(19)
(11) EP 2 253 787 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
18.07.2012  Bulletin  2012/29

(21) Numéro de dépôt: 10305422.7

(22) Date de dépôt:  21.04.2010
(51) Int. Cl.: 
E05C 9/02(2006.01)
E05C 9/00(2006.01)
E05B 17/00(2006.01)
E05B 15/16(2006.01)

(54)

Cremone-serrure

Schließvorrichtung mit Basküleverschluss

Sash bolt-lock


(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO SE SI SK SM TR

(30) Priorité: 21.04.2009 FR 0952585

(43) Date de publication de la demande:
24.11.2010  Bulletin  2010/47

(73) Titulaire: Ferco International Ferrures et Serrures de Batiment
57445 Reding (FR)

(72) Inventeur:
  • Alvarez, Eric
    57870 Hommert (FR)

(74) Mandataire: Rhein, Alain 
CABINET BLEGER-RHEIN 17, rue de la Forêt
67550 Vendenheim
67550 Vendenheim (FR)


(56) Documents cités: : 
WO-A2-01/59237
US-A- 6 068 304
US-B1- 6 767 038
GB-A- 2 444 730
US-B1- 6 637 784
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] L'invention concerne une crémone-serrure comprenant, logé dans un boîtier, un mécanisme d'entraînement comportant :
    • au moins un fouillot pour la commande d'au moins un pêne demi-tour conçu apte à s'étendre, dans une position saillante de verrouillage, en bordure avant dudit boîtier ;
    • des moyens d'actionnement de tringles de manoeuvre s'étendant au-dessus et en-dessous dudit boîtier.


    [0002] La présente invention entre dans le domaine de la quincaillerie du bâtiment et a trait, plus particulièrement, aux crémones-serrures.

    [0003] On connaît d'ores et déjà de multiples crémones-serrures répondant à la description ci-dessus. Ainsi, une telle crémone-serrure comporte un boîtier principal servant de logement à un mécanisme d'entraînement permettant d'agir sur différents organes de verrouillage et plus particulièrement sur un pêne demi-tour, ainsi que des tringles de manoeuvre, voir également, de manière habituelle, sur un pêne dormant.

    [0004] Le boîtier est défini, usuellement, par deux parois latérales, un bord avant, un bord arrière, un bord supérieur et un bord inférieur. Au travers de son bord avant, ce boîtier peut être rapporté, mais non nécessairement, sur une têtière.

    [0005] Quoi qu'il en soit, en bordure avant de ce boîtier est prévu apte à s'étendre, en position de verrouillage, le pêne demi-tour, ceci, habituellement, sous l'impulsion de moyens de rappel élastiques logés dans ledit boîtier.

    [0006] Le guidage de ce pêne demi-tour est assuré, le plus généralement, au travers, d'une part, de sa queue s'étendant dans le boîtier et, donc, de moyens de guidage implantés dans ce dernier et, au travers, de la tête de ce pêne demi-tour, laquelle coopère avec une lumière de section ajustée dans la têtière.

    [0007] Très fréquemment, d'ailleurs, cette tête du pêne demi-tour comporte une épaisseur sensiblement égale à l'épaisseur du boîtier, dont les parois latérales comportent, au niveau de leur chant avant, des découpes permettant le recul du pêne demi-tour dans sa position effacée de déverrouillage.

    [0008] Justement, si ce pêne demi-tour est repoussé en position de verrouillage par des moyens de rappel élastique, sa commande de déverrouillage est assurée par l'intermédiaire d'un doigt de commande que comporte un fouillot monté en rotation dans le boîtier comportant en son centre une ouverture de réception d'un carré de manoeuvre, d'une poignée ou d'un bouton de commande.

    [0009] Il n'est pas rare que ce recul du pêne demi-tour puisse être assuré, également, au moyen d'un élément à clé et d'un chevalet de commande agissant, selon le cas, directement sur le pêne demi-tour ou sur le fouillot précité.

    [0010] Bien évidemment, de telles crémones-serrures comportent encore des tringles de manoeuvre s'étendant au-dessus et en-dessous du boîtier et sur lesquelles est prévu apte à agir le mécanisme d'entraînement.

