[0001] La présente invention concerne une méthode et un système de communication pour un
contrôle sécurisé d'itinéraire selon le préambule des revendications 1 et 8.
[0002] Le dit contrôle sécurisé d'itinéraire vise en particulier des véhicules de transport
publics s'y déplaçant tels qu'une unité de transport ferroviaire, un métro, un tramway,
un trolley, un bus, etc. L'invention est également adaptée à un type de véhicule dont
le guidage peut être effectué d'une façon complètement autonome d'un chauffeur dans
le véhicule. C'est le cas par exemple d'un véhicule géré par un système de guidage
automatique sur un itinéraire muni d'un automatisme (ferroviaire) de commande de guidage
interfacé à une signalisation tel que du type standard CBTC (= « Communication-Based
Train Control »). Par extension toutefois sans restriction sur ce type de véhicule,
le terme « train » pourra être communément utilisé dans la suite du document, sans
cependant omettre tous les types de véhicules énumérés ci-dessus.
[0003] Classiquement dans une signalisation ferroviaire, une logique de commande sécurisée
de destruction d'urgence d'itinéraire, permet en dehors des modes d'exploitation nominaux
de détruire un itinéraire en préservant la sécurité du système. Cette logique est
fondée sur une définition statique de paramètres nécessaires à son bon fonctionnement.
Ces paramètres sont dimensionnés pour être compatibles avec le pire cas de trains
circulant sur une zone dite « de manoeuvre », sur laquelle des risques de collisions
sont à prendre en compte, de manoeuvre d'aiguille sous le train, donc devant être
rendue non circulable.
[0004] Actuellement, une méthode de contrôle sécurisé d'itinéraire parcouru par un véhicule
circulant sur une zone d'approche d'une zone de manoeuvre est connue, pour laquelle
:
- la zone de manoeuvre est précédée d'une signalisation de fermeture disposée au sol
(feux d'arrêt au niveau de la jonction de la zone d'approche et de la zone de manoeuvre)
et adaptée pour informer le véhicule de s'arrêter,
- une temporisation sécuritaire fixe est suffisamment dimensionnée (suffisamment longue
en terme de durée d'approche) par une unité de commande au sol pour garantir un arrêt
du véhicule avant son franchissement sur la zone de manoeuvre.
[0005] La temporisation sécuritaire est ainsi choisie longue, afin que le pire cas (collision,
déraillement) soit évité quelque soit le type ou les caractéristiques d'approche du
véhicule, même si celui-ci devait inévitablement ne pas pouvoir s'arrêter à un seuil
limite de la zone d'approche. En d'autres termes, cette temporisation fixée se révèle
fort longue alors que la technologie sécuritaire des trains se voit améliorée au fil
des ans. Ceci provoque des arrêts de trains de longues durées et bloque donc le trafic
outre mesure.
[0006] Le principe de la logique de commande précitée se fonde ainsi sur une signalisation
classique pour laquelle la sécurité d'une « destruction » manuelle d'itinéraire (zone
de manoeuvre à détruire pour éviter son franchissement) repose sur la temporisation
sécuritaire et éventuellement sur une information de présence d'un train sur la zone
d'approche associée à un signal d'arrêt (feux d'arrêt lumineux, disjoncteur d'alimentation
motrice, etc.). L'itinéraire est détruit suivant une possible séquence selon laquelle:
- 1 - à la réception d'une (télé-)commande de destruction d'itinéraire provenant de
l'unité de commande au sol, le signal d'arrêt au sol est fermé ;
- 2 - la temporisation sécuritaire est initialisée et l'itinéraire (zone de manoeuvre)
est détruit après écoulement de celle-ci.
Le principe de cette logique est qu'à la fermeture du signal d'arrêt, le conducteur
ou un automatisme embarqué de guidage en approche de ce signal, doit solliciter le
système de freinage pour arrêter le train et faire de son mieux pour respecter le
signal.
A l'issue de la temporisation sécuritaire, deux cas sont possibles:
- 1 - le train a réussi à s'arrêter en amont du signal et ne peut plus franchir le signal
(respect du signal fermé). La destruction de l'itinéraire (zone de manoeuvre) peut
alors se faire en toute sécurité.
