DOMAINE TECHNIQUE
[0001] L'invention concerne l'amélioration de la décontamination particulaire de surface
d'un objet.
[0002] L'invention peut s'appliquer plus particulièrement à la décontamination dans des
zones à environnement maîtrisé.
ART ANTÉRIEUR
[0003] Un contaminant est désigné dans la norme ISO 14644-4 comme suit : «Tout entité particulaire,
moléculaire, non particulaire ou biologique susceptible de produire un effet indésirable
sur le produit ou le procédé ».
[0004] Dans le cadre de l'invention, on s'intéresse exclusivement à la contamination particulaire
de surface. A ce jour, un seul standard permet de classer l'état de propreté des surfaces
sur lesquelles sont présents des contaminants particulaires déposés : il s'agit de
la norme IEST 1246 D.
[0005] Un nouveau standard international ISO 14644-9 pour classer l'état de propreté particulaire
des surfaces est en cours d'approbation. Les contaminants particulaires surfaciques
considérés selon ce nouveau standard sont ceux dont la taille unitaire est généralement
comprise entre 0,05 µm et 500 µm pour les besoins de la classification. Outre cette
large gamme de taille, le nouveau standard propose de considérer de nouvelles gammes
spécifiques non comprises dans cette large gamme. Il s'agit selon ce nouveau standard
de déterminer le nombre par m
2 de ces contaminants particulaires surfaciques. En outre, des contaminants d'origine
biologique peuvent être assimilés à des particules de surfaces quand ils sont morts.
Des contaminants biologiques morts entrent donc dans le cadre de l'invention.
[0006] A ce jour, pour effectuer la décontamination particulaire de surface deux grandes
techniques existent : une technique par voie sèche et une autre par voie humide.
[0007] Les aspirateurs sont les appareils les plus connus et les plus utilisés pour la voie
sèche. Des pistolets soufflant de l'air parfois ionisé et filtré sont également utilisés
sur des surfaces polluées afin de les rendre propres.
[0008] Quelle que soit la technique utilisée (sèche ou humide), les têtes nettoyantes reposent
sur des semelles planes équipées ou non de matériaux plus ou moins abrasifs (brosse,
chiffon sec éventuellement couplé à un chiffon humide passé après).
[0009] Dans les salles propres, il y a une contrainte évidente de non génération de particules
supplémentaire pour toutes les opérations réalisées dans ces environnements, ce qui
limite l'emploi de matériaux abrasifs au contact des surfaces.
[0010] Le soufflage d'air propre à la surface d'un objet est connu. Mais ce soufflage est
utilisé dans des sondes dont la fonction recherchée est le contrôle particulaire de
surfaces. Ces sondes selon l'état de l'art fonctionnent sur le principe combiné de
soufflage d'air propre et d'aspiration afin de compter les particules de surface détachées
par le soufflage et aspirées. Ainsi, un appareil largement répandu dans le domaine
est celui commercialisé sous le nom Q-III

par la société Dryden Engineering dont le principe de fonctionnement par comptage
ultérieur à l'aspiration, à l'aide d'un laser à diode, est décrit dans le brevet
US 5,253,538. Les conditions opératoires de cet appareil telles qu'indiquées dans le brevet et
dans la notice d'utilisation indiquent que la tête de détection défile sur l'objet
à analyser à une vitesse de 10 LFPM (Linear Feet Per Minute) avec des durées d'échantillonnage
de 1, 3 ou 6 secondes (voir colonne 4, lignes 49-51 du brevet). Cet appareil est conçu
avec cinq canaux d'aspiration respectivement de 0,3 µm, 0,5 µm, 1.0 µm, 5.0 µm et
10 µm. Dans le mode de réalisation illustré de la figure 4 du brevet, il est prévu
seulement quatre orifices de soufflage 56 répartis aux sommets d'un carré formé dans
la face inférieure 53 de la sonde destinée à venir en contact avec la surface 12 à
analyser. Le soufflage d'air filtré réalisé à travers ces orifices 56 est effectué
orthogonalement à la surface 12. L'aspiration de l'air soufflé contenant les contaminants
particulaires de surface éventuels est réalisée dans un premier temps parallèlement
à la surface 12 dans des rainures pratiquées dans la face inférieure 53 de la sonde
puis dans un deuxième temps orthogonalement à la surface 12 à travers un large orifice
central 54.