    [0011] Si l'actionnement de ces tringles de manoeuvre peut être obtenu par l'intermédiaire du fouillot, et/ou de l'élément à clé, le mécanisme d'entraînement comporte encore nécessairement un chevalet permettant de retransmettre le mouvement, à la fois, à la tringle s'étendant au-dessus du boîtier et à celle s'étendant en-dessous.

    [0012] Si ces tringles de manoeuvre sont amenées à se déplacer dans des directions opposées, ce qui est le cas pour des crémones-serrures dites bidirectionnelles, le chevalet agit sur au moins l'une des tringles de manoeuvre par l'intermédiaire d'un dispositif d'inversion de mouvement adapté.

    [0013] On comprend bien, au vu de la description qui précède, que ce chevalet, exécutant dans le boîtier un déplacement dans une direction identique aux tringles de manoeuvre, doit croiser le pêne demi-tour se déplaçant perpendiculairement à ces dernières.

    [0014] Ce croisement entraîne des contraintes mécaniques dans le boîtier. En particulier, il contrarie le maintien transversal de la queue du pêne demi-tour dans ce dernier.

    [0015] En outre, la liaison entre le chevalet s'étendant dans le boîtier et les tringles de manoeuvre situées dans le prolongement de la bordure avant de ce boitier, plus particulièrement celle s'étendant au-dessus de ce dernier, génère des contraintes d'encombrement nécessitant un entaillage spécifique dans la menuiserie prévue pour accueillir cette crémone-serrure.

    [0016] A ce propos, il nous faut préciser que le pêne demi-tour d'une crémone-serrure quelconque s'étend transversalement en partie supérieure dans le boîtier. Autrement dit, tous les autres éléments du mécanisme d'entraînement qu'abrite ce boîtier se situent sous ce pêne demi-tour. Aussi, théoriquement, le boîtier n'a pas besoin de s'étendre davantage au-delà de ce pêne demi-tour, si ce n'est qu'au-delà de ce dernier il faut encore permettre la liaison du chevalet et de la tringle de manoeuvre.

    [0017] Tenant compte du débattement vertical de cette tringle de manoeuvre, le boîtier doit nécessairement comporter, au niveau de son bord supérieur et au-delà dudit pêne demi-tour, une excroissance autorisant cette liaison entre chevalet et tringle tout en permettant à cette dernière, malgré cette liaison, d'exécuter son débattement entre la position de verrouillage et la position déverrouillée.

    [0018] Cette excroissance se présente plus particulièrement sous forme d'un bossage au niveau de ce bord supérieur du boîtier de la crémone-serrure, bossage qui implique un fraisage de plus grande longueur dans la menuiserie.

    [0019] En somme, dans la solution selon l'état de la technique, les crémones-serrures comportent un boîtier dont l'encombrement ne peut pas être optimisé en raison de cette liaison chevalet-tringle de manoeuvre intervenant nécessairement dans le boîtier, qu'il s'agisse de la liaison avec la tringle située au-dessus de cette dernière ou celle s'étendant en-dessous.

    [0020] On connait, par ailleurs, par les documents WO 01/59237 et US 6 068 304, des crémones de type multipoints comportant un mécanisme d'entraînement logé dans un boîtier central et permettant d'agir sur un pêne dormant, un pêne demi-tour et des tringles de manoeuvre s'étendant au-dessus et en-dessous de ce boîtier central. Lesdites tringles sont reliées entre elles par l'intermédiaire d'une tringle de liaison s'étendant parallèlement le long de la bordure avant du boîtier et comportant une ouverture pour le passage du pêne dormant et du pêne demi-tour.

    [0021] Si la tête du pêne dormant peut être en permanence guidée par l'ouverture dans la têtière sur laquelle est fixé le boîtier de la crémone, rien ne permet de maintenir transversalement le pêne demi-tour, en particulier, en phase de recul dans le boîtier logeant le mécanisme d'entraînement de la crémone.

