Domaine Technique
[0001] La présente invention se rapporte de manière générale au domaine des accessoires
de scène, et plus spécialement à un harnais porte-accessoire qui permet à un artiste
de scène de porter au moins un accessoire de scène sur le dos. Elle propose plus particulièrement
une armature d'un tel harnais, ainsi qu'un harnais l'incorporant.
[0002] L'invention trouve des applications, notamment dans le secteur du spectacle vivant,
à savoir notamment le music-hall, le théâtre, la danse, le cabaret, le cirque, etc.
Arrière-plan Technologique
[0003] Une revue de Cabaret telle que l'actuelle revue "Féerie" du Bal du Moulin Rouge,
est composée d'une troupe d'environ 100 artistes, dont les 60 "Doriss Girls" recrutées
dans le monde entier, utilisant 1000 costumes de plumes, de strass et de paillettes.
[0004] Ces artistes sont véritablement des sportifs de haut niveau, qui doivent répondre
à des critères de sélection très sévères, portant notamment sur leurs capacités physiques,
leur aptitude à évoluer sur scène selon une chorégraphie qui sollicite énormément
ces capacités.
[0005] L'effet de divertissement procuré aux spectateurs par le spectacle provient essentiellement
de la qualité visuelle des mouvements des artistes, et de leurs accessoires, sur la
scène. A cet égard, l'amplitude, la rapidité d'exécution, et la synchronisation de
ces mouvements sont déterminants.
[0006] Dans le contexte de la présente description, on considère les accessoires qui sont
portés par les artistes, généralement sur le dos, par l'intermédiaire d'un harnais
positionné et maintenu au niveau des épaules de l'artiste. Il s'agit typiquement d'un
ensemble de plumes, de strass, de paillettes, et, plus récemment, de lumières électriques,
qui sont arrangés à la façon d'une "roue de pan" ou similaire.
[0007] Certains tableaux du spectacle font appel à des accessoires très encombrants, et
très lourds. Les dimensions hors tout de tels accessoires, une fois positionnés et
maintenus en position sur l'artiste, peuvent largement dépasser en hauteur, et atteindre
voire dépasser dans le plan de la scène, respectivement sa taille et son envergure
bras écartés. Leur poids est classiquement compris entre 8 et 12 kilogrammes, en tenant
compte de la présence éventuelle d'une batterie électrique pour l'alimentation d'un
dispositif lumineux intégré, du type de rampes de diodes électroluminescentes (LED),
de tubes de Néon, ou similaires.
Art Antérieur
[0008] En référence à la figure 1 des dessins annexés, l'armature d'un harnais selon l'art
antérieur, est réalisée avec des portions de baguettes ou fils métalliques, de section
circulaire avec un diamètre égal à quelques millimètres environ, et qui sont classiquement
dénommés « cordes à piano ». De tels éléments sont en acier carbonisé (trempé), ils
présentent de ce fait une forte résistance à la rupture, en même temps qu'une certaine
capacité de formage statique, et une certaine élasticité en dynamique.
[0009] Par assemblage de plusieurs tels éléments correctement cintrés, on réalise une partie
11 destinée à s'appuyer contre le dos de l'artiste, et des parties 12 et 13 destinées
au maintien du harnais sur les épaules de l'artiste, à la manière de bretelles. Plus
particulièrement, des éléments correctement conformés sont soudés entre eux par endroits
afin que l'armature dans son ensemble affecte une configuration donnant les parties
11, 12 et 13 précitées, conformément à sa fonction. Des points de soudure à la brasure
14 sont notamment réalisés à l'extrémité des bretelles 12 et 13, à l'intersection
entre des portions de corde à piano qui se croisent, et/ou au point de contact entre
de telles portions qui se rejoignent. Des rondelles perforées 15 sont également soudées
sur les cordes à piano, à des endroits déterminés de la partie 11 formant dossier,
afin de permettre la fixation de l'accessoire à l'aide de boulons (non représentés)
passant à travers ces rondelles. L'armature est ensuite habillée, par recouvrement
avec de la mousse, de la ouate, du coton cardé ou similaire, et finalement d'un tissu
d'apparat tel qu'un tissu soyeux cousu pardessus.
[0010] Du fait de la constitution de son armature, l'ensemble du harnais présente une certaine
élasticité d'ensemble, et notamment des parties 12 et 13 qui forment les bretelles.
Le harnais subit donc des contraintes de déformation, qui s'exercent à peu près à
tous endroits de l'armature.
[0011] Or, aux divers endroits où des soudures ont été réalisées, l'acier a été porté au
rouge pour le dépôt de brasure, en sorte qu'il a perdu localement ses propriétés de
résistance mécanique à la rupture. On dit qu'il est « détrempé ». De ce fait, l'armature
du harnais présente en ces endroits une fragilité mécanique. Il en résulte que les
cordes à piano peuvent se casser au niveau des soudures. Il peut aussi arriver que
les soudures elles-mêmes ne résistent pas aux efforts mécaniques appliqués à l'armature,
et lâchent.