[0011] Un inconvénient identifié de cet appareil par la société Applied Materials concerne
le non alignement potentiel de la tête de sonde avec un objet à analyser lorsque celui-ci
n'est pas parfaitement plan. Aussi, Applied Materials a envisagé une solution, telle
que décrite dans le
brevet US 5,939,647, qui consiste à rendre rotative la tête d'échantillonnage afin de permettre une flexibilité
de positionnement. Dans le mode de réalisation illustré de la figure 4 du brevet,
il est prévu un canal de soufflage 188 formé dans la partie centrale de la face inférieure
199 de la sonde. Le soufflage d'air filtré est effectué là encore orthogonalement
à la surface à analyser. Des canaux périphériques 196 inclinés de diamètre inférieur
à celui du canal de soufflage 188 sont prévus à la périphérie pour effectuer l'aspiration
de l'air soufflé contenant les contaminants particulaires de surface éventuels.
[0012] Le brevet
WO 02/097402 divulgue quant à lui un dispositif et une méthode de décontamination par soufflage
de jets d'air libre orthogonalement à la surface 2 à décontaminer et aspiration centrale
d'un jet dit jet de Wis 4. La solution selon ce brevet contribue davantage à plaquer
les particules contre la surface 2 plutôt qu'à les détacher.
[0013] Les études récentes de la demanderesse ont montré que, quel que soit l'appareil de
décontamination actuellement commercialisé, la décontamination particulaire de surface
n'était pas efficace, en particulier selon le nouveau standard ISO 14644-9.
[0014] Les brevets
WO 02/099391 et
DE 102 52 377 divulguent un dispositif et une méthode de décontamination d'une surface par soufflage
d'air propre selon une incidence oblique fixe sur une surface à décontaminer.
[0015] Le but de l'invention est alors de proposer une solution qui permette d'effectuer
une décontamination particulaire de surface d'un objet efficace, selon le nouveau
standard ISO 14644-9.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0016] A cet effet, l'invention concerne un procédé de décontamination particulaire de surface
d'un objet, selon la revendication 1. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention,
le soufflage oblique est réalisé en faisant un angle rasant, inférieur à 45° par rapport
à la surface de l'objet.
[0017] En réalisant un soufflage rasant, on peut encore mieux décrocher les contaminants
particulaires de surface susceptibles d'être déposés sur la surface, en particulier
ceux pris dans les défauts de surface de l'objet. La valeur de l'angle rasant peut
être choisie en fonction de la nature de surface de l'objet, du débit de soufflage,
du débit d'aspiration.
[0018] L'angle rasant peut par exemple être compris entre 0 et 45°.
[0019] Avantageusement, on peut collecter en aval les contaminants particulaires de surface
aspirés. On peut ainsi réaliser des analyses physico-chimiques ultérieures de la collecte.
On peut également confiner les particules aspirées et collectées et leur faire subir
un traitement spécifique en fonction du danger inhérent à la nature des particules
(toxicité chimique ou radio chimique...). En tant que moyen de collecte, le dispositif
peut comprendre avantageusement une membrane de filtration montée dans les moyens
d'aspiration afin de collecter les contaminants particulaires aspirés.
[0020] On peut réaliser avantageusement une quantification d'au moins une partie des particules
aspirées par au moins un dispositif de comptage adapté pour compter des particules
de taille unitaire comprise dans une gamme de valeur donnée.
[0021] Le(s) dispositif(s) de comptage selon l'invention peu(ven)t être constitué(s) par
tout type d'appareils mettant en oeuvre une technologie de métrologie des aérosols.
Par exemple, on peut envisager de préférence un dispositif de comptage optique, de
type diodes laser afin de quantifier des particules inférieures à 10 µm. On peut aussi
envisager un compteur à noyaux de condensation afin de quantifier des particules de
taille nanométrique. On peut en outre considérer des compteurs utilisant un comptage
de type électrique, tel que les compteurs E.L.P.I (« Electrical Low Pressure Impactor
» en anglais). On pourra associer en ligne, c'est-à-dire sur la même voie d'aspiration,
un dispositif de comptage optique avec un compteur à noyaux de condensation et/ou
avec un compteur E.L.P.I.
[0022] Typiquement, on peut utiliser un compteur optique, de type diode laser dont la limite
inférieure de comptage est de l'ordre de 0,1 µm et la limite supérieure est de l'ordre
de 10 µm.
[0023] De même, on peut utiliser un compteur à noyaux de condensation dont la limite inférieure
de comptage correspond à environ 5 à 7 nm (nanomètres).