- 2 - Le train n'a pas pu s'arrêter en amont du signal mais il est alors protégé d'une
collision ou d'un déraillement sur la zone de manoeuvre, soit par un enclenchement
d'une aiguille qui verrouille cette dernière et empêche tout autre train de parcourir
la même zone de manoeuvre, soit parce que le train a franchi en totalité la zone de
manoeuvre et il n'est plus concerné par la destruction d'itinéraire.
Le dimensionnement de la temporisation sécuritaire garantit qu'un train à l'approche
du signal qui se ferme devant lui sera à l'arrêt après l'écoulement de la dite temporisation.
Ce dimensionnement, pour garantir la sécurité de la fonction, prendra en compte le
temps d'arrêt le plus long des différents types de trains circulant sur cette zone
à la vitesse maximum autorisée (temps dépendant de l'énergie potentielle et cinétique
maximum d'un train en approche et de sa capacité de freinage).
[0007] Le document
EP 1 752 355A1 divulgue un train qui confirme la distance d'arrêt dont il a besoin en cas d'annulation
de son itinéraire.
[0008] Pour ces raisons, un but de la présente invention est alors de réduire le temps nécessaire
de la destruction d'urgence d'itinéraire en zone de manoeuvre tout en garantissant
le caractère sécuritaire.
[0009] Une solution avantageuse sous forme de méthode ainsi que sous forme de système est
ainsi proposée au travers de revendications indépendantes 1 et 8.
[0010] Plus précisément, une méthode de contrôle sécurisé d'itinéraire parcouru par un véhicule
circulant sur une zone d'approche d'une zone de manoeuvre est proposée, pour laquelle
:
- la zone de manoeuvre est précédée d'une signalisation de fermeture disposée au sol
et adaptée pour informer le véhicule de s'arrêter,
- une temporisation sécuritaire est dimensionnée par une unité de commande au sol pour
garantir un arrêt du véhicule avant son franchissement sur la zone de manoeuvre,
- en parallèle de la signalisation de fermeture une requête d'information provenant
de l'unité de commande au sol est transmise à une unité sécuritaire de commande embarquée
dans le véhicule,
- l'unité sécuritaire de commande embarquée ou un module d'évaluation associé évalue
la capacité de freinage du véhicule sur la base d'un bilan énergétique lié à la cinétique
du véhicule et la code (binairement par exemple) dans une information requise par
l'unité de commande au sol, puis transmise en retour à l'unité de commande au sol,
- suivant un état de l'information, l'unité de commande au sol minimise la temporisation
sécuritaire, voire l'annule complètement si l'état de l'information assure un état
clairement permissif de l'arrêt du véhicule hors de la zone de manoeuvre.
[0011] Une réalisation de l'invention ainsi décrite prévoit donc que suite à une commande
manuelle d'urgence de destruction d'itinéraire émanant d'une signalisation de fermeture
ou d'une unité de commande au sol, des paramètres dynamiques du train soient pris
en compte, voire aussi transmis entre le train et le sol, en particulier les paramètres
liés à la détermination d'une distance d'arrêt physique codable binairement (dans
l'information requise) pour pouvoir la comparer à une distance acceptable d'arrêt
ou d'un module de décision binaire (au niveau de l'unité de commande au sol). Si la
distance codée binairement est inférieure à la distance acceptable, la temporisation
sécuritaire peut même être annulée complètement.
[0012] Un codage linéaire peut ainsi être également envisagé de façon à transmettre des
signaux plus graduels comme des distances métriques aboutissant de toute façon à évaluer
si la temporisation sécuritaire initiale peut être diminuée ou voire annulée. Cet
aspect permet ainsi d'affiner l'ajustement de la temporisation sécuritaire dans le
but de la réduire.
[0013] Le codage peut aussi être sécurisé (par exemple au moyen d'un calcul de distance
d'arrêt en redondance) et crypté afin de protéger plus sécuritairement l'échange d'information
entre train et sol et donc pour éviter une réduction de la temporisation sécuritaire
au cas où l'information liée au bilan énergétique était calculée de façon erronée
ou transmise par erreur voire dans de mauvaises augures.