[0012] A chaque fois qu'une corde à piano casse ou qu'une soudure lâche, la portion de l'armature
prend un certain jeu mécanique, qui peut aller jusqu'à un mouvement de ripage entre
des portions de corde à piano juxtaposées. En dépit de la mousse entourant l'armature,
ce ripage entre des portions de corde à piano est souvent la source de blessures pour
l'artiste. Cela est particulièrement fréquent dans la portion de l'armature qui s'appuie
sur les épaules de l'artiste, sur lesquelles s'exercent les contraintes mécaniques
les plus importantes.
[0013] Par ailleurs, sous l'effet du poids de l'accessoire, il peut en résulter une déformation
statique de l'armature qui se traduit inévitablement par un mauvais positionnement
de l'accessoire par rapport au corps de l'artiste. Il y a deux conséquences à ce phénomène.
Premièrement, l'alignement de l'accessoire de l'artiste concerné peut s'écarter de
celui des accessoires des autres artistes présents sur la scène, ce qui se traduit
par une imperfection visuelle pour les spectateurs. Deuxièmement, le défaut de positionnement
de l'accessoire, engendre une dissymétrie des forces exercées sur les épaules de l'artiste,
qui doit être compensée par des postures et/ou mouvements de compensation aux effets
très négatifs. Il en résulte en effet des douleurs musculaires et/ou articulaires
pour l'artiste, à la fois pendant l'effort et ensuite. Ces douleurs, qui s'ajoutent
aux blessures superficielles dues au ripage des éléments en cordes à piano, affectent
l'état de santé des artistes. Au demeurant, il peut en résulter des périodes d'inaptitude
temporaire des artistes conduisant à un arrêt de travail, qui, au-delà des inconvénients
humains et sociaux, posent des problèmes d'organisation de la revue pour assurer le
bon déroulement des représentations.
[0014] Enfin, la réparation de l'armature nécessite le déshabillage du harnais, ce qui implique
notamment de découdre puis recoudre le tissu d'apparat. Pour éviter d'avoir à transmettre
l'armature à un atelier de serrurerie pour la reprise des soudures, on peut chercher
à remettre en état le harnais par le recours à du fil métallique ou du ruban adhésif
16, mais une telle réparation est éphémère, et le harnais ne reste utilisable que
dans un mode dégradé seulement. Les opérations manuelles ci-dessus se traduisent par
des coûts de maintenance et une immobilisation temporaire du harnais.
[0015] Le document
US504101 A divulgue un dispositif, selon l'art antérieur, pour suspendre sur les épaules un
sac à dos, un sac pour touriste et autre sac de ce genre.
Résumé de l'Invention
[0016] L'invention vise à supprimer, ou du moins atténuer, tout ou partie des inconvénients
de l'art antérieur précités.
[0017] A cet effet, un premier aspect de l'invention propose une armature selon la revendication
1.
[0018] Ainsi, les parties de l'armature qui sont en contact avec le corps de l'artiste,
à travers un habillage fait par exemple de mousse et de tissu d'ornement, sont rigides.
Elles ne peuvent pas se déformer sous l'effet des balancements de l'accessoire de
scène qui sont provoqués par les mouvements de l'artiste. Néanmoins, une certaine
élasticité demeure localement à la jonction entre le dosseret et les bretelles, laquelle
élasticité permet en particulier d'amortir ces balancements dans une certaine mesure.
Le harnais est donc plus solide et résiste mieux dans le temps, tout en étant plus
confortable et plus respectueux de l'intégrité physique des artistes. Les opérations
de maintenance sont quasiment éliminées, ou du moins beaucoup moins fréquemment nécessaires.
Le dosseret comprend une plaque avant et une plaque arrière rigides, sensiblement
verticales et parallèles l'une à l'autre en étant maintenues rigidement espacées l'une
de l'autre au niveau d'au moins une partie de leurs surfaces en regard. Ceci permet
d'augmenter la rigidité de l'armature.
[0019] Selon des modes de réalisation de l'invention, pris isolément ou en combinaison,
en outre:
- une extrémité supérieure la plaque avant est cintrée vers l'avant, pour épouser la
forme du dos de l'artiste au niveau de la nuque;
- la plaque arrière comprend, dans sa partie supérieure, une première partie pliée à
l'horizontale vers la plaque avant, et prolongée par une seconde partie pliée à la
verticale vers le haut, qui s'appuie contre la plaque avant et est fixée à ladite
plaque avant; cet agencement permet d'obtenir l'espacement souhaité entre les deux
plaques avant et arrière;
- l'armature comprend une équerre agencée entre la plaque avant et la plaque arrière
de manière à les maintenir espacées l'une de l'autre; cette équerre contribue à renforcer
la rigidité du dosseret;
- l'équerre comprend une partie horizontale fixée à la partie horizontale de la plaque
arrière, et une partie verticale fixée à la plaque arrière, à l'arrière de ladite
partie horizontale de la plaque arrière; ainsi agencée, l'équerre permet d'éviter
que l'angle de pliage de la plaque arrière ne soit modifié sous l'effet des contraintes
exercées par les mouvements de l'accessoire;
- le dosseret comprend une ouverture centrale, qui permet de réduire le poids du harnais,
et facilite en outre le recouvrement par enrobage de l'armature avec des matériaux
d'habillage;
- les bretelles sont formées en tube circulaire, aplati horizontalement à l'extrémité
supérieure du tube, et aplati verticalement à l'extrémité inférieure du tube; les
extrémités aplaties peuvent alors s'appuyer contre le corps de l'artiste sans risque
de blessure;
- les éléments de couplage élastique comprennent chacun au moins un ressort à lames;
faciles à réaliser, de tels ressorts ont apportent un fort amortissement pour de faibles
débattement (faibles amplitude de mouvement); en outre, ils ont une forme essentiellement
plane, donc ils s'intègrent bien.