[0024] Par « air propre », il faut comprendre ici et dans le cadre de l'invention, que l'air
soufflé est filtré de sorte à ne pas contenir de particules de taille supérieure à
une valeur donnée, de préférence égale à la limite inférieure de comptage du dispositif
de comptage.
[0025] L'inventeur a su mettre en évidence que les appareils de détection et comptage utilisant
le principe combiné de soufflage/aspiration cumulaient deux limites : d'une part au
niveau de l'extraction proprement dite des particules et d'autre part au niveau de
la détection ou analyse proprement dite des particules.
[0026] L'inventeur a donc décidé de repousser respectivement chacune de ces deux limites.
[0027] En ce qui concerne l'extraction proprement dite, l'inventeur a pu constater que les
sondes selon l'état de l'art présentaient toutes une aéraulique de soufflage non optimisée
pour décrocher efficacement les contaminants déposés sur la surface, en particulier
si ils sont retenus par les défauts de surface. En d'autres termes, l'inventeur a
considéré que les sondes selon l'état de l'art mettant en oeuvre le principe combiné
de soufflage d'air et d'aspiration ne pouvaient être utilisées telles quelles pour
servir de dispositif de décontamination particulaire de surface efficace.
[0028] En effet, le soufflage, par exemple par les sondes divulguées dans les brevets cités
en préambule, est réalisé orthogonalement à la surface et dans une zone limitée de
celle-ci. Aussi, un tel soufflage orthogonal localisé contribue plus à plaquer en
quelque sorte les contaminants particulaires présents sur la zone et à ne pas forcément
décrocher ceux présents sur la surface en dehors de cette zone directement impactée
par le soufflage.
[0029] L'inventeur a ainsi conclu qu'un soufflage oblique de l'air sur la surface, aurait
pour avantage de balayer efficacement celle-ci. Il a ainsi pu définir un soufflage
oblique qui décroche ou détache efficacement les particules de surface, y compris
les particules de taille submicronique selon la norme ISO 14644-9 avant de les aspirer,
une fois en suspension dans l'air emprisonné entre la tête du dispositif de soufflage
en contact avec la surface à décontaminer et cette dernière.
[0030] De fait, le soufflage oblique selon l'invention est réalisé avec une multiplicité
de canaux orientés différemment selon les points de la surface. Ainsi, avec une grande
quantité de soufflages obliques différents, l'air vient attaquer à la tangentielle
et donc efficacement les particules sur la surface.
[0031] En d'autres termes, le procédé selon l'invention permet de décontaminer efficacement
une surface d'un objet et le cas échéant, confiner proprement un échantillon de surface
d'un objet à qualifier en termes de propreté particulaire ou biologique de surface.
Un dispositif de décontamination particulaire de surface d'un objet, comprenant :
- des moyens de soufflage pour souffler de l'air propre à l'oblique sur une surface
déterminée de l'objet,
- des moyens d'aspiration pour aspirer l'air soufflé à l'oblique contenant des contaminants
particulaires de surface éventuels,
les moyens de soufflage sont en outre adaptés pour souffler de l'air propre avec une
oblicité du soufflage différente en différents points de la surface à analyser est
aussi décrit ici. Selon une variante de réalisation, le dispositif peut comprendre
une tête destinée à être en contact avec l'objet et comprenant une paroi adaptée pour
venir en regard de celle de l'objet à décontaminer, les moyens de soufflage d'air
propre à l'oblique comprenant des canaux percés à l'oblique dans la paroi.
[0032] On peut définir avantageusement une section transversale de paroi qui a une forme
concave, avec des canaux obliques répartis sur la concavité de la paroi. On peut également
définir une section transversale de paroi de forme plane, c'est-à-dire avec la surface
en regard de la surface à décontaminer qui est plane et dont la surface est sensiblement
égale à celle à décontaminer. Dans le cadre de l'invention, lorsque la forme de la
section transversale de paroi est plane, l'air propre est soufflé à une distance égale
quel que soit le canal oblique depuis lequel il sort, tandis que lorsque la forme
est concave, l'air propre est soufflé à différentes distances depuis la sortie d'air
oblique.
[0033] Selon une autre variante de réalisation, le dispositif peut comprendre une tête destinée
à être en contact avec de l'objet et comprenant une paroi adaptée pour venir en regard
de celle de l'objet à décontaminer, les moyens de soufflage d'air propre à l'oblique
comprenant des buses orientables et agencées dans la paroi.
