[0001] La présente invention concerne la fabrication de pièces métalliques comportant des
renforts internes formés de fibres céramiques, et comprenant l'incorporation d'un
insert en matériau composite du type constitué de fibres céramiques dans une matrice
métallique
[0002] Dans le but de réduire la masse des pièces métalliques tout en leur assurant une
résistance plus importante notamment en traction ou en compression, il est connu d'incorporer
des fibres céramiques dans la masse. Il s'agit par exemple de fibres de carbure de
silicium, SiC, qui présentent une résistance à la traction et la compression largement
supérieure à celle d'un métal comme le titane.
[0003] La fabrication de ces pièces passe par la formation préalable d'inserts à partir
de fils céramiques à matrice métallique qui comprennent une fibre céramique enduite
de métal. Ils sont désignés aussi fibres CMM ou fils enduits. Le métal donne l'élasticité
et la souplesse nécessaires à leur manipulation.
[0004] Un procédé connu de fabrication de telles pièces avec renfort comprend la réalisation
d'un bobinage de fil enduit autour d'un mandrin. Le bobinage est ensuite introduit
dans un conteneur ou corps principal métallique dans lequel on a usiné au préalable
une rainure formant un logement. La profondeur de la rainure est supérieure à la hauteur
du bobinage. Un couvercle est placé sur le conteneur et soudé à sa périphérie après
mise sous vide. Le couvercle présente un tenon de forme complémentaire à celle de
la rainure, et sa hauteur est adaptée à celle du bobinage placé dans la rainure de
façon à venir combler la rainure. On procède ensuite à une étape de compression isostatique
à chaud au cours de laquelle le couvercle est déformé et le bobinage est comprimé
par le tenon.
[0005] La technique de compression isostatique à chaud consiste à disposer la pièce dans
une enceinte où elle est soumise à une pression élevée, de l'ordre de 1000 bars et
une température également élevée, de l'ordre de 1000°C pendant quelques heures.
[0006] Les gaines métalliques des fils enduits se soudent entre elles et avec les parois
de la rainure par diffusion pour former un ensemble dense composé d'alliage métallique
au sein duquel s'étendent les fibres céramiques. La pièce obtenue est ensuite usinée
à la forme souhaitée.
[0007] Le procédé permet la fabrication de pièces aéronautiques axisymétriques telles que
des disques de rotor, des disques aubagés monoblocs, des arbres, des corps de vérin,
des carters, etc. On réalise aussi des pièces oblongues pour constituer des bielles
par exemple.
[0008] L'usinage de la rainure dans le corps principal est difficile à réaliser notamment
en raison des faibles rayons dans le fond de la rainure. Ce faible rayon est nécessaire
pour permettre le logement de l'insert qui a une section rectangulaire. L'usinage
du tenon correspondant dans le couvercle n'est pas aisé non plus a cause des angles
non débouchants. Lorsqu'en particulier les pièces à réaliser ne sont pas axisymétriques
mais sont longues, avec une forme ovale ou bien avec des portions rectilignes, un
ajustement précis sur des longueurs importantes est difficile à obtenir. Cela est
encore plus difficile pour des inserts formés de fils enduits très rigides en raison
des fibres céramiques qui obligent la réalisation de logements dans lequel ils s'adaptent
parfaitement.
[0009] Au lieu de fabriquer l'insert séparément puis de le transférer dans la rainure du
corps principal, le brevet
FR 2886290 au nom de Snecma propose de réaliser, selon une variante, le bobinage directement
sur le corps principal. Au lieu d'une rainure on ménage deux épaulements dans celui-ci.
Le premier présente une surface d'appui pour le bobinage direct d'un fil enduit. Cette
surface est parallèle à la direction de bobinage. Lorsque le bobinage est achevé,
on reconstitue la rainure en plaçant une pièce sur le corps principal qui est de forme
complémentaire à celle d'un second épaulement formant un gradin par rapport au premier
épaulement. Puis on dispose le couvercle avec le tenon sur l'insert que l'on vient
de bobiner et on procède au compactage de l'ensemble. Cette solution ne résout que
partiellement le problème de fabrication car l'assemblage reste complexe.
[0010] La demanderesse s'est fixé comme objectif d'améliorer le procédé de fabrication de
telles pièces dans le sens d'une simplification des étapes de la gamme et d'une réduction
des coûts.