[0020] Un autre aspect de l'invention concerne un harnais pour artiste de scène, comprenant
une armature selon le premier aspect.
Brève Description des Dessins
[0021] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore à la lecture
de la description qui va suivre. Celle-ci est purement illustrative et doit être lue
en regard des dessins annexés dans lesquels :
- la Figure 1, déjà analysée, est une représentation schématique d'une armature de harnais
selon l'art antérieur ;
- la Figure 2 est une vue en trois dimensions d'un harnais selon des modes de réalisation
de la présente invention ;
- la Figure 3 est une représentation d'un harnais complet porté par une artiste de scène
;
- la Figure 4 est une vue de l'armature seule du harnais porté par l'artiste (sans habillage
du harnais) ;
- la Figure 5 est une vue à plat de la plaque avant du dosseret ;
- la Figure 6 est une vue à plat de la plaque arrière du dosseret ;
- la Figure 7 est une vue de côté de la plaque arrière du dosseret après pliage ;
- la Figure 8 est une vue à plat de l'équerre du dosseret ;
- la Figure 9 est une vue de côté de l'équerre après pliage ; et,
- la Figure 10 est une vue partielle de l'armature montrant le détail de réalisation
des éléments élastiques couplant le dosseret aux bretelles.
Description détaillée de modes de réalisation
[0022] En référence à la Figure 2, un harnais selon des modes de réalisation de l'invention
est constitué d'une armature recouverte d'un habillage 30. Ce dernier comprend une
couche de mousse, de ouate, de coton cardé ou similaire, elle-même recouverte par
un revêtement décoratif tel que du tissu soyeux, en général d'une couleur chatoyante.
Cette composition de l'habillage est un exemple seulement, toute autre composition
pouvant être préférée, selon les besoins de l'application. Egalement, des habillages
plus complexes peuvent être utilisés, par exemple pour recouvrir des parties distinctes
de l'armature avec différents matériaux, de différentes textures, couleurs, etc.
[0023] L'armature proprement dite comprend essentiellement un dosseret rigide 21, couplé
à deux branches rigides formant des bretelles 22 et 23 par l'intermédiaire, pour chacune
d'elles, d'un élément de jonction élastique. A la Figure 2, seul l'élément de jonction
élastique 24 associé à la bretelle gauche 22 est visible, celui qui est associé à
la bretelle droite 23 étant représenté recouvert par l'habillage 30.
[0024] Le dosseret 21 et les bretelles 22 et 23 sont dites rigides en ce sens que, dans
les conditions d'utilisation normales prévues pour l'application considérée, ils n'offrent
aucune capacité de déformation, élastique ou non, par flexion, torsion, ou autre.
Cela ne signifie pas que ces éléments constitutifs ne pourraient pas être déformés,
voire brisés, si on les soumettait à des efforts dépassant un certain seuil, mais
cela signifie que ce seuil se situe bien au-delà des forces susceptibles de leur être
appliquées dans les conditions d'utilisation normale du harnais.
[0025] D'autres caractéristiques du harnais et/ou de son armature, qui sont illustrées par
la Figure 2, seront explicitées dans la suite. Au préalable, l'utilisation du harnais
est commentée ci-dessous en référence aux dessins des Figures 3 et 4.
[0026] A la Figure 3, le harnais est représenté dans sa configuration normale, lorsqu'il
est positionné et maintenu sur les épaules d'une utilisatrice, par exemple une danseuse
de cabaret.
[0027] Dans la description qui suit, la position, l'orientation, les formes, et plus généralement
l'agencement des éléments constitutifs du harnais et notamment de son armature, sont
décrits par référence à la position du harnais sur les épaules de l'artiste en position
statique debout, tel que représenté à la Figure 3. Par conséquent, les termes tels
que « devant », « derrière », « avant », « arrière », « vers l'avant », « vers l'arrière
», « dessus », « dessous », « vers le haut », « vers le bas », « supérieur », « inférieur
», « gauche », « droite », « vers la gauche », « vers la droite », « horizontal »,
« vertical », « horizontalement », « verticalement », etc. sont utilisés en référence
à cette convention.
[0028] Le dosseret 21 est plaqué dans le dos de l'utilisatrice, de préférence dans la partie
supérieure du dos afin de ne pas gêner les mouvements du bassin et des jambes de l'artiste.