[0034] Avantageusement, la tête comprend une semelle de contact avec l'objet, réalisée en
matériau(x) chimiquement neutre(s) vis-à-vis de l'objet, et agencée à la périphérie
de la paroi.
[0035] Dans le cadre de l'invention, l'expression «chimiquement neutre(s) » signifie que
la (les) partie(s) considérée(s) est (sont) réalisée(s) en un ou plusieurs matériaux
présentant l'ensemble des caractéristiques suivantes :
- un taux de dégazage défini, par exemple, tel que la perte de masse totale est inférieure
à 1% selon le test ECSS Q70-2A et tel que la quantité volatile recondensée est inférieure
à 0,1% selon le même test,
- une inertie chimique définie, par exemple, telle que la perte ou le gain de masse
suite à une potentielle réaction chimique soit inférieure à 1% en masse,
- une aptitude à générer des particules définie, par exemple, telle que le niveau de
contamination surfacique soit inférieur à un niveau 100 par exemple, selon la norme
IEST 1246D.
[0036] Le dispositif peut en outre comprendre des moyens pour générer un coussin d'air non
contaminant en dessous de la semelle de contact afin de déplacer le dispositif entre
deux surfaces différentes déterminées.
[0037] L'invention concerne enfin l'application du procédé décrit ci-dessus ou du dispositif
visé ci-dessus à la décontamination particulaire de surface dans des zones à environnement
maîtrisé. Dans certaines industries (spatial, micromécanique, optique, nanotechnologies
mais aussi industrie pharmaceutique et agroalimentaire, hôpitaux...), il peut s'avérer
particulièrement intéressant de garantir une propreté des surfaces d'un objet.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0038] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront mieux à la lecture
de la description détaillée d'un exemple de réalisation faite en référence aux figures
suivantes :
- la figure 1 est une représentation schématique d'un dispositif de décontamination
particulaire de surface selon l'invention,
- les figures 2 et 3 montrent, en vue de coupe, deux modes de réalisation différents
d'une tête implantée dans un dispositif selon l'invention.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PARTICULIERS
[0039] Le dispositif selon l'invention 1 représenté schématiquement permet de réaliser la
décontamination particulaire une surface S' d'un objet dont on cherche à contrôler
et/ou décontaminer la surface totale S.
[0040] Le dispositif 1 comprend tout une tête 2 adaptée pour venir en contact avec la surface
S de l'objet par l'intermédiaire d'une semelle 20 réalisée en un ou plusieurs matériaux
chimiquement neutre(s) par rapport à l'objet, tel(s) que du téflon. Dans les modes
de réalisation illustrés, la semelle 20 est agencée à la périphérie de la paroi 21
de tête 2 depuis laquelle le soufflage oblique est réalisé.
[0041] Des moyens de soufflage 3 sont prévus pour respectivement souffler de l'air propre
à l'oblique sur la surface S'. Ces moyens de soufflage 3 comprennent un conduit de
soufflage 30 avec lequel est connecté une pompe avec filtre 31 permettant de souffler
par refoulement tout en filtrant l'air afin de le rendre propre. Ce conduit de soufflage
30 débouche sur des canaux pratiqués dans une paroi 21 de la tête 2 (figures 1 à 3)
ou sur des buses orientables intégrées dans la tête 2 (non représentés ici).
[0042] Dans le mode de réalisation illustré en figures 1 et 3, la paroi 21 présente une
section transversale concave, c'est-à-dire qu'elle définit une concavité entre la
surface S' de l'objet à décontaminer, lorsque la tête 2 est en contact avec celui-ci.
La section générale concave de la paroi 21 peut être hémisphérique ou hémicylindrique
ou hémi-ellipsoïdale. Par ailleurs, la section longitudinale de la paroi 21 peut être
rectangulaire ou carrée.
[0043] Selon ce mode, les canaux de soufflage 200 sont pratiqués de manière à souffler individuellement
de l'air oblique, selon une multiplicité d'angle oblique : SOUFF1, SOUFF2, SOUFF3,
SOUFF4... L'aspiration ASP se fait dans la partie centrale de la paroi concave 21
de tête.
