[0001] L'invention concerne les bâtons de ski ou des bâtons de marche, et en particulier
les poignées de préhension fixée sur la partie supérieure de tel bâton.
[0002] Dans un bâton de ski ou de marche, la poignée de préhension est généralement munie
d'une sangle formant une boucle fermée dont elle est solidaire. Cette sangle, appelée
dragonne, permet au skieur de glisser sa main dans la boucle pour éviter de perdre
le bâton lorsqu'il relâche la poignée. La dragonne permet également d'améliorer la
transmission des efforts d'appui du skieur sur le bâton, ce qui s'avère particulièrement
avantageux pour la pratique de la foulée, du ski de fond ou de la marche nordique
(appelé « nordic walking » en langue anglaise), soit aussi bien des sports d'hiver
que des activités d'été. La dragonne permet également une transmission des efforts
d'appui pendant une durée plus longue, même après qu'un utilisateur ait relâché la
poignée.
[0003] Le brevet
FR2795334 présente un bâton de ski de fond destiné à améliorer les appuis du skieur sur le
bâton. La poignée est munie d'un appui pour le pouce afin d'optimiser la transmission
des efforts entre la main du skieur et le bâton. L'appui améliore également la préhension
et le contact entre la main et la poignée. L'appui est saillant depuis une face transversale
de la poignée. L'appui est formé monobloc par moulage de la poignée selon une forme
de tuile arrondie. La face supérieure de l'appui épouse la forme du pouce tandis que
la face inférieure de cet appui permet l'insertion sans gêne d'un index.
[0004] Lors de la pratique du ski de fond, une contraction permanente des muscles de la
main lors des appuis peut conduire à l'apparition de courbatures ou de douleurs musculaires.
Ainsi, un certain nombre de compétiteurs relâchent la poignée du bâton à la fin de
la poussée pour détendre les muscles des mains et des avant-bras. La dragonne est
utilisée pour continuer brièvement à transmettre des efforts d'appui après le relâchement.
Le bâton est alors retenu par la dragonne, ce qui permet en outre à l'utilisateur
de rapidement saisir la poignée et de placer son pouce sur l'appui approprié pour
la poussée suivante.
[0005] Du fait de contraintes d'utilisation différentes, une poignée convenant tout à fait
pour une utilisation et un utilisateur donné peut s'avérer inadaptée pour une autre
utilisation ou un autre utilisateur. Ainsi, un même utilisateur pourra se retrouver
dans l'obligation d'utiliser des bâtons différents pour une randonnée pédestre ou
un parcours de ski de fond. Un même utilisateur pourra même se retrouver dans l'obligation
d'utiliser des bâtons différents en fonction des conditions de neige ou de course
d'un parcours de ski de fond. Différents utilisateurs pourront également s'adapter
plus ou moins bien à l'ergonomie de la poignée et de l'appui. Ainsi, un enfant pourra
constater qu'une poignée conçue pour un adulte génère des douleurs au niveau de l'appui
du pouce.
[0006] L'invention vise à résoudre un ou plusieurs de ces inconvénients. L'invention porte
ainsi sur une poignée de préhension destinée à être fixée à l'extrémité d'un bâton
pour activité de plein air, comprenant un corps et un organe d'appui solidaire du
corps et saillant depuis une paroi transversale du corps, l'organe d'appui étant disposé
pour recevoir l'appui du pouce d'un utilisateur tenant la poignée. L'organe d'appui
comprend des moyens pour permettre sélectivement de modifier et verrouiller sa position
par rapport au corps.
[0007] Selon une variante, la poignée est configurée pour permettre le déplacement de l'organe
d'appui selon une direction verticale, une direction transversale et/ou autour d'un
axe transversal par rapport au corps, lesdits moyens permettant de verrouiller la
position de l'organe d'appui par rapport au corps après un déplacement.
[0008] Selon encore une variante, l'organe d'appui peut sélectivement coulisser verticalement
dans une rainure ménagée dans le corps.
[0009] Selon une autre variante, le corps comprend un emplacement adapté pour la fixation
d'une dragonne, l'organe d'appui pouvant sélectivement coulisser jusqu'à une distance
comprise entre 15 et 25 mm dudit emplacement.
[0010] Selon une autre variante, l'organe d'appui est fixé au corps par l'intermédiaire
d'un arbre à excentrique, la rotation de l'arbre à excentrique induisant un déplacement
de l'organe d'appui par rapport au corps.