Le maintien du dosseret en position plaquée contre le dos de la danseuse résulte de
l'action des branches formant bretelles, comme la bretelle 22. En effet, cette bretelle
est cintrée vers l'arrière de manière à passer sous les aisselles de la danseuse.
Chaque bretelle se termine par un crochet portant la référence 42 pour la bretelle
22 visible à la Figure 2 et à la Figure 3, et la référence 43 pour la bretelle 23
qui est visible uniquement à la Figure 2. Une lanière ou sangle 35 peut passer dans
le dos de la danseuse pour relier les crochets 42 et 43 l'un à l'autre, et/ou au dosseret
21, afin de stabiliser la position du harnais en dépit des mouvements de la danseuse,
sans toutefois la blesser ni entraver ses mouvements. La sangle 35 peut être réalisée
en un matériau élastique ou non. Il peut s'agir par exemple d'une ceinture en cuir,
d'un ruban de coton, d'une bande élastique, ou similaire. Ces exemples ne sont nullement
limitatifs.
[0029] Dans la vue de la Figure 4, qui correspond par ailleurs à la Figure 3, le harnais
est représenté sans l'habillage 30. Cette vue illustre le positionnement des principaux
éléments constitutifs de l'armature du harnais lorsque celui-ci est en position sur
l'utilisatrice. Comme on l'aura compris, cette configuration ne correspond toutefois
pas à un cas d'utilisation réel, puisqu'en pratique le harnais n'est pas utilisé sur
scène sans l'habillage 30 qui recouvre l'armature.
[0030] Hormis les crochets 42 et 43, les seules parties de l'armature qui dépassent de l'habillage
30 vers l'extérieur, sont des goujons s'étendant sensiblement horizontalement vers
l'arrière, à partir du dosseret 21. Dans un exemple, le dosseret comprend ainsi trois
goujons 31, 32 et 33. Dans l'exemple illustré aux Figures 2 et 3, le goujon 31 est
disposé dans la partie supérieure du dosseret, sur la gauche, alors que le goujon
32 est disposé dans la partie supérieure, sur la droite, et que le goujon 33 est disposé
dans la partie inférieure, sensiblement au centre (considéré suivant un axe horizontal
allant de la gauche à la droite de la danseuse). Ce nombre et cette disposition des
goujons permettent la fixation dans de bonnes conditions de stabilité, d'au moins
un accessoire sur le dosseret. A cet effet, l'accessoire peut comprendre une platine
de dimensions en rapport avec celles du dosseret, munies de trous correspondant aux
goujons 31, 32 et 33, qui permettent de plaquer et fixer la platine contre le dosseret
du harnais en utilisant par exemple des boulons du type "papillon". Bien entendu,
toute variation quant au nombre ou à la position des goujons est possible, en fonction
de l'application envisagée, et notamment du nombre, des dimensions et du poids des
accessoires à supporter. Egalement, il est bien entendu que plus d'un accessoire peut
être maintenu sur le dosseret 21 par l'intermédiaire de tels goujons.
[0031] Ainsi qu'il est visible sur les Figures 2 et 4, chacune des bretelles 22 et 23 peut
être réalisée sous la forme d'un tube, par exemple un tube en alu 6060 T6, de section
circulaire avec un diamètre égal à 20 millimètres. Le tube est convenablement cintré
à force, et aplati à ses extrémités. Par exemple, le cintrage de chacun des tubes
peut être réalisé à l'aide d'un gabarit approprié.
[0032] L'extrémité supérieure du tube, destinée à être couplée au dosseret 21 via un élément
élastique tel que l'élément 24, est écrasée pour affecter une forme plane sensiblement
horizontale. A l'inverse, l'extrémité libre de la bretelle, à laquelle est fixé le
crochet 42 ou 43, est écrasée de manière à présenter une forme plane sensiblement
verticale. Ainsi, l'extrémité supérieure de la bretelle peut reposer à plat sur l'épaule
de la danseuse, et son extrémité inférieure peut s'appuyer à plat contre son flanc.
[0033] En outre, ainsi qu'il est visible sur la Figure 4, le crochet 42 peut idéalement
être fixé sur le côté externe de l'extrémité inférieure de la bretelle gauche 22,
de manière également à ne pas blesser la danseuse. Symétriquement, le crochet 43 de
la bretelle droite 23 (visible sur la Figure 2) est de préférence situé sur la face
externe de cette bretelle, pour les mêmes raisons. La fixation des crochets 42 et
43 peut être réalisée par vis ou rivets, en veillant de préférence à ce qu'aucune
partie ne dépasse de la face interne de la partie plane de l'extrémité libre de la
bretelle. Par exemple, si une vis est utilisée, elle est orientée de l'intérieur vers
l'extérieur et sa tête est retenue par un trou fraisé. De préférence, la fixation
est toutefois obtenue par un rivet, dont l'extrémité située à l'intérieur, c'est-à-dire
du côté du flanc de la danseuse, est maté ou limé. Dans les deux cas, aucune partie
saillante du moyen de fixation du crochet n'est alors susceptible de blesser l'artiste
lorsque le harnais est serré en position, avec les extrémités libres des bretelles
plaquées contre ses flancs.