    [0022] C'est bien dans le cadre d'une démarche inventive que l'on a pensé à répondre à ce problème de maintien et le guidage du pêne demi-tour au travers d'une solution qui, non seulement, facilite la transmission de la commande du mécanisme d'entraînement aux tringles de manoeuvre, mais, en outre, conduit à un encombrement moindre du boîtier de la crémone-serrure.

    [0023] A cet effet, l'invention crémone-serrure comprend les caractéristiques de la revendication 1.

    [0024] Selon encore une autre particularité de l'invention, en bordure avant du boîtier, de part et d'autre du pêne demi-tour, sont ménagés des plots de guidage de la tringle de liaison.

    [0025] Selon une autre particularité de l'invention, au niveau de ces plots de guidage sont ménagés des ouvertures et/ou tétons pour la fixation du boîtier sur une têtière, lesdits plots de guidage constituant des moyens d'entretoisement entre le boîtier et cette têtière pour la libre circulation de la tringle de liaison.

    [0026] Selon une autre particularité de l'invention, la tringle de liaison est définie sous forme d'une pièce moulée.

    [0027] Selon un autre mode de réalisation, la tringle de liaison est conçue sous forme d'une pièce emboutie-forgée.

    [0028] Les avantages résultant de la présente invention consistent en ce que la crémone-serrure selon l'invention est débarrassée dans son boîtier du chevalet assurant traditionnellement les transmissions de mouvement entre les tringles de manoeuvre s'étendant, respectivement, au-dessus et en-dessous de ce boîtier. Celui-ci peut être débarrassé de cette excroissance dont il était orné jusqu'alors au niveau de son bord supérieur et ayant nécessité des entaillages plus importants et plus complexes au niveau de la menuiserie.

    [0029] De plus, en assurant, au niveau du boîtier de la crémone-serrure, le guidage du pêne demi-tour, plus particulièrement de sa tête, les jeux fonctionnels entre cette dernière et la tringle de liaison peuvent être limités au minimum sans risque d'interférence, de frottement ou de blocage.

    [0030] Au travers de la conception particulière de l'invention, le pêne demi-tour et ses moyens de rappel élastiques peuvent être pré montés dans un carter adapté de manière à définir un sous ensemble susceptible d'être monté, tel un seul composant, dans le boîtier de la crémone-serrure, sans être gêné par le croisement d'un quelconque chevalet.

    [0031] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre se rapportant à un exemple de réalisation et dont la compréhension sera facilitée en se référant à la figure 1 du dessin ci-joint représentant schématiquement et en perspective une crémone-serrure conforme à l'invention.

    [0032] Tel que représenté dans la figure 1 du dessin ci-joint, la présente invention a trait à une crémone-serrure 1 pour menuiserie du type porte, fenêtre ou similaire. Cette crémone-serrure 1 trouvera un intérêt tout particulier lorsqu'elle est prévue pour être encastrée dans une telle menuiserie, c'est-à-dire logée dans un entaillage ménagé à cet effet dans cette dernière.

    [0033] Ainsi, la crémone-serrure 1 comporte un boîtier 2 pour le logement d'un mécanisme d'entraînement 3.

    [0034] Ce boîtier 2 comporte deux parois latérales 4 (seule l'une de ces parois est visible sur la figure), une paroi périphérique 5 définissant un bord supérieur 6, un bord inférieur et un bord arrière 7. En bordure avant 8 le boîtier 2 peut être rendu solidaire d'une têtière bien que celle-ci ne soit pas indispensable, la présente invention s'appliquant également dans le cadre de crémones-serrures dépourvues d'une telle têtière.

    [0035] Pour en revenir au mécanisme d'entraînement 3, celui-ci comporte au moins un fouillot 9 monté en rotation dans le boîtier 2 et sur lequel un usager peut agir, par exemple au moyen d'une poignée ou d'un bouton de commande.

    [0036] Ainsi, comme visible sur la figure, ce fouillot 9 peut être pourvu d'une ouverture 10 pour la réception d'un carré de manoeuvre d'une telle poignée ou bouton de commande.

