[0001] L'invention a trait aux dispositifs de connexion à sertir sur un tronçon terminal
de câble électrique.
[0002] On connaît déjà, notamment par les brevets américains 3,955,044 et 5,749,756, un
tel dispositif qui comporte, en outre de la portion à sertir ou sertie sur le câble,
une portion plate prévue pour coopérer avec une borne à vis.
[0003] Pour rendre possible le sertissage sur un câble ayant une âme conductrice en aluminium,
la cosse décrite par ces documents comporte, en outre d'un élément conducteur présentant
une portion tubulaire, un fourreau disposé à l'intérieur de la portion tubulaire et
adapté à recevoir dans son creux le tronçon terminal du câble. Le fourreau comporte
une pluralité de perforations et est en une matière plus dure que l'aluminium. Le
fourreau est ainsi apte à déformer le tronçon terminal lors d'un sertissage de la
portion tubulaire et du fourreau sur le tronçon terminal de sorte que le tronçon terminal
en aluminium s'incruste dans les perforations.
[0004] L'incrustation dans les perforations du fourreau permet de briser la couche d'alumine
qui s'est formée au contact de l'air. L'aluminium non oxydé vient ainsi directement
au contact du fourreau. Cela permet d'obtenir une bonne continuité électrique entre
la cosse et le câble (on sait que l'alumine est un isolant électrique).
[0005] La cosse décrite par les documents susmentionnés comporte également, autour de l'extrémité
de la cosse par laquelle est introduit le tronçon terminal dénudé de câble, une bague
évasée jouant le rôle d'un entonnoir pour faciliter l'insertion du tronçon terminal
de câble, en particulier lorsqu'il s'agit d'un câble souple formé d'une multitude
de brins.
[0006] L'invention vise à améliorer ce type de dispositif de connexion tant à la fabrication
qu'à l'utilisation.
[0007] Elle propose à cet effet un dispositif de connexion à sertir sur un tronçon terminal
dénudé de câble électrique à âme en aluminium, comportant un élément conducteur présentant
une portion tubulaire et présentant une ouverture d'introduction par laquelle il est
prévu d'introduire dans ladite portion tubulaire ledit tronçon terminal, comportant
une bague évasée délimitant ladite ouverture d'introduction et comportant un fourreau
disposé à l'intérieur de ladite portion tubulaire et adapté à recevoir, dans son creux,
ledit tronçon terminal, ledit fourreau comportant une pluralité de perforations et
étant en une matière plus dure que l'aluminium de sorte que ledit fourreau est apte
à déformer le tronçon terminal lors d'un sertissage de la portion tubulaire et du
fourreau sur ledit tronçon terminal avec ladite âme en aluminium qui s'incruste dans
lesdites perforations ;
caractérisé en ce que le fourreau et la bague évasée sont formés par un insert monobloc.
[0008] Le fait que le fourreau et la bague évasée soient formés d'une seule pièce réduit
le nombre de composants du dispositif selon l'invention et permet donc de rationaliser
sa fabrication.
[0009] A l'utilisation, le fait que le fourreau et la bague évasée soient réunis en une
seule pièce élimine le risque de perdre la bague évasée.
[0010] En outre, et surtout, le fait que la bague évasée soit d'une seule pièce avec le
fourreau est favorable aux conditions dans lesquelles celui-ci se déforme lors du
sertissage sur le tronçon terminal de câble électrique.
[0011] En particulier, les risques que la tranche du fourreau située du côté proximal (côté
par lequel le câble électrique est introduit dans l'élément conducteur du dispositif)
blesse le câble, risques non négligeables lorsque le câble est constitué d'une multitude
de brins, sont éliminés ou en tout cas fortement réduits puisque la tranche de l'ensemble
d'une seule pièce formée par le fourreau et par la bague évasée est d'un diamètre
plus important.