[0034] Les mêmes précautions sont prises en ce qui concerne la fixation de l'extrémité supérieure
des bretelles 22 et 23 à l'élément élastique tel que l'élément 24 associé à la bretelle
gauche 22. De préférence, cette fixation intervient également par deux vis ou deux
rivets 29, visibles à la Figure 2.
[0035] De toutes les caractéristiques qui précèdent, il résulte que le harnais est utilisé
dans des conditions de confort et d'ergonomie optimisées.
[0036] Dans un mode de réalisation, le dosseret 21 comprend essentiellement trois parties
rigides, rendues solidaires les unes des autres de manière non élastique. Par cette
dernière expression, il faut comprendre que les moyens de fixation de ces trois éléments
25, 26 et 27, n'introduisent aucun point de déformation du dosseret, ni jeu, ni élasticité,
dans les conditions d'utilisation normales du harnais. Dit autrement, ces trois éléments
sont rigides et rigidement solidaires les uns des autres. En réalité, le fait de prévoir
ainsi trois éléments au lieu, par exemple, d'une seule plaque, permet précisément
d'augmenter la rigidité du dosseret dans son ensemble.
[0037] Plus particulièrement, le dosseret comprend une plaque arrière 25 et une plaque avant
26. De préférence, ces deux plaques s'appuient l'une contre l'autre dans la partie
inférieure du dosseret, alors qu'elles sont espacées l'une de l'autre dans la partie
supérieure. Dans cette partie supérieure, une équerre 27 est en effet disposée entre
les deux plaques 25 et 26, en servant d'entretoise entre ces deux plaques et en participant
à la meilleure rigidité de l'ensemble.
[0038] Ces trois éléments 25, 26 et 27 du dosseret vont maintenant être décrits en détail,
en référence aux schémas des Figures 5, 6 et 7, et 8 et 9, respectivement.
[0039] On notera à titre préliminaire que les deux plaques 25 et 26 et l'équerre 27 peuvent
par exemple être réalisées en tôle plaquée d'alu, par exemple, dans le matériau connu
sous l'appellation AU4GA5 (2024). Il s'agit d'une tôle avec un plaquage d'aluminium
de 5 micromètres, qui présente l'avantage d'être un matériau propre. L'aluminium 4G
est un matériau durci par traitement, en sorte qu'il est particulièrement résistant,
même à faible épaisseur. Par exemple, on utilise des plaques de 12 millimètres d'épaisseur,
ce qui confère à l'armature un poids très raisonnable, et même moindre que pour les
armatures en acier de l'art antérieur décrit en introduction. Cela permet en outre
des pliages de la tôle, comme il va maintenant être décrit pour chacune des plaques
25 et 26, et de l'équerre 27.
[0040] A la Figure 5, on a représenté une vue plane de la plaque avant 26. Cette plaque
affecte la forme générale d'un coeur, avec la pointe vers le bas et deux oreilles
gauche et droite s'étendant vers le haut. Ainsi, le bord supérieur 51 de la plaque
26, entre ces oreilles, affecte une forme concave présentant une certaine courbure
sur laquelle on reviendra plus loin. Le long du bord 51, répartis globalement suivant
la même courbure, sont percés des trous 52, par exemple de diamètre égal à 4 millimètres.
Il y a par exemple quatre trous 52 sensiblement équitablement répartis de part et
d'autre d'un axe vertical 53 de la plaque. La plaque 26 est de préférence symétrique
par rapport à cet axe vertical 53. Une lumière 54, par exemple de diamètre égal à
120 millimètres, est ouverte au centre de la plaque, afin de diminuer le poids de
l'armature et la surface s'appuyant contre le dos de l'artiste. Cette lumière est
obtenue en perçant la plaque 26 d'un trou circulaire dont le centre correspond à l'intersection
entre l'axe vertical 53 et un axe horizontal 55.
[0041] Des trous 56 et 57 sont percés dans la zone correspondant à la base des oreilles
supérieures droite et gauche de la plaque. Les centres respectifs de ces trous sont
alignés sur une même ligne horizontale. Suivant la verticale, cette ligne se situe
sensiblement entre le point le plus bas de la courbure du bord supérieur 51, et le
point le plus haut de la lumière 54. Les trous 56 et 57 ont par exemple un diamètre
égal à 15 millimètres.
[0042] Par ailleurs, un autre trou 58 est aussi percé le long de l'axe de symétrie vertical
53, sensiblement à égale distance (suivant cet axe vertical) de l'axe horizontal 55
que les trous 56 et 57,donc entre le point le plus bas de la lumière 54 et l'extrémité
inférieure de la plaque 26. Son diamètre est par exemple égal à 6 millimètres.
