1 Domaine de l'invention
[0001] Le domaine de l'invention est celui des réseaux de communication. Plus précisément,
l'invention concerne les réseaux cellulaires tels que notamment, mais non exclusivement,
le GSM (« Global System for Mobile » en anglais) ou l'UMTS (« Universal Mobile Telecommunications
Service » en anglais).
[0002] L'invention s'applique à tout réseau cellulaire dans lequel il est utile d'optimiser
l'utilisation des ressources de transmission.
[0003] Il s'applique particulièrement, mais non exclusivement, à un réseau cellulaire comprenant
par exemple une liaison radio par satellite permettant de relier un ensemble de stations,
appelées stations de base (BTS dans le cas du réseau GSM), reliées aux contrôleurs
de stations de base (BSC dans le cas du réseau GSM). Dans ce cas, la ressource satellite
constitue naturellement une ressource chère à utiliser, et qu'il est intéressant d'optimiser
et d'économiser le plus possible.
[0004] L'invention est ainsi particulièrement adaptée à la mise en oeuvre d'un réseau cellulaire
dans des zones où le trafic des communications est relativement faible, comme les
zones rurales par exemple, et où les techniques classiques requièrent des coûts d'investissement
et surtout de fonctionnement relativement élevés au regard de ce trafic faible.
[0005] Mais elle s'applique plus généralement à toute situation où la gestion de ressources
est critique.
2 Techniques de l'art antérieur
[0006] Tout d'abord, il est important de noter que, par souci de clarté, on présente les
inconvénients de l'état de la technique dans le cas particulier du standard GSM. Cependant,
la présente invention s'applique à tout type de réseau cellulaire, tels que par exemple
ceux définis par le projet 3GPP (pour « Third Generation PartnerShip Project » en
anglais). L'homme du métier pourra aisément mettre en oeuvre la présente invention
dans un réseau de type UMTS ou autre.
[0007] La popularité grandissante du système GSM dans le monde entier a conduit les opérateurs
à déployer ce service non seulement dans les régions métropolitaines, mais aussi de
plus en plus dans des zones rurales et plus isolées ou éloignées. Dans ce dernier
type de régions, une infrastructure terrestre est souvent insuffisante ou mal adaptée
pour assurer une bonne couverture de réseau. Un système de liaison radio par satellite
est alors un très bon moyen d'étendre le service GSM et ce type de système est aujourd'hui
communément utilisé dans de nombreuses régions du monde.
[0008] Cependant, les ressources radio satellite restent coûteuses à ce jour, et toute la
problématique de ce type d'application réside dans les techniques de réduction de
la bande passante nécessaire à la transmission des données et améliorer la qualité
par voie radio satellite.
[0009] Une telle problématique reste notamment valable dans le cas où deux utilisateurs
sont situés dans la même cellule géographique, ou tout le moins localisés dans des
cellules proches l'une de l'autre. Dans un tel cas, on conçoit que les techniques
classiques de transmission en réseau GSM, par essence centralisé, consomment des ressources
trafic bien supérieures à ce que permettrait un acheminement optimisé.
[0010] Pour plus de clarté, on décrit ci-après les inconvénients de l'art antérieur dans
le cas spécifique d'un système GSM mis en oeuvre par l'intermédiaire d'une liaison
satellite, et dans lequel deux utilisateurs situés dans une même cellule ou dans deux
cellules suffisamment voisines du réseau GSM, en aval de la liaison satellite, sont
en communication.
2.1 Architecture du GSM
[0011] En relation avec la figure 1, l'architecture classique d'un réseau cellulaire de
type GSM comprend un commutateur de service mobile 106, dit MSC (pour « Mobile Switching
Center » en anglais), un contrôleur de station de base 102 (et 103), dit BSC (pour
« Base Station Controller » en anglais) et enfin une ou plusieurs stations de bases
100 (et 101), dites BTS (pour « Base Transceiver Station » en anglais).
[0012] Chaque BTS assure la couverture radio GSM dans une ou plusieurs cellules. A titre
d'exemple, en relation avec la figure 1, la BTS 100 est contrôlée par le BSC 102 et
couvre la cellule géographique C1, dans laquelle se trouve au moins un utilisateur
disposant d'une Station Mobile (MS) de radiocommunication T1.
[0013] Plus précisément, le MSC contrôle la configuration des appels pour chaque appel entrant
ou sortant, et il a un rôle d'interface avec les autres réseaux de télécommunications.
Chaque communication passe par le MSC 106, qui contrôle plusieurs BSC (102, 103) par
l'intermédiaire d'un équipement de transcodage et d'adaptation TRAU (104, 105).
[0014] Le BSC, quant à lui, est chargé d'allouer les canaux radio nécessaires pour chaque
appel. Il gère les transferts intercellulaires entre deux BTS. Un seul BSC supporte
plusieurs BTS qui assurent la couverture d'une large zone géographique.
[0015] Enfin, une BTS a pour rôle d'effectuer la transmission radio GSM avec les utilisateurs
de Stations Mobiles. Les BTS sont localisées à proximité de pylônes supportant des
antennes, et réparties dans l'espace géographique de couverture du réseau cellulaire.
[0016] Le standard GSM et ses évolutions, tels que défini par le groupe 3GPP, utilise la
compression de voix. Cette compression est réalisée le TRAU (104, 105). Selon la norme
GSM, le TRAU (104, 105) peut être implémenté au site MSC, au site BSC ou encore au
site BTS. Les considérations économiques conduisent à implémenter de préférence le
TRAU (104, 105) au site MSC, de façon à réduire les coûts de transmission.
[0017] Plusieurs types de codecs ont été définis par le groupe 3GPP. Le codec GSM FR « plein
débit » (« full rate » en anglais) opère à un débit de 13kbit/s. Les codecs HR « demi
débit » (« half rate » en anglais) et EFR « plein débit étendu » (« enhanced full
rate ») opèrent respectivement à 5,6 kbit/s et 12,2 kbit/s. Après transcodage, la
parole à 64 kbit/s compressée à 13 / 12,2 kbit/s (respectivement 5.6 kbit/s) est véhiculée
la station de base BTS sur un intervalle de temps à 16 kbit/s (respectivement 8 kbit/s).
Selon la spécification 3GPP TS 08.60 (respectivement TS 08.61), la parole compressée
est transmise à la BTS toutes les 20 ms selon le format de la trame TRAU.
[0018] Ces mêmes principes s'appliquent aux codages AMR (en anglais « Adaptative Multi Rate
») plein débit « FR » et débit réduit « HR ».
[0019] La trame TRAU transporte, en plus des informations de parole compressée, des informations
de signalisation de type « bits de contrôle » permettant d'optimiser la qualité des
communications entre l'entité de transcodage et l'unité de codage-décodage de canal
CCU (pour « Channel Codec Unit » en anglais) à la BTS. Ces bits de contrôle permettent
en particulier d'assurer la synchronisation des informations échangées, de définir
le type de codage utilisé (FR, EFR, HR ou AMR) et aussi d'indiquer la discontinuité
de la transmission liée aux silences de la parole (DTX).
[0020] De façon à introduire la mise en oeuvre d'une liaison satellite au sein d'un réseau
cellulaire, on décrit maintenant succinctement, en relation avec la figure 2, les
interfaces mises en oeuvre et leur dénomination entre les entités principales introduites
précédemment.
[0021] L'interface entre un MSC (106) et un TRAU (104, 105) est dite interface A.
[0022] L'interface entre un BSC 102 et la BTS 100 est nommée l'interface Abis.
[0023] Dans le cas où le TRAU 104 est implémenté au site MSC, l'interface entre le TRAU
104 et le BSC 102 est appelé Ater.
[0024] Une liaison satellite peut être utilisée au sein de la chaîne de transmission pour
chacune de ces interfaces. La problématique principale de l'insertion d'une liaison
satellite sur l'une de ces interfaces est alors de déterminer comment transmettre
de façon efficace les informations nécessaires tout en minimisant la bande radio nécessaire
de transmission par satellite.
[0025] L'interface Abis connecte un BSC avec une BTS et est constituée d'une ou plusieurs
liaisons à 2 Mbit/s (Standard ITU G703/ G704). C'est une des interfaces qui est classiquement
mise en oeuvre avec une transmission par satellite.
[0026] Cette interface Abis transporte des données de trafic, telle que la voix compressée
et des informations de signalisation.
[0027] Sur l'interface Abis, deux types d'information de signalisation circulent :
- des messages de signalisation échangés avec la BTS, transportés dans un canal spécifique
de signalisation, qui permettent de contrôler à la fois l'équipement BTS lui même
et les terminaux mobiles (MS) qui sont en relation avec elle. Les messages correspondants
sont spécifiés par le GSM dans la spécification TS 08.58 ;
- des informations intrabande (« in band » en anglais) de contrôle qui sont transmises
dans le même flux que les informations de trafic. Ces informations sont transmises,
au sein des trames TRAU. Ces informations sont des « bits de contrôle », complémentaires
des « bits de données », dont la signification est expliquée dans les spécifications
TS 08.60 / 08.61 ;
[0028] Les informations de signalisation du premier type, constituées de messages protocolaires,
sont véhiculées sur des intervalles de temps dédiés, avec typiquement sur l'interface
Abis un débit de 64 kbit/s.
[0029] Chaque lien à 2 Mbit/s de l'interface Abis dispose de 31 intervalles de temps (TS
pour « Time Slots » en anglais) qui sont alloués aux voies de signalisation ou aux
canaux de parole. Selon la typologie du réseau et les choix de codage de la parole,
un lien à 2 Mbit/s sur l'interface Abis peut typiquement être utilisée pour supporter
jusqu'à dix canaux d'accès radio « transmission », dits TRX (en anglais « Transceiver
»). Chaque TRX supporte lui-même huit canaux GSM dédiés à la parole à plein débit
FR ou seize canaux GSM à demi débit HR. La réservation correspondante des canaux de
parole sur l'interface Abis représente pour chaque TRX une allocation de 2 TS à 64
kbit/s (8* 16 kbit/s = 16* 8 kbit/s= 128 kbit/s).
[0030] Selon le dimensionnement du réseau GSM, la BTS est équipée d'un nombre N de TRXs,
ce qui induit une occupation proportionnelle du nombre de TS sur l'interface Abis.
2.2 Les applications satellite
[0031] On décrit en relation avec les figures 2A et 2B un réseau GSM classique mettant en
oeuvre une liaison radio de type satellite.