[0044] Selon le mode de réalisation de la figure 2, la paroi 21 constituée par un cylindre
plein de hauteur faible par rapport à son diamètre Dans l'ensemble des modes de réalisation
illustrés, l'aspiration est réalisé par des moyens adaptés 4 comprenant un conduit
d'aspiration 40 connecté à un canal 22 réalisé dans la partie centrale de la paroi
21 de tête. Ainsi, l'aspiration se fait sensiblement selon une direction orthogonale
ASP à la surface S' à décontaminer. Sur la figure 2, les canaux obliques 200 sont
tous percés avec une sortie identique et rasante avec un angle rasant compris entre
0 et 45°. Un débit d'aspiration de l'ordre de 100 l/min et une vitesse d'aspiration
comprise entre 3 et 12,5 m/s ont donné entière satisfaction.
[0045] On pourrait envisager une aspiration périphérique supplémentaire qui collecterait
préférentiellement les particules de plus grande taille. Dans la variante où l'on
rajoute une aspiration supplémentaire dans une paroi de tête concave, on réalise en
quelque sorte une double aspiration avec l'une réalisée sur le bas de la paroi (la
plus proche de l'objet en position de décontamination) et avec l'autre réalisée sur
le haut de la paroi de tête.
[0046] Dans l'ensemble des modes de réalisation illustrés, il est prévu que la pompe 31
soit en outre connectée au conduit 40 d'aspiration afin que celle-ci évacue les éventuels
contaminants particulaires aspirés.
[0047] A titre de variante, on peut prévoir de collecter les particules aspirées en aval
dans le conduit d'aspiration 40 sur une membrane de filtration 5. A l'endroit où est
implantée la membrane de filtration, on peut également prévoir de réaliser une fenêtre
6 afin de contrôler visuellement l'état de propreté de la membrane. La récupération
de la membrane de collecte permet des analyses physico-chimiques par la suite. La
membrane peut être confinée et subir un traitement chimique ou physico-chimique si
les particules contaminant la surface S présentent une toxicité.
[0048] On peut également envisager d'implanter un dispositif de comptage, par exemple optique
implanté en aval. Celui-ci est de préférence adapté pour quantifier des particules
de taille unitaire comprise entre une valeur inférieure de l'ordre de 0,1 µm et une
valeur supérieure de l'ordre de 10 µm qui passent dans le conduit 40.
[0049] La tête 2 du dispositif comprend une semelle 20 de contact avec l'objet, qui est
réalisée en matériau(x) chimiquement neutre(s) vis-à-vis de la surface S de l'objet.
Cette semelle 60 peut être avantageusement en téflon. La géométrie de la semelle 20
(par exemple carrée ou circulaire) peut être avantageusement adaptée à la géométrie
des surfaces S' à qualifier selon la norme ISO 14644-9.
[0050] La tête 2 du dispositif 1 peut éventuellement se déplacer de façon autonome sur coussin
d'air non contaminant pour un contrôle téléguidé point par point de décontamination
ou automatisé de grande surface.
[0051] Le fonctionnement du dispositif 1 selon l'invention est le suivant :
- 1) positionnement de la partie tête 2 du dispositif 1 sur une surface à décontaminer
S' avec mise en contact entre la semelle 20 et l'objet,
- 2) soufflage d'air oblique et rasant selon une incidence oblique donnée à une distance
donnée (figure 2) ou selon une multiplicité d'incidence oblique (figures 1 et 3) à
différentes distances de la surface S',
- 3) aspiration de l'air contenant les particules en suspension.
[0052] L'invention permet d'obtenir les avantages suivants :
- décontamination particulaire des surfaces sans utilisation de solvant ou de liquide,
- contrôle de l'efficacité de la décontamination en temps réel,
- garantie de la collecte et/ou du confinement des contaminants particulaires détachés
de la surface pour un confinement/traitement éventuel ou une analyse physico-chimique
ultérieure.
[0053] D'autres améliorations peuvent être envisagées sans pour autant sortir du cadre de
l'invention. Ainsi, l'aspiration peut être faite simultanément au soufflage oblique
dès le début de celui-ci ou après une certaine durée de latence. Cette dernière pourra
être choisie en fonction de la nature des particules à aspirer, de la surface de l'objet
à décontaminer, et du débit d'aspiration.
1. Procédé de décontamination particulaire de surface (S) d'un objet sur lequel sont
présents d'éventuels contaminants particulaires surfaciques de taille comprise entre
0,05 µm et 50C µm, par mise en contact d'une tête (2) avec la surface de l'objet,
comprenant les étapes suivantes:
a) soufflage d'air propre sur une surface déterminée (S') de l'objet,
b) aspiration de l'air soufflé contenant les contaminants particulaires éventuels,
ladite tête comprenant une paroi (21) adaptée pour venir en regard de celle de l'objet
à décontaminer et également une semelle de contact (20) avec une surface de l'objet,
réalisée en matériau(x) chimiquement neutre(s) vis-à-vis de l'objet, eL agencée en
périphérie de la paroi,
caractérisé en ce que l'on réalise l'étape a) de soufflage à l'oblique avec une oblicité du soufflage différente
en différents points de la surface déterminée.