[0011] Selon encore une autre variante, la poignée comprend une vis maintenant l'organe
d'appui solidaire de la poignée, le desserrage ou le serrage de la vis permettant
sélectivement de modifier ou de verrouiller la position de l'organe d'appui par rapport
au corps.
[0012] Selon une autre variante, l'organe d'appui comprend une face de contact avec le pouce
de l'utilisateur, cette face étant réalisée en matériau thermoformable en présence
du pouce de l'utilisateur.
[0013] Selon encore une variante, l'organe d'appui est fixé de façon amovible au corps.
[0014] Selon encore une autre variante, la poignée est munie d'au moins un autre organe
d'appui désolidarisé de la poignée et présentant une forme distincte de l'organe d'appui
déjà fixé de façon amovible à la poignée, l'autre organe d'appui étant lui aussi susceptible
d'être fixé de façon amovible au corps.
[0015] Selon une variante, la poignée comprend dans sa partie inférieure un orifice pour
l'insertion et la fixation d'un tube de bâton.
[0016] L'invention porte également sur un bâton d'appui pour activité de plein air, comprenant
une poignée telle que décrite ci-dessus fixée au niveau de son extrémité supérieure.
[0017] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront clairement de
la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif,
en référence aux dessins annexés, dans lesquels :
- les figures 1 et 2 sont des vues de côté d'une poignée selon un premier mode de réalisation
de l'invention ;
- la figure 3 est une vue en perspective d'une poignée selon le premier mode de réalisation
;
- la figure 4 est une vue de dessus de la poignée selon le premier mode de réalisation
;
- la figure 5 est une vue en perspective de la poignée selon le premier mode de réalisation
en cours d'utilisation ;
- les figures 6 et 7 sont respectivement des vues de côté et en coupe transversale d'une
poignée selon un deuxième mode de réalisation de l'invention ;
- es figures 8 et 9 sont des vues de côté d'une poignée selon un troisième mode de réalisation
de l'invention ;
- les figures 10 et 11 sont respectivement des vues de derrière et en coupe transversale
d'une poignée selon un quatrième mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 12 est une vue en perspective d'une poignée munie d'une variante d'organe
d'appui ;
- la figure 13 est une vue de face de la poignée de la figure 12 en cours d'utilisation
;
- la figure 14 est une vue en coupe d'une autre variante d'organes d'appui;
- la figure 15 est une vue en coupe d'une poignée au niveau d'un mécanisme de fixation
de dragonne ;
- les figures 16 et 17 sont des vues en perspective de dragonnes respectivement en l'absence
et en présence de la main d'un utilisateur.
[0018] L'invention propose une poignée de préhension pouvant être fixée à un bâton pour
activité de plein air. La poignée présente un corps et un organe d'appui solidaire
du corps. L'organe d'appui est saillant par rapport à une paroi transversale du corps
et est disposé pour recevoir l'appui du pouce d'un utilisateur tenant la poignée.
L'organe d'appui comprend des moyens pour permettre sélectivement de modifier et verrouiller
sa position par rapport au corps. On entend par cela que l'organe d'appui peut séquentiellement
être placé dans un mode de réglage où sa position est modifiable par rapport au corps,
et dans un mode de verrouillage où sa position est immobilisée par rapport au corps.
[0019] L'invention permet de modifier aisément la poignée pour rendre l'utilisation du bâton
optimale dans différents usages ou conditions d'exercice. L'invention permet également
de modifier aisément la géométrie de la poignée pour la rendre utilisable de façon
optimale pour différents utilisateurs. L'invention peut être mise en oeuvre à un coût
de fabrication très réduit, un même modèle de corps pouvant aboutir à des ergonomies
très différentes à l'usage.
[0020] Les figures 1 à 4 représentent une poignée 1. La poignée 1 se présente sous la forme
d'un corps 2 essentiellement cylindrique comprenant une paroi périphérique. La poignée
1 comporte un organe d'appui 4 saillant latéralement d'une de ses faces transversales.
L'organe d'appui 4 comprend d'une part une portion d'appui 41 et d'autre part une
portion de fixation 42. La portion de fixation 42 est logée à l'intérieur du corps
2, tandis que la portion d'appui est en saillie par rapport à une face transversale
du corps 2. Lorsque l'utilisateur tient le corps 2 en main, son pouce vient se placer
sur la portion d'appui 41. La portion d'appui 41 forme un moyen supplémentaire de
transmission axiale des efforts sur le bâton 3 lorsque la main est refermée selon
une position naturelle sur le corps 2.