[0043] Un autre trou 59 est encore percé entre le trou 58 et l'extrémité inférieure de la
plaque 26. Il s'agit d'un trou oblong dont la plus grande longueur (qui s'étend verticalement)
est égale à environ 10 millimètres, et la largeur (horizontalement) est égale à environ
8 millimètres, dans un exemple. Ce trou peut servir au passage d'un ruban de maintien
tel que le ruban 35 visible à la Figure 3.
[0044] Ainsi qu'il est visible à la Figure 2, la plaque avant 26 est légèrement cintrée
vers l'avant, à partir d'un axe correspondant sensiblement à l'axe horizontal 55 de
la Figure 5. Ce cintrage est destiné à permettre à la plaque 26 d'épouser la forme
arrondie du dos, à la base de la nuque, de l'artiste. A cet effet, le cintrage est
typiquement limité à un angle maximum d'environ 30° avec la verticale.
[0045] De préférence, l'extrémité inférieure de la plaque est, à l'inverse, légèrement cintrée
vers l'arrière, à partir d'un axe horizontal passant sensiblement par le centre du
trou 59. Ce cintrage est destiné à éviter que l'extrémité de la plaque 26 ne blesse
l'artiste par frottement contre sa colonne vertébrale.
[0046] La plaque arrière 25 va maintenant être décrite en référence aux schémas des Figures
6 et 7. A la Figure 6, cette plaque est représentée à plat. A la Figure 7, elle est
représentée selon une vue du côté gauche, après deux pliages dans sa partie supérieure,
qui vont être explicitées ci-dessous.
[0047] La plaque 25 affecte également la forme générale d'un coeur dont les dimensions et
la forme correspondent globalement à celle de la plaque 26 de la Figure 5, et sont
même identiques pour la partie inférieure.
[0048] En particulier, la plaque 25 affecte elle aussi une forme concave tournée vers le
haut au niveau de son bord supérieur 61. Elle comprend elle aussi une ouverture circulaire
64, de même rayon que l'ouverture 54 de la plaque 26, et dont le centre correspond
à l'intersection d'un axe symétrique vertical 63 et d'un axe horizontal 65.
[0049] Dans la partie inférieure, la plaque 25 comprend des trous 68 et 69 correspondant
respectivement aux trous 58 et 59 de la plaque 26 de la Figure 5 en ce qui concerne
la position et les dimensions de passage. Dans la partie supérieure, la plaque 25
comprend deux trous 66 et 67, positionnés comme les trous 56 et 57 de la plaque 26
de manière à leur être concentriques quand les plaques sont superposées, mais avec
un diamètre inférieur, à savoir par exemple, un diamètre de 6 millimètres comme le
trou 68. Ainsi qu'on l'a compris, les trous 66, 67 et 68 sont destinés à la fixation
de longues vis dont les tiges filetées, qui dépassent vers l'arrière, correspondent
aux goujons respectivement 32, 31 et 33 (Figure 2). Ainsi qu'il sera exposé plus loin
en regard du schéma de la Figure 10, les trous 56 et 57 dans la plaque avant 26 sont
destinés à permettre l'insertion de ces vis ou boulons et/ou leur serrage par tournevis
ou par clé, une fois les deux plaques 25 et 26 et l'entretoise 27 assemblées.
[0050] Enfin, des trous 73 sont répartis équitablement le long des bords gauche et droit
de la plaque 25entre le niveau de l'axe horizontal 65 et le bas de la plaque 25, à
raison par exemple de trois trous sur le côté gauche et trois trous sur le côté droit
de la plaque. D'autres trous 74, par exemple au nombre de cinq, sont percés le long
d'une ligne horizontale qui se trouve, suivant la direction verticale, légèrement
au dessus de la ligne passant par les centres des trous 66 et 67. Il s'agit par exemple
de trous de diamètre égal à 4 millimètres. Les trous 73 et 74, comme les trous 52
de l'autre plaque 26, sont destinés à la fixation de la plaque avant 26 à la plaque
arrière 25, de préférence par rivets.
[0051] Dans sa zone supérieure, la plaque arrière 25 comprend deux parties 71 et 72 qui
sont pliées par rapport au plan général de la feuille de tôle dont est faite la plaque
25. Les parties pliées 71 et 72 sont également visibles sur la Figure 2 et sur la
Figure 7.
[0052] Plus particulièrement, la partie 71 est pliée vers l'horizontale à partir d'un premier
axe de pliage 60, qui est un axe horizontal situé au dessus de la ligne horizontale
par laquelle passent les centres des trous 66 et 67. Après ce pliage, la partie inférieure
de la plaque 25 et sa partie pliée 71 forment un angle légèrement inférieur à 90°.
La partie 72 est alors à nouveau pliée vers le haut, à partir d'un second axe de pliage
71 qui est un axe globalement horizontal mais s'étendant suivant une ligne courbe
dont la concavité est orientée vers le haut.
[0053] L'axe horizontal de pliage 60 se situe, suivant la verticale, sensiblement à égale
distance du point le plus bas de la courbure du bord supérieur 61 de la plaque 26
et du point le plus haut de l'ouverture 64.