[0032] Le réseau GSM comprend alors, classiquement, pour chacune des cellules du réseau
cellulaire un MSC 106, un TRAU 104 (tous deux dans le réseau NWK), un BSC 102 ainsi
qu'une station de base BTS 100, assurant les communications aux utilisateurs disposant
d'un terminal mobile T1 et localisés dans la zone de couverture de la BTS 100.
[0033] Toujours en relation avec la figure 2A et 2B, l'ensemble comprenant les transcodeurs
TRAU (104, 105) et le ou les centres de communication réseau MSC (106) qui sont compris
au sein du réseau NWK constitue le coeur du réseau cellulaire et est appelé réseau
de connexion central.
[0034] De plus, une liaison radio LR est mise en oeuvre au niveau de l'interface Abis, entre
le BSC 102 et la BTS 100. Cette liaison radio LR est par exemple assurée par un système
radio par satellite contenant des antennes 10 d'émission-réception de chaque côté
de l'interface Abis, et un satellite 11.
[0035] On notera qu'il est possible en fait d'insérer une liaison radio par satellite au
niveau de chacune des interfaces mises en oeuvre dans le système GSM : A, Abis, Ater.
Mais l'insertion d'une telle liaison satellite au niveau de l'interface Abis, c'est-à-dire
entre des BSC et des BTS, est préférée pour étendre le service GSM à des localisations
géographiques distantes et de faible densité d'utilisateurs avec des coûts d'infrastructure
minimaux.
[0036] De façon à éviter toute confusion, il est important de noter que dans une telle implémentation,
deux types de systèmes radio sont mis en oeuvre, mais qu'ils n'ont pas le même rôle
:
- Le réseau GSM en lui-même utilise de premières liaisons radio pour communiquer, et
notamment pour effectuer la transmission entre les BTS et les utilisateurs de terminaux
mobiles.
[0037] Le système satellite consiste en une seconde liaison de transmission radio. Classiquement,
un dispositif appelé Hub alloue les ressources radio nécessaires à la transmission
des données par satellite entre BSC et BTS.
[0038] Concrètement, lorsque deux utilisateurs sont en communication, la réalisation usuelle
dans un réseau GSM demande que le flux de parole transite par le BSC, ainsi que par
le TRAU et le MSC. Ceci nécessite alors l'allocation de ressources sur deux canaux
de la liaison satellite : la voie montante et la voie descendante. Ceci reste notamment
valable quelle que soit la position des utilisateurs (appelant et destinataires),
sans que l'éventuelle proximité de ceux-ci soit prise en compte.
2.3 Architecture de bouclage connue
[0039] En relation avec la figure 2B, selon une architecture connue, un adaptateur de station
CST 100A et un adaptateur de passerelle CSG 102A pour permettre le bouclage des communications
dans une zone de bouclage locale. Un bouclage local peut ainsi être obtenu en bouclant
localement les communications de deux terminaux qui se trouvent contrôlé par une même
BTS ou comme cela est présenté en figure 2B, dans une zone contrôlée par un unique
adaptateur de station 100A. Au sein de cette architecture connue, il est donc possible
de ne pas transmettre toutes les données au MSC 106 (ni au BSC 102 et ni au TRAU 104,
105). On n'utilise donc pas le réseau de liaison d'amenée (réseau intercalaire) qui
utilise la liaison radio LR, ce qui permet d'économiser de la bande passante et de
diminuer le temps de transit des données formant la communication.
3 Inconvénients de l'art antérieur
[0040] A ce jour, la mise en oeuvre d'une liaison radio, par satellite notamment, entre
les stations de base BTS et leurs BSC correspondant d'un réseau cellulaire entraîne,
lors d'une communication entre deux utilisateurs desservis chacun par une BTS différente
connectée par satellite, l'allocation de deux canaux radio : un premier pour l'appelé
et un second pour l'appelant.
[0041] En effet, l'application usuelle demande que la parole « remonte » jusqu'au MSC du
réseau GSM. Le flux de parole passe alors deux fois par le satellite (ou par le réseau
à liaison d'amenée). Une communication d'une première cellule contrôlée par une première
BTS à une deuxième cellule contrôlée par une deuxième BTS souffre donc inutilement
de l'ajout de deux fois le délai de transfert par satellite, de l'ordre de 250 millisecondes
et de la transmission de l'intégralité des données à leurs contrôleurs de stations
de base respectifs (BSCs). L'existence de ce double lien satellite et de cette transmission
de données aux BSCs ajoute donc non seulement un temps de transmission non négligeable
qui rejaillit sur la qualité de la communication perçue par les utilisateurs, mais
elle est de plus très coûteuse.
[0042] Ainsi, il n'existe à ce jour aucun moyen permettant de spécifier le caractère de
proximité d'un appel d'une première cellule contrôlée par une première BTS à une deuxième
cellule contrôlée par un deuxième BTS. Les techniques actuelles ne gèrent donc pas
une telle configuration de manière optimisée.
[0043] En d'autres termes, toujours en relation avec la figure 2A, un terminal T1, situé
dans la zone de couverture de la BTS 100 qui souhaite entrer en communication avec
un terminal T2, situé dans la zone de couverture d'une BTS 101 utilise deux fois les
services du satellite 11 par le biais de la liaison radio LR. Les données sont transmises
par la BTS 100 au BSC 102 et au TRAU 104 dont elle dépend. Le TRAU 104 communique,
également par une liaison classique à un TRAU 105 et BSC 103 dont dépend la BTS 101.
Ainsi, pour établir la communication, les données transitent jusqu'aux BSC et TRAU,
en utilisant deux fois la liaison radio satellitaire : une fois pour aller de la BTS
100 au BSC 102 / TRAU 104 et une fois pour aller du TRAU 105 / BSC 103 à la BTS 101.
[0045] Le document
EP 1 603 351 du 7 décembre 2005 traite d'une méthode et d'un dispositif de routage local. Ce document
EP 1 603 351 divulgue plus particulièrement une méthode et un dispositif chargé de surveiller
les données qui transitent entre des terminaux lors de l'établissement d'un canal
de communication montant et d'un canal descendant. Lorsque des données surveillées
révèlent que les terminaux se situent dans une même zone de bouclage, le dispositif
est chargé de router localement les données entre les terminaux, sans transmission
du trafic au commutateur d'appel.
[0047] Le document
EP-1968258 du 10 septembre 2008 porte sur une opération de bouclage dans laquelle in insère, au sein de données de
parole, des marqueurs afin de détecter la possibilité de réaliser un bouclage.
4 Exposé de l'invention
[0048] Ces différents objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront par la suite, sont
atteints à l'aide d'un procédé de transmission de données échangées par deux terminaux
d'un réseau cellulaire de radiocommunication chacun desdits terminaux étant respectivement
associé à une station de base dudit réseau cellulaire.
[0049] Selon l'invention, un tel procédé comprend :
- une étape d'identification d'un chemin de transmission raccourci entre lesdites stations
de base ;
- une étape de transmission d'au moins une partie desdites données par l'intermédiaire
dudit chemin de transmission raccourci, dite opération de bouclage intercellulaire.
[0050] Selon l'invention, les données peuvent comprendre des données de parole, des données
audio/vidéo ou des données textuelles.
[0051] Ainsi, l'invention permet de ne pas transmettre au moins un partie des données à
d'autres composant du réseau (tels que des contrôleurs de station de base, des transcodeurs,
des « hubs » satellitaires) En d'autres termes, les ressources du réseau sont économisées
et les temps de transit des données sont réduits par le fait que les stations de bases
communiquent directement entre elles. Ainsi, lorsque la communication entre deux terminaux
nécessite l'utilisation d'une liaison satellitaire, l'invention permet de ne pas passer
deux fois par cette liaison, mais une seule et unique fois en permettant une communication
entre les stations de base sans passer par les contrôleurs de station de base.
[0052] L'invention fournit une technique qui assure un gain important en termes de qualité
de service (délai) et de coût par rapport aux techniques classiques de l'art antérieur
dans des situations de communications présentant un caractère de proximité, c'est-à-dire
lorsque les stations en communication sont suffisamment proches l'une de l'autre,
car situées dans des cellules qui sont certes contrôlées par des station de base différents,
mais qui peuvent entrer en communication sans qu'il soit nécessaire de transmettre
l'intégralité des données aux contrôleurs de stations de base respectifs auxquelles
elles sont connectées. En d'autres termes, ces cellules sont accessibles par le biais
d'un réseau d'amené maillé, (un tel réseau permettant de relier directement une station
de base à une autre). L'invention permet d'éviter de multiples transmissions au travers
de ce réseau maillé en permettant à un premier terminal situé dans une première cellule
de communiquer avec un deuxième terminal situé dans une deuxième cellule sans faire
transiter le flux par les contrôleurs de stations de base.
[0053] La technique de l'invention permet également de diminuer les coûts d'un système de
communication, tout en maintenant une qualité de service équivalente, voir meilleure
que celle obtenue avec les techniques classiques.
[0054] L'invention n'est nullement limitée à une mise en oeuvre au sein d'un seul réseau
cellulaire comprenant un seul centre de commutation du service mobile MSC. L'invention
permet d'optimiser la transmission des données y comprîmes lorsque les stations de
base appartiennent à des réseaux cellulaires différents, ces réseaux cellulaires pouvant
éventuellement être gérés par des opérateurs de télécommunication différents.
[0055] Selon un mode de réalisation original de l'invention, ledit procédé de transmission
de données échangées par deux terminaux d'un réseau cellulaire de radiocommunication,
chacun desdits terminaux étant respectivement associé à une station de base dudit
réseau cellulaire, lesdites stations de base dudit réseau cellulaire étant contrôlées
par au moins un contrôleur de station de base, lesdites données comprenant des informations
de signalisation, selon un protocole de gestion globale dudit réseau cellulaire, et
des données utiles, représentatives d'une communication entre lesdits terminaux.
[0056] Selon l'invention, un tel procédé comprend en outre une étape de séparation des données
délivrées par un premier desdits terminaux en deux sous-flux, un premier sous-flux
comprenant au moins une partie des informations de signalisation, dit sous-flux de
maintien de la communication à un niveau de gestion globale, et un second sous-flux,
comprenant au moins une partie desdites données utiles, dit sous-flux de données utiles.
[0057] Ainsi, l'invention permet d'éviter des temps d'attente dus à la mise en oeuvre du
protocole de gestion globale et par la même occasion de réduire la bande passante
nécessaire à la transmission des données vers les contrôleurs de stations de base.