[0021] La portion 41 s'étend transversalement selon l'axe Y, perpendiculairement à la face
transversale du corps 2. La portion d'appui 41 présente une face supérieure 411 ayant
sensiblement une forme de tuile arrondie. Le galbe de cette face 411 est orienté vers
le haut de façon à épouser la forme du pouce de l'utilisateur lorsque la main est
refermée sur le corps 2. La portion d'appui 41 présente par ailleurs une face inférieure
412 ayant également une forme de tuile arrondie. Lorsque la main de l'utilisateur
est refermée sur la poignée, l'index de celui-ci peut ainsi se glisser sous l'organe
d'appui 41 en vis-à-vis de la face inférieure 412, ce qui correspond sensiblement
à la position naturelle d'un poing fermé, comme illustré à la figure 5.
[0022] Le corps 2 présente une face arrière munie d'une zone d'appui P configurée pour la
paume de la main de l'utilisateur. La zone d'appui P présente une convexité de forme
et de dimensions prévues pour se loger de façon ergonomique dans la paume de la main
de l'utilisateur lorsque son pouce est en contact avec la portion d'appui 41. Le corps
2 présente également une face frontale munie d'une zone d'appui D configurée pour
les doigts de l'utilisateur. Le corps 2 présente une ouverture 21 placée au-dessus
de la zone d'appui P. Cette ouverture 21 est un emplacement de fixation d'une dragonne,
comme cela sera détaillé par la suite. Le corps 2 présente un orifice 22 au niveau
de son extrémité supérieure. Cet orifice 22 s'étend sensiblement verticalement à l'intérieur
du corps 2, jusqu'à joindre l'ouverture 21. L'orifice 22 est destiné à loger un organe
de verrouillage 5 de dragonne dont un exemple est détaillé par la suite. Le corps
2 présente de façon connue en soi un orifice 24 au niveau de son extrémité inférieure.
Cet orifice 24 s'étend sensiblement verticalement à l'intérieur du corps 2, afin de
recevoir et fixer le tube d'un bâton 3.
[0023] Dans l'exemple des figures 1 à 5, la portion de fixation 42 est montée à rotation
dans un alésage du corps 2 autour d'un axe de direction Y. Par serrage ou desserrage
d'une vis 91, l'utilisateur peut sélectivement immobiliser ou libérer une rotation
de la portion de fixation dans l'alésage du corps 2. La vis 91 vient en prise avec
un filetage ménagé dans la portion de fixation 42 pour procéder à un serrage approprié.
L'utilisateur peut ainsi sélectivement régler et immobiliser la position en rotation
de l'organe d'appui 4 pour l'adapter à une ergonomie souhaitée.
[0024] Les figures 6 et 7 illustrent un deuxième mode de réalisation d'une poignée 1. Ce
mode de réalisation de la poignée 1 permet d'assurer un réglage de la position de
l'organe d'appui 4 selon la direction verticale Z. Dans cet exemple, l'organe d'appui
4 est monté coulissant selon l'axe Z dans une rainure 23 ménagée dans le corps 2.
L'organe d'appui 4 est maintenu en position par rapport au corps 2 par l'intermédiaire
d'un arbre à excentrique 43. L'arbre à excentrique 43 est monté à rotation autour
de l'axe Y par rapport au corps 2. La position en rotation de l'arbre à excentrique
43 peut sélectivement être verrouillée ou libérée par action sur une vis opposée non
illustrée. L'arbre à excentrique 43 présente une tête circulaire désaxée par rapport
à son axe de rotation. La tête circulaire est en butée d'une part contre la portion
d'appui 41 et contre une butée inférieure de l'organe d'appui 4. Ainsi, lors d'une
rotation de l'arbre 43, la position de l'organe d'appui selon l'axe Z peut être modifiée
en faisant coulisser l'organe d'appui 4 dans la rainure 23.
[0025] Les figures 8 et 9 illustrent un troisième mode de réalisation d'une poignée 1. Ce
mode de réalisation de la poignée 1 permet d'assurer un réglage de la position de
l'organe d'appui 4 à la fois en rotation autour de l'axe Y et en translation selon
l'axe Z. La portion de fixation 42 est montée coulissante dans une rainure 23. Une
vis 91 affleurante sur la face transversale opposée à l'organe d'appui 4 permet d'immobiliser
ou de libérer sélectivement la position de l'organe d'appui 4 en fonction de son serrage.
La vis 91 est montée coulissante selon l'axe Z par rapport au corps 2.
