[0001] L'invention concerne une crémone-serrure comprenant, logé dans un boîtier, un mécanisme
d'entraînement comportant :
- au moins un fouillot pour la commande d'au moins un pêne demi-tour conçu apte à s'étendre,
dans une position saillante de verrouillage, en bordure avant dudit boîtier ;
- des moyens d'actionnement de tringles de manoeuvre s'étendant au-dessus et en-dessous
dudit boîtier.
[0002] La présente invention entre dans le domaine de la quincaillerie du bâtiment et a
trait, plus particulièrement, aux crémones-serrures.
[0003] On connaît d'ores et déjà de multiples crémones-serrures répondant à la description
ci-dessus. Ainsi, une telle crémone-serrure comporte un boîtier principal servant
de logement à un mécanisme d'entraînement permettant d'agir sur différents organes
de verrouillage et plus particulièrement sur un pêne demi-tour, ainsi que des tringles
de manoeuvre, voir également, de manière habituelle, sur un pêne dormant.
[0004] Le boîtier est défini, usuellement, par deux parois latérales, un bord avant, un
bord arrière, un bord supérieur et un bord inférieur. Au travers de son bord avant,
ce boîtier peut être rapporté, mais non nécessairement, sur une têtière.
[0005] Quoi qu'il en soit, en bordure avant de ce boîtier est prévu apte à s'étendre, en
position de verrouillage, le pêne demi-tour, ceci, habituellement, sous l'impulsion
de moyens de rappel élastiques logés dans ledit boîtier.
[0006] Le guidage de ce pêne demi-tour est assuré, le plus généralement, au travers, d'une
part, de sa queue s'étendant dans le boîtier et, donc, de moyens de guidage implantés
dans ce dernier et, au travers, de la tête de ce pêne demi-tour, laquelle coopère
avec une lumière de section ajustée dans la têtière.
[0007] Très fréquemment, d'ailleurs, cette tête du pêne demi-tour comporte une épaisseur
sensiblement égale à l'épaisseur du boîtier, dont les parois latérales comportent,
au niveau de leur chant avant, des découpes permettant le recul du pêne demi-tour
dans sa position effacée de déverrouillage.
[0008] Justement, si ce pêne demi-tour est repoussé en position de verrouillage par des
moyens de rappel élastique, sa commande de déverrouillage est assurée par l'intermédiaire
d'un doigt de commande que comporte un fouillot monté en rotation dans le boîtier
comportant en son centre une ouverture de réception d'un carré de manoeuvre, d'une
poignée ou d'un bouton de commande.
[0009] Il n'est pas rare que ce recul du pêne demi-tour puisse être assuré, également, au
moyen d'un élément à clé et d'un chevalet de commande agissant, selon le cas, directement
sur le pêne demi-tour ou sur le fouillot précité.
[0010] Bien évidemment, de telles crémones-serrures comportent encore des tringles de manoeuvre
s'étendant au-dessus et en-dessous du boîtier et sur lesquelles est prévu apte à agir
le mécanisme d'entraînement.
[0011] Si l'actionnement de ces tringles de manoeuvre peut être obtenu par l'intermédiaire
du fouillot, et/ou de l'élément à clé, le mécanisme d'entraînement comporte encore
nécessairement un chevalet permettant de retransmettre le mouvement, à la fois, à
la tringle s'étendant au-dessus du boîtier et à celle s'étendant en-dessous.
[0012] Si ces tringles de manoeuvre sont amenées à se déplacer dans des directions opposées,
ce qui est le cas pour des crémones-serrures dites bidirectionnelles, le chevalet
agit sur au moins l'une des tringles de manoeuvre par l'intermédiaire d'un dispositif
d'inversion de mouvement adapté.
[0013] On comprend bien, au vu de la description qui précède, que ce chevalet, exécutant
dans le boîtier un déplacement dans une direction identique aux tringles de manoeuvre,
doit croiser le pêne demi-tour se déplaçant perpendiculairement à ces dernières.