[0014] Un ensemble de sous-revendications présente également des avantages de l'invention.
[0015] Afin de décrire l'invention, en particulier sous ses plusieurs aspects techniques
et leurs avantages, des exemples de réalisation et d'application sont fournis à l'aide
de figures décrites :
- Figure 1
- Système de communication pour le contrôle sécurisé d'itinéraire.
- Figure 2
- Système de communication pour le contrôle sécurisé d'itinéraire adapté à un automatisme
de type CBTC.
[0016] Figure 1 présente un système de communication pour le contrôle sécurisé d'itinéraire
parcouru par un véhicule A circulant sur une zone d'approche ZA d'une zone de manoeuvre
ZM pour lequel :
- la zone de manoeuvre est précédée d'une signalisation de fermeture D, C, F disposée
au sol et adaptée pour informer le véhicule de s'arrêter,
- une unité de commande au sol USOL comprend une temporisation sécuritaire TS étant
dimensionnée pour garantir un arrêt du véhicule avant son franchissement sur la zone
de manoeuvre,
- en parallèle de la signalisation de fermeture D, C, F une requête d'information RI
provenant de l'unité de commande au sol est transmise à une unité sécuritaire de commande
USEMB embarquée dans le véhicule, de préférence par un moyen de communication aérien,
- l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB comprend (ou est connectée à) un module
d'évaluation ME de la capacité de freinage du véhicule sur la base d'un bilan énergétique
lié à la cinétique du véhicule,
- un module embarqué de décodage de la requête d'information RI commande un module de
codage (binaire) MCB d'une l'information requise IR en retour par l'unité de commande
au sol USOL, puis transmise en retour à l'unité de commande au sol USOL,
- suivant l'état (binaire) de l'information requise IR lié au bilan énergétique, l'unité
de commande au sol comprend un module de décision et de redéfinition de la temporisation
sécuritaire, visant à minimiser celle-ci, voire l'annuler.
[0017] Structurellement, figure 1 est un exemple de réalisation adapté à un système de communication
dans le cadre d'une signalisation au sol classique comprenant un feu d'arrêt F (visible
par un chauffeur de train sur la zone d'approche ZA) commandé par l'unité de commande
au sol USOL via un signal de commande C. L'unité de commande au sol USOL est elle-même
commandée par un opérateur F qui souhaite activer une destruction d'itinéraire (ou
de déplacement) possible sur la zone de manoeuvre ZM via un signal de destruction
D envoyé à l'unité de commande au sol USOL. Dans cette situation, l'unité de commande
au sol USOL active la fermeture du feu d'arrêt F auquel cas la requête d'information
RI est également envoyée de l'unité de commande au sol USOL à l'unité sécuritaire
de commande embarquée USEMB. A ce stade, la temporisation sécuritaire TS est encore
par défaut choisie à sa valeur maximale suivant le type de train/situation du pire
des cas pour un freinage exigé. L'activation de l'envoi de la requête d'information
RI est effectuée après identification de l'approche du train sur la zone d'approche
ZA, en ayant pris en compte une distance de sécurité suffisamment élevée correspondant
à la valeur maximale de temporisation sécuritaire TS. Le conducteur ou un automatisme
embarqué prennent alors immédiatement leurs dispositions pour arrêter le train.
[0018] L'unité de commande au sol USOL est alors en mode d'attente d'un retour d'information
(information requise RI) suite à la requête d'information RI précédemment initiée.
[0019] Plusieurs cas sont alors envisageables :
1er cas: le train A répond « positivement ».
[0020] A la réception de la requête d'information RI, un calculateur de sécurité lié à l'unité
sécuritaire de commande embarquée USEMB du train A, à partir de sa localisation évalue
son énergie et la compare à sa capacité de freinage.
[0021] Si le train A a la capacité de s'arrêter sur la zone d'approche ZA sans franchissement
de la zone de manoeuvre ZM, le calculateur de sécurité répond positivement à l'unité
de commande au sol USOL en envoyant l'information requise IR, c'est-à-dire par exemple
un message de type binaire 0-1 pouvant être accompagné de son domaine de marche et
autorisant ou non la réduction voire l'annulation de la temporisation sécuritaire
TS.