[0012] Selon des caractéristiques préférées, pour des raisons de simplicité, de commodité
et d'économie tant à la fabrication qu'à l'utilisation :
- ledit insert présente une fente sur toute sa longueur ;
- la portion tubulaire comporte au moins un épaulement interne formant butée d'enfoncement
pour ledit insert à l'opposé de l'ouverture d'introduction ;
- ladite portion tubulaire comporte une graisse de contact ;
- le dispositif comporte un bouchon de maintien de ladite graisse, ledit bouchon enserrant
la paroi externe de ladite portion tubulaire ;
- le dispositif comporte un prolongement tubulaire présentant un diamètre supérieur
à celui de ladite portion tubulaire et étant relié à la portion tubulaire par une
portion de transition entourant ladite ouverture d'introduction ;
- le dispositif comporte un bouchon de maintien d'une graisse, ledit bouchon étant disposé
au moins partiellement à l'intérieur dudit prolongement ;
- ledit bouchon comporte une membrane adaptée à être déchirée par le câble électrique
lors de son insertion dans la portion tubulaire ;
- la matière dudit élément conducteur et la matière dudit insert comportent du cuivre
;
- ledit dispositif comporte une cosse à laquelle appartient ladite portion tubulaire,
ladite cosse comportant en outre une portion plate adaptée à coopérer avec une borne
électrique prédéterminée, ladite portion tubulaire étant reliée, à son extrémité opposée
à ladite ouverture d'introduction, par une portion de transition, à ladite portion
plate ;
- ledit dispositif comporte un raccord dudit câble électrique à âme en aluminium à un
autre câble électrique, ladite portion tubulaire étant reliée, à son extrémité opposée
à ladite ouverture d'introduction, par une portion intermédiaire, à une portion tubulaire
supplémentaire adaptée à être sertie sur ledit autre câble électrique ; et/ou
- ladite portion intermédiaire est agencée pour interdire à un liquide ou à un gaz de
passer de ladite portion tubulaire supplémentaire à ladite portion tubulaire.
[0013] L'invention vise également, sous un second aspect, un procédé de fabrication d'un
dispositif de connexion tel qu'exposé ci-dessus,
caractérisé en ce qu'il comporte :
- l'étape de se procurer un élément conducteur comportant une portion tubulaire ayant
une ouverture d'introduction ;
- l'étape de se procurer une douille comportant une pluralité de perforations ;
- l'étape d'insérer partiellement ladite douille dans ladite portion tubulaire, de sorte
qu'une partie de ladite douille formant un fourreau s'étend à l'intérieur de ladite
portion tubulaire et qu'une autre partie de ladite douille formant une pré-bague de
même section que ledit fourreau est partiellement disposée au-delà de ladite portion
tubulaire ; et
- l'étape d'évaser ladite pré-bague de façon à former une bague évasée disposée autour
de ladite ouverture d'introduction.
[0014] De préférence, pour des questions de simplicité et de commodité :
- l'étape d'évaser ladite pré-bague est réalisée en insérant dans ladite partie tubulaire
un poinçon présentant une première portion cylindrique d'un diamètre égal au diamètre
interne dudit insert et une deuxième portion cylindrique d'un diamètre supérieur au
diamètre interne dudit insert, les première et deuxième portions cylindriques étant
reliées par une zone incurvée, de sorte que ladite zone incurvée appuie contre ladite
pré-bague et l'évase ; et/ou
- le procédé comporte l'étape de former ledit élément conducteur en aplatissant localement
un tube au voisinage de ladite portion tubulaire et l'étape de former ladite douille
en courbant un tronçon de feuillard perforé plat.