[0014] Ce croisement entraîne des contraintes mécaniques dans le boîtier. En particulier,
il contrarie le maintien transversal de la queue du pêne demi-tour dans ce dernier.
[0015] En outre, la liaison entre le chevalet s'étendant dans le boîtier et les tringles
de manoeuvre situées dans le prolongement de la bordure avant de ce boitier, plus
particulièrement celle s'étendant au-dessus de ce dernier, génère des contraintes
d'encombrement nécessitant un entaillage spécifique dans la menuiserie prévue pour
accueillir cette crémone-serrure.
[0016] A ce propos, il nous faut préciser que le pêne demi-tour d'une crémone-serrure quelconque
s'étend transversalement en partie supérieure dans le boîtier. Autrement dit, tous
les autres éléments du mécanisme d'entraînement qu'abrite ce boîtier se situent sous
ce pêne demi-tour. Aussi, théoriquement, le boîtier n'a pas besoin de s'étendre davantage
au-delà de ce pêne demi-tour, si ce n'est qu'au-delà de ce dernier il faut encore
permettre la liaison du chevalet et de la tringle de manoeuvre.
[0017] Tenant compte du débattement vertical de cette tringle de manoeuvre, le boîtier doit
nécessairement comporter, au niveau de son bord supérieur et au-delà dudit pêne demi-tour,
une excroissance autorisant cette liaison entre chevalet et tringle tout en permettant
à cette dernière, malgré cette liaison, d'exécuter son débattement entre la position
de verrouillage et la position déverrouillée.
[0018] Cette excroissance se présente plus particulièrement sous forme d'un bossage au niveau
de ce bord supérieur du boîtier de la crémone-serrure, bossage qui implique un fraisage
de plus grande longueur dans la menuiserie.
[0019] En somme, dans la solution selon l'état de la technique, les crémones-serrures comportent
un boîtier dont l'encombrement ne peut pas être optimisé en raison de cette liaison
chevalet-tringle de manoeuvre intervenant nécessairement dans le boîtier, qu'il s'agisse
de la liaison avec la tringle située au-dessus de cette dernière ou celle s'étendant
en-dessous.
[0020] On connait, par ailleurs, par les documents
WO 01/59237 et
US 6 068 304, des crémones de type multipoints comportant un mécanisme d'entraînement logé dans
un boîtier central et permettant d'agir sur un pêne dormant, un pêne demi-tour et
des tringles de manoeuvre s'étendant au-dessus et en-dessous de ce boîtier central.
Lesdites tringles sont reliées entre elles par l'intermédiaire d'une tringle de liaison
s'étendant parallèlement le long de la bordure avant du boîtier et comportant une
ouverture pour le passage du pêne dormant et du pêne demi-tour.
[0021] Si la tête du pêne dormant peut être en permanence guidée par l'ouverture dans la
têtière sur laquelle est fixé le boîtier de la crémone, rien ne permet de maintenir
transversalement le pêne demi-tour, en particulier, en phase de recul dans le boîtier
logeant le mécanisme d'entraînement de la crémone.
[0022] C'est bien dans le cadre d'une démarche inventive que l'on a pensé à répondre à ce
problème de maintien et le guidage du pêne demi-tour au travers d'une solution qui,
non seulement, facilite la transmission de la commande du mécanisme d'entraînement
aux tringles de manoeuvre, mais, en outre, conduit à un encombrement moindre du boîtier
de la crémone-serrure.
[0023] A cet effet, l'invention crémone-serrure comprend les caractéristiques de la revendication
1.
[0024] Selon encore une autre particularité de l'invention, en bordure avant du boîtier,
de part et d'autre du pêne demi-tour, sont ménagés des plots de guidage de la tringle
de liaison.
[0025] Selon une autre particularité de l'invention, au niveau de ces plots de guidage sont
ménagés des ouvertures et/ou tétons pour la fixation du boîtier sur une têtière, lesdits
plots de guidage constituant des moyens d'entretoisement entre le boîtier et cette
têtière pour la libre circulation de la tringle de liaison.