[0011] Conformément à l'invention le procédé de fabrication d'une pièce métallique renforcée
de fibres céramiques, selon lequel
on forme, dans un corps métallique présentant une face supérieure, un logement pour
un insert,
on dispose au moins un insert formé à partir de fibres à matrice métallique dans le
logement,
on place un couvercle métallique sur le corps de façon à recouvrir l' insert,
on soude le couvercle sur le corps métallique après sa mise sous vide,
on soumet l'ensemble à un traitement de compression isostatique à chaud et
on usine l'ensemble traité à la forme souhaitée,
est caractérisé par le fait que le logement a la forme d'une encoche à section en
L avec deux faces perpendiculaires entre elles, le couvercle présentant une encoche
interne à section en L et de forme complémentaire à celle de l'encoche du corps métallique
avec ledit insert, le couvercle étant conformé extérieurement de façon que les efforts
de pression s'exercent perpendiculairement aux dites faces de l'encoche.
[0012] De préférence, l'encoche du corps métallique comprend une face perpendiculaire à
ladite face supérieure et une face parallèle à ladite face supérieure.
[0013] En modifiant ainsi par rapport à l'art antérieur la géométrie des pièces à assembler,
on dispose d'un meilleur accès pour l'outil d'usinage du logement de l'insert aussi
bien pour le corps principal que pour le couvercle, ce qui rend ces opérations moins
délicates à réaliser et donc moins onéreuses. Le nombre de pièces est réduit à deux
ce qui simplifie l'assemblage par rapport à la solution précédente. Par ailleurs cette
géométrie permet une application des efforts de pression selon deux directions non
parallèles contribuant à un compactage plus efficace. Il est à noter que dans le cas
d'un insert annulaire, la déformation de l'insert est parallèle à son axe.
[0014] Cette solution permet des mises en oeuvre différentes. Selon un premier mode de réalisation
on forme au préalable l'insert par bobinage d'un fil enduit et on le met en place
dans l'encoche. Selon un autre mode de réalisation on forme l'insert par bobinage
d'un fil enduit directement dans l'encoche, cette dernière formant mandrin de bobinage.
[0015] Cette solution permet aussi la réalisation de pièces différentes. L'insert peut avoir
une forme annulaire. Il peut ainsi selon la géométrie de la pièce à renforcer former
un anneau axisymétrique ou bien encore pour des pièces de forme allongée présenter
au moins une portion rectiligne. L'insert peut encore pour des pièces de forme allongée
ne pas être annulaire et être formé d'un ou de plusieurs éléments rectilignes.
[0016] Plus précisément la section transversale du bobinage est rectangulaire, une première
face du bobinage venant en appui contre une face de l'encoche et une deuxième face
du bobinage venant en appui contre l'autre face de l'encoche.
[0017] Avantageusement le couvercle présente une portion de surface de centrage coopérant
avec une face de l'encoche, notamment la face de l'encoche du corps principal perpendiculaire
à la face supérieure de celui-ci, pour centrer et guider la déformation du couvercle
sur le corps principal.
[0018] On décrit maintenant l'invention plus en détail en référence aux dessins annexés
sur lesquels
La figure 1 représente un schéma de réalisation d'une pièce avec insert selon l'art
antérieur.
La figure 2 montre la solution de l'art antérieur tel que présenté dans le brevet
FR 2886290 avec deux épaulements.
La figure 3 montre la solution de l'invention avec une encoche à la fois sur le corps
principal et sur le couvercle.
Les figures 4 et 5 sont une simulation de la déformation du couvercle et de l'insert
pendant l'opération de compression isostatique à chaud.
La figure 6 montre l'application de l'invention à la réalisation d'une pièce axisymétrique.
La figure 7 montre l'application de l'invention à la réalisation d'une pièce de forme
allongée.
La figure 8 montre un exemple de pièce finie réalisée conformément à l'invention,
après usinage.
[0019] Le schéma de la figure 1 illustre un mode opératoire de l'art antérieur. Le corps
principal P, métallique, comprend une rainure R à section rectangulaire. On dispose
dans cette rainure l'insert I constitué d'un faisceau de fils enduits maintenus provisoirement
et liés les uns aux autres. Une seconde pièce formant couvercle C est placée sur le
corps principal P ; elle présente un tenon T de forme adaptée à la rainure R et qui
s'appuie sur l'insert I. Les bords de la rainure R ou bien du tenon T sont chanfreinés
de manière à ménager un jeu avec la partie du couvercle adjacente au tenon. Lors de
l'opération de compression isostatique à chaud. La pression est exercée selon la direction
perpendiculaire à la surface du couvercle. La pression et la chaleur permettent au
métal de la matrice d'occuper les vides entre les fils enduits constituant l'insert.