    [0037] Le fouillot 9 est plus particulièrement destiné à agir, au moyen d'un doigt de commande 11 sur un pêne demi-tour 12 dont la tête 13 est conçue apte à s'étendre, en position saillante de verrouillage, en bordure avant 8 du boîtier 2.

    [0038] Ce pêne demi-tour 12 comporte encore une queue de pêne 14 s'étendant transversalement dans le boîtier 2. Sur cette queue de pêne 14 agissent des moyens de rappel élastiques 15, ici représentés à titre d'exemple sous forme d'un ressort hélicoïdal, conçu apte à repousser ce pêne demi-tour 12 en position saillante de verrouillage. Des moyens 16 pour maintenir et guider le pêne demi-tour 12 et sur lesquels reviendra la description ci-après, sont prévus dans le boîtier 2.

    [0039] Le mécanisme d'entraînement 3 comporte encore des moyens d'actionnement 17 prévus pour agir sur au moins une tringle de manoeuvre 18, 19 s'étendant au-dessus et en-dessous du boîtier 2. De telles tringles de manoeuvre 18, 19 sont conçues, selon le cas, pour agir sur d'autres organes de verrouillage, voire les extrémités de ces tringles sont aptes, elles-mêmes, à coopérer avec des gâches pour contribuer au verrouillage d'une porte ou fenêtre. A noter que le fouillot 9, agissant sur le pêne demi-tour 12, peut contribuer à actionner ces tringles 18, 19.

    [0040] Celles-ci s'étendant au-dessus et en-dessous du boîtier 2, elles peuvent être amenées à se déplacer simultanément dans une même direction lors d'une commande de déverrouillage ou de verrouillage, tout comme, au travers d'un dispositif d'inversion de mouvement adapté, le mécanisme d'entraînement 2 et, en particulier les moyens d'actionnement 17 auxquels il a été fait référence plus haut, peuvent soumettre ces tringles de manoeuvre 18, 19 à des déplacements en sens opposé. On parle alors d'une crémone-serrure bidirectionnelle.

    [0041] Le dispositif d'inversion de mouvement auquel il vient d'être fait allusion est largement connu par l'homme du métier et ne sera pas décrit ci-après.

    [0042] De même, le mécanisme d'entraînement 3 d'une telle crémone-serrure peut recevoir, également, un élément à clé sous forme d'un barillet susceptible d'agir sur les moyens d'actionnement 17 des tringles de manoeuvre 18, 19, voire sur le pêne demi-tour 12 tout comme cet élément à clé peut agir sur un pêne dormant (non visible) conçu apte, en position de verrouillage, à s'étendre largement au-delà de la bordure avant du boîtier 2. D'ailleurs, à la commande de ce pêne dormant peuvent être associés des moyens de blocage en position de verrouillage des tringles de manoeuvre 18, 19 pour empêcher toute commande de déverrouillage de ces dernières au travers d'un agissement direct sur celles-ci, par exemple, lors d'une tentative d'effraction.

    [0043] Selon l'invention, la crémone-serrure 1 comporte une tringle de liaison 20 reliant la tringle de manoeuvre 18 s'étendant au-dessus du boîtier 2 à celle 19 s'étendant en-dessous ceci, le cas échéant au travers du dispositif d'inversion de mouvement précité, sachant que cette tringle de liaison 20 s'étend en bordure avant 8 du boîtier 2 et comporte au moins une lumière 21 de passage du pêne demi-tour 12, plus exactement de sa tête 13.

    [0044] Ainsi, cette lumière 21 est non seulement ajustée à cette tête 13 du pêne demi-tour 12, mais elle est encore augmentée, dans le sens du déplacement des tringles de manoeuvre 18, 19, au moins de la longueur 22 de la course de ces dernières.

    [0045] De manière avantageuse, cette tringle de liaison 20 est conçue par emboutissage ou forgeage voire, par moulage par injection. Elle comporte deux branches 23, 24 s'étendant dans la direction de déplacement des tringles de manoeuvre 18, 19 et délimitant, de part et d'autre, la lumière 21. Ces branches 23, 24 relient à chacune de leurs extrémités, des pattes de raccordement 25, 26 dont au moins une, préférentiellement celle destinée à coopérer avec la tringle 18 s'étendant au-dessus du boîtier 2, présente avantageusement, une structure en U pour la réception par emboîtement et la fixation de l'extrémité de cette tringle 18.