[0026] Selon une autre particularité de l'invention, la tringle de liaison est définie sous
forme d'une pièce moulée.
[0027] Selon un autre mode de réalisation, la tringle de liaison est conçue sous forme d'une
pièce emboutie-forgée.
[0028] Les avantages résultant de la présente invention consistent en ce que la crémone-serrure
selon l'invention est débarrassée dans son boîtier du chevalet assurant traditionnellement
les transmissions de mouvement entre les tringles de manoeuvre s'étendant, respectivement,
au-dessus et en-dessous de ce boîtier. Celui-ci peut être débarrassé de cette excroissance
dont il était orné jusqu'alors au niveau de son bord supérieur et ayant nécessité
des entaillages plus importants et plus complexes au niveau de la menuiserie.
[0029] De plus, en assurant, au niveau du boîtier de la crémone-serrure, le guidage du pêne
demi-tour, plus particulièrement de sa tête, les jeux fonctionnels entre cette dernière
et la tringle de liaison peuvent être limités au minimum sans risque d'interférence,
de frottement ou de blocage.
[0030] Au travers de la conception particulière de l'invention, le pêne demi-tour et ses
moyens de rappel élastiques peuvent être pré montés dans un carter adapté de manière
à définir un sous ensemble susceptible d'être monté, tel un seul composant, dans le
boîtier de la crémone-serrure, sans être gêné par le croisement d'un quelconque chevalet.
[0031] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre
se rapportant à un exemple de réalisation et dont la compréhension sera facilitée
en se référant à la figure 1 du dessin ci-joint représentant schématiquement et en
perspective une crémone-serrure conforme à l'invention.
[0032] Tel que représenté dans la figure 1 du dessin ci-joint, la présente invention a trait
à une crémone-serrure 1 pour menuiserie du type porte, fenêtre ou similaire. Cette
crémone-serrure 1 trouvera un intérêt tout particulier lorsqu'elle est prévue pour
être encastrée dans une telle menuiserie, c'est-à-dire logée dans un entaillage ménagé
à cet effet dans cette dernière.
[0033] Ainsi, la crémone-serrure 1 comporte un boîtier 2 pour le logement d'un mécanisme
d'entraînement 3.
[0034] Ce boîtier 2 comporte deux parois latérales 4 (seule l'une de ces parois est visible
sur la figure), une paroi périphérique 5 définissant un bord supérieur 6, un bord
inférieur et un bord arrière 7. En bordure avant 8 le boîtier 2 peut être rendu solidaire
d'une têtière bien que celle-ci ne soit pas indispensable, la présente invention s'appliquant
également dans le cadre de crémones-serrures dépourvues d'une telle têtière.
[0035] Pour en revenir au mécanisme d'entraînement 3, celui-ci comporte au moins un fouillot
9 monté en rotation dans le boîtier 2 et sur lequel un usager peut agir, par exemple
au moyen d'une poignée ou d'un bouton de commande.
[0036] Ainsi, comme visible sur la figure, ce fouillot 9 peut être pourvu d'une ouverture
10 pour la réception d'un carré de manoeuvre d'une telle poignée ou bouton de commande.
[0037] Le fouillot 9 est plus particulièrement destiné à agir, au moyen d'un doigt de commande
11 sur un pêne demi-tour 12 dont la tête 13 est conçue apte à s'étendre, en position
saillante de verrouillage, en bordure avant 8 du boîtier 2.
[0038] Ce pêne demi-tour 12 comporte encore une queue de pêne 14 s'étendant transversalement
dans le boîtier 2. Sur cette queue de pêne 14 agissent des moyens de rappel élastiques
15, ici représentés à titre d'exemple sous forme d'un ressort hélicoïdal, conçu apte
à repousser ce pêne demi-tour 12 en position saillante de verrouillage. Des moyens
16 pour maintenir et guider le pêne demi-tour 12 et sur lesquels reviendra la description
ci-après, sont prévus dans le boîtier 2.