[0015] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description
ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation d'un dispositif
de connexion selon l'invention, comportant une cosse de connexion et un bouchon de
protection ;
- la figure 2 en est une vue en coupe ;
- la figure 3 est une vue en perspective d'un tronçon de feuillard pour réaliser l'insert
que comporte la cosse ;
- la figure 4 est une vue en perspective montrant l'élément conducteur de la cosse,
une douille servant à obtenir l'insert de la cosse et un poinçon pour conformer la
douille ;
- la figure 5 est une vue en coupe montrant la douille disposée autour du poinçon et
partiellement insérée dans une portion tubulaire de l'élément conducteur ;
- les figures 6 et 7 sont des vues semblables respectivement avec la douille totalement
insérée dans la portion tubulaire et avec le poinçon dans une
position de fin de course où la partie de la douille que l'on voit à droite a été
évasée par le poinçon ;
- la figure 8 est une vue éclatée illustrant une variante de l'obtention de la cosse
où la partie évasée de l'insert est conformée avant d'être introduite dans l'élément
conducteur ;
- la figure 9 est une vue en perspective de la cosse et d'un câble électrique dont l'extrémité
est dénudée et prête à être insérée par l'ouverture d'introduction de la cosse ;
- la figure 10 est une vue en coupe montrant le câble inséré dans la cosse ;
- la figure 11 est une vue en perspective de la cosse avec le câble inséré dans celle-ci
en place entre les mâchoires d'un dispositif de sertissage ;
- la figure 12 est une vue semblable à la figure 10, mais après sertissage ;
- la figure 13 est la vue en section repérée par XIII-XIII sur la figure 12;
- la figure 14 est une vue semblable à la figure 12, mais avec une gaine thermorétractable
en place sur la portion sertie de la cosse et sur l'isolant du câble au voisinage
de cette portion sertie ;
- la figure 15 est une vue semblable à la figure 2, mais pour une variante du premier
mode de réalisation du dispositif de connexion illustré sur les figures 1 à 14 ;
- la figure 16 est une vue semblable à la figure 12, pour cette variante ;
- la figure 17 est une vue semblable à la figure 15 pour une autre variante, avec un
bouchon différent ;
- la figure 18 est une vue similaire à la figure 16, mais pour la variante de la figure
17 ; et
- la figure 19 est une vue semblable à la figure 14, mais pour un deuxième mode de réalisation
du dispositif de connexion selon l'invention formant un raccord de connexion entre
deux câbles électriques.
[0016] Le dispositif de connexion 1 illustré sur les figures 1 à 14 comporte une cosse 2,
ici en cuivre, et un bouchon 22.
[0017] La cosse 2 comporte un élément conducteur 3 et un insert monobloc 9.
[0018] L'élément conducteur 3 comporte une portion tubulaire 4 reliée à une portion plate
6 par une portion de transition 8.
[0019] La portion plate 6 est une plage de contact de forme globalement parallélépipédique.
Elle présente un orifice 7 adapté à recevoir une tige filetée appartenant à une borne
électrique de connexion (non représentée) par exemple munie d'une collerette de support.
Pour assurer le contact électrique entre la borne et la cosse 2, on serre la portion
plate 6 entre la collerette de support et un écrou vissé sur la tige filetée.
[0020] La portion tubulaire 4 présente un diamètre extérieur constant sur toute sa longueur.
[0021] L'insert monobloc 9 est ici en laiton nickelé. D'autres matériaux sont possibles,
tels que les alliages à base de cuivre.
[0022] L'insert 9 comporte un fourreau 11 de section circulaire situé à l'intérieur de la
portion tubulaire 4 et une bague évasée 12. Le fourreau 11 a un diamètre externe semblable
au diamètre interne de la portion tubulaire 4. La bague évasée 12 a le même profil
que l'extrémité de la portion 4 opposée à la portion de transition 8. La bague 12
délimite une ouverture d'introduction 5 dans l'insert 9 et donc dans la portion tubulaire
4.
[0023] La bague évasée 12 permet de faciliter l'insertion d'un tronçon terminal dénudé 15
(figures 9 et 10) d'un câble électrique 14 par l'ouverture d'introduction 5.
[0024] L'insert 9 est en une matière plus dure que l'aluminium de l'âme 17 du câble électrique
14 destinée à être sertie dans la cosse 2. Le fourreau 11 de l'insert 9 présente une
pluralité de perforations 10.