En effet, en transmettant directement le sous-flux des données utiles d'une station
de base à une autre, les utilisateurs n'ont pas à subir des temps de transfert excessifs,
notamment lors de l'utilisation de canaux de transmission satellitaires entre les
stations de bases et les contrôleurs de stations de base. Les données utiles (telles
que les données de parole) sont transmises directement d'une station de base à une
autre sans passer par le contrôleur de station de base.
[0058] La séparation des données délivrées par le premier terminal peut soit être mise en
oeuvre au sien même de la station de base dont dépend le premier terminal ou dans
un équipement spécifique qui peut remplir cette fonction.
[0059] En d'autres termes, dans un mode de réalisation spécifique de l'invention dans lequel
un satellite est utilisé comme élément de transfert de données entre les stations
de base et les contrôleurs de station de base, l'invention permet de mettre en oeuvre
un bouclage au niveau de plusieurs interfaces « Station de Base/Réseau maillé », via
plusieurs adaptateurs lorsque l'appelant et le destinataire sont chacune dans des
stations de base différentes et ne dépendant pas de la même terminaison radio et donc
du même adaptateur Station de base/Réseau maillé.
[0060] Selon une caractéristique particulière de l'invention, ledit procédé de transmission
comprend une étape de d'analyse du contenu de tout ou partie desdits messages de signalisation,
ladite étape d'analyse incluant une étape de recherche et détection dans ledit contenu
desdits messages de signalisation d'informations indicatives d'une activité de trafic.
[0061] Préférentiellement, ladite étape d'analyse de tout ou partie des messages de signalisation
est mise en oeuvre par un dispositif situé en amont d'au moins une station de base
du réseau cellulaire et en aval d'un contrôleur de station de base.
[0062] Préférentiellement, ladite opération de bouclage intercellulaire est mise en oeuvre
par un dispositif situé en amont d'au moins une station de base du réseau cellulaire
et en aval d'un contrôleur de station de base.
[0063] Par exemple, c'est le même dispositif qui met en oeuvre les étapes d'analyse et de
bouclage intercellulaire précité.
[0064] L'invention repose ainsi sur une approche tout à fait nouvelle et inventive de bouclage
direct des données échangées entre un appelant et un appelé lorsque ceux-ci sont directement
connectables par le réseau maillé (par l'intermédiaire des stations de base) On dit
alors que cet appelant et cet appelé sont situé dans un ensemble de bouclage, c'est-à-dire
qu'il sont connectés à des stations de base qui peuvent communiquer directement entre
elles. L'invention met en oeuvre pour ce faire une stratégie de détection selon laquelle
on espionne et analyse le flux de signalisation contenant une succession de messages
uniquement destinés aux équipements du réseau cellulaire, et, ou, ou en combinaison,
les données échangées entre les usagers. En fonction des résultats de cette analyse,
le procédé de l'invention boucle les données à transmettre pendant une communication,
si cette dernière présente un caractère de proximité, et ceci de façon totalement
transparente pour le réseau cellulaire, qui n'a aucune connaissance de ce bouclage.
Le fonctionnement du réseau cellulaire n'est alors aucunement perturbé.
[0065] Ce procédé permet alors de gagner judicieusement en termes de délai de transmission.
De plus, il s'applique à tout type de données, telles que des données à forte contrainte
temps réel, comme la parole, mais aussi aux autres types de données classiquement
échangées via un réseau cellulaire, à savoir un texte, une image, etc.
[0066] Ainsi, le procédé permet de reboucler les données transmises entre deux utilisateurs
lorsque leurs terminaux mobiles dépendent de stations de base différentes, c'est-à-dire
lorsqu'ils ne sont pas situés dans une même cellule du réseau cellulaire.
[0067] On note que dans le cas du GSM, une station de base est dite BTS, et le procédé est
alors mis en oeuvre en amont d'une liaison Abis ou d'un ensemble de liaisons Abis.
Cependant, de façon plus générale, l'invention s'applique aussi à tout réseau cellulaire
mettant en oeuvre des stations de base, telles que l'UMTS notamment, qui correspond
à une évolution du réseau GSM.
[0068] Avantageusement, la station de base étant contrôlée par un contrôleur de stations
de base parmi une pluralité de contrôleurs de stations de base et la ou les stations
de base (BTS) étant connectées avec le ou les contrôleurs de stations de base via
un réseau de connexion, le bouclage intercellulaire consiste à acheminer tout ou partie
des données échangées entre l'appelant et l'appelé sans transit par le ou les contrôleurs
de stations de base (BSC).
[0069] Ainsi, dans un réseau cellulaire tel que le GSM par exemple, dans lequel les stations
de base sont contrôlées par un contrôleur de stations de base, dit BSC, le procédé
de l'invention met en oeuvre un bouclage entre deux utilisateurs en communication,
de façon que toutes les données rebouclées ne sont pas remontées jusqu'aux BSC respectifs
des deux stations de base (BTS). Elles sont directement rebouclées (c'est-à-dire que
les données sont transmises directement d'une BTS à un autre). Ceci diffère donc d'une
mise en oeuvre classique d'un réseau cellulaire, dans lequel toutes les données sont
systématiquement transmises au contrôleur de stations de base, quelle que soit la
localisation des interlocuteurs. Le procédé de l'invention permet alors d'économiser
des étapes de double compression/décompression des données, ou encore de transcodage,
et des délais de transmission trop important notamment dans le cas particulier de
la parole, et ceci de façon transparente pour le réseau cellulaire, qui n'a pas connaissance
du bouclage.
[0070] De façon avantageuse, la succession des messages de signalisation formant un flux
de signalisation, la stratégie de détection inclut une étape d'injection dans les
flux de signalisation d'au moins une information de traçage au niveau de l'appelant
et/ou de l'appelé, et à reconnaître l'information de traçage injectée dans au niveau
de l'autre des interlocuteurs.
[0071] Dans un mode de réalisation de l'invention, l'invention met ainsi en oeuvre sa stratégie
de détection du caractère proche d'un appel en injectant une information de traçage
dans les flux de signalisation correspondant à chacun des deux interlocuteurs en cours
de communication. On entend par flux de signalisation la succession des messages de
signalisation. L'injection d'une information de traçage dans le flux de signalisation
peut alors consister à injecter un message spécifique parmi les messages déjà existants,
ou bien à injecter une information au sein des messages eux-mêmes. L'objectif est
alors de retrouver cette même information dans chacun des flux de signalisation de
l'appelant et l'appelé.
[0072] Dans un mode de réalisation de l'invention et en situation de bouclage, seule une
partie desdites données échangées entre l'appelé et l'appelant, localisés dans l'ensemble
de bouclage, sont transmises à au moins un des contrôleurs de stations de base.
[0073] Ce mode de réalisation permet de répondre aux exigences d'écoute légale, selon lesquelles
toute information transmise doit transiter par un centre de commutation du service
mobile. L'objectif de gain en termes de délai et d'économie de compression/décompression
est maintenu, l'invention permet alors de n'utiliser la liaison radio seulement pour
remonter les données. Ceci diffère des techniques classiques beaucoup plus coûteuses,
selon lesquelles les données sont remontées jusqu'au contrôleur de station de base
et en reviennent. L'invention permet de ne transmettre au contrôleur de station de
base que des données utiles à la synchronisation, c'est-à-dire de ne transmettre au
contrôleur de station de base que les informations nécessaires pour que ce dernier
soit au fait de la communication en cours entre l'appelant et l'appelé sans toutefois
lui transmettre l'intégralité de cette information.
[0074] Selon un mode de réalisation spécifique du procédé de l'invention, ladite première
phase de détection est mise en oeuvre dans un premier module situé dans une partie
centrale du réseau, et ladite deuxième phase de déclenchement d'une opération de bouclage
intercellulaire est mise en oeuvre dans ledit ensemble de bouclage dudit réseau cellulaire
sous commande dudit premier module.
[0075] Par exemple, la première phase de détection est mise en oeuvre au sein d'un module
proche du centre de contrôle du réseau maillé et la phase de déclenchement du bouclage
intercellulaire est mise en oeuvre par deux modules situés chacun respectivement en
amont des stations de base dont ils ont la charge.
[0076] L'invention concerne par ailleurs un réseau cellulaire mettant en oeuvre le procédé
précédemment décrit.
[0077] Selon l'invention, dans un tel réseau cellulaire l'ensemble des stations de base
dépend d'un centre de contrôle de réseau et définit un ensemble de bouclage, chaque
station de base, ou chaque ensemble de station de base relié à un même équipement
de transmission vers les contrôleurs de station de base, est avantageusement équipé
d'un équipement local adaptateur comprenant :
- des moyens de détection du besoin de bouclage intercellulaire ;
- des moyens de réalisation de l'opération de bouclage intercellulaire ;
- des moyens de détection du besoin de débouclage intercellulaire ;
- des moyens de réalisation du l'opération de débouclage intercellulaire ;
- les moyens mettant en oeuvre le procédé tel que décrit précédemment.
[0078] Selon un autre mode de réalisation du réseau cellulaire selon l'invention,
- un ensemble de bouclage est constitué d'une station de base, ou d'un ensemble de stations
de base reliées à un même équipement de transmission vers les contrôleur de stations
de base, est équipée d'un dispositif local adaptateur et,
- le réseau comprend un dispositif optimiseur.
[0079] Dans ce mode de réalisation,
- ledit dispositif optimiseur central possède des moyens de détection d'un besoin de
bouclage intercellulaire et/ou de débouclage intercellulaire dans un ensemble de bouclage
;
- le dispositif optimiseur comprend des moyens d'émission d'une commande de bouclage
intercellulaire et/ou de débouclage intercellulaire à tout dispositif adaptateur situé
dans un ensemble de bouclage dans lequel il a détecté ledit besoin de bouclage et/ou
de débouclage ;
- chacun desdits dispositifs adaptateurs possède des moyens de réalisation de l'opération
de bouclage intercellulaire ou de débouclage intercellulaire sous contrôle de la commande
de bouclage intercellulaire ou de débouclage intercellulaire respectivement ;
- le réseau intercellulaire comprend lesdits moyens mettant en oeuvre le procédé tel
que décrit précédemment.