[0022] A la réception de l'information requise IR, l'unité de commande au sol USOL vérifie
le signal binaire 0/1, que le domaine de marche correspond bien à l'itinéraire à détruire
et que le train A garantit bien le respect du signal d'arrêt F. Ainsi selon l'invention,
l'unité de commande au sol USOL autorise alors le dispositif de destruction d'itinéraire
D à détruire immédiatement l'itinéraire (non prise en compte de la temporisation sécuritaire
TS).
[0023] L'opérateur F est alors informé de la destruction de l'itinéraire via un signal RES
émis par l'unité de commande au sol USOL.
[0024] Les échanges de requête d'information RI et d'information requise IR entre l'unité
de commande au sol USOL et l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB se font
idéalement par voie aériennes E, par exemple via radiofréquence.
[0025] 2ème cas le train A répond « négativement » à la demande ou ne répond pas (panne liée au train
ou train non équipé d'un automatisme ou d'unité sécuritaire de commande embarquée
USEMB adaptée):
Le dispositif de destruction d'itinéraire D attend la fin de la temporisation sécuritaire
TS (par défaut maximale) pour détruire physiquement l'itinéraire (= déplacement sur
la zone de manoeuvre ZM).
[0026] L'opérateur F est informé de la destruction de l'itinéraire via le signal RES.
[0027] Figure 2 présente un système de communication pour le contrôle sécurisé d'itinéraire adapté
à un automatisme H_CBTC de type CBTC interfacé entre l'unité de commande au sol USOL
et l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB.
[0028] Les échanges de requête d'information RI et d'information requise IR tels qu'à la
figure 1 s'effectuent alors ici entre l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB
et l'automatisme H_CBTC qui va donc lui-même commander l'unité de commande au sol
USOL pour activer une réduction de temporisation sécuritaire TS par le biais d'un
signal de destruction DI. Inversement, une requête d'information liée à une demande
de destruction d'un opérateur ou de l'unité de commande au sol USOL sera dirigée vers
l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB du train via l'automatisme H_CBTC
par l'intermédiaire du signal de destruction D, puis d'un signal de destruction «
étendu » D_CBTC depuis l'unité de commande au sol USOL vers l'automatisme H_CBTC même.
[0029] Dans cet exemple, l'automatisme H CBTC a le rôle d'un conducteur de train connaissant
ainsi tous les paramètres dynamiques du train et peut aussi disposer de données provenant
de toute source d'information lié au trafic sur des zones diverses, à la signalisation,
etc. Ceci est donc très avantageux dans le cas d'une gestion dynamique du trafic de
véhicules sans conducteur, en particulier permettant des zones de marche plus étroitement
contrôlées.
[0030] Tel qu'à la figure 1, l'opérateur F commande une destruction manuelle d'itinéraire
à l'unité de commande au sol USOL.
[0031] L'unité de commande au sol USOL ferme immédiatement le signal d'arrêt F associé à
l'itinéraire, enclenche le dispositif de destruction manuelle d'itinéraire via le
signal de destruction D (initialisation de la temporisation sécuritaire TS à sa valeur
maximale) et envoie à l'équipement d'automatisme H_CBTC au sol une information de
destruction d'itinéraire en cours via le signal,étendu D_CBTC afin de permettre l'envoi
de requête d'information RI vers l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB.
[0032] Le conducteur si présent ou l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB prennent
immédiatement les dispositions pour arrêter le train A.
[0033] L'automatisme H_CBTC au sol identifie alors le train A en approche du signal d'arrêt
F, et par une liaison sol/train envoie la requête d'information RI qui comprend une
requête d'arrêt du train A.
[0034] L'équipement d'automatisme H_CBTC au sol se met alors en attente d'une réponse IR
à la requête d'information RI:
1er cas: le train A répond « positivement ».
[0035] A la réception de la requête d'information RI, l'unité sécuritaire (aussi compatiblement
automatisée selon le type CBTC) de commande embarquée USEMB du train A, à partir de
sa localisation évalue son énergie et la compare à sa capacité de freinage.