[0039] Le mécanisme d'entraînement 3 comporte encore des moyens d'actionnement 17 prévus
pour agir sur au moins une tringle de manoeuvre 18, 19 s'étendant au-dessus et en-dessous
du boîtier 2. De telles tringles de manoeuvre 18, 19 sont conçues, selon le cas, pour
agir sur d'autres organes de verrouillage, voire les extrémités de ces tringles sont
aptes, elles-mêmes, à coopérer avec des gâches pour contribuer au verrouillage d'une
porte ou fenêtre. A noter que le fouillot 9, agissant sur le pêne demi-tour 12, peut
contribuer à actionner ces tringles 18, 19.
[0040] Celles-ci s'étendant au-dessus et en-dessous du boîtier 2, elles peuvent être amenées
à se déplacer simultanément dans une même direction lors d'une commande de déverrouillage
ou de verrouillage, tout comme, au travers d'un dispositif d'inversion de mouvement
adapté, le mécanisme d'entraînement 2 et, en particulier les moyens d'actionnement
17 auxquels il a été fait référence plus haut, peuvent soumettre ces tringles de manoeuvre
18, 19 à des déplacements en sens opposé. On parle alors d'une crémone-serrure bidirectionnelle.
[0041] Le dispositif d'inversion de mouvement auquel il vient d'être fait allusion est largement
connu par l'homme du métier et ne sera pas décrit ci-après.
[0042] De même, le mécanisme d'entraînement 3 d'une telle crémone-serrure peut recevoir,
également, un élément à clé sous forme d'un barillet susceptible d'agir sur les moyens
d'actionnement 17 des tringles de manoeuvre 18, 19, voire sur le pêne demi-tour 12
tout comme cet élément à clé peut agir sur un pêne dormant (non visible) conçu apte,
en position de verrouillage, à s'étendre largement au-delà de la bordure avant du
boîtier 2. D'ailleurs, à la commande de ce pêne dormant peuvent être associés des
moyens de blocage en position de verrouillage des tringles de manoeuvre 18, 19 pour
empêcher toute commande de déverrouillage de ces dernières au travers d'un agissement
direct sur celles-ci, par exemple, lors d'une tentative d'effraction.
[0043] Selon l'invention, la crémone-serrure 1 comporte une tringle de liaison 20 reliant
la tringle de manoeuvre 18 s'étendant au-dessus du boîtier 2 à celle 19 s'étendant
en-dessous ceci, le cas échéant au travers du dispositif d'inversion de mouvement
précité, sachant que cette tringle de liaison 20 s'étend en bordure avant 8 du boîtier
2 et comporte au moins une lumière 21 de passage du pêne demi-tour 12, plus exactement
de sa tête 13.
[0044] Ainsi, cette lumière 21 est non seulement ajustée à cette tête 13 du pêne demi-tour
12, mais elle est encore augmentée, dans le sens du déplacement des tringles de manoeuvre
18, 19, au moins de la longueur 22 de la course de ces dernières.
[0045] De manière avantageuse, cette tringle de liaison 20 est conçue par emboutissage ou
forgeage voire, par moulage par injection. Elle comporte deux branches 23, 24 s'étendant
dans la direction de déplacement des tringles de manoeuvre 18, 19 et délimitant, de
part et d'autre, la lumière 21. Ces branches 23, 24 relient à chacune de leurs extrémités,
des pattes de raccordement 25, 26 dont au moins une, préférentiellement celle destinée
à coopérer avec la tringle 18 s'étendant au-dessus du boîtier 2, présente avantageusement,
une structure en U pour la réception par emboîtement et la fixation de l'extrémité
de cette tringle 18.