Le volume de l'insert diminue de 23%. Le tenon est ainsi déplacé vers le bas et le
jeu de part et d'autre du tenon est absorbé. À la fin du processus le métal a fusionné
; la pièce est ainsi renforcée par les fils emprisonnés dans la masse. Une technique
semblable est décrite dans le brevet
EP 831 154.
[0020] Comme on le voit sur la figure 2, reprise du brevet
FR 2886290, un corps principal 139 de révolution autour de l'axe 140, en alliage de titane par
exemple, comprend une portion interne centrale par rapport à l'axe de hauteur H' égale
à la hauteur du conteneur. Sa périphérie 142 est chanfreinée jusqu'à un premier épaulement
143 de hauteur h et de largeur d. A la périphérie de cet épaulement se trouve un second
épaulement 144 dont la dimension radiale complète la largeur du conteneur. Sa surface
145 s'étend à une altitude inférieure à celle de la surface du premier épaulement
annulaire. On a mis un insert annulaire 147 formé d'un faisceau de fils enduits liés
provisoirement entre eux. On a rapporté un anneau extérieur 146 sur le second épaulement
de hauteur correspondant à celle de la portion centrale du corps principal. L'anneau
extérieur 147 est soudé de manière à reconstituer une rainure avec le premier épaulement.
Le couvercle 148 présente une saillie annulaire 149 et prend appui sur le faisceau
de fils enduits. On retrouve à partir de cette phase le procédé précédent.
[0021] On a représenté sur les figures suivantes un mode de réalisation non limitatif de
la solution de l'invention.
[0022] La figure 3 montre, en coupe transversale avec perspective, une partie d'une pièce
à fabriquer incorporant un insert. Le corps principal 2 de la pièce métallique, en
alliage de titane par exemple, présente une face supérieure 21 est un bord périphérique
22 ; on a usiné une encoche 23 à section en L en retrait du bord 22. Cette encoche
présente une face 23 P, perpendiculaire à la face supérieure 21, et une face 23S parallèle
à cette dernière. La hauteur H de 23P et la largeur L de 23S sont déterminées en fonction
des dimensions de l'insert à placer. Entre l'encoche 23 et le bord 22 le corps principal
2 présente une portion de surface de bord 24 à une altitude inférieure à celle de
la surface 23S ; un épaulement 25 forme la transition entre les deux parties 23 et
22.
[0023] Un insert 3 formé à partir d'un faisceau de fils enduits et de section transversale
rectangulaire est logé dans l'encoche. Sa hauteur Hi est légèrement inférieure à celle
de la face 23P et sa largeur Li est également inférieure à celle de la face 23S.
[0024] L'insert peut être avantageusement réalisé, de façon non limitative, selon l'une
des méthodes enseignées par le brevet
FR 2.886.290. Cela comprend la structure des fils enduits, leur fabrication, la fabrication d'une
nappe liée de fils enduits, la solidarisation de cette nappe soit sur le support métallique
sur lequel elle est enroulée soit à la nappe de couche inférieure, le soudage de fils
par laser ou par contact entre deux électrodes.
[0025] Lorsque l'insert est rectiligne, il est avantageusement déjà compacté et fabriqué
selon la technique décrite dans la demande de brevet déposée par la demanderesse sous
le numéro
FR 0705454 le 26 juillet 2007.
[0026] On a placé sur le corps principal 2 un couvercle 4 conformé de façon à épouser les
différentes parties du corps principal avec l'insert. Plus précisément, il comprend
une paroi de fond 41 qui s'appuie sur la face supérieure 21, une paroi de bord 44
qui s'appuie sur la portion de surface de bord 24 et une paroi latérale 42 perpendiculaire
entre les deux parois 41 et 44. Cette paroi latérale présente une encoche 43 interne.
L'encoche 43 est à section transversale en L avec une face 43P perpendiculaire à la
paroi de fond 41. Cette face se prolonge du côté de l'épaulement 25 qu'il chevauche.
L'encoche présente une face 43S parallèle à la face 23S de l'encoche 23 du corps principal
2 et en appui contre la face supérieure de l'insert 3. La largeur de la face 43S est
la même que celle de la face 23S. Comme la hauteur Hi de l'insert est légèrement inférieure
à la hauteur H de la face 23P, la paroi 42 est en contact avec cette dernière par
sa portion de surface 42P.
