] Ces atteintes consistent généralement en des efforts mécaniques (pressions, chocs,
etc.), qui sont susceptibles d'intervenir lors du transport et/ou d'opérations de
manipulation.
[0004] Pour de nombreux types d'objets, l'emballage de transport consiste en un contenant
réalisé en matériau semi-rigide genre carton, dans lequel l'objet est maintenu en
place au moyen d'éléments de calage adaptés.
[0005] En pratique, ces éléments de calage doivent de préférence être notamment peu encombrants,
légers pour ne pas accroître significativement le poids total de l'emballage, et à
faibles coûts de revient puisqu'ils sont souvent destinés à être jetés après déballage.
Ils doivent en plus transmettre le minimum d'efforts à l'objet, pour éviter de le
détériorer.
[0006] Des éléments de calage de ce genre sont par exemple décrits dans le document
EP-0 403 514.
[0007] Les éléments de calage correspondants sont constitués par l'assemblage de deux matériaux
: ils comprennent chacun un corps support réalisé en matériau semi-rigide, par exemple
du carton, comportant un panneau frontal muni d'une ouverture obturée par un film
plastique souple destiné à former une surface de contact épousant une partie du contour
du produit réceptionné.
[0008] En pratique, le ou les objets sont pris en sandwich entre au moins deux de ces éléments
de calage, de manière à rester en suspension au sein de l'emballage. Le transfert
d'efforts depuis le contenant de réception jusqu'à l'objet est particulièrement limité.
[0009] Cependant, ces éléments bi-matières de calage ont l'inconvénient d'être relativement
complexes à fabriquer, au regard notamment des difficultés pour lier efficacement
le film plastique sur le corps support en carton.
[0010] De plus, une fois assemblés, la séparation des deux matériaux constitutifs des éléments
de calage s'avère souvent imparfaite, avec notamment les problèmes de recyclage qui
en découlent.
[0011] Le document
US-6 675 973 décrit toute une gamme d'éléments de calage composés d'un corps support associé à
un film plastique, dont certains au moins ne présenteraient par de tels inconvénients
d'assemblage/recyclage.
[0012] Par exemple, l'un des éléments de calage, décrit en relation avec les figures 23
à 26, comprend un corps support comportant deux panneaux frontaux reliés par une ligne
de pliage et pourvus chacun d'une ouverture. Chaque panneau frontal est ici prolongé
par deux volets d'extrémité recevant les poches d'un membre dit « de rétention » constitué
par un film plastique souple.
[0013] Ces volets d'extrémité sont du type pivotants pour la mise en place de l'élément
de calage dans un emballage, de manière notamment à tenir compte de la hauteur dudit
emballage et également à assurer un effet ressort.
[0014] Or, en pratique, ces seconds éléments bi-matières de calage n'offrent pas un maintien
réellement efficace du film plastique sur le corps support, avec des risques de dissociation
élevés, notamment avant son positionnement dans le contenant de réception. Le calage
des objets associés n'est par conséquent pas toujours assuré de manière optimale et
sure.
[0015] Pour remédier à ces inconvénients, la demanderesse a développé une nouvelle structure
d'éléments bi-matières pour le calage d'objets placés dans un contenant, qui a l'intérêt
de proposer une liaison simple et efficace entre le film plastique souple et l'élément
support, tout en autorisant une séparation simple et rapide de ses deux parties pour
le recyclage.
[0016] A cet effet, l'élément de calage selon l'invention comprend :
- (i) un corps support réalisé en matériau semi-rigide, par exemple du carton, comportant
un panneau frontal prolongé par des panneaux latéraux, lequel panneau frontal est
muni d'au moins une ouverture, et
- (ii) un film plastique souple délimité par une bordure périphérique composée de plusieurs
côtés, lesquels côtés dudit film plastique souple comportent, pour certains au moins,
un logement monobloc dans lequel est inséré l'un des panneaux latéraux dudit corps
support, pour assurer la solidarisation dudit film plastique souple avec ledit corps
support de sorte qu'il recouvre au moins partiellement son panneau frontal et obture
au moins partiellement son ouverture, pour former une surface de contact souple sur
laquelle est destiné à venir prendre appui l'objet à caler,
lesquels panneaux latéraux du corps support associés au film plastique se situent
de part et d'autre dudit panneau frontal, et lesquels logements du film plastique
sont ménagés au niveau de deux côtés opposés dudit film plastique, et
lequel élément de calage comporte des moyens coopérant avec lesdits panneaux latéraux
du corps support associés audit film plastique, pour assurer le maintien à l'équerre,
ou au moins sensiblement à l'équerre, desdits panneaux par rapport audit panneau frontal
associé.