[0025] La portion tubulaire 4, adaptée à recevoir le tronçon terminal dénudé 15 du câble
électrique 14 par l'ouverture 5, est partiellement remplie d'une graisse de contact
21 (illustrée sur la seule figure 2) pour améliorer la liaison électrique entre l'âme
17, le fourreau 11 et l'élément conducteur 3.
[0026] Afin d'empêcher la graisse 21 de couler hors de la portion tubulaire 4 et l'intrusion
de corps étrangers dans la cosse 2, par exemple lors d'un transport de l'élément 1,
l'ouverture 5 est obturée par un bouchon 22, ici jetable. Le bouchon 22 enserre la
paroi extérieure de la portion tubulaire 4.
[0027] En référence aux figures 3 à 8, on décrit maintenant l'obtention de la cosse 2.
[0028] L'élément conducteur 3 de la cosse 2 est réalisé à partir d'un tube métallique dont
la paroi cylindrique a un diamètre et une épaisseur correspondant à ceux de la portion
tubulaire 4, lequel tube est aplati pour former la portion plate 6.
[0029] Par déformation de la portion tubulaire 4 de l'élément conducteur 3, on forme au
moins un épaulement 18 sur la surface intérieure de la portion tubulaire 4, ici deux
épaulements diamétralement opposés. La déformation de la partie tubulaire 4 pour former
chaque épaulement 18 crée une empreinte 19 à l'extérieur de la portion tubulaire 4.
[0030] L'insert 9 est obtenu à partir d'un tronçon de feuillard plat perforé 20 (figure
3) qui est courbé pour former une douille 24 présentant une fente 13 sur toute sa
longueur (figure 4).
[0031] La douille 24 est de section circulaire. Elle est introduite dans la portion tubulaire
4 par son ouverture située à l'opposé de la portion de transition 8. La position de
la douille 24 dans la portion tubulaire 4 est fixée grâce aux épaulements internes
18, sur lesquels la douille 24 vient en butée, lors de son enfoncement, par son extrémité
située du côté de la portion de transition 8, de sorte qu'une partie de la douille
forme un fourreau de section circulaire 11 s'étendant à l'intérieur de la portion
tubulaire 4 et qu'une autre partie forme une pré-bague 25 de même section que le fourreau
11, partiellement disposée au-delà de la portion tubulaire 4.
[0032] L'insertion de la douille 24 est ici réalisée au moyen d'un poinçon 26 autour duquel
la douille 24 est disposée. Le poinçon 26 est alors inséré dans la portion tubulaire
4, jusqu'à ce que la douille 24 bute sur les épaulements 18.
[0033] La pré-bague 25 est évasée également au moyen du poinçon 26, inséré dans la portion
tubulaire 4. Le poinçon 26 présente une première portion cylindrique 27 d'un diamètre
égal au diamètre interne de la douille 24 et une deuxième portion cylindrique 28 d'un
diamètre supérieur. Les deux portions cylindriques 27, 28 du poinçon sont reliées
par une zone incurvée 29 de sorte que lorsque le poinçon 26 est introduit dans la
portion tubulaire 4, la zone incurvée 29 vient buter contre la pré-bague 25 puis la
déforme et l'évase contre la tranche de la portion tubulaire 4, qui est également
incurvée, ce qui facilite l'épanouissement de la pré-bague 25. On obtient ainsi une
cosse 2 comportant un insert 9.
[0034] Le maintien de l'insert 9 est assuré par son élasticité propre qui tend à l'ouvrir,
le plaquant ainsi contre la surface interne de la portion tubulaire 4.
[0035] Dans une variante illustrée sur la figure 8, la pré-bague 25 de la douille 24 est
évasée au préalable et c'est directement l'insert 9 qui est introduit dans la portion
tubulaire 4 jusqu'à venir en butée contre les épaulements 18.