[0026] Les figures 10 et 11 illustrent un quatrième mode de réalisation d'une poignée 1.
Dans ce mode de réalisation, l'organe d'appui 4 est amovible pour permettre l'introduction
d'une cale d'épaisseur 26 de dimension appropriée. La cale d'épaisseur 26 permet de
décaler l'organe d'appui 4 selon la direction Y. La cale d'épaisseur 26 s'interpose
entre la portion de fixation 42 et une face d'un alésage la logeant. La portion de
fixation 42 peut présenter un alésage fileté 44, dans laquelle se visse la tige filetée
27 d'une vis. Le serrage par l'intermédiaire de cette tige filetée 27 permet d'une
part d'immobiliser l'organe d'appui 4 en translation selon l'axe Y, et d'autre part
d'immobiliser l'organe d'appui 4 en rotation autour de l'axe Y après un réglage.
[0027] Une rondelle de forte adhérence pourra être interposée entre la portion de fixation
42 et son logement dans le corps 2, afin de favoriser le maintien du réglage de la
position de l'organe d'appui 4. On peut également envisager que la jonction entre
la portion d'appui 41 et la portion de fixation 42 présente une certaine souplesse,
afin de disposer d'un effet ressort lors d'un appui du pouce sur l'organe d'appui
4.
[0028] Avantageusement, la portion d'appui 41 présente une distance d'environ 20 mm avec
l'ouverture 21 de fixation de la dragonne 7. Cette distance sera avantageusement comprise
entre 15 et 25 mm, cette distance pouvant être réglée selon certains modes de réalisation
détaillés ultérieurement. Une telle distance est optimale pour la transmission de
la poussée pour la majorité des utilisateurs.
[0029] L'organe d'appui 4 est avantageusement fixé de façon amovible sur le corps 2. Une
telle fixation permet avantageusement de remplacer l'organe d'appui par un plot de
remplissage affleurant à la face transversale (recherche d'une absence d'appui par
le pouce), ou par un organe d'appui présentant une forme différente, par exemple pour
s'adapter à d'autres conditions d'utilisation.
[0030] Dans les exemples illustrés dans les modes de réalisation précédents, la portion
d'appui 41 présente une face supérieure en forme de tuile arrondie. Cette forme est
particulièrement appropriée pour s'adapter à un appui du pouce. Cette portion d'appui
41 présente une largeur et une longueur relativement réduites. Une largeur réduite
permet aisément le passage latéral du pouce de l'utilisateur lors de la libération
de la poignée en fin de poussée, par exemple pour du ski de fond. Une longueur réduite
permet d'éviter d'appuyer sur la paume de la main. Un tel organe d'appui 4 pourra
s'avérer particulièrement approprié pour une utilisation de type loisir (privilégier
le confort par rapport à la performance) ou pour un parcours de ski de fond relativement
peu vallonné.
[0031] Les figures 12 et 13 représentent une poignée 1 munie d'un organe d'appui d'un autre
type. L'organe d'appui 4 présente une portion d'appui 41 à la fois plus large et s'étendant
beaucoup plus bas et vers la paume par rapport au corps 2. Une telle forme de l'organe
d'appui 4 permet d'exercer un effort de poussée avec la paume de la main 6, zone de
la main présentant une musculature très développée. Une telle forme pourra être favorisée
par exemple pour une course de ski de fond présentant une proportion importante de
montée, induisant des efforts de poussée importants sur le bâton.
[0032] La figure 14 est une vue en coupe d'une autre variante d'un organe d'appui 4. La
portion d'appui 41 pourra présenter une largeur et une longueur de dimensions intermédiaires
entre celles des variantes des figures 1 et 12. Par ailleurs, indépendamment de sa
taille, la portion d'appui 41 présente une face de contact 411 pour le pouce de l'utilisateur
réalisée en matériau thermoformable. Ce matériau est thermoformable en présence du
pouce de l'utilisateur, c'est-à-dire que ce matériau peut être mis en forme à des
températures ne risquant pas de blesser l'utilisateur. Le matériau thermoformable
présente avantageusement une température de fusion inférieure à 100° C, de préférence
inférieure à 80° C, voire même inférieure à 65° C. Le matériau thermoformable pourra
être un polymère à base de caprolactone ou de caprolactane. Un tel matériau est notamment
diffusé sous la dénomination commerciale « CAPA 6500 ». Un tel matériau thermoformable
pourra également être inclus comme additif dans un autre matériau thermoformable présentant
une température de ramollissement supérieure, afin de rabaisser cette température
de ramollissement. La face inférieure 412 pourra supporter la face de contact 411
et être formée dans un matériau présentant une température de ramollissement supérieure
à celle de la face de contact 411. Ainsi, un utilisateur pourra aisément adapter l'organe
d'appui à sa propre morphologie par pression sur la face 411 ramollie. Un film de
protection thermique pourra être interposé entre la face 411 à l'état ramolli et le
pouce de l'utilisateur lors du thermoformage. La face 411 pourra être ramollie par
tous moyens de chauffage appropriés. Bien que la figure 14 illustre un appui 4 dans
lequel seule la face d'appui 411 est en matériau thermoformable, on peut également
envisager de former l'ensemble de la portion d'appui 41 (ou même la portion d'appui
41 et la portion de fixation 42) en matériau thermoformable.