[0017] Cette solidarisation particulière par structures complémentaires panneau/logement
permet un assemblage et aussi une séparation rapides et faciles des deux éléments
constitutifs de l'élément de calage ; cela facilite en particulier le tri pour les
opérations de recyclage.
[0018] De plus, la présente structure de l'élément de calage a l'avantage de permettre une
mise en volume du corps de l'élément de calage, tout en assurant le verrouillage efficace
du film plastique sur ce corps support notamment avant même son positionnement dans
le contenant de réception.
[0019] Selon une caractéristique de réalisation, les moyens de maintien coopèrent avantageusement
avec lesdits panneaux latéraux associés par le biais d'encoches complémentaires.
[0020] Selon un mode de réalisation intéressant, les panneaux latéraux du corps support
sont maintenus à l'équerre par au moins une traverse rapportée réalisée en matériau
semi-rigide, par exemple du carton, laquelle traverse de maintien coopère avec les
panneaux latéraux associés par le biais d'encoches complémentaires.
[0021] Selon également un mode de réalisation préféré, le panneau frontal du corps support
présente une forme de quadrilatère, délimité par deux côtés longitudinaux reliés par
deux côtés transversaux, lesquels côtés longitudinaux sont chacun prolongés par un
panneau latéral longitudinal inséré dans l'un des logements du film plastique souple,
et lesquels côtés transversaux sont chacun prolongés par un panneau latéral transversal
replié convenablement pour former une poutre de calage et fixé sur les panneaux latéraux
longitudinaux pour leur maintien en position.
[0022] Dans ce cas, les panneaux latéraux associés au film plastique comportent avantageusement
un tronçon central délimité par deux encoches, ledit tronçon central venant s'insérer
dans l'un des logements du film plastique souple ; et lesdites encoches reçoivent
chacune la bordure libre d'un panneau transversal replié pour former une poutre de
calage, pour assurer le verrouillage de cette poutre.
[0023] Toujours selon ce dernier mode de réalisation, les panneaux transversaux se composent
chacun d'une succession de trois volets rectangulaires, raccordés par des lignes de
pliage transversales, à savoir :
- (i) un premier volet relié à l'un des côtés transversaux du panneau frontal, s'étendant
perpendiculairement à ce panneau frontal et en regard du bord d'extrémité libre des
tronçons d'extrémité des panneaux longitudinaux,
- (ii) un deuxième volet s'étend quant à lui parallèlement au panneau frontal et à distance
de ce dernier, situé au-dessus d'une paire de tronçons d'extrémité des panneaux longitudinaux,
et
- (iii) un troisième volet rectangulaire agencé à l'équerre du panneau frontal et des
panneaux longitudinaux, s'étendant en regard et parallèlement au premier volet, et
s'emboîtant avec les panneaux longitudinaux en regard, pour assurer le verrouillage
du panneau transversal mis en volume et pour assurer le maintien des panneaux longitudinaux
en position orthogonale par rapport au panneau frontal.
[0024] Selon une autre caractéristique, les logements du film plastique souple ont avantageusement
chacun la forme d'une poche constituée de deux bandes réalisées monobloc avec ledit
film plastique : une première bande monobloc prolongeant l'un des côtés du film plastique
et une seconde bande monobloc prolongeant ladite première bande, lesquelles bandes
sont repliées l'une en regard de l'autre au niveau d'une ligne de pliage formant le
fond de ladite poche, et sont solidarisées ensemble sur les bords.
[0025] Encore selon une autre caractéristique, une pluralité de lignes de coupe s'étendent
avantageusement dans le panneau central, depuis la bordure de son ouverture, pour
favoriser la déformation de cette dernière.