[0080] L'invention concerne tout réseau cellulaire, du type comprenant au moins une station
de base contrôlée par un contrôleur de stations de base et une infrastructure de réseau
avec lequel le contrôleur de stations de base est en connexion, l'infrastructure de
réseau incluant :
- soit au moins une liaison de type radio à ressources partagées pour relier le ou les
stations de base à leur contrôleur de stations de base ;
- soit au moins une liaison de type IP pour relier le ou lesdites stations de base à
leur contrôleur de stations de base ;
- soit même une liaison d'amenée maillé quelconque.
[0081] L'invention concerne également un dispositif optimiseur de transmission de données
échangées par deux terminaux d'un réseau cellulaire de radiocommunication chacun desdits
terminaux étant respectivement associé à une station de base dudit réseau cellulaire.
Selon l'invention, un tel dispositif optimiseur comprend :
- des moyens d'identification d'un chemin de transmission raccourci entre lesdites stations
de base ;
- des moyens de détection d'un besoin de bouclage intercellulaire et/ou de débouclage
intercellulaire dans un ensemble de bouclage ;
- des moyens d'émission d'une commande de bouclage intercellulaire et/ou de débouclage
intercellulaire à tout dispositif adaptateur situé dans ledit ensemble de bouclage
dans lequel il a détecté ledit besoin de bouclage et/ou de débouclage ;
[0082] Enfin, l'invention concerne tout équipement local détecteur et/ou adaptateur mettant
en oeuvre le procédé tel que décrit précédemment.
5 Liste des figures
[0083] D'autres caractéristiques et avantages de modes de réalisation de l'invention apparaîtront
à la lecture de la description suivante de plusieurs modes de réalisation préférentiel
de l'invention, donnés à titre d'exemple indicatif et non limitatif (tous les modes
de réalisation de l'invention ne sont pas limités aux caractéristiques et avantages
de ce mode de réalisation préférentiel), et des dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une présentation simplifiée de l'architecture GSM ;
- la figure 2A est un exemple d'une architecture GSM faisant intervenir un réseau d'amenée
;
- la figure 2B est un autre exemple d'une architecture GSM faisant intervenir un réseau
d'amenée;
- la figure 3A est une présentation d'un bouclage intercellulaire dans une configuration
comparable à celle de la figure 2A, et dans lequel le réseau 12 est un réseau IP ;
- la figure 3B est une présentation d'un bouclage intercellulaire dans une configuration
comparable à celle de la figure 2B, et dans lequel le réseau 12 est un réseau IP ;
- la figure 4A détaille les composantes des données transmises de manière classique
au travers du réseau d'amenée ;
- la figure 4B détaille la transmission des données de synchronisation selon l'invention
au travers du réseau d'amenée lors d'un bouclage ;
- la figure 5 décrit sommairement un dispositif optimiseur selon l'invention.
6 Description de différents modes de réalisation particuliers de l'invention
6.1. Principe général
[0084] L'invention repose alors sur une approche tout à fait nouvelle et inventive de transmission
de flux de parole dans un réseau GSM mettant en oeuvre une liaison de transmission
radio, dans le cas où deux utilisateurs dépendent d'une même station de base ou de
deux stations de base proches, en introduisant un dispositif connectant, au sein d'un
ensemble de bouclage, deux stations mobiles : on réalise un bouclage intercellulaire
lorsque deux utilisateurs du réseau cellulaire sont en communication dans un ensemble
de bouclage, qui peut regrouper plusieurs BTS.
[0085] En d'autres termes, plutôt que d'utiliser la liaison radio pour transmettre les données
d'une première BTS vers un premier BSC (associé à un transcodeur TRAU) puis du second
BSC (associé à une autre transcodeur TRAU) vers une seconde BTS à laquelle il est
attaché, l'invention se propose d'utiliser la liaison radio pour transmettre les données
directement de la première BTS vers la deuxième BTS, réalisant ainsi un bouclage intercellulaire.
L'invention permet ainsi d'économiser des ressources radio tout en améliorant les
qualités de communication puisque ne passant pas inutilement et plusieurs fois par
un même réseau maillé (pouvant être mis en oeuvre par une liaison satellitaire).
[0086] On rappelle que, classiquement, le BSC communique avec la ou les BTS qui en dépendent
en transmettant d'une part des données de signalisation, via des voies de signalisation,
et des données de trafic, contenant les données utiles, via une voie de trafic.
[0087] L'invention consiste alors, dans une stratégie de détection de bouclage intercellulaire,
à analyser les données de signalisation (à l'aide d'un dispositif optimiseur adéquat
par exemple), tout en les transmettant, pour en déduire :
- les possibilités de bouclage intercellulaire, permettant d'éviter la communication
de données au BSC, et permettant de réduire le temps de transmission de données ;
- et dans un mode de réalisation préférentiel, les ressources radio à allouer à la liaison
satellite afin de diminuer les coûts.
[0088] En d'autres termes, on « espionne » les messages et les informations de contrôle,
qui ne sont pas à l'origine destinés au système satellite ou au contrôleur de réseau
(NCC), mais dont le contenu est analysé de façon à découvrir des possibilités de bouclage
intercellulaire (sous la forme d'un chemin de transmission raccourci) et d'optimiser
les ressources radio à allouer.
[0089] Plus précisément, l'invention, dans un mode de réalisation préférentiel peut être
mise en oeuvre par deux types de dispositifs respectivement présentés en figure 2A
et 2B : un adaptateur de station de base (100A et 101A), un adaptateur de passerelle
(102A et 103A).
[0090] Ces dispositifs généralement nommés des adaptateurs, sont situés, dans le mode de
réalisation présenté en figure 2A et 2B, à chacune des interfaces citées précédemment.
Ils présentent comme des moyens dont la fonction est d'observer et d'analyser le contenu
des signalisations initialement destinées aux entités comprises dans le réseau cellulaire
(BSC et BTS).
[0091] Un troisième dispositif (107), dit dispositif optimiseur CSO, est chargé d'analyser
le contenu des signalisations qui transitent.
[0092] Dans un mode de réalisation particulier, l'adaptateur 100A peut faire partie intégrante
de la BTS 100.
[0093] L'échange des données au niveau des interfaces liées au réseau cellulaire, est généralement
de type circuit, ou « circuit virtuel », du fait que les données à transmettre correspondent
principalement à de la voix, nécessitant un délai court et très peu variable. Cependant,
ces mêmes données sont transformées pour être échangées sous forme paquets sur les
liaisons satellite LR et IP. Les adaptateurs 100A et 102A ont donc pour fonction de
transformer ces données du mode circuit vers le mode paquet et réciproquement.
[0094] Selon l'invention, l'optimiseur CSO 107, qui permet d'identifier la possibilité de
la transmission des données utiles sans passer par les BSC, est connecté au réseau
IP. Dans le mode de réalisation des la figures 2A et 2B, cet optimiseur CSO 107 est
en coupure (ou en parallèle) sur le réseau maillé. Dans un autre mode de réalisation,
l'optimiseur CSO 107 peut être connecté au réseau IP et mettre en oeuvre l'invention
en espionnant les paquets IP qui transitent entre le « hub » (par l'intermédiaire
du NCC par exemple) et les contrôleurs de station de base (BSC). L'invention n'est
donc nullement limitée à la mise en oeuvre de l'optimiseur CSO 107 en coupure ou en
parallèle.
[0095] Le dispositif optimiseur CSO est représenté sur les figures 2A, 2B, 3A, 3B, 4A, 4B
à divers emplacements dans les réseaux de communication. Le réseau de communication
12 est le réseau maillé (par exemple un réseau IP) auquel les stations de base et
les autres équipements des réseaux GSM sont connectés. Le dispositif optimiseur 107
peut être connecté directement au réseau maillé (un réseau satellitaire par exemple)
qui sert d'interface entre les BTS et les BSC comme cela est présenté en figure 3A,
4A et 4B. Il peut également être connecté à tout autre réseau (NWK) qui permet de
relier les BSC (102, 103) tel que présenté aux figures 2A et 2B. Le dispositif optimiseur
CSO 107 peut également, comme cela est présenté à la figure 3B, se situer au niveau
du CSG 102A ou encore du CST 101A (non représenté). Ce dispositif optimiseur CSO 107
peut également être situé au coeur de ces équipements susmentionnés, c'est-à-dire
être implémenté au sein d'une station de base BTS, d'un contrôleur de station de base
BSC par exemple.
[0096] Le dispositif optimiseur CSO 107 dispose, selon l'invention, d'une vision globale
du ou des réseaux d'accès interconnecté. A ce titre, il est capable de grouper des
BTS et de construire des relations dans des groupes de BTS pour permettre l'identification
ultérieure de chemins raccourcis de transmission de données et donc de définir des
ensembles de bouclage. Le dispositif optimiseur CSO 107 comprend également des moyens
de communiquer aux dispositifs locaux (CSG 102A ou encore du CST 101A, voir ci-après),
en plus de la commande ordonnant le bouclage intercellulaire, des adresses réseaux
permettant d'identifier les BTS au travers desquelles les données du flux doivent
être routées et éventuellement des informations complémentaires comme la meilleure
route ou la classe de service pour le flux concerné.
[0097] Selon l'invention, le dispositif optimiseur CSO 107 peut être situé n'importe où
sur le réseau maillé. De plus les fonctions du dispositif optimiseur CSO peuvent être
intégrées directement dans un des dispositifs locaux CST 101A ou CSG 102A par exemple.
[0098] Le principe général de bouclage intercellulaire de l'invention dans le cas d'un réseau
à liaison d'amenée radio à ressources partagées, est illustré en relation avec les
figures 3A, 4A et 4B.
[0099] L'approche selon l'invention est de transmettre en non bouclé une partie des informations
de contrôle, en limitant le bouclage aux données utilisateurs (données utiles) proprement
dites. Seule une telle approche permet le bouclage intercellulaire.
[0100] L'invention permet ainsi de faire en sorte que toutes les fonctions de contrôle entre
BTS et TRAU fonctionnent à l'identique du cas bouclé, éventuellement avec des données
utiles factices. La différence entre mode bouclé et non bouclé ne porte alors que
sur les données utiles proprement dite, les BTS et les TRAU déroulent leurs protocoles
de transmission sans émulation intermédiaire, donc à l'identique en mode bouclé et
en mode non bouclé.