[0036] Si le train A a la capacité de s'arrêter, l'unité sécuritaire de commande embarquée
USEMB répond positivement à l'équipement d'automatisme H_CBTC en lui retournant l'information
requise IR, c'est-à-dire par exemple un message de type binaire 0-1 pouvant être accompagné
de son domaine de marche et autorisant ou non la réduction voire l'annulation de la
temporisation sécuritaire TS.
[0037] A la réception du message, l'équipement d'automatisme H_CBTC au sol vérifie que le
domaine de marche correspond bien à l'itinéraire à détruire et que le train A garantit
bien le respect du signal d'arrêt F.
[0038] L'équipement d'automatisme H CBTC au sol informe l'unité de commande au sol USOL
du respect (ou non) du signal F par le train A en approche au moyen d'un signal binaire
de destruction DI.
[0039] Suivant l'état permissif du signal binaire de destruction DI, l'unité de commande
au sol USOL autorise alors le dispositif de destruction d'itinéraire D à détruire
immédiatement l'itinéraire (non prise en compte, annulation de la temporisation sécuritaire
TS).
[0040] L'opérateur F est informé de la destruction de l'itinéraire par l'unité de commande
au sol USOL.
[0041] 2ème cas le train A répond « négativement » à la requête d'information RI ou ne répond pas
(panne liée au train ou train non équipé d'un automatisme ou d'unité sécuritaire de
commande embarquée USEMB adaptée).
[0042] L'unité de commande au sol USOL, en mode d'attente, attend si besoin jusqu'à la fin
de la temporisation sécuritaire TS pour détruire l'itinéraire. Ainsi, aucun risque
de diminuer la temporisation sécuritaire TS « prématurément » ne peut subsister.
[0043] L'opérateur F est ensuite informé de la non-destruction de l'itinéraire par l'unité
de commande au sol USOL.
[0044] Les deux systèmes de communication selon figures 1 et 2 permettent ainsi de mettre
en oeuvre la méthode de contrôle sécurisé proposée précédemment aux figures.
[0045] En résumé :
- suivant l'état de l'information requise IR, l'unité de commande au sol USOL annule
la temporisation sécuritaire TS si un état idéalement binaire de l'information requise
IR assure un arrêt du train A sans franchissement de la zone de manoeuvre ZM. Ceci
est donc un avantage majeur au niveau de l'épargne de temps destiné au trafic lié
à des manoeuvres ou autres actions de service sans fonction de transport public particulier.
- suivant l'état de l'information requise IR, l'unité sécuritaire de commande embarquée
USEMB retransmet un ordre de sûreté d'arrêt accompagné idéalement d'un domaine de
marche à l'unité de commande au sol USOL. Cette transmission aérienne est ainsi dynamiquement
effectuée tout en restant sécuritaire entre le train A et le sol.
- l'unité de commande au sol USOL et l'unité sécuritaire de commande embarquée USEMB
peuvent communiquer par l'intermédiaire d'un automatisme au sol H_CBTC qui au moins
détecte et ordonne un déplacement du véhicule sur la zone d'approche ZA et qui communique
par interfaçage à des équipements de signalisation (au sol). Ceci rend donc la méthode
selon l'invention flexiblement adaptable à des trains équipés de moyens automatisés
pour lesquels les technologies de communication et de commande sont de plus en plus
performantes via des outils évolutifs. A l'opposé, l'invention est aussi adaptée à
des trains non équipés de tels automatismes, ce qui la rend universellement applicable
pour des réseaux de trafic existants et voués à être actualisés ou modernisés.
- la présente méthode est applicable pour tout type de véhicule de transport public
muni d'un émetteur/récepteur radiofréquence et s'affranchit de tout lien de communication
physique de type rail ou caténaire entre le train et le sol. Ceci est permis car l'unité
sécuritaire de commande embarquée USEMB communique avec des équipements au sol USOL,
H_CBTC au moyen d'une liaison aérienne E. Il est ainsi appréciable de pouvoir effectuer
en permanence une liaison sécuritaire, alors qu'un châssis de véhicule est guidé par
aucun voire au moins un, deux ou trois rails.
- la requête d'information RI et l'information requise IR peuvent être codées binairement
de façon à simplifier les échanges d'informations liés à l'invention, mais aussi de
pouvoir être compatibles à des mécanismes d'activation au sol, comme une aiguille
dans la zone de manoeuvre, une fois que la sécurisation sur cette zone est assurée
conformément à l'invention.