[0026] La présente invention porte encore sur un flan de carton pour constituer le corps
support d'un élément de calage, lequel flan présente une forme générale de quadrilatère,
composé d'un panneau central comportant une ligne de prédécoupe centrale délimitant
une ouverture obturée par une pièce détachable destinée à former la traverse de maintien,
lequel panneau central est prolongé sur les côtés, d'une part, par deux panneaux latéraux
longitudinaux, conformés pour coopérer avec les logements d'un film plastique souple,
et d'autre part, par deux panneaux latéraux transversaux, munis chacun de lignes de
pliage agencées pour autoriser son repliement en forme de poutre de calage.
[0027] L'invention porte encore sur l'emballage pour le conditionnement d'un objet, comprenant
un contenant et au moins deux éléments de calage tels que décrits ci-dessus.
[0028] L'invention sera encore illustrée, sans être aucunement limitée, par la description
suivante d'un mode de réalisation particulier, donné uniquement à titre d'exemple,
en relation avec les dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue générale et en perspective d'un emballage selon l'invention,
les éléments de calage étant positionnés au-dessus d'un contenant et en regard l'un
de l'autre de sorte à prendre en sandwich un objet à transporter ;
- la figure 2 montre plus en détail la structure de l'un des éléments de calage de la
figure 1, partiellement monté, vu selon une perspective orientée de côté de sa face
arrière ;
- la figure 3 est une vue en perspective du film plastique souple équipant les éléments
de calage selon les figures 1 et 2 ;
- la figure 4 est une vue schématique de l'emballage intégrant l'objet et ses deux éléments
de calage, selon un plan de coupe vertical passant par l'ensemble éléments de calage,
contenant et objet transporté ; et
- la figure 5 est une vue en élévation d'un flan de carton dont la mise en volume permet
l'obtention du corps support constitutif des éléments de calage selon les figures
1 et 2.
[0029] L'emballage 1 selon l'invention, tel que représenté sur la figure 1, est employé
pour le conditionnement d'un objet
A en vue de son transport et/ou de son stockage.
[0030] Cet objet
A est représenté ici très schématiquement sous la forme d'un parallélépipède, uniquement
à titre d'illustration. Cet objet
A peut comporter tous autres forme et contour ; il peut par exemple consister en un
optique de phare automobile.
[0031] L'emballage de transport 1 comprend un contenant 2 réalisé en matériau semi-rigide,
par exemple du carton ou tout autre matériau approprié.
[0032] Ce contenant 2 se présente ici sous la forme d'une caisse parallélépipédique type
caisse américaine, composée d'une ceinture de parois quadrilatérales 2
a associée à un élément de fond 2
b et à différents volets 2
c formant couvercle. Cette caisse 2 délimite classiquement un volume de stockage parallélépipédique.
[0033] L'emballage 1 comprend également des éléments de calage 3, avantageusement au moins
au nombre de deux, destinés à prendre en sandwich l'objet
A à transporter.
[0034] Ces éléments de calage 3 sont du genre bi-matières plastique/carton.
[0035] Tel que représenté sur les figures 1 et 2, ils se composent chacun (i) d'un corps
support 4 réalisé en matériau semi-rigide, par exemple en carton, associé (ii) à un
film plastique souple 5 destiné à former une surface de contact souple 5
a sur laquelle l'objet
A est destiné à s'appuyer.
Ce film plastique 5 est réalisé dans tout matériau approprié, choisi notamment en
fonction de sa souplesse et de sa résistance à la déchirure.
[0036] Le film plastique 5 est fixé sur le corps support 4 grâce à des structures complémentaires
venant s'encastrer les unes dans les autres.
Le film plastique souple 5 comporte à cet effet des logements monobloc 5
b (formant des sortes de poches) dans lesquels viennent s'encastrer des parties complémentaires
du corps support 4.
[0037] Cet assemblage du type mécanique démontable, sans collage, a l'intérêt d'être simple
et rapide à mettre en oeuvre, aussi bien dans le cadre des opérations de montage que
de démontage. Il s'avère en plus relativement efficace et résistant aux contraintes
exercées par l'objet
A sur le film plastique 5.