[0101] Techniquement, l'invention distingue deux types de fonctions remplies par le protocole
entre BTS et TRAU, et les informations correspondantes :
- « Type I » : la transmission des données utilisateur proprement dite (données utiles,
c'est-à-dire les informations qui encodent la parole);
- « Type II » : des fonctions de contrôle, connexion par connexion, comme par exemple
la synchronisation, qui consiste à contrôler le moment précis auquel un TRAU envoie
une trame vers la BTS.
[0102] Toutes les fonctions dont il est question mettent en jeu des échanges entre BTS et
TRAU décrites par le protocole spécifié dans la 08.60 [3].
[0103] Le principe est de mettre en place un protocole de fond entre CST et CSG (et donc
passant par le réseau intercalé lorsqu'il existe), mettant en oeuvre des échanges
de faible volume entre CST et CSG, transportant tout ou partie des données de protocole
nécessaire pour les fonctions de « type II », mais sans les informations de « type
1 ».
[0104] En d'autres termes, on conserve les fonctions de « type II » à l'identique du cas
non bouclé. Les deux TRAU restent donc en communication avec leurs BTS respectives
pour ces fonctions. Par exemple, la fonction d'alignement temporel (contrôle par la
BTS du moment d'envoi de trames par le TRAU) est maintenue dans l'état bouclé à l'identique
du cas non bouclé.
[0105] En d'autres termes, et de manière imagée, on peut considérer que ce protocole de
fond selon l'invention met en place un système d'échange de wagons, des places (des
intervalles dans un flot), sur lesquels on met ou on ne met pas de conteneurs (des
données encodant de la parole) selon que le mode de bouclage (non bouclé, bouclé sans
remontée des données utilisateur, bouclé avec remontée des données utilisateur, ...).
[0106] Le protocole de fond assure principalement l'alignement temporel. A titre d'exemple,
il gère nécessairement au minimum les champs suivants d'une trame TRAU FR/EFR telle
que définie par [3], c'est à dire les champs impliqués dans la fonction de contrôle
de l'alignement temporel :
- Bits C6-C11 des trames BTS vers TRAU (commande de décalage de début de trame)
- Bits T1-T4 aussi bien dans le sens BTS-TRAU que dans le sens TRAU-BTS (ces bits sont
en nombre variable, et permettent de contrôler finement la taille de la trame et donc
l'instant de départ de la trame suivante)
- Bits C6-C11 des trames TRAU vers BTS (acquit de décalage de début de trame)
[0107] Le procédé de l'invention peut avantageusement être mis en oeuvre au sein d'équipements
intermédiaires tels que les CST qui interviennent en coupure entre les BTS et les
TRAU.
[0108] Les deux figures 4A et 4B illustrent graphiquement la méthode. Les références numériques
aux figures précédentes ont été conservées pour plus de clarté.
[0109] Dans la figure 4A, lorsque aucun bouclage n'est mis en oeuvre, les données échangées
entre BTS et TRAU comprennent aussi bien les données de « type I » (« wagons ») que
les charges utiles (représentées par divers carrés).
[0110] Les données de « type I » transmises sur le segment BTS vers TRAU permettent à la
BTS de contrôler la position des wagons sur le segment TRAU vers BTS. Ainsi, dans
le mode de fonctionnement classique sans bouclage, les données de « type I » comprennent
des trames contenant de la parole (TP), des données de confort (TBC) et des trames
vides (permettant de réaliser des contrôles).
[0111] Dans le cas où la méthode décrite ici est appliquée (figure 4B), les échanges de
trames sont conservés. Du côté CST (100A), la charge utile (parole) est retirée des
trames montantes (des trames en direction du CSG 102A et du TRAU 104). Ces charges
utiles sont remplacées par de la parole factice (TPF), au niveau du CSG. Les trames
de paroles (TP, TBC) quant à elles sont routées directement ver le CST 101A et enfin
insérées sur les wagons descendants à destination de la BTS 101. Ainsi, la bande passante
nécessaire dans le réseau maillé est grandement diminuée, car seules des trames vides
y circulent.
[0112] De plus, la conservation des trames (même vides) selon l'invention permet aux équipements
de la partie haute du réseau de conserver la réception de données (factices) permettant
la conservation des fonctions avancées (messages courts, positionnement, répondeur)
pour les terminaux qui sont en situation de bouclage (local ou intercellulaire).
6.1.1 Duplication/destruction de charges utiles
[0113] Les trames sont de différentes natures, et la fonction de bouclage dans le CST B
101A n'est pas aussi simple que de mettre le conteneur en provenance du CST A 100A
sur la prochaine trame. Un fonctionnement en mode FIFO (file d'attente premier arrivé
premier servi) est insuffisant. L'insertion ou la suppression de conteneur sont des
fonctionnalités nécessaires au bouclage. Deux exemples suivent.
6.1.1.1 Insertion
[0114] Dans le sens TRAU vers BTS, des trames sont envoyées même en absence d'activité vocale.
Ces trames contiennent l'encodage du bruit de confort (« confort noise frames »).
Par contre, dans le sens BTS vers TRAU, l'inactivité vocale se traduit par l'absence
d'émission de la part du terminal mobile, donc par des trames de type « donnée erronées
» (Bad Frame). Le dispositif de bouclage doit donc mémoriser le dernier conteneur
reçu en provenance de la BTS 100 et contenant une trame de bruit de confort, et remplir
les wagons vers la BTS 101 avec une copie de ce conteneur.
[0115] Une datation fine des trames envoyées du CST 102A vers le CST 103A pourrait simplifier
la gestion de la file d'attente, en donnant un critère simple aussi bien pour les
insertions que pour les destructions. (La difficulté technique n'existe que dans le
cas où les CST sont distincts, et vient de la marge qu'il va falloir mettre pour prendre
en compte les différences de temps de transmission à travers le réseau intercalé.
Une trame peut arriver « trop tôt ».)
6.1.1.2 Suppression
[0116] Si une trame d'exploitation et maintenance est envoyée du TRAU vers la BTS, il n'est
pas possible d'y mettre un conteneur en attente. Le dispositif doit alors supprimer
un conteneur éventuel.
[0117] Par ailleurs un asynchronisme entre BTS peut entraîner une dérive faisant que la
file d'attente au CST 102A se remplit plus vite qu'elle ne se vide. Cela peut amener
le besoin de supprimer des données anciennes venant du CST 103A, en faveur de données
plus récentes. Dans le cas de CST physiquement distincts, la marge compensant la variabilité
du temps de transmission doit être prise en compte dans la décision de suppression
de données.
6.2. Stratégie de détection
[0118] De façon à réaliser le bouclage de la parole, il est avant tout nécessaire de détecter
de façon fiable la localisation relative de deux utilisateurs impliqués dans une même
communication. Les stratégies de détection du caractère de proximité permettent de
détecter des telles possibilités de bouclage. Ces stratégies de détection peuvent
comprendre la détection par l'analyse des messages de signalisation (message CONNECT
de deux demi-appels).
[0119] Dans un réseau cellulaire tel que le système GSM, dès qu'un utilisateur émet ou reçoit
un appel, les équipements génèrent une suite d'échanges de messages de signalisation,
réalisant un « appel départ » ou un « appel arrivée ». Le réseau gère donc une quantité
importante de « demi-appels » de ce type. Lorsque deux utilisateurs sont en communication,
le demi-appel départ de l'appelant est fortement corrélé au demi-appel arrivé du destinataire.
[0120] Une autre possibilité de détection peut se baser sur une analyse du flux de parole
(la corrélation directe des flux de parole est réalisée au début de la communication
et déclenche le bouclage quand le mode TFO est utilisé)
6.3. L'exigence légale de l'écoute
[0121] Le bouclage intercellulaire selon l'invention a pour conséquence que le MSC ne reçoit
pas le flux de parole (les données utiles ne sont transmises qu'à la station de base).
Dans certains pays ou réseaux la possibilité d'écoute légale est obligatoire, et la
parole doit passer par un MSC pour que l'écoute légale telle que spécifiée dans le
standard soit possible.
[0122] Pour pallier à ce problème, l'invention propose alors, dans un mode de réalisation
particulier, de remonter le flux de parole jusqu'au MSC. Une telle technique restreint
le gain obtenu par le bouclage intercellulaire, mais ne l'annule pas.
[0123] En effet, on rappelle que sans bouclage, chaque sens de la parole passe deux fois
par le réseau maillé. Or même en remontant la totalité de l'information aux BSCs puis
au MSC, la parole est quand même également complètement transférée directement entre
BTS ce qui réduit de moitié le temps de transfert entre deux terminaux.
[0124] La technique de l'invention est basée sur le fait que la redescente de la parole
peut être supprimée sans restreindre la possibilité d'écoute légale.
[0125] Plus précisément, deux utilisateurs de stations mobiles T1 et T2 sont en communication
et sont localisés dans un même ensemble de bouclage (un groupe de BTS). Ils sont donc
dans l'ensemble de bouclage et un bouclage est effectué sur les deux flux de parole.
De façon à répondre aux exigences d'écoute légale, l'adaptateur 100A combine les deux
flux de parole pour les faire remonter jusqu'au MSC dans un signal via le réseau maillé
12 et le BSC 102.
[0126] Il est aussi possible de remonter les deux flux indépendamment l'un de l'autre. La
combinaison permet alors de gagner un canal.
[0127] Une telle combinaison peut être réalisée de plusieurs façons, et il est nécessaire
de tester chaque approche pour évaluer les meilleures performances.
[0128] Dans un premier cas de figure, les flux sont transcodés, additionnés puis transcodés
à nouveau : cette approche est coûteuse. Dans un second cas de figure, une sélection
est faite trame par trame, en choisissant l'un des deux flux de parole. Ceci entraîne
une perte de la parole quand les deux interlocuteurs parlent en même temps. Enfin,
il est possible de transmettre les deux flux en les mettant en séquence. Cette technique
assure qu'aucune parole ne soit perdue et est équivalente à l'utilisation d'un bon
algorithme d'allocation dans le cas où les deux flux de parole sont transmis indépendamment
l'un de l'autre.
6.4. Dispositif Optimiseur
[0129] On décrit, en relation avec la figure 5, l'architecture physique sommaire d'un dispositif
optimiseur selon l'invention. Un tel dispositif comprend une mémoire 51 constituée
d'une mémoire tampon, une unité de traitement 52, équipée par exemple d'un microprocesseur
P, et pilotée par le programme d'ordinateur 53, mettant en oeuvre le procédé de transmission
de données selon l'invention.