[0036] En référence aux figures 9 à 13, on décrit maintenant l'insertion d'un câble électrique
14 dans la cosse 2 et le sertissage de celle-ci.
[0037] Le bouchon 22 est enlevé avant l'insertion du tronçon terminal 15.
[0038] Comme indiqué ci-dessus la cosse 2 est adaptée à coopérer avec un câble électrique
14 à âme en aluminium 17 recouvert sur sa surface d'une couche d'isolant 16. Le tronçon
terminal 15 de ce câble 14 est dénudé, c'est-à-dire que l'isolant 16 est enlevé à
ce niveau.
[0039] On place le tronçon terminal dénudé 15 à l'intérieur du fourreau de section circulaire
11 en l'insérant dans la portion tubulaire 4, à travers l'ouverture 5 entourée par
la bague 12. Son caractère évasé permet de faciliter l'insertion du tronçon terminal
15, en orientant les brins qui composent le câble 14 vers l'intérieur de la portion
tubulaire 4.
[0040] Le tronçon terminal 15 ainsi inséré est alors en contact avec la graisse 21.
[0041] Comme illustré à la figure 11, on sertit la portion tubulaire 4 de manière connue,
dans un dispositif de sertissage 30 comportant une paire de mâchoires 35 et 36.
[0042] Sous l'effet du rapprochement des mâchoires 35 et 36, le fourreau de section circulaire
11 perforé vient alors au contact du tronçon dénudé 15 du câble 14, l'âme en aluminium
17 du câble 14 est déformée de sorte que la matière du câble 12 s'incruste au travers
des perforations 10 de l'insert 9. La couche d'alumine formée à la surface du tronçon
terminal 15 est ainsi brisée, permettant un contact direct entre l'âme 17 aluminium
du câble 14 et l'insert 9 et donc un bon contact électrique.
[0043] On observera (voir plus particulièrement la figure 13) que la portion sertie 31 est
conformée avec une section en B. Une telle section de sertissage présente l'avantage
de permettre le contrôle de conformité par simple mesure de l'épaisseur de la portion
sertie 31.
[0044] L'aluminium étant un matériau facilement corrodable, il est important d'assurer l'étanchéité
de la cosse 2 une fois sertie.
[0045] A cet effet, on prévoit par exemple de disposer une gaine thermorétractable 38 (Figure
14) autour de la portion sertie 31 et de la partie non dénudée du câble électrique
14 adjacente à la portion sertie 31. Ceci permet de prévenir la corrosion du tronçon
15 en empêchant l'eau de pénétrer dans la zone recouverte par la gaine 38.
[0046] On décrit maintenant à l'appui des figures 15 et 16 le dispositif 101, qui est une
variante du dispositif 1. Cette variante présentant une structure proche de celle
du dispositif 1, on a employé pour les éléments semblables les mêmes références numériques,
auxquelles on a ajouté 100.
[0047] Comme illustré à la figure 15, la cosse 102 est semblable à la cosse 2, mais elle
comporte en outre un prolongement tubulaire 132. Le prolongement tubulaire 132 présente
un diamètre supérieur à celui de la portion tubulaire 104, et lui est relié par une
portion de transition 133 qui entoure la bague évasée 112. Le bouchon 122 est disposé
dans le prolongement tubulaire 132.
[0048] Une fois le tronçon terminal dénudé 115 inséré dans la portion tubulaire 104, le
prolongement 132 loge une partie non dénudée 134 du câble 114. L'étanchéité de la
cosse 102 est alors assurée en sertissant également une portion du prolongement tubulaire
132 avec cette partie non dénudée 134 du câble 114 (Figure 16).
[0049] L'isolant 116 du câble 114 fait alors office de joint d'étanchéité.