[0038] Pour cela, le film plastique 5, représenté en détails sur la figure 3, consiste ici
en une feuille de forme générale quadrilatérale délimitée par quatre côtés, en regard
deux à deux.
Deux des côtés opposés sont munis chacun de l'un des logements 5
b précités, destinés à coopérer avec le corps support 4.
[0039] Ces logements 5
b ont chacun une forme générale de poche, s'étendant sur toute la longueur du film
plastique 5.
[0040] Chaque logement 5
b est constitué de deux bandes longitudinales rectangulaires réalisées monobloc avec
le film plastique 5 : une première bande monobloc 5
b1 prolongeant l'un des côtés du film plastique 5, et une seconde bande monobloc 5
b2 prolongeant ladite première bande 5
b1.
Cette seconde bande 5
b2 est repliée sur l'une des faces de la première bande 5
b1, le long d'une ligne de pliage 5
b3 formant le fond de la poche/logement 5
b ; ces bandes 5
b1 et 5
b2 sont en plus solidarisées l'une avec l'autre au niveau de leurs bords en regard
5
b4, par tout moyen approprié (par exemple par thermosoudage).
[0041] Chaque logement 5
b comporte ainsi une ouverture longitudinale 5
b5 délimitée par le film plastique 5 et la bordure libre de la seconde bande 5
b2 en regard (située à l'opposé de la ligne de pliage 5
b3).
Sur la figure 3, on peut observer que ces ouvertures longitudinales 5
b5 sont orientées l'une en direction de l'autre, lorsque le film plastique 5 et les
premières bandes 5
b1 s'étendent dans un même plan.
[0042] La figure 2 représente un corps support 4 adapté pour recevoir cette structure de
film plastique 5.
[0043] Le corps support 4 correspondant comprend un panneau frontal parallélépipédique 7,
dont les côtés 7
a et 7
b sont prolongés par des panneaux latéraux 8 et 9. Ces côtés 7
a et 7
b forment des lignes de pliage, reliant le panneau frontal 7 et les panneaux latéraux
8 et 9.
[0044] Le panneau frontal 7 est muni d'une ouverture centrale 10, obtenue avantageusement
par découpe de matière. Cette ouverture centrale 10 est ici de forme générale oblongue
; elle pourrait être de toute autre forme, adaptée notamment en fonction de l'objet
A.
La bordure 11 de cette ouverture 10 comporte une pluralité d'encoches ou de découpes
radiales 12, ménagées dans le panneau frontal 7 pour autoriser une certaine déformation.
[0045] Les panneaux latéraux 8, 9 précités sont repliés du côté de la face arrière du panneau
frontal 7, au niveau des côtés 7
a et 7
b, pour former ensemble une sorte de caisson sous-jacent.
La fonction de ce caisson 8, 9 est d'assurer l'écartement du panneau frontal 7 par
rapport aux parois en regard du contenant 2, lors du positionnement de l'élément de
calage 3 dans ce dernier ; cette caractéristique est utile pour autoriser une déformation
optimale du film plastique 5 lors de sa coopération avec un objet
A rapporté.
[0046] Plus précisément, ces panneaux 8 et 9 sont de deux types :
- deux panneaux longitudinaux rectangulaires 8 en regard l'un de l'autre, disposés à
l'équerre ou au moins sensiblement à l'équerre par rapport au panneau frontal 7 et
le long de ses côtés longitudinaux 7a, et
- deux panneaux transversaux rectangulaires 9, repliés pour former chacun une poutre
de calage parallélépipédique le long de chaque côté transversal 7b dudit panneau frontal 7.
[0047] Les panneaux longitudinaux 8 comportent chacun deux encoches d'extrémité 13 ; seule
l'une de ces encoches 13 est visible sur la figure 2, du côté du panneau transversal
9 déplié.
Les encoches 13 sont ménagées sur une partie de la hauteur du panneau 8, et s'ouvrent
au niveau de sa bordure libre.
[0048] Sur chaque panneau 8, ces deux encoches 13 délimitent entre elles un tronçon central
8
a, qui est prolongé par deux tronçons d'extrémités 8
b ; seul l'un de ces tronçons d'extrémité 8
b est visible sur la figure 2, là encore du côté du panneau transversal 9 déplié.