[0130] A l'initialisation, les instructions de code du programme d'ordinateur 53 sont par
exemple chargées dans une mémoire RAM avant d'être exécutées par le processeur de
l'unité de traitement 52. L'unité de traitement 52 reçoit en entrée (I) un ensemble
de messages constituant une conversation entre des utilisateurs. Le microprocesseur
de l'unité de traitement 52 met en oeuvre les étapes du procédé décrit précédemment,
selon les instructions du programme d'ordinateur 53, pour réaliser un bouclage intercellulaire.
Pour cela, le moteur comprend, outre la mémoire tampon 51, des moyens d'identification
d'un chemin raccourci. Il comprend des moyens de transmission de données par l'intermédiaire
du chemin de transmission raccourci, pour réaliser l'opération de bouclage (T) à l'utilisateur.
Ces moyens sont pilotés par le microprocesseur de l'unité de traitement 52.
6.5. Retour à l'état non bouclé
[0131] Il y a de nombreux cas où fournir tous les services GSM demande qu'une communication
en mode bouclé soit repassée en mode non bouclé si certains services sont évoqués
ultérieurement à l'établissement d'appel. Cela demande d'une part la détection de
la nécessité de repasser en mode non bouclé, qui peut se faire par analyse de la signalisation,
et d'autre part de modifier le routage des données usager. Le point pertinent est
la modification du routage.
[0132] Parmi les exemples d'événement nécessitant l'arrêt du mode bouclé, on peut citer
le déplacement des usagers amenant un handover tel que la communication n'est plus
locale. D'autres exemples viennent des services supplémentaires, en particulier ceux
mettant en jeu plusieurs appels simultanés. Un scénario typique est le suivant: alors
qu'une communication, locale et bouclée, est en cours entre deux usagers A et B, l'usager
A reçoit une indication d'appel en instance d'un usager C. L'usager A met la communication
A-B en attente (call hold) et établit une communication A-C qui n'est pas locale:
l'état bouclé n'est pas satisfaisant, et la communication entre A et le TRAU qui le
dessert (et le connecte à C via le MSC) soit pleinement rétablie.
[0133] Dans un mode de fonctionnement de type TFO, les TRAUs ne sont pas synchronisés sur
les BTS pendant le mode bouclé. Lors d'une transition vers le mode non bouclé une
phase de synchronisation est nécessaire, ce qui d'une part demande des moyens particuliers,
d'autre part a un impact sur la uniquement en ce qui concernent les données usagers.
Il n'y a aucune rupture de protocole entre la BTS et le TRAU vu aussi bien de la BTS
ou du TRAU, les modifications lors du passage bouclé à non-bouclé portent principalement
sur le côté réel ou factice des données usager.
6.6. Compléments techniques
6.6.1 Débit à transmettre
[0134] Un défaut principal de l'approche est de demander des échanges de données sur le
réseau intercalaire dans le cas bouclé. Pour donner l'ordre de grandeur, une trame
Abis transportant de la parole plein débit tout compris fait 320 bits en moyenne,
dont 260 bits pour la parole. Mais sur les 60 bits restants, seule une partie demande
à être transportée entre BTS et TRAU, qui ne devrait pas excéder une vingtaine de
bits.
[0135] Selon un mode de réalisation spécifique, un encodage soigné des 'mini-trames' échangées
en mode bouclé permet de limiter ce défaut. En particulier, un encodage avec des représentations
de taille variable permet de réduire l'information à transmettre à très peu de chose
(de l'ordre d'un octet) pour les cas statistiquement significatifs. Par exemple, la
trame la plus courante dans une communication FR doit être (C1-C5=FR, C6-C11=No change,
BFI, TAF, T1-T4=1111), ce qui peut être encodé selon l'invention, en poussant loin
la compression, sur 3 bits (un pour BFI, un pour TAF, et un bit d'échappement pour
distinguer des autres cas). On pourrait aussi envisager réduire encore le débit en
ne transmettant que les 'mini-trames' qui diffèrent du cas le plus courant, ou de
la précédente, etc.
[0136] Plus généralement, l'encodage spécifié par la norme TS GSM 08.60 n'est pas optimisé,
et laisse de la place pour une optimisation par ré encodage. Par exemple le champ
C1-C5 encode le type de trame, et permet donc 32 cas différents, alors que dans une
application typique deux ou trois types de trame seulement sont utilisés.
[0137] Note: Pour la signification des champs, voir la norme TS GSM 08.60.
6.6.2 Configuration des CST et CSG
[0138] Une fois une décision de passer en mode bouclé (ou de repasser en mode non bouclé)
prise, les CST et CSG doivent être configurés dans le mode décidé. On utilise les
dénominations des figures précédentes. Par ailleurs, il est rappelé que ce qui est
décrit se limite à un sens de transmission des données usagers. Le rôle des équipements
est permuté pour l'autre sens, à savoir le dispositif physique remplissant le rôle
de CST A 100A pour une direction remplit le rôle de CST B 101A pour l'autre direction.
6.6.2.1 CST A 100A
[0139] En mode bouclé total le CST A 100A :
- envoie au CST B 101A, après un transcodage éventuel dans un format propre au fournisseur
de CST/CSG (c'est à dire, pas celui de la norme) les trames reçues en provenance de
la BTS (par trame, on entend les données usager et tout ou partie des informations
de contrôle), cet envoi se faisant via le point de routage (interne au dispositif
dans le cas d'un seul CST, ou via le réseau intercalé dans le cas de CST distincts)
;
- envoie au CSG A 102A, après transcodage dans un format propre au fournisseur de CST/CSG,
tout ou partie des données de contrôle des trames reçues en provenance de la BTS.
[0140] En mode bouclé partiel (permettant l'écoute légale), le CST A 100A :
- envoie au CST B 101A, dans un format propre au fournisseur de CST/CSG (c'est à dire,
passe immédiatement en mode bouclé partiel, puis passe en mode non bouclé un certain
temps (décidé par configuration) en mode non bouclé. Ce délai permet d'éviter des
pertes de données dues au l'ajout du délai de transmission causé par la traversée
du réseau intercalé (notamment dans le cas d'une transmission par satellite).
[0141] Si le délai de latence est nul (c'est à dire, les données ne sont pas transmises
en double), l'usager va percevoir un silence dont la durée est de l'ordre du temps
de transmission aller-retour a jouter par le réseau intercalé (plusieurs centaines
de millisecondes dans le cas d'une transmission par satellite). Une durée non nulle
permet d'autres approches pour le CST B 101A.
6.6.2.2 CSG A 102A
[0142] Le CSG A 102A a un fonctionnement identique dans tous les modes : il développe les
informations reçues en provenance du CST A 100A en trames conformes au standard GSM
et les envoie au TRAU via le BSC. S'il reçoit une trame contenant des données usager,
il la développe avec ces données; s'il ne reçoit que des informations de contrôle,
il a joute des données de parole factice.
[0143] Il n'y a donc pas besoin d'instruction de débouclage (ni de bouclage) vers le CSG
A 102A.
6.6.2.3 CSG B 103A
[0144] En mode bouclé total ou partiel, le CSG B 103A :
- envoie au CST B 101A, après transcodage dans un format propre au fournisseur de CST/CSG,
tout ou partie des données de contrôle des trames reçues en provenance du TRAU. A
la réception d'une instruction de débouclage (en provenance de l'organe de décision)
le CSG B 103A passe immédiatement en mode en mode non bouclé.
6.6.2.4 CST B 101A
[0145] En mode bouclé total ou partiel, le CST B 101A :
- Construit des enveloppes de trame à partir des informations de contrôle reçues en
provenance du CSG B 103A ;
- Peuple les données usager de ces trames à partir des données reçues en provenance
du CST A 100A ;
- Envoie les trames ainsi construites à la BTS.
[0146] Lors d'un débouclage, le CST B 101A peut recevoir (selon la configuration de la fonction
CST A 100A) pendant un certain temps des données en double, d'une part en provenance
du CST A 100A d'autre part en provenance du CSG B 103A. Les données venant du CST
A 100A arrivent plusieurs centaines de millisecondes en avance des données similaires
en provenance du CSG B 103A. Dans une réalisation simple, avec un passage brutal en
mode non bouclé quand les données arrivent du CSG B 103A, l'usager reçoit en double
l'information, une sorte de bégaiement. Autre possibilité : proposer des approches
plus sophistiquées que le silence ou le bégaiement.
[0147] Les approches simples (silence ou répétition) ne nécessitent pas d'instruction de
débouclage. Les approches plus complexes peuvent le demander. L'instruction de débouclage
étant reçue par l'équipement au titre de sa fonction de CST A 100A pour l'autre sens,
cette indication peut être utilisée dans les cas éventuels d'approches plus sophistiquées
pour gérer la transition.
1. Procédé de transmission de données échangées par deux terminaux (T1, T2) d'un réseau
cellulaire de radiocommunication comprenant un réseau d'infrastructure de radiocommunication,
chacun desdits terminaux étant respectivement associé à une station de base (100,
101) du réseau d'infrastructure de radiocommunication
caractérisé en ce qu'il comprend :
- une étape d'analyse du contenu de tout ou partie de messages de signalisation d'un
flux de signalisation échangé par les terminaux avec le réseau d'infrastructure de
radiocommunication ;
- une étape d'identification, en fonction de ladite étape d'analyse, d'un chemin de
transmission raccourci entre lesdites stations de base (100, 101), ledit chemin de
transmission raccourci définissant un chemin de transmission direct de données entre
lesdites stations de base (100, 101) sans transiter par un équipement de transcodage
(104, 105) présent au sein dudit réseau cellulaire de radiocommunication, chacune
desdites stations de base étant respectivement connectée à un dispositif local adaptateur
(100A, 101A) ;
- une étape de transmission d'au moins une partie desdites données par l'intermédiaire
dudit chemin de transmission raccourci transitant par lesdits dispositifs locaux adaptateurs
(100A, 101A), dite opération de bouclage intercellulaire.