[0046] Selon une autre particularité de l'invention, la tringle de liaison 20 est conçue
apte à venir s'emboîter au travers de sa lumière 21, sur deux plots de guidage 27,
28 que comporte en bordure avant 8 le boîtier 2, de part et d'autre du pêne demi-tour
12. Ces plots de guidage 27, 28 ont ainsi pour fonction de guider, dans le sens de
déplacement des tringles de manoeuvre 18, 19, la tringle de liaison 20 en assurant
son maintien transversal, perpendiculaire au plan du boîtier 2.
[0047] Avantageusement, au niveau de ces plots de guidage 27, 28 sont ménagés des ouvertures
et/ou tétons pour la fixation du boîtier 2 sur une éventuelle têtière, lesdits plots
de guidage 27, 28 constituants des moyens d'entretoisement entre ce boîtier 2 et cette
têtière pour la libre circulation de la tringle de liaison 20.
[0048] De manière complémentaire encore, la crémone-serrure 1 comporte, intérieurement au
boîtier 2 et indépendamment d'une quelconque têtière, des moyens de guidage 29, transversalement
audit boîtier, de la tête 13 du pêne demi-tour 12.
[0049] Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, le boîtier 2 est conçu apte
à maintenir, entre ses parois latérales 4, un carter 30 de logement du pêne demi-tour
12. A ce boîtier sont associés lesdits moyens de guidage 29.
[0050] Ainsi, ce carter 30 comporte en partie avant 31, coïncidant avec la bordure avant
8 du boîtier 2, une découpe 32 ajustée pour la réception de la tête 13 du pêne demi-tour
12 en position effacée de déverrouillage. De part et d'autre de cette découpe 32,
s'étendent deux branches 33, 34 dont les extrémités définissent les plots de guidage
27, 28 pour la tringle de liaison 20.
[0051] Sur leur côté 35 en direction de la découpe 32, ces branches 33, 34 comportent une
nervure de guidage 36 sur laquelle vient s'engager une rainure de guidage 37 que comporte
la tête 13 du pêne demi-tour 12, au niveau de sa face supérieure 38 et inférieure
39.
[0052] Bien évidemment, le carter 30 définit également les moyens de maintien et de guidage
16 pour la queue de pêne 14. Ce carter 30 peut encore abriter, avantageusement, les
moyens de rappel élastique 15.
[0053] En somme, l'avantage d'un tel carter 30 conçu apte à s'étendre entre les parois latérales
4 du boîtier 2, sans être gêné par le croisement d'un quelconque chevalet, peut recevoir
dans le cadre d'opérations de pré montage, le pêne demi-tour 12 et ses moyens de rappel
élastiques 15, de manière à définir un sous ensemble susceptible d'être monté, tel
un seul composant, dans le boîtier 2 de la crémone-serrure 1.
[0054] Dans un autre mode de réalisation, le carter 30 peut résulter d'une opération de
moulage du boîtier 2 dont l'une des parois latérales 4 définit un simple couvercle
conçu apte à refermer ce dernier.
[0055] En assurant, au niveau de ce boîtier 2 de la crémone-serrure 1, à la fois le guidage
du pêne demi-tour 12, notamment de sa tête 13, et le guidage de la tringle de liaison
20, les jeux fonctionnels entre ces pièces peuvent être limités au minimum sans risque
d'interférence, de frottement ou de blocage.
[0056] L'un des avantages essentiels de l'invention consiste en ce que la liaison entre
la tringle de manoeuvre 18 s'étendant au-dessus du boîtier 2 et la tringle de liaison
20 peut se faire en bordure avant 8 du boîtier 2 sachant que cette liaison ne pouvait
se faire, auparavant, que dans le cadre d'une excroissance de ce boîtier 2 au niveau
de son bord supérieur 6.
[0057] De plus, le montage des pièces composant une telle crémone-serrure 1 conforme à l'invention
s'avère simplifié comme cela a été expliqué à propos du carter 30.
[0058] Finalement, on remarquera que les guidages de la tringle de liaison 20 et du pêne
demi-tour 12 intégrés au boîtier 2 permettent l'usage de la crémone-serrure 1 sans
têtière.