Comme décrit plus en détail par la suite, ce sont ces panneaux longitudinaux 8, et
en particulier leurs tronçons centraux 8
a, qui s'insèrent dans les logements 5
b du film plastique 5 pour assurer le maintien en place de ce dernier. Le maintien
à l'équerre de ces panneaux longitudinaux 8, par des moyens décrits par la suite,
s'avère particulièrement intéressant pour verrouiller le film plastique rapporté 5
sur le corps support 4.
[0049] Les panneaux transversaux 9 se composent quant à eux chacun d'une succession de trois
volets rectangulaires 9
a, 9
b et 9
c, raccordés par des lignes de pliage transversales 9
d.
Ces volets 9
a, 9
b et 9
c s'enroulent autour d'une paire de tronçons d'extrémité 8
b en regard et se fixent sur les panneaux longitudinaux 8 correspondants, pour contribuer
au maintien en position de ces derniers.
[0050] Un premier volet 9
a des panneaux transversaux 9 est relié à l'un des côtés transversaux 7
b du panneau frontal 7. Une fois le corps support 4 en volume, il s'étend perpendiculairement
à ce panneau frontal 7 et en regard du bord d'extrémité libre des tronçons d'extrémité
8
b des panneaux longitudinaux 8.
[0051] Le deuxième volet 9
b s'étend quant à lui parallèlement au panneau frontal 7 et à distance de ce dernier.
Il se situe au-dessus d'une paire de tronçons d'extrémité 8
b des panneaux longitudinaux 8.
[0052] Le troisième volet rectangulaire 9
c est agencé à l'équerre du panneau frontal 7 et des panneaux longitudinaux 8 ; il
s'étend en plus en regard et parallèlement au premier volet 9
a.
Ce dernier volet 9
c s'emboîte avec les panneaux longitudinaux 8 en regard, pour assurer le verrouillage
du panneau transversal 9 mis en volume (conformé en poutre de calage) et pour assurer
le maintien des panneaux longitudinaux 8 en position orthogonale par rapport au panneau
frontal 7.
Pour cela, ce volet 9
c comporte deux encoches 14, ménagées sur une partie de sa hauteur et s'ouvrant au
niveau de sa bordure libre 9
e, lesquelles encoches 14 viennent se loger chacune dans l'une des encoches 13 des
panneaux longitudinaux 8.
Cette caractéristique contribue au maintien du film plastique 5 sur le corps support
4 (le volet 9
c vient en effet coincer et pincer les côtés latéraux 5
b4 des logements 5
b contre les panneaux 8).
[0053] Les poutres de calage 9, constituées par ces volets rectangulaires 9
a, 9
b et 9
c, présentent chacune une longueur qui est supérieure à la largeur du panneau frontal
7 (correspondant à la distance qui sépare les panneaux longitudinaux 8 en regard).
Cette largeur des poutres de calage 9 est en particulier adaptée en fonction des dimensions
du contenant de réception 2, pour assurer un calage optimal.
[0054] Une traverse 15 est encore prévue pour concourir au maintien en position des panneaux
longitudinaux 8 du corps support 4 et pour rigidifier la structure de l'élément de
calage.
[0055] Cette traverse 15 est réalisée en matériau semi-rigide, par exemple en carton. Elle
consiste ici en une bande de matière pliée en deux et rapportée par emboîtement sur
les panneaux longitudinaux 8. Les moyens d'emboîtement se présentent ici sous la forme
d'encoches complémentaires 16 ménagées pour une partie 16
a sur la traverse 15 et pour l'autre partie 16
b sur les panneaux longitudinaux 8.
Cette structure d'emboîtement assure le pincement des bandes de logement 5
b1 et 5
b2 du film plastique 5 entre la traverse 15 et les panneaux longitudinaux 8, ce qui
renforce encore le maintien en position du film 5.
[0056] On note encore que cette traverse 15 comporte une échancrure au niveau de sa bordure
longitudinale 15
a venant en regard du panneau frontal 7, de manière à ne pas gêner la déformation du
film plastique 5 par l'objet
A calé.