[0027] Le couvercle n'épouse pas le corps principal 2 en trois endroits. Un chanfrein est
usiné entre la face supérieure 21 du corps principal et l'encoche 23 ménageant un
jeu avec la paroi de fond 41. Ce jeu peut aussi être obtenu par creusement de la paroi
de fond. De même un jeu est ménagé entre la paroi de bord 44 et la surface de bord
24. On note aussi que la largeur Li de l'insert étant légèrement inférieure à celle
de la face 23S de l'encoche 23, un espace est créé entre la face 43P de l'encoche
43 du couvercle et l'insert.
[0028] Lorsque le couvercle et le corps principal sont disposés ainsi, soudés et sous vide,
on soumet l'ensemble à un traitement de compression isostatique à chaud. La pression
s'exerce sur l'ensemble produisant des efforts selon deux directions P1 et P2. L'effort
de pression selon la direction P1 s'exerce sur la face extérieure du couvercle de
la paroi de fond 41 et de la paroi de bord 44 qui sont parallèles. La pression s'exerce
aussi selon la direction P2 perpendiculaire à P1 sur la face extérieure de la paroi
latérale 42 qui est perpendiculaire aux deux premières faces extérieures.
[0029] Les efforts sur le couvercle selon la direction P1 conduisent à une déformation de
celui-ci parallèlement aux faces 23P et 43P avec compactage de l'insert dans cette
direction et absorption du jeu entre les parois de fond 41 et de bord 44 du couvercle
4 et les faces supérieure 21 et de bord 24 du corps principal 2.
[0030] Le jeu entre la face 43P de l'encoche du couvercle et l'insert est également absorbé
par la déformation du couvercle résultant des efforts de pression selon la direction
P2.
[0031] Dans la mesure où l'insert est de forme annulaire il ne subit pas de déformation
dans le plan perpendiculaire à l'axe de l'anneau.
[0032] On a représenté sur les figures 4 et 5 une simulation des déformations subies par
le couvercle et l'insert. L'insert est de forme axisymétrique, les déformations sont
orientées dans la direction de l'axe de l'insert.
[0033] En raison des formes simples qu'il implique, le procédé de l'invention présente l'avantage
de pouvoir réaliser l'encoche sur le corps principal à l'aide d'un outil de fraisage
conventionnel. Il en est de même pour l'encoche sur le couvercle.
[0034] L'encoche peut être de révolution pour la réalisation d'une pièce axisymétrique.
La figure 6 montre en perspective avec une partie arrachée l'assemblage d'un corps
principal 102 avec un couvercle 104.
[0035] Le corps principal 102 présente une encoche de révolution 123 autour de l'axe de
celui-ci, pour le logement d'un insert 103 qui est de forme annulaire. L'ensemble
est recouvert d'un couvercle 104 avec une encoche 143. On retrouve les mêmes éléments
que dans la figure 3 avec une référence augmentée de 100. L'insert est retenu entre
l'encoche 123 du corps 102 et l'encoche 143 du couvercle 104. la compression isostatique
a pour objet la compression de l'insert 103 selon la direction P1. Les faces 142P
et 143P de l'encoche 143 glissent le long des faces 123P et 125 du corps 102 en comprimant
l'insert 103. La compression secondaire est fournie par les efforts selon la direction
P2 qui déforment la paroi 142.
[0036] L'insert peut être réalisé par bobinage séparément puis rapporté sur l'encoche. Cependant
la forme permet un bobinage direct sur l'encoche.
[0037] L'invention permet la réalisation de pièces qui ne sont pas axisymétriques comme
celle représentée sur la figure 7. Les références pointent sur les mêmes parties que
sur la figure 3 et sont augmentées de 200. Le corps principal 202 a une forme allongée
qui se décompose en deux parties en demi-cercles reliés par deux parties rectilignes.
L'encoche 223 est de forme allongée avec deux parties en demi-cercle et deux parties
rectilignes. Cette encoche reçoit un insert de forme correspondante. La pièce comprend
deux faces avec deux encoches 223 qui sont recouvertes par deux couvercles. 204 qui
comportent chacun une encoche 243.
[0038] On a représenté en 210 la pièce assemblée prête pour le traitement de compression
isostatique à chaud.