1. Crémone-serrure (1) comprenant, logé dans un boîtier (2), un mécanisme d'entraînement
(3) comportant :
- au moins un fouillot (9) pour la commande d'au moins un pêne demi-tour (12) conçu
apte à s'étendre, dans une position saillante de verrouillage, en bordure avant (8)
dudit boîtier (2) ;
- des moyens d'actionnement (17) de tringles de manoeuvre (18, 19) s'étendant au-dessus
et en-dessous du boîtier (2) ;
ladite crémone-serrure comportant encore une tringle de liaison (20) reliant la tringle
(18) s'étendant au-dessus du boîtier (2) à celle (19) s'étendant en-dessous, le cas
échéant au travers d'un dispositif d'inversion, cette tringle de liaison (20) s'étendant
parallèlement le long de la bordure avant (8) du boîtier (2) et comportant au moins
une lumière (21) de passage du pêne demi-tour (12),
caractérisée en ce que le boîtier (2) maintenant entre des parois latérales (4) un carter (30) de logement
du pêne demi-tour (12), ce carter (30) comportant, en partie avant (31), destinée
à coïncider avec la bordure avant (8) du boîtier (2), une découpe (32) ajustée pour
la réception de la tête (13) du pêne demi-tour (12) en position effacée de déverrouillage,
à ce carter (30) étant associés des moyens de maintien et de guidage (29) de la tête
(13) dudit pêne demi-tour (12), transversalement audit boîtier (2).
2. Crémone-serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'en bordure avant (8) du boîtier (2), de part et d'autre du pêne demi-tour (12), sont
ménagés des plots de guidage (27, 28) de la tringle de liaison (20).
3. Crémone-serrure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) est conçue apte à venir s'emboîter, au travers de sa lumière
(21) sur les deux plots de guidage (27, 28) pour assurer son guidage dans le sens
de déplacement des tringles de manoeuvre (18, 19).
4. Crémone-serrure selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait qu'au niveau des plots de guidage (27, 28) sont ménagés des ouvertures et/ou tétons pour
la fixation du boîtier (2) sur une têtière, lesdits plots de guidage (27, 28) étant
aptes à constituer des moyens d'entretoisement entre le boîtier (2) et cette têtière
pour la libre circulation de la tringle de liaison (20).
5. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) est définie sous forme d'une pièce moulée.
6. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) est conçue sous forme d'une pièce emboutie forgée.
7. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) comporte deux branches (23, 24) s'étendant dans la direction
de déplacement des tringles de manoeuvre (18, 19) et délimitant, de part et d'autre,
la lumière (21) de passage du pêne demi-tour (12), lesdites branches (23, 24) reliant,
à chacune de leurs extrémités, des pattes de raccordement (25, 26).
8. Crémone-serrure selon la revendication 7, caractérisée par le fait qu'au moins la patte de raccordement (25) destinée à coopérer avec la tringle de manoeuvre
(18) s'étendant au-dessus du boîtier (2), présente une structure en « U » pour la
réception par emboîtement et la fixation de l'extrémité d'une telle tringle de manoeuvre
(18).
9. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisée par le fait que de part et d'autre de la découpe (32) le carter (30) comporte deux branches (33,
34) dont les extrémités définissent les plots de guidage (27, 28) pour la tringle
de liaison (20), sur leur côté (35), en direction de la découpe (32), ces branches
(33, 34) comportant une nervure de guidage (36) sur laquelle vient s'engager une rainure
de guidage (37) que comporte la tête (13) du pêne demi-tour (12) au niveau de sa face
supérieure (38) et inférieure (39).
10. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le carter (30) résulte d'une opération de moulage du boîtier (2) dont l'une des parois
latérales (4) définit un couvercle conçu apte à refermer ce dernier.