    [0046] Selon une autre particularité de l'invention, la tringle de liaison 20 est conçue apte à venir s'emboîter au travers de sa lumière 21, sur deux plots de guidage 27, 28 que comporte en bordure avant 8 le boîtier 2, de part et d'autre du pêne demi-tour 12. Ces plots de guidage 27, 28 ont ainsi pour fonction de guider, dans le sens de déplacement des tringles de manoeuvre 18, 19, la tringle de liaison 20 en assurant son maintien transversal, perpendiculaire au plan du boîtier 2.

    [0047] Avantageusement, au niveau de ces plots de guidage 27, 28 sont ménagés des ouvertures et/ou tétons pour la fixation du boîtier 2 sur une éventuelle têtière, lesdits plots de guidage 27, 28 constituants des moyens d'entretoisement entre ce boîtier 2 et cette têtière pour la libre circulation de la tringle de liaison 20.

    [0048] De manière complémentaire encore, la crémone-serrure 1 comporte, intérieurement au boîtier 2 et indépendamment d'une quelconque têtière, des moyens de guidage 29, transversalement audit boîtier, de la tête 13 du pêne demi-tour 12.

    [0049] Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, le boîtier 2 est conçu apte à maintenir, entre ses parois latérales 4, un carter 30 de logement du pêne demi-tour 12. A ce boîtier sont associés lesdits moyens de guidage 29.

    [0050] Ainsi, ce carter 30 comporte en partie avant 31, coïncidant avec la bordure avant 8 du boîtier 2, une découpe 32 ajustée pour la réception de la tête 13 du pêne demi-tour 12 en position effacée de déverrouillage. De part et d'autre de cette découpe 32, s'étendent deux branches 33, 34 dont les extrémités définissent les plots de guidage 27, 28 pour la tringle de liaison 20.

    [0051] Sur leur côté 35 en direction de la découpe 32, ces branches 33, 34 comportent une nervure de guidage 36 sur laquelle vient s'engager une rainure de guidage 37 que comporte la tête 13 du pêne demi-tour 12, au niveau de sa face supérieure 38 et inférieure 39.

    [0052] Bien évidemment, le carter 30 définit également les moyens de maintien et de guidage 16 pour la queue de pêne 14. Ce carter 30 peut encore abriter, avantageusement, les moyens de rappel élastique 15.

    [0053] En somme, l'avantage d'un tel carter 30 conçu apte à s'étendre entre les parois latérales 4 du boîtier 2, sans être gêné par le croisement d'un quelconque chevalet, peut recevoir dans le cadre d'opérations de pré montage, le pêne demi-tour 12 et ses moyens de rappel élastiques 15, de manière à définir un sous ensemble susceptible d'être monté, tel un seul composant, dans le boîtier 2 de la crémone-serrure 1.

    [0054] Dans un autre mode de réalisation, le carter 30 peut résulter d'une opération de moulage du boîtier 2 dont l'une des parois latérales 4 définit un simple couvercle conçu apte à refermer ce dernier.

    [0055] En assurant, au niveau de ce boîtier 2 de la crémone-serrure 1, à la fois le guidage du pêne demi-tour 12, notamment de sa tête 13, et le guidage de la tringle de liaison 20, les jeux fonctionnels entre ces pièces peuvent être limités au minimum sans risque d'interférence, de frottement ou de blocage.

    [0056] L'un des avantages essentiels de l'invention consiste en ce que la liaison entre la tringle de manoeuvre 18 s'étendant au-dessus du boîtier 2 et la tringle de liaison 20 peut se faire en bordure avant 8 du boîtier 2 sachant que cette liaison ne pouvait se faire, auparavant, que dans le cadre d'une excroissance de ce boîtier 2 au niveau de son bord supérieur 6.