[0033] D'autres types d'organes d'appui 4 présentant d'autres formes ou dimensions pourront
bien entendu être utilisés. Des organes d'appui dédiés à des mains d'enfants pourront
notamment être réalisés avec des dimensions inférieures. Des organes d'appuis 4 dédiés
à des morphologies féminines pourront présenter une largeur inférieure. Différents
organes d'appuis 4 peuvent ainsi être montés sur une même poignée 1, évitant ainsi
de disposer de différents bâtons pour différents usages ou utilisateurs. On peut ainsi
envisager différentes duretés de la face 411 (pour améliorer ou non le confort), différentes
surfaces de la face 411 ou différentes courbures ou morphologies de la face 411.
[0034] La poignée 1 peut être diffusée sous forme de kit muni d'organes d'appui 4 amovibles
et de différentes formes, en incluant par exemple un assortiment des appuis tels qu'illustrés
dans les figures précédentes, ainsi qu'un plot de remplissage destiné à affleurer
le corps 2.
[0035] La figure 16 est une vue en perspective d'un exemple de dragonne 7 pouvant être solidarisée
au corps 2 de la poignée 1. La dragonne 7 présente une languette de fixation 71 destinée
à être introduite dans l'ouverture 21 pour être solidarisée à la poignée 1. La languette
de fixation 71 présente un orifice 72 dans sa partie médiane. La dragonne 7 comprend
un élément de retenue 73 fixé à la languette de fixation 71. Cet élément de retenue
73 forme une boucle destinée à enserrer le poignet d'un utilisateur. L'élément de
retenue 73 définit également plusieurs ouvertures destinées respectivement à être
traversées par la main, le pouce et la paume de l'utilisateur. La figure 17 représente
une variante de dragonne 7 portée par un utilisateur. La main 6 de l'utilisateur traverse
l'orifice principal de la dragonne 7. Dans cette variante, la dragonne 7 est munie
d'une sangle de réglage 74 de la taille de cette ouverture principale, afin d'enserrer
le poignet de l'utilisateur de façon adéquate.
[0036] La figure 15 représente un exemple de mode de fixation d'une telle dragonne 7 à la
poignée 1. Un organe de verrouillage 5 est inséré dans l'orifice 22. L'organe de verrouillage
5 est mobile par rapport au corps 2 selon la direction Z. L'organe de verrouillage
5 comprend un plot de verrouillage 55.
[0037] Dans la position illustrée à la figure 15, la languette de fixation 71 est insérée
dans l'ouverture 21 et le plot de verrouillage 55 traverse l'orifice 72. Dans cette
position, la dragonne 7 est ainsi maintenue solidaire de la poignée 1. Dans cette
position, l'organe de verrouillage 5 est intégralement logé à l'intérieur du corps
2.
[0038] L'organe de verrouillage 5 comprend une ouverture 52 pour l'insertion d'une bandelette,
telle que la bandelette 56 illustrée à la figure 5. Cette ouverture 52 est surmontée
par une barre 51 de retenue de la bandelette 56. La bandelette 56 pourra enserrer
par tous moyens appropriés la barre 51, par exemple par une couture. La bandelette
56 permet à l'utilisateur d'exercer un effort orienté vers le haut, de façon à sortir
la barre 51 de l'orifice 22. Par un tel mouvement, l'utilisateur relève le plot de
verrouillage 55 jusqu'à une position où la languette de fixation 71 n'est plus retenue.
La dragonne 7 est alors désolidarisée de la poignée 1.