[0054] L'intersection entre l'axe de pliage 70 et l'axe de symétrie vertical 63 se trouve,
quant à elle, environ au centre de la distance entre, d'une part l'intersection entre
l'axe de pliage 60 et l'axe vertical 63, et d'autre part le point le plus bas de la
courbure que présente le bord supérieur 61 de la plaque 25.
[0055] Après pliage, la partie 72 forme un angle d'environ 30° maximum avec la verticale,
qui correspond sensiblement à l'angle que forme, avec la verticale, la partie supérieure
cintrée de la plaque 26.
[0056] En référence maintenant à la Figure 8 et à la Figure 9, l'équerre 27 est obtenue
à partir d'une feuille de tôle d'Alu plane découpée et percée comme montré à la Figure
8 (qui est une vue à plat), et pliée pour arriver à l'équerre montrée à la Figure
9 (qui est une vue du côté gauche).
[0057] Comme il est montré à la Figure 8, le bord supérieur 81 de la feuille de tôle, i.e.,
de l'équerre avant pliage, présente un courbure concave vers le haut, dont l'ouverture
est un peu plus grande que celle de la courbure des bords supérieurs 51 et 61 de la
plaque avant 26 et de la plaque arrière 25, respectivement.
[0058] La largeur ℓ(dimension suivant l'horizontale) de la plaque d'Alu dont est faite l'équerre,
correspond sensiblement à celle des plaques 25 et 26 dans leur partie supérieure.
L'axe de pliage 80 est un axe horizontal sui se situe sensiblement, suivant la verticale,
à la moitié de la hauteur L (dimension suivant la verticale) de la plaque, considérée
au niveau des bords latéraux gauche et droit de celle-ci.
[0059] Des trous 28 sont réalisés le long d'une ligne courbe s'étendant entre l'axe de pliage
80 et le bord supérieur 81, et ayant sensiblement la même courbure que le bord 81.
On compte ainsi, par exemple, deux trous 28 du côté gauche et, symétriquement, deux
trous 28 du côté droit. Le diamètre de ces trous est par exemple égal à 4 millimètres.
Ils servent à la fixation de l'équerre sur la plaque arrière 25, via des rivets.
[0060] Ainsi qu'il est visible à la Figure 9, la partie supérieure 91 de la plaque (celle
comportant les trous 28 et le bord 81), est pliée suivant l'axe 80 vers l'horizontale
de manière que, après pliage, elle fasse un angle légèrement supérieur à 90° avec
la partie inférieure 90 (celle opposée au bord 81), cette dernière étant disposée
verticalement dans la configuration assemblée de l'armature.
[0061] Ainsi qu'il est visible sur la Figure 2, et aussi sur la Figure 10 qui en donne le
détail, les éléments de couplage élastiques entre le dosseret 21 et les bretelles
22 et 23, comprend par exemple un ressort à lames. Un tel ressort comprend un empilement
de lames métalliques, par exemple en inox, et de préférence de mêmes dimensions afin
de n'avoir qu'une seule référence.
[0062] Un ressort à lames présente un fort coefficient d'amortissement, pour des débattements,
i.e., des amplitudes de déformation très faibles. En outre, sa forme essentiellement
plane est compatible avec son mode de fixation tel qu'il apparaîtra ci-dessus, et
avec l'habillage de l'armature.
[0063] L'assemblage de l'armature à partir de la plaque avant 26 cintrée, de la plaque arrière
25 pliée deux fois, et de l'équerre formée par pliage de la plaque de la Figure 8
est le suivant.
[0064] Premièrement, on positionne l'équerre à l'intérieur de l'angle formé par le pliage
à 90° de la partie horizontale 71 de la plaque arrière 25. On perce quatre trous de
diamètre égal à 4 millimètres dans cette dernière, en utilisant les trous 28 de la
partie supérieure 91 de l'équerre comme gabarit de perçage en sorte qu'il n'y a aucun
défaut d'alignement entre les trous 28 sur l'équerre et ceux qui leur correspondent
sur la plaque 25. Et on fixe alors l'une à l'autre la partie horizontale/supérieure
l'équerre 27 et la partie horizontale 71 de la plaque arrière 25, par exemple avec
quatre rivets à travers les trous précités.
[0065] Deuxièmement, et de la même façon, on perce cinq trous dans la partie inférieure/verticale
90 de l'équerre, à 4 millimètres de diamètre, en utilisant les cinq trous 74 de la
partie verticale/inférieure de la plaque 25 comme gabarit, et ensuite on fixe l'équerre
27 et la plaque arrière 25 l'une à l'autre, par exemple avec trois rivets à travers
trois de ces trous également, à savoir les trous se trouvant au centre. Le trou le
plus à gauche et celui se trouvant le plus à droite, servent à la fixation sur le
dosseret de l'élément élastique gauche 24 et de l'élément de jonction élastique droit,
respectivement, par lesquels le dosseret est couplé aux bretelles 22 et 23, respectivement.
Cette fixation peut intervenir à l'aide de boulons dont celui de gauche est visible
à la Figure 2 sous la référence 29.