2. Procédé de transmission selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites stations de base (100, 101) dudit réseau cellulaire de radiocommunication
étant contrôlées par au moins un contrôleur de station de base (102, 103), lesdites
données comprenant des informations de contrôle, selon un protocole de gestion globale
dudit réseau cellulaire, et des données utilisateurs, représentatives d'une communication
entre lesdits terminaux et en ce qu'il comprend en outre une étape de séparation des données délivrées par un premier
desdits terminaux (T1) en deux sous-flux, un premier sous-flux comprenant au moins
une partie desdites informations de contrôle, dit sous-flux de maintien de la communication
à un niveau de gestion globale, et un second sous-flux, comprenant au moins une partie
desdites données utilisateurs, dit sous-flux de données utilisateurs.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite étape d'analyse du contenu de tout ou partie de messages de signalisation
inclut une étape de recherche et détection dans ledit contenu desdits messages de
signalisation d'informations indicatives d'une activité de trafic.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite étape d'analyse de tout ou partie des messages de signalisation est mise en
oeuvre par un dispositif situé en amont d'au moins une station de base (100) du réseau
cellulaire de radiocommunication et en aval d'un contrôleur de station de base (102).
5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite étape d'analyse de tout ou partie des messages de signalisation est mise en
oeuvre au sein d'un contrôleur de station de base (102).
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, la station de base (100, 101) étant contrôlée par un contrôleur de stations de base
(102, 103) parmi une pluralité de contrôleurs de stations de base et la ou les stations
de base étant connectées avec le ou les contrôleurs de stations de base via un réseau
d'amenée maillé, le bouclage intercellulaire consiste à acheminer ladite au moins
une partie desdites données échangées entre l'appelant et l'appelé sans transit par
le un réseau de connexion central dudit réseau cellulaire.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la succession des messages de signalisation formant un flux de signalisation, ledit
procédé comprend une étape d'injection dans ledit flux de signalisation d'au moins
une information de traçage au niveau de l'appelant et/ou de l'appelé, et à reconnaître
ladite au moins une information de traçage dans lors de ladite étape d'analyse.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, en situation de bouclage, seule une partie desdites données échangées entre l'appelé
et l'appelant, sont transmises à au moins un transcodeur (104, 105).
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que ladite opération de bouclage intercellulaire est mise en oeuvre par un dispositif
(100A, 101A) situé en amont d'au moins une station de base (100) du réseau cellulaire
de radiocommunication et en aval d'un contrôleur de station de base (102).
10. Réseau cellulaire de radiocommunication comprenant un réseau d'infrastructure de radiocommunication
et deux terminaux, chacun desdits terminaux étant respectivement associé à une station
de base (100, 101) du réseau d'infrastructure de radiocommunication
caractérisé en ce qu'il comprend :
- des moyens de détection du besoin de bouclage intercellulaire comprenant des moyens
d'analyse du contenu de tout ou partie de messages de signalisation d'un flux de signalisation
échangé par les terminaux avec le réseau d'infrastructure de radiocommunication ;
- des moyens de réalisation de l'opération de bouclage intercellulaire comprenant
des moyens d'identification, en fonction de ladite étape d'analyse, d'un chemin de
transmission raccourci entre des stations de base (100, 101), ledit chemin de transmission
raccourci définissant un chemin de transmission direct de données entre lesdites stations
de base (100, 101) sans transiter par un équipement de transcodage (104, 105) présent
au sein dudit réseau cellulaire de radiocommunication, chacune desdites stations de
base étant respectivement connectée à un dispositif local adaptateur (100A, 101A)
et de moyens d'émission d'une commande de bouclage intercellulaire.
11. Réseau cellulaire de radiocommunication selon la revendication 10,
caractérisé en ce qu'au moins un ensemble de bouclage constitué d'une station de base (100, 101), ou d'un
ensemble de stations de base reliées à un même équipement de transmission vers les
contrôleurs de station de base (102, 103), est équipé d'un dispositif local adaptateur
(100A), ledit réseau comprenant un dispositif optimiseur (107) ;
et
en ce que :
- ledit dispositif optimiseur (107) comprend des moyens de détection d'un besoin de
bouclage intercellulaire et/ou de débouclage intercellulaire entre au moins certaines
desdits terminaux dudit ensemble de bouclage ;
- le dispositif optimiseur (107) comprend des moyens d'émission d'une commande de
bouclage intercellulaire et/ou de débouclage intercellulaire à tout dispositif adaptateur
situé dans ledit ensemble de bouclage dans laquelle il a détecté ledit besoin de bouclage
et/ou de débouclage ;
- chacun desdits dispositifs adaptateurs possède des moyens de réalisation de l'opération
de bouclage intercellulaire ou de débouclage intercellulaire sous contrôle de la commande
de bouclage intercellulaire ou de débouclage intercellulaire respectivement ;
- le réseau intercellulaire comprend lesdits moyens mettant en oeuvre le procédé tel
que décrit précédemment.
12. Dispositif optimiseur (107) de transmission de données échangées par deux terminaux
(T1, T2) d'un réseau cellulaire de radiocommunication comprenant un réseau d'infrastructure
de radiocommunication, chacun desdits terminaux étant respectivement associé à une
station de base (100, 101) du réseau d'infrastructure de radiocommunication,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- des moyens de détection d'un besoin de bouclage intercellulaire et/ou de débouclage
intercellulaire entre au moins certaines des stations de base d'un ensemble de bouclage
constitué d'une station de base (100, 101), ou d'un ensemble de stations de base reliées
à un même équipement de transmission vers les contrôleurs de station de base (102,
103), comprenant des moyens d'analyse du contenu de tout ou partie de messages de
signalisation d'un flux de signalisation échangé par les terminaux avec le réseau
d'infrastructure de radiocommunication;
- des moyens d'identification d'un chemin de transmission raccourci entre lesdites
stations de base (100, 101), ledit chemin de transmission raccourci définissant un
chemin de transmission direct de données entre lesdites stations de base (100, 101)
sans transiter par un équipement de transcodage (104, 105) présent au sein dudit réseau
cellulaire de radiocommunication et auquel chacune desdites stations de base (100,
101) est respectivement connecté ;
- des moyens d'émission d'une commande de bouclage intercellulaire et/ou de débouclage
intercellulaire à tout dispositif adaptateur situé dans ledit ensemble de bouclage
dans laquelle il a détecté ledit besoin de bouclage et/ou de débouclage ;
1. Verfahren zur Übertragung von Daten, die von zwei Terminals (T1, T2) eines zellularen
Mobilfunknetzes ausgetauscht werden, das ein Mobilfunkinfrastrukturnetz aufweist,
wobei jedes der Terminals jeweils mit einer Basisstation (100, 101) des Mobilfunkinfrastrukturnetzes
verbunden ist,
dadurch gekennzeichnet, dass es Folgendes aufweist:
- einen Schritt der Analyse des Inhalts sämtlicher oder eines Teils von Signalisierungsnachrichten
eines Signalisierungsstroms, der von den Terminals mit dem Mobilfunkinfrastrukturnetz
ausgetauscht wird,
- einen Schritt der Identifikation, in Abhängigkeit von dem Analyseschritt, eines
verkürzten Übertragungspfads zwischen den Basisstationen (100, 101), wobei der verkürzte
Übertragungspfad einen direkten Datenübertragungspfad zwischen den Basisstationen
(100, 101) definiert, ohne über eine Transcodierungseinrichtung (104, 105) zu laufen,
die innerhalb des zellularen Mobilfunknetzes vorhanden ist, wobei jede der Basisstationen
jeweils mit einer lokalen Interfacevorrichtung (100A, 101A) verbunden ist,
- einen Schritt der Übertragung mindestens eines Teils der Daten über den verkürzten
Übertragungspfad, der über die lokalen Interfacevorrichtungen (100A, 101A) läuft,
interzellularer Loop-Back-Vorgang genannt.
2. Übertragungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Basisstationen (100, 101) des zellularen Mobilfunknetzes von mindestens einem
Basisstationssteuergerät (102, 103) gesteuert sind, wobei die Daten Steuerinformationen
enthalten, gemäß einem globalen Verwaltungsprotokoll des zellularen Netzes, und Benutzerdaten,
die für eine Kommunikation zwischen den Terminals repräsentativ sind, und dass es
ferner einen Schritt des Auftrennens der von einem ersten der Terminals (T1) gelieferten
Daten in zwei Subströme aufweist, einen ersten Substrom, der mindestens einen Teil
der Steuerinformationen enthält, Substrom zum Aufrechterhalten der Kommunikation auf
einem Niveau globaler Verwaltung genannt, und einen zweiten Substrom, der mindestens
einen Teil der Benutzerdaten enthält, Benutzerdatensubstrom genannt.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Analyseschritt des Inhalts sämtlicher oder eines Teils von Signalisierungsnachrichten
einen Such- und Erfassungsschritt in dem Inhalt der Signalisierungsnachrichten von
Informationen, die auf eine Verkehrsaktivität hinweisen, aufweist.
4. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Analyseschritt sämtlicher oder eines Teils der Signalisierungsnachrichten von
einer Vorrichtung umgesetzt wird, die sich stromaufwärts mindestens einer Basisstation
(100) des zellularen Mobilfunknetzes und stromabwärts eines Basisstationssteuergeräts
(102) befindet.
5. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Analyseschritt sämtlicher oder eines Teils der Signalisierungsnachrichten innerhalb
eines Basisstationssteuergeräts (102) umgesetzt wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass, da die Basisstation (100, 101) von einem Basisstationssteuergerät (102, 103) unter
einer Vielzahl von Basisstationssteuergeräten gesteuert wird und die Basisstation
oder die Basisstationen mit dem oder den Basisstationssteuergeräten über ein vermaschtes
Netz verbunden sind, das interzellulare Loop-Back darin besteht, die oder mindestens
einen Teil der Daten, die zwischen dem Anrufer und dem Angerufenen ausgetauscht werden,
zu befördern, ohne über das zentrale Verbindungsnetz des zellulares Netzes zu laufen.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Abfolge der Signalisierungsnachrichten einen Signalisierungsstrom bildet, wobei
das Verfahren einen Injektionsschritt in den Signalisierungsstrom mindestens einer
Rückverfolgungsinformation auf dem Niveau des Anrufers und/oder des Angerufenen aufweist,
und zum Erkennen der mindestens einen Rückverfolgungsinformation bei dem Analyseschritt.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass in einer Loop-Back-Situation nur ein Teil der zwischen dem Angerufenen und dem Anrufenden
übertragenen Daten zu mindestens einem Transcoder (104, 105) übertragen wird.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass der interzellulare Loop-Back-Vorgang von einer Vorrichtung (100A, 101A) ausgeführt
wird, die stromaufwärts mindestens einer Basisstation (100) des zellularen Mobilfunknetzes
und stromabwärts eines Basisstationssteuergeräts (102) liegt.