    [0057] De plus, le montage des pièces composant une telle crémone-serrure 1 conforme à l'invention s'avère simplifié comme cela a été expliqué à propos du carter 30.

    [0058] Finalement, on remarquera que les guidages de la tringle de liaison 20 et du pêne demi-tour 12 intégrés au boîtier 2 permettent l'usage de la crémone-serrure 1 sans têtière.


    Revendications

    1. Crémone-serrure (1) comprenant, logé dans un boîtier (2), un mécanisme d'entraînement (3) comportant :

    - au moins un fouillot (9) pour la commande d'au moins un pêne demi-tour (12) conçu apte à s'étendre, dans une position saillante de verrouillage, en bordure avant (8) dudit boîtier (2) ;

    - des moyens d'actionnement (17) de tringles de manoeuvre (18, 19) s'étendant au-dessus et en-dessous du boîtier (2) ;

    ladite crémone-serrure comportant encore une tringle de liaison (20) reliant la tringle (18) s'étendant au-dessus du boîtier (2) à celle (19) s'étendant en-dessous, le cas échéant au travers d'un dispositif d'inversion, cette tringle de liaison (20) s'étendant parallèlement le long de la bordure avant (8) du boîtier (2) et comportant au moins une lumière (21) de passage du pêne demi-tour (12), caractérisée en ce que le boîtier (2) maintenant entre des parois latérales (4) un carter (30) de logement du pêne demi-tour (12), ce carter (30) comportant, en partie avant (31), destinée à coïncider avec la bordure avant (8) du boîtier (2), une découpe (32) ajustée pour la réception de la tête (13) du pêne demi-tour (12) en position effacée de déverrouillage, à ce carter (30) étant associés des moyens de maintien et de guidage (29) de la tête (13) dudit pêne demi-tour (12), transversalement audit boîtier (2).
     
    2. Crémone-serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'en bordure avant (8) du boîtier (2), de part et d'autre du pêne demi-tour (12), sont ménagés des plots de guidage (27, 28) de la tringle de liaison (20).
     
    3. Crémone-serrure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) est conçue apte à venir s'emboîter, au travers de sa lumière (21) sur les deux plots de guidage (27, 28) pour assurer son guidage dans le sens de déplacement des tringles de manoeuvre (18, 19).
     
    4. Crémone-serrure selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait qu'au niveau des plots de guidage (27, 28) sont ménagés des ouvertures et/ou tétons pour la fixation du boîtier (2) sur une têtière, lesdits plots de guidage (27, 28) étant aptes à constituer des moyens d'entretoisement entre le boîtier (2) et cette têtière pour la libre circulation de la tringle de liaison (20).
     
    5. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) est définie sous forme d'une pièce moulée.
     
    6. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) est conçue sous forme d'une pièce emboutie forgée.
     
    7. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la tringle de liaison (20) comporte deux branches (23, 24) s'étendant dans la direction de déplacement des tringles de manoeuvre (18, 19) et délimitant, de part et d'autre, la lumière (21) de passage du pêne demi-tour (12), lesdites branches (23, 24) reliant, à chacune de leurs extrémités, des pattes de raccordement (25, 26).
     
    8. Crémone-serrure selon la revendication 7, caractérisée par le fait qu'au moins la patte de raccordement (25) destinée à coopérer avec la tringle de manoeuvre (18) s'étendant au-dessus du boîtier (2), présente une structure en « U » pour la réception par emboîtement et la fixation de l'extrémité d'une telle tringle de manoeuvre (18).
     
    9. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisée par le fait que de part et d'autre de la découpe (32) le carter (30) comporte deux branches (33, 34) dont les extrémités définissent les plots de guidage (27, 28) pour la tringle de liaison (20), sur leur côté (35), en direction de la découpe (32), ces branches (33, 34) comportant une nervure de guidage (36) sur laquelle vient s'engager une rainure de guidage (37) que comporte la tête (13) du pêne demi-tour (12) au niveau de sa face supérieure (38) et inférieure (39).
     
    10. Crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le carter (30) résulte d'une opération de moulage du boîtier (2) dont l'une des parois latérales (4) définit un couvercle conçu apte à refermer ce dernier.
     