[0039] Sur la figure 8 on voit un exemple de pièce qu'il est possible de réaliser avec le
procédé. L'insert 3 est noyé dans la masse du corps 2, il est visible sur la figure
par transparence. La pièce a été usinée pour lui donner la forme souhaitée. Par cette
technique on peut ainsi réaliser des pièces allongées telles que des bielles dans
un train d'atterrissage d'aéronef travaillant aussi bien en traction qu'en compression.
[0040] De façon plus générale, on peut aisément ménager dans un corps principal une encoche
qui n'est pas nécessairement annulaire. Il peut s'agir par exemple de portions rectilignes.
L'usinage d'encoches correspondantes est également aisé.
1. Procédé de fabrication d'une pièce métallique renforcée de fibres céramiques, selon
lequel on forme dans un corps (2) métallique principal, présentant une face supérieure
(21), un logement pour un insert, on dispose un insert (3) formé à partir de fibres
à matrice métallique dans le logement, on place un couvercle métallique (4) sur le
corps principal (2) de façon à recouvrir l'insert (3), on soude le couvercle sur le
corps métallique mis sous vide, on soumet l'ensemble à un traitement de compression
isostatique à chaud et on usine l'ensemble traité à la forme souhaitée, procédé caractérisé par le fait que le logement a la forme d'une encoche (23) à section en L avec deux faces (23P et
23S) perpendiculaires entre elles, le couvercle (4) présentant une encoche interne
(43) à section en L et de forme complémentaire à celle de l'encoche (23) du corps
métallique avec ledit insert (3), le couvercle (4) étant conformé extérieurement de
façon que les efforts de pression s'exercent perpendiculairement aux dites faces (23P
et 23S) de l'encoche (23).
2. Procédé selon la revendication 1 selon lequel l'encoche (23) du corps métallique comprend
une face (23P) perpendiculaire à la face supérieure (21) du corps métallique principal
(2) et une face (23S) parallèle à la face supérieure (21) dudit corps (2).
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, selon lequel on forme au préalable l'insert
(3) par bobinage d'un fil enduit et on le met en place dans l'encoche (23) du corps
métallique principal (2).
4. Procédé selon la revendication 1 ou 2 selon lequel on forme l'insert par bobinage
d'un fil enduit directement dans l'encoche (23) du corps métallique principal, cette
dernière formant mandrin de bobinage.
5. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4 selon lequel l'insert a une forme annulaire.
6. Procédé selon la revendication précédente selon lequel l'insert forme un anneau axisymétrique.
7. Procédé selon la revendication 5 selon lequel l'anneau formé par l'insert présente
au moins une portion rectiligne.
8. Procédé selon l'une des revendications 3 à 7 dont la section transversale du bobinage
est rectangulaire, une première face du bobinage venant en appui contre une face de
l'encoche (23) du corps métallique principal (2) et une deuxième face du bobinage
venant en appui contre l'autre face de l'encoche (23).
9. Procédé selon l'une des revendications précédentes dont le couvercle présente une
portion de surface de centrage coopérant avec une face de l'encoche (23) du corps
métallique principal, pour centrer et guider la déformation du couvercle sur le corps
principal.
10. Procédé selon la revendication précédente, la face (23P) étant perpendiculaire à la
face supérieure (21) du corps métallique principal, dont la portion de surface de
centrage coopère avec ladite face (23P) de l'encoche perpendiculaire à la face supérieure
(21) de celui-ci.
1. A process for manufacturing a metal part reinforced with ceramic fibers, in which:
a housing for an insert is formed in a main metal body (2) having an upper face (21);
an insert (3) formed from fibers with a metal matrix is positioned in the housing;
a metal cover (4) is placed on the main body (2) so as to cover the insert (3); the
cover is welded to the metal body under vacuum; the assembly is subjected to a hot
isostatic pressing treatment; and the treated assembly is machined to the desired
shape, said process being characterized in that the housing has the shape of a notch (23) of L-shaped cross section with two mutually
perpendicular faces (23P and 23S), the cover (4) having an internal notch (43) of
L-shaped cross section and of shape complementary to that of the notch (23) in the
metal body with said insert (3), the cover (4) being shaped on the outside so that
the compressive forces are exerted perpendicular to said faces (23P and 23S) of the
notch (23).
2. The process as claimed in claim 1, in which the notch (23) in the metal body comprises
a face (23P) perpendicular to the upper face (21) of the main metal body (2) and a
face (23S) parallel to the upper face (21) of said body (2).