[0039] L'organe de verrouillage 5 comprend par ailleurs des moyens de maintien en position
de verrouillage ou de déverrouillage. Dans la partie intermédiaire entre l'ouverture
52 et le plot déverrouillage 55, l'organe de verrouillage 5 présente une rainure 53
traversée par une goupille 90. Cette goupille 90 peut être réalisée sous la forme
d'un arbre métallique emmanché selon la direction Y dans le corps 2. Cette partie
intermédiaire de l'organe de verrouillage 5 présente une zone 54 amincie et formant
un rétrécissement de la rainure 53. L'amincissement facilite la déformation élastique
de cette zone 54. Lorsque l'utilisateur déplace l'organe de verrouillage 5 verticalement
avec une force suffisante pour en changer la position, la goupille 90 déforme élastiquement
la zone amincie pour la franchir. Une fois la zone amincie 54 franchie, celle-ci revient
élastiquement en position pour reformer le rétrécissement de la rainure 53. La goupille
90 ne pouvant se déplacer librement dans la rainure 53 sans intervention de l'utilisateur,
on évite que l'organe de verrouillage 5 bascule accidentellement entre les positions
de verrouillage et de déverrouillage.
[0040] Bien que les poignées illustrées soient conçues pour s'accoupler de manière automatique
avec une dragonne grâce à un organe de verrouillage comportant un plot pénétrant dans
une languette, il est bien entendu que l'invention s'applique à tous type de poignée,
par exemple un poignée dont les sangles de la dragonne sont simplement coincées par
une cale, mais aussi une poignée dépourvue de dragonne.
[0041] La poignée 1 peut être montée sur un bâton 3 destiné à un sport d'hiver ou sur un
bâton destiné à des activités d'été, telles que la marche nordique ou la course sur
sentier (trail running en langue anglaise).
1. Poignée de préhension (1) destinée à être fixée à l'extrémité d'un bâton pour activité
de plein air (3), comprenant un corps (2) et un organe d'appui (4) solidaire du corps
et saillant depuis une paroi transversale du corps, l'organe d'appui (4) étant disposé
pour recevoir l'appui du pouce d'un utilisateur tenant la poignée,
caractérisée en ce que :
l'organe d'appui (4) comprend des moyens pour permettre sélectivement de modifier
et verrouiller sa position par rapport au corps (2).
2. Poignée de préhension selon la revendication 1, configurée pour permettre le déplacement
de l'organe d'appui (4) selon une direction verticale, une direction transversale
et/ou autour d'un axe transversal par rapport au corps (2), lesdits moyens permettant
de verrouiller la position de l'organe d'appui par rapport au corps (2) après un déplacement.
3. Poignée de préhension selon la revendication 2, dans laquelle l'organe d'appui (4)
peut sélectivement coulisser verticalement dans une rainure (23) ménagée dans le corps
(2).
4. Poignée de préhension selon la revendication 3, le corps comprenant un emplacement
(21) adapté pour la fixation d'une dragonne (7), l'organe d'appui (4) pouvant sélectivement
coulisser jusqu'à une distance comprise entre 15 et 25 mm dudit emplacement (21).
5. Poignée de préhension selon la revendication 2, dans laquelle l'organe d'appui (4)
est fixé au corps (2) par l'intermédiaire d'un arbre à excentrique (43), la rotation
de l'arbre à excentrique induisant un déplacement de l'organe d'appui (4) par rapport
au corps.
6. Poignée de préhension selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant
une vis (91) maintenant l'organe d'appui (4) solidaire de la poignée, le desserrage
ou le serrage de la vis permettant sélectivement de modifier ou de verrouiller la
position de l'organe d'appui par rapport au corps (2).
7. Poignée de préhension selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans
laquelle l'organe d'appui (4) comprend une face de contact (411) avec le pouce de
l'utilisateur, cette face étant réalisée en matériau thermoformable en présence du
pouce de l'utilisateur.
8. Poignée de préhension selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans
lequel l'organe d'appui (4) est fixé de façon amovible au corps (2).
9. Poignée de préhension selon la revendication 8, munie d'au moins un autre organe d'appui
désolidarisé de la poignée et présentant une forme distincte de l'appui fixé à la
poignée, l'autre organe d'appui étant susceptible d'être fixé de façon amovible au
corps (2).
10. Poignée de préhension selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant
dans sa partie inférieure un orifice (24) pour l'insertion et la fixation d'un tube
de bâton.
11. Bâton d'appui (3) pour activité de plein air, comprenant une poignée (1) selon l'une
quelconque des revendications précédentes fixée au niveau de son extrémité supérieure.