    Claims

    1. Sash bolt-lock (1) including, accommodated in a casing (2), a driving mechanism (3) including:

    - at least one tumbler (9) for controlling at least one dead-bolt (12) designed capable of extending, in a protruding locking position, at the front edge (8) of said casing (2);

    - means for actuating (17) actuating rods (18, 19) extending above and under the casing (2);

    said sash bolt-lock including also a connecting rod (20) connecting the rod (18) extending above the casing (2) to the one (19) extending under same, eventually through a reversing device, this connecting rod (20) extending parallel along the front edge (8) of the casing (2), and at least one opening (21) for the passing through of the dead-bolt (12), wherein the casing (2) holds between the sidewalls (4) a casing (30) for accommodating the dead-bolt (12), this casing (30) including in the front portion (31) aimed at coinciding with the front edge (8) of the casing (2) a cut-out (32) adjusted for receiving the head (13) of the dead-bolt (12) in withdrawn unlocking position, with this casing (30) being associated means for holding and guiding (29) the head (13) of said dead-lock (12), transversally to said casing (2).
     
    2. Sash bolt-lock according to claim 1, wherein in the front edge (8) of the casing (2) are arranged, on both sides of the dead-lock (12), guiding pins (27, 28) for guiding the connecting rod (20).
     
    3. Sash bolt-lock according to claim 2, wherein the connecting rod (20) is designed capable of encasing, through its opening (21), onto both guiding pins (27, 28), in order to ensure its guiding in the direction of displacement of the actuating rods (18, 19).
     
    4. Sash bolt-lock according to claim 2 or 3, wherein at the level of the guiding pins (27, 28) are arranged openings and/or studs for securing the casing (2) to a face-plate, said guiding pins (27, 28) being capable of forming spacing means between the casing (2) and this face-plate for the free displacement of the connecting rod (20).
     
    5. Sash bolt-lock according to any of the preceding claims, wherein the connecting rod (20) is defined in the form of a moulded part.
     
    6. Sash bolt-lock according to any of claims 1 to 4, wherein the connecting rod (20) is designed in the form of a forged deep-drawn part.
     
    7. Sash bolt-lock according to any of the preceding claims, wherein the connecting rod (20) includes two legs (23, 24) extending in the direction of displacement of the operating rods (18, 19) and delimiting, on both sides, the opening (21) for the passing through of the dead-bolt (12), said legs (23, 24) connecting, at each of their ends, connecting feet.
     
    8. Sash bolt-lock according to claim 7, wherein at least the connecting foot (25) aimed at cooperating with the operating rod (18) extending above the casing (2) has a U-shaped structure for receiving through encasement and securing the end of such an operating rod (18).
     
    9. Sash bolt-lock according to any of claims 2 to 8, wherein the casing (30) includes on both sides of the cut-out (32) two legs (33, 34) the ends of which define guiding pins (27, 28) for the connecting rod (20), these legs (33, 34) including, on their side (35) in the direction of the cut-out (32), a guiding rib (36) onto which engages a guiding groove (37) the head (13) of the dead-bolt (12) includes at the level of its upper (38) and lower (39) face.
     
    10. Sash bolt-lock according to any of the preceding claims, wherein the casing (30) results from an operation of moulding the casing (2), one sidewall (4) of which defines a cover designed capable of closing the latter.
     


    Ansprüche

    1. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss (1), umfassend einen Antriebsmechanismus (3), der in einem Gehäusekasten (2) angeordnet ist, umfassend:

    - zumindest eine Schlossfalle (9) zum Steuern von zumindest einem Federriegel (12), geeignet vorgesehen, um in einer vorspringenden Verriegelungsposition sich in dem Vorderrandbereich (8) des besagten Gehäusekastens (2) zu erstrecken;