1. Méthode de contrôle sécurisé d'itinéraire parcouru par un véhicule (A) circulant sur
une zone d'approche (ZA) d'une zone de manoeuvre (ZM), pour laquelle :
- la zone de manoeuvre est précédée d'une signalisation de fermeture (D, C, F) disposée
au sol et adaptée pour informer le véhicule de s'arrêter,
- une temporisation sécuritaire (TS) est dimensionnée par une unité de commande au
sol (USOL) pour garantir un arrêt du véhicule avant son franchissement sur la zone
de manoeuvre,
- en parallèle de la signalisation de fermeture (D, C, F) une requête d'information
(RI) provenant de l'unité de commande au sol est transmise à une unité sécuritaire
de commande (USEMB) embarquée dans le véhicule, caractérisée en ce que
- l'unité sécuritaire de commande embarquée évalue la capacité de freinage du véhicule
sur la base d'un bilan énergétique lié à la cinétique du véhicule et la code dans
une information requise (IR) par l'unité de commande au sol, puis transmise en retour
à l'unité de commande au sol,
- suivant un état de l'information requise lié au bilan énergétique, l'unité de commande
au sol minimise la temporisation sécuritaire.
2. Méthode selon revendication 1, pour laquelle suivant l'état de l'information requise,
l'unité de commande au sol annule la temporisation sécuritaire si cet état, idéalement
binaire, assure un arrêt du train sans franchissement de la zone de manoeuvre.
3. Méthode selon une des revendications 1 à 2, pour laquelle suivant l'état de l'information
requise, l'unité sécuritaire de commande embarquée retransmet un ordre de sûreté d'arrêt
accompagné d'un domaine de marche à l'unité de commande au sol.
4. Méthode selon revendication 3, pour laquelle l'unité de commande au sol et l'unité
sécuritaire de commande embarquée communiquent par l'intermédiaire d'un automatisme
au sol (H_CBTC) qui au moins détecte et ordonne un déplacement du véhicule sur la
zone d'approche (ZA) et qui communique par interfaçage à des équipements de signalisation.
5. Méthode selon une des revendications précédentes, pour laquelle le véhicule est guidé
par au moins un rail.
6. Méthode selon une des revendications précédentes, pour laquelle l'unité sécuritaire
de commande embarquée communique avec des équipements au sol au moyen d'une liaison
aérienne (E).
7. Méthode selon une des revendications précédentes, pour laquelle la requête d'information
(RI) et l'information requise (IR) sont codées binairement.
8. Système de communication pour le contrôle sécurisé d'itinéraire parcouru par un véhicule
circulant sur une zone d'approche (ZA) d'une zone de manoeuvre (ZM) pour lequel :
- la zone de manoeuvre est précédée d'une signalisation de fermeture (D, C, F) disposée
au sol et adaptée pour informer le véhicule de s'arrêter,
- une unité de commande au sol (USOL) comprend une temporisation sécuritaire (TS)
étant dimensionnée pour garantir un arrêt du véhicule avant son franchissement sur
la zone de manoeuvre,
- en parallèle de la signalisation de fermeture (D, C, F) une requête d'information
(RI) provenant de l'unité de commande au sol est transmise à une unité sécuritaire
de commande (USEMB) embarquée dans le véhicule, caractérisé en ce que
- l'unité sécuritaire de commande embarquée comprend un module d'évaluation (ME) de
la capacité de freinage du véhicule sur la base d'un bilan énergétique lié à la cinétique
du véhicule,
- un module embarqué de décodage de la requête d'information (RI) qui commande un
module de codage (MCB) d'une information requise (IR) par l'unité de commande au sol,
puis transmise en retour à l'unité de commande au sol,
- suivant un état de l'information requise (IR) lié au bilan énergétique, l'unité
de commande au sol comprend un module de redéfinition de la temporisation sécuritaire,
visant à minimiser celle-ci, voire l'annuler.