[0050] Dans une autre variante illustrée aux figures 17 et 18, pour laquelle on a employé
les mêmes références numériques que celles des figures 15 et 16 auxquelles on a ajouté
un ', le dispositif 101'comporte un bouchon 122' ayant une membrane déchirable 123',
ce qui dispense d'ôter le bouchon 122' lors de l'insertion d'un câble électrique 114'
dans la cosse 102'. Le câble 114' est alors inséré dans la portion tubulaire 104'
à travers le bouchon 122' en transperçant la paroi déchirable 123'. Comme on le voit
sur la figure 18, après sertissage la portion restante du bouchon 122' est interposée
entre la partie 134' du câble 144' et le prolongement 132', ce qui est favorable à
l'étanchéité.
[0051] Cette variante est utile dans le cas où l'isolant 116' du câble 114' n'a pas un état
de surface ou une constitution propre à l'obtention directe de l'étanchéité aux liquides.
[0052] La figure 19 illustre un raccord 201 de connexion entre deux câbles électriques.
On a employé les mêmes références numériques que pour le dispositif 1, auxquelles
on a ajouté 200.
[0053] Dans la description qui suit du dispositif de connexion 201, on se réfère pour simplifier
aux parties tubulaires 204 et 244 mais il est bien entendu que sur la figure 19 ces
portions ont déjà été serties et ne sont donc plus tubulaires.
[0054] Le dispositif de connexion 201 est ici un raccord entre un câble 214 à âme en aluminium
217 et un câble 245 à âme en cuivre. Le raccord 201 comporte une portion tubulaire
204 pour recevoir un câble tel que 214.
[0055] Cette portion tubulaire est reliée par une portion intermédiaire 243 à une portion
tubulaire supplémentaire 244 pour recevoir un câble tel que le câble 245 à âme en
cuivre.
[0056] Ainsi, il est possible de raccorder deux câbles électriques tels que 214 et 245,
ici en des matériaux différents.
[0057] Les portions tubulaires 204, 244 et intermédiaire 243 sont formées en une seule pièce.
Les portions tubulaires 204, 244 sont serties sur les câbles électriques 214, 245
de la même façon que décrit précédemment. Afin d'assurer l'étanchéité du côté du câble
214 à âme en aluminium 217, on utilise une gaine thermorétractable 238.
[0058] La portion intermédiaire 243 est agencée pour être étanche, c'est-à-dire pour interdire
à un liquide ou à un gaz de passer de la partie tubulaire supplémentaire 244 à la
partie tubulaire 204, de sorte que même si un liquide tel que de l'eau ou un gaz tel
que de l'air humide pénètre dans la portion supplémentaire 244 logeant le câble 214,
ce liquide et/ou ce gaz ne pourra détériorer le câble 214 à âme en aluminium 217.
[0059] Dans une variante non illustrée, les deux câbles sont en même matériau, par exemple,
si la partie que l'on voit à gauche de la portion intermédiaire 243 est remplacée
par une partie identique à la partie que l'on voit à droite, deux câbles à âme en
aluminium.
[0060] Dans une autre variante non illustrée, le câble tel que 214 et/ou le câble tel que
245 est remplacé par plusieurs câbles.
[0061] On notera que les éléments conducteurs 3, 103, 103' et 203 sont chacun obtenus à
partir d'un tube qui est aplati localement pour former respectivement la portion plate
6, 106 ou 106' et la portion intermédiaire 243. Pour rendre étanche aux liquides l'extrémité
plate 6, 106 ou 106', en particulier sa tranche libre et le pourtour de l'orifice
7, 107 ou 107', il est ensuite appliqué un revêtement de surface approprié. Dans des
variantes non illustrées, l'élément conducteur est obtenu à partir d'un bloc de matière
qui n'est pas tubulaire.
[0062] Ici, le tube utilisé est un tube extrudé. Il est également possible d'utiliser un
tube obtenu à partir d'une bande plate en courbant cette bande pour que ses tranches
longitudinales soient amenées en regard l'une de l'autre puis en soudant l'une à l'autre
les tranches mises en regard.