    - Mittel zum Betätigen (17) von Betätigungsstangen (18, 19), die sich oberhalb und unterhalb des Gehäusekastens (2) erstrecken;

    wobei die besagte Schließvorrichtung mit Basküleverschluss außerdem eine Verbindungsstange (20) umfasst, das die Stange (18), die sich oberhalb des Gehäusekastens (2) erstreckt, mit jener (19), die sich darunter erstreckt, gegebenenfalls mit Hilfe einer Umkehrvorrichtung, verbindet, wobei sich diese Verbindungsstange (20) parallel entlang des Vorderrandbereichs (8) des Gehäusekastens (2) erstreckt und zumindest eine Öffnung (21) für den Durchgang des Federriegels (12) umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass der Gehäusekasten (2) zwischen den seitlichen Wänden (4) ein Gehäuse (30) für die Aufnahme des Federriegels (12) hält, wobei dieses Gehäuse (30) in dem vorderen Teil (31), der vorgesehen ist, um mit dem Vorderrandbereich (8) des Gehäusekastens (2) übereinzustimmen, einen Einschnitt (32) umfasst, der für die Aufnahme des Kopfes (13) des Federriegels (12) in zurückgezogener Entriegelungsposition angepasst ist, wobei diesem Gehäuse (30) Mittel zum Halten und zum Führen (29) des Kopfes (13) des besagten Federriegels (12), quer zu dem besagten Gehäusekasten (2), zugeordnet seien.
     
    2. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass in dem Vorderrandbereich (8) des Gehäusekastens (2) beiderseits des Federriegels (12) Führungsstifte (27, 28) für die Führung der Verbindungsstange (20) angeordnet sind.
     
    3. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) geeignet vorgesehen ist, um durch seine Öffnung (21) hindurch sich in die beiden Führungsstifte (27, 28) einzufügen, um seine Führung in der Richtung der Bewegung der Betätigungsstangen (18, 19) zu sichern.
     
    4. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass im Bereich der Führungsstifte (27, 28) Öffnungen und/oder Zapfen für die Befestigung des Gehäusekastens (2) an einem Stulp angeordnet sind, wobei die besagten Führungsstifte (27, 28) geeignet seien, um zwischen dem Gehäusekasten (2) und diesem Stulp Verstrebungsmittel für die freie Bewegung der Verbindungsstange (20) zu bilden.
     
    5. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der vorgehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) als ein Gussstück ausgestaltet ist.
     
    6. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) als ein Schmiede-Tiefziehzteil vorgesehen ist.
     
    7. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der vorgehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsstange (20) zwei Schenkel (23, 24) umfasst, die sich in der Richtung der Bewegung der Betätigungsstangen (18, 19) erstrecken und beiderseits die Öffnung (21) für den Durchgang des Federriegels (12) abgrenzen, wobei die besagten Schenkel (23, 24) an jedem von ihren Enden die Verbindungsansätze (25, 26) verbinden.
     
    8. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass zumindest der Verbindungsansatz (25), der vorgesehen ist, um mit der Betätigungsstange (18), die sich über dem Gehäusekasten (2) erstreckt, zusammenzuwirken, eine im Querschnitt U-förmige Struktur für die Aufnahme durch Einrasten und die Befestigung des Endbereichs einer solchen Betätigungsstange (18) aufweist.
     
    9. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der Ansprüche 2 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Gehäuse (30) beiderseits des Einschnitts (32) zwei Schenkel (33, 34) umfasst, deren Endbereiche die Führungsstifte (27, 28) für die Verbindungsstange (20) bilden, wobei auf ihrer Seite (35) in Richtung des Einschnitts (32) diese Schenkel (33, 34) eine Führungsrippe (36) umfassen, auf welche eine Führungsnut (37), die der Kopf (13) des Federriegels (12) im Bereich seiner oberen (38) und unteren Seite (39) umfasst, eingreift.
     
    10. Schließvorrichtung mit Basküleverschluss nach irgendeinem der vorgehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Gehäuse (30) durch einen Vorgang zum Gussformen des Gehäusekastens (2) hergestellt ist, von welchem die eine von den seitlichen Wänden (4) einen Deckel bildet, der geeignet vorgesehen ist, um diesen letzteren zuzudecken.
     




    Dessins








    Références citées

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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