3. The process as claimed in claim 1 or 2, in which the insert (3) is formed beforehand
by winding a coated filament and it is placed in the notch (23) of the main metal
body (2).
4. The process as claimed in claim 1 or 2, in which the insert is formed by winding a
coated filament directly in the notch (23) of the main metal body, said notch forming
a winding mandrel.
5. The process as claimed in either of claims 3 and 4, in which the insert has an annular
shape.
6. The process as claimed in the preceding claim, in which the insert forms an axisymmetric
ring.
7. The process as claimed in claim 5, in which the ring formed by the insert has at least
one straight portion.
8. The process as claimed in one of claims 3 to 7, the cross section of the winding of
which is rectangular, a first face of the winding bearing against one face of the
notch (23) of the main metal body (2) and a second face of the winding bearing against
the other face of the notch (23).
9. The process as claimed in one of the preceding claims, the cover of which has a centering
surface portion that cooperates with one face of the notch (23) of the main metal
body in order to center and guide the deformation of the cover on the main body.
10. The process as claimed in the preceding claim, the face (23P) being perpendicular
to the upper face (21) of the main metal body, the centering surface portion of which
cooperates with said face (23P) of the notch perpendicular to the upper face (21)
of said notch.
1. Verfahren zur Herstellung eines mit Keramikfasern verstärkten Metallteils, wobei in
einem Hauptmetallkörper (2), der eine obere Seite (21) aufweist, eine Aufnahme für
ein Einsatzteil gebildet wird, ein Einsatzteil (3), das aus Fasern mit Metallkern
gebildet ist, in der Aufnahme angeordnet wird, ein Metalldeckel (4) auf dem Hauptkörper
(2) angeordnet wird, um das Einsatzteil (3) abzudecken, der Deckel an dem evakuierten
Metallkörper angeschweißt wird, das Ganze einer isostatischen Heißpressbehandlung
unterzogen wird und das behandelte Ganze in die gewünschte Form verarbeitet wird,
wobei das Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass die Aufnahme die Form eines Einschnitts (23) mit L-förmigem Querschnitt mit zwei
zueinander rechtwinkligen Seiten (23P und 23S) aufweist, wobei der Deckel (4) einen
inneren Einschnitt (43) mit L-förmigem Querschnitt und einer Form, welche die des
Einschnitts (23) des Metallkörpers mit dem Einsatzteil (3) ergänzt, aufweist, wobei
der Deckel (4) außen derart ausgestaltet ist, dass die Druckkräfte rechtwinklig auf
die Seiten (23P und 23S) des Einschnitts (23) einwirken.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei der Einschnitt (23) des Metallkörpers eine Seite
(23P), die zu der oberen Seite (21) des Hauptmetallkörpers (2) rechtwinklig ist, und
eine Seite (23S), die zu der oberen Seite (21) des Körpers (2) parallel ist, umfasst.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, wobei das Einsatzteil (3) zuvor durch Aufwickeln
eines beschichteten Drahts gebildet wird und in dem Einschnitt (23) des Hauptmetallkörpers
(2) angeordnet wird.
4. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, wobei das Einsatzteil durch Aufwickeln eines beschichteten
Drahts direkt in dem Einschnitt (23) des Hauptmetallkörpers gebildet wird, wobei der
Einschnitt einen Wickeldorn bildet.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 oder 4, wobei das Einsatzteil ringförmig ist.
6. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei das Einsatzteil einen axialsymmetrischen
Ring bildet.
7. Verfahren nach Anspruch 5, wobei der von dem Einsatzteil gebildete Ring mindestens
einen geradlinigen Abschnitt aufweist.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 7, wobei der Querschnitt des Wickels rechteckig
ist, wobei sich eine erste Seite des Wickels an einer Seite des Einschnitts (23) des
Hauptmetallkörpers (2) abstützt und sich eine zweite Seite des Wickels an der anderen
Seite des Einschnitts (23) abstützt.
9. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Deckel einen Zentrierflächenabschnitt
aufweist, der mit einer Seite des Einschnitts (23) des Hauptmetallkörpers zusammenwirkt,
um die Verformung des Deckels auf dem Hauptkörper zu zentrieren und zu führen.
10. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Seite (23P) zu der oberen Seite
(21) des Hauptmetallkörpers rechtwinklig ist, dessen Zentrierflächenabschnitt mit
der Seite (23P) des Einschnitts zusammenwirkt, die zu seiner oberen Seite (21) rechtwinklig
ist.