[0063] Dans les exemples illustrés, les perforations 10, 110 et 110' de l'insert 9, 109,
109' ou 209 sont réalisées par enlèvement de matière. Dans une variante non illustrée,
la matière est conservée pour former une saillie annulaire autour de chaque perforation
du côté interne de l'insert. Par ailleurs, ici, les perforations sont à contour circulaire
mais en variante on utilise une autre forme, par exemple prismatique.
[0064] Dans des variantes non illustrées, le dispositif de connexion comporte une portion
de raccordement à un autre élément électrique conformé différemment de la portion
plate telle que 6, 106 ou 106' et différemment de la portion tubulaire telle que 244,
par exemple une portion plate sans orifice tel que 7, 107 ou 107'.
[0065] Bien entendu, de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'exemple de réalisation
décrit précédemment sans sortir du cadre de l'invention.
1. Dispositif de connexion à sertir sur un tronçon terminal dénudé (15 ; 115 ; 115' ;
215) de câble électrique (14 ; 114 ; 114' ; 214) à âme en aluminium (17 ; 117 ; 117'
; 217), comportant un élément conducteur (3 ; 103 ; 103' ; 203) présentant une portion
tubulaire (4 ; 104, 104' ; 204) et présentant une ouverture d'introduction (5 ; 105
; 105' ; 205) par laquelle il est prévu d'introduire dans ladite portion tubulaire
(4 ; 104 ; 104' ; 204) ledit tronçon terminal (15 ; 115 ; 115' ; 215), comportant
une bague évasée (12 ; 112 ; 112' ; 212) délimitant ladite ouverture d'introduction
(5 ; 105 ; 105' ; 205) et comportant un fourreau (11 ; 111 ; 111' ; 211) disposé à
l'intérieur de ladite portion tubulaire et adapté à recevoir, dans son creux, ledit
tronçon terminal (15 ; 115 ; 115' ; 215), ledit fourreau (11 ; 111 ; 111' ; 211) comportant
une pluralité de perforations (10 ; 110 ; 110') et étant en une matière plus dure
que l'aluminium de sorte que ledit fourreau (11 ; 111 ; 111' ; 211) est apte à déformer
le tronçon terminal (15 ; 115 ; 115' ; 215) lors d'un sertissage de la portion tubulaire
(4 ; 104 ; 104' ; 204) et du fourreau (11 ; 111 ; 111' ; 211) sur ledit tronçon terminal
(15 ; 115 ; 115' ; 215) avec ladite âme en aluminium (17 ; 117 ; 117' ; 217) qui s'incruste
dans lesdites perforations (10 ; 110 ; 110') ; caractérisé en ce que le fourreau (11 ; 111 ; 111' ; 211) et la bague évasée (12 ; 112 ; 112' ; 212) sont
formés par un insert monobloc (9 ; 109 ; 109' ; 209).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce ledit insert (9 ; 109 ; 109' ; 209) présente une fente (13) sur toute sa longueur.
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la portion tubulaire (4 ; 104 ; 104' ; 204) comporte au moins un épaulement interne
(18) formant butée d'enfoncement pour ledit insert (9 ; 109 ; 109' ; 209) à l'opposé
de l'ouverture d'introduction (5 ; 105 ; 105' ; 205).
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite portion tubulaire (4 ; 104 ; 104' ; 204) comporte une graisse de contact (21).
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte un bouchon (22) de maintien de ladite graisse (21), ledit bouchon (22)
enserrant la paroi externe de ladite portion tubulaire (4).
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte un prolongement tubulaire (132 ; 132') présentant un diamètre supérieur
à celui de ladite portion tubulaire (104 ; 104') et étant relié à la portion tubulaire
(104 ; 104') par une portion de transition (133 ;133') entourant ladite ouverture
d'introduction (105 ; 105').
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte un bouchon (122 ; 122') de maintien d'une graisse, ledit bouchon (122
; 122') étant disposé au moins partiellement à l'intérieur dudit prolongement (132
; 132').