10. Zellulares Mobilfunknetz, das ein Mobilfunkinfrastrukturnetz und zwei Terminals aufweist,
wobei jedes der Terminals jeweils mit einer Basisstation (100, 101) des Mobilfunkinfrastrukturnetzes
verbunden ist,
dadurch gekennzeichnet, dass es Folgendes aufweist:
- Mittel zum Erfassen des interzellularen Loop-Back-Bedarfs, die Mittel zur Analyse
des Inhalts sämtlicher oder eines Teils von Signalisierungsnachrichten eines Signalisierungsstroms,
der von den Terminals mit dem Mobilfunkinfrastrukturnetz ausgetauscht wird, aufweist,
- Mittel zur Ausführung des interzellularen Loop-Back-Vorgangs, die Mittel zur Identifikation,
in Abhängigkeit von dem Analyseschritt, eines verkürzten Übertragungspfads zwischen
den Basisstationen (100, 101) aufweisen, wobei der verkürzte Übertragungspfad einen
direkten Datenübertragungspfad zwischen den Basisstationen (100, 101) definiert, ohne
über eine Transcodierungseinrichtung (104, 105), die innerhalb des zellularen Mobilfunknetzes
vorhanden ist, zu laufen, wobei jede der Basisstationen jeweils mit einer lokalen
Interfacevorrichtung (100A, 101A) und Mitteln zum Senden eines interzellularen Loop-Back-Befehls
verbunden ist.
11. Zellulares Mobilfunknetz nach Anspruch 10,
dadurch gekennzeichnet, dass mindestens eine Loop-Back-Einheit, die aus einer Basisstation (100, 101) oder aus
einer Einheit von Basisstationen, die mit ein und derselben Übertragungseinrichtung
zu den Basisstationssteuergeräten (102, 103) verbunden ist, besteht, mit einer lokalen
Interfacevorrichtung (100A) versehen ist, wobei das Netz eine Optimierungsvorrichtung
(107) aufweist, und dass
- die Optimierungsvorrichtung (107) Mittel zum Erfassen eines interzellularen Loop-Back-Bedarfs
und/oder interzellularen Entbündelungsbedarfs wenigstens zwischen bestimmten der Terminals
der Loop-Back-Einheit aufweist,
- die Optimierungsvorrichtung (107) Mittel zum Senden eines interzellularen Loop-Back-Befehls
und/oder interzellularen Entbündelungsbefehls an jede Interfacevorrichtung, die sich
in der Loop-Back-Einheit befindet, in der der Loop-Back-Bedarf und/oder Entbündelungsbedarf
erfasst wurde, aufweist,
- jede der Interfacevorrichtungen Mittel zum Ausführen des interzellularen Loop-Back-Vorgangs
oder interzellularen Entbündelungsvorgangs unter der Steuerung jeweils des interzellularen
Loop-Back-Befehls oder interzellularen Entbündelungsbefehls besitzt,
- das interzellulare Netz die Mittel aufweist, die das oben beschriebene Verfahren
umsetzen.
12. Optimierungsvorrichtung (107) zur Übertragung von Daten, die von zwei Terminals (T1,
T2) eines zellularen Mobilfunknetzes ausgetauscht werden, das ein Mobilfunkinfrastrukturnetz
aufweist, wobei jedes der Terminals jeweils mit einer Basisstation (100, 101) des
Mobilfunkinfrastrukturnetzes verbunden ist,
dadurch gekennzeichnet, dass sie Folgendes aufweist:
- Mittel zum Erfassen eines interzellularen Loop-Back-Bedarfs und/oder interzellularen
Entbündelungsbedarfs wenigstens zwischen bestimmten der Basisstationen einer Loop-Back-Einheit,
die aus einer Basisstation (100, 101) oder aus einer Einheit von Basisstationen, die
mit ein und derselben Übertragungseinrichtung zu den Basisstationssteuergeräten (102,
103) verbunden sind, besteht, die Mittel zur Analyse des Inhalts sämtlicher oder eines
Teils der Signalisierungsnachrichten eines Signalisierungsstroms, der von den Terminals
mit dem Mobilfunkinfrastrukturnetz ausgetauscht wird, aufweist,
- Mittel zur Identifikation eines verkürzten Übertragungspfads zwischen den Basisstationen
(100, 101), wobei der verkürzte Übertragungspfad einen direkten Datenübertragungspfad
zwischen den Basisstationen (100, 101) definiert, ohne über eine Transcodierungseinrichtung
(104, 105) zu laufen, die innerhalb des zellularen Mobilfunknetzes vorhanden ist,
und mit der jede der Basisstationen (100, 101) jeweils verbunden ist,
- Mittel zum Senden eines interzellularen Loop-Back-Befehls und/oder interzellularen
Entbündelungsbefehls an jede Interfacevorrichtung, die sich in der Loop-Back-Einheit
befindet, in der der Loop-Back-Bedarf und/oder Entbündelungsbedarf erfasst wurde.
1. Method for transmitting data exchanged by two terminals (T1, T2) of a cellular radio-communication
network comprising a radio-communication infrastructure network, wherein each of said
terminals is respectively associated to a base station (100, 101) of the radio-communication
infrastructure network,
characterised in that it comprises:
- a step for analysing the content of all or part of signalling messages exchanged
between the terminals and the radio-communication infrastructure network ;
- a step for identifying, depending on said analysing step, a short transmission path
between said base stations (100, 101), wherein said short transmission path defines
a direct data transmission path between said base stations (100, 101) without passing
via transcoding equipment (104, 105) present in said cellular radio-communication
network, each of said base stations (100, 101) being respectively connected to a local
adaptor equipment (100A, 101A);
- a step for transmitting at least part of said data via said short transmission path
passing through said local adaptor equipments (100A, 101A), called inter-cellular
loop operation.
2. Transmission method according to claim 1, characterised in that said base stations (100, 101) of said cellular radio-communication network are controlled
by at least one base station controller (102, 103), wherein said data comprises control
information, according to a global control protocol of said cellular network, and
user data that is representative of a communication between said terminals, and in that it further comprises a step for the separation of the data supplied by a first of
said terminals (T1) into two sub-flows, wherein a first sub-flow comprises at least
part of the control information, called the sub-flow for maintaining the communication
at a global control level, and a second sub-flow, comprising at least part of said
user data, called the sub-flow of user data.
3. Method according to claim 2, characterised in that said step for analysing the content of all or part of the signalling messages includes
a step to search and detect in said content of said signalling messages information
which indicate traffic activity.
4. Method according to claim 3, characterised in that said step for analysing all or part of the signalling messages is implemented by
a device situated upstream of at least one base station (100) of the cellular radio-communication
network and downstream of a base station controller (102).
5. Method according to claim 3, characterised in that said step for analysing all or part of the signalling messages is implemented inside
a base station controller (102).
6. Method according to any of claims 1 to 5, characterised in that the base station (100, 101) is controlled by a base station controller (102, 103)
that is part of a plurality of base station controllers and where the base station(s)
are connected to the base station controller(s) via a meshed backhaul network, wherein
the inter-cellular loop consists in transporting said all or part of the said data
exchanged between the caller and the receiver without passing via the central connection
network of said cellular network.
7. Method according to any of claims 3 to 6, characterised in that the succession of signalling messages forms a signalling flow, wherein the method
includes a step of injecting into said signalling flow at least one item of tracing
information at caller and/or receiver level, and to recognise said at least one item
of tracing information during said analysis step.
8. Method according to any of claims 1 to 7, characterised in that, in loop configuration, only part of said data exchanged between the caller and the
receiver, is transmitted to at least one transcoder (104, 105).
9. Method according to any of claims 1 to 8, characterised in that said inter-cellular loop operation is implemented by a device (100A, 101A), that
is situated upstream of at least one base station (100) of the cellular radio-communication
network and downstream of a base station controller (102).
10. Radio-communication cellular network comprising a radio-communication infrastructure
network and two terminals, wherein each of said terminals is respectively associated
to a base station (100, 101) of the radio-communication infrastructure network,
characterised in that it comprises:
- means of detecting the inter-cellular loop requirement, comprising means of analysing
the content of all or part of signalling messages exchanged between the terminals
and the radio-communication infrastructure network ;
- means of carrying out the inter-cellular loop, comprising means of identifying,
depending on said analysing step, a short transmission path between some base stations
(100, 101), wherein said short transmission path defines a direct data transmission
path between said base stations (100, 101) without passing via transcoding equipment
(104, 105) present in said cellular radio-communication network, each of said base
stations (100, 101) being respectively connected to a local adaptor equipment (100A,
101A) and to means of emitting an inter-cellular loop command.
11. Radio-communication cellular network according to claim 10,
characterised in that at least one loopable set composed of one base station (100, 101), or one set of
base stations connected to a same item of equipment for transmitting to the base station
controllers (102, 103), is equipped with a local adaptor equipment (100A), wherein
said network comprises an optimising device (107);
and
in that:
- said optimising device (107) has means for detecting an inter-cellular loop requirement
and/or inter-cellular unloop requirement between at least some of said terminals of
said loopable set;
- the optimising device (107) has means for emitting an inter-cellular loop and/or
inter-cellular unloop command to any adaptor device in a loopable set in which it
has detected the said loop and/or unloop requirement;
- each of said adaptor devices has means for carrying out the inter-cellular loop
or inter-cellular unloop respectively controlled by the inter-cellular loop or inter-cellular
unloop command;
- the inter-cellular network comprises said means which implement the method as described
previously.
12. Optimising device (107) for the transmission of data exchanged by two terminals (T1,
T2) of a cellular radio-communication network comprising a radio-communication infrastructure
network, wherein each of said terminals is respectively associated to a base station
(100, 101) of the radio-communication infrastructure network,
characterised in that it comprises:
- means of detecting an inter-cellular loop requirement and/or inter-cellular unloop
requirement between at least some of the base stations of a loopable set composed
of one base station (100, 101), or one set of base stations connected to a same item
of equipment for transmitting to the base station controllers (102, 103), comprising
means of analysing the content of all or part of signalling messages of a signalling
flow exchanged between the terminals and the radio-communication infrastructure network
- means of identifying a short transmission path between said base stations (100,
101), wherein said short transmission path defines a direct data transmission path
between said base stations (100, 101) without passing via transcoding equipment (104,
105) present in said cellular radio-communication network and to which each of said
base station is respectively connected;
- means for emitting an inter-cellular loop and/or inter-cellular unloop command to
any adaptor device in said loopable set in which it has detected the loop and/or unloop
requirement.