[0066] Ainsi positionnée et fixée, l'équerre 27 assure la stabilité des angles de pliage
de la plaque arrière 25.
[0067] Troisièmement, on perce également la partie inférieure/verticale 90 de l'équerre,
à 6 millimètres de diamètre, en utilisant les deux trous 66 et 67 de la partie verticale/inférieure
de la plaque 25 comme gabarit. A travers ces trous, on passe alors une vis avec l'extrémité
distale (opposée à la tête) tournée vers l'arrière, que l'on serre avec un écrou et
une rondelle dite "éventail". Les tiges filetées de ces vis, dont la longueur est
par exemple égale à 30 millimètres, forment le goujon 31 et 32, respectivement, servant
à la fixation de l'accessoire à l'aide par exemple d'écrous de type "papillon". Avantageusement,
ce boulon (vis et écrou) sert aussi à la fixation sur le dosseret, de l'élément de
couplage élastique correspondant, comme l'élément 24 pour le côté gauche, en complément
de la fixation par boulon mentionnée au paragraphe précédent.
[0068] Quatrièmement, on fixe une première extrémité des éléments élastiques de couplage
entre le dosseret et les bretelles tels que le ressort 24 pour le côté gauche. A cet
effet, à partir de l'empilement des lames plates (obtenues chacune par découpage et/ou
usinage d'une plaque), on réalise deux perçages le traversant, de 4 et 6 millimètres
de diamètres. Les trous ainsi obtenus sont destinés à la fixation de l'empilement
sur la partie verticale de la plaque arrière 25 du dosseret, par les boulons 29 et
par les vis 31 et 32, comme il a été dit dans les deux paragraphes ci-dessus.
[0069] Cinquièmement, on perce la plaque avant 26 à travers les trous 73 de la plaque arrière
25 utilisés comme gabarit, et on fixe les deux plaques directement l'une contre l'autre,
dans leur partie inférieure, à travers ces trous, par exemple à l'aide de rivets.
Bien entendu, les ouvertures 54 et 64 se trouvent alors positionnées de manière concentrique.
On complète cette fixation à l'aide d'un boulon dont la vis passe à travers les trous
58 et 68, concentriques, prévus sur chacune des plaques 26 et 25, respectivement.
La tige de la vis correspond alors au goujon 33 (Figure 2).
[0070] Sixièmement, on cintre vers l'avant l'empilement des plaques constituant l'élément
de couplage élastique tel que l'élément 24 pour le côté gauche du harnais. Compte
tenu du fait qu'il s'agit d'un empilement de lames métalliques, il ne peut pas vraiment
s'agir d'un "pliage", mais uniquement d'un cintrage, en ce sens que le rayon de courbure
local des lames est relativement élevé par rapport à celui qui pourrait être obtenu
pour le pliage d'une lame seule. Dit autrement, le fait qu'on cintre simultanément
les trois lames implique qu'on a un angle de courbure plus élevé que celui qu'on aurait
en cintrant une lame seule. Néanmoins, après cintrage, les deux extrémités de l'empilement
se trouvent dans des plans respectifs qui sont forment un angle sensiblement égale
à 90°. Du côté déjà fixé au dosseret, l'extrémité est verticale. De l'autre côté,
l'extrémité est sensiblement horizontale. Au niveau de ce dernier côté, on perce l'empilement
de lames de deux trous, par lesquels on fixe la bretelle correspondante (par exemple
la bretelle 22 pour le côté gauche du harnais), par exemple avec d'autres rivets 29
visibles à la Figure 2.
[0071] Dès lors, toute force exercée sur la bretelle 22 tendant à l'éloigner de sa position
statique par rapport au dosseret 21, ou inversement, donne lieu à une force opposée
qui résulte la résistance des lames métalliques de l'élément 24. C'est l'effet d'amortissement
du ressort à lames. Ainsi le harnais bien qu'ayant uns structure rigide au niveau
des bretelles et du dosseret, présente un couplage élastique entre les premières et
ce dernier. Ce couplage permet d'atténuer, surtout au niveau du point de contact entre
les bretelles et le dessus de l'épaule de l'artiste, les forces exercées par les mouvements
de gîte et/ou de tangage de l'accessoire ou des accessoires supportés par le harnais.
[0072] On notera que l'extrémité de l'élément de couplage élastique 24 fixée à la bretelle
22 se trouve de préférence au dessus de celle-ci. De la sorte, c'est la partie aplatie
du tube dont est faite la bretelle, qui s'appuie sur le dessus de l'épaule de l'artiste.
Le contact est donc franc et stable, du fait de la rigidité de la bretelle, et est
donc peu susceptible de blesser l'artiste.
[0073] Pour finir, on notera que tous les rivets utilisés sont par exemple du type des rivets
à tête ronde, du type de ceux utilisés dans l'aviation. Les têtes des rivets qui viennent
en saillie par rapport à des surfaces destinées à entrer en contact avec le corps
de l'artiste sont de préférence limées, ou matées, afin d'éviter tout risque de blessure,
et d'endommagement de l'habillage 30 du harnais.