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit bouchon (122') comporte une membrane (123') adaptée à être déchirée par le
câble électrique (114') lors de son insertion dans la portion tubulaire (104').
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la matière dudit élément conducteur (3 ; 103 ; 103' ; 203) et la matière dudit insert
(9 ; 109 ; 109' ; 209) comportent du cuivre.
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ledit dispositif comporte une cosse (2 ; 102 ; 102') à laquelle appartient ladite
portion tubulaire (4 ; 104 ; 104'), ladite cosse (2 ; 102 ; 102') comportant en outre
une portion plate (6, 106 ; 106') adaptée à coopérer avec une borne électrique prédéterminée,
ladite portion tubulaire (4 ; 104 ; 104') étant reliée, à son extrémité opposée à
ladite ouverture d'introduction (5 ; 105 ; 105'), par une portion de transition (8
; 108 ; 108'), à ladite portion plate (6 ; 106; 106').
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ledit dispositif comporte un raccord (201) dudit câble électrique (214) à âme en
aluminium (217) à un autre câble électrique (245), ladite portion tubulaire (204)
étant reliée, à son extrémité opposée à ladite ouverture d'introduction (205), par
une portion intermédiaire (243), à une portion tubulaire supplémentaire (244) adaptée
à être sertie sur ledit autre câble électrique (245).
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que ladite portion intermédiaire (243) est agencée pour interdire à un liquide ou un
gaz de passer de ladite portion tubulaire supplémentaire (244) à ladite portion tubulaire
(204).
13. Procédé de fabrication d'un dispositif de connexion selon l'une quelconque des revendications
1 à 12,
caractérisé en ce qu'il comporte :
- l'étape de se procurer un élément conducteur (3 ; 103 ; 103' ; 203) comportant une
portion tubulaire (4 ; 104 ; 104' ; 204) ayant une ouverture d'introduction (5 ; 105
; 105' ; 205) ;
- l'étape de se procurer une douille (24) comportant une pluralité de perforations
(10 ; 110 ; 110') ;
- l'étape d'insérer partiellement ladite douille (24) dans ladite portion tubulaire
(4 ; 104 ; 104' ; 204), de sorte qu'une partie de ladite douille (24) formant un fourreau
(11 ; 111, 111' ; 211) s'étend à l'intérieur de ladite portion tubulaire (4 ; 104
; 104' ; 204) et qu'une autre partie de ladite douille (24) formant une pré-bague
(25) de même section que ledit fourreau (11 ; 111, 111' ; 211) est partiellement disposée
au-delà de ladite portion tubulaire (4 ; 104 ; 104' ; 204) ; et
- l'étape d'évaser ladite pré-bague (25) de façon à former une bague évasée (12 ;
112 ; 112' ; 212) disposée autour de ladite ouverture d'introduction (5 ; 105; 105'
; 205).
14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'étape d'évaser ladite pré-bague (25) est réalisée en insérant dans ladite partie
tubulaire (4 ; 104 ; 104' ; 204) un poinçon (26) présentant une première portion cylindrique
(27) d'un diamètre égal au diamètre interne dudit insert (9 ; 109 ; 109' ; 209) et
une deuxième portion cylindrique (28) d'un diamètre supérieur au diamètre interne
dudit insert (9 ; 109 ; 109' ; 209), les première et deuxième portions cylindriques
(27, 28) étant reliées par une zone incurvée (29), de sorte que ladite zone incurvée
(29) appuie contre ladite pré-bague (25) et l'évase.
15. Procédé selon l'une des revendications 13 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte l'étape de former ledit élément conducteur (3 ; 103 ; 103' ; 203) en aplatissant
localement un tube au voisinage de ladite portion tubulaire (4 ; 104 ; 104' ; 204)
et l'étape de former ladite douille (24) en courbant un tronçon de feuillard perforé
plat (20).