[0057] Le film plastique 5 est mis en place sur le corps support 4 de sorte à recouvrir
la surface de-dessus du panneau frontal 7 (à l'opposé des panneaux latéraux 8 et 9).
Une partie du film 5 obture entièrement l'ouverture 10 de ce panneau frontal 7, pour
former la surface de contact 5
a recevant l'objet
A (figure 1).
De plus, comme on peut le voir sur les figures 2 et 4, le tronçon central 8
a des panneaux longitudinaux 8 est encastré dans l'un des logements 5
b du film plastique souple 5, au travers de son ouverture longitudinale 5
b5.
Les première 5
b1 et seconde 5
b2 bandes constitutives des logements 5
b s'étendent respectivement contre les faces extérieure et intérieure des panneaux
longitudinaux 8. La ligne de pliage 5
b3 longe la bordure libre de ces mêmes panneaux 8.
Les bords 5
b4 de ces logements 5
b se logent chacun dans l'une des encoches 13 délimitant le tronçon central 8
a.
[0058] En outre et comme abordé ci-dessus, les panneaux transversaux 9 et la traverse 15
complètent le maintien du film plastique 5 sur le corps support 4.
[0059] En pratique, l'objet
A est transportable en suspension entre deux éléments de calage 3, comme illustré sur
la figure 4.
[0060] Pour cela, les éléments de calage 3 sont orientés de sorte que leurs panneaux frontaux
7 viennent en regard l'un de l'autre, et ils sont positionnés contre deux parois 2
a en vis-à-vis de la ceinture du contenant 2, ou contre les éléments de fond 2
b et de couvercle 2
c.
Ces éléments de calage 3 sont de plus placés de manière à prendre en sandwich l'objet
A à transporter ; ils sont encore positionnés de sorte que l'objet
A s'appuie au niveau de la surface de contact souple 5
a de leurs films plastiques 5, située au niveau de l'ouverture 10 du panneau frontal
7.
[0061] Ces éléments de calage 3 sont adaptés pour que la surface de contact 5
a des films plastiques 5 se déforme légèrement et épouse au mieux la partie du contour
de l'objet
A associé.
Cette partie déformée 5
a s'étend au travers de l'ouverture 10 du panneau frontal 7, ce qui est permis notamment
par l'espacement de ce panneau frontal 7 par rapport à la paroi en regard du contenant
2. Cette déformation est optimisée par la capacité de pliage de la bordure d'ouverture
11, liée à la présence des encoches 12.
[0062] Comme on peut l'observer sur la figure 4, les éléments de calage 3, et en particulier
leurs poutres de calage 9, sont dimensionnés de sorte à correspondre, au jeu près,
à la distance séparant deux parois en regard du contenant 2.
Les éléments de calage 3 sont ainsi bloqués en position, sans possibilité de glissement.
[0063] La figure 5 montre un flan de carton 20 dont la mise en volume permet l'obtention
d'un corps support 4 pour élément de calage 3 selon les figures 1 et 2 (les parties
identiques de ce flan de carton 20 et du corps support 4 comportent les mêmes repères).
[0064] Le flan de carton 20 correspondant présente un contour de forme générale quadrilatérale
rectangulaire.
[0065] Ce flan 20 comprend un panneau central rectangulaire 7 (correspondant au panneau
frontal de l'élément de calage) délimité par quatre côtés : deux côtés longitudinaux
7
a et deux côtés transversaux 7
b.
[0066] Ces côtés longitudinaux 7
a et transversaux 7
b sont prolongés chacun par un panneau latéral rectangulaire 8 et 9, destinés à former
respectivement les panneaux latéraux longitudinaux 8 et transversaux 9 du corps support
4.
Les côtés longitudinaux 7
a et transversaux 7
b forment des lignes de pliage, autour desquels sont pliés les panneaux latéraux 8
et 9 lors de la mise en volume du flan de carton 20.
[0067] Pour cela, les panneaux longitudinaux 8 sont rectangulaires, et ils s'étendent sur
toute la longueur des côtes longitudinaux 7
a associés. On retrouve notamment les encoches latérales 13 délimitant le tronçon central
8
a et les tronçons latéraux 8
b.