9. Système selon revendication 8, pour lequel l'unité de commande au sol et l'unité sécuritaire
de commande embarquée sont reliés par un automatisme au sol (H_CBTC) qui au moins
détecte et ordonne un déplacement du véhicule sur la zone d'approche (ZA) et qui communique
par interfaçage avec des équipements de signalisation.
1. Verfahren zur gesicherten Überwachung einer Fahrstraße, die von einem Fahrzeug (A)
durchfahren wird, das auf einer Annäherungszone (ZA) einer Rangierzone (ZM) fährt,
wobei:
- sich vor der Rangierzone ein Sperrsignalsystem (D, C, F) befindet, das auf dem Boden
angeordnet und dazu geeignet ist, das Fahrzeug darüber zu informieren, dass es anhalten
muss,
- eine Sicherheitsverzögerung (TS) von einer Bodensteuereinheit (USOL) so bemessen
wird, dass ein Stillstand des Fahrzeugs gewährleistet ist, bevor es die Rangierzone
überquert,
- parallel zum Sperrsignalsystem (D, C, F) eine Informationsabfrage (RI) von der Bodensteuereinheit
zu einer im Fahrzeug angebrachten Sicherheitssteuereinheit (USEMB) übertragen wird,
dadurch gekennzeichnet, dass
- die Fahrzeug-Sicherheitssteuereinheit das Bremsvermögen des Fahrzeugs auf der Grundlage
einer Energiebilanz in Verbindung mit der Kinetik des Fahrzeugs und dem Code in einer
für die Bodensteuereinheit erforderlichen Information (IR) ermittelt und dann zur
Bodensteuereinheit zurück überträgt,
- die Bodensteuereinheit gemäß dem Stand der erforderlichen Information in Verbindung
mit der Energiebilanz die Sicherheitsverzögerung minimiert.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei die Bodensteuereinheit gemäß dem Stand der erforderlichen
Information die Sicherheitsverzögerung aufhebt, wenn dieser idealerweise binäre Stand
einen Stillstand des Zuges gewährleistet, ohne dass er die Rangierzone überquert.
3. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche 1 bis 2, wobei die Fahrzeug-Sicherheitssteuereinheit
gemäß dem Stand der erforderlichen Information einen Sicherheits-Haltebefehl in Verbindung
mit einem Fahrbereich zur Bodensteuereinheit weiterüberträgt.
4. Verfahren nach Anspruch 3, wobei die Bodensteuereinheit und die Fahrzeug-Sicherheitssteuereinheit
über die Zwischenstufe einer Bodenautomatik (H_CBTC) kommunizieren, die zumindest
eine Bewegung des Fahrzeugs in der Annäherungszone (ZA) erfasst und anweist und die
über eine Schnittstelle mit Signalanlagen kommuniziert.
5. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Fahrzeug von mindestens
einer Schiene geführt wird.
6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Fahrzeug-Sicherheitssteuereinheit
mittels einer Funkverbindung (E) mit den Bodenanlagen kommuniziert.
7. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Informationsabfrage (RI)
und die erforderliche Information (IR) binär codiert sind.
8. Kommunikationssystem zur gesicherten Überwachung einer Fahrstraße, die von einem Fahrzeug
durchfahren wird, das auf einer Annäherungszone (ZA) einer Rangierzone (ZM) fährt,
wobei:
- sich vor der Rangierzone ein Sperrsignalsystem (D, C, F) befindet, das auf dem Boden
angeordnet und dazu geeignet ist, das Fahrzeug darüber zu informieren, dass es anhalten
muss,
- eine Bodensteuereinheit (USOL) eine Sicherheitsverzögerung (TS) umfasst, die so
bemessen ist, dass sie einen Stillstand des Fahrzeugs gewährleistet, bevor es die
Rangierzone überquert,
- parallel zum Sperrsignalsystem (D, C, F) eine Informationsabfrage (RI) von der Bodensteuereinheit
zu einer im Fahrzeug angebrachten Sicherheitssteuereinheit (USEMB) übertragen wird,
dadurch gekennzeichnet, dass
die Fahrzeug-Sicherheitssteuereinheit ein Modul (ME) zur Auswertung des Bremsvermögens
des Fahrzeugs auf der Grundlage einer Energiebilanz in Verbindung mit der Kinetik
des Fahrzeugs umfasst,
- ein Fahrzeugmodul zur Decodierung der Informationsabfrage (RI), das ein Modul (MCB)
zur Codierung einer für die Bodensteuereinheit erforderlichen Information (IR) steuert,
dann zur Bodensteuereinheit zurück überträgt,
- die Bodensteuereinheit gemäß dem Stand der erforderlichen Information (IR) in Verbindung
mit der Energiebilanz ein Modul zur Neudefinition der Sicherheitsverzögerung mit dem
Ziel, diese zu minimieren, wenn nicht sogar aufzuheben, umfasst.