1. Sash bolt-lock (1) including, accommodated in a casing (2), a driving mechanism (3)
including:
- at least one tumbler (9) for controlling at least one dead-bolt (12) designed capable
of extending, in a protruding locking position, at the front edge (8) of said casing
(2);
- means for actuating (17) actuating rods (18, 19) extending above and under the casing
(2);
said sash bolt-lock including also a connecting rod (20) connecting the rod (18) extending
above the casing (2) to the one (19) extending under same, eventually through a reversing
device, this connecting rod (20) extending parallel along the front edge (8) of the
casing (2), and at least one opening (21) for the passing through of the dead-bolt
(12), wherein the casing (2) holds between the sidewalls (4) a casing (30) for accommodating
the dead-bolt (12), this casing (30) including in the front portion (31) aimed at
coinciding with the front edge (8) of the casing (2) a cut-out (32) adjusted for receiving
the head (13) of the dead-bolt (12) in withdrawn unlocking position, with this casing
(30) being associated means for holding and guiding (29) the head (13) of said dead-lock
(12), transversally to said casing (2).
2. Sash bolt-lock according to claim 1, wherein in the front edge (8) of the casing (2)
are arranged, on both sides of the dead-lock (12), guiding pins (27, 28) for guiding
the connecting rod (20).
3. Sash bolt-lock according to claim 2, wherein the connecting rod (20) is designed capable
of encasing, through its opening (21), onto both guiding pins (27, 28), in order to
ensure its guiding in the direction of displacement of the actuating rods (18, 19).
4. Sash bolt-lock according to claim 2 or 3, wherein at the level of the guiding pins
(27, 28) are arranged openings and/or studs for securing the casing (2) to a face-plate,
said guiding pins (27, 28) being capable of forming spacing means between the casing
(2) and this face-plate for the free displacement of the connecting rod (20).
5. Sash bolt-lock according to any of the preceding claims, wherein the connecting rod
(20) is defined in the form of a moulded part.
6. Sash bolt-lock according to any of claims 1 to 4, wherein the connecting rod (20)
is designed in the form of a forged deep-drawn part.
7. Sash bolt-lock according to any of the preceding claims, wherein the connecting rod
(20) includes two legs (23, 24) extending in the direction of displacement of the
operating rods (18, 19) and delimiting, on both sides, the opening (21) for the passing
through of the dead-bolt (12), said legs (23, 24) connecting, at each of their ends,
connecting feet.
8. Sash bolt-lock according to claim 7, wherein at least the connecting foot (25) aimed
at cooperating with the operating rod (18) extending above the casing (2) has a U-shaped
structure for receiving through encasement and securing the end of such an operating
rod (18).
9. Sash bolt-lock according to any of claims 2 to 8, wherein the casing (30) includes
on both sides of the cut-out (32) two legs (33, 34) the ends of which define guiding
pins (27, 28) for the connecting rod (20), these legs (33, 34) including, on their
side (35) in the direction of the cut-out (32), a guiding rib (36) onto which engages
a guiding groove (37) the head (13) of the dead-bolt (12) includes at the level of
its upper (38) and lower (39) face.
10. Sash bolt-lock according to any of the preceding claims, wherein the casing (30) results
from an operation of moulding the casing (2), one sidewall (4) of which defines a
cover designed capable of closing the latter.
1. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss (1), umfassend einen Antriebsmechanismus
(3), der in einem Gehäusekasten (2) angeordnet ist, umfassend:
- zumindest eine Schlossfalle (9) zum Steuern von zumindest einem Federriegel (12),
geeignet vorgesehen, um in einer vorspringenden Verriegelungsposition sich in dem
Vorderrandbereich (8) des besagten Gehäusekastens (2) zu erstrecken;
- Mittel zum Betätigen (17) von Betätigungsstangen (18, 19), die sich oberhalb und
unterhalb des Gehäusekastens (2) erstrecken;
wobei die besagte Schließvorrichtung mit Basküleverschluss außerdem eine Verbindungsstange
(20) umfasst, das die Stange (18), die sich oberhalb des Gehäusekastens (2) erstreckt,
mit jener (19), die sich darunter erstreckt, gegebenenfalls mit Hilfe einer Umkehrvorrichtung,
verbindet, wobei sich diese Verbindungsstange (20) parallel entlang des Vorderrandbereichs
(8) des Gehäusekastens (2) erstreckt und zumindest eine Öffnung (21) für den Durchgang
des Federriegels (12) umfasst,
dadurch gekennzeichnet, dass der Gehäusekasten (2) zwischen den seitlichen Wänden (4) ein Gehäuse (30) für die
Aufnahme des Federriegels (12) hält, wobei dieses Gehäuse (30) in dem vorderen Teil
(31), der vorgesehen ist, um mit dem Vorderrandbereich (8) des Gehäusekastens (2)
übereinzustimmen, einen Einschnitt (32) umfasst, der für die Aufnahme des Kopfes (13)
des Federriegels (12) in zurückgezogener Entriegelungsposition angepasst ist, wobei
diesem Gehäuse (30) Mittel zum Halten und zum Führen (29) des Kopfes (13) des besagten
Federriegels (12), quer zu dem besagten Gehäusekasten (2), zugeordnet seien.
2. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass in dem Vorderrandbereich (8) des Gehäusekastens (2) beiderseits des Federriegels
(12) Führungsstifte (27, 28) für die Führung der Verbindungsstange (20) angeordnet
sind.
3. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) geeignet vorgesehen ist, um durch seine Öffnung (21) hindurch
sich in die beiden Führungsstifte (27, 28) einzufügen, um seine Führung in der Richtung
der Bewegung der Betätigungsstangen (18, 19) zu sichern.
4. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass im Bereich der Führungsstifte (27, 28) Öffnungen und/oder Zapfen für die Befestigung
des Gehäusekastens (2) an einem Stulp angeordnet sind, wobei die besagten Führungsstifte
(27, 28) geeignet seien, um zwischen dem Gehäusekasten (2) und diesem Stulp Verstrebungsmittel
für die freie Bewegung der Verbindungsstange (20) zu bilden.
5. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der vorgehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) als ein Gussstück ausgestaltet ist.
6. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) als ein Schmiede-Tiefziehzteil vorgesehen ist.
7. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der vorgehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) zwei Schenkel (23, 24) umfasst, die sich in der Richtung
der Bewegung der Betätigungsstangen (18, 19) erstrecken und beiderseits die Öffnung
(21) für den Durchgang des Federriegels (12) abgrenzen, wobei die besagten Schenkel
(23, 24) an jedem von ihren Enden die Verbindungsansätze (25, 26) verbinden.
8. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass zumindest der Verbindungsansatz (25), der vorgesehen ist, um mit der Betätigungsstange
(18), die sich über dem Gehäusekasten (2) erstreckt, zusammenzuwirken, eine im Querschnitt
U-förmige Struktur für die Aufnahme durch Einrasten und die Befestigung des Endbereichs
einer solchen Betätigungsstange (18) aufweist.
9. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der Ansprüche 2 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Gehäuse (30) beiderseits des Einschnitts (32) zwei Schenkel (33, 34) umfasst,
deren Endbereiche die Führungsstifte (27, 28) für die Verbindungsstange (20) bilden,
wobei auf ihrer Seite (35) in Richtung des Einschnitts (32) diese Schenkel (33, 34)
eine Führungsrippe (36) umfassen, auf welche eine Führungsnut (37), die der Kopf (13)
des Federriegels (12) im Bereich seiner oberen (38) und unteren Seite (39) umfasst,
eingreift.
10. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der vorgehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass das Gehäuse (30) durch einen Vorgang zum Gussformen des Gehäusekastens (2) hergestellt
ist, von welchem die eine von den seitlichen Wänden (4) einen Deckel bildet, der geeignet
vorgesehen ist, um diesen letzteren zuzudecken.