Les panneaux rectangulaires transversaux 9 comportent chacun deux lignes de pliage
transversales 9
d, délimitant les trois volets 9
a, 9
b et 9
c sensiblement identiques en dimension.
[0068] Le panneau central 7 de ce flan de carton 20 comporte une ligne de prédécoupe centrale
11 délimitant l'ouverture 10, obturée ici par une pièce détachable 15 destinée à former
la traverse de maintien du corps support 4.
Cette pièce détachable 15 comporte pour cela deux tronçons identiques 15
a reliés par une ligne longitudinale de pliage 15
b ; les parties 15
a sont destinées à venir se replier l'une contre l'autre pour former ensemble la traverse
de maintien 15.
[0069] Partant du flan de carton 20, la fabrication d'un élément de calage 3 consiste, après
détachement de la pièce centrale 15, à rapporter le film plastique 5 sur ce flan de
carton 20.
[0070] Il suffit pour cela à l'opérateur d'insérer le tronçon central 8
a des panneaux longitudinaux 8 du flan de carton 20 à l'intérieur des logements 5
b du film plastique 5. Ces panneaux longitudinaux 8 sont alors repliés à l'équerre
et du côté de la face inférieure du panneau central 7 associé.
Les panneaux transversaux 9 sont ensuite convenablement enroulés de manière à former
les deux poutres de l'élément de calage 3 ; les panneaux longitudinaux 8 sont alors
verrouillés en position par coopération des encoches 13 et 14.
Enfin, la pièce centrale 15, détachée du panneau central 7, est rapportée entre les
panneaux longitudinaux 8 en regard, verrouillée par coopération des encoches 16
a et 16b, pour compléter ce verrouillage des panneaux longitudinaux 8.
[0071] L'élément de calage 3 peut être tout aussi facilement démonté après utilisation.
L'opérateur déroule pour cela les poutres de calage 9 et déboîte la traverse de maintien
15.
[0072] Il suffit ensuite de faire pivoter les panneaux longitudinaux 8 libérés, pour séparer
le film plastique 5 (par exemple en exerçant une simple traction directement sur ce
dernier).
[0073] Ces opérations de montage et de démontage peuvent être mises en oeuvre manuellement,
mais elles peuvent aussi être mécanisées.
[0074] L'élément de calage selon l'invention offre ainsi une structure dont les parties
carton et plastique sont facilement associables/dissociables. Une fois assemblée,
la partie plastique est en plus particulièrement efficacement maintenue, et ce avant
même son positionnement dans l'emballage de réception.
1. Elément pour le calage d'un objet (
A) placé dans un contenant (2), lequel élément de calage (3) comprend :
(i) un corps support (4) réalisé en matériau semi-rigide, par exemple du carton, comportant
un panneau frontal (7) prolongé par des panneaux latéraux (8, 9), lequel panneau frontal
(7) est muni d'au moins une ouverture (10), et
(ii) un film plastique souple (5) délimité par une bordure périphérique composée de
plusieurs côtés, lesquels côtés dudit film plastique souple (5) comportent, pour certains
au moins, un logement monobloc (5b) dans lequel est inséré l'un des panneaux latéraux (8) dudit corps support (4), pour
assurer la solidarisation dudit film plastique souple (5) avec ledit corps support
(4) de sorte qu'il recouvre au moins partiellement son panneau frontal (7) et obture
au moins partiellement son ouverture (10), pour former une surface de contact souple
(5a) sur laquelle est destiné à venir prendre appui l'objet (A) à caler, lesquels panneaux latéraux (8) du corps support (4) associés au film plastique
(5) se situent de part et d'autre dudit panneau frontal (7), et lesquels logements
(5b) du film plastique (5) sont ménagés au niveau de deux côtés opposés dudit film plastique
(5), caractérisé en ce que ledit élément de calage (1) comporte des moyens (9, 15) coopérant avec lesdits panneaux
latéraux (8) du corps support (4) associés audit film plastique (5), pour assurer
le maintien à l'équerre, ou au moins sensiblement à l'équerre, desdits panneaux (8)
par rapport audit panneau frontal (7) associé.
2. Elément de calage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de maintien (9, 15) coopèrent avec lesdits panneaux latéraux (8) associés
par le biais d'encoches complémentaires (13, 14 ; 16a, 16b).