2. Procédé selon la revendication 1, selon lequel le soufflage oblique est réalisé en
faisant un angle rasant, inférieur à 45° par rapport à la surface déterminée.
3. Procédé selon la revendication 2, selon lequel l'angle rasant est compris entre 0
et 45°.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, selon lequel on collecte
en aval les contaminants particulaires de surface aspirés.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendication précédentes, selon lequel on réalise
une quantification d'au moins une partie des particules aspirées par au moins un dispositif
de comptage adapté pour compter des particules de taille unitaire comprise dans une
gamme de valeur donnée.
6. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, à la décontamination
particulaire de surface dans des zones à environnement maîtrisé.
1. Verfahren zum Entfernen von teilchenförmigen Oberflächenverunreinigungen (S) von einem
Objekt, an dem eventuelle, teilchenförmige Oberflächenverunreinigungen mit einer Größe
zwischen 0,05 µm und 500 µm vorhanden sind, durch Inkontaktbringen eines Kopfteils
(2) mit der Oberfläche des Objekts,
umfassend die nachfolgenden Schritte:
a) Aufblasen von sauberer Luft auf eine bestimmte Fläche (S') des Objekts,
b) Absaugen der aufgeblasenen Luft, die die eventuellen, teilchenförmigen Verunreinigungen
enthält,
wobei das Kopfteil eine Wand (21) enthält, die dazu ausgelegt ist, der zu reinigenden
Wand des Objekts gegenüberzuliegen, sowie eine Kontaktsohle (20) zum Kontaktieren
einer Fläche des Objekts, die aus gegenüber dem Objekt chemisch neutralem Material
bzw. chemisch neutralen Materialien hergestellt ist und am Umfang der Wand angeordnet
ist,
dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Aufblasens a) schräg mit einer Neigung beim Aufblasen erfolgt, die
an verschiedenen Punkten der bestimmten Fläche unterschiedlich ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei das schräg erfolgende Aufblasen unter einem Streifwinkel
von unter 45° bezüglich der bestimmten Oberfläche erfolgt.
3. Verfahren nach Anspruch 2, wobei der Streifwinkel zwischen 0 und 45° beträgt.
4. Verfahren nach einem der vorangehenden Ansprüche, wobei die abgesaugten, teilchenförmigen
Oberflächenverunreinigungen stromabwärts gesammelt werden.
5. Verfahren nach einem der vorangehenden Ansprüche, wobei eine Quantifizierung von zumindest
einem Teil der abgesaugten Teilchen über eine Zählvorrichtung erfolgt, die dazu ausgelegt
ist, Teilchen mit einheitlicher Größe zu zählen, die in einem gegebenen Wertebereich
enthalten ist.
6. Anwendung des Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 5 zum Entfernen von teilchenförmigen
Oberflächenverunreinigungen in Bereichen kontrollierter Umgebung.
1. Method for the particulate decontamination of a surface (S) of an object; whereon
are present possible surface particulate contaminants of a size between 0.05 µm and
500 µm, by placing a head (2) in contact with the surface of the object, comprising
the following steps:
a) blowing of clean air over a determined surface (S') of the object,
b) suction of the blown air containing any particulate contaminants,
with said head comprising a wall (21) adapted to face that of the object to be decontaminated
and also a contact sole (20) with a surface of the object, made of material(s) that
are chemically neutral with respect to the object, and arranged at the periphery of
the wall,
characterised in that the step a) is carried out of blowing obliquely at a slant with a blowing oblicity
that is different at different points of the determined surface.
2. Method according to claim 1, according to which the oblique blowing is carried out
by creating a razing angle, less than 45° with respect to the determined surface.
3. Method according to claim 2, according to which the razing angle is between 0 and
45°.
4. Method as claimed in any preceding claim, according to which the surface particulate
contaminants by suction are collected downstream.
5. Method as claimed in any preceding claim, according to which a quantification is carried
out of at least a portion of the particles sucked by at least one counting device
suited for counting particles of a unit size included within a given range of values.
6. Application of the method according to any of claims 1 to 5, to the surface particulate
decontamination in controlled environment areas.