9. System nach Anspruch 8, wobei die Bodensteuereinheit und die Fahrzeug-Sicherheitssteuereinheit
durch eine Bodenautomatik (H_CBTC) verbunden sind, die zumindest eine Bewegung des
Fahrzeugs in der Annäherungszone (ZA) erfasst und anweist und die über eine Schnittstelle
mit Signalanlagen kommuniziert.
1. Method for the safe control of a route travelled by a vehicle (A) running on an approach
area (ZA) of a manoeuvring area (ZM), wherein:
- the manoeuvring area is preceded by a closing signal (D, C, F) positioned on the
ground and adapted to instruct the vehicle to stop,
- a safety time delay (TS) is calculated by a control unit on the ground (USOL) to
guarantee that the vehicle stops before it crosses the manoeuvring area,
- in parallel with the closing signal (D, C, F) a request for information (RI) originating
from the control unit on the ground is transmitted to a safety control unit (USEMB)
on-board the vehicle, characterised in that the on-board safety control unit assesses the braking capacity of the vehicle on
the basis of an energy balance related to the kinetics of the vehicle and the code
in the information required (IR) by the control unit on the ground, then transmitted
back to the control unit on the ground,
- depending on the status of the required information relating to the energy balance,
the control unit on the ground minimises the safety time delay.
2. Method according to claim 1, wherein according to the status of the required information,
the control unit on the ground cancels the safety time delay if this status, ideally
binary, ensures that the train stops without crossing the manoeuvring area.
3. Method according to one of claims 1 to 2, wherein according to the status of the required
information, the on-board safety control unit retransmits a safety stoppage command
accompanied by an operating domain to the control unit on the ground.
4. Method according to claim 3, wherein the control unit on the ground and the on-board
safety control unit communicate through an automation device on the ground (H_CBTC)
which at least detects and commands movement of the vehicle on the approach area (ZA)
and which communicates by interfacing with signalling equipment.
5. Method according to one of the preceding claims, wherein the vehicle is guided by
at least one rail.
6. Method according to one of the preceding claims, wherein the on-board safety control
unit communicates with equipment on the ground by means of an aerial connection (E).
7. Method according to one of the preceding claims, wherein the request for information
(RI) and the required information (IR) are encoded using binary code.
8. Communication system for the safe control of a route travelled by a vehicle running
on an approach area (ZA) of a manoeuvring area (ZM) wherein:
- the manoeuvring area is preceded by a closing signal (D, C, F) positioned on the
ground and adapted to instruct the vehicle to stop,
- a control unit on the ground (USOL) comprises a safety time delay (TS) calculated
to guarantee that the vehicle stops before crossing the manoeuvring area,
- in parallel with the closing signal (D, C, F) a request for information (RI) originating
from the control unit on the ground is transmitted to a safety control unit (USEMB)
on-board the vehicle,
characterised in that
- the on-board safety control unit comprises an evaluation module (ME) of the braking
capacity of the vehicle on the basis of an energy balance related to the kinetics
of the vehicle,
- an on-board decoding module of the request for information (RI) which controls a
coding module (MCB) for required information (IR) by the control unit on the ground,
then transmitted back to the control unit on the ground,
- depending on the status of the required information (IR) relating to the energy
balance, the control unit on the ground comprises a module for redefining the safety
time delay, which aims at minimising the latter, or indeed cancelling it.
9. System according to claim 8, wherein the control unit on the ground and the on-board
safety control unit are connected by an automation device on the ground (H_CBTC) which
at least detects and commands movement of the vehicle on the approach area (ZA) and
which communicates through an interface with the signalling equipment.