3. Elément de calage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les panneaux latéraux (8) du corps support (4) sont maintenus à l'équerre par au
moins une traverse rapportée (15) réalisée en matériau semi-rigide, par exemple du
carton, laquelle traverse de maintien (15) coopère avec les panneaux latéraux (8)
associés par le biais d'encoches complémentaires (16a, 16b).
4. Elément de calage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le panneau frontal (7) du corps support (4) présente une forme de quadrilatère, délimité
par deux côtés longitudinaux (7a) reliés par deux côtés transversaux (7b), lesquels côtés longitudinaux (7a) sont chacun prolongés par un panneau latéral longitudinal (8) inséré dans l'un des
logements (5b) du film plastique souple (5), et lesquels côtés transversaux (7b) sont chacun prolongés par un panneau latéral transversal (9) replié convenablement
pour former une poutre de calage et fixé sur les panneaux latéraux longitudinaux (8)
pour leur maintien en position.
5. Elément de calage selon la revendication 4, caractérisé en ce que les panneaux latéraux (8) associés au film plastique (5) comportent un tronçon central
(8a) délimité par deux encoches (13), ledit tronçon central (8a) venant s'insérer dans l'un des logements (5b) du film plastique souple (5), et en ce que lesdites encoches (13) reçoivent chacune la bordure libre (9e) d'un panneau transversal (9) replié pour former une poutre de calage, pour assurer
le verrouillage de cette poutre.
6. Elément de calage selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5,
caractérisé en ce que les panneaux transversaux (9) se composent chacun d'une succession de trois volets
rectangulaires (9
a, 9
b, 9
c), raccordés par des lignes de pliage transversales (9
d), à savoir :
(i) un premier volet (9a) relié à l'un des côtés transversaux (7b) du panneau frontal (7), s'étendant perpendiculairement à ce panneau frontal (7)
et en regard du bord d'extrémité libre des tronçons d'extrémité (8b) des panneaux longitudinaux (8),
(ii) un deuxième volet (9b) s'étend quant à lui parallèlement au panneau frontal (7) et à distance de ce dernier,
situé au-dessus d'une paire de tronçons d'extrémité (8b) des panneaux longitudinaux (8), et
(iii) un troisième volet rectangulaire (9c) agencé à l'équerre du panneau frontal (7) et des panneaux longitudinaux (8), s'étendant
en regard et parallèlement au premier volet (9a), et s'emboîtant avec les panneaux longitudinaux (8) en regard, pour assurer le verrouillage
du panneau transversal (9) mis en volume et pour assurer le maintien des panneaux
longitudinaux (8) en position orthogonale par rapport au panneau frontal (7).
7. Elément de calage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les logements (5b) du film plastique souple (5) ont chacun la forme d'une poche constituée de deux
bandes réalisées monobloc avec ledit film plastique : une première bande monobloc
(5b1) prolongeant l'un des côtés du film plastique (5) et une seconde bande monobloc
(5b2) prolongeant ladite première bande (5b1), lesquelles bandes (5b1, 5b2) sont repliées l'une en regard de l'autre au niveau d'une ligne de pliage (5b3) formant le fond de ladite poche (5b), et sont solidarisées ensemble sur les bords (5b4).
8. Elément de calage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'une pluralité de lignes de coupe (12) s'étendent dans le panneau central (7), depuis
la bordure de son ouverture (10), pour favoriser la déformation de cette dernière.
9. Flan de carton pour constituer le corps support (4) d'un élément de calage (3) selon
l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il présente une forme générale de quadrilatère, composé d'un panneau central (7) comportant
une ligne de prédécoupe centrale (11) délimitant une ouverture (10) obturée par une
pièce détachable (15) destinée à former la traverse de maintien, lequel panneau central
(7) est prolongé sur les côtés (7a, 7b), d'une part, par deux panneaux latéraux longitudinaux (8), conformés pour coopérer
avec les logements (5b) d'un film plastique souple (5), et d'autre part, par deux panneaux latéraux transversaux
(9), munis chacun de lignes de pliage (9d) agencées pour autoriser son repliement en forme de poutre de calage.